Gin Fizz

Bulles de vie...

Thousand miles away (Road Trip #1)

29 août 2011

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Ayé. Terminé, le beau voyage. Déjà de retour à Paris, la tête pleine de nouveaux souvenirs, avec près de 3 000 photos à trier, archiver, classer et imprimer. Une broutille, quoi.
Vingt jours de road-trip, et environ 5 000 kilomètres au compteur de la voiture, nous auront fait évidemment traverser des paysages tous plus grandioses et variés les uns que les autres :

* les champs de Californie s'étendant à perte de vue, ponctués d'éoliennes tournant à pleine vitesse
* les déserts d'Arizona, immenses étendues de cailloux secs et inhospitaliers
* les hauts plateaux du Colorado, accueillant dans ses failles LE fameux et incontournable Grand Canyon (situé en Arizona, pourtant)
* les plaines d'Utah, bordées de ranchs et d'élevages de chevaux et de bisons
* les forêts de pins et de séquoias géants caractéristiques de la Basse Sierra Nevada

Et bien sûr, toutes les beautés grandioses que le grand ouest américain réserve : Monument Valley, Yosemite Park, Bryce Canyon, Zion Park, Antelope Canyon, le Lake Powell, Death Valley...
Ajoutez à cela les traversées de petites villes typiques de l'amérique profonde, des stations balnéaires chics de la côte pacifique, l'oasis créée de toute pièce en plein désert qu'est Las Vegas, et les deux stars incontournables de Californie : Los Angeles et San Francisco.
Au final, un voyage fabuleux dans le Grand Ouest, à la fois sauvage et hostile, mais aussi scintillant des paillettes du star system et de l'argent qui coule à flots. Un parfait et savant mélange de nature à perte de vue, et d'urbanisme en tout genre.

Je n'aurai évidemment pas assez d'un post ici pour vous faire partager l'ensemble de mes découvertes et coups de coeur, et compte bien y consacrer quelques billets dans les jours et semaines à venir (sans forcément ne parler que de ça, au risque de vous gaver un peu vite). Laissez-moi simplement le temps de reprendre mes marques, et surtout de trier ces fameuses centaines de photos afin d'en faire un chouette résumé.

Je vous laisse avec quelques clichés, sorte de petit patchwork d'instantanés pris à l'Iphone, pour vous donner un avant-goût. Pour répondre à vos questions du précédent billet au sujet du fameux road-book ("mon précieux..."), je n'ai utilisé aucune technique précise ou logiciel adapté. Il résulte seulement de la compilation de toutes les données rassemblées (itinéraires, mails de réservation des hotels, copié-collé de textes de présentation des principaux points de visites, cartes des parcs et plans des villes traversées...), que j'ai patiemment imprimées et fait relier chez un Copy-Top, après y avoir rajouté, pour le fun, une jolie couverture visuelle. Rien de plus ! Mais je dois dire qu'il a été notre allié le plus important, avec nos deux guides du Routard.


Santa Monica Beach Bodie, Ghost Town, California

Sur les routes Hotel du vieux Las Vegas

Diner, Kanab, Utah Diner 2, Kanab, Utah Breakfast time

_Le dromadaire_, Monument Valley Bisons, en Utah

Ombre sur les roches de HorseshoeBend Yosemite

 


La conquête de l'Ouest

06 août 2011

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Cette fois, je crois bien qu'on y est. A l'heure où vous lirez ces lignes, je foulerai déjà le sol américain d'un pas guilleret (enfin, j'imagine). Après des semaines de préparation acharnée et appliquée, nous y voilà...
En parcourant les forums pour préparer ce voyage, j'ai constaté que certaines personnes mettent parfois plus d'un an de recherches avant de s'engager dans un tel périple. Honnêtement, pour l'avoir vécu en accéléré, je comprends mieux pourquoi.

* Constituer un itinéraire général en fonction des milliers de choses à voir et du temps dont on dispose : check.
* Arrêter les villes étapes selon les envies de passer plus ou moins de temps dans telle ou telle région : check.
* Eplucher les guides du Routard et les sites d'hotels en ligne pour dégoter les chambres adéquates : check.
* Programmer les visites à réserver à l'avance pour cause de période de grande affluence : plus ou moins check.
* Estimer le temps nécessaire à chaque étape, chaque site, chaque lieu culte : check.
* Laisser aussi sa chance au hasard et aux imprévus : check.

17h de vol (avec escale), 21 jours de voyage, 4 états traversés (Californie, Arizona, Utah, Nevada), et sans doute, au bout du compte, près de 4 000 kilomètres parcourus en voiture.

Pour le fun et surtout pour éviter de trop gamberger sur place, j'ai constitué notre précieux road-book, qui regroupe en un seul recueil épais comme un annuaire les bases de notre voyage : itinéraire Michelin dans les grandes lignes, référence de réservation des chambres, plans des parcs et sites visités, exemples de randonnées...
J'y ai passé beaucoup de temps et de plaisir. Chéribibi en a d'ailleurs conclu que "c'était top, mais que j'étais une psychopathe". (Y'en a un qui rigolera moins quand il verra que tous les hotels sur place sont complets).

L'étape valise a été rock'n roll également : comment cumuler en 20 kilos des vêtements de plage pour arpenter Venice Beach, Malibu et Beverly Hills, des vêtements légers et tout terrain pour crapahuter dans les canyons et les grands parcs, des vêtements plus chauds pour le climat tempéré de San Francisco, et des vêtements de pluie pour le cas où la météo nous jouerait des tours (les guides nous mettent en garde sur les nombreux orages d'été) ? Alors ? Comment ? En se prenant la tête puissance 12. Et ne parlons pas des chaussures (baskets, sandales, tongues ?).

Au final, j'embarque avec moi mon joli sac-cabas Missiessy (une bien jolie marque dont je vous reparlerai à la rentrée) qui a été conçu spécialement pour moi, ma vielle besace liberty qui ne craint rien, des tonnes de t-shirts (dont le "cadeau" du Biba du mois, une robe vraiment très courte que j'ai coupée pour en faire un débardeur sympa), et mon chapeau de cow-girl/ranger qui m'avait déjà bien sauvé la mise au Kenya.

Mystères de l'ouest, à nous deux, j'arrive !

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Stop in the name of mode (réédition imposée)

03 août 2011

StopBien. J'ai longtemps mordu ma langue avant de (re)publier l'article ci-dessous, mais apparemment, l'heure est grave. Compte tenu des quelques derniers jours de beau temps estival et de mon observation accrue de la population masculine, force est de constater que les leçons dispensées ici dans le passé n'ont pas été bien retenues par tous.
Je recommence, donc, pour les gens du fond qui n'écoutaient pas. Mais c'est la dernière fois que je vous mets en garde, qu'on soit bien clair là dessus.

Messieurs, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés vestimentaires que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues, si vous voulez qu'on continue à se parler vous et moi. Non parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais il y a des limites à tout, quand même.


La chemise à fleurs :
Chemise MagnumA moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos, la chemise à fleurs doit rester à l'endroit qui lui est le plus profitable, à savoir le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique.
Si l'erreur a déjà été commise (et la chemise achetée), on n'enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu'à ce qu'on ait oublié qu'elle existait.
Messieurs, je me dois d'être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2011, c'est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. C'est vrai ça, qu'est-ce qui te prend, doudou, dis donc ?


BirkLes Birkenstocks :
Non. C'est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il encore que je développe ? Bien. Sujet suivant.


La chemisette à manches courtes :
ChemisetteDans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l'été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n'êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s'il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l'avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net.
Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises.
Quoi, qu'est-ce que j'entends ? Vous avez trop chaud en chemise classique ? Ah mais alors là, j'en ai rien à secouer. D'une, à ce rythme-là, vous allez bientôt demander à venir bosser en bermuda. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C'est bien ce qu'il me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (ça marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l'ordi alors qu'il fait 30 degrés dehors), soit vous assumez le risque du look 'enfant d'honneur au mariage de tata Gisèle'. Mais qu'on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.


La banane :
bananeOui, alors franchement, c'est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c'est pour nous ressortir ce vieux truc immonde des années 80's pour y  ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci, mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gras, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là.
Donc hop, on allège. Les papiers d'identité, une carte bleue, et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu'elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd).
Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 'blou-touss', c'est pas la mer à boire. De toute façon mes chéris, l'Iphone et le Blackberry dernier cri, c'est totally incompatible avec la banane. Il y a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire...


Le total look blanc :
WhiteNon mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival "soirées white à Saint Trop'", le total look blanc, c'est niet. N'est pas Henri Salvador qui veut.
Maintenant, évidemment, si vous voulez vraiment ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la midinette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.