Gin Fizz

Bulles de vie...

Am stram gram, pique et pique et col…

26 mai 2006

ballerines

…quoi ? Vous vous demandez ce que je fabrique ? C’est très simple. Je suis en train de vainement tenter de choisir lesquelles de mes nouvelles ballerines je vais porter en premier : les argentées ou les dorées ? La question mérite réflexion, c’est certain. Enfin, faudrait déjà pour ça que ce blaireau de soleil daigne pointer sa fraise dans nos contrées, parce que là, je trouve qu’on se moque un peu du monde. Un 26 mai, avoir un temps aussi moisi, ça déconne franchement.
Enfin en attendant, je reluque mes nouvelles acquisitions chaussuresques avec joie. Sur la photo, les couleurs ne rendent pas très bien, mais figurez-vous que ces petites merveilles ont pile poil la teinte que je cherche depuis le début de la saison. A savoir, un doré franc mais pas trop bling-bling, pour reprendre les termes d’Hélène, et un argenté pas trop terne. Bingo ! J’ai trouvé mon bonheur dans une petite boutique de la rue de Rivoli, qui vend surtout les bijoux de la marque Balabooste (les trucs fantaisie de Monop’, oui). J’ai vaguement zieuté la vitrine en passant en speed, et mon regard a été captivé par ces bidules savamment disposés en plein milieu (tu penses, sont pas cons les vendeurs !).
Et je vous rassure tout de suite, pour celles qui s’inquièteraient à juste titre de l’état de mon porte-monnaie, je ne me suis même pas ruinée : dix-neuf euros la paire. A ce prix là, j’ai pas hésité longtemps entre les deux couleurs qui me plaisaient. Enfin, j’ai fait mine d’hésiter devant le vendeur, pour voir un peu l’attirail d’arguments qu’il allait me trouver (c’est rigolo, un homme qui essaye de vous vanter les mérites du doré aux pieds), mais j’étais déjà sûre de craquer. Elles ont exactement la forme que j’aime, avec un nœud-nœud pas trop clinquant, et une matière brillante juste ce qu’il faut. Bref, vous l’aurez compris, je suis ra-vie.
Bon, je ne me voile pas la face. Pour ce petit prix, ce n’est certainement pas de la top qualité, mais m’en fiche, ça me fera l’été sans souci, et quand j’en aurai assez, je les jetterai sans remords.
Pour info, elles existent aussi en noir, bronze, vert, bleu ciel et rose barbie métallisé (que je déconseille franchement à toute personne ayant plus de huit ans, mais c’est un avis qui n’engage que moi). L’adresse ? Ah c'est-à-dire que je ne sais pas exactement le numéro de la rue, mais c’est juste en face du grand Séphora, pas loin de la rue du Pont-Neuf.


Voilà, ça c’était le côté Happy Face de la journée. En revanche, je soulève un point qui m’agace prodigieusement. Ca fait maintenant trois semaines que je cherche à me trouver un nouveau jean (celui-là même qui soulève des interrogations existentielles auprès de mon ami M.). A chaque fois que je fais l’effort suprême de me rendre chez Gap pour subir une séance d’essayage (oui, subir est le mot est juste. Je déteste essayer un nouveau jean, c’est tellement… hasardeux !), je demande à des vendeuses fort aimables ma taille dans tel ou tel modèle, et systématiquement, on me répond "ah bah c’est la taille la plus demandée, on n’en a plus en stock, faudra repasser".
D’où ma question, sans doute très bête, mais néanmoins j’insiste : comment se fait-il que cette taille précise soit toujours en rupture alors que 1- c’est "la plus demandée" (et je n’invente rien, puisqu’on me la dit en face avec un grand sourire), 2- ce serait donc la plus vendue, s’il y en avait. Là, y’a un truc qui m’échappe. Toujours est-il que ça fait trois fois que je repars de chez Gap en maugréant. Je leur laisse une dernière chance, mais sinon, j’irai acheter mes pantalons chez APC ou Seven, et ils auront la mort de ma carte bleue sur la conscience.


Bonne pioche !

22 mai 2006

redoute1

J’ose à peine y croire, et pourtant c’est vrai : réussite inégalée de ma commande La Redoute cette fois-ci. Y’a des jours comme ça, où la magie opère... (On peut bien parler de magie, à ce stade, non ?). Résultat : dans mon horrible sac vert et blanc qui fait autant horreur à Deedee qu’à moi, plein de choses qui 1- me vont, 2- me plaisent, 3- sont à ma taille, 4- dont la couleur n’est pas horriblement en décalage par rapport à celle du catalogue, 5- sont en super promo, 6- correspondent à l’air du temps. Alléluia, on débouche le champagne, on jette les cotillons, c’est jour de fête !
Dans les détails, je me suis donc trouvé :
- une ravissante petite robe à bretelles, en soie marron chocolat tendre, avec la taille très marquée, comme il est de bon ton cette saison. J’ai longuement hésité entre la noire et la marron, parce que je n’ai pas dans ma penderie de "fameuse petite robe noire classique et indémodable". Mais j’ai craqué pour la chocolat, légèrement plus originale, et qui reste quand même passe-partout (hein que j’ai bien fait ?)
- des sandales à talons dorées, très simples et très hautes aussi, par rapport à ce que j’ai l’habitude d’avoir aux pieds. Je risque de morfler avec les entorses, le temps de chopper le coup de main (ou plutôt, le coup de pied, ha ha ha !). Enfin elles étaient jolies, et surtout, elles coûtaient à peine 16 euros, j’allais quand même pas me priver de ça ! Seul bémol, elles sont couleur or mat, et quitte à avoir du doré aux pieds, j’aurais préféré un vrai doré franc et métallisé.
- un joli top de la marque Iro, couleur vert d’eau, avec une forme complètement déstructurée, mais intéressante. J’ai d’ailleurs mis environ trente minutes à tenter de comprendre comment se portait cette chose, pour finalement me dire que je préférais le petit nœud dans le dos, contrairement à la façon dont c’est livré. Il ira donc rejoindre les quarante autres tops de ma collection spéciale "pas mettable tous les jours ni pour aller bosser mais sympa le temps d’une soirée".
- une paire de tongs argentées assez classiques, mais d’une couleur assez franche, cette fois-ci, pour rester à la mode les jours où j’aurais trop mal aux pieds pour porter mes sandales dorées à talons.
Voilà. Toutes ces belles choses sont désormais à moi, pour la modique somme de même pas cent euros. Je suis ravie, pensez donc ! Maintenant, faut que je fasse un peu de place dans ma penderie, ça déborde de partout, c’est l’enfer ! C’est quand, déjà, la prochaine soirée troc ?

Ô Maje ô désespoir

28 avril 2006

ceintre_2Je reviens à l’instant de la vente privée organisée par NGR, qui regroupe jusqu’à dimanche soir les marques Maje, Stella Forest, Hartford et d’autres bidules dont j’ai oublié le nom. Franchement, c’est la première vente privée à laquelle je me rends, et j’ai été surprise dans le bon sens : pas de harpies en furie qui se ruent sur les vêtements, pas de cerbère mal-aimable à l’entrée, et quelques vendeuses presque serviables (oui, presque !).
Maje, j’aime bien. C’est joli, féminin, et aérien. Mais c’est quand même drôlement cher pour ce que c’est, non ? Trois bouts de tissus en voile et 2 boutons en nacre, hop, 120 euros ! Ouille ! D’où mon intérêt pour cette vente privée, bien entendu. Je m’y croyais déjà, j’imaginais faire le plein de jupons multicolores, de top en mousseline brodée, voire carrément – poussons le vice jusque là - me dégoter une jolie petite robette pour faire ma starlette à Paris-Plage cet été.
Ah, quelle naïveté ! Et quelle déception ! Bilan des courses : rien… enfin, rien de potable à mes yeux, disons. Y’avait bien une belle jupe en tricot bleu canard, assez raffinée, mais il ne restait que des tailles L ou XL, qui baillent de partout sur moi. J’veux bien être à la mode et porter du Maje, mais à 130 euros la jupe soldée, j’aime autant ne pas me retrouver cul nu dans la rue, quand même ! Ah oui, je suis peut-être exigeante, mais c’est comme ça.
Alors voilà. Tous mes efforts de fashionista radine n’auront pas payé aujourd’hui. Je suis déçue, déçue, déçue…

PS : Note spéciale à la vendeuse de pulls en pseudo cachemire au fond de l’entrepôt. Oui, tes pulls sont doux, mais quand même pas donnés. Oui, tu as lourdement insisté (avec toute ta panoplie de "ah mais c’est mêêêrveiiiillleux, regardez comme il vous tombe bien sur les épaules, bla bla bla…") pour que j’embarque un pull col V qui ne m’allait pas. Donc oui, je l’ai roulé en boule sur un autre stand avant de me faufiler discrètement vers la sortie. Fallait pas me gonfler comme ça…

La petite histoire de mes belles ballerines beiges

25 avril 2006

ballerines_11Ce week-end, à Paris, il a fait beau ! (si si, je vous jure !). L’occasion pour moi de partir en mission spéléologie dans les tréfonds de mes placards, et d’en extirper tous les vêtements et chaussures d’été, qui étaient jusqu’alors soigneusement (hum…) rangées dans l’attente des beaux jours.
A chaque printemps, je retrouve avec joie mes petites jupes en mousseline de soie, mes tops légers et émanchés (très joli néologisme qui signifie donc "sans manche" comme vous l’aurez compris), mes sandalettes à lanières et mes ballerines… Il faut savoir que je suis assez fan des ballerines, et que j’en possède dans plusieurs formes et couleurs (comme toute fan qui se respecte).
Donc ce week-end, plantée au milieu de mon foutoir vestimentaire estival, j’ai fini par remettre la main sur mes ballerines chouchoutes, et je me suis dit que j’allais vous raconter comment elles avaient fini par atterrir dans ma malle aux trésors.
En fait, ce ne sont pas nécessairement mes plus belles chaussures, ni mes plus chères. Mais elles ont acquis le titre de chouchoute parce que j’ai eu un mal de chien à les dénicher (oooh… chien, dénicher… comme je suis drôle !).
J’ai eu le coup de foudre un beau jour de juillet 2004, quand je les ai vues aux pieds de J., ma copine-toujours-si-joliment-habillée-que-c’en-est-râlant. Je les matte en douce, pour ne pas paraître à l’affût du tuyau, et surtout ne pas faire genre "oh moi aussi j’veux les mêmes, tu les as achetées où ?" (j’ai ma fierté, merde !). Soudain, la belle se déchausse pour enfiler une autre tenue (je vous passe tous les détails de cette journée d’enterrement de vie de jeune fille, ou bien on est encore là ce soir !). Ni une ni deux, je m’approche discrétos et vois le logo de la marque sur la semelle interne. Bien, ces adorables bidules viennent donc de chez Bensimon. Ok, l’enquête prend forme, Colombo est sur une piste…
A ce stade de l’histoire, on pourrait penser que le reste de mon investigation était quasi bouclé : un saut à la boutique, "vous les avez en pointure 39 ?", carte bleue qui flambe et hop, l’affaire est dans le sac, et bientôt à mes pieds. Que nenni, mes amis, que nenni ! C’était sans compter que, en plein mois de juillet, les boutiques ont déjà écoulés leurs stocks d’été depuis belle lurette, et qu’elles en sont déjà à nous refourguer les moon-boots et caracos en fourrure d’écureuil. Le verdict est donc sans appel : "non, nous avons tout vendu. Non, nous n’allons pas en recevoir. Non, on ne passe plus de commande sur ces articles". Pour moi, c’est la fin du monde (au moins pour 5 jours)…
La vendeuse a dû noter mon air dépité, et me tend la carte des autres boutiques de la marque en France, en suggérant que peut-être, ailleurs, sait-on jamais…
Regonflée à bloc, je rentre chez moi fissa, empoigne mon téléphone, et me met fiévreusement à composer un par un tous les numéros de la carte. D’abord les autres boutiques de Paris et de sa proche banlieue, puis les grandes villes de Province : Marseille, Nice, Bordeaux. Rien. Je coche sur la carte de visite les boutiques déjà appelées une à une… et finalement, à force de patience et de ténacité, le miracle opère. A Strasbourg, il reste une paire en pointure 39, dans le coloris que je veux. Et cerise sur le pudding, elle est vendue au prix soldé de 50 %, fin de collection oblige. J’aurais eu la vendeuse devant moi, je lui aurais presque roulé une pelle, tellement j’étais contente ! (En même temps, faut quand même que je me calme, ce ne sont que des chaussures).
J’envoie le chèque, et huit jours plus tard, elles sont là, chez moi, flambant neuves. Bon, je vous l’accorde, sur la photo elles ont pris un sacré coup de vieux et certains d’entre vous ne doivent pas comprendre comment on peut déployer tant d’énergie pour une vulgaire paire de godasses. Bah moi, m’en fous, je les aime. En plus, on peut changer le ruban à volonté. Vous pensez bien que j’en ai toute une collec’, même si au final, je mets toujours les deux mêmes couleurs. Aaaah… devant tant de félicité, je ne peux que citer le grand philosophe grec Nikos Alliagas : "c’est que du bonheur !"…