Gin Fizz

Bulles de vie...

L'affaire est dans le sac

27 juin 2011

Sacs 1

Rodger, Rodger ? Base de lancement à Major Tom ? Nous avons ici un problème évident. Répondez !

Ouep... A première vue, comme ça, sur la photo, on pourrait penser que j'ai fait une sacrée pêche durant les soldes, et/ou que je vais avoir de sérieux problèmes avec mon banquier. Sauf que pas du tout.

Si j'ai effectivement un sérieux problème dans cette affaire, ce n'est pas avec mon banquier, mais avec... les sacs. Oui, les shopping-bags. Ces machins en papier-carton qu'on récupère avec nos achats dedans. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je voue une véritable passion à ces trucs, et j'entasse religieusement dans un coin de mon appartement tous les modèles qui me plaisent. Pas les sacs de marque en plastique, hein ! Seulement ceux en carton, avec de jolies poignées.

Je sais, je suis grave.

Bon, évidemment, parfois, je m'en sépare, en les recyclant pour transbahuter des trucs à droite à gauche, ou carrément en tant que sac poubelle (les sacs Gap et les grands sacs XL de Zara sont parfaits pour ça). Mais la plupart dorment chez moi depuis des lustres sans que je ne me résolve à m'en séparer. J'en ai même un qui date d'au moins six ans, pour vous dire.

Parfois, je tente discrètos de récupérer chez les autres des sacs que je trouve jolis. "Dis, ton pull Paul Smith est canon, wouaaahhh, il te va trop bien, haaaaann ça c'est la classe... bon, j'peux prendre le sac, sinon ?" (Les sacs Paul Smith sont vraiment jolis, je ne suis pas non plus complètement timbrée).(Genre, je ne me roulerais pas par terre pour récupérer un sac Maje, voyez ?) (Non parce que je sens bien que vous me jugez).

J'irais même jusqu'à avouer que, une ou deux fois, c'est surtout pour récupérer le sac d'une boutique que j'ai fini par acheter un article qui me plaisait moyennement. Le plaisir de savoir que cet article serait bien emballé dans un joli sac papier coloré a fait le reste du travail de persuasion. (Non, apparemment, l'option "demander juste un sac à la vendeuse" ne m'a pas effleuré l'esprit).

Je sais, je suis VRAIMENT grave.

Il doit forcément y avoir une saleté de combine marketing là-dessous. Je me souviens d'ailleurs que j'avais pensé à ce sujet comme super idée de thème de mémoire de DESS, mais qu'une collègue de la promo du dessus avait déjà mis le grapin dessus. Comme j'ai purement et simplement refusé de le lire (nan mais ho), je ne me sens pas vraiment plus calée à ce sujet aujourd'hui. Si vous avez des théories, de votre côté...

Et puis si vous me cherchez pour qu'on en discute, je serai juste là, allongée sur le divan du psy, à tenter de comprendre pourquoi j'ai des lubies un peu étranges...

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Méthode Couette

29 novembre 2010

couetteJe me fais un peu moins présente ici ces temps-ci, vous l'aurez remarqué. Je pourrais vous inventer que c'est parce que j'ai une vie sociale complètement débridée, à base de cocktails mondains, avant-premières et vernissages en tout genre, mais qui me croirait, casanière comme je suis ? Je pourrais vous laisser entendre que c'est parce que j'ai tellement de boulot ces derniers jours, pfiouuuu-la-la-c'est-difficile... mais qui avalerait ça, l'approche des fêtes de fin d'année ayant plutôt tendance à calmer le jeu dans mon type de profession. Je pourrais aussi vous faire croire que j'étais partie cette dernière semaine sous de lointaines contrées exotiques, mais la nuance 'bidet blafard option cachet d'aspirine' de mon teint démasquerait vite fait le subterfuge (ou alors, c'est que je serais partie en Norvège).

Non, la raison est toute autre, et tellement plus évidente. Je suis simplement entrée en hibernation. Point barre. Ne cherchez pas plus loin.

Avec l'hiver qui s'affirme et les températures qui plongent, l'appel de la couette est définitivement le plus fort, et j'ai mille fois tendance à préférer m'y vautrer copieusement, munie d'un bon bouquin ou de mes dernières séries fétiches, plutôt qu'autre chose. Le pyjama en pilou-pilou n'est pas encore de mise, mais il ne faudrait pas me pousser beaucoup, je le sens.

Quant aux grasses matinées, elles n'ont jamais aussi bien porté leur nom. A ce stade, on pourrait presque parler de matinées obèses, même, puisqu'il m'est récemment arrivé de dormir jusqu'à... quinze heures non stop. (Oui, mais j'étais vraiment très fatiguée, monsieur le Juge).
Certes, je vous l'accorde, autant dire qu'après un tel marathon du sommeil, la journée entamée semble plutôt bien plombée. Mais qu'importe. En ce moment, rien ne me parait plus salvateur que quelques heures de sommeil en plus. Au diable le shopping, le remplissage du frigo et la sortie culturelle ! Dans mon lit, j'y suis, j'y reste ! Au moins, vous saurez où me trouver.

Autant vous dire que les matins de semaine, le réveil strident qui sonne au petit jour me donne grise mine. Et j'en viens, comme tous les ans à la même époque, à me poser la fatidique question : pourquoi ne passe-t-on jamais à l'heure d'hiver
pour le boulot aussi ? Hein ?
Partant du principe qu'on a moins d'énergie, qu'on doit la conserver pour lutter contre le froid de l'hiver, et qu'il est biologiquement prouvé (ah, ça, la nature est stricte sur ce point) que tout organisme a besoin d'un temps de latence pour retrouver toute sa vigueur, pourquoi (bordel) conserve-t-on le même foutu rythme de vie hiver comme été ?
A quand les journées de six heures de boulot de novembre à mars ? A quand les congés imposés dès que le mercure frôle le zéro ? A quand la médaille du mérite pour les dormeurs de plus de douze heures par nuit, qui R.E.S.P.E.C.T.E.N.T leur bio-rythme ? ;-)

Oh, ça va, je vous vois ricaner dans votre coin, à base de "elle est bien mignonne celle-ci, mais elle a pas trop les pieds sur terre et la réalité en face des trous" (ou un truc dans ce goût-là). Bon, hé ben très bien, puisqu'on ne peut pas discuter avec vous, je m'en vais bouder. Sous ma couette. Ah ah.


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Victime de la mode, tel est mon nom de code

18 octobre 2010

cintresDepuis quelques semaines, il se passe des trucs étranges dans ma penderie. Des fringues vont et viennent, apparaissent, puis disparaissent, pour réapparaitre à nouveau quelques jours plus tard. Dans un autre coloris, ou une autre taille, la plupart du temps. Certaines autres font une apparition fulgurante, juste le temps de dire bonjour aux copines, et pfuiiiittt, s'en vont pour ne jamais plus revenir. "Esprit (de la mode), es-tu là ? " demanderont certains. Car qui donc s'amuserait de la sorte à faire la bamboula au beau milieu des cintres et des boîtes à chaussures, hein ?

Oui, alors, ne vous tracassez pas trop longtemps à chercher des explications irrationnelles, va. Il se passe tout simplement que je suis encore barrée dans l'une de mes périodes bi-annuelles de boulimie fringuesque doublée d'un sens critique aigu affuté sitôt rentrée à la maison.
En gros, pour vous la faire courte, je parcours les magasins et le Net à la recherche de trucs in-dis-pen-sables (il va de soi). J'achète parfois (ok, souvent) sans essayer, par manque de temps, manque d'envie-là-tout-de-suite, manque du-bon-collant-pour-juger-cette-robe, manque du bon-degré-d'épilation-pour-oser-sortir-de-la-cabine.

Une fois chez moi, pas forcément le soir même, parfois deux, trois, huiiiiiiiit jours après mon shopping, je me lance dans mes essayages. Neuf fois sur dix, vous pouvez parier que la jolie silhouette que j'avais imaginée dans la boutique avec ce nouveau truc que j'étais en train de m'acheter, hé ben makache ! Systématiquement un aspect qui cloche, et fout en l'air mon tableau de la parfaite modeuse qui connait sa morphologie et sa penderie sur le bout des doigts.
Soit ça baille tellement à la taille qu'on y voit jusqu'à la marque de ma culotte, soit c'est tellement serré sur les cuisses qu'on me rebaptise Boudina, soit la couleur n'est pas si "rouge coquelicot" que ça en avait l'air dans le magasin (mmm, tu m'étonnes, en même temps, sous les néons Zaraesques...).

Nous en arrivons ainsi au déroulé suivant, qui suit peu ou prou toujours les mêmes étapes dans le même ordre :
- "Et si j'échangeais pour la taille au dessus, pour un effet loose ?"
- "Je pourrais aussi le prendre en beige, pour aller avec les derbys noirs que je n'ai pas encore mais que je vais me trouver juste après ?"
- Donc repliage de la fringue, enfournage dans le sac de la boutique, accompagnée du ticket de caisse.
- Nouvelle vadrouille en boutique pour échange standard.
- "Ah non, désolés, mademoiselle, ce modèle est sold-out, vous ne le trouverez plus".
- Crise d'hystérie intérieure. Roulage par terre mental.
- Foncage ventre à terre dans deux ou trois autres boutiques de l'enseigne, la boule au ventre et la sueur aux aisselles.
- "Yes, je le tiens !" (cheveux hirsutes et mine rougeaude)
- Retour maison, épuisée mais heureuse (enfin, il me semble)
- Nouvel essayage de la fringue quelques jours plus tard.
- "Moui... finalement, c'était pas si mal en gris foncé, j'aurais pas du le rendre".
- "Et en plus, en cette taille, il me fait un cul de génisse".

... Je suis tarée, putain. Je suis tarée, en fait. C'est ça, hein ? Je suis folle. Mon psy-que-je-n'ai-pas aurait sans doute pas mal de choses à dire sur ce petit travers qui me caractérise (mon Chéri aussi, d'ailleurs), mais je crois qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer, et que se l'avouer à soi-même, c'est déjà faire preuve d'(un peu de) prise de conscience. Non ?

PS : Je vous rassure, mon compte en banque se porte bien aussi. Il voit passer pas mal d'opérations bancaires, un coup négatives, un coup positives, car au final, je finis souvent par être raisonnable et rendre en boutique les craquages qui auraient causé ma ruine autrement.

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Jeu de jambes (lourdes)

19 juillet 2010

jambes_4Tiens, ça fait un petit moment que je ne vous ai pas raconté une anecdote sur ma vie de dinde en puissance, non ? Hé bien allons y gaiement, j'ai une jolie histoire toute trouvée ! (ouéééé, que ça crie dans les rangs du public...)

Le week-end dernier, alors que je vaquais à mes occupations de fille qui se respecte (bon, ok, je faisais les soldes), je commence à ressentir un vague picotement sur le mollet gauche. Je n'y prête pas trop attention, pensant simplement à une piqûre d'insecte. Mais le temps passe, et la douleur s'installe et s'affirme. De picotement, je ressens maintenant une chaleur diffuse, et la zone est rouge et gonflée. Le lendemain matin, le mollet droit s'y met à son tour, et présente d'énormes plaques rouges et douloureuses. "Allo Houston ?", me demande-je alors, éliminant donc la piste de l'insecte, qui ne se serait sans doute pas amusé à me piquer de façon symétrique sur les jambes mais à vingt-quatre heures d'intervalle, genre pour brouiller les pistes. (Les insectes sont filous, je veux bien, mais quand même...).

Au bout de quarante-huit heures, la douleur est infernale : la peau semble brûlée, c'est comme si on m'avait appliqué consciencieusement un fer à repasser durant dix secondes sur chaque mollet. Je marche en boitillant, car la peau ne semble pas vouloir s'étirer suffisamment pour permettre à la jambe de se déplier entièrement. Et je ne supporte plus aucun contact sur la zone, tellement elle est à vif. Le bonheur.

Je me rue ventre à terre chez le premier pharmacien, qui conclue sans trop se creuser la tête que "ça doit être un aoûtat" (en plein métro parisien, je doute, mais comme ce n'est pas moi qui ais fait des études en pharmacie, je me la boucle). Il me colle une crème cortisonée, supposée soulager rapidement la douleur.

Sauf que pas du tout. La douleur s'intensifie encore, et je commence sérieusement à baliser. Devant l'avis perplexe d'un second pharmacien (on ne sait jamais), je me décide à consulter un médecin. Examen minutieux, batterie de questions sur ma-vie-mon-oeuvre-mon-bilan-santé, questions classiques sur un éventuel changement de mode de vie ou de produits cosméto... Trente minutes plus tard, je ressors du cabinet avec une ordonnance 'maousse-costaud' mais sans raison valable de cette étrange apparition localisée.

photoCe n'est que trois jours plus tard que mon petit cerveau de blonde a fait la connexion. Et a pigé d'où ces plaques de brûlures pouvaient provenir...
Dans la série "Fausse bonne idée", j'avais mis dernièrement en application le "judicieux" (ahem) conseil du dernier ELLE pour alléger les jambes (qui m'ont plus l'air de poteaux électriques haute tension que de jambes, avec ces chaleurs). Le magazine disait "placer des poches de glace sous vos genoux, région riche en ganglions lymphatiques et en réseaux veineux". L'idée ne me semblait pas con, j'ai voulu essayer. La blague. Il semble effectivement que les poches de glace aient, au contact de la peau, créé une sorte de gelure interne, qui s'est exprimée en brulure intense à la surface. Merci, les conseils du magazine, hein. Bravo la France. Vingt sur vingt, même.

La petite blaguouse aura duré plus de dix jours, et j'ai encore, à l'heure actuelle, l'impression d'avoir eu les mollets passés au grille-pain. Oui, vraiment, il y a des jours où je peux me sentir princesse, et d'autres, nettement plus Bridget Jones.
 

La science des rêves

15 février 2010

reveI have a dream. En fait, I have plusieurs dreams. C'est dingue parce que, depuis quelques nuits, je rêve de tas de trucs complètement délirants. Et le plus fou, c'est que pour une fois, je m'en souviens le matin, chose assez rare chez moi pour être mentionnée. Inutile que je vous raconte ces rêves, vous me prendriez certainement pour une psychopathe de première classe. Déjà que moi, quand j'y pense, je me fais vraiment du souci pour ma santé mentale...

Enfin, quand je dis "je m'en souviens", c'est une façon de parler, bien sûr. J'ai juste l'impression de m'en souvenir. Nuance. Et plus je cherche à me remémorer les détails, plus le rêve s'efface et ne laisse qu'un souvenir flou et diffus. Pour peu que je cherche à le raconter à quelqu'un, je m'aperçois que finalement, je ne sais même pas expliquer comment les choses débutent, ni dans quel endroit mystérieux l'action se passait, ni même qui était vraiment cette fille blonde que je pensais être ma copine Fanny mais qui en fait n'a rien à voir avec elle. Quel bordel, cet inconscient, je vous jure !

J'ai malgré tout quelques souvenirs ultra précis de rêves qui m'ont marquée. Des rêves où je me retrouve embarquée dans des péripéties digne de Harry Potter, où je suis poursuivie et en danger, et où je dois dégommer à coups de pieds l'oreille du Diable pour m'en sortir vivante. (non, n'insistez pas, je ne sais pas d'où je sors des trucs pareils).
Je me souviens aussi d'un réveil en pleine nuit, en sueur et la gorge nouée, après avoir rêvé que quelqu'un était debout sur le rebord de ma fenêtre, abrité sous un parapluie, à m'observer dormir. Je voulais crier, mais ma voix restait bloquée, et je me suis finalement réveillée en panique, au doux bruit de la pluie sur les gouttières.

Une autre récurrence est liée au fait d'aller faire pipi. Immanquablement, dans mes rêves, les toilettes sont en public et ne permettent aucune intimité pour faire ce qu'on a à y faire. La porte est totalement vitrée. Ou trop courte. Ou sans verrou. Et je me vois tourner en rond, sans savoir comment assouvir mon envie pressante devant tous ces gens que je ne connais pas. Je finis par me réveiller avec une horrible envie, of course, et je m'explique ainsi une partie de mon rêve. Mais Freud aurait sans doute beaucoup à dire sur cette phobie de devoir faire pipi en public, j'en suis sûre...

Certaines fois, heureusement, le rêve est si doux que j'aimerais le prolonger encore un peu. Oh oui, Georges, propose-moi un espresso et dis-moi que tu m'aimes. Ah, mais trop tard, le réveil sonne le glas des niaiseries, je suis réveillée, et même si mon esprit patauge encore dans le coton post-sonnerie, le conscient a repris ses droits. J'ai beau tenter par tous les moyens de me ré assoupir juste un instant, rien n'y fait. Georgy est déjà loin, et le seul café qui m'attend, c'est le vague truc en poudre posé sur l'étagère de ma cuisine au carrelage froid sous les pieds.


Je n'ai jamais eu, à ma connaissance, de rêve dit "prémonitoire", alors que certaines copines ont rêvé d'avions menaçants juste avant le 11 septembre, ou de mer très agitée la veille du Tsunami géant en Asie. Mais on m'a déjà dit avoir rêvé de moi, dans un rêve où je portais les cheveux très courts et où j'étais en danger. A cette période, j'étais en pleine réflexion sur mon avenir capillaire (frange ou pas frange ? Dégradé ou non ? Courts ou longueurs ?) et, c'est con à dire, mais ça m'a fait hésiter sur mon souhait de les raccourcir franchement.

Enfin (oui, "enfin", parce qu'on n'est pas là non plus pour faire une thèse sur le sujet), je rêve souvent de lieux de mon enfance et de mon adolescence : l'appartement où j'ai vécu petite, la maison de mes grands-parents... Mais pourtant, j'évolue bien dans ces décors d'avant avec mon "moi" adulte et mes préoccupations d'aujourd'hui. Jamais jusqu'à présent je n'ai rêvé de l'appartement que j'ai occupé depuis mes vingt-deux ans, ni de celui que j'habite actuellement. Là encore, il y a sans doute une grande explication freudienne, mais en attendant de passer sur le divan... rassurez-moi... ça vous fait ça aussi ?

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Joue pas, joue pas comme ça

07 décembre 2009

d_sJe viens de me rendre compte d'un truc pas très folichon. Contrairement à ce que j’ai toujours cru, pensé ou braillé sur les toits, non, désolée, je ne suis pas bonne perdante. Ni joueuse agréable. Carrément pas, même.

Le week-end dernier, emportés par un élan de bonne humeur potache et enivrés de bulles variées, nous nous sommes lancés, mes copains et moi, dans un jeu de société endiablé à base de devinettes et de mimes où chaque équipe s’affronte en temps minuté.


L’idée, à la base, était de passer un bon moment, de déconner, de rigoler, de comparer les talents de mime de chacun (c’est officiel, je n’ai aucun gène du Mime Marceau) et éventuellement, si l’enthousiasme collectif (et le taux d’alcoolémie) le permettait, de compter les points afin de déterminer une équipe gagnante juste pour l’honneur.


Sauf que moi, à partir du moment où il y a des règles du jeu établies (et bizarrement, c’est souvent le cas, ne me demandez pas pourquoi), je rentre dans une sorte d’état second, fébrile et nerveux. Parfois, même, je me fais peur : mon ton d’institutrice péremptoire et autoritaire prend le dessus, et je me mets à beugler comme une truie sur quiconque ne respecterait pas le déroulé, prête à sortir les crocs (et les griffes) au besoin.


Oui, je sais. Mais en même temps, attendez. S'il y a une « règle du jeu », c’est bien fait pour être respecté, non ? (Que les amateurs de poker - et je ne vise personne - ne me disent pas le contraire, y’a qu’à voir comment ça gueule dès qu’on tente une entourloupe pas très catholique autour du tapis vert).

Non parce que si on commence à faire n’importe quoi quand on se divertie, c’est la porte ouvertes à toutes les fenêtres, et bientôt, on grillera aussi tous les feux rouges en gloussant comme des gorets, et ce sera le chaos partout. Vous ne viendrez pas pleurnicher que je ne vous ai pas prévenus, hein.


Cela étant, je reconnais malgré tout que parfois, les jeux sont plus drôles quand on ne suit pas les règles à la lettre. Faire une partie de « petit bac » en modernisant toutes les catégories, ça a plus de gueule. Le dernier en date, réalisé dans le train, comptait par exemple comme colonnes ‘truc qui pue’, ‘à ne pas dire en voyant un bébé moche’, ‘expression tirée du film La Cité de la Peur’, ou ‘injure en verlan’. Bien plus rock que les ‘prénom’, ‘animal’ ou ‘ville’ si classiques.


Après tout, si le succès dans la vie (et par conséquent dans la déconnade) s’obtenait par le respect idiot des règles, d’une, ça se saurait déjà, et de deux, les Allemands domineraient le monde. Or, jusqu’à aujourd'hui, j’ai rarement vu moins fun et olé-olé qu’un Allemand. Donc bon.


Alors ? Ca tente quelqu’un, une petite partie de Jeu de l’Oie ? Mais je vous préviens, vous me laissez gagner hein ? Non parce que sinon…

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Surprise (mal) party *

02 mars 2009

* Oui. Je ne me foule pas trop, sur les titres, dernièrement. J'ai trouvé un filon, je l'exploite jusqu'au bout. Hop.

surprise_2Je connais personnellement un paquet de gens qui disent adorer les surprises et qui prennent un air absolument horrifié quand j’ose leur avouer que moi, ouais, bof, pas trop. Comme si détester l’imprévu, au-delà d’une certaine limite, étant un signe incontestable de manque d’ouverture sur le monde et sur les autres.
Ben je suis navrée les gars, mais je campe fermement sur mes positions. Moi, j’aime pas :

*
Sursauter parce que mon interphone sonne alors que je n’attends personne. Neuf fois sur dix, vous pouvez être sûr que c’est signe d’emmerdes. (Et la dixième, c’était juste le facteur, et je m’enquiquinerai la vie à aller poireauter à la poste pour récupérer mon colis, mais tant pis).
Je ne suis décidément pas de celles chez qui on peut débouler à l’improviste "pour prendre un café parce que j’étais dans le coin". Moi, quand je reçois du monde, j’ai besoin de prévoir, de ranger un minimum, de planquer les sous-vêtements et les chaussettes qui traînent par terre, et de m’assurer que je suis à peu près regardable, au moins de loin (c'est-à-dire, que je n’ai pas sur la tronche un affreux masque à l’argile vert foncé, ou des bigoudis roses dans les cheveux) (c’est une image, tout le monde sait bien que les bigoudis n’existent plus depuis les années 80) (du moins, j'espère).

*
Recevoir un coup de fil « numéro masqué ». Depuis qu’on a inventé la présentation du numéro, certains ont un besoin étrange de préserver leur anonymat en appelant systématiquement en numéro non identifiable. Comprends pas. Mais je préviens devant témoins : tant qu’ils ne me donneront pas une raison valable, ces gens-là continueront à tomber systématiquement sur mon répondeur. Je sens bien qu’on n’a pas fini de s’amuser…

*
Aller dîner chez des gens qui ne connaissent pas bien mes goûts. Faut dire que je suis assez chiante, niveau habitudes alimentaires. Le fromage et moi, par exemple, on n’est pas vraiment potes. Mais allez comprendre pourquoi, sous couvert d’une pseudo réputation de Français fiers de leur patrimoine gastronomique, on nous en colle à tous les étages, depuis l’apéro jusque parfois au dessert (cheesecake) et tout ça sans me demander mon avis. Du coup, j’ai toujours l’angoisse de découvrir qu’au menu du soir se cache une tarte fine chèvre-tomate (aaaaah), une salade concombres fêta (burps) ou, horreur intégrale, … une tartiflette (yeaaaaarrrrk). (En revanche, bizarrement, la raclette, j’aime bien. Oui, je sais. « Chiante », cherchez pas plus loin). J'ai quand même trouvé la parade : quand j’ai zéro visibilité sur le repas à venir, je prévois une tenue avec des grandes poches. Ou je m’assure qu’il y a un chien dans la maison. Qui aime le fromage, lui.

*
Partir en week-end ou en vacances à l’improviste. "Chérie, fais ta valise, l’avion décolle dans 3 heures". Alors ça, j’y crois zéro. En théorie, oui, c’est super. Ca fait « rock’n roll, on vit à 100 à l’heure et on emmerde le monde ». En vrai, c’est bidon. Y’a que dans les films que les héroïnes peuvent se permettrent sur un coup de tête de passer un coup de fil à leur patron pour dire que "finalement, je ne serai pas là trois jours complets à partir de, ... ben de demain, tiens. Et pour la méga réunion sur le dossier RelouSaRace, vous vous débrouillerez sans moi, hein, allez salut".
Dans la vraie vie, y’a des enfants ou un chat à faire garder, on avait déjà fait les courses pour le dîner de ce soir, y’a maman qui vient passer dimanche à la maison, et puis je suis pas épilée, et puis mon maillot de bain est à la cave avec les affaires d’été, et puis en plus c’est le week-end où y’a les Césars ET les victoires de la Musique, et puis non vraiment, je suis bien claquée, là… Alors ta surprise, c’est super mignon, mais on peut la refaire dans un mois, et prévue, cette fois ?

Bon. Evidemment, certaines exceptions demeurent. Evidemment, un bouquet de fleurs sans raison évidente (comprendre, sans que ce soit mon anniversaire, la saint-valentin, ou un truc à se faire pardonner) fait toujours super plaisir. Evidemment, entendre "réserve ta soirée, je ne t’en dis pas plus" ou "tu fais quoi samedi ? ben maintenant tu vas au théâtre avec moi" sont des mots qui vont très bien ensemble, comme dans la chanson. Evidemment, garder un soupçon de secret, une pincée de mystère, une touche d’inattendu, rend la vie un poil plus pétillante. Mais ça, j’imagine que ce n’est plus une surprise pour personne.

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Service (mal) compris

23 février 2009

pourboireJ’ai beau être une fille bien sous tous rapports (y’en a un seul qui moufte à ce sujet, ça va très mal se passer), il y a vraiment un domaine où je me trouve godiche au possible : toutes ces histoires de pourboires me fatiguent au plus haut point. J’en laisse un ? J’en laisse pas ? Et si oui, combien ? Et comment le faire de façon ni ostentatoire (genre "tenez, pour vous, petit personnel") ni trop discrète (genre raflé en douce par les voisins d’à côté pour payer leur propre conso). Non, franchement, ce truc-là, c’est une affaire à me rendre chèvre.

Oui, je sais. Vous allez me dire "c’est simple : tu donnes quand t’es contente, et tu donnes pas quand t’es pas contente". Ah super, merci. C’est vrai que je pourrais arrêter ce billet ici, du coup. Et aller regarder une série ou deux sur mon ordi au lieu de m’enquiquiner la vie à écrire des trucs sur ce blog. C’est vrai. Mais c’est mal me connaître.

Perso, en matière de pourboire, j’ai une échelle de valeur assez relative, totalement basée sur le feeling-power. Par exemple, je donne uniquement au chauffeur de taxi qui ne m’a pas pris la tête tout le trajet à me faire son 36 15 my life ou à me demander sur un ton niais si « alors on est sortie, ce soir ? » (non non, la robe de soirée et le maquillage de pouffiasse, c’est juste pour aller louer un dvd). Parce que moi, j’aime bien être peinarde dans un taxi, regarder la rue défiler en repensant à ma soirée, ou envoyer un sms de débrief à Meilleure Amie.
En revanche, si faut faire la moitié du boulot à la place du mec, lui indiquer le trajet par le menu (alors que même le GPS le lui dit, de ‘tourner à droite’) ou lui conter fleurette pour lui faire passer le temps, merci bien, mais moi, je prends le bus, c’est moins cher. A ce rythme-là, faudra bientôt passer soi-même en cuisine au resto pour se faire cuire son propre steak bleu ou à point.

Dans les salons de coiffure, en revanche, c’est une autre paire de manches. Et mon ‘feeling-power’, je m’assois dessus, direct. Parce que là, bêtement, je me sens obligée de donner un petit quelque chose à la pauvre fille qui vient de batailler deux heures quarante avec mes cheveux pour leur donner un doux reflet blond californien (même si j’ai juste envie de pleurer en voyant le résultat merdique), ou bien à celle qui s’est acharnée des plombes le séchoir à la main (et la goutte au front) pour me faire le brushing de Jenifer Aniston (elle a eu chaud – très chaud – je peux le sentir d’ici. Et il n’est que 12h45, dommage pour les clients suivants). Je suis d’un con, des fois, je le sais bien. Je sais aussi que je ne remettrai jamais les pieds dans ce salon de coiffure, mais ça…

Je suis d’un con, certes. Mais j’ai observé un peu les gens qui m’entourent, et en matière de pourboires, on ne peut pas dire que je puisse compter sur eux pour me servir d’exemple à suivre. Si vous voulez mon avis, eux aussi sont complètement paumés sur le sujet.
Dans le genre cigale, j’ai une amie qui peut laisser 2 euros de pourboire juste pour un café commandé, qui a coûté lui 1,30 euros. Elle fait ensuite des yeux tout éberlués quand son banquier lui apprend qu’elle est dans le rouge dès le 12 du mois. Rafraîchissant, comme attitude.

D’autres, en revanche, ne laissent jamais le moindre centime, contents ou pas contents, parce que « c’est déjà suffisamment cher comme ça », « il/elle a déjà un salaire, non ? », « est-ce que moi je demande un pourliche quand je fais les photocopies ? Bon. ». Ah ouais, d’accord. Mais dans ce cas, faudra pas venir s’étonner ensuite si les serveurs mettent des plombes à servir un Orangina et si les coiffeurs qui loupent les balayages blonds californiens s’en tamponnent comme de leur première dent de lait. Puisque de toute façon, au final, ce sera kif-kif pour leur poche. (Ah, oui, évidemment, on pourrait parler du seul sens du travail bien fait par fierté, mais là, tout de suite, j’ai pas trop envie, en fait).

Je sais, j’ai des problèmes vraiment existentiels. Et encore, je ne voudrais pas me faire plaindre, mais je vous laisse imaginer ce qui arrive quand je cumule dans la même journée visite chez le coiffeur, virée au bar, resto entre potes ET rentrage en taxi. Ca s’agite tellement dans mes petits neurones que ça frôle la rupture d’anévrisme direct. Dur, quoi.
Allo Docteur Derek ? J'ai vraiment très mal à la tête, vous pouvez m'auscultez ? (Et puis après, on ira boire un verre.)

Posté par Katia_ à 10:47 - C'est grave docteur ? - Commentaires [37]

Taupe model

09 décembre 2008

taupe_2Toutes ces filles qui s’amusent à porter des lunettes uniquement par coquetterie ou comme simple accessoire de mode m’ont toujours fait halluciner. J’ai un mal fou à comprendre qu’on puisse se coller des binocles sur le visage par envie et pas par besoin. En même temps, si je vous avouais que je suis miro depuis mon plus jeune âge, et que je complexe à mooooort sur mes lunettes de vue depuis près de quinze ans, peut-être que vous comprendriez mieux mon point de vue.

C’est pas compliqué, je suis myope comme pas permis. A côté de moi, on peut dire qu’une taupe a les yeux bioniques de Super Jamie, tellement j’y vois que dalle sans lentilles ou lunettes. A l’époque des soirées pyjamas, c’était d’ailleurs le jeu favori de mes copines, de me demander combien de doigts elles me montraient de loin, et de m’entendre invariablement répondre à côté de la plaque. Ca les faisait toujours beaucoup rire. Moi, moins, bizarrement.

Les lentilles de contact m’ont sauvé la vie pendant une quinzaine d’années, masquant aux yeux de tous mon plus gros complexe. Non sans mal, quand même. Evidemment, il fallait me trimballer mon petit flacon de sérum physiologique en permanence sur moi. Evidemment, je ne pouvais pas ouvrir les yeux sous l’eau quand on chahutait à la plage. Evidemment, la plus petite poussière dans l’œil était intenable, et je redoutais l’allergie ou la conjonctivite qui m’aurait obligée d’un coup à devoir reporter mes affreuses lunettes de myope qui me défiguraient tant. Evidemment, à la moindre rencontre amoureuse, il fallait jongler du lever au coucher avec la salle de bain pour qu’ « il » ne me voie surtout pas affublée de cette horrible chose répugnante. (Ah ça oui, quand j’ai un complexe, j’y vais pas de main morte avec).

J’ai joué le jeu comme ça pendant quinze ans. Et puis un matin, mes yeux ont dit stop. Conjonctivites et irritations à répétition, sécheresse oculaire à s’en frapper la tête contre les murs de douleur, et impossibilité de reporter des lentilles. J’étais condamnée. Aux lunettes, je veux dire.

Retour de boomerang. Hop : les complexes sagement enfouis là, en bas, bien au fond de moi, ont refait surface d’un coup. Et avec plus de violence que je ne l’aurais cru. On pourrait croire qu’à trente ans, les crises de l’adolescence sont loin, que la confiance acquise est plus solide et plus forte qu’autrefois, et que le fait - plutôt basique - d’être myope et de devoir porter des lunettes pour y voir clair ne viendra pas tout chambouler pour autant. Mais en fait, si. Pour moi, en tout cas, ça a été le cas.

Un vrai bon gros bordel dans ma tête, mélange de crises de doute et de tentatives d’acceptation. Jusqu’au jour où mon ophalmo m’a donné le feu vert, et que … j’ai sauté le pas pour l’opération chirurgicale. Yihhhaaaaaa. C’était vendredi dernier. C’était un grand moment de rock’n roll, et je vous raconte tout ça très rapidos dans un billet moins orienté « confessions intimes sur divan de psy ». (Parce que oui, c’est rare ici, mais parfois, ça fait du bien d’écrire sans faire le clown).

PS : Ce billet n’a absolument pas pour but de débattre si oui ou non, les lunettes c’est moche. Qu’on soit bien ok : je trouve très souvent ça ravissant sur d’autres personnes, mais je ne me suis personnellement jamais acceptée avec, pour des raisons qui vont sans doute très au-delà de ce que j’ai bien voulu écrire ici. Merci de ne pas m’envoyer la ligue des défenseurs des droits des myopes de France.

PPS : Article pas du tout sponsorisé par Optic 2000. Qu’on soit d’accord là-dessus, aussi. :)

Posté par Katia_ à 09:42 - C'est grave docteur ? - Commentaires [50]

Caprices, c'est fini ?

03 décembre 2008

caprices_1On a coutume de dire que les filles sont capricieuses, et je ne vois pas trop pourquoi je devrais faire exception à la règle. Encore que. Bizarrement, je suis du genre à être capricieuse avec moi-même plus qu’avec n’importe qui d’autre. (Je sais, cette phrase est difficilement crédible, mais laissez-moi tenter de me justifier, quand même).

De temps en temps, je me tape des petites crises perso sur le mode « j’ai ABSOLUMENT besoin de ce truc là-maintenant-tout-de-suite c’est une question de vie ou de mort ». Que le truc en question soit aussi « vital » à ma survie qu’un n-ième sac à main ou qu’une ceinture aperçue dans le dernier magazine branchouille ne change strictement rien à l’affaire. Je me sais pathétique et over-consommatrice, mais je n’en démords pas : il me faut ce machin coûte que coûte.

Deux fois sur trois, étrangement, l’envie pressante passe aussi vite qu’elle m’est venue. Un shoot de chocolat (ou plus brutalement, un coup d’œil à mon relevé bancaire) suffisent à calmer mes pulsions et ma fièvre acheteuse. Après tout, en réfléchissant bien, des bottes couleur camel, j’en ai déjà trois paires, ça va peut-être aller comme ça ? (Et la penderie – cette sombre garce – n’est pas extensible).

Oooooooh, mais n’allez pas applaudir trop vite, non plus. Hé, ho. Sinon, je ne vous pondrais pas un billet sur le sujet, j’vous signale.

Parce que oui, figurez-vous que dans le fameux troisième cas sur trois, ça vire au carnaval complet. Persuadée que le salut de mon âme (moi ? en faire trop ? jamais !) ne passera que par l’acquisition du bidule qui m’obsède les neurones, je deviens alors une vraie furie capable de arpenter toutes les rues de Paris pour assouvir ma quête, visiter cinq ou six boutiques de la même chaîne dans la même journée ou passer des plombes pendue au téléphone à répéter douze fois de suite « oui, bonjour, je cherche une jupe qui s’appelle Nadja, en taille 38, en coloris gris fumé, est-ce que vous l’avez en stock s’il vous plait ? Merciiii, au revoir ».
Sérieusement, tout ce cirque, venant de la part d’une fille qui grimace à la simple évocation du mot « sport »  (aaaeeerrkkkk) ou qui fait la tronche rien qu’à l’idée de rappeler ses propres clients pour le boulot, ça pourrait en boucher un coin à plus d'un. M’enfin après tout, on ne pourra pas venir me dire ensuite que je ne suis pas - dans certains domaines spécifiques - une fille tenace et appliquée à la tâche. Oui, parfaitement.

Evidemment, inutile de vous dire qu’une fois mon gros caprice de gamine pourrie gâtée assouvi, un nouveau « besoin » viendra prendre sa place, et que le cercle vicieux et infernal reprendra de plus belle.
Franchement, je sais pas bien pourquoi j’ai perdu mon temps, là : pas la peine de gribouiller une thèse philosophique en trois parties détaillées, la réponse à la question du titre est "non". Point barre. Et j’irai même jusqu’à dire que mon pote Descartes s’est planté de peu. A mon avis, ce qu’il voulait dire, c’est « je compense, donc je suis ». C’était pourtant facile, mec.

Posté par Katia_ à 13:28 - C'est grave docteur ? - Commentaires [28]