Gin Fizz

Bulles de vie...

Stop in the name of mode (réédition imposée)

03 août 2011

StopBien. J'ai longtemps mordu ma langue avant de (re)publier l'article ci-dessous, mais apparemment, l'heure est grave. Compte tenu des quelques derniers jours de beau temps estival et de mon observation accrue de la population masculine, force est de constater que les leçons dispensées ici dans le passé n'ont pas été bien retenues par tous.
Je recommence, donc, pour les gens du fond qui n'écoutaient pas. Mais c'est la dernière fois que je vous mets en garde, qu'on soit bien clair là dessus.

Messieurs, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés vestimentaires que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues, si vous voulez qu'on continue à se parler vous et moi. Non parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais il y a des limites à tout, quand même.


La chemise à fleurs :
Chemise MagnumA moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos, la chemise à fleurs doit rester à l'endroit qui lui est le plus profitable, à savoir le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique.
Si l'erreur a déjà été commise (et la chemise achetée), on n'enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu'à ce qu'on ait oublié qu'elle existait.
Messieurs, je me dois d'être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2011, c'est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. C'est vrai ça, qu'est-ce qui te prend, doudou, dis donc ?


BirkLes Birkenstocks :
Non. C'est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il encore que je développe ? Bien. Sujet suivant.


La chemisette à manches courtes :
ChemisetteDans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l'été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n'êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s'il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l'avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net.
Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises.
Quoi, qu'est-ce que j'entends ? Vous avez trop chaud en chemise classique ? Ah mais alors là, j'en ai rien à secouer. D'une, à ce rythme-là, vous allez bientôt demander à venir bosser en bermuda. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C'est bien ce qu'il me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (ça marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l'ordi alors qu'il fait 30 degrés dehors), soit vous assumez le risque du look 'enfant d'honneur au mariage de tata Gisèle'. Mais qu'on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.


La banane :
bananeOui, alors franchement, c'est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c'est pour nous ressortir ce vieux truc immonde des années 80's pour y  ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci, mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gras, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là.
Donc hop, on allège. Les papiers d'identité, une carte bleue, et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu'elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd).
Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 'blou-touss', c'est pas la mer à boire. De toute façon mes chéris, l'Iphone et le Blackberry dernier cri, c'est totally incompatible avec la banane. Il y a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire...


Le total look blanc :
WhiteNon mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival "soirées white à Saint Trop'", le total look blanc, c'est niet. N'est pas Henri Salvador qui veut.
Maintenant, évidemment, si vous voulez vraiment ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la midinette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.



2 maillots, 1 fille, 10 justifications

11 juillet 2011

Princesse Tamtam Maillot bain

Cette année, j'ai fait très peu de folies pendant les soldes. Et pour cause, puisque j'ai préféré acheter deux maillots de bain... non soldés. Oui. Mon sens inné des affaires est proprement fascinant, je sais.
Puisque vous insistez, voilà malgré tout dix excellentes raisons d'avoir pourtant craqué :

* Je n'en ai pas BESOIN à proprement parler. Plutôt ENVIE. C'est important, les envies. Et si on n'achetait que par réel besoin, d'une, ça se saurait, et de deux, les blogs mode auraient mis la clé sous la porte depuis belle lurette.
* Puisque le poste vacant à la tête du FMI m'a échappé, je peux quand même décider toute seule de ce que je fais de mon argent.
* Je voulais être color-block à mort sur la plage cet été.
* Je n'avais pas de maillot forme bandeau. Or, pour un bronzage uniforme et un décolleté non zébré, c'est un peu le minimum.
* Et puis, bleu, j'avais pas non plus.
* Enfin, si, mais pas PILE ce bleu là. Alors bon...
* Ca fait des années que je fantasme sur un maillot triangle jaune canari. Depuis que j'ai vu (et re-re-revu) durant mes années collège Mon Père, ce Héros, avec Marie Gillain âgée de quinze ans. Elle se trimballe quasiment tout le film en short en jean et maillot jaune, et je trouvais ça d'une allure folle.
* Et puis franchement, je ne vais quand même pas mettre un maillot de bain rouge à Malibu Beach ! Vous me prenez pour qui ?
* J'ai un peu abusé du sandwich aux nouilles, donc forcément, les mini-bikinis de l'an dernier... comment dire ?
* Quoi la robe verte ? Ah oui... ah tiens... elle a du se faufiler par mégarde dans le sac à la caisse. Je ne vois que ça comme explication.

 

Coup de coeur : Vanessa Bruno pour La Redoute

23 mai 2011

Vanessa_BrunoEn matière de mode, si je ne suis pas du genre à courir les défilés, les boutiques de créateurs et les salons de prêt-à-porter, je reste malgré tout sensible à quelques marques dans lesquelles je me reconnais parfaitement. Vanessa Bruno est l'une de ces créatrices dont j'aime la plupart des collections, élégantes, urbaines et décontractées, aux pièces parfois bohèmes, parfois plus chics.

Ô joie, cette année, elle créé exclusivement pour La Redoute un dressing complet, composé des pièces basiques incontournables et de ses petites touches reconnaissables entre mille. Veste courte boléro, pull en mohair métallisé, robe en soie effet drapé, bottes, besaces en daim... tout l'univers de Vanessa Bruno se retrouvera dans les pages du so famous catalogue pour la collection automne-hiver 2011-2012. Collection hiver, MAIS disponible à la vente dès le 15 juin... ne me demandez pas, je n'ai pas compris non plus, j'ai juste retenu que j'allais casser le Covédi un peu plus tôt que prévu...

Quelques clichés issus du dossier de presse, ainsi que de la présentation presse de la collection, en présence de la créatrice herself, solaire et rayonnante dans sa courte robe bleue.

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Collection prêt-à-porter femme, collection enfant, et collection 'art de vivre' (linge de lit, bougie, mobilier).
Disponible à partir du 15 juin, sur laredoute.fr.

Et vous ? Craquera ? Craquera pas ?

 

Même pas cap(e) ?

06 septembre 2010

mouton_1Il faut bien me rendre à l'évidence. En matière de mode, je n'ai rien d'une précurseuse, et je ne suis qu'un petit mouton suiveur. Pire : un petit mouton suiveur ET à la bourre. Quand je claironne à qui veut l'entendre que "naaaan, le boyfriend jean, c'est pas pour moi", que "arrrrrrrête, jamais de la vie j'achète un carrot pant", ou que "si tu crois que je vais me coller du vernis marron sur les ongles, tu rêves !", généralement, c'est que je serai dans les six mois à venir PILE à contre-courant de ce que j'ai affirmé avec certitude. (Six mois, dans le meilleur des cas. Parions plutôt sur le double).

Je m'énerve toute seule quand je réalise que j'ai finalement cédé. Cédé à quoi, d'ailleurs ? A la tendance ? A la pression ? Au fait qu'on ne trouve de toute façon que "ce qui est à la mode" en boutique ? En tout cas, les faits sont là : ma penderie actuelle dégouline de carrots pants Zara, et j'ai fièrement choisi le camp OPI dans la guerre des fahion-modeuses aux ongles bruns. (Pour les non initiées, je vous la fait courte : y'a gros débat entre le brun "Particulière" Chanel et le brun "You don't know Jacques" OPI. C'est qu'on n'a pas des vies faciles, nous autres, hein).

Capture_d__cran_2010_09_01___10Pour cette rentrée, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. En épluchant les magazines, j'ai bien entendu repéré quelques tendances phares de la saison, et je crois que je vais y plonger direct, sans attendre mes six mois réglementaires.
Déjà, mon instinct me souffle de poser un joker en ce qui concerne la couleur camel, chère aux nouvelles collections. Il n'est effectivement pas sûr que ça produise l'effet wouaou souhaité, rapport à mon teint nuance bidet. Sauf peut-être cette petite jupe Sandro ? Si c'est pas collé au visage, ça peut être jouable ?

Mis à part le camel, j'ai quand même noté deux autres courants qui méritent mon coup d'oeil.

(Message personnel : Chéribibi, à partir de ces lignes, il est préférable que tu ailles lire le site de l'équipe ou celui de Nike. Je SAIS que nous n'allons pas être sur la même longueur d'ondes).

C'est le grand retour de la cape, cette année. Autant je pouvais trouver ce vêtement ridicule autrefois (un air de Batman sur le retour), autant je lui trouve un délicieux charme désuet en cette saison. Et mon choix se porte sur :

1Image4sandro
Sandro


Cape_Cdc
Comptoir des Cotonniers (oui, je sais... elle est camel. Mais elle existe peut-être en noir ?)


ASOS_cape

Asos (existe en noir).



pirate_boots_Vivienne_Westowood_taupeL'autre tendance lourde de l'automne qui me fait les yeux doux, ce sont les famous pirate boots, inspirées de Vivienne Westwood et (re)copiées à toutes les sauces. Oui, je sais. Ce n'est ni très gracile, ni très féminin, mais ça donne aux tenues un petit côté roots qui me plait beaucoup. Dans mon panier virtuel :

asos_boots1
Asos, Bôôôôôcoup mieux portées (vues chez TokyoBanhbao)

asos_boots_2

Asos (existe en noir)


Verdict dans quelques jours. Ma petite commande Asos est en route (je vous laisse deviner ce que j'ai finalement choisi).

(Message personnel bis : Je t'avais pourtant prévenu).

Coup de coeur pour... Virginie Castaway

17 mai 2010

Capture_d__cran_2010_05_16___17Parce que je manque cruellement de temps en ce moment...
Mais parce que je ne veux pas vous laisser en rade trop longtemps non plus...
Le billet du jour sera essentiellement composé de photos de look. Et même pas prises par moi, ni sur moi ! (Ooouhh, la glandeuse !)

J'ai découvert Virginie Castaway un peu par hasard, en croisant tous les matins le showroom de la marque sur mon trajet maison-boulot. De mémoire, j'avais bien aperçu ça et là quelques accessoires de la créatrice, mais n'avais pas poussé ma curiosité plus loin. Les vitrines devant lesquelles je passais régulièrement ont eu raison de moi...

Je crois qu'on appelle ça un coup de coeur. Un vrai de vrai. Pour une marque à la fois rock et romantique, épurée mais saupoudrée de petits détails qui font toute la différence. C'est bien simple, j'aime tout. Et si mon banquier ne menaçait pas de tambouriner à la porte pour cause d'abus de CB, l'intégralité de ma penderie ressemblerait à ça :

VC_blouse

VC_combi

VC_pantalon_imprim_

VC_pantalon_liberty

VC_robe__crue

VC_short_liberty

VC_tunique_courte

Aaaaarrhhhhhhh ! (cri de la fashionista à l'agonie devant tant de coups de coeur simultanés...)

Et vous, vous aimez ?

Plus d'infos : www.virginiecastaway.com


Bijoux, cailloux, choux, genoux

28 avril 2010

Ce n'est plus un secret pour personne*, je suis une grande fan de colliers et sautoirs en tous genres. Je veux dire... comment nier la chose quand on a un pan de mur complet rempli de ces petites choses colorées ?

collection_sautoirs


Oui, je sais. J'essaye de me soigner, mais j'ai beaucoup de mal. Que voulez-vous ; certaines achètent un rouge à lèvres à chaque fois qu'elles passent au Monoprix, d'autres se ruent chez Ladurée et consorts pour une douceur sucrée sitôt qu'elles ont le moral en berne... Moi, ma drogue, c'est les sautoirs. (Y'a plus grave, en même temps).

En octobre 2006 (ah, ça ne nous rajeunit pas, ma bonne Lucette), j'avouais déjà sur ce blog, photo à l'appui, que j'étais un peu maboule de la breloque au cou. Et finalement, quand je regarde la photo d'alors et ma collection enrichie d'aujourd'hui, je trouve que certains achats sont plutôt rentabilisés, puisque je les porte toujours avec grand plaisir des années plus tard.

Et pourquoi je vous raconte tout ça, vous demandez-vous fort à propos (si ce n'est pour raconter une énième fois ma formidable vie pleine de rebondissements et de suspens) ?
Figurez-vous que j'ai dernièrement élargie ma collection (va bientôt falloir agrandir la chambre) de nouveaux modèles qui mériteraient qu'on en cause deux minutes.

La première venue dans mon "jewelry-room", c'est la douce Ségolène Sagoff, avec les créations de sa marque AlphaBeta. Je l'avais découverte chez Deedee, et j'avais littéralement flashé sur ses créations.
Quelques recherches et shopping plus tard, me voilà l'heureuse propriétaire de deux nouvelles beautés : ma toute mimi ceinturette en liberty, et un doux collier fin et raffiné hyper simple à porter. (Photos issues du lookbook de la marque).

Ceinture_liberty_Alphabeta
(Ne tient pas vraiment le pantalon - soyons clairs- mais apporte une petite touche bohème parfaitement dans l'air du temps.)

collier_Please_Me_alphabeta
(Une petite fleur sur le côté, une corne d'abondance en pendentif, et un mélange de deux couleurs de chaînes. Facile, pas cher, et peut rapporter gros... à une tenue trop simple !)


L'univers de Ségolène est sobre mais plein d'émotion. Elle choisit précieusement tous ses matériaux, favorise le vintage et le naturel, et assemble le tout au gré de sa fantaisie, pour des pièces quasi uniques, au sein d'une collection sans cesse renouvelée. Fan, je suis. ("J'aime", on dirait sur Facebook) (Je surkiffe, même. Mais ça n'existe pas chez Facebook).

La prochaine fois, on causera d'une autre créatrice de bijoux pas franchement nouvelle, mais que je viens (avec bonheur et effroi pour mon porte-monnaie) de découvrir au détour d'un chemin. (Bon, ok. Au détour d'un chemin de shopping-trip fiévreux, rhaaa).


* Du moins, pour ceux qui lisent ce blog depuis... pfouuuu... déjà 4 ans !


En vert et contre tout

12 avril 2010

penderie_verteLes goûts et les couleurs ne se discutent pas, certes. Mais apparemment, ils changent aussi pas mal au fil du temps. J'ai jeté un coup d'oeil général à ma penderie ce week-end, et j'ai trouvé que mon "panorama coloriel" (oui, j'invente des concepts si ça me fait plaisir) avait vraiment évolué ces dernières années.

Hier encore, j'avais 20 ans. Et au delà des classiques noir, gris et jean, ma garde-robe était très largement ponctuée de grosses tâches colorées : beaucoup de rouge, pas mal de rose (dans toutes ses nuances), quelques touches de mauve, violet et parme, et un t-shirt jaune (ne criez pas au scandale, je crois que je ne l'ai jamais porté, en fait).

Aujourd'hui, quand j'ouvre mon armoire, je remarque plutôt un doux camaïeu de tons fondus, du noir au écru, en passant par toutes les nuances de gris, taupe, brun, beige et crème. Du bleu, évidemment, avec les jeans et les so famous marinières. Quelques coloris poudrés pour la belle saison, mais très peu de fantaisie, finalement. Et une observation frappante pour moi : que fait tout ce vert dans mes affaires ?

verts

Que je vous explique, en deux mots : j'ai longtemps considéré la couleur verte particulièrement affreuse en matière de fringues et chaussures. Et d'aussi loin que je m'en souvienne, le vert a été impitoyablement banni de ma penderie, mise à part une petite veste trench Gap de couleur kaki, qui, seule, trouvait un semblant de grâce à mes yeux. Tout le reste, zou... dehors. Vert pomme, vert anis, vert bouteille, vert sapin, vert prairie... chaque nuance était selon moi connotée : trop "mauvaise mine", trop "esprit de Noël, sors de mon corps", trop "je ressemble à un perroquet".

Force est de constater que, une fois de plus, je me suis
doucement fait avoir par la mode ambiante, "à l'insu de mon plein gré". Car effectivement, depuis quelques saisons, mon radar à envies shoppinguesques reste bloqué sur la green attitude. Effet de mode ? Sans aucun doute. Je suis une proie tellement facile pour les magazines, que voulez-vous ?

Ont donc rejoint ma penderie dernièrement :

- Une petite robe en soie, au décolleté brodé de petits sequins dorés mats. Facile à porter, hop, c'est plié. (Monoprix)
- Une veste esprit saharienne, classique mais top tendance, qui me faisait des grands yeux énamourés dans la boutique et à qui je n'ai pas eu le coeur de résister (accessoirement, je louchais déjà dessus sur les premières photos de pub de la nouvelle saison). (Comptoir des Cotonniers).
- Une veste-chemise aux épaulettes rehaussées d'une grosse étoile strassée. Oui, bon, là, j'avoue... Je ne suis pas certaine de mon coup. Elle me plait, mais je ne me trouve pas à l'aise dedans. Encore du chemin pour trouver comment me l'approprier et m'y plaire. (Zara)
- Une paire de sandales vert acidulé, pour bien claquer aux pieds d'été tout de vernis colorés (Appelez-moi Verlaine, je cause en rimes). Reste à bien bronzer la gambette pour ne pas donner dans le look navet (vert et blanc). (Minelli)
- Un mignon chapeau de paille rehaussé d'un foulard vert fleuri, pile dans la tendance Liberty. Me voilà parée pour l'été ! (Zadig & Voltaire)

minelli  zara  zadig

Ne vous en faites pas pour moi. Je sais bien que je suis une cause perdue ascendant mouton, et que la saison prochaine, tout ce vert traînera au fin fond de mes placards, à la faveur de ma future nouvelle lubie du moment. Qu'importe. Je lutte à ma façon contre l'effondrement du secteur textile, c'est déjà bien sympa de ma part, je trouve. Ahem.

Sinon, rien à voir, mais je m'amuse bien à constituer mes petites photos vitrines, moi. Je devrais peut-être songer à une reconversion de merchandiser, non ?

Ohé, ohé, matelot

01 mars 2010

matelotAllo Houston. Base de lancement à Major Tom : nous avons un sérieux problème. Repérée : pseudo-fashionista sous influence maritime, en mode moutonnage aigü. Intervention d'urgence réclamée.

La raison de ce S.O.S. ? Regardez plutôt : 75 % de mon bilan shopping des derniers jours.

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(Somewhere, Monoprix, Zara, Zara)

Oui. Je sais. Ne dites rien. On peut même carrément éviter de commenter en long, en large et en travers, et faire court : je suis foutue. Non seulement je radote de la penderie, mais en plus je cède aux tendances mode avec plus de dix-huit mois de retard. C'est bon, n'en rajoutez pas trois tonnes, non plus, rhooo.

Pour ma défense, puis-je arguer que si ces t-shirts et pulls sont tous rayés, ils n'en sont pas moins tous différents ? Si ! La rayure grise et la rayure marine ne rendent pas DU TOUT le même effet. Le petit pull Zara (3ème) est en lin léger, donc plus "chic" qu'un simple t-shirt. Et le pull Monop' a les manches 3/4, très pratique en mi-saison. Alors ?

Oui, ok, je sens bien que vous n'êtes pas convaincus. En même temps, ce n'est pas totalement de ma faute, votre Honneur. Est-ce que vous avez essayé d'acheter un truc qui n'ait pas de rayures ces temps-ci ? Parce que j'aime autant vous le dire : bon courage.
Moi, je me console comme je peux : j'ai déjà laissé filer les clous (trop rock), le sarouel (trop couche-culotte) et le boyfriend-jean (trop pas mon truc), je m'apprête à esquiver sournoisement les compensés et les jupe-culottes de cet été, mais je ne peux quand même PAS passer au travers de TOUTES les tendances. SInon à quoi bon être une fille, je vous le demande ?

Allez, je retourne sur mon yacht. La prochaine fois, si vous le voulez, on parlera des pulls et gilets à épaules brodées qui ont également envahi ma penderie, et que je ne peux déjà plus blairer, avant même de les avoir portés. Overdose.
(Je sais, je suis grave). (Mais je me soigne). (Du moins, j'essaye).

(Comment ? Mon cadre vide sur la photo ? Ah oui... Que voulez-vous, j'ai du mal à trouver des photos que j'ai vraiment envie d'encadrer...)

Froid devant ! (ou "J'ai testé pour vous le e-shop Uniqlo")

27 octobre 2009

bonhomme_neige_1S’il y a une chose que je déteste en hiver, c’est bien d’avoir froid. (Je déteste aussi avoir froid en été, mais c’est moins courant, soyons honnête). Je ne suis vraiment pas copine avec le temps pluvieux, le froid humide et les bourrasques de vent glaglatantes. (Et j’invente des mots si je veux).
Du coup, pour me parer, je multiplie les couches de vêtements, jouant finement la stratégie de l’oignon et de ses multiples pelures superposées : une petite chemisette à fines bretelles, un t-shirt à manches longues, un premier pull, un second pull-gilet, et pour finir le tout, un gros pull à col roulé qui tient bien chaud. Sans oublier le manteau en laine, venant parfaire la tenue anti-coup de glaçon. Et par dessus tout ça, vous me rajouterez une écharpe longueur XXL (hop, trois tours de cou), une paire de gants, et un joli petit bonnet effet schtroumpf.

Oui. Sauf que tout ça, c’est bien mignon, mais ça me prend un temps de malade pour me déshabiller un peu dès que je rentre dans un lieu chaud (au bureau, chez moi, dans un magasin…). Sans compter que ça m’encombre prodigieusement les mains. Comment voulez-vous faire une séance de shopping en bonne et due forme avec des gants, un bonnet et une écharpe sur les bras, franchement ?
Et réciproquement, toute virée à l’extérieur depuis un lieu chauffé me demande cinq bonnes minutes de rhabillage. Autant dire que si je veux accompagner une copine en manque de nicotine le temps de sa pause clope, elle aurait le temps d’en fumer cinq que je ne serais toujours pas prête à passer le nez dehors.

Du coup, j’ai beaucoup cogité (on a les passe-temps intellectuels qu’on peut), et j’en suis venue à la conclusion que, pour régler mon problème ET garder la chaleur, il fallait supprimer le nombre de couches de vêtements. Donc, avoir des couches plus chaudes. CQFD. (Pas con l’oignon !)

Evidemment, la solution Damart s’est imposée à moi rapidement. Mais après un petit tour dans leur boutique, j’ai juste eu envie de pleurer et de garder mes dix couches de fringues sur le dos. Tant pis, je perdrai une heure de ma vie chaque jour à mettre et ôter mes différents vêtements entassés, mais je ne porterai pas ces horreurs de mamie. (Pardon Mamie).

Et puis j’ai trouvé (« cru trouver » serait plus juste) la solution miraculeuse, et plus fashion ! Mon sauveur ? Uniqlo (oh mais quelle surprise, vu que c’est dans le titre). Le H&M Japonais débarque en France à grands renforts de pub et de promos, et commercialise entre autres une gamme de produits dits à technologie HeatTech, qui conserve la chaleur du corps tout en évitant les pics de canicule corporels, et est fabriqué dans un tissu spécial qui ne retient pas la sueur, les odeurs, et laisse respirer la peau. (En gros, t’as chaud mais tu schlingues pas des dessous de bras). Wahouuu, tout ça ? Oui !

Et cerise sur le cupcake, ils vendent en ligne. Parce que les files d’attente de trois heures devant le magasin, merci mais ça va aller. Autant dire que je me suis ruée sur le e-shop comme un poney affamé sur une vieille carotte rance. L’envie d’avoir chaud SANS ressembler à Babar cet hiver a eu raison de moi.

Sauf que.
Ca, c’était il y a plus de vingt jours.
J’aime autant vous prévenir que c’est pas des Speedy Gonzales, chez Uniqlo on-line.

J+8 après la commande : Devant ma boîte aux lettres vide, je m’interroge. Après renseignement auprès du service commercial, on m’informe que les produits ont bien quitté le Japon. Ah ? Ca vient de loin, ces trucs, dites donc. C’était bien la peine d’ouvrir une boutique en France, tiens.

J+11 : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir dans ma boîte aux lettres ? Non, queud.

J+13 : Ou alors, mon facteur a chourré le colis ?

J+14 : Re-mail au service consommateur : « où qu’il est mon colis magique, les gars ? » (en substance). Réponse : « DHL est passé, y’avait personne, il est reparti ». Non mais je rêve.

J+15 : Je chouine, je râle sur mon clavier. Réponse légèrement surprenante de Uniqlo : « Nous nous chargeons d'arranger une autre livraison. Vous recevrez votre commande dans un délai de 3 à 4 jours. Cependant nous vous prions de vous assurer qu'une personne soit présente en permanence pour réceptionner votre commande ». Mais bien sûr, oui. T’as raison, je vais glander toute la journée à la maison pour guetter, des fois que monsieur DHL me ferait une nouvelle blaguounette. Sont fous, ces Japonais.

J+15 et des bananes : J’arrive enfin à modifier mon adresse de livraison et donner celle du bureau. Entre nous, heureusement que je m’y prends tôt pour avoir bien chaud cet hiver, parce que c’est pas encore des flèches de la vente par correspondance.

(C’est moi ou ce billet est super long ?)

J+18 : Bon, il faut se rendre à l’évidence, les Japonais ne veulent pas que j’aie chaud sans ressembler à Michelin cet hiver. Toujours rien en vue. … Ah si, un petit papillon DHL qui stipule que « l’a pas le code d’entrée, le monsieur qui livre ». C’est pas comme si je l’avais mentionné trois fois sur mon message, faut dire. Du coup, pour mon colis, je peux toujours me brosser.

J+19 et un rhume plus tard : Alleluia. Eureka. Mazel Tov. Abracadaschtroumpf. Enfin, je les ai, mes wonder t-shirts. On n’y croyait plus, hein, avouez !

Reste à déballer le colis, et à essayer les bidules. Et là, je reste perplexe. Au moment de ma commande, je pensais avoir finement analysé la situation, en me disant « les Japonais étant des gens plutôt petits et fins (c’est pas ça qu’on appelle une idée préconçue ?), je vais prendre une taille M, pour être sûre de rentrer dedans ».
Bah ça, c’est sûr, je rentre dedans. Ainsi que mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs. Oui, tous ensemble, vu qu’on y tient bien à 4 ou 5, dans ces machins taille M. Super, Michel.

Vu qu'il est hors de question que je refasse tout le processus inverse de la commande pour renvoyer les produits en terre d'origine (loin, quoi), je pense que je suis bonne pour refiler ces modèles à mes proches, et me retaper le périple e-shop/DHL/code d'entrée et tout le bazar, afin de commander à ma taille. Pour le gain de temps, on repassera, merci.

Mais... "et ces produits, alors, ça donne quoi ?", que vous vous demandez bien légitimement. Hé bien écoutez, ça a l'air pas mal du tout ! J'ai porté le t-shirt toute une soirée chez moi sans avoir froid, alors qu'en temps normal, je me coltine le pull en grosse maille et le petit foulard. Reste à voir ce que ça donne porté dans le grand froid hivernal et glacé qui règne aux aurores brumeuses des débuts de janvier (ok, ok, j'arrête l'envolée lyrique).

Je signale aux ladies qu'il existe aussi des leggings HeatTech, petite chose pas con pour garder ses gambettes au chaud quand on s'obstine sur la robe même en plein hiver.

Et je signale aux gentlemen que la gamme existe également pour hommes, et que le petit t-shirt glissé sous un costard-chemise, c'est facile, c'est pas cher, et ça peut rapporter gros (en tout cas, ça évite le rhume et c'est déjà pas mal).

Bien le bonjour chez vous, en vous remerciant.

Plus d'infos : www.uniqlo.com/fr/

Article absolument non sponsorisé, faut-il le spécifier.

Soldes en pantoufles (et pantoufles en soldes)

06 janvier 2009

soldes_1Article sponsorisé

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, ce sera le début de la foire d'empoigne dans les boutiques pour s'arracher le dernier it-manteau en taille 38, la seule jupe en coloris gris souris, ou les bottines camel ab-fab de la saison. La plupart des filles ressortiront de là échevelées et en sueur. Certaines auront même quelques dents en moins, peut-être... mais qu'importe, le précieux Graal fashion sera leur, quoi qu'il leur en ait coûté.

Tsss...

Même pas en rêve, tu m'entends ?

On a beau aimer les fringues et les bonnes affaires, y'a quand même des limites à la grelucherie hystérique, peut-être ? Peut-être.

Place des tendances a déjà bien pigé le truc, et propose aux fashionistas de faire flamber la blue card en gardant un minimum de décence physique. Terminés les arrachages de chemises à la volée, finies les expéditions à quatre pattes en loucedé pour chourer les Richelieus de la voisine dans sa cabine d'essayage, envolées les files d'attente de trois heures aux caisses, dans les odeurs de sueur et de pieds qui puent.

Cette année, faites les soldes depuis votre salon, tranquilou bilou, en créant à l'avance votre propre dressing en fonction de vos envies et de vos besoins. Comment ? Fastoche : la petite robe, là, vous la trouvez jolie ? Hop, dans mon dressing virtuel. L'écharpe, en gris, elle est sympa ? Zou, dressing. Le pull col V, taille 1 ? Zou ! Dressing itou.

Tout est mémorisé et gardé en attente jusqu'au mercredi 7 Janvier, jour sacré où, miraaaaacle, toutes les réductions des soldes sont appliquées sur les articles sélectionnés, et où vous pourrez valider d'un clic unique votre panier magique. Pas de stress, pas de panique... Juste des réductions allant jusqu'à 60 %, sur des marques aussi fashion que Sandro, Acquaverde, Circus, Jacadi, April May ou Cacharel.

Sans déconner... Qui a dit que 2009 commençait mal ? (à part pour notre banquier, ok...)
place des tendances