Gin Fizz

Bulles de vie...

J.F. recherche bons plans soldes été 2008

25 juin 2008

soldes_1« Oh le joli top… Il est à moi ! »
« Non, il est pour moi, c’est moi qui l’ai vu la première ! »
« Lâche ça tout de suite, sale morue ! »
« Pfff, comme si tu rentrais dans une taille Small, en plus ! »
« Dégage, pétasse, ou je te griffe les bras ! »
« Tu peux crever… le top est à moi ! »

Comme ça pendant des heures…

Franchement, la foire d’empoigne entre harpies échevelées à la recherche du Graal fashionistique en boutique de prêt-à-porter à l’aurore du premier jour des soldes, très peu pour moi, merci bien.

Sans parler de la queue aux cabines d’essayage, des odeurs de poney dues à l’agitation fébrile, des montagnes de fringues piétinées par terre, des vendeuses aimables comme des tueurs à gage et épuisées dès 10h30, du temps d’attente aux caisses, et des erreurs d’achat inévitables liées au syndrome « j’ai pas fait tout ça pour rien, je repartirai pas les mains vides ».

Alors que, sans déconner, on n’est pas bien dans son petit salon, devant son ordinateur, à faire les soldes sur internet, sans bruit, sans cohue, sans Jeanine et Simone qui gueulent derrière nous ? Hein ?

Si.
On est d’accord.

Il y a quelques temps, je vous parlais d’un nouveau site de vente on-line rassemblant la crème des marques « in » du moment et proposant leur dernière collection. Place des tendances.com, que ça s’appelait, même. Remember ?
Bon, ben si vous voulez tester le truc, c’est le bon moment, puisqu’à l’occasion des soldes été 2008, Place des tendances propose toutes les collections bradées jusqu’à – 60 %. Pas dégueu, quand même ?

Et que je ne vous entende pas grogner que les ventes à distance, c’est bien, mais que c’est trop long quand on veut profiter de ses achats tout de suite. Parce que pour avoir déjà testé personnellement deux fois le site, je peux vous dire que les commandes passées le matin ont été livrées par coursier le jour même, directement au bureau. Mazette, ça c’est du speedy gonzales, en matière de livraison.
Bon, évidemment, ce truc est valable essentiellement pour les parisiennes, mais j’imagine que du coup, les délais de livraison plus classiques ne sont pas trop abusés (contrairement à certains sites que je ne mentionnerai pas mais que les habituées reconnaîtront sans mal…).

Petite sélection des choses pour lesquelles je pourrais bien craquer :
(A partir de maintenant, la lecture de ce billet est strictement interdite à mon banquier)

Une jolie robe évanescente, parfaite pour l’été, chez Circus & Co.



Le choix semble surprenant à première vue, mais j’aime aussi beaucoup cette robe un peu bab’ de chez Sandro que j’imagine très bien portée avec un petit t-shirt blanc ou super flashy dessous.

Le débardeur blousant à la taille, gros succès de l’année chez Petit Bateau et en rupture de stock un peu partout. Déjà adopté en noir et blanc, pour ma part…



Alors ? Qui c'est qui va être la plus belle pour aller danser tout l'été (sans pour autant se retrouver dépourvue quand la bise sera venue) ?

Article sponsorisé


Stop, in the name of mode

09 juin 2008

stop_2La semaine dernière, je fouillais dans l’armoire des filles pour en extirper les erreurs de style que la mode d’été risquait de nous faire commettre. Messieurs, soyez sans crainte, vous ne serez pas épargnés, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues si vous voulez qu’on continue à se parler, vous et moi. Nan parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais y’a des limites à tout, quand même.

chemise___fleurs_2La chemise à fleurs : A moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos (paix à son âme), la chemise à fleurs doit rester à l’endroit qui lui est le plus profitable, à savoir, le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique. Si l’erreur a déjà été commise, on n’enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu’à ce qu’on ait oublié qu’elle existait. Messieurs, je me dois d’être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2008, c’est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. Non mais c’est vrai, ça. Qu’est-ce qui te prend, doudou, dis-donc ?

birkenstockLes Birkenstocks : Non, c’est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il que je développe ? Bien. Sujet suivant.

chemise_manches_courtesLa chemisette à manches courtes : Dans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l’été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n’êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s’il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l’avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net. Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises. Qu'est-ce que j'entends ? « Vous avez trop chaud en chemise classique ? ». Ah mais alors là, j’en ai rien à secouer. D’une, à ce rythme-là, bientôt, vous allez demander à venir bosser en bermuda pour ne pas avoir trop chaud aux jambes. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C’est bien ce qui me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (Ca marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l’ordi alors qu’il fait 30 degrés dehors. J’adore la clim !), soit vous assumez le risque du look « enfant d’honneur au mariage de tata Gisèle ». Mais qu’on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.

banane_1La banane : oui, alors franchement, c’est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c’est pour nous ressortir ce truc immonde des années 80’s pour y ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gars, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là. Donc hop, on allège. Les papiers d’identité, une carte bleue et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu’elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd). Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 3G ‘blou-touss’, c’est pas la mer à boire. De toute façon, mes chéris, l’Iphone ou le BlackBerry dernier cri, c’est totally incompatible avec la banane. Y’a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire…

eddie_barclayLe total look blanc : Non mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival « soirées white à Saint-Trop’ », le total look blanc, c’est niet. N’est pas Henri Salvador qui veut. Maintenant, évidemment, si vous voulez ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la minette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.


Crédit photos : La Redoute, Getty images, RTL.fr

Pièges à fille, joujoux extra

04 juin 2008

pi_ge_2Claire Chazal s’est bien gardée de faire l’ouverture de son journal de 20h là-dessus, mais il faut quand même que je vous en touche un mot : avec le beau temps qui revient (si si il faut y croire), nos penderies d’été regorgent de maléfices en tout genre qu’on se doit à tout prix d’éviter pour garder un semblant de style.
Passage en revue des pièges à filles et autres joujoux extra qui font crac-boum-hue, mais plutôt dans le mauvais sens du terme. (Ou : Conseils de mode d’une pas modasse du tout).


bermudaLe bermuda : Au risque d’en choquer certaines et d’en décevoir d’autres, je suis au regret de vous le dire un peu frontalement : tout le monde ne peut pas se permettre le bermuda. Point. Voilà, vous pouvez pleurer. Non, mais sans déconner, on frôlait déjà les limites de la catastrophe chez plusieurs avec le short (là aussi, very risky, le short) mais celui-ci avait au moins l’avantage d’afficher clairement la couleur. « J’assume mes gambettes, je les montre de haut en bas, et si t’es pas content, c’est kif-kif bourricot ». Avec le bermuda, vous affichez plutôt la carte « j’ai envie de montrer mes jambes, mais en fait, je sais pas trop, attends, fais voir, jusqu’au genou peut-être, chuis pas sûre de mon coup quand même… ». Un peu de nerfs, mes jolies. On tranche, on choisit son camp : court ou long. Le middle, on laisse ça aux scouts, merci. Sans compter que deux fois sur trois, le bermuda a l’art de vous saucissonner la silhouette en deux de façon plutôt mochingue. Faites vos jeux, rien ne va plus.

compens_esLes compensées : Chaussures-reines de cet été, encore faudrait-il qu’elles n’aient pas été pensées connement, si vous me passez ce somptueux jeu de mot. A voir le nombre d’horreurs à plateforme qui arpente les rues depuis quelques temps, c’est à se demander si Loana n’est pas derrière tout ça, en loucedé. Le secret : choisir de la compensée ultra simple et classique. Terminées les fantaisies jaunes et oranges, finies les fanfreluches en pompons ou en fleurs brodées sur le dessus. Par pitié, si vous vous obstinez à penser compensées, allez au plus sobre. Nos yeux vous diront merci.

bustierLe bustier : Non mais qui m’a foutu une invention pareille, honnêtement ? Autant sortir en serviette de bain enroulée autour de la taille dans la rue, l’effet d’être quasi à poil sera le même. Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, ce truc ne tient pas en place un quart de seconde. Qu’on ait les seins format Smarties de Jane Birkin, et la chose n’a même pas de quoi s’accrocher. Qu’on ait du monde au balcon façon Samantha Fox, et l’effet « je laisse mes mamelles prendre l’air » n’est jamais très loin. Qu’on ait une poitrine de taille normale (mais là encore, qu’est-ce que la norme ?) et le truc a de fortes chances de vous finir en ceinture avant la fin de la journée. A moins que vous ne restiez les bras collés au corps en marchant, histoire de ne pas faire bouger l’ensemble ? Super. Quant aux bretelles de soutifs invisibles (soi-disant) qui assurent le maintien des roploplos même sous le bazar, zappez-moi ça tout de suite, vous serez gentilles. Si vous assumez le bustier, vous assumez aussi les risques. Mais ne venez pas chouiner quand votre collègue Robert de la compta vous dira d’un air malicieux qu’on en aperçoit un bout, justement, de vos roberts.

mulesLes mules : Si parfois dans la rue vous entendez derrière vous un bruit étrange ressemblant étrangement à un truc qui fait "tic splof tic splof tic splof", ne cherchez plus : vous êtes en présence d’une nana perchée sur des mules à talons. Le bruit du talon sur le trottoir, on connaît tous par cœur, on y trouve même parfois un semblant de féminité. Mais quand vient s’y ajouter à chaque pas le splof sonore du choc moite entre la semelle et le pied, la féminité, elle fout le camp vite fait, croyez-moi. Et puis vous avez déjà essayé de courir après le bus en mules, vous ? Sans jouer le remake de Cendrillon, je veux dire ? Bon. Au risque de paraître rabat-oije, les mules c’est très joli, mais uniquement pour passer de la maison à la plage ou de la plage à la piscine. D’un pas langoureux, lascif et ultra glamour. Sur le bitume des villes, là où le stress est roi, gardez vos Rangers, c’est plus sûr.

bagueLes bagues : Ce n’est un secret pour personne, l’été fait fondre les glaces et gonfler les doigts. On aurait préféré l’inverse, mais personne ne nous a demandé notre avis, donc on fera avec, et puis c’est tout. Pour éviter cependant d’avoir les mains qui ressemblent à une pub Knacki Herta passé 14h, on évite soigneusement d’enfiler bagues et alliance au petit matin. Oui, je sais, c’est joli à 8h, quand on sort de la douche, fraîche, parfumée, toute pimpante de maquillage. Mais qui c’est qui viendra chialer en triturant les petites saucisses boursouflées qui lui servent de doigts, quand il faudra enlever les dites bagues pour ses laver les mains avant de déjeuner, et « qu’en plus, avec la moiteur, j’y arrive pas, ça glisse ». Donc non. Pas de bague. Un point c’est tout.

Messieurs, ne ricanez pas bêtement dans votre coin. La semaine prochaine, c’est votre tour. Ah ça, va y avoir du tri dans les penderies, c’est moi qui vous le dis !

Crédit photos : La Redoute.

Sans dessus dessous

22 avril 2008

lingerie_1Dans les catalogues de vente par correspondance, les pages lingerie sont systématiquement situées après les pages de fringues. C’est complètement con. C’est quand même par le soutif et la culotte qu’on va commencer par s’habiller, messieurs, voyons. Réfléchissez deux secondes avant de faire relier vos catalogues, enfin…

Quoi qu’à bien y regarder, il n’est pas rare que le choix des sous-vêtements s’opère de façon très stratégique, après avoir choisi la tenue du jour. Ben oui, forcément. L’ensemble en dentelle noir sous le chemisier blanc, c’est bof. La culotte mémé sous la robe de soirée, no way. Et le shorty qui fait des boudinets juste là, sous les fesses, porté avec le pantalon de chagasse ultra-moulant, on va essayer d’éviter. (Voire même, on évite aussi le pantalon de chagasse, hein, s’il vous plait).

Bon, j’ai l’air d’une grande routarde du sous-vêtement, là, comme ça, à donner mes leçons sur un ton de Super Nanny tyrannique et autoritaire. Mais en fait, si vous saviez la vérité, franchement, vous rigoleriez bien.

La vérité, c’est que ça fait très peu de temps que je prends soin de mes dessous. D’ailleurs, « dessous », ça veut tout dire. C’est dessous, point barre. Qu’est-ce qu’on va aller s’emmerder à ressembler à une gravure de mode avec le string coincé sous un jean, un collant, trois pulls et un manteau, hein ? Tout ça relève un peu de la même théorie que celle du poil aux pattes en hiver : qui va savoir que je fais la grève de l’épilation, puisque personne ne le verra ?

Biiiiiiiiiiiiip. Grosse erreur, mes jolies. Vous, vous le savez. Vous savez pertinemment que sous cette belle robe Sandro et ces jolis collants mauves assortis se cache une horrible culotte Petit Bateau saison automne 2004, très nettement défraîchie, et dont l’élastique grisouille pourrait craquer à tout moment.

« Tout ça, c’est dans la tête », allez-vous dire. Sans doute. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Comment voulez-vous vous sentir féminine jusqu’au bout des ongles, quand la première couche de sexytude est déjà ternie ? Je ne vous refais pas le coup de la maison solidement ancrée sur ses fondations, mais l’idée est un peu là, quand même.

J’en vois déjà au fond qui lèvent les pancartes féministes. « Non à la femme objet », « on n’est pas que des bonbons joliment enrobés », « et le Q.I. merde alors ? ».

Ah mais certes. C’est là que je vous arrête pour vous en apprendre une bien bonne, quand même, au cas où vous ne l’auriez pas lu et relu moult fois dans les magazines féminins : «  c’est avant tout pour soi qu’on fait ça ». Pour soi. Capiché ? Alors soyez un peu égoïste, bordel, pour une fois qu’on vous l’autorise.

Enfin, en même temps, merci d’appuyer là où c’est pas clair, parce qu’effectivement, les jolis soutifs, c’est clairement pour soi qu’on les porte, et pas pour les mecs, vu qu’apparemment, leur grand truc, c’est de les dégrafer d’un claquement de doigt, par-dessus le pull, avant même d’avoir déshabillé la demoiselle. Non mais bonjour la ringardise, quand même.

Certains croient même bon d’ajouter un « t’as vu ça, comme c’est la classe ? ». Non. Non, c’est absolument pas la classe, messieurs, sachez-le. Ca veut juste dire que ça fait environ 3508 soutifs que vous dégrafez comme ça, donc on n’a aucune raison de se sentir flattée et unique. Et puis dans l’histoire vous n’avez même pas pris le temps de nous regarder dans notre joli ensemble de lingerie. Donc la prochaine fois, on se cassera moins la nénette à choisir un beau soutien-gorge. Peut-être que comme ça, au moins, on sera à l’heure au rendez-vous, hein ?

Crédit photo : Princesse Tam-tam.

Ainsi parlait Zara

25 juin 2007

zara_1Alors là, moi je dis, c’est un scandale. J’me suis fait avoir comme une débutante. Me faire dépenser tout cet argent d’un coup, alors que je disais encore la semaine dernière à mes copines que Zara, en ce moment, c’est nullach’ et que j’y trouve rien de beau, ça me fait passer pour quoi, maintenant ? Hein ?
Heureusement, j’ai ma botte secrète, mon arme infaillible, mon dernier-mot-Jean-Pierre : « ouais, mais tu sais, cette semaine j’avais pas trop le moral, j’avais besoin d’acheter un truc, n’importe quoi ». Ca marche à tous les coups. Entre greluches, on se comprend trop bien, y’a pas à dire.

Rhaaa, ça y’est, j’entends déjà les voix viriles soupirer. « Faich’, aujourd’hui, c’est un billet de meuf… ». Ben ouais. Plat du jour : chiffons et fanfreluches. Tout juste pêchés ce vendredi, on peut pas faire plus frais.
Homme, si t’as peur de te faire chier ici, tu peux aller voir ailleurs si on y est. J’ai bien envie de te dire que non, a priori, mais si ça t’amuse de chercher, après tout… (Et puis j’aime autant te prévenir, au passage, que des billets fringues et « craquage compulsif », tu risques de t’en farcir un paquet sur les blogs de nanas dans les jours qui viennent, rapport aux soldes qui démarrent mercredi.)

Bon, Zara, donc.

En règle générale, je ne suis pas une grande groupie de l’ami espagnol des fashionistas. Hé ho, ça va oui. Ne me regardez pas comme si je venais d’insulter votre famille sur trois générations. Moi, les pulls qui gratouillent, les pantalons aussi longs que les traînes des robes de mariées et les tuniques 100 % nylon ou polyester, j’adhère pas plus que ça, désolée. Y’a que les chaussures qui méritent mon attention, en admettant que j’arrive à me pointer dans les douze heures qui suivent la mise en rayon, rapport à ma pointure de pied archi-courante.

Pourtant, vendredi dernier, puisque j’avais une grosse heure à tuer en attendant un rendez-vous médical, j’ai décidé d’être indulgente et de donner à nouveau sa chance au produit. (C’est vrai, ce serait con de passer le temps en allant plutôt visiter une expo, manquerait plus que je me cultive en plus, et puis quoi encore !)

Rapide coup d’œil dans la boutique. « Tiens, c’est pas mal ça… oh, et ça aussi… et puis ça, ça, ça… et ça, là-bas, hop ! ».

zaraEt voilà qu’au final et à ma grande surprise (et je ne vous parle pas de la surprise pour ma carte bleue), je m’en tire avec une bonne pioche :
- u
ne tunique à motifs papier peint seventies qui souligne avantageusement la poitrine (tremble, Scarlett J., la relève arrive, ha ha !)
- une tunique légère à gros pois roses, non cintrée et qui donne des faux airs de femme enceinte (bon plan pour négocier une place assise dans le bus)
- u
n pantalon blanc qui, oh my god, ne met pas en valeur tous les défauts (so "soirée byblos à Saint-Trop’", isn’t ?)
- u
ne touche de jaune parce qu’il paraît que c’est de saison. (J’émets quelques réserves sur la compatibilité de cette couleur avec mon teint de demi-blonde, donc le simple t-shirt semble un moindre risque)
- u
ne robe couleur corail pour aller faire ma pétasse au bal des pompiers du 14 juillet (« Ouh la la, je crois que je me sens mal, au secours monsieur le pompier dans ton bel uniforme, vite, pimpon pimpon pimponnnnn »).
(Ouais, je sais, la photo est super moche. En même temps, si j'étais 'responsable vitrines' chez Zara, ça se saurait...)

En posant tous ces machins colorés devant la caisse, j’ai eu l’impression d’offrir un grand verre de vitamines C à mon armoire. Et un double shoot d’endorphines à mon petit moral en berne. Aaaaaaaaah, ça fait du bien.

Y’a-t-il des questions dans le public ? Oui, la jeune femme en bleu, au fond. Qué ? « Le montant du ticket de caisse final » ? … Heu, non, désolée, je ne comprends pas ce que vous dites, au revoir et merci d’être passée.

Morale de l’histoire : ne surtout pas prendre de rendez-vous médical aux alentours de la Place Vendôme ou de l’Avenue Montaigne. Ca risquerait de saigner à la banque en cas de « remplissage improvisé d’emploi du temps ».)


Moi je m'appelle Lolita

25 avril 2007

lolita_2- « Lancement très attendu aujourd’hui de la collection dessinée par la styliste Lolita Lempicka pour la chaîne de magasins Etam. Nous retrouvons tout de suite sur place Katia, notre envoyée spéciale de C.P.I. Canal Pouffe International, en direct d’une boutique de la marque, pour recueillir ses premières impressions. Katia ? »

- « Oui, Pierre, je me trouve effectivement au Magasin de la rue du Faubourg Saint-Antoine. Ici, c’est déjà l’hécatombe, un peu plus de trois heures après l’ouverture de la boutique. Les portants ont été littéralement pris d’assaut par une clientèle curieuse de découvrir les jolis modèles crées en exclusivité par la styliste réputée. Une collection qui se revendique « romantique baby-doll, mais pas sainte-nitouche », dans des imprimés fleuris Liberty et des tons crèmes et pastels.
Au total, une petite trentaine de références prêt-à-porter et lingerie que les fashion-addicts, au courant de l’événement depuis déjà quelques semaines, se sont arrachées dès minuit sur le site de la marque et peu après dix heures ce matin, à l’ouverture de chaque magasin.

C’est un véritable champ de bataille qui s’offre à nos yeux : des vêtements roulés en boule jonchent le sol, les ballerines sont disséminées un peu partout dans la boutique, et proposent un parcours du combattant pour essayer vainement de reconstituer une paire de la même pointure. Autour des portants, une fourmilière s’agite frénétiquement, à grands coups de cintres sur les doigts des voisines, ou de coups de sac dans les côtes des rivales potentielles. Ici ou là, on tente l’approche courtoise (« si vous ne la prenez pas, je la veux bien, merci ») ou plus sournoise (« lâche ça, c’était moi la prems, lâche, j’te dis ! »).

Au péril de ma vie, je me suis faufilée un peu plus tôt parmi la foule pour tenter d’attraper un ou deux vêtements à ma taille. Peine perdue. Les cintres se sont volatilisés sous mes yeux sans que j’aie le temps de regarder l’étiquette. Je me suis retrouvée piteusement avec un top et un short, alors que je voulais la robe et le chemisier.

Aux cabines d’essayages, c’est la panique. Marion, 24 ans, ne remet plus la main sur la robe taille 36 qu’elle avait pourtant réussi à agripper de justesse dans les rayons, et lance des regards noirs de soupçons à sa voisine de cabine. Après dix minutes de recherches intensives, il faut pourtant se rendre à l’évidence, la robe reste introuvable. « C’était la dernière, en plus, je suis dég’… », murmure la jeune fille, visiblement déçue.
Pour ma part, le bilan est proche du zéro absolu. Le top est très décevant une fois porté, et le short, si joli soit-il, reste un short. C'est-à-dire immettable quand on n’a pas les mensurations de Claudia, Kate ou Carla.

Au loin, on entend soudain des cris. Deux jeunes filles en viennent aux mains en se disputant le dernier cabas doré mis en rayon. C’est à qui jurera l’avoir attrapé la première. Au milieu de ce chaos, les vendeuses restent impassibles et remettent patiemment les rayons en ordre, dignes et imperturbables.
Seule Sabine, apprentie vendeuse en période d’essai, s’effondre en pleurs dans un coin : « je ne pensais pas que c’était si dur. Les clientes sont des teignes, des pestes (…), même pendant les soldes, c’est moins la guerre ! ».

A quatorze heures, il ne restait plus en rayon que quelques malheureux articles. Un réassort est attendu dans les jours à venir, mais « on ne sait pas encore quand ». Le reste de la collection Etam aura été copieusement ignorée par les clientes durant toute la matinée…

Je vous rends l’antenne, Pierre. C’était Katia, en direct de chez Etam Faubourg Saint-Antoine pour C.P.I. Canal Pouffe International. A vous les studios. »

L'essentiel, c'est l'accessoire

31 octobre 2006

colliers« Poursuivons la visite, si vous le voulez bien. Vous êtes maintenant dans la chambre à coucher, aux teintes légèrement rosées. Sur le mur de gauche, vous pouvez observer une fascinante collection de colliers et sautoirs fantaisie, dont les pièces les plus vétustes remontent pour certaines aux années collège, preuve de l’attachement de l’auteur à ces bijoux que l’on peut désormais qualifier d’"anciens" ».

Oui, j’admets, je suis un brin compulsive. Quand j’aime un truc (au hasard, disons les colliers et sautoirs fantaisie), j’aime pas ça à moitié. Le jour où la mode ne sera plus au sautoir, j’aurai l’air bien tarte, avec toute ma collec’ sur les bras. Mais en attendant, dès que je croise un spécimen qui ne trouve pas son équivalent plus ou moins grossier dans ce que je possède déjà, zou, j’achète.

Je trouve souvent mon bonheur chez Accessorize, Kookaï, H&M… et aussi (oui, j’avoue) Promod, Etam, et même Pimkie, une fois.
Rhhaaaaa, allez-y, jetez-moi des cailloux, j’ai déshonoré le dieu de la mode et du bon goût, je le mérite.

En même temps, si j’achetais toutes les babioles dont j’ai envie chez Agatha, Scooter, Gas et autres, c’est mon porte-monnaie qui ferait la gueule, et ma banquière qui m’appellerait par des noms d’oiseau. Faut savoir ce qu’on veut.

Et puis je vous livre une mini-info en or (peut-être que vous êtes déjà au courant, mais dans ce cas, soyez gentilles, faites comme si c’était pas le cas, me ruinez pas mon effet d’annonce, merci !). La grande majorité de ces petites merveilles vient d’une chaîne de boutiques absolument fabuleuses, au nom complètement imprononçable : Maijrev. Non, pas Majirev, comme « magie-rêve », ce serait beaucoup trop simple. Maijrev : un truc à consonance moldave ou que sais-je.
Ce sont généralement de toutes petites boutiques tout en longueur, si minus qu’une fois qu’on y est à quatre (vendeuse comprise), on se croirait au Queen un samedi soir tellement on ne peut pas remuer un bras sans se marcher sur les orteils. Pas ultra pratique pour essayer les accessoires vendus, j’en conviens.
Mais le sacrifice en vaut le coup, parce que les collections sont jolies, variées, produites en quantités limitées (donc peu de chance de voir le même collier sur toutes vos copines à la prochaine soirée), fréquemment réassorties, et d’un prix plutôt très correct.

Que demande le peuple… Les adresses ? Ah oui, le peuple pense à tout ! Impossible de trouver la liste des boutiques sur internet (à croire que les pages jaunes ne parlent pas moldave). Pour les parisiennes, il existe une boutique rue de Rivoli, juste en face du Séphora, vers la rue du Pont-Neuf. Et une autre rue Vavin, dans le VIème. Je vous laisse les commentaires ouverts pour en indiquer de nouvelles, car perso, je ne connais que ces deux-là.

Régulièrement, je tente de faire le tri dans tous ces colliers, parce qu’évidemment, dans le tas, y’en a une bonne dizaine que je ne mets jamais. Et puis soyons honnête, je ne peux pas me permettre de planter des clous sur toute la longueur du mur pour continuer à suspendre mes nouvelles acquisitions. A force, ça va devenir ridicule, on va finir pas se croire sur un stand Balaboosté.
Mais rien n’y fait. Au bout du compte, j’en élimine vaillamment deux, que je mets de côté en me disant « je les porte une dernière fois, et puis je les donne à quelqu’un ». Evidemment, je ne les donne jamais à personne car « ça peut toujours servir » ou « c’est encore joli, après tout », et ils finissent immanquablement par rejoindre les copains sur leur mur. Alors je plante d’autres clous. Pas le choix…

Vous aussi, vous êtes compulsives, question accessoires ? Vous aussi, vous pourriez monter un commerce de chaussures / sacs / chapeaux / foulards / bijoux rien qu’avec ce que vous avez dans votre dressing ?

Oops I did it again

22 octobre 2006

Kookai

C’est à croire qu’il y a quelque chose autour du 20 du mois qui me pousse à dégainer ma carte bleue plus vite que mon ombre, parce que j’ai recommencé mes bêtises mon shopping compulsif. Hé ouais. « Baby, baby one more time », comme dirait ma copine Britney. (Je sais, j’enchaîne les références honteuses, j’irai rôtir en enfer).

Bon, soyons sérieux deux minutes. L’ampleur de la crise de « consommationnite aigüe » n’a franchement rien à voir avec celle dont j’ai été terrassée le mois dernier à la même époque. Cette fois-ci, il s’agit juste d’une petite rechute, sans grande gravité à mon avis. Faut dire qu’entre temps, les impôts sont passés par là. Forcément, ça joue.

Le problème, en fait, c’est Kookaï. Ils sont pénibles, parce que cette saison, ils ont plein de jolis trucs. Franchement, c’est pas sympa. Si on rajoute à ça qu’on trouve actuellement (pour les parisiennes) un bon de réduc’ de 20 % dans les pages du 'Elle à Paris', je trouve que c’est carrément de l’abus de pouvoir. Comment voulez-vous qu’on résiste à tout ça ? Hein ?

En tout cas, moi, je me suis fait avoir en beauté. Bilan des courses : une belle jupe en soie noire, un top-tunique gris et mauve en trompe-l’œil tout doux, un joli débardeur gris perle… avec des perles (quelle drôle de coïncidence) et un sautoir noir pour agrémenter tout ça.

La collection actuelle est, à deux trois exceptions près, vraiment ravissante. On y retrouve d’ailleurs une dizaine de pièces bigrement inspirées des classiques du Comptoir des Cotonniers, mais bigrement moins chères aussi. Quant aux minettes qui cherchent déjà leur petite robe noire pour le réveillon du 31, courrez-y, elles sont déjà en rayon. Je ne saurais trop vous recommander de vous magner un peu, c’est bien connu qu’après le 15 novembre, question tenue de soirée, on ne trouve plus que les déguisements de sapin de Noël. A bon entendeur, donc.

Sur ce, je vous laisse, je vais faire mes comptes essayages ;-)

PS : Oui, il m’arrive parfois de poster le dimanche. Comme quoi, tout arrive.

Pretty woman, walking down the street

20 septembre 2006

sacs_en_vrac_1

C’est officiel, je suis ruinée. Et nous ne sommes que le 20 du mois. C’est mal barré. Tout ça parce que, comme toute vraie fille qui se respecte, j’ai choisi ce week-end pour faire mon shopping de rentrée. Bon, en même temps, quoi de plus normal ? J’vais pas me mettre sur le poil des jupettes et des mini ballerines jusqu’à la mi-novembre non plus, vous en conviendrez ?
Ouais… Sauf que là, j’ai un peu abusé, je crois. J’ai en quelque sorte appliqué la règle du "moitié du mois – moitié du salaire". Au départ, ça me semblait très censé, comme théorie. Le souci majeur, c’est que je n’avais pas fait le lien avec le premier tiers des impôts à payer (que j’ai d’ailleurs zappé, comme je l’ai déjà dit pour ceux qui suivent).
Enfin, c’est pas tous les jours la rentrée non plus. Ho et puis merde, à quoi ça sert de passer sa vie au boulot si on peut pas se faire plaisir de temps en temps et se la jouer Pretty Woman, avec cinq sacs de shopping à chaque bras ?

Hein, quoi, comment ? Qui a dit « je compense donc je suis », au fond de la salle ? Ah si, j’ai parfaitement entendu !

Mais qu’y a-t-il donc dans tous ces sacs ? J’en imagine déjà certaines en train de piaffer d’impatience à l’idée de savoir ce qui peut bien se cacher là-dedans…
Alllllllez, je suis sympa, j’vous raconte tout en détail. Les garçons, passez votre chemin, j’ai le sentiment que les lignes qui suivent ne vont pas vous passionner. Une intuition, comme ça…
Alors, dans mes sacs magiques, on trouve :

fringues_2- une robe-pull Comptoir des Cotonniers, super mimi, avec des petites poches qu’on voit pas sur la photo, dans une jolie couleur gris-beige qui ne fait pas un teint d’endive mal épluchée (ça, c’est de la métaphore),
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un pull trompe-l’œil, toujours Comptoir des Cotonniers, gris avec illusion d’un petit top rayé bleu en dessous. Celui-là, c’est certain, je vais le voir sur le dos de la moitié des minettes de Paris, vu que pas moins de deux autres greluches l’essayaient en même temps que moi. M’en fous, y’avait plus leur taille, j’ai pris le dernier Small, niark niark !
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un pull à petits boutons gris Caroll, tout doux tout fin, qui a l’avantage de me faire un décolleté qui tue sa race (heu oui, enfin, bon, moi j'trouve…),
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un pull (oui, encore un pull ! hé bah quoi ?) bleu canard de chez Mango, tout simple tout con, mais en même temps, comprenez-moi bien, on peut pas être topissime tous les jours, c’est fatiguant pour soi et culpabilisant pour les autres !
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des débardeurs blancs Petit Bateau, tellement évidents qu’ils devraient être livrés tous les trimestres gratuitement par la Poste,
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une jupette rose poudré de chez Kookaï (oui, ok, j’avais dit « pas de jupette ») avec des petits boutons sur le côté et des plumetis sur le tissu (vous savez pas ce que c’est ? moi non plus, c’est la vendeuse qui a parlé de ça, et j’aime bien le mot. Alors voilà : des plumetis. Quelqu’un m’aide, là ?). Y’a de grandes chances que je ne porte pas cette petite chose avant quelques mois, mais j’ai pas su résister, elle était toute mignonne, sur son cintre, à m’attendre. J’ai le cœur tendre, moi, vous savez ?
-
enfin, last but not least, mon quatrième cinquième beaucoutième cabas à paillettes Vanessa Bruno, choisi dans un coloris bien pétard pour trancher dans le vif avec tous les gris, noir, marine et marron de la saison. Oui, je sais, les paillettes vont se barrer en moins de temps qu’il n’en faut pour dire abracadabra, mais je les préfère comme ça, un peu usé, ça leur donne plus de charme.

Voilà, vous savez tout. Nooooooon, ne me demandez pas combien j’ai dépensé, je refuse catégoriquement d’additionner tous mes tickets de caisse, de peur de faire une syncope.
Y’a juste un truc de sûr : ça va être pâtes au beurre jusqu’à la fin du mois, histoire de pouvoir payer les factures. Heu non… attendez… Pâtes au beurre > kilos en trop > 2 tailles en plus > je ne rentre plus dans toutes mes fringues > crise de nerfs assurée. Bon, ben… salade verte (soupirs).

Compote de pieds

20 juin 2006

pieds_22NDLR : Deedee a posté un billet sur le même sujet aujourd’hui. J’ai cherché d’autres trucs à vous raconter, pour ne pas faire doublon, mais en fait, je suis un peu à court d’inspiration, et ce billet-là était déjà plus ou moins écrit, donc vous aurez quand même droit à mon histoire à moi de chaussures sadiques ! Deedee, j’espère que tu ne m’en voudras pas trop… ;-)

Je suis fâchée. Pour compenser le coup du lundi-début-de-semaine-c’est-chiant-de-retourner-bosser, je me suis dit hier matin que j’allais me pomponner un peu, et que c’était une journée parfaite pour étrenner mes nouvelles ballerines Prairies de Paris, achetées sur Ebay il y a quelques semaines.
Et ben c’était très mal ouèj !
ballerines3L’objet du délit, c’est elles, là, sur la photo. Ah oui, vous vous dites qu’elles ont l’air mignonnes et sages comme ça, avec leur air de ne pas y toucher, genre "Qui ? Nous ? Non, on n’a rien fait !".
Détrompez-vous, messieurs dames, dé-trom-pez-vous !!! Ces petites garces au minois si charmeur sont en fait de vraies sadiques, capables de vous cisailler insidieusement les petons en moins de temps qu’il n’en faut pour parvenir à la station de métro.

Je suis assez dég’, je les trouve vraiment jolies, mais là, franchement, c’est juste pas possible. J’ai vécu un vrai calvaire toute la journée. Heureusement, au bureau, je peux me permettre de marcher pieds nus sur la moquette. Ca fait pas top classe, mais tant qu’il n’y a pas de client qui se pointe, c’est pas très grave.

Mais on est bien d’accord sur un point : "porter des nouvelles chaussures" et "marcher pieds nus", ça devrait pas être dans la même phrase.
Alors ? Je fais quoi moi, maintenant, avec mes ballerines que j’aime mais qui ne m’aiment pas ? Comment ça, "tu les apportes vendredi à la prochaine soirée troc !" ? Qui a dit ça ? C’est mal me connaître, mes bonnes dames ! Non pas que je ne voudrais pas en faire profiter l’une de vous, mais néanmoins, je ne suis pas du genre à baisser les bras – ou plutôt les pieds – aussi facilement.
Une fois que mes petits petons seront rétablis de tous les sévices qu’ils sont eu à subir hier, je leur ferai passer l’examen ultime de la chaussure qui cherche des noises : le coup des chaussettes humides. Vous ne connaissez pas ? Très simple : pour agrandir légèrement des chaussures, il faut porter pendant quelques heures des chaussettes humidifiées (à l’eau, hein, pas à la sueur. J’en vois qui se pincent le nez, au fond là-bas), et il parait que le cuir se met en place tout seul. J’ai déjà testé, ca marche pas mal. Seul souci : obligation de faire ça un jour où on est solo chez soi, parce que les ballerines avec chaussettes, c’est vraiment pas la classe internationale, en matière de fashion.
Et si ça marche pas ? Eh ben… je me rabote les orteils à coup de pièce ponce ? Je défonce mes godasses avec une batte de baseball ? Je les customise en en faisant une paire de mule ? Je les offre à ma pire ennemie qui chausse une pointure de plus que moi ? Mmmm, j’hésite, j’hésite…