Gin Fizz

Bulles de vie...

Le lundi au soleil

16 mars 2008

au_soleil_2Ah ça, le lundi au soleil, c’est pas pour demain la veille. Quoique, en même temps, je dis ça pour vous. Parce que de mon côté, ça va être grand beau temps pour lundi, mardi, mercredi et pour les douze jours suivants. Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai. L’heure des vacances a enfin sonné. Et c’est pas trop tôt, croyez-moi ! Si, si, croyez-moi. Vue ma tronche, vous auriez tort de vous priver.

L’opération valise est quasi finie, ce qui entre nous est une bonne tranche de rigolade quand on me connaît un chouia. Y’a des gens sur cette planète qui arrivent à boucler leur sac de voyage en dix minutes chrono : un short, trois t-shirts, un maillot, des sous-vêtements, un bouquin et basta. Et là, je m’incline bien bas d’admiration.

Parce que moi non. Ca, je sais clairement pas faire. Perso, faut que je réfléchisse pendant des ploooooombes à ce que j’emporte, histoire d’être sûre d’avoir des trucs à peu près cohérents ensemble, et de ne pas me retrouver le dernier jour de vacances avec juste un haut vert et une jupe jaune de propre. Pour peu que j’aie choppé quelques coups de soleil, c’est le look 'perroquet des îles' assuré. Et je ne suis pas bien sûre d’avoir envie de ça sur les photos souvenirs.

Du coup, avec moi, c’est simple. J’emporte tout. Voilà, hop, c’est réglé, merci du conseil, ça fera cent balles. Là, par exemple, j’ai pris pas moins de sept maillots de bain et huit paires de pompes. Comment ça ‘c’est ridicule’ ?. Ah mais non, je regrette, c’est très sensé, au contraire : tongues pour la plage, ballerines pour aller au village, sandales pour le soir, baskets pour les randos… Le tout en double pour avoir le choix entre les couleurs.

Oui, bon, ça va, c’est pas la peine de lever les yeux au ciel comme ça, je peux vous jurer que même avec tout ce bataclan, il y aura bien un moment durant ces vacances où je me retrouverai à soupirer en chouinant assise sur le lit que "pfff, j’ai rien à me mettre" ou "je le savais, que j’aurais du prendre mon maillot noir et blanc. Je le savais…".

Un jour, faudra qu’on m’explique comment font les filles qui voyagent léger.

Un jour.

Mais pas aujourd’hui. Parce que là, voyez, j’ai pas trop le temps.

L’heure est venue pour moi de foutre le camp bien loin d’ici. Allez, ouste. Du balai. Taxiiiiiiiiii !

Posté par Katia_ à 21:51 - C'est grave docteur ? - Commentaires [29]

Deux ou trois choses que je sais de moi

10 mars 2008

nombrilEnfin non, pas deux ou trois. Six. C’est le nombre de choses qu’on m’a demandé de révéler sur moi, puisque j’ai été ‘taguée’. La première fois, on m’en avait demandées cinq. La seconde, on avait poussé jusqu’à sept. Si on doit se farcir tous les nombres comme ça, on n’est pas sortis du bois, quand même…

Pour rendre le truc légèrement plus rock’n roll, j’ai inventé l’un des six paragraphes ci-dessous, qui est donc totalement bidon, du moins en ce qui me concerne. Alors, à votre avis ? Sur quel point j’ai pipeauté ? (EDIT du 12/03 : Réponse en bas du post... Pfff, vous êtes trop curieux, bande de fouines !)

1. Je suis une migraineuse, une vraie de vraie. Avec suivi neurologique, traitement quotidien, médocs mastocs en cas de crise et tout le bataclan. En gros, y’a pas trop intérêt à me gonfler, sinon je peux très facilement jouer la carte du « non chéri, pas ce soir, j’ai la migraine ». Non mais.

2. Vers l’âge de cinq ou six ans, un matin avant l’école, n’arrivant pas à me décider si je voulais porter des couettes et des nattes, j’ai demandé à ma mère de me faire une de chaque. J’ai donc déboulé à l’école avec une natte à droite et une couette à gauche. Rhhha, la tronche de la maîtresse ! Franchement, à côté de ça, Punky Brewster et ses groles de deux couleurs différentes, c’était une petite joueuse.

3. Quand tous mes petits camarades de marelle voulaient être pompier, vétérinaire, infirmière-comme-maman, aventurier ou jongleur, moi, non, j’avais une autre idée en tête, ultra précise. Quand je serai grande je serai « princesse aux cheveux roses », point. Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien. Mais y’avait un truc avec les cheveux, déjà, faut croire…

4. Il y a des grands « classiques » de ma génération qui m’échappent complètement. Croyez-le ou non, mais "Star Wars", j’ai jamais vu. Et si je connais "Le Père Noël est une ordure" par cœur, je ne maîtrise quasiment rien de la trilogie des Bronzés. Mais ça va, je vous rassure, je le vis très bien. Le dernier volet vu au cinéma m’avait donné envie de chialer de pitié, ça a du me vacciner.

5. Je suis née sans appendice ileo-caecal, ce petit truc situé dans le bidou qui fait un mal de chien quand il s'enflamme et qu'on choppe donc l'appendicite. Comment je m'en suis aperçue ? Un jour où j'avais super mal au ventre, on m'a emmenée aux urgences, persuadé que c'était justement l'appendicite. Le médecin (qui n'avait aucun air de Georges Clooney, je tiens d'ailleurs à dire que c'est scandaleux) m'a donc appris cette malformation de naissance. Deux minutes de silence pour mon appendice, s'il vous plait.

6. Je n’ai aucune photo de personne affichée chez moi. Elles sont toutes rangées dans des albums que je regarde de temps en temps avec plaisir. En fait, j’ai toujours eu l’impression que les photos accrochées au mur ou posées sur la cheminée finissent par faire partie des murs. A force, on ne les voit plus, on ne les regarde plus, elles sont juste là à prendre la poussière comme n’importe quel autre bibelot. Et ça, j’aime pas.

Ceci était le post de feignasse du lundi, sous vos applaudissements…

EDIT du 12/03 : Bon, mes petits choux, le suspens du Grand Jeu Mystère a assez duré il me semble. L'heure est donc venue de vous révéler le point pipeau de mon petit post "moi moi je".
Le 1. est VRAI. Je suis hélas migraineuse, avec tout le merdier que cela entraîne (crises pile au moment où on n'en veut pas, envies subites de trucider tout l'entourage quand ça cogne dans la tête, petites nausées pour couronner le tout. Un bonheur !)
Le 2. est VRAI. Voilà comment les parents encouragent la créativité de leurs gosses. Ma mère devait penser qu'en ne bridant pas mes instincts d'artiste, je finirai en haut de l'affiche. Elle a pas dû être déçue, tiens...
Le 3. est VRAI. Mais en même temps, comment pouvez-vous douter un seul instant qu'une gamine comme moi n'ait pas souhaité être 'princesse aux cheveux roses' ? Sérieusement ?!!
Le 4. est VRAI. Même pas honte d'abord. La princesse machin et ses macarons sur les oreilles, elle m'a toujours gonflée, j'ai jamais pu regarder un volet du film en entier. Et les bronzés, pareil. Sortie des histoires de crêpes au suc', moi, je suis paumée...
Le 5. est FAUX. Ben ouais mes p'tits loups, j'ai encore mon appendice truc-muche là, et merci google pour les appellations médicales officielles qui font un peu esbrouffe.
Le 6. est VRAI, du coup. Zéro photo chez moi, j'aime pas ça. Et je suis bien emmerdée quand on m'offre de jolis cadres-photos, évidemment. Ah, ma vie est si dure, parfois...

Voilà, c'était super, on s'est bien amusé, on a beaucoup rigolé. Non ? Ah si. Merci qui ?

Posté par Katia_ à 11:12 - Melting-Po(s)t - Commentaires [54]

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme célibataire - Part. 2

05 mars 2008

24Previously on 24

Après avoir planté là ‘Tony’ et sa grâce incarnée, je retourne dans la foule, de plus en plus dense, et tombe nez à nez avec un gars inscrit au même cours de salsa que moi. Mais c’est pas vrai ça, on ne peut donc jamais avoir un peu d’intimité, bordel ?
Echanges de regards. « C’est pas toi qui… ? ». « Si si, c’est moi ». « Oui, ta tête me disait bien quelque chose ». Après avoir fait le tour des vérifications d’usage (heure du cours de danse, nom du prof, lieu de la salle de danse) histoire de se dire des trucs complètement inutiles qui meublent la conversation, on sort la fameuse carte du bracelet, qui nous sauve la mise une fois de plus. Monsieur est « Guillaume Canet » pour la soirée. Quand je lui montre mon « Jane Birkin », il s’illumine d’un coup : « Oh, je sais qui est Serge, c’est un des potes qui est venu avec moi, il est vers l’entrée là-bas, si tu veux, je… » BAM ! D’un coup, une petite minette lui tombe dessus et lui claque quatre bises bien sonores sur les joues, en hurlant « c’est moi Marion Cotillard !!! ». La pauvre n’aurait pas eu l’air plus heureuse si elle avait gagné le million à la roue du Millionnaire de Marie-Ange Nardi. Ou l’Oscar de la meilleure actrice. Ne voulant pas jouer les briseuses de couple potentiel, je m’éclipse doucement. Ma grande rencontre avec Serge attendra…

Le salon est maintenant plein à craquer. Bonne nouvelle : il y a donc bien des célibataires à Paris, merci pour l’info. Mauvaise nouvelle : aucun de ceux présents ne me plait. Et ils sont tous petits. Moi qui aime les grands, je peux voir les calvities naissantes de chacun rien qu’en me mettant sur la pointe des pieds.
Y’en aurait bien un, là, juste à côté de la cheminée, qui a l’air craquant avec son look à la Corto Maltèse. Mais il a l’air aussi terriblement sûr de lui et de son petit effet Impulse sur les nanas. Ca en donne plus envie de l’ignorer un coup que d’aller jouer les groupies en lui piaffant sous le nez « t’es qui, toi, ce soir ? Tu veux pas être mon Serge, dis ? ». Dans soirée « desperate célib’ », y’a ‘desperate’ mais ça reste avant tout une image, soyons clair.

‘Cécilia’ nous montre discrètement son coup de cœur de la soirée et nous demande notre avis. Bon, je ne cherche à décourager personne, mais en toute objectivité, cinq minutes d’observation suffisent à piger que le type en question est nettement plus orienté Bernard que Bianca, si vous voyez ce que je veux dire. ‘Cécilia’ a toujours eu du flair pour choisir ses mecs.

‘Guillaume Canet’ vient soudain me taper sur l’épaule. « Tu veux que je te présente Serge ? ». Apparemment, il s’est débarrassé vite fait bien fait de sa Marion hystérique, lui. On se fraye un passage dans la foule pour aller retrouver ses potes dans l’entrée. Et soudain, le voilà. Je l’aperçois, il est là, devant moi. Serge. ‘Mon’ Serge…
Alors rangez les violons, stoppez tout de suite cette petite musique niaise de chabadabada en fond sonore : ‘Serge’ a plutôt une bonne tronche, mais n’est pas du tout mon genre. On papote quelques minutes de la pluie, du beau temps, du « c’est fou le monde qu’il y a, hein ? » et de « tu bois quoi, toi ? ah oui, moi j’aime pas trop le rhum… ». J’en arrive finalement à cette phrase bien débile : « bon, je suis fière de nous, on a reconstitué notre couple, on a rempli notre contrat ». Et là, qu’est-ce qu’il me sort, ce con ? « Oui, enfin moi, il me reste à trouver Bambou, maintenant… ».
Ah d’accord. Ah tu le prends comme ça ? Est-ce que ce ne serait pas une technique sympa pour me dire "ma cocotte, t’es mignonne, mais t’arrêtes de me coller, j’ai encore du pain sur la planche ce soir, moi !". Je baragouine un truc incompréhensible sur Jacques Doillon, successeur de Serge auprès de Jane Birkin, range mon orgueil dans la poche de mon jean, et repars en quête de Cupidon, qui commence sérieusement à me casser les noix ce soir.

Le love post-it wall a meilleure allure depuis tout à l’heure, puisqu’il y a maintenant une bonne vingtaine de messages collés dessus. Je me rapproche pour lire un peu la prose de mes copains célibataires. Ouh, mazette… y’a du lourd ! Non, je ne dénoncerai personne. J’ai juré.

En parlant de lourd, je recroise ‘Tony Parker’ et sa chemise toute tâchée de rhum-coca. Mes ‘nichons’ et moi lui adressons un sourire parfaitement hypocrite, mais monsieur a manifestement perdu tout sens de l’humour, et me lance (de ce que j’ai pu en comprendre) un truc du genre «  d’t’façon, t’as des trop p’tits seins pour moi, et t’as l’air très chiante ». Ouh, hé ben. Tout en classe et en finesse, le Tony, hein. Il devait se contenir un tant soi peu au départ, mais chassez-le au galop, il redevient naturel.

3h du matin. Je commence à être gonflée. Trop de monde, trop de bruit, je ne vois plus les quelques personnes que je connais vaguement, j’ai déjà retrouvé Serge et je ne crois pas qu’il y ait un ‘Jacques Doillon’ dans la salle, je ne remarque personne à mon goût, et on trouve mes seins trop petits. Ca fait lourd, d’un coup.

J’attrape mon manteau et mon sac, me glisse subrepticement jusqu’à la porte d’entrée, adresse un petit signe de main à l’une des hôtesses pour la remercier, et ressort de l’appartement bruyant et enfumé.
Dehors, dans la rue, m’attend l’ultime mission de la soirée : trouver un taxi pour rentrer chez moi. Je guette les voitures en détachant d’une main le bracelet ‘Jane Birkin’ encore noué à mon poignet gauche et en le fourrant au fond de mon sac. Ce n’était pas LA soirée, mais c’était une bonne soirée malgré tout. Dommage que Cupidon ait manifestement préféré partir en vacances au ski, au lieu de rester faire son job correctement ici, pour moi, ce soir.

Posté par Katia_ à 10:22 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [43]

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme célibataire - Part. 1

03 mars 2008

24hL’un des avantages à être célibataire, c’est que les soirées où l’on vous entraîne réservent encore leur lot de surprises. Donc quand ma copine Caro m’a proposé de m’emmener avec elle à une soirée spéciale « cœurs à prendre », je me suis dit que ça allait valoir son pesant de Curly et j’ai sauté sur l’occasion.

Il y a bien un petit côté pathétique là-dedans, je le reconnais. Rassembler des dizaines de célibataires entre eux à la même soirée, en interdisant tout bonnement l’accès aux gens en couple (véridique), ça revendique un peu la fameuse caution « libre immédiatement, disponible sur place ou à emporter, rendez-vous ultérieur envisageable ». En gros, "faites votre marché, les gars".

En même temps, prenons-le avec le sourire, et pour les occasions de nouvelles rencontres que cela apporte. Parce que je n’apprends rien à personne en disant qu’à trente ans et des bananes, on a quand même du mal à croiser de nouvelles têtes. Les amis restent des amis, les amis des amis ont déjà été présentés, les copines sont casées et ne sortent plus beaucoup, les ex sont possessifs et n’encouragent pas à la nouvelle rencontre, les collègues de bureau ne font pas le turn-over tous les trois ou quatre mois…

Cette soirée « desperate celib’ » tombait donc plutôt à pic.

23h. L’appartement immense est déjà plein à craquer d’âmes seules en quête d’âme soeur. A notre arrivée, on nous remet un bracelet rose ou bleu avec le nom d’une moitié de couple célèbre. But du jeu : retrouver dans la masse de gens « son » ou « sa » partenaire théorique pour la soirée. Ce jeu qui a l’air un peu crétin comme ça sur le papier permet quand même de fournir un prétexte tout trouvé pour qui voudrait aborder la jolie blonde près du buffet ou le grand brun qui fume à la fenêtre.

Le temps de la soirée, je serai donc Jane Birkin. A charge pour moi de retrouver mon Serge Gainsbourg parmi les soixante-dix mecs présents ce soir. Bon, Serge, évidemment, c’est loin d’être mon idéal physique, hein, entendons-nous bien. Mais à ce jeu-là, on joue sans trop se poser de question, on ne fait pas comme mes deux copines arrivées en même temps que moi : la première, affublée de « Bridget Jones » a limite eu les larmes aux yeux direct (« putain, ça se voit tant que ça ? »), la seconde a hérité de « Cécilia », et a du perdre quinze minutes de son temps à chercher à comprendre si elle devait retrouver son Nicolas (heu, ben, comment te dire…) ou son Richard Attias.

La fête est lancée, la musique couvre à peine les pia-pias à droite à gauche. Sur le mur qui longe la cuisine, les hôtesses ont installé le « love post-it wall » : chaque invité peut laisser sa déclaration d’amour ou d’humour à un(e) autre invité(e) sur un post-it coloré que tout le monde peut lire et s’empressera de transmettre à l’intéressé(e) si besoin. Pour le moment, seuls deux messages d’amour se battent en duel. Et à y regarder de plus près, l’un des deux est un dessin limite porno. Cupidon a encore du taff pour la soirée, on dirait.

Direction la cuisine pour me servir un verre. J’en profite pour commencer à faire un peu connaissance. ‘Tony Parker’ s’approche de moi, l’haleine déjà bien chargée, et entame la discussion sur le sujet du bracelet.
- C’est con ce truc. Tu parles pas avec un accent anglais, tu peux pas être Jane Birkin !
(Finaud, le mec, quand même, on notera)
- Ben oui, mais c’est pareil pour toi : tu fais des paniers à trois points ou tu te contentes de mater le sport du haut de ton canapé ?
(Allons-y gaiement. Celui-là, je ne l’épouserai pas, de toute façon)
- Ouais. Hé hé hé. Remarque, t’as de la chance, t’as quand même des plus gros nichons que Jane Birkin, hein, ah ah ah ah !
(Ok, donc lui, c’est réglé, il est con).

Je garde malgré tout mon calme et mon sourire de façade. On ne va pas se fâcher avec les gens à peine vingt minutes après être arrivés, quand même ? Non. Je continue donc à l’écouter poliment, du moins à faire semblant tout en cherchant une technique pour m’extirper de là plus vite que mon ombre. Mais rien ne vient. Ce n’est que quand ‘Tony’ se remet à loucher sur mes seins et à y joindre le geste pour faire semblant de « mesurer ma taille de soutif avec ses mains » que je me dégage d’un geste brusque, envoyant au passage valdinguer son rhum-coca sur sa belle chemise rayée, et que je me tire de là en lui disant qu’on va pas non plus causer nibards toute la soirée, merci et bonsoir.

Tou bi continioude

Posté par Katia_ à 10:20 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [56]