Gin Fizz

Bulles de vie...

Inside Out of Africa

30 mars 2009

Elephants_fin_de_journ_eDes années que j’en rêvais, de ce voyage. Des années que je fantasmais sur les paysages qui m’attendaient, les peuples qui m’accueilleraient et les images que je ramènerais de ce périple. Et puis finalement, c’est arrivé. Un peu sur un coup de tête, beaucoup parce que j’avais besoin de changement, d’exotisme et de vraie coupure avec mon petit monde, j’ai signé avec excitation le contrat de l’agence de voyage. Enfin, je partais au Kenya.

Bon. Ca, c’était pour l’introduction un peu mélancolico-suspensifiante du début de post. Pas mal, hein ? Je devrais écrire des romans, parfois, je me dis…

Le Kenya, donc. Je vais être très directe et franche : c’était à tomber par terre de bonheur, ce voyage. Voilà. Je crois qu’on peut difficilement faire plus clair en matière d’enthousiasme. J’ai trouvé là bas tout ce que j’ai imaginé pendant des lustres, depuis les étendues de savane parsemées de bestioles variées jusqu’à l’accueil chaleureux, souriant et curieux des habitants, dont le maître-mot à l’égard des touristes reste le fameux Hakuna matata (« pas de problème ») répété en boucle.

Impossible de décrire par le menu tout le déroulé de ce voyage, d’abord parce qu’il en faudrait des tartines (et je vous connais, passées 30 lignes, un billet de blog vous file la nausée d’office), et ensuite parce que mettre des mots là dessus impliquerait de trop décortiquer les choses, or j’ai envie de garder tout ça intègre et complet dans ma tête. Mais voyons quand même les grandes lignes (sinon on va encore dire que je vous ai fait poireauter pour que dalle).

Ah… avant que je n’oublie… pour les photos, vous serez gentils, mais on n’est pas chez National Geographic, ici, hein ? Ici, c’est du pris sur le vif, avec Jeep 4/4 qui fait vibrer l’appareil à chaque prise de vue, contre-jour écrasant et zoom inadapté, ok ? (en gros, c’est des photos de chiotte, je suis super déçue, ça ne rend rien comparé au vrai).

carte_r_serves

En route pour huit jours intenses de safari (mot qui signifie "voyage" en swahili), à quadriller le pays en long en large et en travers, avant de finir par quelques jours de plage tranquille au sud de Mombasa, sur les plages de l'Océan Indien, pour assurer en douceur la transition vers le dur retour à la réalité.

Sitôt débarqués de l’avion, départ pour la réserve d’Amboseli, au sud du pays. Un parc très aride (Amboseli signifie "poussière", et mes yeux s'en souviennent encore), dont un unique lac, asséché en cette saison, assure le principal point d’eau. Et pourtant, malgré la sécheresse, c’est le parc où la densité animale est la plus forte : partout autour de nous s’étendent des troupeaux de zèbres, de gnoux, de gazelles, d’impalas, d’éléphants et de buffles, broutant paisiblement en paix les uns avec les autres. Au fond de la réserve, dans le ciel, se dessine par temps dégagé le Mont du Kilimandjaro, dont on aperçoit les neiges éternelles plus si éternelles que ça. La carte postale en live. Joseph Kessel écrivait dans ‘Le Lion’ en parlant de ces paysages « il me semblait que j’avais retrouvé un paradis rêvé ou connu par moi en des âges dont j’avais perdu la mémoire ». Et c’est exactement ça : une impression de jardin d’Eden où viennent s’ébattre toutes les bêtes de la création… ('tain, on dirait du Baudelaire, non ?)

Amboseli_1

Amboseli_elephants
Ah ça... ça nous change du zoo de Vincennes, hein ?!!

zebre_Et_gnou

Le gnou, au second plan, est, selon la légende, le dernier animal de la création, et a été conçu avec toutes les pièces restantes des animaux déjà créés. Il en résulte un truc bizarre et pas très jojo, à mi chemin entre l'âne, le bison et le taureau. Un gnou, c'est pas chou du tout.

Carcasse

Ah... encore un qui n'a pas débarrassé la table...

Kili_et_elephants

Le fameux Kilimandjaro, et un petit troupeau d'éléphants, qui protège systématiquement les petits du groupe en les encadrant.

Au nord toute, ensuite, où nous rejoignons les flans du Mont Kenya pour dormir en haute altitude dans un tree-lodge, entièrement conçu en bois et parfaitement intégré à l’environnement, dont chaque chambre donne sur un point d’eau d’où l’on peut admirer les bêtes venant s’y abreuver. Il est possible de demander à se faire réveiller durant la nuit, si d’aventure des animaux « rares » à voir, comme le léopard ou le rhinocéros, viennent prendre un verre entre copains.

Point_d_eau_mont_kenya

Les buffles qui s'étaient planqués dans la clairière pour la nuit reviennent au petit matin autour du point d'eau. (... C'est pas terrible non plus, un buffle, à bien regarder ?)

Nous continuons vers les réserves situées au nord du pays : Samburu, Shaba et Buffalo Springs, aux terres arides et désherbées, où il nous faut pourtant chercher véritablement les animaux, à la différence du premier parc où ils étaient si nombreux. Puis redescente vers la capitale, en traversant les lacs de Naivasha et Nakuru, dont les deux millions de flamands roses habituels avaient déjà commencé leur migration en Tanzanie, plus au sud, pour y trouver de la fraîcheur.

girafe___Buffalo_S

La girafe réticulée (ah je suis in-co-llable, maintenant) peut se passer de boire pendant 7 jours, d'autant que c'est quasi le seul moment où elle est vraiment vulnérable, vu qu'elle doit se pencher et écarter les pattes au maximum pour ça. Pour autant, quand elle trouve un point d'eau, elle en profite à fond et peut avaler jusqu'à 60 litres en une seule fois. Comme ça, elle est peinarde. (Tss, et après, on s'étonne de la sécheresse dans le monde, tiens).

Buffalo_S_gazelles_girafes

Ca, c'est des petites gazelles girafes, au long cou et qui peuvent se tenir sur leurs pattes arrières. Sont mignonnettes, non ?

lionne_en_chasse

Une lionne en chasse à Shaba. Chez les lions, ce sont les femelles qui chassent, et les mâles se raboulent uniquement quand le festin est servi. Mmmm, ça me rappelle quelqu'un, ça, tient...

z_bres_grevy

Sont trop zolis, les zèbres de Grévy. Différents, veuillez noter s'il vous plait, des zébres de Burchell (plus haut), puisque leurs rayures sont beaucoup plus fines et régulières et qu'ils ont le bidou tout blanc. (Y'a interro à la fin, je vous préviens).

Buffalo_soleil_couchant

Ca, c'était juste pour dire que j'ai pigé à un moment comment utiliser la fonction "coucher de soleil" de mon appareil. Blonde, mais pas que.

Hippo_de_Naivasha

Rhinoceros_de_Nakuru

Hippo en sous-marin, prêt à faire renverser les barques dans lesquelles on voyage sur le lac (sont peureux, ces p'tits cons). En bas, rhino en famille. C'est moche, mais comme c'est une bestiole en voix d'extinction, on s'exclame tous bien fort Oohhhhhh ! (merci).

Enfin, clou du spectacle et du voyage : nous partons pour la réserve de Masaï Mara, à l’ouest, réserve la plus réputée du pays, pour la beauté de ses paysages variés et la richesse de sa faune.

Elephants_MM

Vous prendrez quelle taille ? S, M, L ou XL ? On a tout en rayon, profitez-en.

Lionne_apr_s_chasse_MMLions_MMGu_pard_MM

La lionne pionce. Les lions pioncent. Le guépard pionce. Non mais ho. Remboursez, là !

Elephant_coucher_de_soleilJour_de_pluie

Tentatives de photos artistiques (que j'en entende un seul ricanner, et ça va très mal se passer).


Je vous passe rapidement sur la visite du village Masaï, un peu trop formatée touriste à mon goût (mais autrement, jamais on n'aurait pu voir à quoi ressemblait des cases faites en bouse de vache, donc bon...), le passage de la ligne de l'Equateur et le fameux test du sens d'écoulement de l'eau (dingue comme les choses changent à deux mètres de distance, entre l'hémisphère nord et le sud), la visite de la ferme de Karen Blixen, qui a moultement inspiré le fameux Out of Africa, le traditionnel resto Carnivore à Nairobi où l'on s'empiffre de viande d'autruche, de crocodile et de buffle.

Et je vous laisse juste imaginer les quelques jours de farniente à Mombasa, face à l'Océan Indien, doigts de pieds en éventail, jus de fruits de la passion siropté à la paille, à me repasser en boucle dans la tête le film des huit jours merveilleux que je venais de vivre. Epuisant. Tout simplement é-pui-sant. ... Encore !

plage


Coup de vent

23 mars 2009

coup_de_ventC'est-à-dire que là, tout de suite, ça va pas être possible, voyez ? Je m’étais pourtant juré que j’allais sauter sur mon ordimini dès mon retour pour vous raconter en détail mes vacances fabuleuses en Afrique, et puis en fait, non. Trop tôt. Pas tout de suite. Pas encore. Laissez-moi juste le temps d’atterrir, de trier un peu les photos et de mettre des mots cohérents sur les quelques jours magiques que je viens de vivre. Et puis j’arrive, ok ?
(le suspense de malade que j’instaure, mine de rien…)

Accessoirement, aussi, soyez mignons, et laissez-moi le temps de :
* vider ma valise pleine de sable (blanc, le sable. Blanc)
* faire mes six machines de linge sale (on se cradifie vite, sous les latitudes équatoriales) (oula, un indice)
* lire les 458 posts qui clignotent dans mon Netvibes (vous chômez jamais ou quoi, vous ?)
* rattraper mon retard en Nouvelle Star (‘tain, j’ai loupé le début des épreuves du théâtre, quoi !)
* et en Lost-Gossip Girl-How I Met et compagnie (oui, j’ai une vie vraiment très intéressante, en fait)

Autant dire qu’on n’est pas rendu, je vous le dis tout net.

Ceci était un billet sponsorisé par l’ABF (Amicale des blogueuses feignasses), fournisseur officiel des posts « roue-de secours » pour meubler en attendant de trouver le temps d’écrire un truc construit.

Posté par Katia_ à 10:12 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [16]

Surprise (mal) party *

02 mars 2009

* Oui. Je ne me foule pas trop, sur les titres, dernièrement. J'ai trouvé un filon, je l'exploite jusqu'au bout. Hop.

surprise_2Je connais personnellement un paquet de gens qui disent adorer les surprises et qui prennent un air absolument horrifié quand j’ose leur avouer que moi, ouais, bof, pas trop. Comme si détester l’imprévu, au-delà d’une certaine limite, étant un signe incontestable de manque d’ouverture sur le monde et sur les autres.
Ben je suis navrée les gars, mais je campe fermement sur mes positions. Moi, j’aime pas :

*
Sursauter parce que mon interphone sonne alors que je n’attends personne. Neuf fois sur dix, vous pouvez être sûr que c’est signe d’emmerdes. (Et la dixième, c’était juste le facteur, et je m’enquiquinerai la vie à aller poireauter à la poste pour récupérer mon colis, mais tant pis).
Je ne suis décidément pas de celles chez qui on peut débouler à l’improviste "pour prendre un café parce que j’étais dans le coin". Moi, quand je reçois du monde, j’ai besoin de prévoir, de ranger un minimum, de planquer les sous-vêtements et les chaussettes qui traînent par terre, et de m’assurer que je suis à peu près regardable, au moins de loin (c'est-à-dire, que je n’ai pas sur la tronche un affreux masque à l’argile vert foncé, ou des bigoudis roses dans les cheveux) (c’est une image, tout le monde sait bien que les bigoudis n’existent plus depuis les années 80) (du moins, j'espère).

*
Recevoir un coup de fil « numéro masqué ». Depuis qu’on a inventé la présentation du numéro, certains ont un besoin étrange de préserver leur anonymat en appelant systématiquement en numéro non identifiable. Comprends pas. Mais je préviens devant témoins : tant qu’ils ne me donneront pas une raison valable, ces gens-là continueront à tomber systématiquement sur mon répondeur. Je sens bien qu’on n’a pas fini de s’amuser…

*
Aller dîner chez des gens qui ne connaissent pas bien mes goûts. Faut dire que je suis assez chiante, niveau habitudes alimentaires. Le fromage et moi, par exemple, on n’est pas vraiment potes. Mais allez comprendre pourquoi, sous couvert d’une pseudo réputation de Français fiers de leur patrimoine gastronomique, on nous en colle à tous les étages, depuis l’apéro jusque parfois au dessert (cheesecake) et tout ça sans me demander mon avis. Du coup, j’ai toujours l’angoisse de découvrir qu’au menu du soir se cache une tarte fine chèvre-tomate (aaaaah), une salade concombres fêta (burps) ou, horreur intégrale, … une tartiflette (yeaaaaarrrrk). (En revanche, bizarrement, la raclette, j’aime bien. Oui, je sais. « Chiante », cherchez pas plus loin). J'ai quand même trouvé la parade : quand j’ai zéro visibilité sur le repas à venir, je prévois une tenue avec des grandes poches. Ou je m’assure qu’il y a un chien dans la maison. Qui aime le fromage, lui.

*
Partir en week-end ou en vacances à l’improviste. "Chérie, fais ta valise, l’avion décolle dans 3 heures". Alors ça, j’y crois zéro. En théorie, oui, c’est super. Ca fait « rock’n roll, on vit à 100 à l’heure et on emmerde le monde ». En vrai, c’est bidon. Y’a que dans les films que les héroïnes peuvent se permettrent sur un coup de tête de passer un coup de fil à leur patron pour dire que "finalement, je ne serai pas là trois jours complets à partir de, ... ben de demain, tiens. Et pour la méga réunion sur le dossier RelouSaRace, vous vous débrouillerez sans moi, hein, allez salut".
Dans la vraie vie, y’a des enfants ou un chat à faire garder, on avait déjà fait les courses pour le dîner de ce soir, y’a maman qui vient passer dimanche à la maison, et puis je suis pas épilée, et puis mon maillot de bain est à la cave avec les affaires d’été, et puis en plus c’est le week-end où y’a les Césars ET les victoires de la Musique, et puis non vraiment, je suis bien claquée, là… Alors ta surprise, c’est super mignon, mais on peut la refaire dans un mois, et prévue, cette fois ?

Bon. Evidemment, certaines exceptions demeurent. Evidemment, un bouquet de fleurs sans raison évidente (comprendre, sans que ce soit mon anniversaire, la saint-valentin, ou un truc à se faire pardonner) fait toujours super plaisir. Evidemment, entendre "réserve ta soirée, je ne t’en dis pas plus" ou "tu fais quoi samedi ? ben maintenant tu vas au théâtre avec moi" sont des mots qui vont très bien ensemble, comme dans la chanson. Evidemment, garder un soupçon de secret, une pincée de mystère, une touche d’inattendu, rend la vie un poil plus pétillante. Mais ça, j’imagine que ce n’est plus une surprise pour personne.

Posté par Katia_ à 10:02 - C'est grave docteur ? - Commentaires [26]