Gin Fizz

Bulles de vie...

Beauty Queen (ou pas)

28 septembre 2009

make_up_3Franchement, on me donnerait le choix, pour rien au monde je ne voudrais changer de sexe et devenir un garçon. (Ou alors, juste le temps d’une journée, histoire de voir ce que ça fait de pouvoir faire pipi debout n’importe où). Mais il y a quand même des jours où je me dis que la vie avec des nénés, avec tout ce que ça implique en « fillitude », c’est pas de tout repos. Prenons le domaine de la beauté, par exemple. Plus bourré d’incohérences, y’a pas. J’ai des preuves, monsieur le juge.

Déjà, pour sentir bon des aisselles, on se coltine l’opération déo. Je ne transige pas là-dessus, c’est même un minimum syndical (et pas que pour les greluches, merci). M’enfin dans ce cas, j’aimerais qu’on m’explique : qui m’a foutu des déos en bille et en spray qui mettent plus de temps à sécher sur la peau qu’un épisode de Navarro ? J’ai quand même autre chose à faire le matin que de me promener en soutif avec les bras qui s’agitent façon danse des canards pour accélérer le séchage, non ? C’est mal vu, cette histoire, ne dites pas le contraire.

Ensuite, tous les magazines nous rabâchent à longueur de pages qu’il est impératif de s’hydrater les gambettes après la douche. Ah oui ok, moi je veux bien, mais dans ce cas, c’est niet pour le collant ou le legging ensuite, vu que ça bouchonne dès la cheville poisseuse de crème. A moins que j’aie un petit créneau de deux bonnes heures devant moi, auquel cas, bon, peut-être que… (et si vous pensez réellement que je vais me lever deux heures plus tôt juste pour ça, soyons clairs, vous ne m’avez pas encore bien cernée).

Prenons ensuite le cas du vernis. Que ça mette un temps de dingue à sécher, soit. Et c’est pas faute d’agiter mes dix doigts en l’air en soufflant dessus comme si j’allais accoucher ! J’ai beau attendre les trente minutes réglementaires sans rien toucher (« ah non, chéri, je ne peux pas débarrasser la table, tu vois bien ! Ca sèche ! »), il y a toujours un moment où un poil tout blanc de mon pull angora ou de mon débile de chat (celui-là, je me demande comment il fait pour avoir encore des poils sur le dos, avec tous ceux qu’il sème dans l’appart) trouve le moyen de venir se coller sur ma laque rouge fraîchement posée. Et les ongles poilus, niveau glamour, c’est plus que moyen, on est d’accord ? On est d’accord.

Question fond de teint, j’ai toujours été une grosse nullosse, rapport à la tronche de cupcake que je me traîne chaque fois que j’essaye d’en appliquer : une couleur de peau trop bizarre pour être honnête, et des zones plus chargées que d’autres. Et puis franchement, ras-le-bol de retrouver mon pull blanc (oui, toujours le fameux angora qui sème ses poils sur mon vernis) ou ma chemise de working girl fraîchement bardés de traces sombres. L’imprimé animalier est à la mode, certes, mais j’ai comme un gros doute sur cette version zébrée de la chose.

Et ne parlons pas de la session épilation, qui pour peu qu’elle soit réalisée à un mauvais timing, laisse des milliers de points rouges sur les jambes et les transforme en un tableau impressionniste mochingue, et peu compatible avec les bottes motardes ou la jupe romantico-folk. Ou qui laisse la peau des aisselles à vif, avec impossibilité de faire le moindre geste dans son top à manches courtes, sous peine de hurler de douleur à cause du frottement.

Non, vraiment, la vie d’une beauty queen n’est pas un long fleuve tranquille. Ou alors, c’est qu’on ne m’a pas donné le mode d’emploi correct. Je vais me plaindre de ce pas. Reste à savoir auprès de qui.

Posté par Katia_ à 09:15 - Pou-pou-pi-dou (Beauty Stuff) - Commentaires [14]

Compliment du matin, chagrin

23 septembre 2009

gremlinsDe manière générale, on ne peut pas dire que je sois vraiment "du matin". Mais alors là, cerise sur le pompon, y’en a un qui a trouvé comment me mettre de bon poil.
Ce matin, je croise l’Homme Chéribibi* dans la cuisine, et il me balance de son air de ravi de la crèche : "J’aime bien ta tête aujourd’hui, on dirait un petit Gremlins, t’es trop choute !".



A mon avis, y’a des coups de boule qui se perdent.

* Môssieur réclame son "titre" habituel...


Posté par Katia_ à 10:04 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [18]

La mauvaise (ré)éducation

07 septembre 2009

film"Tiens, la revoilà qui pointe son nez", vous dites-vous, fort à propos. C’est que ça fait un bail, hein ? Je sais bien. Mais étrangement, en cette fin d’été, le clavier me démange à nouveau. Du coup, je me suis dit que j’allais passer donner quelques nouvelles, et prendre un peu la température dans le coin…

Où est-ce qu’on en était resté, nous autres ? Ah oui, je devais m’envoler pour Hong Kong et Bali après ma rééducation kiné, et vous faire un beau reportage photo. Bon, alors, comment dire ? Je pense qu’il va falloir vous adresser à quelqu’un d’autre, puisqu’en définitive, je n’ai pas pu partir. Cette garce de fracture du genou a fait des siennes, et m’a collé des emmerdes tout l’été durant. Remarquez, je parle au passé, mais je ferais mieux de ne pas. Vu que je n’en suis toujours pas sortie, de cette affaire.

Pour la faire courte (on n’est pas dans Gray’s Anatomy non plus), la rééducation classique n’a rien donné de bien sur mon genou tout raide et coincé (rapport à l’immobilisation très longue sous plâtre), et je suis donc gentiment (façon de parler) retournée à l’hosto mi-août pour une nouvelle intervention sympatop qui consiste à faire plier le genou de force sous anesthésie générale, et à éventuellement sectionner tout ce qui gêne. Je n’entre pas dans les détails, je ne voudrais pas vous faire vomir tout de suite. Mais j’ai plus que moyennement apprécié l’arrêt des anti-douleurs, si vous voulez savoir.

Après trois jours complets à déguster bien comme il faut à l’hosto, on a jugé que j’avais bien le droit à une petite récré. Et du coup, on m’a collée direct en centre de rééducation intensive, en banlieue parisienne, au milieu de pleins d’autres amis en fauteuil roulant et en béquilles. Moyenne d’âge : 82 ans. Et je fais déjà sérieusement baisser les stats.

Alors oui, j’ai l’air de me plaindre, là, comme ça, dit de loin. Mais c’était quand même très sympa, ces discussions au sujet des prothèses de hanche et des déambulateurs. Et ces petits déj’ servis à 7h30 du matin, dimanche compris. Et ces infirmiers qui hurlent en permanence, habitués qu’ils sont à avoir affaire à des durs de la feuille. Non, vraiment, un été to-pi-ssime. Dire que j’ai failli aller me perdre à Bali au lieu de savourer le soleil du 9.3. Ca aurait vraiment été du gâchis.

En tout cas, si y’a bien une chose de vérifiée, c’est que les personnes âgées ne sont pas nécessairement les plus polies. Loin de la, même, je dirais. Et vas-y que je te bouscule pour entrer plus vite à la cantine (des fois qu’il n’y aurait pas de gratin de salsifis pour tout le monde). Et vlan que je te roule sur le pied avec mon fauteuil, même quand le couloir fait quatre mètres de large. Et paf que je ne réponds pas à ton bonjour souriant, parce que faudrait voir à pas déconner, on n’est pas là pour se faire des potes. Ah non mais je vous jure, pire que des CE2, ceux-là.

Autant vous dire que je me suis barrée vite fait. C’est pas que je n’aime pas causer mots croisés et tricot durant tout le repas, mais je suis une sauvageonne, moi. Je ne cohabite pas de trop près. Et à part ma colloc’ amerloque quand j’habitais à NY, j’ai jamais partagé mon café au lait avec d’autres que mon chéri. C’est bien qu’il y a une raison, bon sang.

Me voilà donc rentrée dans mon home sweet home, qui prend des allures de palace quatre étoiles après les diverses chambres d’hosto austères au possible. N’allez pas imaginer pour autant que je suis tirée d’affaire, ce serait beaucoup trop simple. Non, désormais, je me coltine la virée dans le 9.3 quatre fois par semaine, pour faire ma rééducation en hôpital de jour. Trop super. L.O.L, même.

En attendant, le point positif (en cherchant bien), c’est que mon compte en banque est remis à flot, vu que je n’ai pas foutu les pieds dans une boutique depuis des lustres. Evidemment, il y a Internet et la vente par correspondance, qui a quand même trouvé le moyen de me coller un maillot de bain dans les pattes pendant les soldes (très utile pour l’été en banlieue, d’ailleurs, notez). Mais à part ça, nada. Raisonnable, comme fille, non ? (Oui bah attendez que je remarche correctement, moi…).

Question blog, j’ai eu raison de laisser la porte entrouverte. Mais je l’envisage aujourd’hui de façon plus sereine, sans contrainte de posts bi-hebdomadaires, ni de thèmes à/ne pas aborder. A la cool, quoi. Et même que peut-être, un jour, je ferai des billets moins longs qu’une introduction de Proust. Mais là, je ne promets rien…

Posté par Katia_ à 09:00 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [47]