Gin Fizz

Bulles de vie...

Mon voisin le chieur

30 mai 2006

immeuble

Paraît qu’aujourd’hui, c’est la fête des voisins. Vous savez, la journée "immeubles en fête", où on est supposé tous se retrouver ce soir à l’heure de l’apéro, dans la cour fleurie de notre immeuble, pour partager avec ses aimables voisins quiches lorraines, taboulés et plateaux de fromages dressés sur de jolies nappes à carreaux rouges et blancs. (Moi, cliché ? Certainement pas).
Pfff, laissez-moi rire deux minutes, voulez-vous ? Le type qui a inventé ce concept de voisinage en fête a sans doute beaucoup d’humour, mais il n’a certainement jamais posé le bout d’un orteil dans mon immeuble, je parie. Sinon, son concept, il l’aurait relégué aux oubliettes, et plus vite que ça !
Parce que chez moi, la fête de l’immeuble, c’est tous les jours, et pas dans le meilleur sens qui soit.

Déjà, j’ai la chance d’habiter au premier étage, juste au dessus d’un petit restaurant de poissons. Voilà, je vous vois esquisser une grimace, je pense que vous avez compris ce que je voulais sous-entendre. Hé bien bizarrement, je suis plutôt vernie côté odeurs, ça ne sent que très rarement la poiscaille. En revanche, j’ai tout un tas d’autres emmerdements assez sympathiques. Du genre la soufflerie d’aération de la cuisine en permanence, et ce jusqu’à la fin du service (grosso modo, on table sur 1h30 du mat, en moyenne). Ou bien la sortie des poubelles, soit à la fin du service (donc pour ceux qui suivent, ça n’a pas changé en deux lignes, c’est encore vers 1h30 du mat), soit à l’inverse, très tôt le lendemain matin, avant le passage des éboueurs, vers 6h et des bananes. Génial, non ?
Mais surtout, j’ai le droit d’entendre en long en large et en travers toute la vie de Momo et J-B, les deux garçons de cuisine, qui se tapent allègrement la discut’ à n’importe quelle heure du service, et ce dans la petite cour située juste devant la fenêtre de ma chambre. Savoir que J-B s’est encore engueulé avec sa copine parce qu’elle est trop "pète-couille" (fin de citation), ça ne me dérange pas à 20h, mais quand je me tape leurs engueulades téléphoniques à 1h du matin, ça me donne envie de hurler à travers les volets. Surtout que la copine en question doit être ultra sourde, en plus d’être "pète-couille", à en croire le volume sonore utilisé par J-B pour lui brailler dessus.
Heureusement pour moi, le restaurant est fermé le samedi midi et le dimanche, ce qui me permet quand même un minimum de grasse matinée les week-ends. Sans quoi, je pense que j’aurais déjà pété un fusible. Sans sommeil, je deviens vite irascible. Mais qui pourrait m’en vouloir, hein ?
Mis à part le restaurant, mes autres voisins se sont aussi révélés excellents joueurs au jeu du "qui fait le plus de bruit à n’importe quelle heure sans se soucier du fait que peut-être il dérange ses voisins".
La voisine du dessus n’a sans doute pas appris qu’on est bien mieux en charentaises chez soi, et arpente donc son appart de long en large avec ses talons aiguilles, ce qui me donne un arrière fond de maracas en permanence. C’est chouette, c’est exotique. Mais c’est vite gavant, à la longue. Sans compter que cette même personne doit régulièrement se doucher en dehors de sa baignoire, vu qu’elle est responsable de pas moins de quatre fuites d’eau en deux ans (je songe grandement à envoyer sa candidature au Grand Livre Guiness des Records, d’ailleurs).
Il y a aussi une famille extrêmement bizarre, que je n’ai jamais vue alors qu’elle habite sur le même palier que moi, parce qu’ils doivent passer leur temps à guetter que personne ne rode dans les couloirs avant de sortir ou de rentrer chez eux. Sait-on jamais, on risque gros, dans les ombres et recoins des halls d’entrée d’immeubles parisiens. C’est bien connu. Je sais qu’ils sont plusieurs car je les entends s’engueuler à propos des programmes télé (les murs sont toujours trop fins, dans ces cas-là), mais je n’ai donc jamais vu leur trombine. Et ça va faire six ans qu’on partage le même escalier.
Enfin, il y a ceux qui descendent faire une course au supermarché, et se rendent compte arrivés en bas qu’ils ont oublié la liste de ce qu’il faut acheter. Mais remonter jusqu’au sixième étage sans ascenseur, c’est trop pénible. Qu’à cela ne tienne, ils décrochent l’interphone, et se font dicter la liste par leur copine ou leur colloque. Et moi qui habite donc au premier étage (je me répète pour ceux du fond), j’entends la conversation comme si j’y étais, et j’ai presque envie de passer une tête dans le couloir pour demander à l’intéressé "puisque vous y allez, ça vous ennuie de me prendre aussi deux kilos de navets et des liégeois au chocolat, s’il vous plait ?". Mais ça, j’ai pas encore osé.
Alors bon, la fête des voisins, cette année encore, ce sera sans moi. De toute façon, je peux pas, y’a Desperate Housewives à la téloche. Et va falloir que je mette le son à fond les ballons, pour couvrir le bruit de la soufflerie d’aération, les discussions de Momo et J-B, les maracas, etc…


Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – Chapitre 2

29 mai 2006

 

Les filles et le foot

 

 

Foot_1A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde de Football, je pense qu’il est de mon devoir, jeune homme, de t’enseigner quelques bases en ce qui concerne l’étrange relation qui existe entre les filles et le foot. A première vue, c’est une relation que toi, garçon, tu as bien du mal à comprendre. Et c’est pourquoi j’accepte de te servir de guide ici.

En théorie, quand on schématise, on dit que les garçons aiment le foot et que les filles détestent ça. En pratique, c’est vrai aussi. La plupart des femmes trouvent assez ahurissant de s’emballer à propos de vingt-deux couillons qui courent dans tous les sens après un ballon rond.
Bon, je te l’accorde, certains membres de la gent féminine s’attachent à pratiquer "l’exception qui confirme la règle" et te soutiendront le contraire. Ne les contredis pas, ça pourrait les vexer. Mais note bien sur un post-it que ce qu’elles disent aimer dans le foot n’est pas forcément ce que toi tu y trouves attirant. Tu ne vois pas où je veux en venir ? C’est simple. Pour toi, le foot représente par exemple l’esprit d’équipe, la performance, le dépassement de soi, la cohésion dans l’unité tactique, blablabla. Toutes ces grandes valeurs qui font bien dans la bouche d’un joueur interviewé à la fin d’un match difficile. C’est beau. C’est noble.

Pour une fille, ce qu’il y a de bien dans le foot, c’est au choix : les fesses rebondies de Thierry Henry, la bouille craquante de Robert Pirès, l’humilité de Zizou, les larmes d’émotion de toute une équipe de gaillards musclés après la victoire, les échanges de maillots trempés de sueur dévoilant des torses virils aux abdos en plaque de choco…
Ah tu es déçu ? Tu pensais qu’une fille regardait le foot "pour la beauté du jeu", tout bêtement ? Je suis désolée de briser tes illusions, jeune homme. Mais il fallait que tu voies la vérité en face. Je sais, c’est dur, ça fait mal. Un peu le même effet que le jour où nous, les filles, on a compris que les garçons ne feuillettent pas les catalogues de lingerie pour trouver des idées de cadeaux à nous offrir, mais bel et bien pour reluquer.

Enfin bref, mis à part ces quelques personnes qui disent aimer le foot, la grande majorité des filles n’en a strictement rien à faire, pour tout t’avouer. Ce qui nous fascine, en revanche, c’est l’attitude que toi et les tiens pouvez adopter face à un match. Pour nous rendre la situation plus agréable, voici quelques travaux pratiques pour t’entraîner à marquer des points.

Exercices pratiques
Difficulté ** : On dit souvent que, à l’inverse des femmes, les hommes ne savent pas faire plusieurs choses en même temps. Or, bizarrement, lorsque toi, jeune homme, tu regardes un match de foot, tu es également capable de : boire une bière, manger des chips, mettre des miettes partout, t’essuyer les mains grasses sur ton jean, bondir du canapé en hurlant des insultes contre l’arbitre, commenter les actions sur le terrain, répondre à ton téléphone portable (sauf si c’est ta mère). Ma conclusion est donc simple : quand tu veux, tu peux faire plusieurs choses à la fois. Alors s’il te plait, prouve-le moi dans d’autres contextes.

Difficulté **** : Pour l’amour du ciel, je t’en supplie, je t’en conjure : arrête de tenter de m’expliquer les règles du jeu. Surtout si je ne t’ai rien demandé. Parce que ça veut dire que je m’en fous. Oui, je m’en fous, de ce qu’est un hors-jeu ou un penalty. Ca ne m’intéresse pas de savoir que Domenech a foiré sa sélection, que c’est dégueulasse que Anelka ne joue pas, et que les techniques de jeu sont mal choisies, compte tenu du dernier résultat de l’équipe au quart de finale de la Coupe de je-ne-sais-trop-quoi. Je sais que ça te semble difficile, parce que tu as à cœur de me montrer que tu maîtrises fort bien le sujet, même (et surtout) si c’est seulement depuis le fond de ton canapé. Mais dis-toi bien que si tu te tais à ce sujet, c’est mieux pour tout le monde. Si, si !

Difficulté ******* : Si tu veux réellement éblouir une fille, voici une petite phrase qui a l’air toute innocente, mais qui marche à tous les coups : "Tu préfères que j’enregistre le match pour plus tard et qu’on se regarde Desperate Housewives sur la 6 ?". Je te laisse seul juge de la réaction. Tu m’en diras des nouvelles.

 

Posté par Katia_ à 11:54 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [17]

Am stram gram, pique et pique et col…

26 mai 2006

ballerines

…quoi ? Vous vous demandez ce que je fabrique ? C’est très simple. Je suis en train de vainement tenter de choisir lesquelles de mes nouvelles ballerines je vais porter en premier : les argentées ou les dorées ? La question mérite réflexion, c’est certain. Enfin, faudrait déjà pour ça que ce blaireau de soleil daigne pointer sa fraise dans nos contrées, parce que là, je trouve qu’on se moque un peu du monde. Un 26 mai, avoir un temps aussi moisi, ça déconne franchement.
Enfin en attendant, je reluque mes nouvelles acquisitions chaussuresques avec joie. Sur la photo, les couleurs ne rendent pas très bien, mais figurez-vous que ces petites merveilles ont pile poil la teinte que je cherche depuis le début de la saison. A savoir, un doré franc mais pas trop bling-bling, pour reprendre les termes d’Hélène, et un argenté pas trop terne. Bingo ! J’ai trouvé mon bonheur dans une petite boutique de la rue de Rivoli, qui vend surtout les bijoux de la marque Balabooste (les trucs fantaisie de Monop’, oui). J’ai vaguement zieuté la vitrine en passant en speed, et mon regard a été captivé par ces bidules savamment disposés en plein milieu (tu penses, sont pas cons les vendeurs !).
Et je vous rassure tout de suite, pour celles qui s’inquièteraient à juste titre de l’état de mon porte-monnaie, je ne me suis même pas ruinée : dix-neuf euros la paire. A ce prix là, j’ai pas hésité longtemps entre les deux couleurs qui me plaisaient. Enfin, j’ai fait mine d’hésiter devant le vendeur, pour voir un peu l’attirail d’arguments qu’il allait me trouver (c’est rigolo, un homme qui essaye de vous vanter les mérites du doré aux pieds), mais j’étais déjà sûre de craquer. Elles ont exactement la forme que j’aime, avec un nœud-nœud pas trop clinquant, et une matière brillante juste ce qu’il faut. Bref, vous l’aurez compris, je suis ra-vie.
Bon, je ne me voile pas la face. Pour ce petit prix, ce n’est certainement pas de la top qualité, mais m’en fiche, ça me fera l’été sans souci, et quand j’en aurai assez, je les jetterai sans remords.
Pour info, elles existent aussi en noir, bronze, vert, bleu ciel et rose barbie métallisé (que je déconseille franchement à toute personne ayant plus de huit ans, mais c’est un avis qui n’engage que moi). L’adresse ? Ah c'est-à-dire que je ne sais pas exactement le numéro de la rue, mais c’est juste en face du grand Séphora, pas loin de la rue du Pont-Neuf.


Voilà, ça c’était le côté Happy Face de la journée. En revanche, je soulève un point qui m’agace prodigieusement. Ca fait maintenant trois semaines que je cherche à me trouver un nouveau jean (celui-là même qui soulève des interrogations existentielles auprès de mon ami M.). A chaque fois que je fais l’effort suprême de me rendre chez Gap pour subir une séance d’essayage (oui, subir est le mot est juste. Je déteste essayer un nouveau jean, c’est tellement… hasardeux !), je demande à des vendeuses fort aimables ma taille dans tel ou tel modèle, et systématiquement, on me répond "ah bah c’est la taille la plus demandée, on n’en a plus en stock, faudra repasser".
D’où ma question, sans doute très bête, mais néanmoins j’insiste : comment se fait-il que cette taille précise soit toujours en rupture alors que 1- c’est "la plus demandée" (et je n’invente rien, puisqu’on me la dit en face avec un grand sourire), 2- ce serait donc la plus vendue, s’il y en avait. Là, y’a un truc qui m’échappe. Toujours est-il que ça fait trois fois que je repars de chez Gap en maugréant. Je leur laisse une dernière chance, mais sinon, j’irai acheter mes pantalons chez APC ou Seven, et ils auront la mort de ma carte bleue sur la conscience.

Un cadeau qui touche

24 mai 2006

massage_2

Pour mon anniversaire, des copines bien intentionnées pensant à mon bien-être et ma paix intérieure m’ont offert un soin massage du dos délassant déstressant. Drôlement bien vu, quand on sait que mon dos se transforme en paquet de nœuds au moindre petit événement stressant.

Hier soir, j’ai donc tenté la grande aventure. (J’aime bien me donner des grands airs, mais en fait de grande aventure, l’institut est situé en plein cœur du 1er arrondissement parisien, et le massage dure une petite demi-heure… Comme aventure, on a déjà vu plus dangereux !).
L’entreprise est installée au troisième étage d’un immeuble qui ne paye vraiment pas de mine : murs délabrés, escaliers abîmés, ascenseur qui pue. Pour un "temple de la beauté et du bien-être", on repassera, merci bien ! On va dire que ce n’est pas très grave, étant donné que l’institut en question déménage début juin, pour s’agrandir. Mais j’avoue quand même qu’au début, j’ai failli faire demi-tour.
Une fois à l’intérieur, ambiance plus zen : traditionnelle odeur d’encens, musique indienne en fond sonore, et hôtesse d’accueil qui murmure plus qu’elle ne parle. Après un petit blabla d’usage sur les éventuels problèmes de santé ou de douleurs particulières, on entre dans la pièce dédiée au massage lui-même. Très joli ! Des rideaux de lin pour obscurcir la pièce, un large tapis de sol recouvert de paréos, des coussins, toujours l’encens et la musique… déjà, on rigole moins, et on se dit qu’on piquerait bien un petit roupillon ici.
Le massage que mes copines ont choisi se pratique à l’huile tiède, ce qui oblige à se désaper presque entièrement pour éviter de tacher les vêtements. La masseuse nous recouvre ensuite d’un paréo pour faire genre on n’est pas à poil, et pour éviter de prendre froid (ce qui de toute façon me semblait exclu, vus les trente-huit degrés ambiants). On s’allonge, on commence à se détendre (c’est magique, le pouvoir de la pensée !), et on embarque pour trente minutes de pur bonheur délassant. Tout est fait en douceur, aucun geste n’est brusque ou douloureux. La masseuse ne parle pas pour ne pas déranger notre sérénissime tranquillité, et c’est tout juste si on l’entend respirer. Au bout du voyage, on resterait bien là à commencer sa nuit (même s’il est seulement 19h45). Petit truc dommage, on doit se rhabiller alors qu’on est encore légèrement poisseux d’huile. Un stock de mouchoirs en tissu à portée de main n’aurait pas été de trop. Mais on repart plus léger et décrispé, en se disant que, décidemment, ça fait du bien de se faire chouchouter !
Cerise sur le pudding : lors de ma virée dans le quartier, j’ai mis la main sur ZE ballerines d’été dorées. Je vous en recause dans un prochain billet (oulaaaa, ne criez donc pas comme ça, un peu de patience, que diable !)

Institut Maxam

14, rue du Pont-Neuf (jusqu’au 5 juin 2006… donc dans peu de temps !) - 75001 PARIS

0 820 820 618

www.maxam.cc

Posté par Katia_ à 14:21 - Pou-pou-pi-dou (Beauty Stuff) - Commentaires [4]

Bonne pioche !

22 mai 2006

redoute1

J’ose à peine y croire, et pourtant c’est vrai : réussite inégalée de ma commande La Redoute cette fois-ci. Y’a des jours comme ça, où la magie opère... (On peut bien parler de magie, à ce stade, non ?). Résultat : dans mon horrible sac vert et blanc qui fait autant horreur à Deedee qu’à moi, plein de choses qui 1- me vont, 2- me plaisent, 3- sont à ma taille, 4- dont la couleur n’est pas horriblement en décalage par rapport à celle du catalogue, 5- sont en super promo, 6- correspondent à l’air du temps. Alléluia, on débouche le champagne, on jette les cotillons, c’est jour de fête !
Dans les détails, je me suis donc trouvé :
- une ravissante petite robe à bretelles, en soie marron chocolat tendre, avec la taille très marquée, comme il est de bon ton cette saison. J’ai longuement hésité entre la noire et la marron, parce que je n’ai pas dans ma penderie de "fameuse petite robe noire classique et indémodable". Mais j’ai craqué pour la chocolat, légèrement plus originale, et qui reste quand même passe-partout (hein que j’ai bien fait ?)
- des sandales à talons dorées, très simples et très hautes aussi, par rapport à ce que j’ai l’habitude d’avoir aux pieds. Je risque de morfler avec les entorses, le temps de chopper le coup de main (ou plutôt, le coup de pied, ha ha ha !). Enfin elles étaient jolies, et surtout, elles coûtaient à peine 16 euros, j’allais quand même pas me priver de ça ! Seul bémol, elles sont couleur or mat, et quitte à avoir du doré aux pieds, j’aurais préféré un vrai doré franc et métallisé.
- un joli top de la marque Iro, couleur vert d’eau, avec une forme complètement déstructurée, mais intéressante. J’ai d’ailleurs mis environ trente minutes à tenter de comprendre comment se portait cette chose, pour finalement me dire que je préférais le petit nœud dans le dos, contrairement à la façon dont c’est livré. Il ira donc rejoindre les quarante autres tops de ma collection spéciale "pas mettable tous les jours ni pour aller bosser mais sympa le temps d’une soirée".
- une paire de tongs argentées assez classiques, mais d’une couleur assez franche, cette fois-ci, pour rester à la mode les jours où j’aurais trop mal aux pieds pour porter mes sandales dorées à talons.
Voilà. Toutes ces belles choses sont désormais à moi, pour la modique somme de même pas cent euros. Je suis ravie, pensez donc ! Maintenant, faut que je fasse un peu de place dans ma penderie, ça déborde de partout, c’est l’enfer ! C’est quand, déjà, la prochaine soirée troc ?


Moral dans les tongs

19 mai 2006

1

Aujourd’hui est un jour sans. Ca arrive parfois… Temps pourri et gris juste la veille du week-end, fatigue de toute la semaine enchaînée, boulot chiantissime, patron qui me tape sur les nerfs, envie d’hiberner sous ma couette, problèmes de métro ce matin, rendez-vous chez le dentiste ce soir… Y’a pas à dire, ça craint.
Depuis quelques temps, mon job me gonfle. Et surtout mon boss. Qui est aussi mon père, entre parenthèse, puisque j’ai eu la bonne idée de venir travailler dans l’entreprise qu’il dirige. Rien à voir avec ce que je me destinais à faire de ma vie professionnelle, avant, quand j’étais jeune, et que je croyais encore qu’en faisant de bonnes études, on pouvait trouver un job dans la branche qui nous plaisait. Du coup, j’avais tout bien fait comme on m’avait dit : bac avec mention, études professionnalisées, niveau bac +5, école réputée dans son domaine, moult stages à Paris, en province et à l’étranger. Tout ça pour quoi ? Pour galérer comme tant d’autres le jour où j’ai pointé ma fraise sur le marché de l’emploi.
Donc quand j’ai reçu une proposition sérieuse pour rejoindre l’entreprise familiale, on ne peut pas dire que j’ai littéralement sauté sur l’occasion (je connais mon père depuis un lustre, quand même !). Disons que j’ai pesé dans la balance le pour et le contre d’une telle situation, et que le "pour" l’emportait d’une courte tête.
Mais inutile de vous faire un dessin : au-delà du fait que ça a quelques avantages de travailler en famille, ça a aussi son paquet d’inconvénients et de soucis. Mélanger l’affectif et le professionnel, c’est pas de tout repos. Et si en plus, vous prenez un type comme mon père, avec son caractère de poney têtu et ses tendances dictatoriales, je vous laisse imaginer le tableau.

Enfin voilà, je ne suis pas dans un bon jour et je compte les heures qui me séparent du week-end, pour enfin pouvoir souffler un peu. C’est quand les vacances, déjà ? Fin juillet ? Ah… bon…

Tu vas sonner bordel !!!!???

18 mai 2006

t_l_3

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi un garçon dont on attend impatiemment le coup de téléphone n’appelle jamais aussi vite qu’on le voudrait ? C’est vrai, quoi ! Pourquoi faire poireauter les gens, comme ça ? Il a dit qu’il appelait, il  appelle, point. C’est pourtant simple.
Ou alors il précise. "Je t’appelle dans huit heures et quarante-sept minutes". A partir de là, je déclenche le chronomètre, et j’arrête de stresser inutilement.
Dans une de ses chansons, Bénabar parle de "trois jours minimum" entre le premier rendez-vous et le coup de fil de relance. C’est complètement crétin. Si on a passé un bon moment avec la personne, y’a pas de raison de le lui cacher pendant soixante-douze très longues heures. Enfin, moi j’dis ça, je parle pour moi, évidemment. Mais il n’empêche…
Soudain, la sonnerie tant attendue retentit enfin. Cœur qui bat. Mains moites. C’est lui ? C’est pas lui ? L’air de rien, on laisse passer trois sonneries, pour faire genre on n’a pas que ça à faire de se ruer sur un téléphone qui sonne. (Personne n’est dupe, mais tout le monde continue à le faire, alors pourquoi se priver). Ouf, c’est lui. Sinon, de toute façon, je décrochais pas, par peur d’encombrer la ligne.
Après les "bonjour, ça va" de base, un temps de silence. Inévitablement, comme il est un peu embarrassé, il demande sur un ton faussement dégagé "tu faisais quoi, là ?". Moi : "là ? Rien". Génial, quelle répartie, tu t’es pas foulée ma fille ! Mais je peux quand même pas lui dire que ça fait une heure que je suis assise sur le bord du lit, à fixer obstinément ce putain de téléphone, en murmurant des incantations pour l’obliger à se mettre à sonner d’une façon ou d’une autre. Ca ferait mauvais genre. Et légèrement tarée. C’est quand même pas le moment de le faire fuir, maintenant que je l’ai au bout du fil. Ca prend vite peur, ces bestioles-là. Prudence…

Posté par Katia_ à 11:58 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [8]

Recherche bouquin désespérément

17 mai 2006

wanted

Puisqu’un blog, ça sert à pleins de choses, j’en profite aujourd’hui pour passer une petite annonce très sérieuse.

Quand j’étais petite, j’avais un livre dont je raffolais. Ca s’appelait "les maisons de Dame Souris". C’était l’histoire d’une souris architecte, qui nous présentait les plans d’habitation conçus pour tous ses amis. Par exemple, le ver de terre habitait une poire hyper high-tech, avec ascenseur chromé et matos hi-fi ultra design. C’était plein de petits détails humoristiques, et en même temps, c’était très ingénieux et réfléchi.

Bon, dit comme ça, ça n’a pas l’air de passionner les foules, et vous devez vous dire "cette fille a le Q.I. d’une huître, on n’a pas idée de se rappeler d’un bouquin aussi casse-pieds !". Peu importe… moi, je vous le dis, j’étais totalement fana de ce livre-là, je le trimballais partout, et je le connaissais par cœur.

Et puis j’ai grandi. Et j’ai changé de lectures, jugeant sans doute dans un moment de narcissisme extrême que je valais bien mieux que ces bouquins pour gamins. Je valais au moins les bouquins de la bibliothèque rose ou verte : Fantômette, Alice détective privé, ou le Club des 5. Ca c’était la classe !

Comme on n’habitait pas un 320 m2 non plus et qu’il fallait faire de la place, ma mère a cru bon un jour de faire un peu de tri dans les affaires entassées sous nos lits de gosses, et de faire don de ses trouvailles à des cousins éloignés de passage en France. Et c’est ainsi que Dame Souris s’en est allée de l’autre côté de l’Atlantique, loin, très loin de moi…
Ce n’est que longtemps plus tard que j’ai repensé avec nostalgie à ce livre qui avait marqué mon enfance, et que j’ai tenté par moult moyens de remettre la main dessus. Hélas ! Les cousins ont eux aussi grandi et déménagé au moins trois fois. Les sites de recherche de bouquins comme Amazon, la Fnac ou Chat Pitre m’indiquent inlassablement que "cet ouvrage est indisponible" ou que "le tirage est épuisé". A ce jour, Dame Souris n’a jamais donné signe de vie.

Vous aurez sans doute compris où je veux en venir en vous parlant de toute cette histoire abominablement triste et cruelle, non ? Mesdames, messieurs, un petit geste s’il vous plait. Si vous entendez parler de ce livre, ou si vous connaissez quelque moyen que ce soit pour retrouver la trace de livres qui ne sont plus édités, faites-moi signe !!! Merci du fond du cœur ! (Ouf, pour un peu, on sort les mouchoirs et on se chiale dessus, non ?)

Par ailleurs, si ma mère a commis l’infâme boulette de se séparer de cette œuvre capitale qu’était Dame Souris, elle avait aussi mis de côté –ouh la futée !- quelques uns des livres qu’on avait lu et relus mille fois, avec mes frangins. C’est comme ça que dernièrement, j’ai pu retrouver avec émotion et nostalgie les aventures extraordinaires de Porculus le porcinet cradoc, Hulul le hibou grincheux, Laura le terre-neuve-qui-fait-rien-que-des-bétises, et Célestin l’ours copain d’une souris dont le nom m’échappe. Ah c’que c’était chouette, cette petite séquence revival !

Et vous, quels sont les livres qui ont marqué votre enfance ? Quels sont les héros qui vous ont accompagné dans vos plus jeunes années ? Avez-vous des stars moins populaires que Oui-Oui et Martine ?

"Les maisons de Dame Souris"

De Georges Mendoza

Editions Flammarion – Le Père Castor

Posté par Katia_ à 15:50 - Melting-Po(s)t - Commentaires [39]

On m'aurait menti ?

16 mai 2006

pere_noel

Est-ce que vous vous rappelez de la façon dont vous avez compris que le Père Noël n’existait pas ? Moi oui. Je m’en souviens très précisément, je revois la scène comme si c’était hier.

Bizarrement, c’était au moment de Pâques. Mon oncle était de passage chez nous, et en voyant sur la table tous les œufs en chocolat récupérés le matin même dans le jardin, il me dit avec un sourire complice : "t’as trouvé tous les œufs que ta maman a cachés ?". Moi, pas démontée pour deux sous, je lui réplique du tac au tac : "c’est pas maman, c’est les cloches !". Mon oncle a esquissé un rictus et est devenu légèrement pâle en regardant ma mère hilare (si y’en a une qui était contente de la tournure que prenaient les événements, c’était bien elle. Se lever aux aurores pour aller planquer des bidules en choco dans le jardin et rentrer trempée de rosée, c’était pas forcément sa tasse de thé, voyez ?).

Moi, naïve et candide, j’étais ravie de ma réplique qui avait fait mouche. Rien qu’à voir la tronche de mon oncle, j’étais sûre de lui avoir cloué le bec avec mon savoir de grande fille de 6 ans. Sur ce, hyper fière, j’ai filé dans ma chambre jouer à Barbie fait du monokini sur la plage de Palavas-les-Flots.

Et puis là, j’ai réfléchi. Soudain, l’histoire des cloches géantes qui se baladent au dessus de la maison pour effectuer leur largage de trucs chocolatés, ça m’a semblé un peu gros, comme coup. Surtout qu’elles étaient franchement balaises, ces cloches, pour jeter sans les casser tous ces petits œufs, et par-dessus tout, pour aller les planquer dans des endroits pas possibles, comme tout au fond de la niche du chat (oui, mon chat de l’époque avait une niche, ça pose un problème à quelqu’un ?). Nan, décidemment, y’avait un truc qui clochait (justement).

Ma Barbie sous le bras, je suis retournée voir ma mère pour lui poser la question qui me taraudait depuis au moins… pfffooou…. dix bonnes minutes (ce qui est très long, dans la vie d’un enfant qui découvre soudainement qu’on lui a menti depuis toujours). Ni une ni deux, trop contente d’avouer la supercherie pour être enfin débarrassée de la corvée, ma mère a tout avoué. Même pas eu besoin de torture ou de détecteur de mensonge : elle a tout déballé en bloc et n’a rien nié.

Je suis retournée dans ma chambre pour analyser au calme cette nouvelle donnée capitale. Mon cerveau était en ébullition, mes neurones tournaient à plein régime. Fatalement, le raisonnement s’est fait tout seul : si je pose trois et je retiens huit, alors quel que soit x à la racine carrée du cosinus de l’angle droit, si les cloches n’existent pas, y’a des grandes chances pour que ce con de père noël fasse aussi partie de la supercherie. Hé ben ça n’a pas loupé ! A l’ultime question " et le Père Noël, c’est papa et toi ?", j’ai eu droit à un petit sourire et un haussement d’épaule qui voulait tout dire. Dans la foulée, allons-y gaiement, le mythe de la petite souris qui m’apportait des pièces de cinq francs en échange de mes dents de lait en a aussi pris un sacré coup dans l’aile.

Aaaahhh, fin des illusions enfantines, adieu monde bisounours où tout le monde est gentil, me voilà de plein pied dans la sinistre réalité. Dur dur !

Posté par Katia_ à 11:32 - Melting-Po(s)t - Commentaires [16]

"Ouverture facile" mon oeil !

15 mai 2006

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Si vous faites partie de la catégorie de personnes qui n’achètent jamais de sachets de bonbons, de paquets de biscuits, de biscottes ou de céréales, de briques de lait ou de jus de fruit, de CD ou cassettes vidéo vierges, passez votre chemin, cette chronique ne vous concerne pas.

Si en revanche, vous faites partie des 100% de consommateurs vivant sur la planète Terre, j’ai comme qui dirait le sentiment que vous avez déjà compris où je voulais en venir, rien qu’en lisant le titre de cet article. Me trompe-je ?

"Ouverture facile". L’expression est séduisante, on aurait tort de le nier. Reste à savoir si c’est totalement justifié d’écrire ces mots sur un emballage. Or, dans un souci permanent de rétablir l’ordre et la vérité en ce bas monde, j’ai moi-même vérifié, justement. Et il s’avère que la réponse à cette question cruciale est : non, mille fois non !

Vous serez d’accord avec moi pour reconnaître que ces termes sont à la limite de la publicité mensongère. A la rigueur, on aurait inscrit "ouverture qui se déchire dans tous les sens sauf celui où ça devrait logiquement s’ouvrir", je rechignerais moins. Encore que… parfois, on s’escrime à tenter de déchirer le bidule, mais sans paire de ciseaux, y’a rien à faire. Quand ça veut pas, ça veut pas ! Alors "ouverture facile" mon œil ! On ne me la fait pas à moi, les petits gars !

Malheureusement, ça, on ne le comprend souvent qu’après avoir mené une lutte sans merci avec les satanés emballages susmentionnés. Prenons l’exemple de la cassette vidéo vierge, qui sera parlant pour tout le monde (ceux qui ont définitivement bouté les magnétoscopes hors de leur foyer, leur préférant les DVD, feront appel à leurs souvenirs avec nostalgie).

Il est 20h48. Je viens de remarquer que Arte diffuse en exclusivité un reportage au sujet de la culture des escargots de Bourgogne sur sable sec. Vite, me dis-je, une cassette pour enregistrer ce fleuron de la documentation animalière. Mais après m’être esquinté trois quenottes et bousillé huit ongles sur le plastique qui protège la cassette, je finis par capituler, hirsute et en nage. Tant pis pour les escargots, de toute façon, le documentaire a commencé depuis vingt minutes. Ah, la dure loi de l’emballage cellophane…

Pourtant, un truc m’échappe. Y’a bien un type qui a inventé le petit fil qu’on tire et qui déchire ce fichu plastique sur toute la longueur du CD, si je ne m’abuse ? Je sais pas trop comment il a négocié son contrat d’inventeur, mais il a dû se faire sacrément avoir, parce que son truc magique, on ne le trouve nulle part, à l’exception des CD et des paquets de cigarettes. Et moi, je ne fume pas.

Là où je tire mon chapeau, en revanche, c’est pour les inventeurs de l’emballage de La Vache qui Rit. Vous savez, le fil rouge qu’on tire et qui découpe l’aluminium entourant le fromage pour qu’on puisse le manger avec un tant soi peu d’élégance, sans s’en mettre plein les doigts. Ca, c’est vachement ingénieux, si vous me passez le jeu de mots plutôt simplet. Preuve que les ouvertures faciles, ça existe, il suffit de s’agiter un peu les neurones.

Franchement, ce serait sympa, messieurs les inventeurs plus ou moins inventifs, de réfléchir à un système équivalent pour ouvrir les briques de lait, par exemple. Parce que dans ce domaine aussi, y’a matière à s’énerver.

Petite subtilité linguistique : à la place de "ouverture facile", c’est écrit "déchirez ici". Sous-entendu : tu vas voir ma fille, c’est facile comme tout, un petit coup de déchirure ici et en moins de deux, tu pourras boire ton Candia peinarde. Moi je veux bien, mais ne suis pas la sœur de Hulk, voyez-vous ? Je n’y arrive pas, à "déchirer suivant les pointillés". Et si par hasard, dans un élan de force incommensurable, je parviens à dégommer ce bout de carton récalcitrant, j’ai quatre chances sur cinq de recevoir la moitié de la brique de lait sur mes pompes en daim à 800 balles (et le lait qui sèche, dieu sait que ça pue, en plus de tâcher !). Donc là encore, recours aux ciseaux, qui nous ont déjà sauvé la mise plus d’une fois, en permettant une ouverture précise et effectivement "facile" (ce qu’on demande depuis le début, en somme…)

A bien y réfléchir, c’est louche, cette affaire. Les inventeurs de la formule "ouverture facile" seraient actionnaires dans une fabrique de paires de ciseaux, ça ne m’étonnerait pas tant que ça…

Posté par Katia_ à 14:56 - Chroniques d'une râleuse - Commentaires [5]