Gin Fizz

Bulles de vie...

Du bon usage de la grasse matinée

31 juillet 2006

r_veil_6

Perso, je suis une grosse pionceuse. Le week-end, ou en période de vacances, je peux très facilement m’enfiler dix ou onze heures de sommeil à la suite, sans aucun problème. Evidemment, je prévois mon coup à l’avance, et je mets toutes les chances de mon côté pour mener à bien l’opération : boules Quiès pour ne pas être réveillée par les miaulements du chat qui a la dalle, ni entendre les débats hautement philosophiques de mes voisins qui prennent leur petit déj dans la petite cour de l’immeuble (« Charlotte, tu veux du Nesquick ou des Frosties aujourd’hui ? »), réveil sur off, téléphone portable sur vibreur, et téléphone fixe sur répondeur. Là, comme ça, j’ai la paix jusqu’à ce que mon quota de sommeil ait été atteint.
Et même une fois réveillée, j’adore glandouiller emmitouflée sous ma couette en hiver, aller chercher de l’autre côté du lit le côté frais des draps en été, m’étaler en étoile, prendre toute la place (pour peu qu’il y ait de la place à prendre, évidemment), laisser les jambes dépasser pour prendre l’air, m’étirer comme un chat, regonfler les oreillers pour mieux m’y enfoncer ensuite, regarder sur le mur les jeux de lumières que le soleil crée à travers les volets…
Ce n’est qu’une fois que le petit rituel est accompli que j’ose jeter un coup d’œil vers le réveil, qui généralement m’indique une heure totalement hors de propos (du genre 12h26, au hasard), et que je me mets à culpabiliser honteusement sur le mode « pfff, déjà une demie journée de perdue, va falloir s’agiter un peu les grelots pour rattraper tout ce temps-là ». Et voilà ! Ma belle grasse matinée est maintenant ruinée par ce léger sentiment de gâchis et de temps perdu. Je n’ai plus qu’une idée, me sortir du lit au plus vite et me mettre en marche pour la journée.
Marrant comme le souvenir d’un truc agréable peut être facilement balayé par un reste de morale bien pensante et de culpabilité mal placée. La grasse mat’, c’est un peu comme la Tequila frappée, en définitive : un peu, c’est bien ; en abuser, ça craint.
Enfin, je vous rassure, je ne suis pas devenue complètement raisonnable non plus : étant donné que je suis en vacances, demain, je recommence !
Comment on dit déjà ? « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » ? Bon, ben j’en connais une qui n’est pas sortie du bois… Allez, au pire, je ferai une sieste !

Posté par Katia_ à 16:08 - C'est grave docteur ? - Commentaires [20]

Bien plus que 36 au Quai des Orfèvres

29 juillet 2006

fraise

Hier soir avait lieu le piknik La Fraise* organisé par Astigo sur le Quai des Orfèvres, face au Pont Neuf. Dès 19h30 se sont donc rassemblés peu à peu une soixantaine de blogueurs et de Fraisiens aux t-shirts colorés pour un grand partage de chips, taboulé, rosé frais, m&m’s et fraises tagada, dans une belle ambiance conviviale.
L’occasion pour moi, entre autre, de pouvoir :
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Assister à un gigantesque concours de bulles de chewing-gum.
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Dédicacer un … comment dire… un bidule (?) rose à TiBlond en souvenir de sa Pink’d Party, lui dire au revoir puisqu’il repart dans sa ville, et lui faire promettre de revenir bientôt nous organiser la Pink’d Volume II.
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Faire enfin la connaissance de Willoo qui me charriait depuis quelques temps par blog interposé sur mes histoires de culottes vendues sur Ebay.
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Admirer le sens de l’organisation de Jo…elle, qui s’est trimballé ses enceintes pour la musique, et ses faux photophores pour l’ambiance romantico-intimiste (et dans un autre registre, ses délicieux mini muffins pour nos estomacs !).
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Apprendre que Matt et Guillaume n’ont toujours pas monté leur duo comique sur scène, mais que devant le nombre de demandes, ils vont peut-être reconsidérer la chose (à quand un « Matt & Guillaume au Bataclan » ?).
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Se faire des nouveaux amis inattendus, tel Mister T-shirt yellow tout bourré, qui s’est tapé l’incruste vaillamment toute la soirée après être allé dégobiller l’air de rien derrière un arbre à trois mètres de là.
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Faire des grands signes en hurlant « vive Daniel Guichard » (Célinette, inutile de nier, on t’a tous entendue !) à tous les bateaux-mouches remplis de touristes qui passent sur la Seine.
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Avoir une envie folle de faire pipi, mais devoir se retenir vaille que vaille, parce que les cafés sont trop éloignés, et les arbres trop étroits.
Une bien jolie soirée pleine de gaieté pour conclure le mois de juillet en beauté… J’vais finir par y prendre goût, moi, aux soirées de blogueurs…

*La Fraise, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un site de jolis t-shirts et c’est ici que ça se passe. Bon, j’ai l’air de faire ma maligne là comme ça, mais y’a encore deux mois, j’en avais jamais entendu parler, alors pas de complexe s’il vous plait !

Posté par Katia_ à 17:42 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [18]

EX-ercice de réfl-EX-ion

26 juillet 2006

exLa semaine dernière, j’ai dîné avec E., mon ex. Ca fait maintenant presque cinq ans qu’on s’est séparé, et pourtant, après quelques vagues, on a réussi à négocier le virage de transformation d’une relation amoureuse en relation amicale. Seulement quoi qu’on en dise, une ancienne histoire d’amûûûr laisse fatalement des traces dans les rapports qu’on entretient aujourd’hui. Sans refaire le débat « l’amitié sans ambiguïté entre un homme et une femme est-elle possible ? », disons simplement que quand Cupidon est passé par là, ça ne facilite pas la suite des choses.
Alors un ex, ça sert à quoi ? Pas vraiment à être un ami, à mon sens. Parce que des amis garçons, j’en ai plein, et la différence est quand même là. Un ex n’aura jamais sur nous le même regard qu’un ami avec qui il ne s’est jamais rien passé de physique.
Un confident ? Pourquoi pas, dans la mesure où la relation passée s’est terminée d’un commun accord entre les deux, et que chacun a pu continuer son petit bout de chemin amoureux sans trop d’amertume ou de ressentiment. Car si l’un des deux est resté sur le carreau lors de la séparation, il y a fort à parier que les grandes envolées lyriques sur les atouts cachés de Georges-Pascal, notre nouvelle conquête, lui fassent autant d’effet qu’un coup de pelle dans les dents. Aïe.
Un « conseiller conjugal » ? Là encore, on suppose que la relation amoureuse ne s’est pas achevée dans un bain de sang, et surtout, que l’ex en question est doté d’une belle âme, pour pouvoir nous donner les clés qui permettront de séduire l’autre sexe. Perso, vous pouvez me traitez de gamine égoïste et immature ou ce que vous voulez (même pas mal !), j’ai toujours eu de la peine à jeter mes anciens amoureux dans les bras de nouvelles conquêtes. Y’a toujours un vieux reste de possessivité qui subsiste. Je sais, je sais, c’est pas glorieux. Mais en même temps, les ex en question agissent pareil. Alors un point partout, balle au centre, et reprise du match.
Si les conditions sont remplies (donc dans un cas sur mille, soyons francs), l’ex peut s’avérer un excellent conseiller. Après tout, il a au moins l’avantage de nous connaître sur le bout des doigts (dans tous les sens du terme) et de pouvoir y aller de sa petite recommandation sur nos atouts de séduction. (Encore que… Ce qui marche avec l’un n’est pas forcément du goût d’un autre…) (Mais si c’était trop simple, on n’en serait pas là à écrire des théories fumeuses sur nos blogs, non ?)
Un remonteur de moral ? Là je dis oui. Un ex, si c’est un garçon gentil et sensible, saura parfaitement trouver les mots-clés pour nous redonner sourire et confiance en soi, au moins temporairement. Je sais pas pour vous, mais moi, un petit « mais bien sûr que si, tu vas rencontrer quelqu’un de bien, parce que tu le mérites vraiment », ça mange pas de pain (limite ça veut rien dire, même) mais ça regonfle un peu l’ego qui s’essoufflait. En revanche, si l’ex est un sale con macho et misogyne, inutile de préciser qu’on ne doit rien attendre de lui, voire on se pose en priorité la question de savoir comment ça se fait qu’un type comme ça fasse partie de nos ex. (Bonjour la note du psy !).

Bref, un ex, ça peut rendre bien des services, mais c’est un peu comme le chocolat, y’a un moment où faut savoir dire stop. Parce qu’un ex, comme son nom l’indique, justement, c’est un ex. Il appartient au passé. Il évoque une époque révolue, une période qui ne nous correspond plus aujourd’hui, parce qu’il / on / nous avons mûris. Si les choses ont merdé entre nous, c’est bien qu’il y avait une raison à ça.
La tentation est grande, parfois, de se dire « et si on essayait à nouveau ? C’était pas si mal, en fait ». Wwwwwrrrrrrroongggg ! Mauvaise réponse. Et pensée qui survient souvent en période de doute et de remise en question profonde de soi-même. Donc peu objective. Donc à balayer dare-dare, ouste, plus vite que ça. La stratégie qui consiste à se replier sur ce qui est proche et qu’on maîtrise à peu près, plutôt que d’aller affronter l’inconnu, ça fait rarement décrocher le lotobingo. Parlez-en à Alexandre le Grand, ou dans un autre genre, à Madonna, ils vous confirmeront ma théorie.
Et puis un ex, ça vous connaît parfois trop bien, justement. Il peut utiliser tout ce qu’il sait de nous pour nous faire réagir, en bien (« tu as l’air plus posée, plus sûre de toi ») ou en mal («  il serait vraiment temps que tu quittes les jupes de ta mère, tu crois pas ? »). (Je précise à toutes fins utiles que ces exemples sont purement illustratifs et en aucun cas autobiographiques, des fois que…). Impossible de tricher avec lui donc, impossible de faire semblant ou de jouer un jeu, il lit en vous comme dans un livre ouvert. Pour le côté énigmatique de la femme mystérieuse, on repassera plus tard, merci bien.

Non, franchement, un ex, c’est ultra important, tant que ça reste à sa place d’ex, justement. Et à bien y regarder, je crois que je verrais d’un œil méfiant toute personne qui traiterait systématiquement son/ses ex avec trop de bienveillance (« on est devenu les meilleurs amis du monde »), parce que le côté bisounours, ca va bien mais faut pas pousser non plus. Tout comme je me méfierais de rejets trop radicaux, dans le genre « plutôt porter un Kway vert et mauve que de reparler un jour à ce gros con ». Parce qu’à mon avis, les situations EX-trêmes cachent toujours leurs petits secrets inavoués…


PS : c’est hallllllllllucinant le nombre de parenthèses que je viens d’utiliser dans ce billet.

Posté par Katia_ à 14:34 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [21]

La vie en rose

24 juillet 2006

pink(Trois ans après tous les autres, pour cause de non-accès à Internet durant le week-end !)

Samedi dernier, c’était la première édition de la Pink’d Party, organisée par Victor au Zoco Bar : toute une floppée de blogueurs et amis de blogueurs vêtus de rose et buvant de la téquila fraise, ça a de quoi intriguer, c’est sûr !
En tant que petite nouvelle dans la blogosphère (trois mois, c’est que dalle, comparé à certains vétérans), ce rendez-vous était ma première vraie rencontre entre blogueurs, et j’y allais avec beaucoup de motivation et un peu d’appréhension à l’idée de ne connaître personne.
En même temps, étant officiellement la centième inscrite, Victor m’avait promit un cadeau : je ne pouvais pas faire marche arrière (comment ça, je suis une fille intéressée, qui a prononcé ce mot ?).
Une fois sur place, je me sens un peu comme un cheveu au milieu de la soupe. Tout le monde a l’air de se connaître depuis des lustres, et j’ai l’impression de faire tâche dans le tableau. Heureusement, je resitue très rapidement grâce aux photos de la Fraise Mob 3 quelques frimousses de blogueuses que je connais virtuellement.
Petit à petit, téquila-fraise aidant peut-être un peu, les liens se nouent plus facilement, et un début de rencontre qui me laissait perplexe se transforme finalement en soirée très agréable, pleine de rires, de bonne humeur et de jolies rencontres.
C’était un grand plaisir de rencontrer « pour de vrai » La Méchante pas si méchante, Célinette l’impertinente, Jo...elle l’attachante et Larcenette la pétillante.
Message spécial à mes autres compagnons de fin de soirée, Astigo, Guiyom, Matthieu, Peter et Eric : j’ai fini les pieds en sang (non, je n’exagère jamais) à cause de mes fucking shoes, et je vais pouvoir relancer le cours de l’action Hansaplast et Mercurochrome avec tous les pansements dont je vais avoir besoin. Promis, la prochaine fois, je mets des tongs !
Merci à Astigo pour m’avoir déposée devant ma porte malgré l’heure plus que tardive. (Tu voulais que je te remercie dans mon billet et que je vante ta galanterie légendaire, voilà qui est fait !!! ;-) )
Remerciements également à Raphaël, mon binôme d’interview de fin de soirée devant la caméra de Patrick de Dekablog. Y’a pas à dire, on a été brillant – c’est le mot juste je pense - de répartie ! Même s’il a boycotté le rose (shame on him !).
Enfin merci à Victor pour l’organisation de la soirée, et pour le cadeau de la centième inscrite : une belle bouteille de téquila à la fraise, en avant première française, s’il vous plait.

C’est quand qu’on va où pour la prochaine soirée ? 

EDIT du 25/07 : pleins de vidéos de la soirée ici !

 

Posté par Katia_ à 17:32 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [16]

Question de ponctuation

21 juillet 2006

ponctuationPetite histoire que l'on m'a racontée ce week-end :

Une institutrice a demandé à ses élèves d'inscrire la ponctuation dans la phrase suivante : Woman without her man is nothing

Je vous le donne en mille : les garçons ont majoritairement répondu : Woman, without her man, is nothing.
Et les filles : Woman ! Without her, man is nothing !

Hin hin hin... comme c'est touchant...

Posté par Katia_ à 12:21 - Melting-Po(s)t - Commentaires [19]

Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait pas purement fortuite

20 juillet 2006

vacances_1En théorie, on aime toujours partir en week-end prolongé avec ses amis. On imagine les fous rires complice, les apéros sous les tilleuls, les batailles d’eau dans la piscine, les barbecues conviviaux, les petits déjeuners Ricoré avec le pain frais que quelqu’un est gentiment allé cherché au village, les moments de torpeur à l’heure de la sieste, les confidences de fin de repas à la lueur des bougies…
Ouais. En théorie. Parce qu’en pratique, je-ri-gole ! En pratique, généralement, le week-end entre amis révèle surtout les caractères et les défauts de chacun, ou le sens du sacrifice des autres. Un bon moyen pour en savoir un peu plus sur les aptitudes à la vie en communauté de nos joyeux compagnons…

Question intendance
Premier jour. Le frigo est vide et les estomacs gargouillent en chœur. Qui va donc se coltiner la corvée de courses pour 12 personnes et 4 jours de victuailles ? C’est toujours la roulette russe pour savoir qui se collera cette fois-ci la virée au super, avec les trois caddies pleins à craquer, les trente-six packs de flotte/lait/coca/Ricard à transporter dans le coffre, et l’avance des sous pour tout le monde.
Histoire de faciliter les choses, on tente vainement de faire une liste des courses. Une fois que sont inscrits en vrac Nutella, biscuits apéro, Chamallows et cubi de rosé, on se regarde avec le sentiment d’avoir fait un bon boulot, et le(s) pauvre(s) préposés aux courses devront choisir tout seuls dans les rayons si à midi, on mangera poulet mayo ou brochette d’agneau.

A l’heure des repas
Déjà, mettons nous d’accord sur ce qu’on appelle « l’heure du repas », justement. Parce que celui qui s’est levé à 9h aura forcément faim plus tôt que la belle au bois dormant réveillée en douceur vers 11h30. Tout dépend souvent du temps de préparation du barbecue, en réalité. Dieu sait que ça peut mettre du temps à prendre, ces bêtes-là. Et même une fois allumé, tous les problèmes sont loin d’être résolus. Qui aime sa merguez bien cramée ? Qui est végétarien ? L’un veut sa sauce salade à part, l’autre est allergique aux œufs, et la troisième n’aime pas le fromage, donc impossible de mélanger la fêta et les concombres. Les filles avalent trois feuilles de laitue, tandis que les gaillards se partagent les côtes de bœuf. Parfois, c’est l’inverse, mais ça reste globalement assez rare. En dessert, on fait mine d’hésiter entre les cônes vanille et chocolat, mais au fond, tout le monde préfère chocolat. Et à l’heure du café, faut s’y prendre à trois reprises pour satisfaire les quotas caféine de chacun. Quant au petit déj’, c’est presque la guerre pour attraper un rabe de pain au chocolat, ou pour avoir les dernières gouttes de jus d’orange. « Et qui c’est qui a bouffé tous les Chocapic, là ? »

Autour de la piscine
Il y a celle qui se mouille tout doucement en crispant ses petits poings parce que l’eau est froide, et il y a ceux qui se jettent à l’eau en éclaboussant tout et tout le monde. Il y a celui qui fait autant de bruit dans l’eau qu’un jeune phoque tout fou sur sa banquise, et ceux qui tentent de lire ou de réfléchir à leurs mots fléchés du Télé Loisirs. Il y a celle qui s’enduit consciencieusement de crème solaire indice 48, et plonge ensuite comme une sirène, laissant derrière elle la moitié de ton tube de Nivéa qui graisse la surface de l’eau. Il y a ceux qui doivent absolument jouer avec un ballon, et si possible, près de celle qui a laissé ses lunettes de soleil et son Ipod en évidence. Il y a celle qui ne veut pas se mouiller les cheveux de peur de flinguer son brushing, et il y a celui qui ne peut pas s’empêcher de la mettre à la flotte de force, si possible toute habillée, tant qu’à faire, c’est beaucoup plus drôle. Il y a celui qui garde volontairement son portable dans la poche de son maillot de bain pour avoir une bonne excuse si jamais on cherche à le pousser à l’eau, mais qui l’oublie une fois qu’il a décidé lui-même d’aller plonger. Il y a ceux qui s’obstinent à lire L’Equipe près de l’eau et râlent que le journal est tout mouillé ensuite. Il y a celle qui bronze topless sans pudeur, et celle qui garde son paréo le plus longtemps possible pour dissimuler ses rondeurs. Il a enfin celui qui tire sur les ficelles des maillots rien que pour le plaisir d’entendre piailler les filles.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Parce qu’entre les siestes, les repas, et les séances bronzette et plongeon à la piscine, faut bien s’occuper, tiens ! Alors on hésite. Longuement. Tennis ? Oui, mais on n’a que trois raquettes et pas de balle. Foot ? Pourquoi pas, mais qui va faire le goal ? Vélo ? Accrobranches ? Pétanque ? Les groupes se forment et se déforment en fonction des préférences du moment. L’un aurait préféré aller faire du karting, mais c’est complet, fallait réserver plus tôt. Les moins téméraires se contenteront d’une séance de lecture du dernier polar dans le hamac au fond du jardin. Et les plus ingénieuses profiteront du fait que tout le monde est occupé ailleurs pour pouvoir enfin squatter la seule douche de la maison, rester des heures sous l’eau, se shampooiner avec volupté et s’enduire d’huile scintillante au monoï, pour rattraper enfin toutes ces fois où on les a extirpées de la salle de bain sous prétexte que y’en a encore cinq qui attendent, là !

Répartition des lits
D’abord, on case les couples. Deux par ci, deux par là, et encore deux là-haut. Le reste de la troupe devra se contenter des lits qui restent. Celui qui ronfle trop fort sera exilé d’office dans la pièce la plus reculée qui soit. Les garçons galants laissent les filles célibataires choisir leur lit, et s’entassent dans les autres chambres. On fait gaffe à ne pas mélanger les personnes qui sont légèrement en froid suite à un petit flirt avorté, ou au contraire, on n’hésite pas, pour le côté pratique, à en réunir deux qui ont vécu une petite histoire ensemble et sont restés en bon terme. On chouchoute celle qui est enceinte en lui offrant le meilleur lit, avec le matelas dur juste comme il faut. On choisit stratégique, pour avoir la vue sur la piscine, ou la chambre près de la salle de bain (celles qui font pipi trois fois par nuit comprendront l’allusion). Les couche-tôt auront pris soin d’emporter des boules Quiès, et les couche-tard apprendront à chuchotter et à rire moins fort à partir d’une certaine heure, et ce malgré le nombre astronomique de Ricard ingurgités depuis l’heure de l’apéro.


Pfffff, les vacances entre potes, c’est pas de tout repos, en fin de compte. Mais le plus dur, quand on part entre copains, c’est de pouvoir revenir en étant toujours copains. Une fois qu’on a résisté à ce genre de test, on sait que oui, on peut parler d’amitié. Vous faites quoi, vous, pour le pont du 15 août ?

 

Posté par Katia_ à 11:22 - Melting-Po(s)t - Commentaires [14]

Back in Paname

19 juillet 2006

bronzageHello tutti !
De retour sur le bitume, après avoir foulé de mes nus pieds la terre sèche, l'herbe fraîche, le grès entourant la piscine chauffé par le soleil, le carrelage humide de la cuisine, les caillebotis (comment ça s'écrit, cette merde de mot, encore ?) du sol de la douche au fond du garage, et le Cours Mirabeau d'Aix-en-Provence...
Non, cette photo ne me représente pas (je suis plus blonde que brune, à vrai dire), mais j'ai à peu près les mêmes marques de bronzage. Le dos, les épaules et le bout du nez ont pris cher !
Laissez-moi le temps d'attérir un peu, de parcourir rapidos ma blogosphère, et accessoirement, de vider ma messagerie Outlook du bureau. Je reviens bien vite avec un billet tout neuf : des vacances entre potes, ca inspire, forcément !!!

Posté par Katia_ à 11:15 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [7]

Dolce Vita

12 juillet 2006

chaise_1Mes p'tits biquets et biquettes, je vous abandonne quelques jours, le temps d'aller prendre un peu l'air à Aix-en-Provence pour un ouikende prolongé. A moi glandouille, farniente, lecture au bord de la piscine, barbecue entre potes, apéro les pieds dans l'eau, et sieste à l'ombre des oliviers. Oui, je sais, ça fait rêver...
N'empêche que j'ai bien besoin de me vider un peu la tête, après cette période de boulot très chargée, et de revenir toute fraiche et reposée, avec pleins de trucs à vous raconter.
Départ demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne (les cultivés reconnaitront la citation), et retour en début de semaine prochaine. Jour pas encore fixé, ca dépendra de Bison Futé ! Je vous souhaite un 14 Juillet plein de feux d'artifice !!!

(note personnelle : penser à embarquer l'anti-moustique, parait que ca chauffe sévère dans la région !).

Posté par Katia_ à 17:24 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [9]

Au risque d'écorner mon image sociale...

11 juillet 2006

image_1

Allez, j'avoue...
- De Flaubert et de Stendhal, je n’ai jamais rien lu que les fiches de lecture proposées pour réviser le bac, mais j’ai toujours prétendu avoir tout dévoré jusqu’aux dernières pages.

- Parfois, il m’arrive encore d’avoir peur du noir, et de ce méchant bonhomme tapis dans l’ombre au bout du couloir, prêt à me sauter dessus.

- J’ai des soucis avec mes tables de multplications : 8 x 6 et 7 x 8, je ne m’en souviens pas une fois sur deux.

- J’aime bien tremper mon pain dans un verre de Coca-Cola bien frais (reste de longues périodes d’ennui passées à table avec les « grands »).

- Il m’est arrivé plus d’une fois de dire d’un ton gêné au médecin ou au kiné « désolée, je ne suis pas épilée, mais mon rendez-vous chez l’esthéticienne, c’est demain », alors qu’en vrai, que dalle, je suis juste totalement négligée et j’ai du poil aux pattes, point !

- J’étais déçue qu’on n’ait pas eu le droit à notre Bachelor et à ses roses cette année. Elle me faisait bien marrer, moi, cette émission. (« Kelly, accepte-tu cette rose ? », « Oh oui, Charles-Apollon, avec joie !»).

- Quand j’ai trop la flemme de changer mes draps, je me contente de remplacer les taies d’oreiller et le drap-housse (mais faut dire que c’est vraiment chiant, de mettre une housse de couette neuve toute seule !).
- J'aime bien dire que j'ai fait du piano dans mon enfance, mais en réalité, sortie des quatre premières mesures de Lettre à Elise, je me pose là.

- Elle, sur un ton admiratif : «Oh comme c’est joli, ces reflets blonds dorés dans tes cheveux ». Moi, sur un ton détaché : « oui, j’ai une couleur qui réagit bien au soleil ». Moi, intérieurement : « Tu parles Charles, c’est juste du spray éclaircissant Garnier, ma bichette ! »

- Y’a des jours où même les mots fléchés force 1 du Télé 7 Jeux sont difficiles pour moi.

- Je déteste qu’on me demande le nom de mon parfum sous prétexte qu’il sent trop bon, alors que j’ai moi-même piqué l’idée à une copine (en même temps, je ne la vois plus, alors ça compte pour du beurre, non ?).

- Mon CD des L5 (« toutes les feeeeemmes de taaaaaa viiiiiie »), je l’ai vraiment acheté, avec mes petits sous, donc non, ce n’est pas du tout un cadeau promotionnel.

Même pas honte, d’abord...

Posté par Katia_ à 14:16 - List-maniac' - Commentaires [25]

Ebay dis-donc !

06 juillet 2006

culotte_4

Ebay, moi, j’adore. Je suis carrément devenue accro, en un peu moins d’un an. Je pense même avoir contribué pour une bonne part au redressement économique de La Poste, avec tous les colissimos que j’ai pu envoyer ou recevoir. Faut dire que c’est addictif, ce truc.

Déjà, c’est le bon plan pour se débarrasser de ses vieilles nippes, ou se refaire une mini santé financière en revendant toutes les conneries achetées sur un coup de tête et jamais portées.
Ensuite, y’a des affaires à faire. J’y ai personnellement trouvé, en vrac : des ballerines Prairies de Paris so cute, un pull Comptoir des Cotonniers quasi neuf de la collection en cours, deux maillots Eres presque bradés, un sac cabas Vanessa Bruno à paillettes dans un ancien coloris que je kiffe ma race, et des produits de beauté ou de coiffure à prix défiants toute concurrence (j’ai refait ma gamme Kerastase pour moitié prix).
A côté de tout ça, Ebay, c’est aussi un gigantesque fourre-tout de gens de tous horizons, de tous âges. (Un peu comme les blogs, en fait). Le pire y côtoie le meilleur. On y croise des gens cools, sympas et polis… et aussi des pétasses. Dans le genre de celles qui envoient un message pour me dire « ta robe me plait, mais pas son prix. Je te la prends pour 5 euros. Alors ? ». Alors non. Point. Je vends pas une robe Caroll quasi neuve à 5 euros, faut pas pousser mémé, etc…

Mais faut quand même que je vous raconte la meilleure. Il y a quelques temps, je retrouve dans mes placards des culottes Dim non portées, achetées dans un élan de collectionnite de culottes colorées, mais qui ne me plaisent plus. Hop, illico mises en vente sur Ebay.
Une fois la vente conclue, message de l’acheteur pour me demander une remise en main propre. Ca me gonfle un peu, mais comme je suis dans un bon jour, j’accepte. Le mail est signé d’un prénom étranger que je ne connais pas, mais je présume (bêtement sans doute) qu’il s’agit d’une nana (un prénom qui se finit en A, y’a des chances, non ?).
Arrivée au point de rendez-vous, je guette les minettes en présence. Rien. Je me dirige alors vers une bonne femme un peu âgée, qui a autant de chances d’entrer dans mes culottes Dim que moi d’apprendre le péruvien en cours du soir. Passons. Je lui demande si c’est elle que j’attends, elle me renvoie dans mes vingt-deux mètres en m’aboyant que … (là, je n’ai pas compris la phrase, mais disons qu’elle ne devait pas avoir picolé que du Cacolac…).
Un peu ahurie, je m’éloigne d’elle, quand j’aperçois au loin un grand gaillard brun qui me fait des signes de la main. A ce stade, j’hésite entre le « mon acheteuse a eu un empêchement et a envoyé son mec à sa place pour récupérer les culottes » et le « ok, Marcel Béliveau ne m’aura pas, où est la caméra cachée, je ne me laisserai pas ridiculiser devant la France entière ».
Nan, en fait, j’ai pas le temps d’hésiter, le type s’approche d’un air timide, et me dit doucement « vous devez être étonnée de voir un garçon, non ? ». Meuhhh non, penses-tu, j’en ai vu d’autres !
Pas le temps de trouver une brillante réplique, le mec me tend mon billet de 20 euros (pas chères, mes culottes, hein ?), je lui tends son paquet, je m’apprête à lui faire un sourire poli de au-revoir-c’était-bien-sympa-quand-tu-veux-pour-d’autres-affaires-en-or, mais monsieur commence à me raconter sa life.
« Nan, mais en fait, ça doit te sembler étrange, alors j’t’explique. Bla bla bla… Je travaille sur un mémoire à propos de la lingerie, et j’étudie les comportements des gens par rapport à ça, bla bla bla… alors pourquoi tu vends des culottes sur Ebay ?... est-ce que tu trouves pas que… bla bla bla… ».
Ma patience a des limites, je regarde lourdement ma montre en disant que là, c’est pas tout ça, mais faut que je retourne bosser. Le type finit par me lâcher la grappe et on se sépare cordialement.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais franchement, vous vous demanderiez pourquoi je vous en fait des tartines ici, non ?
Ben oui. Parce que pas plus tard que le soir même, je reçois le message suivant :
(NDLR : dans un souci d’authenticité, les fautes d’orthographes et de grammaire ont été intégralement retranscrites ici).
Merci pour la vente de vos dessous. J'aime beacuoup !
J'espèreque ce méssage ne vous choque pas dans la
mesure où chaqu'un est libre de faire ce qui lui
plait. Je voudrais juste m'excuser de vous avoir menti
en prétendant que je mène une enquête de marché sur la
lingerie féminine alors qu'il en est rien de tout ça,
car j'ai été gêné.
En brèf, mes désirs ne sont pas ceux d'un "vrai
fétichiste" aimant la lingerie féminine mais plutôt un
fantasme occasionnel du moment . Je serai prêt à
acheter vos culottes d'occase, de préférence déja
portées la veille ou la semaine de la vente (càd non
passées à la machine).
Voilà en quelques mots ce que je souhaite réellement.
J'espère que vous serriez "ouverte" à ce genre de
proposition que j'avoue un peu bizzare.
Bien à vous et à bientôt!
Hum… alors comment te dire ? « Merci, mais non merci » serait assez approprié, je pense. Je n’ai donc pas répondu à cette offre très tentante, car je ne partage pas tout à fait les goûts de Monsieur.
J’aurais peut-être du, pourtant… Ca m’aurait permis de gagner des sous tout en m’épargnant de faire des lessives !