Gin Fizz

Bulles de vie...

La femme chocolat

30 janvier 2008

chocolat_1Cette fois, c’est officiel, je frôle la crise de foie.

En plus d’une boîte taille XXL qui se trouvait au pied du sapin, au moins trois de nos fournisseurs ont eu la bonne idée d’offrir des chocolats à mon équipe et/ou moi, en guise de cadeau de bonne année et de symbole de "relations commerciales amicales, honnêtes, florissantes bla bla blaaaaaa".
Autant vous dire que mon bureau a passé le mois de janvier à ressembler à une succursale de Milka, la déco vache mauve en moins. Franchement, Charlie et sa chocolaterie à deux balles peuvent bien aller se rhabiller, je les éclate haut la main.

Evidemment, pour ne pas faire de jaloux et honorer mes fournisseurs, je les ai tous goûtés, ces chocolats. C’est bien la base de la politesse, quand même, non ? Si si, c’est ce que ma maman m’a appris.

Bon. Ben… Comment dire ?

On ne va pas tourner autour du pot quinze ans, hein, je vous la fait courte : au terme d’une longue étude approfondie sur tout ce qui se fait de mieux en matière de cacao sur le marché actuellement, je crois pouvoir dire sereinement aujourd’hui que je préfère… les chocolats de supermarché. Voilà.

Brrrrr, je sens d’ici le frisson de stupeur qui parcourt l’assistance. Horreur, enfer et damnation. C’est là, logiquement, que vous me sortez le grand couplet sur le mode « franchement t’as pas honte ? Toutes ces saloperies pleines de graisse et de sucre ? Tous ces trucs dégueus qu’on oserait à peine appeler chocolat ? ».

Ouais, mais même.

Je trouve que ça se la pète un peu, chez tous ces chocolatiers, à mettre de la ganache par-ci, du craquelin par là, des éclats de fèves de cacao à tire-larigot et des liqueurs-que-tu-t’en-fous-partout-quand-tu-croques-dedans-parce-que-c’est-pas-marqué-dessus.
Alors que franchement, une bonne vieille boîte de Pyrénéens ou de Champs-Elysées, achetés au Monop’ du coin, et je suis comblée. Même du Kinder, je prends. Surtout du Kinder. A condition qu’on me vire cette photo de gamin au sourire plus que niais, là, sur l’emballage (mon dieu, mais que fait la police, bordel ?).

Oui, bon. J’ai jamais prétendu avoir du goût en matière de chocolat, hein, détendez-vous…



J’aimerais bien que mes fournisseurs nous achètent du Kinder. Au lieu de ça, ils préfèrent se la jouer grand seigneur et se ruiner en Dalloyau, Leonidas et autres Jeff de chais-plus-quel-bled. Nul. Et dire qu'en plus, ils vont sans doute remettre ça à Pâques. Pfffff…


J’ai hâte.

Posté par Katia_ à 09:04 - C'est grave docteur ? - Commentaires [39]

Talent aiguille

20 novembre 2007

talons_1Moi, une fille ? Une vraie de vraie ? Heu, ben là, j’ai un gros doute, quand même. Loin de moi l’idée de vous faire la grande scène 4 de l’acte II de « ma vie, mon œuvre, mes complexes », mais bon, puisqu’on se connaît depuis un bon moment maintenant, je peux bien me laisser aller à une petite confidence. Donc voilà : en fait, les talons aiguilles, c’est pas mes potes. Du tout. Et ça m’embête beaucoup.

Quelqu’un de très bien dont j’ai oublié le nom a dit un jour "les talons hauts vous mettent le cul sur un piédestal, exactement là où il doit être". J’ai trouvé ça pas con, comme idée. Du coup, j’ai essayé à plusieurs reprises de m’y coller. Vous pensez bien, j’allais pas laisser filer une occasion en or comme celle-là.

Mais en fait, non. Avec moi, ça veut pas. Y’a un truc qui coince, on dirait.

C’est très simple, quand je porte des talons hauts, j’ai l’impression d’être aussi sexy qu’une poule sur des échasses. Voyez le truc ? C’est quand même dommage, pour un attribut qui est supposé représenter la quintessence de la féminité, non ? Si. C’est sûr, ça casse un peu le glamour.

Faut dire aussi que, en bonne parisienne bien stressée de la vie,  j’ai cette fâcheuse manie de toujours marcher à trois mille à l’heure. Ce qui n’est pas du plus compatible avec le pas chaloupé et langoureux de la Betty Boop en talons aiguilles vertigineux, évidemment. La poule sur échasses qui court le marathon, c’est pas pour dire, mais ça fait surtout danseuse de tecktonik en descente d’acide. Bof.

M’enfin, vous reconnaîtrez avec moi (j’insiste) que les talons, c’est quand même pas ce qui se fait de plus pratique pour dévaler quatre à quatre les marches du métro, courir après le bus, escalader les caniveaux pleins de flotte, enjamber les crottes de chien, arpenter les ruelles pavées parisiennes, éviter les bouches d’aération et les grilles autour des arbres.

Et pourtant… Je les vois bien, elles. Toutes ces filles qui galopent sur le bitume avec dix centimètres de talons sous les chevilles. Elles font ça fastoche, l’air de rien, finger in the nose. Limite elles n’auraient pas l’air plus détendu si elles étaient en charentaises devant la télé chez elles.

Ah, injustice flagrante.

Alors quoi ? Dois-je faire une croix sur les talons hauts, docteur ? Mon cas est-il irrémédiable ? Suis-je condamnée aux ballerines et aux tongs à vie ?

Une âme charitable m’a expliqué que marcher sur des talons hauts, c’est comme faire du vélo : une fois qu’on sait faire, ça ne s’oublie plus. Admettons. Dans ce cas, j’en suis personnellement encore au stade où on colle des petites roues à l’arrière pour stabiliser l’ensemble. En gros, niveau talons, j’ai cinq ans. Super...

Oui, mais… Et mes jambes affinées et élancées ? Et mes huit centimètres en plus ? Et ma cambrure de rein divine ? Y’a pas de raison. Moi aussi, je veux tout ça. Donc c’est décidé, demain, je m’y (re)colle.

La route sera longue.
Et pleine d’entorses, j’en ai peur.

Posté par Katia_ à 09:21 - C'est grave docteur ? - Commentaires [50]

Avec les compliments de la maison

08 novembre 2007

ballon_2Dans une de ses chansons, Marc-les-yeux-revolver s’acharne à complimenter une greluche en lui répétant en boucle "qu’est-ce que t’es belle" alors que la greluche en question s’obstine, elle, à lui répondre d’un ton boudeur "j’me sens pas belle".
Bon. A part illustrer une fois de plus l’idée que les hommes et les femmes ont décidemment encore du taff pour se comprendre, que peut-on en déduire ?
Ben déjà, que les hommes nous préfèrent souvent quand on présente un léger petit déficit niveau confiance en soi. Apparemment, le mythe de la wonderwoman canon de la tête aux pieds, ultra bien sapée, à la carrière brillante, bonne cuisinière, mère de famille bienveillante et attentionnée le jour et amante allumeuse la nuit, c’est finito. Et tant mieux, j’ai envie de dire, parce qu’elle commençait à nous faire un peu chier, celle-là. Non mais c’est vrai franchement. A part filer des complexes aux nanas, et foutre la pétoche aux mecs, elle servait à que dalle, sinon à faire beau dans les pubs Ricoré des années 90.

Aujourd’hui, les choses ont changé. La fille parfaite et sans ratures est retournée sourire de toutes ces dents trop blanches dans les pages des magazines. Les hommes lui préfèrent les Cendrillons des temps modernes, avec leurs fêlures, leurs incertitudes, leurs questionnements métaphysiques et leurs complexes souvent infondés.

Ce qui fait qu’on assiste parfois à des conversations légèrement saugrenues, du genre :
-         Tu trouves que j’ai un gros cul ?
-         Mais moi, je le préfère comme ça, ton gros cul, tu sais…
-         ... ... ... T'es vraiment un sale con, toi !
Aaaaah, l’amoûûûûûuûr… Faites un compliment à une fille, recevez une baffe. (En même temps, faut voir le compliment...)

Du coup, je me pose la question : est-ce que ce sont vos compliments qui sont souvent foireux et à côté de la plaque, ou est-ce que c’est nous qui ne savons pas recevoir vos éloges ? Parce que s’il faut lire entre les lignes, sérieux, filez-moi le décodeur tout de suite, hein.

Surtout que moi, si vous voulez tout savoir, j’ai un vrai problème avec les compliments, en règle générale. Déjà, j’ai un mal de chien à en faire. Ca ne m’empêche pas de penser parfois beaucoup de bien de la personne en face de moi (encore heureux) mais le dire avec des mots, pffffiouuu, c’est super compliqué pour moi.
Je ne sais pas non plus les recevoir, ces foutus compliments. Quand on m’en fait un trop direct, je trouve ça louche et j’y crois moyen. Quand c’est un peu plus subtil, je traque la faille. Genre "ok, elle me dit que j’ai super bonne mine… à partir de quel moment elle me demande de venir l’aider à emménager dans son nouvel appart au sixième étage sans ascenseur dimanche matin à huit heures ?". Et quand c’est trop subtil, je ne les vois pas.
A l’inverse, quand on me fait zéro compliment, je chiale que personne ne m’aime, que la vie c’est trop nul et que franchement, si c’était pour en arriver là, c’était même pas la peine de (bruits de sanglots étouffés rendant la fin de la phrase incompréhensible).

Oui. Je sais. N'en dites pas plus. Je suis chiante et compliquée. Mais ça fait partie de ma panoplie de fille non-parfaite.

Posté par Katia_ à 09:50 - C'est grave docteur ? - Commentaires [35]

No milk today

22 octobre 2007

cocktail_1Hé, psssssstttttt, toi là-bas… raboule ta fraise, j’ai une confidence à te faire. J’ai un peu honte, je sais pas trop si tu vas t’en remettre. Mais tant pis, je me lance. … (Suspense)… Bon ben voilà. En vrai de vrai, le ginfizz, je trouve ça dégueulasse. Carrément, ouais. C’est amer et pas franchement funky-olé-olé. Et même le petit parasol coloré dans le verre à cocktail n’y changera rien, si tu veux mon avis. C’est juste pour faire diversion, mais on ne me la fait pas, à moi, tu sais. J’ai l’œil.

Ma came à moi, c’est plutôt la vodka-coquelicot. Ho ça va, prend pas cet air de nouille, c’est juste de la vodka, avec un peu de sirop de coquelicot. Et te marre pas comme ça en me traitant de vache qui broute sa prairie pleine de fleurs, hein ? T’as déjà goûté au moins ? Tiens, voilà, j’en étais sûre…
Bon, le seul souci, c’est que le sirop de coquelicot, ça se bouscule pas au portillon, dans les bars parisiens. Par contre, y’a toujours « orgeat » et là, j’veux qu’on m’explique. Y’a encore des gens qui boivent du sirop d’orgeat ? Honnêtement ? Toi, là, t’en bois, du sirop d’orgeat ? Mouais, c’est bien ce que je pensais. Donc le sirop d’orgeat (c’est terrible, ça me fait toujours penser à orgelet, ce mot) prend la poussière sur son étagère, et moi, je peux toujours me gratter pour boire mon truc préféré. Un scandale, j’te dis.

A vingt ans, je faisais moins la fine bouche. A vingt ans, mon truc, c’était le very classique Malibu-Ananas. Un bon vieux mélange sucré à mort qui se boit comme du Candy’up et qui te retourne la tête en moins de temps qu’il n’en faut pour dire merci au barman. Très girlygirl, comme boisson (parce que les mecs, ça préfère le viril whisky-coca). Mais surtout très efficace. Pour se désinhiber, oui, dans un premier temps. Et puis surtout pour vomir ses tripes.
Aaah ça, avec le Malibu-Ananas, tu apprends vite où situer tes limites. Tu comprends aussi qu’il y a quand même un moment où va falloir y aller mollo. Avant que la pièce tangue dans tous les sens, par exemple, ça serait une bonne idée. Ou avant d’en arriver à danser à moitié à oilpé sur les tables en imitant les chorés pourries de Britney et Shakira. Non, ceci n’a rien d’autobiographique, alors là, franchement, je sais pas pour qui tu me prends, ho.

Une fois qu’on a vécu sa première vraie cuite du siècle, on choisit son camp. A gauche, t’as celles qui braillent "ouais, ok, c’était pas la grande classe… mais on s’en fout, on est jeunes, on se fend la gueule". Tu peux traduire, en gros, par "on recommence ce soir ?". A droite, t’as celles qui picolent, certes, mais en gardant un semblant de dignité. Celles-là choisissent leur verre en fonction de l’occasion : champagne dans les cocktails mondains, kir-framboise à l’apéro, Get 27 Perrier dans les soirées branchées, et liqueur de poire en digestif. Au bout du compte, ça ne les empêchera pas de rouler sous la table comme les autres, mais au moins, elles, on ne les aura pas vues venir. "Hooouuu, j’crois que chuis complètement pompettttttte, moi…". Tadaaaaaammmmm, magie des bulles…

Un jour, si tu veux, je te raconterai le niveau de décibels hallucinant qu’on atteint en parlant quand on a deux ou trois verres dans le nez, les stratégies de drague désarmantes des mecs bourrés, et toutes les conneries que tu peux faire en pleine rue avec un plot de signalisation orange.

Mais là, non. Là, j’vais plutôt aller me commander un double scotch. On the rocks. Et avec une paille, m’sieur, s’il vous plait.

Posté par Katia_ à 09:15 - C'est grave docteur ? - Commentaires [65]

Fille perdue, cheveux fous

09 juillet 2007

cheveux_1Hé dis donc. Plus d’un an que je vous raconte ma life, et je m’aperçois que je ne vous ai encore jamais parlé de mes cheveux. Je sais, c’est complètement dingue. On va réparer ça tout de suite d’ailleurs, parce que je ne supporte pas l’idée de vous laisser un jour de plus dans l’ignorance la plus complète à propos d’un sujet aussi primordial.

En même temps, rassurez-vous, ça va être assez vite fait : mes cheveux, c’est la cata. Voilà. Je crois qu’on peut difficilement faire plus clair.

Je pars évidemment du principe qu’on n’est jamais content de ce qu’on a, bien sûr. Je ne vois pas pourquoi je dérogerais à la règle, ça se saurait si j’étais une fille conciliante. Mais là, quand même, je trouve que cette pétasse de Dame Nature s’est particulièrement foutue de ma gueule.

Je voudrais qu’on m’explique pourquoi il existe dans ce monde des filles qui peuvent se laver les cheveux, les laisser sécher à l’air libre, et ressembler à un truc pas trop mal en finalement assez peu d’efforts, et pourquoi, moi, quand je le fais, je me retrouve avec sur la tête un truc qui ressemble au mieux à une ruche, au pire à la perruque de Louis XVI un lendemain de bal trop arrosé.

Je voudrais aussi qu’on m’explique, du coup, pourquoi ces petits cons de cheveux refusent de se laisser boucler en douceur – puisqu’apparemment, ils aiment bien ça – quand j’ai la patience de les "sèche-cheveuter" moi-même au diffuseur. Mais non. Là encore, rien à faire. Je n’arrive qu’à obtenir l’aspect de longs spaghettis vaguement ondulés. A défaut de ruche, je me tape les oreilles d’épagneul breton. Très bof.

Du coup, grands moyens, j’ai investi dans le sèche-cheveux lissant. Et ça, j’vous raconte pas, c’est franchement top. Ca prend trois quarts d’heure, c’est chiant comme la pluie à faire, mais ça fait un beau brushing, qui dure bien… pfffffiouuuu… dix bonnes minutes. Ouaiiiis, fête du slip ! Tout juste le temps d’admirer le boulot.  Après, zou, les pointes rebiquent et les boucles raboulent. Et on est super content de s’être niqué le bras à tenir son sèche-cheveux de quinze tonnes pendant tout ce temps, pour un truc qui ne ressemble une fois de plus à rien. Ou en tout cas, sûrement pas à ce pour quoi on s’est donné ce mal de chien.

L’autre problème, c’est que pendant les vacances, ça devient complètement crétin de se servir d’un sèche-cheveux. Déjà qu’on passe le tiers de sa journée à se tartiner de crème solaire, on ne va peut-être pas perdre encore plus de temps à se lisser les cheveux tous les soirs en rentrant de la plage, si ?
La solution miracle que tous les magazines féminins nous ont dégotées, c’est … tadaaaaam, attention les yeux… « optez pour le look surfeuse ». En gros, on laisse le sel de mer et le vent donner de la matière aux cheveux, et on fait genre on s’en fout de notre look, limite on reste crade des cheveux pendant deux trois jours, même.

Elles ont de l’humour, les rédactrices des magazines féminins, je trouve.

Parce que moi, j’ai testé, l’été dernier, leur bidule de surfeuse-truc, là. C’est vrai que c’est pas moche. De loin. Et sur les photos des magazines. Et puis le jour où on décide de passer au shampoing (parce que bon, faut bien, quand même), on maudit ces nanas sur les huit prochaines générations. Ce truc, ça vous colle un de ces paquets de nœuds à la con sur la tête, j’en chiale encore quand je repense à la douloureuse étape du démêlage. Même mes histoires de poux en colo, c’est de la rigolade, à côté.

Bref, tout ça pour en arriver à la conclusion implacable qu’on est le 9 juillet, que je pars en vacances dans quelques jours, et que comme vous l’aurez noté, j’ai des problèmes existentiels. Parfois, je comprends ce qui est passé par la tête de Britney Spears quand elle s’est rasée le crâne, j’vous jure…
Vous aussi, vous vous prenez la tête avec vos cheveux, comme ça ? (ooooh, quel jeu de mots somptueux,je m’épate toute seule).

Posté par Katia_ à 10:10 - C'est grave docteur ? - Commentaires [48]

Maboule du macaron

03 avril 2007

macarons_2Il y a eu les dragibus, les car-en-sac et les malabars bi-goût dans la cour de récré. Il y a eu le Nutella à la petite cuillère pendant les soirées entre filles. Il y a eu le chocolat "cœur de nougat" vautrée sur mon canapé devant les séries télé.

Et puis dernièrement, il m’est arrivé un truc de malade mental. Une aventure tellement ouf que j’ose à peine imaginer vous la raconter.

J’ai découvert les macarons Pierre Hermé.
Ouais, je sais, ça fait mal aux yeux rien que de lire cette phrase. Vous devez vous dire « putain, cette nana a une vie trop fabuleuse, c’est incroyable ».
Et pourtant, si… C’est vrai.

Pierre Hermé est désormais mon nouveau dieu vivant. Rien que ça. Il faut dire que jusqu’alors, je n’avais pratiquement jamais goûté de macarons provenant de grandes maisons de pâtisseries réputées. Oui, je réalise bien que ne jamais avoir avalé de macarons autres que ceux de Picard, pour une gourmande de parisienne pure souche, ça craint un max. On peut vivre sans (et ne pas s’en porter plus mal, d’ailleurs, je pense), mais perso, même pas la peine d’espérer faire ma pétasse branchée après un tel aveu. J’ai honte.

J'ai bien du tester une ou deux cochonneries rondes et sucrées de chez Dalloyau, Ladurée ou Fauchon, durant de vagues cocktails ou mariages, mais toujours dans des saveurs classiques à mourir d’ennui. Genre chocolat, café et framboise. Le truc qui fait trop rêver, hein, je ne vous le fais pas dire…

Alors que Pierre… Ah, Pierre… Si vous saviez… Ouh la la… Pfiouuuu…
Pierre ne se contente de vous fourguer des parfums classiques et déjà vus mille et une fois, Pierre innove, Pierre invente, Pierre fait de la création. Je ne vous refais pas le catalogue parce que 1-je ne le connais pas (encore) par cœur, et 2- je ne suis pas (encore ?) son attachée de presse, mais franchement… "chocolat au lait/fruits de la passion", "vanille/huile d’olive", "litchi/rose/framboise", "pistache et griottine"… c’est pas légèrement plus rock’n roll, ça ?

On sent toute la prise de risque, tout le parti pris du créateur, toute l’audace et l’inventivité, tout le poids du chamboulement des codes d’une gourmandise traditionnelle qui s’enferrait dans le classicisme le moins hardi… (A partir de quel stade j’en fais trop ? là ? ah…)

Bon, bref, tout ça pour vous dire, en gros et pour résumer sommairement, que j’ai trouvé ma nouvelle drogue. Chéri, range tes diamants, ton bouquet de roses et ton week-end romantique à Vienne, je ne veux plus que des macarons Pierre Hermé en cadeau. Oui oui, douze kilos, pourquoi ? Comment ça, ça te semble exagéré ? Pffff, mais quel amateur, ce mec…

NDLR : Je tiens à dire pour ma défense que Pierre ne me connaît pas, ne m’a absolument pas demandé d’écrire cet article… mais que s’il veut me remercier en m’offrant mon poids en macarons, je suis joignable tous les samedis midi, devant sa boutique de la rue Bonaparte, juste là, dans la file d’attente.


Quoi, « c’est tout ? ». Ben oui, c’est tout. Ne vous plaignez pas, pour une fois que je fais un billet à peu près court. En même temps, pondre des tartines à propos de macarons, faudrait quand même que je sois bien barrée…

Posté par Katia_ à 09:26 - C'est grave docteur ? - Commentaires [54]

Macadam cow-girl

29 mars 2007

macadam_2J’ai souvent entendu dire que "le bonheur est dans le pré"… Mouais. Alors là, chuis pas très sûre. Excusez-moi les gars, mais perso, j’aurais plutôt tendance à être bien plus à l’aise dans mes baskets au milieu du goudron et des immeubles de la jungle urbaine.
Rhhhooooo, ca va bien, hein. Faites pas cette tête-là, tout de suite. Ca va de soi, que les week-ends au grand air pur et frais de la campagne verdoyante, j’adore. Bien sûr, que trottiner pieds nus dans l’herbe fraîche mouillée de rosée, ça me chatouille les orteils de plaisir. Evidemment, que le gazouillis des moineaux me semblera toujours plus doux à l’oreille que les rhhhouuu-rhhoouuuuuu casse-bonbons des pigeons parisiens en rut.

Oui, mais quand même. Y’a un truc qui coince. La campagne et moi, a priori, on n’est pas super potes. Pourtant, c’est pas faute d’avoir essayé.

Prenons l’exemple du pique-nique. Bon. A la base, l’idée est plutôt bonne, j’admets. Aller s’affaler sur de grandes nappes colorées jetées sur l’herbe, sortir tout un attirail de trucs faciles à manger avec les doigts, déjeuner en position allongée comme au temps des Romains, savourer la convivialité et la bonne humeur de ces moments-là. Très bien, très bien, vous dirai-je.
Hé ben en pratique, je trouve ça assez vite relou, le pique-nique, moi. On ne sait jamais comment poser son verre pour ne pas en foutre partout, on a les doigts qui poissent à cause de la compote qui a fuit dans le sac, la fourchette en plastoque vient de nous claquer entre les mains parce que pas assez solide, et le pain du sandwich est devenu tout mollasse à force d’avoir traîné dans le papier alu. Génial, le truc.
Et encore, c’est sans compter sur ces saloperies d’insectes qui ont décidé de ne plus nous lâcher la grappe sous prétexte que « ça sent bon, par ici ». Parce que vous le savez aussi bien que moi : où que vous vous trouviez, dans n’importe quelle région du globe que vous soyez, à un moment ou un autre, y’a forcément une connasse de fourmi qui viendra mettre le souk en se croyant invitée à la fête, et qui rameutera toute sa clique de copines (et elles sont nombreuses, les biques) pour lui tenir compagnie au bar. Aucune civilité, ces bestioles, je vous dis.

Autre exemple à hurler de rire : la sieste dans le hamac, bercée par le chant des cigales. Ah oui, sur le papier, c’est très joli, on s’y croirait presque. Mais en vrai de vrai, la cigale et son cccrrrrr-cccrrrrr bien sonore, ils ont vite fait de nous tirebouchonner les nerfs, tellement on ne s’entend plus penser. D’ailleurs c’est simple, il suffit qu’elle daigne s’arrêter deux minutes de chanter, la cigale, pour qu’on se mette à guetter le moment où elle recommencera de plus belle. Un cercle vicieux infernal. Topissime, l’ambiance détendue pour la sieste, après ça…

Il faut aussi que je vous avoue un truc bizarre. A la campagne, je ne sais pas pourquoi, mais je redeviens une enfant en un claquement de doigt. Très étrange, ça : alors que je quitte Paris, je suis une jeune femme assurée, dynamique, belle, intelligente, drôle (mais quoiiiiii heuuuuu… laissez-moi rêver deux secondes, merde, c’est trop demander ?), il suffit que je pose le pied à Percahoute-les-Brouettes (au hasard) et j’ai à nouveau huit ans. (Bon, ok… huit ans ET des rides et de la cellulite. Ca va, hein).
Les orages de campagne me font peur, par exemple. Le ciel déchiré par les éclairs, l’écho amplifié du tonnerre, la pluie qui dévale des gouttières dans un raffut infernal. Je trouve ça très beau, mais absolument terrifiant. Alors que chez moi à Paris, « pffffiiiou, vas-y mon pote, gronde et tonne autant que tu veux, m’en fous, même pas mal ».

J’aime pas non plus les bruits que fait une vieille maison de campagne. Tous ces craquements, grincements, couinements, claquements, ça me flanque la chair de poule quand je suis au fond de mon lit, à m’imaginer connement que là, c’est sûr, y’a un mec qui marche sur le toit. « Mais si, c’est évident, je reconnais des bruits de pas sur les tuiles ». Evidemment, l’imagination nocturne étant propice aux délires paranoïaques les plus débiles, je dérive rapidement vers le « il va s’introduire dans la maison par le vasistas, va tous nous égorger dans notre sommeil, ça va se finir en faits divers, je vais faire la Une des journaux et je serai même plus là pour lire ça ». Du grand n’importe quoi en version « régression à trois francs six sous ». Limite si je ne checke pas sous le lit, non plus. Des fois que…

Ah, et puis pour finir, j’aime pas les grosses araignées dégueulasses avec leurs pattes longues et fines. Tout comme je n’aime pas ce proverbe crétin qui dit « araignée du soir, espoir ». Espoir de quoi, franchement ? De se faire piquer un peu moins rapidement que le matin ? Tssss… Et arrêtez de tout confondre, vous aussi, hein. J’ai pas dit que j’avais ‘peur’ des araignées, j’ai dit que j’aimais pas. Nuance (ahem…)

Non, vraiment, mon amour pour la nature a ses limites. Je sais que j’ai définitivement plus l’âme d’une fleur de béton que d’une fleur des champs. Mais y’a quand même une chose de sûre : si vous m’offrez un énorme bouquet de tulipes, de tournesols ou de jonquilles, vous êtes sûr de me faire très plaisir. Comme quoi, c’est pas si compliqué, une fille de la ville…

Posté par Katia_ à 09:33 - C'est grave docteur ? - Commentaires [40]

Hibernatus

06 février 2007

hibernatus_3Certaines personnes vous diront que le bruit qu’ils ont le plus de mal à supporter, ce sont les klaxons enragés des automobilistes parisiens vers 18h. Ou les ping paf boum wiiiiz des jeux vidéos des gosses (ou des ‘moins gosses’, parfois). Ou les tentatives vocales du voisin en train de massacrer "Ne me quitte pas". Ou la voix de crécelle de leur femme (si, certaines personnes le diront, j’en suis sûre).
Moi, en ce moment, c’est le biiiiiiiiip biiiiippp strident de mon radio-réveil qui me fout les boules au plus haut point. Une horreur intégrale, ce truc.

Parce qu’en plus d’interrompre mes séances de body-body avec le sosie en maxi best of de David Beckham qui me masse tendrement le corps tout en me susurrant à l’oreille des mots doux à faire pâlir d’envie les paroliers de Hélène Ségara (quoi, pas crédible ? Oui bah c’est pour ça que ça s’appelle un "rêve", je vous signale), la sonnerie tant redoutée annonce surtout que cette fois, ca y est, plus d’ambiguïté possible, c’est l’heure.
L’heure de s’extirper de la chaleur de sa couette, des bras de son amoureux ou de son pot-de-glue-de-chat, et d’aller affronter le reste du monde. Le froid glacial du carrelage sous les pieds nus. L’hiver qui se traîne en longueur, juste pour signifier qu’il va s’incruster encore un peu. La nuit qui commence à 17h13 et s’arrête à 8h46. Le temps qui joue au yo-yo avec le thermomètre, histoire qu’on piétine devant l’armoire sans savoir comment s’habiller pour aller bosser. Le métro aux néons blafards et aux mines réjouies.

Halte là, moi je dis ! (Je sais, je prends un gros risque). Puisqu’on prétend que la nature est bien faite, faudrait aussi se demander humblement pourquoi elle s’est cassé la nénette à mettre sur pied des concepts qu’on s’obstine à ne pas respecter. L’hibernation, ça vous parle ? Moi, oui. Beaucoup. Je suis du genre à penser que ce machin-là, ça ne devrait pas être réservé qu’aux ours et chauve-souris.
(NDLR : Manque de temps oblige, je n’ai pas pu consulter mon guide « trente millions d’amis » afin de certifier que les chauve-souris hibernent bel et bien. Ceci est donc pure spéculation de ma part. Essayez de ne pas vous arrêter à ce genre de détails, merci).
Parce que bon, faut pas déconner quand même. Pourquoi on vivrait sur le même rythme en été comme en hiver. C’est complètement crétin. Même le soleil l’a pigé, ça, que c’était pas la peine de trop se fouler, de décembre à mars. On pourrait pas l’imiter, un coup, juste pour voir ?

Perso, moi, je voudrais surtout pouvoir dormir plus longtemps sans me dire « merde, merde, j’ai boulot aujourd’hui, j’peux pas… ». C’est usant, vraiment. J’en viens même à jalouser cette pétasse de Belle au Bois Dormant, qui a réussi à pioncer cent ans peinarde sans qu’on vienne lui casser les noix à lui demander des arrêts maladie ou un mot signé de ses parents pour justifier son absence au boulot. Oui, je sais, ça frise le n’importe quoi.

En même temps, j’essaye de relativiser son cas, pour m’éviter de sombrer dans l’envie et la rancune pathologiques. Rien qu’à imaginer le souk qu’a dû être la vie de cette gourde quand elle a daigné relever les paupières, je me marre, tiens. Déjà, j’envisage même pas le répondeur téléphonique saturé de messages agacés, du genre « merde, Aurore, tu fais chier, ça fait trois jours qu’on t’attend pour dîner, ça commence à refroidir… ». Vlan. Comment perdre tous ses potes en passant pour la nana qui ne rappelle jamais personne et qui pose des lapins.
Sans parler de la pile de factures entassées dans la boîte aux lettres, de l’abonnement Free résilié automatiquement depuis belle lurette (terminé, le petit tour sur les blogs le matin avant de se mettre à bosser), ou de la litière du chat devenue une porcherie sans nom (oui, elle avait un chat, la Belle au bois Dormant, vous ne saviez pas ?).
Et puis ok, elle a eu la chance de se faire réveiller par le baiser d’un prince, soit. Mais de là à être obligée d’aller courir devant monsieur le maire et lui pondre une tripotée de lardons dans la foulée (ben si… "ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants". "Beaucoup", c’est au moins quatre ou cinq, non ?).
Sans compter qu’on n’en parle pas dans les bouquins, mais si ça se trouve, son prince, il était moche comme un rat d’égout. Ou il avait une haleine de chacal des bois. Allez savoir ! Pfiouuuuu, pas simple, la life, hein, Aurore ?

Je me rassure comme je peux, parce que je suis sûre d’une chose, c’est que roupiller pendant cent ans, c’est pas à la portée de tout le monde. J’en demande pas tant, remarquez. Mais je me dis que si on pouvait m’oublier pendant une petite semaine, histoire de pouvoir remettre les compteurs de sommeil à zéro et effacer les valises malles XXL que j’ai sous les yeux, ça m’arrangerait.

J’crois que j’ai besoin de vacances, moi. Ca se sent un poil, non ? :)

Posté par Katia_ à 09:13 - C'est grave docteur ? - Commentaires [44]

Et c'est le temps qui court

29 janvier 2007

temps_1Est-ce que la personne qui s’amuse à accélérer le temps pendant les week-ends peut arrêter deux secondes de jouer, s’il vous plait ? Parce que j’voudrais pas avoir l’air de tout ramener à moi, mais ça devient un peu pénible, là, quand même.

Tous les dimanches soirs, je me refais invariablement le même sketch de la fille over-débordée qui n’a pas fait le quart du cinquième de ce qu’elle voulait faire, et dont la "to-do list" reste aussi longue que le ticket de caisse de courses Auchan d’une famille de six mouflets. Pour commencer la semaine avec l’esprit alerte et vif, je vous laisse imaginer, y’a pas mieux.

Je suis perplexe. Comment est-ce matériellement possible que ces deux derniers jours aient compté chacun vingt-quatre heures. Personnellement, je refuse d’y croire. C’est inenvisageable. Donnez-moi des preuves.

Ou alors, je vis dans une faille spacio-temporelle (FSP) ultra sélective, qui me bouffe la moitié de mon week-end, mais me laisse peinarde le reste de la semaine. Et là, forcément, je ne suis pas d’accord. Parce que moi, personne ne m’a demandé mon avis, mais quitte à avoir une FSP sur le dos, j’aimerais autant qu’elle me squatte les lundis et mardis. Juste histoire de faire passer les débuts de semaine plus vite et de me foutre la paix avec mes grasses mat’ du dimanche.

Ca vous fait ça aussi, cette impression délirante que le temps défile à vitesse supersonique quand on aurait envie de le prolonger doucement ? Et à l’inverse, de jouer les prolongations deux fois plus longtemps quand on préfèrerait finir la journée fissa ? Parce qu’entre nous, et complètement au hasard, le lundi à 10h30, la journée parait toujours bien plus looooooongue que le samedi à la même heure.
Alors ? C’est quoi ce souk ? C’est encore Marty McFly* qui a fait mumuse avec sa Delorean magique ? Ah ces mecs, tu leur mets une belle voiture entre les mains, et ça vire au grand n’importe quoi … !

Hé ben oui, cette note est complètement décousue. Je l’admets volontiers. J’ai pas vraiment eu le temps d’y réfléchir, à vrai dire. Mais si vous voyiez tout ce que j’ai encore à faire cette semaine… … … mazette, j’y cours !

* référence cultissime à « Retour vers le futur ».

Posté par Katia_ à 10:34 - C'est grave docteur ? - Commentaires [39]

Les grands derrière, les petits devant

30 novembre 2006

photos_2Les photos, je déteste. Je fuis les appareils comme le brushing de Paris Hilton fuit la pluie. C’est pas compliqué, y’a pas UNE photo sur laquelle je me trouve jolie. A l’extrême limite, dans mes bons jours, et quand je zieute rapidement, je peux éventuellement me trouver regardable sur quelques unes. Mais dans la plupart des cas, le verdict est sans appel : « fais voir de plus près ? Hannnnnnnnn : immonde ! ».
Hé ho ! Ricanez pas bêtement comme ça, parce que la grande majorité des filles font la même chose, je vous signale. Et je rappelle à bon entendeur que Kate, Naomi, Gisèle et Laetitia ne font pas partie de la « grande majorité » en question.

Ce qui me fait poiler, c’est de voir que les gens que je trouve beaux sur certaines photos se trouveront inévitablement atroces sur ces mêmes clichés. Et la réciproque est très vraie : dans les albums photos des copains-copines, c’est toujours les prises de vue où je me trouve vraiment « cheum »  qu’ils ont sélectionnées. Forcément, je râle que « tu pouvais pas trouver pire, peut-être ? ». Généralement, on me répond « non mais je trouve que sur cette photo, c’est vraiment toi », et ça me cloue le bec.

Non, définitivement, y’a un truc qui fait qu’entre l’objectif et moi, ça colle pas.

La palme d’or revient sans conteste aux photomatons, d’où je ressors systématiquement avec l’envie de chialer en hurlant à la mort « mais c’est pas possible ? C’est pas moi CA ? ». Faut dire aussi qu’ils ont mis le paquet, niveau parcours d’obstacle : lumière blafarde qui fait des cernes de vampire, fond de photo au choix blanc cadavérique ou blanc fantomatique, choix restreint de trois essais seulement. En même temps, si c’était permis de faire plus d’essais, je crois que j’y passerais la nuit, tellement y’a toujours un détail qui cloche : nez qui brille, sourire de ‘ravie de la crèche’, yeux mi-clos, cheveux flappis, tête penchée comme le chien-chien à l’arrière des bagnoles, et j’en passe.

Sur ma carte d’identité, j’ai du bol, j’ai réussi à fourguer à la préfecture la seule et unique photo de moi pas trop moche. Ca fait déjà huit ans que je me trimballe fièrement mon bout de carton plastifié, avec l’air de dire « même pas honte, moi, d’abord ! ». Parce qu’il y en a, quand même, leur photo de carte d’identité, j’voudrais pas avoir l’air de cafter ou de glousser, mais bon… voilà quoi.
Et puis un jour, quelqu’un que je pensais être mon ami (mais en fait, non) m’a dit un truc dans le genre « c’est marrant, ça te ressemble pas du tout ». J’ai gardé la tête haute, rangé ma dignité dans la poche de mon jean, et effacé son numéro de mon répertoire. Mais depuis, clairement, je la ramène un peu moins.

Manque de pot, la carte d’identité en question expire dans environ deux ans. Et je commence déjà à avoir des poussées de sueur en songeant qu’il va falloir que j’en repasse par la case « torture au flash aveuglant et tabouret qui couine ».

Quant à mon permis de conduire, autant vous avertir tout de suite, faudra d’abord me passer sur le corps et me torturer à mort : à moins que vous ne portiez un uniforme, que vous ne vous appeliez « Monsieur l’agent de police » et que vous n’employiez des mots comme « contrôle des papiers afférents à la conduite du présent véhicule », c’est pas demain la veille que vous pourrez vous foutre de moi en admirant ce chef d’œuvre. Là, vous pouvez toujours courir. Mon permis, je l’ai planqué au coffre, je ne le sors qu’en cas extrême. Mais pour vous donner une idée, quand même, c’est simple : on dirait un Picasso, le côté artistique en moins. Ca laisse songeur, je sais.

Allez, cheeeeeeeeeeese. Clic clac, merci Kodak. Enfin, « merci », ça dépend pour qui, hein…

PS : Je sais pas ce que j’ai avec mes titres de post en ce moment, mais 9 fois sur 10, c’est un titre de chanson. « Et alors ? », me direz-vous. C’est vrai… Et alors ? …

Posté par Katia_ à 11:03 - C'est grave docteur ? - Commentaires [50]