Gin Fizz

Bulles de vie...

Ca sent le sapin

23 décembre 2014

girafe

Pas très présente par ici, la coquine, hein ? Oh, c'est pas la peine de faire genre, je sais bien que c'est ce que vous pensez tout bas. Et que certains disent même "je croyais qu'elle cherchait un boulot, elle devrait avoir plein de temps pour écrire sur son blog, en attendant, non ?". Et d'autres ajoutent "ou alors, elle a trouvé un nouveau job et n'a le temps pour rien d'autre que ça et sa famille..." Oh la la, mais quel suspens de fou, en fait, par ici !

Allez, j'avoue. Ma vie professionnelle n'est pas encore parfaitement remise sur ses rails, mais j'ai commencé il y a quelques semaines une nouvelle mission qui me prend pas mal de temps et d'énergie, d'où mon absence encore plus appuyée sur ce blog. La tête dans le guidon, et besoin d'une faille spacio-temporelle pour dégager quelques instants qui me permettraient de bloguer sereinement. (Ou déjà, de prendre un bon gros bain à bulles, ce serait pas mal).

Mais je ne pouvais décemment pas terminer l'année sans repointer mon museau par là, j'ai des principes, hé ho.

Il fallait par exemple que je vous raconte à quel point j'ai eu l'idée du siècle quand j'ai accepté de "faire un sapin" cette année. Babygirl approche des 2 ans et commence à être réceptive à ce fameux esprit de Noël et à l'excitation qui flotte dans l'air en décembre. Banco, me suis-je dit naïvement, achetons un sapin qu'on décorera toutes les deux ensemble, dans un grand moment de complicité mère-fille.

Ah ah. La blague. Hormis les grands yeux éberlués à la perpective d'avoir un arbre dans le salon, planté à la place de sa caisse à jouets, et passée l'heure et demie de décorage intempestif (et je veux dire par là "je pose les décos, elle les enlève, je les repose un peu plus haut"), mademoiselle n'en a soudainement plus rien eu à carrer du sapin, si ce n'est pour chourraver tous les sucres d'orge, aller se fourrer dans le coin juste derrière ("cache-cache, Maman !") et faire tomber toutes les épines en vrac, bousillant au passage deux ou trois boules ou figurines chèrement aquises. Mini-croquette : 1 / Esprit de Noël : 0.

En revanche, les chats ont pris la chose très à coeur. A haut-le-coeur, même, je dirais, vu le nombre de vomitos retrouvés ça et là dans tout l'appart lors de la première semaine de présence du dit-connifère. Faute de quoi, après avoir vidé leurs intestins un peu partout (si possible au milieu du tapis, pas sur le carrelage facile à netttoyer), ils ont fini par piger que ce truc végétal n'était pas leur meilleur ami, et se sont finalement mis à le bouder aussi.
Alors bon, mon beau sapin, roi des forêts peut-être, mais en attendant janvier, c'est bibi qui ramasse les épines.

J'ai quand même d'autres petites bricoles à partager avec vous. Des réflexions sur le rythme de working girl qui jongle entre métro, boulot, bambino et dodo. Des grandes introspections sur le temps qui passe et la mini-croquette qui grandit. Des impressions sur ma première année de théâtre écoulée, nos premières représentations en public, le stress, le trac et l'excitation de jouer plusieurs soirs de suite, comme les "grands". Des lectures à vous raconter, à vous détailler, à vous recommander (et croyez-moi bien qu'avec deux heures de métro par jour, j'ai le temps d'ingurgiter pas mal de trucs, ces temps-ci !). Tout ça, et beaucoup plus sans doute, si je me pose deux secondes pour y réfléchir...

Mais ça sera pour l'année prochaine, faute de mieux. Pour le moment, je referme doucement la porte sur cette année écoulée, en demi-teinte pour moi à bien des égards, mais qui a au moins le mérite de s'achever sur les rires et les premiers émerveillements de ma fille à la vue de cadeaux enrubannés, sapins clignotants, bonnets rouges et petits sablés en forme de lutins. Tiens, serait-ce donc ça qu'on appelle la magie de Noël ? Peut-être bien, oui...


Très belle fin d'année à tous, et cap sur 2015 !

 


La loi des séries

20 novembre 2014

séries blog

Non, je n'ai pas disparu dans un trou noir géant, ni déménagé aux Bermudes. J'ai simplement eu la bonne idée de suivre le conseil de mon mec au sujet d'une série qui "vas-y, regarde, ça devrait vraiment te plaire". Ouais, c'est comme ça qu'il m'a vendu Game of Thrones, que lui avait déjà tout boulotté dans son coin mais que j'avais jusqu'ici boudé parce que bon, les dragons et les licornes, ça va bien mais j'ai plus douze ans, quoi.

Ha ha ha. Pauvre de moi. J'avais à peine terminé la saison 1 qu'il me fallait immédiatement tout le reste de la série disponible à ce jour, en perf' et intraveineuse, distillée au goutte à goutte pour mieux savourer (genre "non, Katia, pas plus d'un épisode par jour, sois forte").
Me voilà donc, enfin, moi aussi, appartement au clan de ceux qui savent que l'hiver arrive, que les dragons naissent dans des oeufs et que les oripeaux en peau de loup ont un charme certain.

Mon retard rattrapé nous permettra donc de partager amoureusement les prochains épisodes à venir, en avril prochain. Oui, d'accord, mais d'ici là, on va quand même pas enfiler des perles, si ? Bah vous faites comme vous voulez, mais perso, j'ai pas mal d'autres chats à fouetter en attendant le retour de Jon Snow.

Déjà, il y a toutes les séries que je me mate toute seule dans mon coin, sans Chéribibi pour venir me dire par dessus l'épaule " attends, c'est naze, les effets spéciaux là..." ou encore "c'est pas un peu toujours la même chose, les séries dans les hopitaux ?" (oui. Et alors ?) Au programme de mes soirées célib' viennent donc en vrac :

* Grey's Anatomy : ouais, je sais. Meredith est littéralement à claquer, Dr Mamour est le personnage le plus creux de l'histoire des séries, et le Seattle Grace Hospital semble concentrer en 10 saisons à peu près toutes les emmerdes possibles, des patients terroristes jusqu'aux séïsmes puissance 23. Mais je passe outre, attachée que je suis aux personnages depuis les débuts de la série.

* Once upon a time : autant j'étais a priori rebutée par les dragons de Game of Thrones, autant le côté fantastique assumé de cette adaptation moderne des contes de fée m'a toujours fait sourire. C'est pas tous les jours qu'on croise dans le même épisode Blanche-Neige, Jiminy Criquet, la Reine de Coeur, Robin des Bois ET Fée Clochette ! Et puis Robert Carlyle joue l'un des rôles principaux, et ça, déjà...

* Orange is the new black : découverte récente mais gros coup de coeur. L'univers carcéral, c'est pas toujours rose bonbon, surtout dans une prison pour femmes. Au delà du fait que cette série m'a définitivement vaccinée avec l'hypothèse d'aller faire un tour en prison (donc désolée J., je retire ce que j'ai dit, je ne planquerai pas de cadavre avec toi si jamais...), elle croque des portraits de femmes très attachantes dans leurs failles et très fortes dans leur résistance. Une vraie bonne surprise.

Je passe rapidement sur A to Z, nouvelle sitcom qui avait l'air prometteur, surtout du fait de la présence de Cristin Milioti, la mum de How I met your mother, mais la série semble être annulée au terme de quelques épisodes qui, pourtant, me semblaient rafraichissants.
Et un jour prochain, oui un jour pochain, je bouclerai les deux dernières saisons de Dr House, et j'entamerai le marathon de l'intégrale de Downton Abbey dont j'entends souvent le plus grand bien. (Vous confirmez ?)


Et avec le chéri, alors, on se mate quoi de beau ? Il faut croire qu'on n'aime pas trop se poiler de rire devant la téloche, tous les deux, parce qu'on choisit essentiellement des séries à suspens et/ou un peu sombres. Dexter a connu ses heures de gloire chez nous (avant de tristement perdre toute crédibilité après la saison 5), et Breaking Bad reste à ce jour l'un de nos favoris (parce qu'on est très originaux). Et donc ?

* Homeland et House of Cards : deux séries qui cartonnent au box office, et qu'il FAUT - parait-il - avoir vu pour faire partie des gens "in". Mouais... Alors autant tout ce petit monde était bien parti (les saisons 1 et 2 de Homeland sont magistrales), autant je trouve que tout cela s'essoufle avec le temps, et je prends moins de plaisir qu'avant à les regarder. Le personnage torturé de Carrie m'agace au plus haut point, et si j'adore les jeux de Kevin Spacey et de Robin Wright, les arcanes de la vie politique américaine me sont sans doute trop peu familiers pour que je goûte vraiment à la subtilité des dialogues et des stratégies présentées. Bref, je suis tout cela par simple curiosité, d'un oeil un peu distrait, en refaisant ma manucure. C'est dire...

* Sons of Anarchy : a priori, le cocktail grosses Harley + tatouages + gangs de mecs + armes + drogue, c'était pas trop ma tasse de thé, disons. Me voilà pourtant à adorer cette série plutôt violente où les différents se règlent à coup de flingue et où les cadavres s'entassent aussi vite que les assiettes sales dans mon évier (et dieu sait que j'aime pas faire la vaisselle). Une plongée dans le quotidien tumultueux des gangs de motards californiens, où l'honneur est une valeur reine, et où on ne déroge pas au respect du code d'honneur de son clan, même au péril de sa famille, ou de sa vie. Déroutant, mais puissant.

* Suits : un cabinet d'avocats brillants à Manhattan. Pour l'originalité, vous repasserez plus tard, hein. D'autant que Ally McBeal, en son temps, avait déjà bien bossé sur le sujet, et saupoudré le tout d'une bonne dose de farfelu. Mais... les ingrédients sont là, et la sauce prend facilement. Personnages attachants, seconds rôles qui assurent (Donna ou Louis Litt). On n'évite pas le jargon un peu trop professionnel ou les situations caricaturales, mais l'ensemble passe bien, et on y prend goût. Et puis ça change un peu des flingues et des bistouris.

Enfin, rapidement, carton plein pour True Detective, mini série de huit épisodes magistralement dominée par un Matthew McConaughey incroyable de justesse, et carton rouge pour The Leftovers, qui malgré les bonnes critiques, a juste réussi à guérir mon insomnie. Honnêtement, on a stoppé après trois épisodes laborieux, et si quelqu'un dans la salle veut bien m'expliquer le pourquoi du comment de cette série incompréhensible, qu'il parle maintenant ou se taise à tout jamais (le temps pour moi de zapper définitivement cet ovni de ma tête).

Si vous avez des pépites qui valent le détour, des nouvelles séries prometteuses et des coups de coeur affirmés, c'est le moment de tout balancer. Promis, je ne jugerai personne (hé, vous parlez quand même à une fille qui a regardé Gossip Girl à 35 balais passés). A vous les studios !

Retour vers le passé

28 janvier 2014

photo_1_

Semainier Le Petit Prince, aux éditions Fleurus, qui édite cette année une mignonne collection
de livres pour enfants et papeterie pour adultes, aux couleurs du héros de Saint-Exupéry.

Depuis deux mois, je rédige régulièrement des textes d'humeur pour le blog de Porte-Plume, une jolie petite société qui se charge de réaliser de beaux livres personnalisés et sur-mesure. Aujourd'hui, j'ai envie de partager ici le dernier texte qui j'ai écrit pour la marque, parce qu'il est susceptible, je pense, de faire écho pour plusieurs d'entre vous. Vous me direz si vous vous êtes reconnus...

"Nous voici donc en 2014 ! Comme à chaque début de nouvelle année, j’ai acheté dernièrement une recharge neuve pour mon agenda papier (oui, je fais partie de celles qui n’ont pas laissé tomber papier et stylo pour les agendas numériques et finalement pas si pratiques proposés par nos Smartphones), et je regarde avec un mélange d’espoir et d’appréhension les feuilles encore vierges qui ponctueront mon quotidien ces douze prochains mois.
Tout y est encore à créer, à inventer, à noter, car pour le moment, mis à part deux ou trois rendez-vous déjà fixés de longue date, elles ne contiennent rien, laissant le champ libre à tous les possibles, à tous les souhaits.

En revanche, la recharge de l’année passée a une toute autre allure : griffonnée partout, annotée au crayon ou au feutre de couleur, quelques pages cornées, des post-its fluo qui débordent de tous les côtés, trois cartes de visites glissées entre deux pages… Voilà en quelques feuillets le témoignage concret d’une année passée, fructueuse et bien remplie.

Je me replonge dans ces griffonnages avec une certaine excitation, et parcours l’essentiel de mon année 2013 en tournant les pages. Janvier, la chouette pièce de théâtre qu’on avait vue en amoureux. Mars, le dîner de retrouvailles des anciens de l’école. Juin, l’escapade à Florence, et août, les vacances entre amis dans le Golfe du Morbihan. Mais aussi avril, les trop nombreuses visites chez le pédiatre pour mon bébé malade. Ou novembre, la célébration familiale d’un anniversaire pas très gai…

Toute ma vie est là, notée à la va-vite dans ces quelques pages, en abréviation, chiffres et heures de rendez-vous. Et moi seule peut et sait en tirer le sens réel, et associer à un mystérieux « PK 28 14h45 sans ticket » le souvenir doux ou amer qui lui correspond. Ce ne sont essentiellement que des petits bouts de vie, des instantanés du quotidien, qui pris un par un n’ont pas tellement d’importance, mais mis bout à bout, constituent une année entière de mon passé, de mes souvenirs.

Et je me prends, l’espace d’un instant, à rêver d’une machine magique qui retranscrirait à ma place tous ces petits moments anodins dans un cahier de vie, accompagnés de quelques photos, pour en faire un bel objet souvenir. Pas le souvenir d’un temps fort, précis et daté, non… le souvenir d’une année passée à vivre, simplement."


Pour lire le blog de Porte-Plume, c'est par ici !

Je m'voyais déjà en haut de l'affiche

11 décembre 2013

Cours_de_the_a_tre

Il faut quand même que je vous raconte. A la rentrée dernière, prise d'une subite pulsion, je suis allée m'inscrire à un cours de théâtre. Voilà des années lumière que je repoussais le truc, malgré une envie indéniable d'aller brûler les planches, et toutes mes excuses étaient très valables : pas le temps / pas trouvé de cours près de chez moi / j'y arriverai jamais / je suis trop coincée / non non, je ne veux pas jouer à poil comme c'est, semble-t-il, à la mode en théâtre contemporain. (Ne rayer aucune mention inutile).

Et puis finalement, en septembre dernier, boostée par je ne sais quelle force nouvelle, j'ai poussé la porte du petit studio qui accueillait un cours "grands débutants". La salle ne paye pas de mine, et là, sous les néons blafards, regroupés dans un coin, une dizaine de petites têtes se sourient timidement les uns aux autres. Présentations d'usage et motivations de chacun à s'inscrire à un cours de théâtre. Le discours est sensiblement le même pour tous : se faire plaisir, prendre confiance, gagner en aisance devant un public, placer sa voix, s'a-mu-ser. OK, ca va, on est sur la même longueur d'ondes. (J'veux dire, personne pour briguer le prochain César, donc).

Les choses sérieuses commencent. Echauffement du corps (on joue à chat. Littéralement) et de l'esprit (répétition des prénoms de chacun avec une rime associée différente à chaque fois. Autant dire que dans ce cas, on préfère s'appeler Katia que Raoul, ça laisse plus de marge de manoeuvre). Puis batterie de petits exercices pour faire connaissance et se donner confiance. A la fin du premier cours, mimer une chaussette sale, un plat de pâtes carbonara ou un cintre n'a plus de secret pour moi. Démo sur demande. (Très cher).

Petit à petit, séance après séance, les exercices deviennent plus complets, plus complexes. "Vous allez me mimer votre côté diabolique et démoniaque, à la limite de la folie, puis avec ou sans transition, votre côté angélique et pur". Gné ? Genre là tout de suite, faut que je mette à hurler comme une harpie et à agiter bras et cheveux dans le désordre complet en grognant comme un chien enragé ? Mais... c'est à dire... enfin... est-ce qu'on peut s'enfiler un petit Martini cul sec (ou trois) avant de se lancer ?

Se faire violence, accepter de jouer le jeu, se lancer sans (trop) réfléchir et laisser parler son moi intérieur. Ou plutôt, savoir faire taire son moi public, celui qui fait qu'on sait se tenir en société, garder les apparences et donner le change. Redevenir, le temps d'un exercice, un enfant sans complexe, sans jugement, sans inhibition. Facile à dire, hein ?

Dernièrement, quelqu'un a eu la bonne idée complètement masochiste de nous filmer durant nos répétitions, "pour mieux se rendre compte des points d'amélioration à bosser". Ah oui, je confirme, on s'en rend nettement mieux compte, après visionnage du bidule. Quel supplice de se regarder jouer soi-même ! Quelle horreur d'entendre sa propre voix pas du tout placée comme on l'imaginait. J'en ressors personnellement avec une envie de chialer un grand coup devant ma prestation. Un vague souvenir des séances d'humiliation offertes par la coach Raphaëlle Ricci aux élèves de la Star Ac' en débrifant les fameux Primes. (Oui, je regardais la Star Ac'. Ca pose un problème à quelqu'un ?)

Mais à ce qu'il parait, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Ou un truc dans ce goût-là. Je ne peux QUE progresser, et surtout, je m'amuse, et c'est bien là l'essentiel.

Vous voulez savoir le plus drôle ?
Il est prévu qu'on présente un spectacle à la fin de l'année.
Oui. Un S.p.e.c.t.a.c.l.e. Ecrit, imaginé et mis en scène par nous, les élèves.
LOL de feu.
J'arrive déjà pas à jouer mon bout de scène de façon convaincante alors pour le spectacle complet avec rideau rouge, costumes et tout le barnum, vous êtes bien mignons, mais on s'en reparlera plus tard, hein.

A vrai dire, non, on ne s'en reparlera pas. J'ai d'ailleurs soigneusement prévu de ne PAS y inviter ma famille et mes amis... Faut pas trop déconner, j'ai une réputation à tenir, moi, les gars.

L'automne après la pluie

29 octobre 2013

Jardin du Luxembourg Paris 2 chaises

Jardin du Luxembourg, Paris, 6ème arrondissement. J'ai une tendresse toute particulière pour ce grand espace de verdure qui a bercé mon enfance et mon adolescence. Même si je n'ai jamais habité dans ces beaux quartiers (I wish...), j'ai eu la chance, par une habile combine de mes parents à l'époque, de pouvoir effectuer une large partie de ma scolarité dans les école/collège/lycée réputés du Quartier Latin. Le Jardin du Luxembourg a donc longtemps fait partie de mes Q.G. favoris.
Il y a quelques jours, à la faveur de l'automne si doux qui nous offrait une belle journée ensoleillée, j'ai profité d'une promenade dans le coin pour arpenter les allées de ce parc, prendre quelques clichés, et me souvenir...

... de ces tours de manège sur les vieux chevaux de bois, de mes premiers pas en poney, de tout mon argent de poche dépensé en bonbecs dans les petites cabanes qui parsèment le parc, et des Mister Freeze Coca à 3,50 francs engloutis par les chaudes journées de printemps. (Je vous rassure, j'ai arrêté le poney mais j'aime toujours les bonbecs et les Mister Freeze).

 ... de ces traversées quotidiennes du jardin, un cartable archi-chargé calé sur le dos, pour rejoindre après ma sortie du collège la petite école de mes frangins, située de l'autre côté du parc, et profiter d'un covoiturage parental bien plus sympa que les métros et bus crasseux. (Je vous rassure, j'ai réussi à éviter la scoliose. Le trou de la sécu, c'est pas moi !)

... de toutes ces séances de torture gym E.P.S. (éducation physique et sportive) où l'on embarquait pour le jardin au lieu du gymnase du lycée, afin d'y faire un footing au grand air vivifiant. "Vous faites trois tours complets du parc et on se rejoint ici". (Je vous rassure, sitôt le prof hors de vue, on reprenait l'allure "marche pépère" pour continuer nos discussions existentielles de filles de quinze ans).

... de tous ces pains au chocolat encore tièdes engloutis dès leur sortie du four de la boulangerie, et des traces de cacao sur les doigts et au coin des lèvres qui nous trahissaient une fois de retour au collège. (Je vous rassure, à cette époque, j'avais un métabolisme proche de la perfection, et les pains choco s'éliminaient de mes cuisses comme par magie, sans même avoir besoin de faire ces fichus footings).

... de ces longues heures passées avec les copines, à papoter garçons du lycée, tenue à trouver pour la soirée immanquable du week-end, et antisèche de grec ancien à peaufiner. (Je vous rassure, j'ai terminé l'année avec 5/20 de moyenne. Les antisèches les plus mauvaises du monde !)

... de cette bataille de boules de neige durant les vacances de février, les gants en laine détrempés et le bout des doigts gelés. (Je vous rassure, la virée avait terminé au McDo du coin pour se réchauffer les mains avec des frites et des nuggets).

... de ces petits copains que j'ai embrassés, de ces petits copains qui m'ont fait pleurer, et même de ce petit copain que j'ai quitté, là, assis sur nos chaises tournées vers le soleil, alors qu'on aurait du être content de se retrouver après deux semaines de vacances. (Je vous rassure, la suite de l'histoire m'a donné raison, et on est même presque restés amis. Presque.)

Des souvenirs en pagaille, j'en ai plein ma hotte dès lors qu'on mentionne ce joli jardin. Aujourd'hui, c'est avec mon homme et ma petite fille que je me promène dans les allées jonchées de feuilles mortes. Demain, peut-être, c'est ma Babygirl qui se hissera à son tour sur les petits chevaux de bois, réclamera une barbe-à-papa, et piaffera de joie devant le spectacle de marionnettes du Théâtre de Guignol. Une boucle bouclée ?

Jardin du Luxembourg Paris allée

Jardin du Luxembourg Paris chaises 3

Jardin du Luxembourg Paris banc

Jardin du Luxembourg Paris cordes

Jardin du Luxembourg Paris terrasse

Jardin du Luxembourg Paris vrac

Jardin du Luxembourg Paris Duo

Jardin du Luxembourg Paris Tapis

Jardin du Luxembourg Paris Marionnettes

Jardin du Luxembourg Paris panneaux

Jardin du Luxembourg Paris fontaine Médicis

Jardin du Luxembourg Paris Fontaine Médicis fond

Jardin du Luxembourg Paris kiosque

Jardin du Luxembourg Paris Fontaine centrale


Presque rentrée des classes

10 septembre 2013

Rentre_e_des_classes

(Crédit photo d'illustration : AFP/ Denis Charlet)

Revoilà le joli mois de septembre, les odeurs de cartables tout neufs, le soleil qui se couche plus tôt et les bonnes résolutions de rentrée. Les enfants étrennent leur ardoise et leurs cahiers spirale petits carreaux, s'inscrivent au judo ou à l'aquaponey, et comparent l'avancée de leur collection de toupies b-blade* pendant les vacances. Les grands comparent, eux, l'intensité de leur bronzage chèrement acquis durant l'été (et qui se barre en deux deux, de toute façon), renouvellent leur abonnement Club Med Gym pour éliminer le trop plein des apéros-chips-merguez des derniers mois, et sèchent les premiers cours pour s'en faire quand même un petit dernier, d'apéro-terrasse, parce que bon...

Les vacances ne seront bientôt qu'un lointain souvenir, les chocolats et les décos de Noël vont rapidement venir remplacer les fournitures scolaires dans les rayons, et tout sera rentré dans l'ordre, parti sur de nouveaux rails pour cette année scolaire qui s'amorce.

Tout, sauf moi.

Voilà une rentrée qui a un goût un peu spécial pour moi, car cette fois-ci, je ne reprendrai pas le chemin du travail après mes vacances aoûtiennes bien méritées. Sans trop entrer dans les détails puisque ce n'est pas le lieu sur ce blog, j'ai appris mon licenciement à mon retour de congé maternité. Pour x et y raisons plus ou moins valables, ma société a souhaité mettre un terme à notre contrat, et j'ai définitivement quitté mon entreprise cet été, le temps pour nous de finaliser toutes les procédures que cela implique.

Et maintenant ? J'aimerais beaucoup vous dire que je vais vivre d'amour et d'eau fraîche jusqu'à nouvel ordre, mais il se trouve que les couches bébé, les fondants chocolat Picard et les vernis à ongles n'atterrissent pas tout seuls comme par magie dans mes placards (la vie est mal faite). Et qu'il va donc bien falloir me trouver un nouveau boulot, en dépit de mon obstination à jouer à Euromillions à chaque nouvelle cagnotte.

Un nouveau job pour une nouvelle vie. Ou du moins, une nouvelle tranche de vie. Sans doute dans la continuité de mon expérience passée, mais "un peu plus mieux", un peu plus moi. Je l'espère. Et d'ici là, il faudra en passer, entre autre, par les frasques de Pôle Emploi, qui, je le sens, n'a pas fini de me faire rire.

Mais voyons les choses du bon côté ! Au delà de toutes les démarches administratives et professionnelles dans lesquelles je suis nécessairement embarquée, il reste à côté de ça pas mal de temps libre. Du temps pour moi. Du temps pour m'occuper de ma croquette (qui ne demande que ça), pour reprendre enfin le sport (mon corps ne demande que ça), tenter de nouvelles activités, partir me balader dans un Paris moins chargé de stress, flâner, découvrir, improviser... (Oui, bon, et aussi du temps pour étendre les machines et remplir le frigo hors heures de pointe, ok, ok...).

Alors certes, pas de cartable flambant neuf cette année, mais des projets et des envies plein ma besace vintage. Il y aura des hauts, il y aura des bas, il y aura des moments de doute et des petites victoires. L'essentiel sera de garder le cap, toutes voiles dehors.

Bonne rentrée à vous tous ! (et bons apéros terrasse) (si, je vous vois !)...

 

(* je dis ça au pif, je ne sais même pas si c'est encore à la mode dans les cours de récré, ces machins !) (et Dieu merci, j'ai encore un peu de temps pour m'en préoccuper...)

Est-ce que tu pars pour les vacances ?

31 juillet 2013

vacances

Aaaaah, 31 juillet. Bientôt la quille loin de Paris. Je ne pouvais décemment pas partir en vacances sans faire un dernier coucou sur ce blog (ni laisser en billet d'accueil un article sponsorisé).
Premières vacances à trois, avec Chéribibi et ma croquette. Enfin... à trois... plutôt à onze, puisqu'on rejoint des amis avec enfants/bébé pour encore plus de rigolades, de rires d'enfants... et de risques de réveils nocturnes. Oui, si en temps normal, partir avec des copains relève souvent d'un grand défi (pour preuve, ce vieux billet qui, déjà, donnait le ton), partir avec des copains ET des enfants, c'est presque maso comme démarche. Mais qu'importe, on a choisi, on l'a voulu, et tant pis si au final, les souvenirs ne ressemblent pas à une pub Ricoré.

Au programme cette année, point de grande traversée Atlantiquesque (gné ?) ou de périple par monts et par vaux. Les heureux parents le savent, partir avec un babychou implique de trimballer avec soi tout un bataclan lééééééégèrement encombrant. Poussette, lit parapluie, transat, s!ège auto, biberons, joujoux, veilleuse et panoplie de fringues pour-s'il-fait froid, pour s'il-fait-moins-froid, pour si-c'est-canicule... Ce sera donc destination Bretagne, puis Charentes. Un peu de route à faire, mais c'est réglé, j'ai loué la caravane, on est bon.

Histoire d'en rajouter un peu niveau poids lourd, j'embarque également dans ma valise à moi :

* mon nouveau maillot* trop beau (ca ne se voit pas sur la photo mais il scintille gaiement, c'est pour mieux éblouir et faire oublier les petits kilos en trop accrochés ça et là)
* les premières crèmes solaires** de Babygirl (je sens que ça va être une vraie partie de plaisir de la tartiner de la tête aux pieds, quand je vois déjà comment ça se passe pour lui nettoyer les oreilles)
* une pile de bouquins (dont je ne lirai évidemment qu'un ou deux exemplaires maxi, mais au moins, j'aurai le choix) dont je ferai une chronique à la rentrée (une petite touche culture ne fera pas de mal à ce blog !)
* ... et mon code de la route, histoire de réviser un peu (parce que même si j'ai mon permis depuis des lustres, les quelques heures de conduite reprises dernièrement me font penser que... bon... revoir tout du début, ça ne serait pas un luxe)

Je débranche donc virtuellement ce blog pour trois grosses semaines minimum, et vous retrouve fin août, tous nus et tout bronzés ! (comment ça, non ?)
Et entre temps, je reste un peu présente sur mes réseaux sociaux favoris, Facebook et Instagram :)

Bel été à tous !

* Princesse Tamtam  **Merci à Mustela pour la découverte

Cours (presque) particulier avec Hélène Darroze

07 novembre 2012

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S'il y a une qualité que les fées penchées sur mon berceau ont laissé filer, c'est bien celle du talent culinaire. Ce qui ne m'empêche pas, notez, de savoir apprécier les bons repas et la haute gastronomie. Lorsqu'on* m'a proposé d'assister à un cours de cuisine dispensé par LA chef doublement étoilée Hélène Darroze, j'ai donc sauté sur l'occasion, voyant là l'opportunité parfaite d'épater ensuite Chéribibi et les potes grâce à mon nouveau génie flamboyant. (Je reste finalement plus sceptique sur ce point).

Rendez-vous est donc pris, le dimanche 21 octobre dernier, pour un atelier en petit comité, suivi d'un déjeuner dégustation. Yihaaa, j'aime autant vous dire que moi qui ne suis pas du matin (et encore moins le dimanche), il ne m'a pas fallu trois sonneries de réveil pour sauter dans mon jean et filer au restaurant de la chef, où nous étions attendu sur le coup des onze heures.

11h03 : Pour avoir déjà goûté à la cuisine d'Hélène Darroze lors d'un somptueux dîner d'anniversaire il y a trois ans, j'ai déjà les papilles en ébullition en poussant la porte d'entrée. Petit verre de bienvenue, bonjour aux autres participants, bla bla de rigueur... bon c'est bien tout ça, mais où est Hélène ?

11h07 : La voici, la voilà, qui nous tend nos tabliers d'apprentis-cuistots en nous délivrant le menu des deux ateliers auxquels nous allons assister. Deux plats "signature", qui ne figurent pas à la carte du restaurant, mais qui sont des grands classiques de la dame.

11h10 : Go pour le premier cours, mené par la chef elle-même. Nous sommes six à écouter religieusement les conseils et les astuces qu'elle nous donne pour préparer son plat spécial "j'ai des amis qui viennent dîner" : la macaronade au foie gras et au homard bleu. Rien que ça. (J'veux dire, moi, quand j'invite des potes, c'est spaghetti bolo pour tout le monde, et si t'es pas content, tu passes au McDo avant). Je m'empresse de twitter la nouvelle, histoire de faire baver les pauvres petits êtres qui se contenteront d'un vulgaire brunch ce midi. (On me répond que "t'façon, t'es enceinte, t'as pas le droit au foie gras". Hé bah c'est ce qu'on va voir !)

11h15 : Coucou les homards ! Ah... au revoir les homards plongés dans l'eau bouillante (cette minute n'est pas sponsorisée par '30 millions d'amis'). Coucou les pinces à décortiquer les carapaces. Ca craque sous les tenailles, ca grince sous les mains, mais le travail avance.

11h26 : Hélène aux platines fourneaux nous détaille les étapes de la cuisson du plat, une fois tous les ingrédients prêts. Ca a franchement l'air tout con et pas compliqué (et je pense que je regretterai cette phrase le jour où je me lancerai dans la préparation de la recette toute seule paumée dans ma cuisine). En tout cas, ça sent rudement bon. C'est toujours ça de gagné.

He_le_ne_Darroze_homards_     He_le_ne_Darroze_macaronade

11H34 : Dernières touches, derniers papotages au sein du groupe, il est maintenant l'heure de suivre Jean Sevegnes, le second de cuisine, pour l'atelier number two : volaille entière farçie aux cèpes sous la peau. Allez tiens, ça nous changera du poulet rôti du dimanche midi.

11h39 : Il fait une chaleur de bête dans cette cuisine, mazette ! N'y tenant plus, je m'éclipse loin des fourneaux le temps d'une pause pipiroom (ah, les joies de la grossesse) pour reprendre un peu d'air frais. A mon retour, la préparation aux cèpes est terminée - ce sera donc le grand trou noir sur cette opération - et le poulet prêt à subir les derniers outrages du "fourrage manuel" (oui, bon, c'est pas parce que j'ai pris un cours que je maîtrise impec tout le vocabulaire, hein, scuzzi).

11H57 : Hop, emballé c'est pesé, Mr Poulet est farçi comme il se doit, et prêt à être enfourné. Un dernier petit cours de ficelage de pintade, histoire d'avoir un truc joli à présenter, et roulez jeunesse, nous voici prêts à passer à table.

(En vrai, pendant que nous assistons aux cours en aquiescant comme des benêts à toutes les astuces apprises, la vraie brigade nous a mitonné le repas qui va suivre, avec ces mêmes recettes mieux maîtrisées que nos travaux pratiques).

12h06 : groouiiiiiiiiiiiiccccccckkkkkkkkkkkk... (Ah pardon, veuillez excuser mon estomac, il ne sait plus se tenir passée une certaine heure)

12h08 : Super apéro pour partager nos impressions, pendant que l'équipe fignole le déjeuner. Champagne rosé (j'ai pas l'droit, chuis enceinte), jambon noir de Bigorre tranché ultra fin (j'ai pas l'droit, chuis enceinte), mini gougères au fromage de brebis (j'ai pas l'droit... ah, j'me répète, peut-être ?). Si j'en crois les avis extatiques de mes comparses, tout est délicieux (tu m'étonnes Elton). M'en fiche, moi au moins, j'aurai pas l'appétit coupé pour le vrai repas.

He_le_ne_Darroze_menu     sel_et_poivre

12h28 : On passe enfin au déjeuner, accompagnés d'Hélène Darroze qui trône en milieu de tablée, et de l'équipe Mastercard organisatrice de ce super event. De nouveau, grands yeux ébahis en découvrant le menu devant nous. Ce ne sont pas juste les deux plats "signature" que nous allons déguster, mais un menu gastronomique complet : deux entrées, deux plats, un dessert. (Hin hiiiinnn, qui c'est qui est contente d'avoir squizzé l'apéro, hein ?)

12h35 : Entrée n°1 : Tartare d'huîtres en gelée de caviar et velouté glacé de haricots maïs du Béarn. Pour les stressés de la coquille, il nous est proposé aussi une version sans huître, au chou-fleur, qui se révèle un délice.

12h51 : Entrée n°2 : Noix de Saint-Jacques aux épices Tandoori, mousseline de carottes aux agrumes. Festival des papilles ! Entre deux assiettes, la chef nous raconte de façon très naturelle son parcours, ses batailles avec son père, sa vie de famille, ses envies futures. Elle nous apprend au passage que l'un de ses meilleurs amis n'est autre que Pierre Hermé. Hé ben... ils doivent se taper la cloche copieusement quand ils se préparent à dîner, ces deux-là !

He_le_ne_Darroze_entre_e_2


13h04 : Plat n°1 : notre création (mais revue par les pros) : Macaronade au foie gras et homard bleu. Gros gros coup de coeur pour ce plat certes pas donné à reproduire, mais pas si compliqué à faire. Je ferme exceptionnellement les yeux sur mes interdictions 'grossessesques' et me régale de ce foie gras juste poëlé et absolument divin. (Quoi ? Tu veux la recette ? On verra si t'es sage).

He_le_ne_Darroze_plat_1


13h15 : Plat n°2 : résultat du second atelier : Poulet des Landes fourré de cèpes rôti en cocotte. Objectivement, après le chef d'oeuvre qu'on vient de déguster, la volaille fait un peu pâle figure. Et comme les estomacs commencent à bien se remplir, il ne reste pas grande trace impérissable de ce second plat. Perso, j'aurais préféré double ration du précédent.

13h34 : Pour clôturer en beauté, un dessert de créateur : Ananas pain de sucre, granité au citron vert et vanille Bourbon, gaufrette à la banane. C'est bon, c'est frais, c'est acidulé juste ce qu'il faut, ça coule tout seul dans le gosier, et c'est absolument parfait pour terminer le repas.

He_le_ne_Darroze_dessert


13h56 : Autour d'un café et de mignardises maison, Hélène nous dédicace un à un son nouvel ouvrage (oui, bon, ok, elle a fait une faute à "voeux", mais avec le ventre plein, on pardonne plus facilement, non ?), et on lui refile fièrement nos bonnes adresses de blogueuses gourmandes (Les choux de chez Popellini, et les cupcakes so american de chez Berko).

Le déjeuner enchanté s'achève doucement, et chacun repart de son côté, tout en s'étant bien mis d'accord que là, honnêtement, une bonne sieste digestive viendrait parachever en beauté une journée déjà proche de la perfection. Un super moment, des rencontres qui me sortent de mon ordinaire, avec des journalistes et blogueurs tous amoureux de leur belle capitale, et un petit plat mythique à repréparer bientôt at home pour épater le chéri... que demander de plus ?

He_le_ne_Darroze_de_dicace


* On, c'est en fait les équipes Mastercard et leur agence partenaire Happy Curious, dans le cadre du super programme Paris Priceless dont je vous ai déjà parlé ici. Je vous avais dit que j'allais avoir la chance de vivre mon moment Priceless à moi prochainement, et c'est désormais chose faite grâce à ce superbe atelier cuisine avec Hélène Darroze herself aux manettes.

Bref, je néglige complètement ce blog

18 juillet 2012

Printemps_table     Street_Poesie

Oulala, on ne peut pas dire que je sois particulièrement assidue à ce petit blog, ces derniers temps (non, on ne peut pas). Que voulez-vous ? Je ne vous ressors pas l'habituelle rengaine "j'ai une vie à côté / je suis en panne d'inspiration / je manque cruellement de temps / j'ai d'autres impératifs" et toute la clique. Déjà, parce que ce serait faux : des trucs à raconter ici, j'en ai un paquet. (tu penses, depuis le temps que j'ai pas posté !).

Pourtant, le presque-silence radio ne va pas s'améliorer de sitôt, entre les vacances qui pointent doucement leur nez à l'horizon (bon, encore 4 semaines, d'accord...) et surtout, un déménagement à programmer d'ici début août. Je risque donc de passer toutes mes prochaines soirées à encartonner, scotcher, étiqueter, trier, démonter... puis à tout refaire dans le sens inverse. Sans compter les bonnes crises de rigolade qui se profilent avec le service déménagement de la FreeBox (je sens qu'on n'a pas fini), les assurances habitation à résilier et/ou souscrire, les compteurs EDF à activer et remettre à zéro... Bref, je déménage.

Du coup, comme je doute fortement que le sujet "combien de m3 à transporter pour établir un devis" vous passionne (ah... j'en étais sûre), je vous laisse quand même avec un petit patchwork de mes derniers instantanés Instagram (vous connaissez Instagram, quand même ?), qui retracent plus ou moins bien les quelques "événements" des dernières semaines (ah mais oui, investir dans 2 nouvelles paires de pompes, c'est un événement !)

Et je compte bien repasser par ici de temps en temps avant la rentrée, pour vous donner quelques nouvelles, et/ou, soyons fous-fous, vous faire de vrais billets rédigés et tout. Je sais, lançons les confettis, c'est carrément la fête, là ! Allez, je retourne à mes cartons, souhaitez-moi bon courage !

Fluo_touch     Ceinture_fluo

Belle_vue_Paris     feu_artifice_paris

Cornetto     Sieste

Shoes     Veste_Iro

Fluo     Vernis_Dior

De haut en bas :
Une jolie table printanière // Un moment de poésie dans la jungle urbaine
Mon addiction pour le fluo (j'avais avoué ici)
Un superbe apéro-terrasse pour le feu d'artifice du 14 juillet
Un mini mini goûter gourmand // Le meilleur moment des week-ends prolongés dans le sud
De la couleur dans mon "shoesing" // Ma veste clo-clo (merci les collègues)
Fluo, again and again (flou, aussi) // Les vernis Dior "Gloss" de l'été, tout en transparence

 

Comme avant dans mes rêves d'enfant

05 mars 2012

les maisons de dame souris

S'il fallait une preuve que les blogs peuvent encore apporter de belles surprises, au delà de leur aspect parfois un peu trop commercial et publicitaire, en voici une :

Il y a presque six ans de ça, alors que je commençais tout juste à écrire ici (pfouuu, on n'est pas tout jeunes, mes amis, c'est moi qui vous le dit), je lançais une bouteille à la mer pour tenter de retrouver un livre de mon enfance qui m'était cher, mais qui avait fini par disparaître, de déménagement en tri intensif, faute de place dans la bibliothèque. Apparemment, je n'étais pas la seule à avoir la nostalgie de ce livre et à avoir été marquée par les histoires de cette souris architecte (je crois que ma vocation râtée vient de là, en fait), si j'en crois les nombreux commentaires et mails que j'ai reçus, régulièrement, depuis la publication de cet article.

Beaucoup m'ont écrit avoir de beaux souvenirs de cet ouvrage introuvable, certaines personnes qui avaient un exemplaire en ont même scanné les pages pour les partager avec tous ces lecteurs frustrés du passé. Un ami virtuel de l'époque avait d'ailleurs fini par remettre la main sur la version anglaise de la chose, sans pour autant parvenir, malgré les recherches, à retrouver un exemplaire de MA version d'enfance, en français dans le texte. Dame Souris s'était bel et bien fait la malle, et la maison d'édition n'avait pas du tout l'intention de rééditer l'ouvrage.

Et puis un jour de janvier dernier, je reçois ce mail, qui me dit en substance :
"Bonjour, je suis bouquiniste à (petit village de l'Aude) et j'ai actuellement en stock le livre que vous semblez chercher. Je peux vous l'envoyer si vous êtes intéressée".
Bah tu m'étonnes Elton, que je suis intéressée ! Depuis le temps ! Ni une, ni deux, je réponds au message, et l'affaire est entendue.

Quelques jours plus tard arrivait par la Poste mon cher et précieux livre. Bien sûr, la nostalgie engrangée durant toutes ces années avait embelli ce livre, peut-être plus qu'il ne le méritait. Sans doute, la frustration de ne pas pouvoir le feuilleter pendant si longtemps m'avait fait oublier que mes goûts d'enfant n'étaient plus mes goûts d'aujourd'hui. Et pourtant, malgré ces infimes déceptions, tourner les pages de Dame Souris et revoir toutes ces illustrations qui ont marqué ma jeunesse m'a presque tiré quelques larmes (presque, j'ai dit) (rhhhoooo).

Ce livre-là restera, vous pouvez en être certains, en lieu sûr dans ma bibliothèque d'adulte, attendant patiemment que mes propres enfants soient en âge de le lire et - qui sait - de l'apprécier à leur tour. Et il rejoint la petite liste des objets précieusement conservés, qui me fera un jour radoter sur le ton du "tu sais, quand maman avait ton âge...".