Gin Fizz

Bulles de vie...

Pêchés capiteux

30 juin 2008

Depuis deux ans et des brouettes qu’il existe, mon blog m’aura apporté tout un tas de prises de chou métaphysiques, mais aussi de bonnes surprises, comme la journée peu banale de lundi dernier, que j’ai envie de vous raconter aujourd’hui.
Avant toute chose, en ces temps de polémique, précisons que je ne suis pas rémunérée pour écrire ce post (shut up les mauvaises langues), mais que j’ai appris et découvert de belles choses que j’avais envie de vous faire partager à ma façon, avec mon point de vue et mes petites photos persos. Difficile d’éviter le genre « visite guidée » ou « première de la classe rendant sa copie » quand on cherche à retranscrire le plus fidèlement possible ce qu’on a vécu. Et si le ton de mon post est plutôt enthousiaste, ce n’est pas parce que je m’y sens obligée, pour les besoins d’une quelconque publicité déguisée, mais bel et bien parce que j’ai vraiment apprécié ce que j’ai vu, senti, touché et goûté ce jour-là.
Voilà qui est dit.


ShalimarIl y a quelques temps, je reçois un mail de Buzz Paradise (agence de communication) me proposant de participer avec quelques autres blogueurs à une journée découverte chez Guerlain, à l’occasion des 180 ans de la marque. Etonnée de faire partie des huit happy fews avec mon blog-ni-mode-ni-beauté, je mets de côté toutes mes interrogations sur la légitimité de ma présence quand je découvre le programme qui dare-dare me met l’eau à la bouche et fait palpiter mes narines :
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Accueil à l’hôtel Meurice par le DG de Guerlain et l’équipe parfums
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Introduction au monde des parfums
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Visite de la maison Guerlain située sur les Champs Elysées
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Cocktail au Musée Rodin
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Déjeuner presse et reveal du nouveau parfum pour hommes

Clairement, ce n’est pas le genre de journée qu’on a l’occasion de vivre tous les jours, et puis ça nous changera des soirées promos où on cherche à nous faire gagner le dernier portable Samsoul par tirage au sort. Banco pour moi, donc.

A la veille de l’événement, gros moment de panique au souvenir des mots « tenue correcte » et « déjeuner placé » sur le carton d’invitation. Acia, de l’agence Buzz Paradise, a d’ailleurs bien insisté pour qu’on n’arrive pas au rendez-vous habillés comme des sacs. Après un retournement intégral de penderie et une consultation frénétique de la météo, je dois me rendre à l’évidence, je n’ai rien à me mettre. Bon, si, ok…en cherchant bien, cette petite robe verte fera l’affaire. Ah non mais ho, pour une fois qu’on invite une non-modasse à un événement de prestige, faudrait pas non plus que je fasse honte et que j’aie l’air d’un pou sorti du lit, quand même.

Lundi matin, 9h30. J’ai rendez-vous avec Deedee devant l’hôtel Meurice pour « affronter » ensemble le début de cette journée. C’est vrai qu’on n’a pas des vies faciles tous les jours, je trouve. A la table du petit déjeuner nous attendent déjà l’équipe Parfums de chez Guerlain, ainsi que Caroline et Capucine, les deux autres blogueuses filles invitées. Donc si je compte bien, il ne manque que les blogueurs mecs. Ah d’accord, et après on dit que c’est toujours les femmes qu’on attend. Laissez-moi rire deux minutes, vous permettez.
Finalement, deux oranges pressées et une brioche fondante plus tard, les hommes nous on rejoints. Laurent Boillot, DG de Guerlain, également. Le choix du cadre somptueux du Meurice et de son service aux petits soins pour débuter la journée est déjà un petit clin d’œil : à l’origine, en 1828, la toute première boutique Guerlain avait été ouverte ici, dans cet hôtel, à l’emplacement même de la salle à manger actuelle, tandis que la savonnerie était édifiée plus loin à l’écart, à la campagne : place de l’Etoile, quoi !
180 ans plus tard, la boutique phare de Guerlain s’est installée sur l’avenue mythique parisienne, et la troupe se met en route pour aller la visiter sur les Champs Elysées.

Au 68 de l’avenue se dresse donc aujourd’hui la Maison Guerlain. Entièrement repensée par la designer Andrée Putman, elle est conçue pour être un véritable « havre de beauté dédié à  la femme » (allez hop, n’ayons pas peur des mots), et se visite autant comme un musée que comme une boutique. Au premier étage, l’orgue à parfum (oui, ça s’appelle comme ça) surmonté d’un lustre géant veille sur toutes les créations de la marque. Il n’y a qu’à la Maison Guerlain qu’on est sûr de pouvoir trouver, ou retrouver, un flacon des anciennes senteurs aujourd’hui disparues du commerce traditionnel.

Puisque quelques photos valent mieux qu’un long discours…

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Au second étage, le Spa, toujours redécoré par Andrée Putman mêle modernité, élégance et luxe discret. Les lampes de Giacometti et les tapisseries de Bérard viennent parfaire un lieu déjà somptueux grâce à l’architecture du bâtiment. Baudelaire devait avoir fait une visite du même genre avant d'écrire ses fameux vers "là, tout n'est qu'ordre et beauté. Luxe, calme et volupté".

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Au terme de cette visite, à nous les clés du salon VIP afin de participer à un atelier parfums. C’est traditionnellement dans ce salon cosy que sont reçus les clients qui souhaitent se faire créer un parfum unique et sur mesure. En même temps, je peux vous dire que ce genre de truc se mérite : mis à part que ça coûte une demi-blinde (au moins), il faut également « subir » un entretien personnalisé de plus de deux heures pour cerner votre personnalité. Enfin, si vous n’avez rien à faire de votre samedi, hein…

Commence alors un voyage olfactif parmi les nombreux succès de Guerlain, parsemé de petites anecdotes. Guerlain n’était pas un coquin : « Cologne 68 » comptait à la base 69 ingrédients, mais devant la connotation érotique des chiffres, il préfère retirer l’un d’eux, et finit par nommer sa senteur telle quelle.
« Jicky » fut baptisé de cette façon en souvenir d’une belle rencontre amoureuse en Angleterre. Créé au départ pour les femmes, il séduisit tout autant les hommes et fut considéré comme le premier parfum unisexe. Le Ck One du siècle dernier, quoi.
« Shalimar », en 1925, révolutionne le monde de la parfumerie et se positionne comme le premier oriental. Capiteux, riche, sensuel, il est aujourd’hui l’une des meilleures ventes en France et aux USA, sans doute grâce justement à son côté marqué et voluptueux. (Une chance sur dix que les effluves qui vous retournent l’estomac dès 8h du mat dans le métro appartiennent à une admiratrice de Shalimar. Dommage pour vous, elle n’a pas compris que c’est un parfum qu’on porte pour soi et pour son amoureux, mais pas pour abreuver l’entourage complet).
« Vétiver », en 1959, est créé par Jean-Paul Guerlain alors qu’il n’a même pas 17 ans, et montre déjà que c’est un mec futé qui ira loin.
« Habit Rouge », pourtant masculin par excellence, affirme une pointe de féminité grâce à une touche de vanille dans ses accords. Premier parfum métrosexuel ?
Entre deux senteurs, le « nettoyage » des narines grâce à des pots de grains de café est indispensable. Leur odeur forte absorbe les dernières traces subtiles des créations parfumées.

L’heure tourne (et la tête aussi, au milieu de toutes ces odeurs, il faut bien l’avouer…). Et bizarrement, respirer autant de senteurs creuse les appétits, si j’en crois les gargouillis sonores qui commencent à se faire entendre. Départ vers le Musée Rodin, où nous attend l’exposition éphémère créée pour les 180 ans de la marque, ainsi que le cocktail presse.

Suite et fin de la visite demain, avec l’exposition des 180 ans et le reveal du nouveau parfum masculin.

Posté par Katia_ à 09:47 - Pou-pou-pi-dou (Beauty Stuff) - Commentaires [21]

J.F. recherche bons plans soldes été 2008

25 juin 2008

soldes_1« Oh le joli top… Il est à moi ! »
« Non, il est pour moi, c’est moi qui l’ai vu la première ! »
« Lâche ça tout de suite, sale morue ! »
« Pfff, comme si tu rentrais dans une taille Small, en plus ! »
« Dégage, pétasse, ou je te griffe les bras ! »
« Tu peux crever… le top est à moi ! »

Comme ça pendant des heures…

Franchement, la foire d’empoigne entre harpies échevelées à la recherche du Graal fashionistique en boutique de prêt-à-porter à l’aurore du premier jour des soldes, très peu pour moi, merci bien.

Sans parler de la queue aux cabines d’essayage, des odeurs de poney dues à l’agitation fébrile, des montagnes de fringues piétinées par terre, des vendeuses aimables comme des tueurs à gage et épuisées dès 10h30, du temps d’attente aux caisses, et des erreurs d’achat inévitables liées au syndrome « j’ai pas fait tout ça pour rien, je repartirai pas les mains vides ».

Alors que, sans déconner, on n’est pas bien dans son petit salon, devant son ordinateur, à faire les soldes sur internet, sans bruit, sans cohue, sans Jeanine et Simone qui gueulent derrière nous ? Hein ?

Si.
On est d’accord.

Il y a quelques temps, je vous parlais d’un nouveau site de vente on-line rassemblant la crème des marques « in » du moment et proposant leur dernière collection. Place des tendances.com, que ça s’appelait, même. Remember ?
Bon, ben si vous voulez tester le truc, c’est le bon moment, puisqu’à l’occasion des soldes été 2008, Place des tendances propose toutes les collections bradées jusqu’à – 60 %. Pas dégueu, quand même ?

Et que je ne vous entende pas grogner que les ventes à distance, c’est bien, mais que c’est trop long quand on veut profiter de ses achats tout de suite. Parce que pour avoir déjà testé personnellement deux fois le site, je peux vous dire que les commandes passées le matin ont été livrées par coursier le jour même, directement au bureau. Mazette, ça c’est du speedy gonzales, en matière de livraison.
Bon, évidemment, ce truc est valable essentiellement pour les parisiennes, mais j’imagine que du coup, les délais de livraison plus classiques ne sont pas trop abusés (contrairement à certains sites que je ne mentionnerai pas mais que les habituées reconnaîtront sans mal…).

Petite sélection des choses pour lesquelles je pourrais bien craquer :
(A partir de maintenant, la lecture de ce billet est strictement interdite à mon banquier)

Une jolie robe évanescente, parfaite pour l’été, chez Circus & Co.



Le choix semble surprenant à première vue, mais j’aime aussi beaucoup cette robe un peu bab’ de chez Sandro que j’imagine très bien portée avec un petit t-shirt blanc ou super flashy dessous.

Le débardeur blousant à la taille, gros succès de l’année chez Petit Bateau et en rupture de stock un peu partout. Déjà adopté en noir et blanc, pour ma part…



Alors ? Qui c'est qui va être la plus belle pour aller danser tout l'été (sans pour autant se retrouver dépourvue quand la bise sera venue) ?

Article sponsorisé

La peste

23 juin 2008

pesteJe suis une teigne. De la pire espèce. De celle qui cache superbement bien son jeu.
Avec mes allures de gentille jeune fille bien sage et timide, certaines personnes me donneraient le Bon Dieu sans confession.
Je me marre.

Morceaux choisis :

A l’anniversaire d’une copine qui m’avait exaspérée par ses allusions sur la somme importante à dépenser dans un cadeau pour que « ça veuille dire quelque chose », j’ai volontairement enlevé le prix du cadeau offert et recollé dessus une étiquette bidon avec un prix fictif gonflé trois fois. Genre « ah tu voulais qu’on dépense de l’argent pour toi, hé ben voilà ! ». Manque de bol, au déballage des cadeaux, une des nanas invitées s’est ruée sur l’étiquette avant même que ma copine ne la voit, et l’a enlevée en me disant d’un air goguenard « oh la la, ça la fichait mal, quand même ». … Ouais. Tu l’as dit. Morue.

Dans une boutique de fringues, je regardais un pantalon avec interrogation. Je prends, je prends pas ? J’allais le reposer, quand une cliente vient se coller devant le même rayon, et sans même s’apercevoir que j’existe, farfouille devant moi en me collant de gros coups de coudes dans les côtes. Elle tombe en arrêt sur le même pantalon que celui que j’ai repéré, et cherche de plus belle pour trouver sa taille. Sans succès. Elle finit donc par brailler à l’autre bout de la boutique pour appeler la vendeuse : « ce pantalon rayé, je le veux en 38, il en reste ? ». Oui, il en reste. Un seul. Mais il est dans mes mains. Inutile de préciser que même si je ne l’ai pas acheté, je suis allé le planquer à l’auuuuuutre bout de la boutique, au rayon des jogging, derrière le plus reculé des portants, là où personne ne le trouvera sauf à la veille de l’inventaire pour les soldes. Fallait pas me chercher des noises, aussi.

Quand j’étais petite, comme beaucoup de gamins, j’aimais jouer avec les escargots dans le jardin. Sauf que pour moi, jouer, ça voulait dire prendre une petite branche et touiller à l’intérieur de la coquille jusqu’à ce que ça fasse du jus. Avec un bruit de "schlllllurrrrrrppppssss" en plus. Brigitte Bardot, si tu me lis, sache que j’ai grandi, depuis. Mais je ne mange toujours pas les escargots.

En cours de chimie, quand les expériences devenaient un peu casse-bonbon à réaliser, j’avais pris l’habitude, avec quelques copains, de me coller quelques gouttes de Baume du tigre sous les yeux pour me faire pleurer sans effort. Dans un grand jeu de comédie très travaillé, il suffisait ensuite de chouiner devant la prof en disant « Madame, je crois qu’on a mal fait le dosage des produits, ça pique vraiment les yeux là, est-ce qu’on peut sortir prendre l’air ? ». La prof affolée nous envoyait direct à l’infirmerie, et on pouvait glander le reste du cours au café du coin, les yeux rouges certes, mais sans crainte pour l’absence injustifiée. … Oui, bon, évidemment, j’ai eu 07/20 en physique-chimie toute l’année. Mais c’était une autre façon de faire des expériences.

Il y a quelques mois, dans le métro, alors que je bouquinais tranquillement, une horde de touristes s’engouffre soudain dans le wagon et monopolise tout l’espace vital. Ca gueule, ça rigole fort, ça s’interpelle d’un bout à l’autre du wagon, ça fout ses pieds sur les sièges (ben vas-y, fais comme chez ta mémé tant que t’y es), et manifestement, ça ne sait pas trop bien où ça doit descendre. Deux d’entre eux me demandent finalement leur chemin en me montrant un plan de métro. Bon. J’aurais pu leur indiquer la route opposée, mais franchement, vous me prenez pour qui ? C’était trop grillé d’avance. J’ai donc préféré les envoyer dans la bonne direction, mais en leur faisant faire un maxi détour et un énorme changement (à Châtelet-les-Halles, pour ceux qui connaissent). Avec toutes leurs valises et leurs sacs de voyage. Qui pesaient cinquante kilos. Et bon vent, surtout.


« Ouh la vilaine », êtes-vous en train de vous dire. Hé ho. Comme si j’étais la seule à jouer à la petite peste de temps à autre, hein. Allez, en toute sincérité, de vous à moi, c’était quand votre dernier petit craquage teigneux ? (Promis, ça restera entre nous).

Posté par Katia_ à 09:20 - C'est grave docteur ? - Commentaires [42]

Note en forme de rien du tout

17 juin 2008

Manque de temps, manque d’inspiration, manque de feeling bloguesque cette semaine. Ah bah oui, ça arrive, même aux meilleur(e)s (humour humour…). Mais juste histoire de ne pas laisser ce blog dans le vent trop longtemps, voilà un petit fourre-tout des pensées du jour.

footSoirée foot ce soir. Si. Parfaitement. Je ne m’y intéresse qu’une fois tous les deux ans, et c’est ce soir. En revanche, comme je suis supposée faire des pronostics et affronter une autre équipe de supporters, j’attends vos avis éclairés sur les questions hautement philosophiques suivantes : « les Pays-Bas vont-ils une fois de plus mettre une branlée à leurs adversaires ? » et « Qui de l’équipe française ou italienne va rentrer au pays en chouinant dès ce soir ? » La réponse « les deux mon capitaine ! » n’est pas envisageable à ma deuxième question. Non. Un peu d’optimiste, bordel !
EDIT du 18/06 : Heu, oui, bon, ben, voilà voilà, quoi... On peut changer de sujet ?

DSC01546Dans le ELLE de cette semaine, en page 20, il est question de Buzzomètre. Autrement dit, de ce qui est tendance à faire, dire, voir, manger, ou écouter. En troisième position, oh my god, je retrouve « mon » expression Drunch (contraction de diner et lunch) dont je vous parlais déjà ici. A mon avis, GinFizz est lu assidûment par toute la rédaction du magazine. Bon, les gars, arrêtez de vous planquez pour venir copier mes bonnes idées, hein. On peut partager, vous savez ?

Je suis entre deux bouquins en ce moment. D’une part, le premier tome de Millénium que j’ai un mal de chien à finir. Je m’y accroche coûte que coûte parce que bon, merde, autant de battage autour de ce truc, et j’y reste hermétique comme une huître pas fraîche ? Oui, clairement, j’ai du mal, et je ne crois pas signer pour la suite de la saga.
tribulations_d_une_caissi_reD’autre part, j’ai voulu tenter le Tribulations d’une caissière d’Anna Sam, adapté du so-famous blog www.caissierenofutur.over-blog.com, relatant le quotidien d’une caissière de grande surface. Je dois dire que je suis un peu déçue. Du style d’écriture, d’abord. Du manque de tentative d’analyse des comportements ensuite. Je n’attendais évidemment pas une thèse en socio sur les pourquoi et les comment de tous ces petits travers épinglés dans le bouquin, mais … en fait, si… un peu. Du moins, un peu plus que le simple catalogue de profils-types croisés au Carrefour du coin.

Voila.
C’est tout ?
Ouais. C’est tout.
C’est ce qui s’appelle de la note bâclée ou je ne m’y connais pas…

Posté par Katia_ à 12:00 - Melting-Po(s)t - Commentaires [33]

Intrus sur ordonnance

12 juin 2008

pharmacie_1Depuis que j’ai déménagé dans mon nouveau quartier, j’ai commencé à nouer quelques relations particulières avec certains commerçants. J’ai donc « ma » boulangerie, « mon » pressing », « mon » vidéo club, « ma » pharmacie… (je ne vous les fais pas tous, je pense que vous avez saisi l’idée générale).

Ma pharmacienne, en l’occurrence, est une brave fille sympa qui me file mes médocs sans me raconter sa life, sans chercher à me refourguer à tout prix le nouveau traitement super de chez machin-bidule, ou qui ne rechigne pas à renouveler une ordonnance même si la date est légèrement dépassée.

Et puis il y a trois semaines, drame intersidéral : elle a été remplacée. Exit la gentille petite blonde pas reloue.

Un matin, derrière le comptoir, planté devant un mur entier de Humex, Fervex, et autres noms barbares en-ex, j’ai trouvé à sa place un grand mec à fossettes à l’air avenant et plutôt beau gosse. Le genre de gars que même le port de la blouse blanche du pharmacien n’affecte pas trop en terme de sexytude. Ce qui est quand même déjà vachement balèze en soi, vous en conviendrez.

La première fois, légèrement déstabilisée devant cette situation inattendue, j’en ai même copieusement bafouillé pour demander mon Doliprane. Faut quand même le faire. Autant y’a des noms de médocs pour lesquels on doit s’y reprendre à douze fois pour les prononcer correctement, autant « do-li-prane », normalement, ça coule assez facilement, comme syllabes. Déjà, j’étais pas grillée…

Alors vous allez me dire « ben c’est quoi, ton problème ? C’est super ! ».

Non.
Pas du tout.
C’est carrément la merde, même.

Réfléchissez deux secondes. Comment voulez-vous que j’aille désormais voir ce mec pour lui raconter que j’ai (…imaginons…) des petits problèmes de constipation, de pieds qui puent, ou de démangeaisons mal placées ?

Non mais sans déconner quoi. Oui, ok, c’est son boulot, et il doit en voir défiler un sacré paquet dans la journée. Mais j’ai ma fierté aussi. Un peu.

Je peux quand même pas inventer que je pars voyager en Afrique à chaque fois que j’ai besoin d’acheter du Smecta ou de l’Immodium (ce qui n’arrive pas non plus tous les deux jours, hein, qu’on soit bien clairs !) ? Ni prétexter que « non mais c’est pas pour moi, le sirop pour la toux grasse hein, c’est pour rendre service à ma voisine ». A force, ça va faire louche.

Je vais donc être obligée de changer de crémerie pharmacie, tout ça pour fuir les yeux de braise d’un apprenti Docteur Shepperd. La loose. Alors que « ma » boulangère, elle, reste une cinquantenaire aux cheveux rares et au sourire improbable. Re-la loose.

A mon avis, quelqu’un, là-haut, m’en veut. Je ne vois que ça.

(Et je crois que je viens de perdre un bonus de 30 000 points de glamour avec ce post…)

Stop, in the name of mode

09 juin 2008

stop_2La semaine dernière, je fouillais dans l’armoire des filles pour en extirper les erreurs de style que la mode d’été risquait de nous faire commettre. Messieurs, soyez sans crainte, vous ne serez pas épargnés, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues si vous voulez qu’on continue à se parler, vous et moi. Nan parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais y’a des limites à tout, quand même.

chemise___fleurs_2La chemise à fleurs : A moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos (paix à son âme), la chemise à fleurs doit rester à l’endroit qui lui est le plus profitable, à savoir, le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique. Si l’erreur a déjà été commise, on n’enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu’à ce qu’on ait oublié qu’elle existait. Messieurs, je me dois d’être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2008, c’est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. Non mais c’est vrai, ça. Qu’est-ce qui te prend, doudou, dis-donc ?

birkenstockLes Birkenstocks : Non, c’est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il que je développe ? Bien. Sujet suivant.

chemise_manches_courtesLa chemisette à manches courtes : Dans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l’été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n’êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s’il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l’avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net. Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises. Qu'est-ce que j'entends ? « Vous avez trop chaud en chemise classique ? ». Ah mais alors là, j’en ai rien à secouer. D’une, à ce rythme-là, bientôt, vous allez demander à venir bosser en bermuda pour ne pas avoir trop chaud aux jambes. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C’est bien ce qui me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (Ca marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l’ordi alors qu’il fait 30 degrés dehors. J’adore la clim !), soit vous assumez le risque du look « enfant d’honneur au mariage de tata Gisèle ». Mais qu’on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.

banane_1La banane : oui, alors franchement, c’est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c’est pour nous ressortir ce truc immonde des années 80’s pour y ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gars, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là. Donc hop, on allège. Les papiers d’identité, une carte bleue et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu’elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd). Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 3G ‘blou-touss’, c’est pas la mer à boire. De toute façon, mes chéris, l’Iphone ou le BlackBerry dernier cri, c’est totally incompatible avec la banane. Y’a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire…

eddie_barclayLe total look blanc : Non mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival « soirées white à Saint-Trop’ », le total look blanc, c’est niet. N’est pas Henri Salvador qui veut. Maintenant, évidemment, si vous voulez ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la minette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.


Crédit photos : La Redoute, Getty images, RTL.fr

Pièges à fille, joujoux extra

04 juin 2008

pi_ge_2Claire Chazal s’est bien gardée de faire l’ouverture de son journal de 20h là-dessus, mais il faut quand même que je vous en touche un mot : avec le beau temps qui revient (si si il faut y croire), nos penderies d’été regorgent de maléfices en tout genre qu’on se doit à tout prix d’éviter pour garder un semblant de style.
Passage en revue des pièges à filles et autres joujoux extra qui font crac-boum-hue, mais plutôt dans le mauvais sens du terme. (Ou : Conseils de mode d’une pas modasse du tout).


bermudaLe bermuda : Au risque d’en choquer certaines et d’en décevoir d’autres, je suis au regret de vous le dire un peu frontalement : tout le monde ne peut pas se permettre le bermuda. Point. Voilà, vous pouvez pleurer. Non, mais sans déconner, on frôlait déjà les limites de la catastrophe chez plusieurs avec le short (là aussi, very risky, le short) mais celui-ci avait au moins l’avantage d’afficher clairement la couleur. « J’assume mes gambettes, je les montre de haut en bas, et si t’es pas content, c’est kif-kif bourricot ». Avec le bermuda, vous affichez plutôt la carte « j’ai envie de montrer mes jambes, mais en fait, je sais pas trop, attends, fais voir, jusqu’au genou peut-être, chuis pas sûre de mon coup quand même… ». Un peu de nerfs, mes jolies. On tranche, on choisit son camp : court ou long. Le middle, on laisse ça aux scouts, merci. Sans compter que deux fois sur trois, le bermuda a l’art de vous saucissonner la silhouette en deux de façon plutôt mochingue. Faites vos jeux, rien ne va plus.

compens_esLes compensées : Chaussures-reines de cet été, encore faudrait-il qu’elles n’aient pas été pensées connement, si vous me passez ce somptueux jeu de mot. A voir le nombre d’horreurs à plateforme qui arpente les rues depuis quelques temps, c’est à se demander si Loana n’est pas derrière tout ça, en loucedé. Le secret : choisir de la compensée ultra simple et classique. Terminées les fantaisies jaunes et oranges, finies les fanfreluches en pompons ou en fleurs brodées sur le dessus. Par pitié, si vous vous obstinez à penser compensées, allez au plus sobre. Nos yeux vous diront merci.

bustierLe bustier : Non mais qui m’a foutu une invention pareille, honnêtement ? Autant sortir en serviette de bain enroulée autour de la taille dans la rue, l’effet d’être quasi à poil sera le même. Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, ce truc ne tient pas en place un quart de seconde. Qu’on ait les seins format Smarties de Jane Birkin, et la chose n’a même pas de quoi s’accrocher. Qu’on ait du monde au balcon façon Samantha Fox, et l’effet « je laisse mes mamelles prendre l’air » n’est jamais très loin. Qu’on ait une poitrine de taille normale (mais là encore, qu’est-ce que la norme ?) et le truc a de fortes chances de vous finir en ceinture avant la fin de la journée. A moins que vous ne restiez les bras collés au corps en marchant, histoire de ne pas faire bouger l’ensemble ? Super. Quant aux bretelles de soutifs invisibles (soi-disant) qui assurent le maintien des roploplos même sous le bazar, zappez-moi ça tout de suite, vous serez gentilles. Si vous assumez le bustier, vous assumez aussi les risques. Mais ne venez pas chouiner quand votre collègue Robert de la compta vous dira d’un air malicieux qu’on en aperçoit un bout, justement, de vos roberts.

mulesLes mules : Si parfois dans la rue vous entendez derrière vous un bruit étrange ressemblant étrangement à un truc qui fait "tic splof tic splof tic splof", ne cherchez plus : vous êtes en présence d’une nana perchée sur des mules à talons. Le bruit du talon sur le trottoir, on connaît tous par cœur, on y trouve même parfois un semblant de féminité. Mais quand vient s’y ajouter à chaque pas le splof sonore du choc moite entre la semelle et le pied, la féminité, elle fout le camp vite fait, croyez-moi. Et puis vous avez déjà essayé de courir après le bus en mules, vous ? Sans jouer le remake de Cendrillon, je veux dire ? Bon. Au risque de paraître rabat-oije, les mules c’est très joli, mais uniquement pour passer de la maison à la plage ou de la plage à la piscine. D’un pas langoureux, lascif et ultra glamour. Sur le bitume des villes, là où le stress est roi, gardez vos Rangers, c’est plus sûr.

bagueLes bagues : Ce n’est un secret pour personne, l’été fait fondre les glaces et gonfler les doigts. On aurait préféré l’inverse, mais personne ne nous a demandé notre avis, donc on fera avec, et puis c’est tout. Pour éviter cependant d’avoir les mains qui ressemblent à une pub Knacki Herta passé 14h, on évite soigneusement d’enfiler bagues et alliance au petit matin. Oui, je sais, c’est joli à 8h, quand on sort de la douche, fraîche, parfumée, toute pimpante de maquillage. Mais qui c’est qui viendra chialer en triturant les petites saucisses boursouflées qui lui servent de doigts, quand il faudra enlever les dites bagues pour ses laver les mains avant de déjeuner, et « qu’en plus, avec la moiteur, j’y arrive pas, ça glisse ». Donc non. Pas de bague. Un point c’est tout.

Messieurs, ne ricanez pas bêtement dans votre coin. La semaine prochaine, c’est votre tour. Ah ça, va y avoir du tri dans les penderies, c’est moi qui vous le dis !

Crédit photos : La Redoute.