Gin Fizz

Bulles de vie...

Living Las Vegas (Road Trip #5)

22 septembre 2011

Las Vegas Nevada USA

Oui, oui, je sais. Jusqu'à maintenant, les photos du super voyage Road Trip Américain, c'est bien mignon, mais y'a quand même vachement de cailloux dedans, hein ! Ohhh, je vous entends d'ici, ne niez pas. Mais t'inquiète public. Ce qu'il y a de bien avec ce genre de périple, c'est qu'on traverse aussi de la civilisation, du béton et des buildings. Et après les canyons et les parcs de l'Utah, nous faisons donc escale dans la ville du pêché et de tous les vices, j'ai nommé Las Vegas.

Las Vegas, véritable oasis artificielle sortie du désert du Nevada, poussée au milieu de nulle part grâce aux ambitions d'un promotteur immobilier bien décidé à faire fortune. Las Vegas, ville de lumière et de démesure. Las Vegas, où tu pourrais sortir dans la rue déguisée en flamant rose que personne n'y verrait rien à redire, tellement toutes les excentricités et les loufoqueries sont légion. (ça fait drôlement longtemps que je n'ai pas utilisé le mot loufoquerie, tiens).

Nous posons nos valises au Mirage, profitant du fait que les grands hotels de luxe restent très abordables en pleine semaine, et partons découvrir le faste et les plus grands délires des hotels du Strip :
Le Louxor a reproduit en taille réelle le Sphinx et la pyramide de Gizeh, du sommet de laquelle part un faisseau lumineux si puissant qu'il est visible depuis l'atterissage à l'aéroport de Los Angeles, à plus de 900 bornes de là.
Le New-York New-York recompose la skyline de Manhattan, la Statue de la Liberté et le Pont de Brooklyn, agrémenté d'un roller-coaster géant (sorte de grand huit) et le Paris-Las Vegas offre une reconstitution de notreTour Eiffel, de l'arc de Triomphe, d'immeubles pseudo-haussmaniens et de la façade de l'Hotel de Ville. Le Venetian propose une version miniature de Venise, avec ses canaux, son pont du Rialto, sa Place Saint Marc, et un superbe plafond à effet "ciel nuageux" très trompeur. Quant au Wynn, hotel le plus luxueux du Strip à l'heure actuelle, il accueille carrément un parcours de golf 18 trous. (Tranquillou bilou. J'veux dire, pourquoi se priver, hein).

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

De jour, certains décors ressemblent à des maquettes géantes en carton pâte très kitsch. De nuit, les milliers de lumière et de néons prennent le pouvoir, et Las Vegas scintille de partout. Il fait une température écrasante (près de 40°), puisque nous sommes en plein désert malgré les apparences. Heureusement (ou pas), la clim poussée à fond les ballons dans chaque lieu fermé nous permet de garder forme humaine. Nous voyageons sur tous les continents le temps d'une promenade le long du boulevard le plus célèbre de la ville, poussant parfois la tête dans les halls des hotels, eux aussi décorés selon la thématique choisie.

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA      Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA

Le spectacle des fontaines du Bellagio m'emballe plus que de raison (en gros, j'ai eu à nouveau cinq ans le temps d'une chanson et d'un show aquatique beaucoup moins cheap que je ne l'aurais cru). (Okkkkayyyy, j'aurais même pu passer la soirée entière devant, j'avoue ! C'était beeaaauuu !)

Las Vegas Nevada USA Bellagio

Les casinos, eux, se ressemblent tous. Des centaines de machines à sous organisées en rangées disciplinées, quelques dizaines de tables de poker, black jack et autre roulette. Et plus loin, à l'écart, les salles réservées aux grands joueurs, ou du moins à ceux qui ont de l'argent à perdre et gros à miser. Aucune lumière naturelle, aucune horloge, des boissons servies gratuitement à volonté par des hotesses "sexy" (mais "sexy" à la mode Las Vegas)... tout est réuni pour perdre la notion du temps et le sens de la raison. Chéribibi tentera d'ailleurs sa chance au poker et plus-que-doublera sa mise de départ, avant de s'arrêter juste à temps, et de rejoindre les bras de Morphée (et les miens aussi) après une journée chargée en découvertes.

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

Le lendemain, la route nous appelle, nous avons encore pas mal de bornes à faire. Mais nous faisons un rapide détour par le vieux Las Vegas, et sa rue principale Fremont Street. Hélas, sans les strass et les néons, sous la lumière crue du petit jour, elle perd beaucoup de son charme désuet.
Passage rapide également devant la Cleveland Clinic, un spectaculaire bâtiment pensé par l'architecte Frank Gehry, dont la structure en acier biscornue est sensée représenter la complexité du cerveau humain.

Las Vegas Nevada USA

Las Vegas Nevada USA     Las Vegas Nevada USA

 


Tout ce qui brille

19 septembre 2011

Shourouk Zara Paillettes

Petit quizz mode du lundi matin : Tout ce qui brille n'est pas d'or, mais file direct dans ma penderie. Pour quelle(s) mystérieuse(s) raison(s) ? Vous avez deux heures, je ramasse les copies à moins le quart.

Perso, j'ai bien ma mes petites idées sur la chose :


1. Parce que j'ai gardé une âme de gamine ?
2. Parce que j'ai le radar modesque irrémédiablement bloqué sur l'option "bling-bling" ?
3. Parce que l'effet disco-fever-power donne du pep's à n'importe quelle tenue ?
4. Parce que j'ai toujours aimé ça, et que j'ose enfin (me) l'avouer ?
5. Parce que le film Tout ce qui brille a cartonné au ciné ?
6. Parce que les paillettes, les sequins et le lurex, c'est quand même drôlement plus funky que le 100% coton trop sage ?
7. Parce que c'est pas tous les jours qu'on peut porter les chaussures de Cendrillon ?
8. Parce que j'aime faire des étincelles ?
9. Parce que ça met une petite touche de gaieté dans un contexte économique et social bien morose ?
10. Parce que. Tout simplement. Et j'ai pas spécialement envie de me justifier, en fait.

En tout cas, les faits sont là. Regardez plutôt le travail de serial shoppeuse ! Ah ça, on est d'accord, je pourrais faire atterrir un Boeing en pleine jungle, à force de briller comme un phare. Et en plus, je n'ai rien à dire pour ma défense, votre Honneur. J'assume tout !


Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

 
Bon, évidemment, je ne porte pas tout en même temps, sauf cas exceptionnel de soirée disco ou d'envie subite de ressembler à une boule à facettes sur pattes (mais je sais me contenir).
Evidemment aussi, je joue la couleur sobre avec. Noir, gris, beige, taupe. On n'est pas au carnaval de Rio, non plus, voyez ?

Casting brillant :
* Escarpins à paillettes Zara, kitten heel, parfaits pour une touche de shebaaam au bout d'un duo jean brut/t-shirt blanc.
* Etoles en lurex Zara et ...? (j'ai oublié)
* Pull imitation sweat en lurex argenté, Gap (au bureau, on l'appelle ma "côte de maille". Pfff, si ça vous fait rire, les gars, faites-donc !)
* Pull beige à sequins, Des Petits Hauts
* Collier oiseau Shourouk, depuis un bail dans ma penderie, mais il se devait d'avoir une place ici !
* Blazer manches 3/4 sequins argentés anthracite Zara
, pour changer de la PPVN (parfaite petite veste noire)

PS : ouep, la paillette en photo, c'est pas fastoche-fastoche, quand même...

Les mystères de l'ouest (#4 : Antelope et Bryce Canyon)

12 septembre 2011

Antelope Canyon Arizona USA

Après avoir absorbé notre quota d'images de western et du farwest, nous reprenons la route vers l'est pour la ville de Page, autour de laquelle il y a moult à visiter :

HorseShoe Bend est un point de vue spectaculaire sur les méandres de la Colorado River, qui forme à cet endroit comme un fer à cheval. Nous nous y rendons au soleil couchant, et si le fleuve lui-même est en grande partie plongé dans l'ombre à cette heure, en haut de la falaise où nous nous trouvons, les couleurs des rocs explosent littéralement. Le ciel est bleu pur, les roches ocres et safranées, l
'eau en contrebas apparait vert émeraude, les constrastes sont saisissants de beauté.

Horse Shoe Bend

Horse Shoe Bend     Horse Shoe Bend

Horse Shoe Bend


Le lendemain, nous partons pour Antelope Canyon. Ce sera, je pense, la visite qui m'aura le plus marquée et touchée durant notre voyage. Sans doute est-ce dû à l'effet de surprise préservé, car avant de préparer notre périple, je n'avais pas spécialement entendu parler de ce lieu mythique, à l'inverse des autres monuments déjà racontés ici. Et pourtant... quelle merveille !!!
C'est ce qu'on appelle un slot canyon, dans lequel on entre par une faille creusée dans le sol (slot = fente). On pourrait presque passer à côté de cette "entrée" tellement elle est discrète et insoupçonnable, et il faut se contortionner un peu pour y pénétrer.

A l'intérieur, le spectacle est presque irréel : le canyon très étroit se dresse autour de nous, on ne voit presque pas le ciel. Les paroies sont parfaitement lisses, polies, comme passées sous une meule. Et pourtant, le relief est bien présent. Le sentier au sol ne mesure parfois pas plus de vingt centimètres, nous devons nous pencher, nous courber, faire des accrobaties pour parvenir à avancer plus loin. Certains endroits difficiles d'accès ont même été amenagés avec des escaliers étroits en feraille. Ce genre de canyon est façonné en grandes parties par les flash floods, des orages ultra violents et très dangereux, qui déversent en quelques minutes des torrents d'eau et de boue en entrainant la terre.

Malgré la quasi absence de lumière directe, les couleurs sont absolument magnifiques : un dégradé de oranges, jaunes, ocres, roses, mauves... toute la palette d'un artiste est présente. Il règne ici un calme religieux malgré le flot de touristes, car tous sont, comme nous, médusés par cet endroit absolument magique. (J'ai l'air un peu gnian-gnian, comme ça, je me doute bien, mais ce lieu est vraiment l'une des plus belles choses que j'ai visitées ces dernières années). J'ai volontairement laissé quelques têtes et chapeaux de touristes sur les photos, pour donner une idée de l'échelle.

Antelope Canyon Arizona USA     Antelope Canyon Arizona USA

Antelope Canyon Arizona USA     Antelope Canyon Arizona USA

Antelope Canyon Arizona USA

Antelope Canyon Arizona USA     Antelope Canyon Arizona USA

Antelope Canyon Arizona USA     Antelope Canyon Arizona USA


Nous consacrons ensuite l'après-midi à la découverte du Lake Powell en louant un petit bateau à moteur pour explorer les différentes rives et criques. Ce lac entièrement artificiel, créé au départ pour discipliner les eaux fluctuantes du Colorado grâce à un gigantesque barrage, est devenu finalement une station balnéaire très fréquentée et courue pour les activités nautiques. Nous sommes encore en terres de canyons, et malgré l'eau du lac qui fausse un peu la donne, le paysage nous indique bien que nous nous trouvons dans une faille terrestre, entourés de paroies rocheuses et escarpées. (En guest star sur les photos, Chéribibi partant à l'escalade de l'une des paroies pour faire un plongeon).

Lake Powell Page Arizona

Lake Powell Page Arizona

Lake Powell Page Arizona


Nous repartons ensuite vers le nord, à l'assaut de deux grands parcs nationaux fameux : Zion National Park, et Bryce Canyon. Si le premier nous laisse un peu sur notre faim, le second va nous offrir encore un nouveau type de paysage grandiose et magnifique. Plus qu'un canyon au sens où on l'entend, le parc de Bryce forme plutôt un immense amphithéâtre empli de hoodoos, ces fameuses "cheminées de fées", sorte de stalagmites de pierre formées par l'érosion et les intempéries. Randonner à travers ces hoodoos est un voyage quelque peu féérique et hors du réel. Seul bémol, le jour de notre visite, le ciel était couvert au dessus d'une partie du parc, du fait d'incendies volontaires, organisés par les rangers pour déforester et refertiliser le sol.

Zion Park Utah USA     Zion Park Utah USA

Bryce Canyon Utah USA     Bryce Canyon Utah USA

Bryce Canyon Utah USA

Bryce Canyon Utah USA     Bryce Canyon Utah USA

Bryce Canyon Utah USA     Bryce Canyon Utah USA

Bryce Canyon Utah USA

 

I'm a poor lonesome cowgirl (#3 : Grand Canyon, Monument Valley)

05 septembre 2011

Monument Valley

Nous quittons L.A. au petit matin car nous avons près de huit heures de route pour parvenir à notre destination suivante, l'incontournable Grand Canyon, en Arizona. Nous traversons pour cela le grand désert du Mojave, ses paysages arides clairsemés de cactus et ses dunes de sable. Nous arrivons de nuit à Tusayan, petite ville à quelques miles au sud du Parc National du Grand Canyon. Le lendemain matin, réveil de bonne heure mais sans difficulté, car nous avons rendez-vous pour l'un des temps fort de notre voyage : le survol du Grand Canyon en hélicoptère ! N'ayant pas encore eu le temps de l'apercevoir depuis la terre ferme, c'est donc bien dans les airs que nous ferons connaissance pour la première fois avec ce géant mythique.
Grâce à mon poids moyen, j'hérite fièrement de la meilleure place à bord de l'appareil, et trône aux côtés du pilote, avec la vue dégagée de tous côtés. Les pales se mettent à tourner, le sol s'éloigne... enfin, nous volons vers le clou du spectacle.

Comment vous dire ? Comment décrire avec de simples mots ce que l'on ressent à cet instant ? J'ose à peine l'écrire ici, mais j'avoue avoir eu les larmes aux yeux devant le spectacle qui s'étendait là : des forêts de pins à perte de vue, et soudain, sous nos pieds, la faille. Abrupte. Puissante. A pic. La faille géante qui plonge en rochers escarpés vers les entrailles du sol, trainant en son coeur le fleuve Colorado, artiste de ce paysage depuis des millénaires. On se sent si petit et si fragile face à l'immensité de ce mastondonte. L'hélico survole les roches teintées d'ocre, couleurs écrasées par le soleil déjà puissant à cette heure matinale. Je suis seule à l'avant de l'appareil, mon casque sur les oreilles, et la bande sonore diffusée dans les écouteurs (Pink Floyd, Hey You) ajoute encore quelques grammes de magie à l'instant présent.
Les photos prises depuis l'hélico ne retranscriront en aucun cas la beauté du paysage, du fait de la luminosité trop importante. Surtout, il sera impossible de vous rendre compte sur les clichés de la taille réelle du Canyon, essayez juste de visualiser toutes les petites tâches vertes comme des pins d'environ 4,5 m de hauteur.

Grand Canyon USA     Grand Canyon USA

Grand Canyon USA

Grand Canyon USA     Grand Canyon USA

Grand Canyon USA


Revenus sur la terre ferme, et après un debrief collectif fait de superlatifs, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers le Canyon, mais pour le visiter cette fois par la marche. Les rives sont en effet aménagées en longue randonnée sur des chemins de sable qui longent les précipices, parfois vraiment abrutes. Apparemment, quelques touristes trop hardis tombent chaque année au fond du canyon, autant vous dire que je regarde à deux fois où je pose les pieds. Il est également possible d'effectuer des randonnées qui descendent vers le bas du Canyon, au plus près du fleuve Colorado, mais en plein cagnard aoûtien, il faudrait avoir une condition physique et un équipement de malade pour s'y risquer. La température frôle déjà les 36° sur les rives, elle atteint 49° à l'ombre dans les profondeurs du Canyon. Sauf que, manque de bol, il n'y a pas d'ombre. Et puis la perspective de croiser l'un des habitants du coin, à savoir le coyote ou le crotale, me fait très moyennement rire.

Etrangement, alors que nos impressions depuis les airs nous coupaient déjà le souffle, le Grand Canyon depuis la rive nous a semblé encore plus majestueux, immense, puissant, enveloppant. A échelle humaine, sans l'effet d'optique trompeur de la hauteur, on réalise encore mieux la taille époustouflante de cette faille creusée par les tremblements de terre et les séïsmes successifs dans le haut plateau du Colorado. Nous arpenterons la rive gauche (la plus belle) tout l'après-midi, jusqu'aux dernières minutes du soleil couchant sur le point de vue le plus réputé du Grand Canyon, Hopi Point.

Les photos ci-dessous, bien qu'une fois de plus largement en dessous de la réalité, montrent bien le plateau du Colorado sur l'horizon, et la faille qui s'y est creusée, très nette. Aussi, cherchez les quelques touristes, qui vous donneront une meilleure idée du paysage grandiose à l'échelle humaine.

Grand Canyon USA

Grand Canyon USA     Grand Canyon USA

Grand Canyon USA


Le Grand Canyon était incontestablement un temps fort de notre périple, mais ce qui nous attend à présent est tout aussi réputé et évocateur : Monument Valley, terre de désert parsemée de buttes et de mesas si chères au coeur des cowboys du farwest. Le gouvernemant américain a laissé aux indiens l'exploitation de quelques sites protégés, et Monument Valley en fait partie. Nous pénétrons donc en terres Navajos.

Depuis la route, déjà, on aperçoit au loin les trois fameuses buttes caractéristiques de ce paysage, exploitées maintes et maintes fois dans les westerns américains. La réserve s'étend sur quelques miles que nous parcourons en voiture, sillonnant à travers les monolithes rebaptisés "chameau", "éléphant" ou "géant assoupi" en fonction des formes que le temps et l'érosion ont fini par leur donner. Enfin, nous achevons notre visite par une balade à cheval, guidés par une petite indienne, au milieu de la poussière ocre qui se soulève par bourrasques en cette fin de journée au ciel mitigé. Il ne manquait plus que l'harmonica lancinant d'Ennio Morricone pour parfaire le tableau...

Monument Valley

Monument Valley

Monument Valley

Monument Valley

Monument Valley

Monument Valley     Monument Valley

Pour rester dans l'atmosphère Lucky Luke, je déroge à l'ordre réel de notre périple pour ajouter quelques photos d'Old Paria, visitée quelques jours plus tard dans le sud de l'Utah. Une colline aux couleurs incroyables formées par les strates géologiques, qui a servi de décor naturel à de nombreux westerns (Josey Wales hors la loi, ça vous parle ?). A l'origine, on pouvait aussi y visiter les restes des décors, mais ceux-ci ont été détruits par un incendie.

Old Paria

Old Paria     Old Paria

 

Voir Venice et mourir (#2 : Côte Pacifique jusqu'à L.A)

01 septembre 2011

Los Angeles Venice Beach

Après bien des embrouilles avec les compagnies aériennes, des vols retardés ou repoussés et des sièges en surbooking obtenus à la sueur de notre front (merci, c'était bien la peine de baliser le sujet des mois à l'avance), notre road-trip a enfin pu commencer depuis l'aéroport de San Francisco. Nous récupérons la voiture de location (un paquebot !), checkons l'itinéraire et hop, roulez roulez petits bolides, en avant toute ! Direction la côte pacifique par la superbe highway 1, vers notre première escale, Monterey.

Hélas, le beau temps n'est pas de la partie pour nos premiers pas américains. C'est d'ailleurs le propre des villes côtières de Californie, où le climat très chaud et sec de l'intérieur des terres "affronte" l'air marin plus frais de l'océan Pacifique, donnant lieu à un temps souvent brumeux, couvert et humide (d'où, par ex., le fameux brouillard de San Francisco).

Peu importe, car notre première visite sera le très bel Aquarium de Monterey. ("Quoi, elle est partie mater les poissons sous verre à l'autre bout du monde, la fille ?". Tssss, sachez que cet aquarium est connu comme l'un des plus riche et beau de la planète, rien de moins. Et y'avait même des loutres, alors bon...). Allez, je vous épargne les tonnes de photos un peu gnian-gnian ("ohhh mais regarde, il est trop choupi le pingouin"), je vous fais juste partager rapidement les superbes méduses, les tortues, et une espèce d'hippocampe assez esthétique, ma foi.

Méduses

Tortue     Hippocampe


Nous passons quelques heures à visiter la ville, ainsi que sa voisine, Carmel-by-the-sea. Au programme également, la fameuse 17 Miles Drive (une très belle route qui longe la mer), et la superbe réserve de Point Lobos, espace protégé peuplé de loutres, lions de mer et pélicans. Puis direction Big Sur, rencontre des montagnes et des vagues déchaînées dans un paysage sauvage, l'une des perles de cette fameuse route 1 empruntée autrefois par Jack Kerouac ou Henry Miller. Les photos sans soleil (et sous trois pulls) ne rendent malheureusement pas hommage à la beauté des lieux, je réduis donc au minimum ici. Mais j'insiste : c'était très très beau, et j'aurais aimé y passer plus de temps.

Big Sur


De Santa Barbara, nous ne verrons rien, si ce n'est la longue avenue principale arpentée de long en large à la recherche d'un endroit où manger un bout encore ouvert passé 21h (je sais... ne dites rien, ça m'a déjà énervée suffisamment sur place), et quelques palmiers bercés par une douce pluie matinale, car nous décollons à l'aube pour partir vers la première grosse étape du voyage : Los Angeles.

Ville composée de plusieurs banlieues accolées les unes aux autres, L. A. ne se visite pas à pied (ou alors, prévoyez quinze jours, et le stock de Compeed). Tout y est démesuré : les distances, les voitures, les panneaux publicitaires... Nous attaquons la visite par le so famous Walk of Fame sur Hollywood Boulevard, qui se révèle être un simple trottoir un peu crasseux et bardé de touristes en goguette. L'étoile de Michaël Jackson est prise d'assault pour les photos souvenir, celle de Céline Dion nettement moins, bizarrement. Puis, après une rapide balade sur Rodeo Drive et dans les collines de Beverly Hills, nous mettons le cap vers le plus haut point de la ville, l'Observatoire du Griffith Park, pour observer le soleil se coucher sur le Hollywood Sign, et la ville s'illuminer à perte de vue.

 Hollywood Boulevard Los Angeles

Walk of Fame Hollywood Boulevard Los Angeles     El Capitan Hollywood Boulevard Los Angeles

Los Angeles

Los Angeles    Hollywood Sign Los Angeles

Hollywood Sign Los Angeles

Los Angeles

Lendemain, journée plage et découverte du bord de mer. Venice Beach, à nous deux ! Malgré le ciel encore un peu couvert, nous partons en quête des canaux de Venice, reconstitution utopique de la vraie Venise italienne. Petite enclave bobo au milieu de l'agitation populaire des plages, ce quartier se révèle un véritable coup de coeur : des petites allées, des petits ponts parmi des maisons parfois anciennes et charmantes, ou des demeures plus modernes à l'architecture assumée. Partout, des fleurs, des arbres, et du calme. Et, ô surprise, au détour d'un canal, nous croisons Owen Wilson, son bébé dans les bras et sa casquette vissée sur la tête.

Retour sur la plage. Nous louons un tandem (grande première pour moi, mais en fait, c'est plutôt cool) pour remonter la grande plage ponctuée de cabanes de maîtres nageurs sauveteurs (oui, ils sont vraiment habillés en rouge), traversant l'animation de la grande avenue du bord de mer, ses terrains de basket, ses rampes de skate, jusqu'au Pier de Santa Monica et sa fameuse grande roue. Plutôt qu'un tour de manège, nous préférons un rapide plouf dans les eaux froides de l'océan pacifique. (En fait, je mens. J'ai juste trempé les orteils, c'était vraiment trop froid pour moi). Balade sur le Abbott Boulevard, artère principale branchouille de la ville, avant de finir la soirée à nouveau vers les canaux, histoire de respirer l'ambiance à la nuit tombée.

Los Angeles Venice Beach plage lifeguard

Los Angeles Venice Beach

Venice

venice 3     venice 5

venice 4

Venice Beach

Venice Beach     Venice Beach

Venice Beach

Venice Beach     cannabis Venice Beach

Venice Beach

Venice Beach     Venice Beach

Venice Beach     Venice Beach

 P.S : C'est affreux, ce billet est tellement long que je pense avoir perdu 90 % des lecteurs en cours de route ! Vous êtes toujours là ? Vous avez tout lu ? On fait plus court la prochaine fois ? (Je promets rien, en même temps...)