Gin Fizz

Bulles de vie...

01 avril 2008

Zouk machine

Vue_de_la_chambre"Au baaaal, au bal masqué, ohé ohééé… au bal, au bal, au bal, au bal masqué…". Ah ben y’a pas à dire, ça reste sacrément dans la tête, ces musiques-là.
Comme je suis une fille à l’humour débordant, j’ai failli vous poster un message avec « bons baisers de Fort-de-France » en fond sonore, mais vu que j’étais plutôt en Guadeloupe, donc vers Pointe-à Pitre, je me suis dit qu'il n'y avait plus aucun rapport, que ma super blague tombait à l'eau, et vous connaissant, vous auriez été capables de chipoter pour ce genre de menu détail. Si, si, j'en suis sûre.

Oui, me voilà donc revenue de mes vacances aux Antilles. C’était bien. C’était beau. C’était chaud. C’était fruit-passionné et poisson fraîchement pêché. C’était jus de goyavisé et punch-isé. C’était cocotiétisé et enzouké. C’était enplagé et coup-de-soleillé. C’était trop court.

(et oui, j’aime inventer des mots).

Comment ? "Des photos", dites-vous ? Heu, alors oui, mais en fait non. J’ai comme qui dirait perdu à jamais mon appareil photo dans les limbes de la mer des Caraïbes en le faisant tomber depuis le bateau. Il fallait le faire, je l’ai fait, sous vos applaudissements. Paix à son âme. On se contentera donc de la photo qui illustre ce post, prise de mon portable, et qui correspond à la vue que j’avais le matin en ouvrant les rideaux de la chambre. Pas dégueu, quand même, hein ?

Ah oui, vous avez noté, vous aussi : le ciel n’est pas bleu azur comme sur les cartes postales. C’est un peu tout mon drame, en fait. Il n’a pas fait si beau que ça. Enfin… « beau »… on se comprend. Disons que les quatre ou cinq cumulo-nimbus gris clairs voilant le soleil nous permettaient de vérifier que oui, là, effectivement, y’avait coup de soleil en vue. Finalement, c’était juste pour rendre service, les nuages.
Y’a quand même deux jours où j’ai du tirer une tronche de six pieds de long, rapport à une tempête bien installée sur l’île déversant des trombes d’eau par intermittence, et interdisant toute activité nautique, même la baignade. Sans déconner, quoi ? Tu crois que j’ai fait 8000 bornes juste pour compter les noix de coco sur les palmiers, toi ?

Alors bon, dans ces cas-là, on passe le temps comme on peut. On exhume les vieux jeux de société qui traînent derrière le bar de l’hôtel. Grâce au petit verre de rhum associé pour se remonter le moral, on enchaîne ‘Trivial-Pour-Cuite’, puis ‘Mono-vomi’. A 15h à peine, tout le monde pionce ivre mort en attendant la fin de l’averse. C’est le bonheur complet.

Sinon, on m’avait parlé des zouks endiablés, mais sérieusement, c’est un truc qu’il faut voir en live pour se rendre bien compte de la chose. Les antillais mettent tant de ferveur à danser collé-serré, et dégagent tellement de ‘bam-chica-ba-wouam’ à se vautrer l’un sur l’autre qu’on pourrait s’imaginer les voir copuler en direct sur la piste l’instant d’après. Mais en fait, non. Dès que la musique s’arrête, c’est « merci pour la danse Jeanine, on se voit demain au marché, embrasse ta mère pour moi, bonne soirée ». Hallucinant.

Douze jours, c’est vite passé.

Et me voilà de nouveau à Paris. Avec le décalage horaire. Et le changement à l’heure d’été. Et la pluie. Et le gris.

J’vais pleurer.

Ou non, tiens. J’vais aller m’acheter le best off de la Compagnie Créole, histoire de replonger dans l’ambiance des îles. Et c’est mes voisins qui vont pleurer.

Posté par Katia_ à 10:02 - Horizons lointains - Commentaires [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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