Gin Fizz

Bulles de vie...

Au poil ! (une histoire d'épilation définitive, part. 2)

16 janvier 2012

epilation_montage

Alors, on en était où déjà ? Crème magique, cellophane, slip en plastoc, salle d'attente, pipi... Ah oui ! Grosse envie de faire pipi au plus mauvais moment de ma vie (ou presque).
Je suis en train de chercher soit un dérivatif pour faire passer l'envie, soit un moyen ultra intelligent de m'en sortir sans perdre toute dignité, quand une grande gigue brune débarque en salle d'attente et clâme bien fort mon nom, pour me faire entrer en cabine et passer aux choses sérieuses.

Rapide coup d'oeil mental à ma montre (c'est un concept que j'ai inventé) : je réalise que ça ne fait finalement "que" 25 minutes que je poireaute, alors que la crème est supposée agir en 90 minutes. Donc, qu'a priori, elle n'est pas encore active. Donc, que je vais douiller grave. Et alors ça, c'est niet de chez-même-pas-en-rêve, j'ai quand même pas fait tout ce tintouin tout à l'heure à jongler avec mes micro-tubes et à me saper comme un rouleau de printemps pour avoir QUAND MEME mal au final.

J'exprime mon désarroi à la jeune fille, elle me répond "on va s'arranger, ne vous inquiétez pas". (Oui bah si, justement, je m'inquiète. Mais la bonne nouvelle dans l'histoire, c'est que mon envie pipi s'est fait la malle direct, tellement je suis concentrée sur autre chose).

La cabine n'est pas bien grande, tout juste une table d'esthéticienne, une chaise pour les fringues et une énorme machine de l'espace qui ferait pâlir de jalousie R2D2. Je dépose mes affaires, grimpe sur la table en petite tenue de plastique, chausse les super lunettes infra-rouge (qui complètent parfaitement la panoplie : je pense que là, je ne peux pas faire plus ridicule), et m'apprête à morfler grave.

L'esthéticienne (appelons-la Jenny pour les besoins du post) (au hasard), fidèle à sa promesse du "on va s'arranger", ne découpe que le film cellophane qui entoure la demi-jambe emballée en premier, donc là où la crème a eu le plus de temps pour agir, et laisse tout le reste du corps au chaud dans son hammam forcé (mmm). Pour être certaine de balayer au rayon toutes les zones de la jambe, elle y dessine au crayon blanc un sorte de dammier ravissant, qui va la guider ensuite. Enfin, elle chausse à son tour les lunettes de la mort, et empoigne son instrument, un peu comme Lara Croft empoignerait son flingue.

Le truc se met alors à rugir d'un bruit assoudissant, mélange de réacteur d'avion et de machine à laver en mode essorage. Jenny me prévient : "le laser émet une châleur qui va brûler les bulbes de vos poils et les détruire, mais l'appareil contrebalance celle-ci en propulsant de l'air froid à - 12° pour anesthésier la peau et mieux supporter la sensation de brûlure". Devant mon rictus grimaçant, elle ajoute gentiment "on y va ?"... Ouais, allez, balance la sauce, Jenny, je suis prête ! En mode warrior ! Même pas peur !

Et là, miracle. Le premier contact est surprenant, mais effectivement indolore. C'est surtout le bruit de tac-tac-tac-tac du laser en action qui fait flipper, mais à la surface de la peau, on ne sent pas grand chose. Enfin, si, on sent que les angelures ne sont pas bien loin, rapport au froid de bâtard effectivement propulsé par la machine, mais c'est bien peu de choses comparé à ce que je craignais.
Jenny travaille sur les zones délimitées, l'une après l'autre, depuis le genou vers la cheville. Et moi, je recommence à respirer et à me détendre.

Bon, pas très longtemps, cela dit. Vers le bas du mollet, je commence à sursauter et à pousser des petits cris. A cet endroit, la crème n'a pas fait effet. A moins que... ah... c'est c'là oui... en fait, c'est plutôt moi qui ait étalé la crème de façon un peu rock'n roll. Je me revois me contorsionner dans la cabine de 2m carrés, et soupire intérieurement car oui, il est tout à fait possible que les mollets aient échappé à mon tartinage assez peu consciencieux. Damned ! (En même temps, cette sombre histoire me rappelle tous les coups de soleil choppés en plein milieu du dos pour cause de crémage plus qu'hasardeux. Mais ça, tant qu'on n'aura pas un gogo-gadget-au-bras pour nous filer un coup de main, hein...). Mon travail de souillon risquant donc de me jouer des tours sur certaines parties du corps, je reste vaillament sur mes gardes.

La suite se déroule finalement sans trop de problème. Jenny retire le cellophane partie par partie, et je m'aperçois qu'apparemment, je fais partie des chanceuses pour qui la crème miracle agit plus vite que de raison. Jambes, mollets, cuissots, devant, derrière, hop hop hop, c'est long, mais on avance peu à peu.

Arrive enfin le moment du maillot. Ahem. AHEM. A ce stade, on a retiré le cellophane sur l'intégralité des jambes, et il ne me reste donc plus qu'un magnifique slipos en plastoc transparent greffé à l'entrecuisse. Etant donné qu'on n'est pas là pour enfiler des perles, Jenny découpe ce qu'il me reste de vertu pour pouvoir opérer sur la zone critique.
Bon, les gars... on va dire qu'on ne va pas entrer dans les détails. On va dire que j'ai vécu des moments plus pudiques, et des positions moins embarrassantes. On va dire aussi que j'ai presque pas eu mal (faut dire que j'avais collé la dose de crème en prévision, hé hé), mais qu'en revanche, le coup du propulsage de blizzard glacé fut encore plus désagréable dans ce coin-là qu'ailleurs. Heureusement, la zone est petite, et mon sort est réglé en cinq minutes.

Les aisselles, pour finir la rigolade, s'avèrent un peu sensibles, rapport aux consignes "bras collés contre le torse" qui n'ont pas trop été respectées avec toutes ces émotions. Mais on s'en fiche, c'est quasi terminé, ça prend trente secondes de chaque côté, et j'accepte de souffrir un poil (ha ha) pour la beauté du geste.

Tartinage intégral à la Biafine, rhabillage express, et hop, par ici la sortie, merci d'avoir joué avec nous, et au revoir m'sieurs-dames (non sans avoir ENFIN fait un détour par la case pipiroom, oh my goodness !). Quoi ? Comment ça, on fixe tout de suite un rendez-vous pour la prochaine séance ? Ah ben oui, il faut recommencer ce petit manège 5 à 6 fois sur 2 ans pour espérer se débarasser totalement de ces maudits poils. M'enfin maintenant, j'ai quand même une bonne idée des sales pièges à éviter...


Rapide bilan post-1ème séance : aucune douleur ou sensation de brûlure sur la peau traitée, aucune marque. Les poils sont tombés peu à peu dans les jours qui ont suivi. A 3 semaines de la séance, très peu de nouveaux poils ont poussé, et les plus audacieux seront de toute façon éradiqués à leur tour lors de la séance number two. Honnêtement, c'est un vrai tintouin à gérer, et un gros investissement en temps et en argent, mais je sens que je ne vais rien regretter.


Commentaires sur Au poil ! (une histoire d'épilation définitive, part. 2)

    Holala te voilà qui marche vers le paradis: un monde sans poils !
    Comme je t'envie...

    Posté par kaillasse, 16 janvier 2012 à 14:33 | | Répondre
  • Oh, moi aussi je t'envie ...

    Posté par ludivine, 16 janvier 2012 à 15:07 | | Répondre
  • courage ! j'ai fait 5 séances sur aisselles et maillot, je suis ravie ! un mauvais moment à passer, mais si court pour un résultat définitif :)

    Posté par Andy, 16 janvier 2012 à 15:12 | | Répondre
  • Je dirait que ce post est au poil ahahah bon ok je sors --->

    Posté par micahuete, 16 janvier 2012 à 17:02 | | Répondre
  • Et ben moi je me suis bien poilée en te lisant => ok je sors aussi :-p

    Posté par Irene la Reinett, 16 janvier 2012 à 19:35 | | Répondre
  • Oh pour la dignité je ne m'inquiéterais pas trop à ta place : les autres ne doivent pas avoir l'air plus malin...

    Posté par Marie-Christine, 16 janvier 2012 à 19:39 | | Répondre
  • Bon bon, faut quand même être sacrément motivée pour accepter de subir un tel sort (6 fois sur deux ans, OMG !) mais au moins, tu feras partie des courageuses récompensées et peinardes toute leur vie, pendant que nous autres continueront de nous battre avec nos pots de cire et nos bandelettes. A la limite je dirai que pour les jambes je m'en fous (c'est vite fait) mais une épilation définitive du maillot, ça me fait rêver punaise !!

    Dis, combien ça coûte (on ne sait jamais, je changerai peut-être d'avis !)

    Posté par annouchka, 16 janvier 2012 à 23:05 | | Répondre
  • Je mentirai si je disais que j'ai pas beaucoup rigolé en imaginant la scène.

    Posté par Camille, 16 janvier 2012 à 23:54 | | Répondre
  • J'y pense vraiment souvent à cette "opération", puis je me dis qu'avec mes poils tout fins sur les jambes c'est ridicule, que le maillot je n'oserais pas... en fin de compte, j'en ai juste vraiment très envie pour les aisselles! A force de lire des articles sur les blogs je me lancerais peut-être un jour :)

    Posté par Florence, 17 janvier 2012 à 13:24 | | Répondre
  • Moi qui attendais la suite avec impatience, je ne suis pas déçue. Mais bon c'est quand même de sacrées émotions pour des poils mdr. Je sais pas si je serai prête à en faire autant pour mes poils (certes rugueux, noirs et vraiment denses) ?!
    T'as pas un photo avant et après la séance qu'on voit :p
    Des bisous

    Posté par MamselleCat, 17 janvier 2012 à 14:04 | | Répondre
  • Ca n'a pas l'air d'une partie de rigolade, vu de l'intérieur (parce que de notre côté, si !). Je ne suis pas sûre que je vais succomber à la tentation !

    Posté par MuchiMuchi, 18 janvier 2012 à 13:05 | | Répondre
  • kaillasse > tu m'étonnes Elton !

    ludivine > ;-)

    Andy > c'est ce que je me repete en boucle avant les séances !

    micahuète et reinette > vous faites un concours ? ;-)

    Marie-Christine > je sais, tu as raison. Mais sur le moment, j'en menais pas large...

    annouchka > pour le prix, tout dépend du centre et des zones que tu comptes faire... ca tourne généralement autour de 300/350 euros pour le combiné 1/2 jambes/aisselles/maillot.

    camille > tu peux ! (mon dieu...)

    Florence > juste les aisselles, c'est faisable facilement, et ça doit pas ruiner. Faut juste sauter le pas !

    MamselleCat > heu, non... pas de photos ;-)

    Muchi Muchi > si si, c'est fun... pour les autres !

    Posté par Katia, 19 janvier 2012 à 17:54 | | Répondre
  • Pulchérie m'a dit que cela faisait super mal. M'aurait-elle menti ?
    Pas grave de toutes manières, je n'ai pas les moyens.
    Mais j'ai bien rigolé, je t'imaginais très bien !

    Posté par Calpurnia, 19 janvier 2012 à 18:40 | | Répondre
  • ça fait peut etre de l'investissement mais au moins tu es tranquillou après !

    Posté par Gribouillie, 20 janvier 2012 à 11:13 | | Répondre
  • Calpurnia > ah non, si elle a pas mis de crème anesthésiante, ça fait effectivement super mal !

    Gribouillie > c'était le constat de base qui m'a décidée !

    Posté par Katia, 21 janvier 2012 à 14:35 | | Répondre
  • Alors, je précise d'abord que je ne suis pas esthéticienne ;)
    Je me suis vraiment marrée en lisant ton récit, car je me suis complètement retrouvée dedans, jusqu'au peignoir ultra-fin dans la salle d'attente.

    Mais ça fait 5 ans que j'y suis passée (maillot, jambes, aisselles), et maintenant, c'est que du bonheur :)

    Posté par Jenny, 22 janvier 2012 à 18:57 | | Répondre
  • C'est vrai que ce mode d'épilation est pratique

    Posté par epilation, 15 février 2013 à 14:58 | | Répondre
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