29 septembre 2008
Héros malgré eux
Si j’étais du genre à avoir les chevilles qui enflent facilement, j’aurais de quoi me la péter grave, vous savez ? Heureusement pour vous, ce n’est pas le cas (sauf en période de canicule – saloperie de rétention d’eau), et je vais même vous raconter le pourquoi du comment. Qu’on ne vienne pas me dire après que je n’ai pas su rester simple et accessible, hein.
Invitée avec une douzaine d’autres blogueurs pour le compte de Levi’s, nous participons il y a quelques temps à une grande journée de tournage et de shooting photo pour le prochain site promotionnel du mythique jean 501, autour du concept « live unbuttoned » (vivez déboutonnés).
Oui, alors, non. Je précise tout de suite un truc : on n’a pas passé la journée avec le pantalon sur les chevilles et le cul à l’air, hein. Surtout qu’on ne se connaissait pas tous très bien, ça aurait fait désordre. Leur truc, là, ça voudrait plutôt dire, en gros, « soyez-vous-mêmes, vivez à la cool, no complexes ».
Du coup, on nous a expliqué très joliment que notre liberté de ton et notre franc parlé correspondaient bien aux valeurs véhiculées par Levi’s (ah ?), qu’on représentait chacun à notre façon des « Local Heroes » (oh ?!!) fédérant leur communauté de lecteurs (oh tiens, on parle de vous), et que notre portrait filmé et shooté allait être proposé sur le site (haaaannn), au même titre que celui de nombreux artistes de toute l’Europe (musiciens, graphistes, skaters, designers…).
Bon. Ben déjà, à ce stade, on aurait pu commencer à prendre le melon. Grave. C’est vrai, « Local Heroes », ça la pose là, comme concept. On aurait pu, donc. Mais on n’a pas. Parce qu’après la pommade et les lancers de fleurs, il a fallu passer aux choses sérieuses. Et j’aime autant vous dire que quand il s’agit de faire le guignol devant une caméra ou un objectif, moi, je la ramène beaucoup moins, tout de suite.
Etape 1 : La photo portrait.
Fond neutre, aucun accessoire, projecteur en pleine gueule et objectif à un mètre de moi. Et là, Cyril le photographe, qui me balance « vas-y, fais comme tu le sens ».
??!!?
Ben ça va être très vite vu, mec, vu que je le sens zéro, en gros. Pourtant, c’est pas la première fois que je me retrouve sous les feux de la rampe, mais force est de constater que je n’ai pas progressé d’un iota depuis. Je bouge péniblement, un coup à droite, un coup à gauche. Cyril m’encourage du mieux qu’il le peut. Je le soupçonne d’avoir pris du Tranxène, pour rester calme et patient comme ça face à tant de stress et d’incompétence de ma part. En même temps, si j’étais Claudia Schiffer, je ne serais pas là à vous raconter des conneries sur un blog, donc quelque part, l’ordre du monde est respecté. Quinze minutes plus tard, les clichés sont dans la boite, et le portrait prévu pour le site est choisi. Non, non, non. Ne me demandez pas pourquoi j'ai pris cette pose, je n'en sais RIEN.
Etape 2 : La photo en situation.
C’est samedi, il faut beau, nous ne sommes pas loin d’un grand boulevard. Pourquoi ne pas profiter de cet environnement pour réaliser un truc dans l’esprit urbain ? (Bon, ça, c’est pas moi qui réfléchis, c’est Cyril, hein. Moi je me suis contentée d’acquiescer niaisement en me demandant si mon maquillage n’avait pas foutu le camp. Chacun son truc, je dirais). Direction le Boulevard de Sébastopol et son trafic de voitures ininterrompu. L’œil avisé de l’expert repère immédiatement le cadrage qui s’impose. « Ok, on va se mettre au milieu du boulevard, tu marches vers moi, un peu dans l’esprit Sophie Marceau pour la pub Champs Elysées, tu vois ? ». Heu, oui. Sophie Marceau, je vois très bien. Pour le reste, je vois surtout que je suis sur un terre-plein central de cinquante centimètres de large, entre un couloir de bus et trois voies de bagnoles, que le pied de l’objectif empiète très largement sur la chaussée, et qu’à ce rythme-là, dans trois minutes, tout ça va se finir en faits divers. Mais sinon…
Les passants s’arrêtent pour regarder de plus près qui est cette mystérieuse fille qui prend des airs de top-model, les voitures ralentissent et klaxonnent parfois, Cyril crie ses directives pour couvrir le bruit du trafic. Impression étrange d’avoir été projetée en pleine séance de photos mode pour Vogue. Finalement, la photo sera prise durant les quelques secondes où le flot de voitures s’est interrompu. On voit plus trop le lien avec Sophie Marceau, mais c'est évidemment parce que le boulevard de Sébastopol n'a rien à voir avec les Champs Elysées. N'est-ce pas bien sûr. (Ahem...)
Etape 3 : Le tournage du mini film.
Je sanglote, je blémis à présent qu’a sonné l’heure. Sans déconner. Pourquoi vous croyez que j’ai choisi de faire un blog ECRIT moi ? Ben parce que à l’oral, je me sens aussi à l’aise qu’une mouette en bigoudis, si vous voulez savoir. La touche « supprimer » est mon amie, et jusqu’à preuve du contraire, elle n’existe pas encore in real life. Ou alors, on me cache des choses.
Les jambes qui tremblent (à peu près) hors champ, je fais face à la rafale de questions dont on ne verra au final qu’un court montage (ah bah c’était bien la peine de se donner tout ce mal pour tenter d’être drôle et spirituelle, hein ?). Les trois projecteurs braqués sur moi m’aveuglent totalement, et il fait au moins cinquante sept degrés sur le plateau, je le sens aux petites gouttes qui commencent à perler dans mon dos. A moins que ce ne soit le résultat de tout ce stress ? Autant dire que ce genre de challenge, c’est un peu comme la visite annuelle chez son dentiste, on est content de l’avoir fait après coup, mais sur le moment, on en bave des ronds de chapeaux, quand même.
Au final, je gigote autant que si j'avais envie de pisser (et pourtant non, je vous rassure), je me suis découvert des gènes italiens vu le nombres de gestes que je fais avec les mains, et je crois pouvoir dire à Laurence Ferrari et à son ombre à paupières mauve qu'elles peuvent rester peinardes : la relève, venant de moi, c'est pas pour tout de suite tout de suite. (Bon, honnêtement, ça aurait pu être pire, aussi...)
A voir sur www.501.com (c'est un peu long à charger...)
(Hé ouais. Après des mois sans aucune photo sur ce blog, je vous en fais bouffer des kilos d'un coup. C'est moi, ça. Tout dans la mesure...).
Merci aux équipes de Buzz Paradise et Duke, à Cyril Masson pour sa patience d’ange, et au soleil pour avoir été de la partie.
Les blogueurs présents : Romain, Vinz, Cyprien, Mry, Katia, Greg Pouy, Plastie, Sam, Juliette, Gaëtan, Anne-Laure, aZZed, Greg.
07 septembre 2008
Million dollar babies
En ces temps de rentrée scolaire, on aura beau faire la sourde oreille, force est de constater que ça cause mioches, inscription à la cantine et liste des fournitures à tous les étages.
Pour rester dans la thématique du moment (et aussi parce qu’elles savent qu’on se fait grave chier le dimanche sur la blogosphère), les ménagères vous ont concocté un petit concours de derrière les fagots.
But du truc : reconnaître les blogueuses d’aujourd’hui.derrière 18 photos de gamines* d’hier.
Exprimer vos talents de physionomiste et vos dons de Sherlock Holmes (ou allez y carrément à l’instinct, parfois ça marche bien mieux !) pour retrouver sous les traits de ces baby-babydolls les rédactrices que vous lisez régulièrement. Vous avez même le droit de vous foutre d’elles, c’est prévu dans le contrat de confiance.
Evidemment, si je vous parle du bidule, c’est qu’on m’a menacée de torture que je fais partie de l’opération commando. A mon avis, c’est franchement pas trop difficile de me retrouver sur cette mosaïque, même pour les personnes qui ne m’ont jamais vue et qui ne savent donc pas ce qu’ils ratent. Attention, ceci est un méga indice / Be careful, zi iz a big big clou**.
(Oui, c'est tout petit... T'as qu'à cliquer dessus, c'est magique).
« Et qu’est-ce qu’on gagne, madame ? ». Ben écoutez… à peu près que dalle, j’ai l’impression. (Ah ben voilà, on fait un concours pour divertir tout le monde et changer un peu des discours trop marketés sur les blogs, et vous, tout de suite, c’est « quid du cadal ? ». Ah non mais bravo, quoi. Bonjour la mentalité. Vive la France, hein. Vingt sur vingt.)
Jouez donc juste pour la gloire, allez. Ou à la rigueur, parce que vous avez bien mieux à faire de votre dimanche que de mater Vidéo Gag présenté par un type chevelu. (Sérieusement, les gars… à votre âge… Vidéo Gag, quoi, merde…).
… Ouais, je sais. Si, si, je sais. Vous ne connaissez pas tout le monde dans la liste.
Moi non plus, je vous ferais dire. Mais moi, j’ai les solutions, hin hin.
Alors ?
Qui commence ?
(Participent : Azzed - bénédicte - Caju - Calpurnia - Dom et Manou - Gallïane et Elienaï - Juliette - Katia Gin Fizz - Ladyblogue - Manu - MH - Sardine - Shalima - Sonia - Spike - Violette)
* Oulala, piège : un garçon s’est glissé dans ce harem de greluches. Unbeulibeubeul** !
** Oui, le dimanche, on parle anglais en phonétique uniquement.
29 octobre 2006
"On s'appelle, on s'fait une soirée troc ?"
La quatrième (ou cinquième ?) édition des désormais réputées soirées troc a eu lieu hier soir, accueillie cette fois par la courageuse Géraldine, qui n’a pas tremblé une seconde à l’idée de voir débarquer chez elle vingt minettes heureuses d'être inscrites sur la V.I.P. list.
Mais quésako que ce truc-là, allez-vous me dire ? Alors je répète, pour les deux du fond qui bavardaient au lieu de suivre. Partant du principe (très juste) que les penderies et tiroirs de salle de bain des filles débordent de trucs dont elles ne se servent pas ou plus, Hélène a eu cette idée folle un jour d’inventer les soirées troc. Chacune apporte et échange les jupes, pulls, mascaras, gloss, foulards et autres trousses à maquillage dont elle veut se séparer. Le tout dans une humeur joyeuse et détendue, des papotages et des rires, et un buffet royal.
Je mets d’ailleurs au défi quiconque de venir me dire « mais les filles c’est chiant, ça bouffe trois feuilles de salade verte et ça n’a plus faim », parce que vu la profusion de cakes salés, saucisson, foie gras, quiches, vin rouge et petites « tueries » au chocolat, on serait une bonne vingtaine à lui rire allègrement au nez.
Passons sur le fait que la soirée fut évidemment très sympathique. Mis à part les vingt nanas présentes hier soir, vous n’étiez pas là pour voir combien ces petits rassemblements entre gens de bonne compagnie sont plaisants, et vous vous fichez sans doute éperdument de savoir que les chaussures de Caroline étaient canons, que la moquette a été rebaptisée cinq fois au vin rouge, que le cake de Jeanne déchirait sa race (au moins), et que le beau collier que j’étrennais pour la première fois a eu son petit succès. Donc je n’insiste pas.
Et je ne vous ferai pas non plus l’affront d’écrire cette petite phrase tant et tant entendue au lendemain des rencontres entre blogueurs : « ça fait plaisir de mettre enfin un visage sur un nom… ou l’inverse ». Même si c’est pourtant vrai.
Arrivée avec un sac de choses à donner gros comme une caravane (photo de gauche), je suis repartie beaucoup plus légère, avec mon lot de petits trésors (photo de droite) : adorable veste rose, bustier trop craquant, top coloré à bretelles, petit haut blanc qui porte encore l’étiquette du magasin (et je connais la coupable !), cache-cœur rose clair sans manches, t-shirt à motif, plus quelques trucs non photographiés. 

Mille mercis à Gé et sa-moquette-qui-craint-rien pour leur accueil ultra chaleureux, à Hélène pour son organisation hors pair, et à toutes les autres pour leur bonne humeur : (et là, c’est l’horreur, j’ai trop la trouille d’oublier quelqu’un…) : la méchante et sa gentille maman calpurnia, deedee aux bas filés, caroline, laure sans son foie gras, celinette la bientôt blogueuse (à ne pas confondre avec TheCélinette), béa, lilo, delphinoïd, julie, marion, pomme, anne, anne-lise, jeanne (qui reverra bientôt ses pieds), lucie (la photographe de la soirée), capucine et nina.
(C’est bon ? Manque personne ?)
;-)
21 septembre 2006
DIM-moi tout !
Hier soir, le Publicis Drugstore célébrait les vingt ans de Dim Up, les célèbres bas auto-fixants de la non moins célèbre marque de lingerie Dim. J’ai eu la chance d’y être invitée par Thomas, en compagnie de la jolie blogueuse Deedee, et d’y passer un charmant moment en petit comité, à papoter et zieuter les potentielles V.I.P. avec mes deux acolytes, puisque les autres miss invitées par Thomas nous ont fait faux bond au dernier moment. Petit cocktail bobo-branchouille avec bulles, macarons, et cadeau promotionnel à la clé…
Bon, les garçons, on rentre la langue tout de suite et on arrête de baver. D’abord parce que ça dégueulasse tout par terre (yeeaaarkkk), et ensuite parce que oui, il y avait bien un défilé, mais que les hôtesses d’accueil n’étaient ni en string ni en porte-jarretelles. Désolée…
J’avoue qu’avec Deedee, on n’a pas franchement bien saisi le concept de la soirée au départ. Apparemment, une vingtaine de grands magazines féminins ont reproduit ce qu’ils conçoivent comme ZE silhouette Dim-up par excellence, réalisant ainsi un défilé de mode assez éclectique, tant au niveau des marques portées (Vanessa Bruno, Claudie Pierlot… ou André) que de l’époque représentée. Le tout présenté par Magloire, s’il vous plait (oui, bon, pas de commentaires désobligeants). Niveau V.I.P., pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est une Chantal Thomas qui passait par là, et sans doute quelques grands noms de la mode que je n’ai pas su reconnaître.
Ce fut quand même l’occasion pour Deedee et moi-même de vérifier une information de taille (et accrochez-vous, ça vaut son pesant de Curly) : même sur une greluche ligne haricot vert, le Dim-up peut vous saucissonner allègrement la cuisse, et vous rendre aussi appétissante qu’un Justin Bridou à l’apéro. Si ça, c’est pas réconfortant, je sais pas ce qu’il vous faut, les filles ! Perso, moi qui ai toujours trouvé que les bas auto-fixants m’allaient aussi bien que des bigoudis à une mouche, je suis contente de voir que je ne suis pas un cas isolé.
Après quelques coupettes de bulles (faut ce qui faut !), Deedee et moi avons abandonné Thomas à une horde de top models en collants Dim (j’exagère un brin, ok) pour retrouver nos home sweet home respectifs. Avant de partir, remise du fameux gift-bag promotionnel contenant, je vous le donne en mille : des Dim-up ! Fallait bien que ça nous tombe dessus, vu le thème de la soirée. Ce sera donc l’occasion pour moi de réviser mes préjugés à ce sujet. En plus de mes nouveaux cisaille-cuissots, un t-shirt « 20 ans de Dim-up », et une jolie boîte toute rose remplie de carrés de chocolat décorés du logo de la marque (histoire d’être encore plus serrée dans mes bas, quoi !).
Non, n’insistez pas, c’est niet de chez « no way josé » : je ne me prendrai pas en photo dans ces délicates petites choses. Faut pas pousser mémé, etc, etc… ;-)
17 septembre 2006
Avec ou sans chantilly ?
Hier soir, parmi moult soirées parisiennes branchouilles et conviviales, avait lieu ze famous fraise party number five. Officiellement, les aux revoirs de l'équipe actuelle La Fraise. Officieusement, une occasion en or d’étrenner mon nouveau t-shirt lafraise, et de retrouver plein de gens fortiches pour mettre de l’ambiance. Vous pensez bien que j’allais pas louper ça.
Recette pour une fraise party réussie :
Réunir les ingrédients de base indispensables : Célinette (ma jumelle de t-shirt), La méchante (rebaptisée pour l’occasion la vilaine, la dégueulasse, ou mieux, la chanmé), Joëlle et Larcenette, Astigo (dont le niveau sonore n’est toujours pas ajusté ;-) ), le tandem de choc MaTT et Guillaume (on attend toujours le péstacle, les gars), TiBlond, Peter, Patrick, sa caméra et ses questions à la con (à venir prochainement, une vidéo bien débile dont il a le secret…).
Relever de quelques saveurs inédites, jusqu’alors inconnues : Sophie (ravie d’avoir fait ta connaissance ma belle), Edwood et Seb (j’attends les photos, comme promis !), Funkyflo (trop fier que je porte le t-shirt dont il est l’auteur), Romain, toute l’équipe lafraise… Impossible de citer tout le monde, autant vous recopier l’annuaire, ce serait plus vite fait.
Saupoudrer d’une pointe de têtes connues, mais juste entr’aperçues hier soir : Mathilde, Raphaël, Greg…
Napper d’une bonne musique ringarde des années 80’s.
Remuer délicatement le tout.
Laisser mijoter quelques heures.
Admirer le travail.
Savourer jusqu’au bout de la nuit.
Suggestion d’accompagnement : 
La fraise party number five, c’était aussi, en vrac : un zouli piti badge en kdo (arrivée trop tard pour le polo), trois superbes tableaux offerts aux patrons, des croques monsieur à 2 heures du mat’, un serveur en terrasse qui devrait se payer des cours d’amabilité, de la bière à la cerise (c’est miam pour les filles, ça !), des tentatives de discussions interrompues, des glaçons qui volent, et des appareils photos qui mitraillent... (photos à venir)
« C’était bien, c’était chouette, on y retournera… »
11 septembre 2006
Florian, Thomas et moi
Il y a une quinzaine de jours, j’ai tenté ma chance au concours « Un Tomcast avec Florian Zeller », organisé par Thomas Clément via son blog.
Le concept était archi simple. Thomas proposait à la personne qui posait la question la plus originale de l’accompagner à l’enregistrement de l’interview de Florian Zeller, à l’occasion de la sortie de son quatrième roman, Julien Parme.
En toute honnêteté, je ne connais pas hyper bien ce Florian Zeller. Mais comme la photo qui accompagnait l’article de Thomas le présentait coiffé comme l’as de pique, tout le monde y est évidemment allé de son petit commentaire, et les questions ont essentiellement tourné autour de sa marque de gel capillaire, de ses actions chez Fructis ou du nombre de dents qui manquait à son peigne.
Dans la foulée, je me suis lancée, et j’ai posé ma question essentielle : « Etes-vous en procès avec votre coiffeur ou préférez-vous vous coiffer avec le dos d’une cuillère ? ». Bon, j’en conviens, l’information n’est pas vitale, au sujet d’un écrivain.
C’est pour ça que j’ai été d’autant plus surprise quand Thomas m’a annoncé par mail que j’avais remporté le concours. Surprise, mais ravie, pensez donc ! Moi, la seule fois où j’ai été première, c’était à un concours de circonstances, alors pour une fois que je gagne réellement quelque chose…
Restait à avoir le cran d’aller poser ma question toute naze à Florian Zeller, en face à face, et à ne pas me dégonfler au dernier moment. Hum…
Heureusement, Thomas me rassure : « on aime ou pas ses bouquins, mais Florian est le mec le plus adorable qui soit ». Bon admettons. Rendez-vous est donc pris jeudi midi devant les éditions Flammarion, où a lieu l’entretien.
Le jour J arrive. En installant tout son matériel, Thomas me demande si je suis nerveuse. Bah un peu mon neveu !
Surtout inquiète que Florian soit bien coiffé pour une fois, et que ma question tombe complètement à plat, oui ! Sur ce point, on me rassure, et on me dit que c’est impossible. Ouf.
L’auteur arrive enfin. Je confirme : il est décoiffé. Ou plutôt, savamment coiffé, de cette façon artistique qui fait penser qu’il ne l’est pas. Très subtil. Du grand art, à sa manière.
L’entretien commence, Thomas mène la danse avec brio (Avec qui ? … Ok, je sors !), et Florian répond en toute simplicité. Je vous passe les détails, tout est dans la vidéo que vous trouverez sur le blog de Thomas.
Les questions s’enchaînent : Florian, sa vie, son œuvre… Vient la question inéluctable de la gestion de l’image dans les médias... Et v’la-ti pas, mesdames messieurs, que Thomas empiète furieusement sur mes plates-bandes, et commence à aborder la question cruciale de ZE coupe de cheveux ! Non mais ho, Thomas, tu fais quoi, là ? C’était MON sujet, ça ! J’ai l’air de quoi, moi, maintenant, avec ma question à deux escudos trois-quarts ?
Je commence à me recroqueviller sur mon fauteuil, genre « si on pouvait oublier l’histoire de la question cadeau-bonux, ça me ferait bien plaisir », mais c’est trop tard. Thomas me tend le mini-micro et se fend d’un « j’crois que le moment est venu, Katia ».
Je bredouille un pitoyable « heu, oui, heu… » très convaincant, et finis par me lancer. Au final, j’ai eu l’air un peu con, mais pas plus que ça (et de toute façon, vous n’en verrez rien, puisque je n’étais pas filmée, hé hé). Florian est resté très digne, très sobre, ne m’a pas balancé de bouquin dans la tronche (en même temps, il a reconnu que c’est parce qu’il n’en avait pas sous la main).
Il n’est même pas rancunier, car j’ai eu droit à mon exemplaire de Julien Parme accompagné d’une gentille dédicace. La classe, ce Florian Zeller, non ? Et quels yeux, mazette… !
Au passage, merci aussi à Guillaume Robert, l’éditeur de Florian, pour son accueil plus que chaleureux, et pour le petit cadeau supplémentaire qu’il m’a offert : le dernier livre de Tania de Montaigne, Tokyo c’est loin. (Pour voir l’interview de Guillaume réalisée par Thomas, c’est ici que ça se passe !)
29 juillet 2006
Bien plus que 36 au Quai des Orfèvres
Hier soir avait lieu le piknik La Fraise* organisé par Astigo sur le Quai des Orfèvres, face au Pont Neuf. Dès 19h30 se sont donc rassemblés peu à peu une soixantaine de blogueurs et de Fraisiens aux t-shirts colorés pour un grand partage de chips, taboulé, rosé frais, m&m’s et fraises tagada, dans une belle ambiance conviviale.
L’occasion pour moi, entre autre, de pouvoir :
- Assister à un gigantesque concours de bulles de chewing-gum.
- Dédicacer un … comment dire… un bidule (?) rose à TiBlond en souvenir de sa Pink’d Party, lui dire au revoir puisqu’il repart dans sa ville, et lui faire promettre de revenir bientôt nous organiser la Pink’d Volume II.
- Faire enfin la connaissance de Willoo qui me charriait depuis quelques temps par blog interposé sur mes histoires de culottes vendues sur Ebay.
- Admirer le sens de l’organisation de Jo…elle, qui s’est trimballé ses enceintes pour la musique, et ses faux photophores pour l’ambiance romantico-intimiste (et dans un autre registre, ses délicieux mini muffins pour nos estomacs !).
- Apprendre que Matt et Guillaume n’ont toujours pas monté leur duo comique sur scène, mais que devant le nombre de demandes, ils vont peut-être reconsidérer la chose (à quand un « Matt & Guillaume au Bataclan » ?).
- Se faire des nouveaux amis inattendus, tel Mister T-shirt yellow tout bourré, qui s’est tapé l’incruste vaillamment toute la soirée après être allé dégobiller l’air de rien derrière un arbre à trois mètres de là.
- Faire des grands signes en hurlant « vive Daniel Guichard » (Célinette, inutile de nier, on t’a tous entendue !) à tous les bateaux-mouches remplis de touristes qui passent sur la Seine.
-Avoir une envie folle de faire pipi, mais devoir se retenir vaille que vaille, parce que les cafés sont trop éloignés, et les arbres trop étroits.
Une bien jolie soirée pleine de gaieté pour conclure le mois de juillet en beauté… J’vais finir par y prendre goût, moi, aux soirées de blogueurs…
*La Fraise, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un site de jolis t-shirts et c’est ici que ça se passe. Bon, j’ai l’air de faire ma maligne là comme ça, mais y’a encore deux mois, j’en avais jamais entendu parler, alors pas de complexe s’il vous plait !
24 juillet 2006
La vie en rose
(Trois ans après tous les autres, pour cause de non-accès à Internet durant le week-end !)
Samedi dernier, c’était la première édition de la Pink’d Party, organisée par Victor au Zoco Bar : toute une floppée de blogueurs et amis de blogueurs vêtus de rose et buvant de la téquila fraise, ça a de quoi intriguer, c’est sûr !
En tant que petite nouvelle dans la blogosphère (trois mois, c’est que dalle, comparé à certains vétérans), ce rendez-vous était ma première vraie rencontre entre blogueurs, et j’y allais avec beaucoup de motivation et un peu d’appréhension à l’idée de ne connaître personne.
En même temps, étant officiellement la centième inscrite, Victor m’avait promit un cadeau : je ne pouvais pas faire marche arrière (comment ça, je suis une fille intéressée, qui a prononcé ce mot ?).
Une fois sur place, je me sens un peu comme un cheveu au milieu de la soupe. Tout le monde a l’air de se connaître depuis des lustres, et j’ai l’impression de faire tâche dans le tableau. Heureusement, je resitue très rapidement grâce aux photos de la Fraise Mob 3 quelques frimousses de blogueuses que je connais virtuellement.
Petit à petit, téquila-fraise aidant peut-être un peu, les liens se nouent plus facilement, et un début de rencontre qui me laissait perplexe se transforme finalement en soirée très agréable, pleine de rires, de bonne humeur et de jolies rencontres.
C’était un grand plaisir de rencontrer « pour de vrai » La Méchante pas si méchante, Célinette l’impertinente, Jo...elle l’attachante et Larcenette la pétillante.
Message spécial à mes autres compagnons de fin de soirée, Astigo, Guiyom, Matthieu, Peter et Eric : j’ai fini les pieds en sang (non, je n’exagère jamais) à cause de mes fucking shoes, et je vais pouvoir relancer le cours de l’action Hansaplast et Mercurochrome avec tous les pansements dont je vais avoir besoin. Promis, la prochaine fois, je mets des tongs !
Merci à Astigo pour m’avoir déposée devant ma porte malgré l’heure plus que tardive. (Tu voulais que je te remercie dans mon billet et que je vante ta galanterie légendaire, voilà qui est fait !!! ;-) )
Remerciements également à Raphaël, mon binôme d’interview de fin de soirée devant la caméra de Patrick de Dekablog. Y’a pas à dire, on a été brillant – c’est le mot juste je pense - de répartie ! Même s’il a boycotté le rose (shame on him !).
Enfin merci à Victor pour l’organisation de la soirée, et pour le cadeau de la centième inscrite : une belle bouteille de téquila à la fraise, en avant première française, s’il vous plait.
C’est quand qu’on va où pour la prochaine soirée ?
EDIT du 25/07 : pleins de vidéos de la soirée ici !


