Bâtir des châteaux en Ecosse
08 octobre 2012

Allez, oui, un petit dernier pour la route. Un dernier week-end tourisme en amoureux, avant de se mettre en mode cocooning pour l'arrivée du bébé. La clôture de notre saison 2012 se fera donc avec Edimbourg. J'aurais préféré me refaire un petit shoot de soleil et de douceur avant d'affronter l'hiver, mais qu'importe, l'Ecosse m'a toujours attirée à sa façon, c'était donc l'occasion d'y faire un premier saut. Impressions en vrac et dans le désordre :
Question hébergement, j'ai cette fois-ci trouvé mon bonheur sur le site SkyScanner, un super moteur de recherche comparatif pour trouver des billets d'avion et des hotels partout dans le monde. Perso, j'avais certes acheté mes billets avec EasyJet il y a moult (je deviens la grande pro des week-ends plannifiés 10 mois à l'avance !), mais avec le bidou qui pousse, j'ai attendu jusqu'au dernier moment pour l'hébergement, histoire d'être sûre de pouvoir partir. Hop, en quelques clics (ville, dates, budget souhaité...), nous avons choisi un mignon petit hotel du centre ville, le Terrace Hotel, au charme british délicieusement suranné et aux petits déjeuners copieux à souhait.
Ce qu'il y a de bien en Ecosse, c'est que même si tu pars de chez toi avec un parapluie et des bottes jusqu'aux genoux, tu peux presque parier que tu auras quand même un grand soleil deux heures après. Et réciproquement, par contre. Le vent de mer (oui, Edimbourg, c'est quand même situé au bord de la Mer du Nord, donc assez venté) chasse et apporte les nuages au gré de ses caprices. En gros, impossible de prévoir le temps de la journée, et c'est sans cesse armés d'un imper ET de lunettes de soleil que nous avons silloné la ville, fidèles à nos habitudes de "marcher pour mieux s'imprégner".



La ville est dominée par le so famous Château d'Edimbourg (oh, c'est fou comme nom), gigantesque citadelle fortifiée bâtie à flanc de colline. Pour grimper là-haut, laissez-moi vous dire que ça grimpe légèrement. Mais la vue est assez exceptionnelle, et donne toute la mesure du parfait mélange ville/nature offert ici. Partout, des étendues aux pelouses verdoyantes, des parcs ou des allées arborées. Et au loin, le must, la colline du parc Holyrood et son fameux point culminant, Arthur's Seat (nommé ainsi car selon la légende, c'était l'endroit où venait s'assoir le Roi Arthur pour contempler ses terres), qui surplombe la ville. Sans monter jusqu'au sommet (hé, ho, on m'a dit mollo sur les efforts), notre petite balade dans le parc nous a donné un avant goût de la vie au grand air appréciée des Ecossais, qui viennent nombreux courir, pédaler, roller-blader, ou leur chien promener dans le coin.
Et puis, moment de grâce ou de stupeur, j'hésite encore, nous avons aussi croisé ce doux-dingue, venu nourir les cygnes du lac accoutré d'un déguisement de girafe parfaitement mignon et grotesque en même temps. Sorti de nulle part, l'air sérieux et appliqué, il s'est installé sur la rive, son panier rempli de pain sec à côté de lui, et a gentiment conversé avec les oiseaux une heure durant. (Je ne sais pas ce qu'il prend comme drogue, mais ça a l'air sérieusement dosé).






Question gastronomie (ha ha, dire que j'ose employer ce terme pour parler de la nourriture écossaise, on aura tout vu), rien de grandiose à signaler. J'veux dire, si vous aimez les burgers de cerf ou le ragout en sauce, foncez. Mais sinon... rabattez-vous sur les pubs et les tavernes. Ah, l'Ecosse, l'autre pays du whisky, pourrait-on dire. Chéribibi, aux anges, m'a trainée quasi de force au Musée du Whisky, où une exposition kitchouille à mort nous retraçait les grandes étapes de fabrication du breuvage suprême. Plus sympa, la visite se poursuit par une initiation aux quatre grands arômes de malt (en fonction des terres où ils sont produits), suivie d'une dégustation appliquée, devant une superbe collection de plus de 300 bouteilles "grand cru". Perso, évidemment, j'ai passé mon tour et me suis rabattue sur la découverte du soft-drink local, le Irn Bru (a vos souhaits), une sorte de soda orange fluo qui bat à plates coutures la consommation de Coca-Cola dans le pays. Un bon goût de chewing-gum et de caramel, mmm, j'ai beaucoup aimé.






Seul gros regret au moment du départ, celui de ne pas avoir eu/pris le temps de partir en escapade à l'extérieur de la ville, dans les landes écossaises remplies de bruyères, les loch aux monstres imaginaires (mais le Loch Ness était vraiment très loin), et les ruines de châteaux hantés perdus au sommet des collines. Il fallait faire un choix pour occuper nos presque trois jours sur place. Et les Highlands ne se visitent sans doute pas en un jour non plus...
Bon, sur ce, je vous laisse, j'ai envie d'aller écouter ma super compile "Best of 20 titres à la cornemuse" pour me replonger dans l'ambiance ! Bonne semaine à vous !
3 jours à Lisbonne
24 juin 2012

(Encore partie en vadrouille ? Rhaaa, mais elle n'arrête pas, celle-ci !). C'est vrai, j'avoue. Grâce à Easy Jet et à une organisation ultra visionnaire (bah, tiens, réserver un week-end pour juin en plein mois de septembre, faut pas trop se stresser sur l'imprévu), à peine sommes nous rentrés de Rome que nous voilà repartis à l'assault de Lisbonne. Avec ce léger petit regret, toutefois, d'avoir plannifié les deux week-ends un poil trop rapprochés, et d'avoir à peine eu le temps de "digérer" le premier qu'il fallait déjà attaquer le second. (Mais voilà qu'elle se plaint, maintenant, je rêve...).
Lisbonne, 3 jours, Juin 2012. Encore une fois, cette satanée météo nous joue des tours et nous plombe le premier jour sur place sous un ciel bas et lourd. Dommage pour cette première découverte de la capitale portugaise, mille fois plus éclatante sous le soleil, comme nous le verrons les deux jours suivants.
Allez, je vous emmène pour quelques photos, anecdotes et bonnes adresses ?
* Cette fois, c'est sur Wimdu que nous trouvons un chouette petit logement en plein coeur du Bairro Alto, le quartier animé de la ville. Enfin, animé, tout dépend de l'heure, à vrai dire. Ce quartier est un véritable caméléon, qui change d'ambiance et d'atmosphère en fonction du moment de la journée : calme et assoupi jusqu'en milieu d'après-midi (au point qu'on s'est demandé si on ne nous avait pas embobiné à nous conseiller de loger dans le coin), il s'agite peu à peu au fil des heures. Les façades qui ne payent pas de mine révèlent soudain un petit resto convivial ou une boutique branchouille, qui n'ouvrent leurs portes que bien après l'heure de la sieste. Sans parler des nombreux bars et tavernes qui eux, ne vivent que de nuit ou presque, dans les quelques "rues de la soif" réputées du quartier. Ca vaut donc le coup de s'y balader à toute heure, pour avoir cette presque impression d'avoir visité deux ou trois villes différentes en un seul endroit.




Sont stylées, les poubelles à verre devant les disco nights, non ?
* A partir du 10 juin, toute la ville est en fête pour honorer Saint Antoine de Padoue. Nous y étions quelques jours plus tôt seulement, et l'ensemble des rues et des habitants avaient déjà à coeur de soigner les décorations et pancartes à dégainer le jour J. Partout, des guirlandes colorées, des guinguettes éphémères et des estrades pour spectacles. Forcément, nous avons loupé les festivités, mais assister à ces préparatifs enjoués donne déjà la bonne mesure de la super ambiance qui doit régner dans la ville à ce moment-là.
* Mon quartier de prédilection ? L'Alfama, vieille ville dans la ville, quartier populaire par excellence fait de ruelles pentues et tortueuses. Le meilleur moyen de la découvrir est d'emprunter le bringuebalant mais mythique tramway n°28 qui traverse la zone de part en part, frolant les immeubles et les voitures garées. Se perdre dans les venelles, admirer les vieux balcons forgés, les linges étendus, les façades en azulejos bleus ou jaunes, écouter les voisins s'aranguer d'un porche à l'autre, et sentir toute l'atmosphère de ce coin si pittoresque.







* Un peu au nord de l'Alfama, grimper au Castelo Sao Jorge, ancienne forteresse construite sur la plus haute coline de la ville. Inconvénient : ouais, ça grimpe sévère ! Avantage : l'une des plus jolies vues qui soit sur l'ensemble de Lisbonne jusqu'au Tage miroitant sous le soleil (oui, bon, si vous avez du soleil...). Le chateau en lui-même n'est pas franchement spectaculaire, mais la balade est jolie, et présente l'avantage d'être ventée et aérée juste ce qu'il faut, petite pause fraîcheur appréciée dans la chaleur estivale. Et les paons qui habitent le jardin ne sont pas farouches pour deux sous.
* Incontournable, la virée à Belém le dimanche, pour se la jouer couleur locale et se mixer aux habitants en guoguette et pique-niques sur les pelouses du coin. Et, of course, passer par la case "kilos bingo" en s'arrêtant à la si réputée Antiga Confeitaria de Belém pour s'y approvisionner en délicieux Pasteis de Nata, petits flans tièdes enrobés de pâte feuillettée croustillante et saupoudrés de cannelle. Une institution que même les locaux ne boudent pas !






* Testé et approuvé : le fameux restaurant Chapitô, lieu hybride entre école du cirque, bar lounge et resto branché, qui offre une vue superbe sur le Tage (et un poulpe grillé qui m'a donné l'eau à la bouche, dommage, on avait déjà déjeuné). Rua Costa do Castello, 7.
* Testé et désapprouvé : la cantine du Bairro Alto, pourtant réputée dans les guides touristiques : Principe do Calhariz. Certes, il y a toujours du monde, oui ce n'est pas hors de prix, et oui il y a du choix. Mais le côté gras et lourd de la cuisine portugaise n'a jamais autant pris son sens que dans ce restaurant. Bien pour les gros estomacs qui recherchent la quantité, passez votre tour si vous voulez une ambiance douce et une cuisine un peu raffinée.

Monsieur le crâneur en pleine action...

Vacances romaines
20 mai 2012

Quatre jours à Rome, plein mai 2012. Naïvement, en réservant les billets (moult ago, pour des tarifs EasyJet de compet'), j'imaginais que le beau temps serait immanquablement de la partie. Sauf que non. Et c'est avec un temps mi-figue mi-raisin que nous avons découvert la ville éternelle, piochant au fond du sac lunettes de soleil ou k-way selon les bons désirs de Madame Météo.
Mais Rome reste Rome, et même sous un ciel de plomb, ce long week-end à arpenter la ville nous a laissé, en plus des ampoules aux pieds, une envie certaine de revenir un jour.
Je ne vous fais pas la visite guidée, les Routards et autres Lonely Planet le feront bien mieux que moi (j'ai autre chose à faire de mes vacances que de recopier les tarifs des bus ou des restaurants, en fait), mais je vous laisse avec quelques tips et petites anecdotes qui pourront vous servir, si d'aventure un court séjour dans la capitale italienne vous tente un de ces jours.
* Le prix des hébergements étant ce qu'il est à Rome, nous avons opté pour la location d'un petit appartement très mignon, trouvé sur le site www.sleepinitaly.com. Le budget final (incluant les frais de ménage) reste sensiblement le même que celui d'un hotel très correct, mais cette sensation d'être "chez nous" une fois rentrés de vadrouille, d'avoir une cuisine et un frigo rempli par nos soins à disposition, et de disposer de deux vraies pièces au lieu d'une unique chambre, c'est encore plus confortable.
Un petit nid idéalement situé en plein quartier du Prati, à quinze minutes à pied de tous les sites touristiques incontournables (Piazza Navona, Vatican, Villa Borghèse...).

Choupi, isn't it ?
* "A Rome, de bonnes pizzas tu ne mangeras point". Bon, ok, j'exagère un peu, mais ce n'est pas le fort de la ville, manifestement. Certes, la pate est fine, mais le reste laisse à désirer. Quand ce n'est pas purement et simplement une pizza surgelée qu'on vous sert (ce qui est inscrit sur la carte, en tout petit, bien sûr, les italiens ayant l'obligation de mentionner ce genre de choses). Jamais ça ne m'aurait traversé l'esprit qu'on puisse vous servir des pizzas surgelées dans une ville italienne ! Petit conseil : épluchez conscienscieusement la carte avant de commander. Ou rabattez-vous sur les pasta, qui sont, elles, nettement plus à la hauteur, dans l'ensemble.
* Quelle que soit la saison, il y aura toujours une queue immense pour visiter la Basilique Saint-Pierre au Vatican. Elle avance relativement vite, donc ne pas se décourager. Si la visite de l'église est gratuite, vous pouvez aussi, moyennant 5 euros, grimper au sommet de la Coupole, et découvrir une vue à couper le souffle sur toute la ville. "A couper le souffle", c'est peu de le dire, car il faudra pour cela grimper les 530 marches qui mènent au sommet. Escaliers de plus en plus étroits, impression et odeurs de renfermé, murs inclinés (sous le dôme)... la grimpette est sportive, et fortement déconseillée aux personnes âgées, cardiaques, femmes enceintes, ou claustrophobes. Tout est dit !
* Dans un autre genre de belle vue, le toit du Monument à Victor-Emmanuel II est également splendide. De part et d'autre de la terrasse s'étendent tous les monuments emblématiques de la ville. Impeccable en fin de journée, quand les rayons du soleil donnent aux bâtiments cette douce couleur mordorée.

Colisée, vu depuis le Palatin.

Fontaines de Neptune et des Quatre Fleuves, Piazza Navona


"Tiens, j'ai reçu un texto".


* Visiter une ville sous une pluie battante, c'est la plaie. Mais cela permet également d'avoir nettement moins de touristes sur les sites touristiques, et donc sur les photos ! Nous en avons profité pour (re)découvrir le Panthéon, Saint-Pierre ou la Fontaine de Trevi... de nuit, puisque les éclairages y sont les mêmes par beau ou mauvais temps. Je vous mets au défi de réussir une photo de la fontaine sans un seul touriste assis sur le rebord pour se faire photographier en train de jeter sa pièce dans l'eau, à moins d'opter pour cette solution ! (oh, bah, on se console comme on peut, hein).
* A moins d'arriver aux aurores (et ceux qui me connaissent un brin savent que ce n'est pas gagné), la foule attendant pour visiter les musées du Vatican et la fameuse Chapelle Sixtine est dense, et la queue met parfois trois ou quatre heures pour arriver à l'entrée. L'une des solutions coupe-fil est d'opter pour la prestation d'un guide officiel, qui se chargera de vous faire entrer plus rapidement, et vous guidera pendant 2h30 de visite à l'intérieur des musées. La chose a un prix, 45 euros, et le concept n'est pas forcément au goût de tout le monde (perso, j'ai horreur de piétiner dans un musée en tendant l'oreille pour comprendre ce que raconte mon guide, alors que tout le monde trace autour de moi vers les oeuvres majeures). Dans ce cas, négociez ! Nous avons réussi à profiter de l'effet coupe-fil du groupe tout en esquivant la visite commentée, contre 30 euros par personne. Cher, certes. Mais l'entrée seule aux musées coûte déjà 15 euros. J'estime que rajouter 15 autres euros pour gagner plus de 3h de mon temps durant un court week-end sur place, c'est un investissement rentable.

La place Saint-Pierre vue depuis la Coupole de la Basilique

Le Vatican, de nuit.

Le Panthéon, de nuit, un soir pluvieux (pas un rat !)

* Testé et approuvé, trois chouettes petites adresses :
Restaurant Palazzaccio, une petite taverne familiale de quartier, jolie carte, poissons et crustacés à un bon prix, et petite terrasse très agréable. Via Ennio Quirino Visconti, 66-68
Osteria dell'Ingegno, un peu branchouille mais très raffiné dans l'assiette. Un peu cher peut-être, mais pour changer de la pizza ou du panino avalé rapidos le midi... Piazza di Pietra, 45.
Otello alla Concordia, au fond d'une allée, sous une veranda, une salle bruyante et animée (cantine de quartier) et une cuisine simple mais sympatique. Très bonnes pasta. Via della Croce, 81.
* Testé et desapprouvé, fuyez, fuyez :
San Silvestro, sur la place du même nom. Malgré une super adresse (jolie place calme et ensoleillée) et une grande terrasse accueillante, une cuisine fade et sans saveur, un service rochon, et des cheveux dans l'assiette. Passez votre tour !




Vue sur Rome depuis la Villa Borghèse.
Sri Lanka #3 : Baleines bleues et cocotiers
02 mai 2012

Pour achever notre périple en douceur, nous optons pour quelques jours de glandouille reposante et bien méritée sur les plages du sud de l'ïle. Dévastées par le fameux tsunami il y a six ans, elles ont à peu près toutes été remises en état rapidement, et accueillent à nouveau les touristes. Restent ça et là quelques vestiges de cette parenthèse infernale : ici un bateau échoué bien loin du bord de mer, là un panneau "Tsunami, water level" qui oblige à lever la tête à quelques huit mètres de haut, et à réaliser combien cette vague meurtrière a dû être impressionnante.
Nous posons nos valises à Goyamboka, à côté de Tangalle, dans un ravissant éco-lodge fait de petites cabanes en bois tout confort disséminées au milieu d'une grande cocoteraie. La plage est belle, parce que très sauvage, non envahie par les gargottes de touristes et les parasols colorés. Les vagues sont hautes mais pratiquables (si on exclue les trois ou quatre tasses de mer salée que je m'ingurgite chaque fois...) et quand le ciel se pare des couleurs chaudes au coucher du soleil, on est tout simplement au paradis. D'ailleurs, nous qui pensions ne rester que deux nuits ici puis continuer à visiter la côte, avons rebroussé chemin après avoir aperçu Mirissa, plus touristique et moins nature, pour revenir sur nos pas.


Vue depuis la cabane. (Oui, tout va bien, et vous ?)



Les trois mousquetaires, gardiens de la cocoteraie.
A proximité se trouve le parc de Yala, grande réserve naturelle peuplée de singes, crocodiles, buffles, léopards, cerfs et éléphants. Vous imaginez bien que je n'allais pas passer à côté de la chose, moi qui ait gardé un superbe souvenir de mon voyage au Kenya. Ici, c'est un peu différent, pourtant. La saison humide a commencé et la végétation assez dense dissimule les fourrés et les bestioles qui s'y réfugient. Pas de léopard pour nous cette fois-là, hélas, mais quelques jolies rencontres, et un paysage de nature paisible et sereine très agréable.

Sur la piste, au lever du soleil...





Le dernier jour approche, nous devons nous rapprocher de Negombo (la ville la plus proche de l'aéroport), sur la côte est. Mais avant de boucler notre périple, nous tentons une dernière petite activité ultra touristique : la sortie en mer pour approcher dauphins et baleines bleues. En effet, de nombreux cétacés migrent entre le Golfe du Bengale et la mer d'Oman, passant à quelques encablures seulement de la côte sud.
Un peu sceptiques au départ, nous embarquons sur le rafiot pour quatre heures de balade en mer. Et quel festival au bout du voyage ! Des dauphins par dizaines qui nagent à nos côtés, sautent hors de l'eau, font les fous... et surtout, une douzaine de baleines bleues, aperçues au loin (on les distingue grâce à leur fameux jet d'eau en l'air), ou bien plus près, puisque la moins sauvage d'entre elles passera à environ quinze mètres du bateau ! Le plus grand animal au monde, juste là, sous nos yeux. Un moment assez magique, vous vous en doutez... (en revanche, va prendre la photo au bon moment, tiens...)


Le port de Mirissa, point de départ des excursions en mer

Flipper et compagnie. (En vrai, il y a plus de soixante dauphins autour de nous, mais impossible à photographier sans matos de compet').



Une baleine, au loin. Et le jet d'eau recraché, qui monte à près de dix mètres, et fait un barouf d'enfer !

Après sept ou huit crachés d'eau, la baleine replonge dans les profondeurs, dévoilant le petit airelon sur le bas du dos,
et sa grande queue puissante (ça, c'est pour le référencement Google, hop !).





Sur cette dernière note positive s'achève notre voyage au Sri Lanka. Douze jours, c'est peu pour faire le tour de ce beau pays, mais nous aurons quand même réussi à en avoir un bon aperçu général. Si cette destination vous tente, sachez que nous avons toujours été bien reçus et accueillis ; les habitants (surtout les enfants) sont curieux de nous, mais nous observent toujours avec bienveillance et dans un grand sourire. Seul inconvénient rencontré, la désagréable sensation d'être parfois pris pour des porte-monnaie sur pattes prêts à payer (cher) pour tout et n'importe quoi. Il suffit de le savoir et d'essayer de passer outre pour vivre un très beau voyage.
Sri Lanka #2 : Au pays de Kandy
22 avril 2012

Je pense qu'à peu près toutes les personnes qui voyagent au Sri Lanka et en résument leur périple sur blog ou journal intime intitulent l'un de leur billet comme ça. Moins quinze points pour l'originalité, merci, au revoir. Mais c'est à dire que j'ai eu l'air du dessin animé dans la tête pendant quatre jours, et je trouve qu'il n'y a pas de raison pour que vous y échappiez. (De rien, ça me fait plaisir).
Kandy, donc. Seconde ville du pays après la capitale Colombo, à l'orée des montagnes, où nous débarquons après avoir parcouru les principaux sites du triangle culturel. Kandy, agglomération bruyante, grouillante, klaxonnante et crispante. Si bien que nous avons rapidement mis les voiles pour l'étape suivante, plutôt que de nous attarder au milieu du traffic et de la pollution (Hé, on quitte Paris pour changer d'air, c'est pas pour retrouver les mêmes emmerdes à l'autre bout du monde, hein). Manque de pot, on devra donc faire l'impasse sur le splendide jardin botanique de Peradeniya, réputé comme l'un des plus beaux d'Asie.
De Kandy part le train qui traverse toute la région montagneuse. Un vieux tortillard lent et bringuebalant qui circule à travers les vallées innondées de plantations de thé, horizon vert de jade s'étendant à perte de vue, parsemés d'autant de tâches de couleurs vives que sont les saris des petites cueilleuses de thé Tamouls.
S'il y a bien une expérience locale que tous les voyageurs vous recommanderont, c'est celle-ci : grimper à bord du train, en wagon classe 2 pour se mêler à la population locale, partager ces quelques heures de transport plongés au milieu de l'agitation bon enfant qui règne à bord, s'assoir sur le rebord d'une porte (qui reste ouverte, pas de danger le train ne va pas très vite), et admirer le paysage qui défile, les allers et venues dans les gares traversées, les vendeurs à la sauvette qui déambullent sur les rails.
Le train est plein, et ne désemplit pas au fil du trajet. Nous faisons un premier stop à Nuwara Eliya, pour visiter une fabrique de thé noir (le fameux thé de Ceylan) et reprennons la route le lendemain, jusqu'à Ella, perdue au sommet des montagnes, où la brume recouvre tout le panorama dès le début d'après-midi. Seule fois où les pulls et le K-way sortiront de la valise, car la température n'est pas olé-olé dans ces contrées. Peu importe, le paysage verdoyant en vallait largement la peine, et la suite du périple nous emmènera au sud, vers les températures tropicales et les plages... Je profiterai d'ailleurs de ce temps peu clément pour tester un soin ayurvédique (massage relaxant à l'huile tiède), spécialité du pays, et véritable délice après ces premiers jours de vacances à rythme soutenu.










(To be continued)
Sri Lanka #1 : Eléphants et Bouddhas géants
16 avril 2012

Bouddha assis, Gal Vihara, Monastère nord de Polonnaruwa (hauteur 7m).
Et voilà. Comme d'habitude, c'est passé trop vite. Douze jours au Sri Lanka, et me voici revenue comme si j'étais partie hier. Il faudra m'expliquer un jour pourquoi les semaines de boulot ne défilent jamais aussi vite, elles.
Sitôt débarqués de l'avion au petit matin, les festivités commencent grâce à notre chauffeur de taxi, également guide touristique à ses heures perdues, qui nous jette littéralement sur le dos d'un éléphant pour une petite balade couleur locale. C'est ainsi que nous baptisons notre voyage, les yeux encore mités du voyage en avion et du décalage horaire. Promenade à crue à dos de bestiole dans la rivière du coin, et sourires goguenards des habitants devant nos mines réjouies ("sont cons, ces touristes, j'te jure").
Clic clac, photo souvenir, et nous voilà repartis sur les routes jusqu'à la première étape à Habarana, au coeur du triangle culturel du pays. Ce sera notre point de départ pour la visite de trois sites incontournables :
* Polonnaruwa, vestiges de l'ancienne capitale commerciale et religieuse, aux fameux 3 bouddhas géants
* Sigiriya, le rocher du Lion, ancien siège d'une forteresse perchée à 370 mètres de hauteur dont l'entrée était gardée par un immense lion en pierre (il n'en reste aujourd'hui que les pattes). Autant vous dire que si vous êtes sujet au vertige, vous pouvez passer votre tour : le sommet s'atteint grâce à de petits escaliers en feraille scellés à même la roche, et le vide autour de soi est saisissant.
* Dambulla et son kitchissime Golden Temple surmonté d'un bouddha doré.
Je ne vous fais pas la visite guidée détaillée (je sais pertinemment que 95 % des lecteurs ne lisent pas les textes des billets sur les voyages) (oh, c'est pas la peine de nier, hein !) et je vous colle la galerie photo qui va bien, et qui en envoie plein les mirettes.

Le bord de route est un zoo à lui tout seul ! ("Attention, traversée d'éléphants", ça surprend !).



Bouddha couché, Gal Vihara, Monastère nord de Polonnaruwa (longueur totale : 14m).

(Ah tiens, salut les gars !)


EcoPark, réserve naturelle d'éléphants. Visite au soleil couchant.

Forteresse de Sigiriya (Rocher du Lion). Au début, ça grimpe fastoche...

... et puis ensuite, c'est l'escalade à flanc de rocher, suspendus dans le vide. Mais la vue d'en haut est superbe.

Dambulla, son Golden Temple, et son kitsch parfaitement assumé !



Brrrrrr...
(To be continued)
Sri Lanka, départ imminent. Sri Lanka, 12 jours d'arrêt.
27 mars 2012

Salut, gens de l'Internet et des environs. Je vous abandonne quelques jours, le temps pour moi d'aller recharcher les batteries et de vadrouiller à nouveau à l'autre bout du monde, ou presque. Cette fois-ci, direction le Sri Lanka. "La larme tombée de l'Inde", comme on l'appelle aussi, en raison de sa forme de goutte d'eau située au sud du territoire indien. (Moi, j'aurais plutôt dit une patate, mais je ne dois pas avoir l'âme poétique, sans doute).
Pourquoi cette destination ? Elle nous semblait un bon mélange de jolies plages, de culture à découvrir (les temples et les dagobas des cités anciennes) et de belle nature (plantations de thé à foison, réserves animalières, plaaaaaaaages). Le tsunami de 2004 et la guerre civile achevée en 2009 ont sans doute laissé des traces, mais le pays se reconstruit peu à peu, et semble prêt à recevoir dignement les touristes, dont il a grandement besoin pour se développer. Alors pourquoi pas ?
A l'inverse de notre super road-trip de cet été où chaque étape était calibrée et chaque nuit réservée, ici, c'est freestyle complet. Seul le billet d'avion en poche, aucun hotel booké, aucune visite arrêtée. On fera au feeling, au gré du vent, de nos envies, et de la météo.
Seule certitude : un itinéraire choisi dans les (très) grandes lignes, qui s'achèvera sur les plages du sud, pour terminer ce nouveau périple par quelques jours de glandouille bien méritées au soleil de Ceylan. Le reste ? Très flou, encore, à ce stade... Mais si tout se passe bien, il devrait comporter, entre autre : des tortues, des bouddhas, des hamacs sur la plage, des léopards, des plantations de thé, des vagues salées, des currys, des éléphants, des bonzes, des épices, des saris chatoyants... et peut-être même quelques baleines bleues. Verdict dans quinze jours...
Photo : empruntée au blog Two Travelling Birds, une petite pépite de jolis clichés et une mine de renseignements sur pleins de destinations.
Berlin l'enchanteur
15 novembre 2011

Trois jours à Berlin. C'est peu, quand on considère que la ville mesure à peu près sept fois la superficie de Paris. Autant vous dire que malgré notre quadrillage au pas de course des différents coins, je suis loin de pouvoir dire que je connais Berlin aujourd'hui. Mais j'en ai quand même aperçu un joli petit bout, suffisant pour vous faire un compte-rendu.
Sans a priori ni envie particulière au départ (ok, j'avoue, j'y allais surtout pour faire plaisir à Chéribibi) (je n'ai pas de passion démesurée pour l'Allemagne depuis mes souffrances sur les déclinaisons au lycée, en fait), je me suis totalement laissée porter par le vent et les découvertes au hasard des rues, bien qu'un poil cadrée par les grandes zones "incontournables" pour tout touriste. (Cette phrase veut-elle seulement dire quelque chose ?)
Sur les traces de l'histoire, nous avons fait un saut au Mémorial aux juifs d'Europe assassinés, dont l'entrée souterraine se perd dans un dédale de deux mille sept cents stèles anonymes en béton brut, paysage un peu glaçant. Et bien sûr, nous avons croisé le fameux Mur, ou ce qu'il en reste aujourd'hui : une démarcation figurée symboliquement par des tiges de fer alignées, et un pan entier conservé pour le souvenir, totalement recouvert de graffitis d'artistes variés, galerie d'art à ciel ouvert.
Berlin regorge de jolies petites places bardées de terrasses acceuillantes (du moins, j'imagine. Quand il ne fait pas 3° comme c'était le cas ce week-end) où il doit faire bon vivre aux beaux jours. Découvrir Berlin, c'est flâner sur Sophienstrasse. Se perdre dans les petites cours intérieures du Hackesche Höfe. Admirer les variétés architecturales, qui présentent côte à côte l'authentique et l'ultra moderne d'après guerre. Se réchauffer d'un latte macciato (oui, pas très allemand, mais la bière ne réchauffe pas, il parait) dans une Kneipe, petite auberge typique...
Je vous laisse avec ces quelques photos (je sais que vous n'êtes pas tous adeptes des longs tartinages et récits moultement détaillés) (si, je vous connais). Allez, tschuss ! (Et promis, maintenant, on se calme un peu sur les voyages. Au moins pour 2011).













Quand San Francisco s'embrume, part. 2 (Road Trip #7)
27 octobre 2011

Maxime Le Forestier parlait en connaissance de cause : quand San Francisco s'embrume, j'aime autant vous dire que c'est pas trop la peine d'espérer voir le fameux Golden Gate. Ce qui arrive à peu près quatre jours sur cinq, si j'en crois les habitants du coin. Pour le coup, on était bien naïf de penser qu'il nous suffirait d'aller piquer un sprint en bord d'océan pour apercevoir le géant de fer rouge dans toute sa splendeur. Hé oui, même par grand ciel bleu, le climat de la ville est tellement bien fichu (hum...) que le fameux brouillard s'agrippe en bandeaux nuageux le long de la skyline, et emporte avec lui toute chance d'avoir un panorama à peu près dégagé.
Chou blanc, donc, pour la jolie photo-carte postale du pont mythique, que nous n'avons aperçu que de très loin (et encore, faut avoir le nez dessus). Pourtant, de l'autre côté de la baie, le concurrent direct, le Oakland Bay Bridge, nous nargue de toute sa carcasse argentée sur fond de ciel pur. Autant le savoir, à San Francisco, chaque quartier dispose de son micro-climat, et on peut passer du t-shirt au k-way en quelques miles à pied.

Vexés de ne pas avoir vu l'emblème de la ville, nous grimpons au sommet du De Young Museum, situé dans le Golden Gate Park. Là-haut, un observatoire à 360° bardé de murs en verre offre un joli panorama, malgré le temps brumeux (j'vous ai déjà parlé du brouillard à San Francisco ?). Bon plan, car la belle vue est totalement gratuite, même si vous n'avez pas payé l'entrée au musée en question.

Nous repartons ensuite pour notre "quadrillage" de ville à pied, à la découverte plus complète des quartiers jugés intriguants, sans oublier un petit tour en cable car, histoire de dire que.



Pour prendre de la hauteur, nous grimpons au sommet de la Coit Tower (oui, vous avez le droit de rire de ce nom ridicule, ça nous a bien fait la journée, à nous), un bâtiment en forme de vague lance à incendie, érigée par une admiratrice des soldats du feu, en leur hommage. Déception : d'en haut, la vue est toujours brouillée vers le pont (j'vous ai déjà parlé du brou... ah oui, pardon !), et moins spectaculaire que prévu, mais elle propose un beau panorama de la fameuse Skyline de la ville.


C'est surtout en bas de la tour que nous découvrons un petit coin ravissant : les Fulbert Stairs, bordés de jolis pavillons perdus dans la verdure, grimpent à flanc de colline. On se croirait à la campagne, c'est calme et reposant, et les chats y gambadent en toute sérénité. Un petit coup de coeur personnel, vraiment !


Dans un autre genre, mention +++ également au quartier de Mission, concentration historique de la population hispanique, qui a gardé un style plus populaire et moins "bonbon coloré" que les zones avoisinantes. Ici, des dizaines de rues sont entièrement recouvertes d'oeuvres plus ou moins artistiques, et nous ne nous sommes pas privés de les mitrailler, pour le plaisir des jolies couleurs. (ici, les oeuvres de Clarion Street).




Je vous passe la visite classique vers les rues commerçantes de Union Square et Market Street (j'ai été super sage) et le passage obligé à l'Apple Store (j'ai été moins super sage). Nous avions également prévu d'aller passer un petit moment à Sausalito, de l'autre côté du pont, mais le temps nous a évidemment cruellement manqué...
***
Ainsi s'achève notre super road-trip américain, qui nous aura fait traverser, trois semaines durant, des paysages tous plus somptueux les uns que les autres. Un parcours très long à préparer, assez fatiguant à vivre : changer d'hôtel chaque soir ou presque, ne jamais défaire sa valise, enchaîner les miles jour après jour (3 000 au compteur, soit près de 5 000 kilomètres) et faire de sa voiture sa deuxième maison. Mais au bout du compte, un périple incroyable, qui restera indéniablement l'un des plus beaux voyages effectués à ce jour. J'espère simplement, avec ces quelques nombreux billets, vous avoir donné, à vous aussi, envie d'y (re)partir très vite !

Quand San Francisco s'embrume, part. 1 (Road Trip #7)
24 octobre 2011

Notre road-trip de 3 semaines va s'achever exactement là où il a commencé, puisque nous terminons notre périple par trois jours et quatre nuits à San Francisco, la ville américaine au mode de vie le plus occidental. Pour changer un peu des nombreux hotels et motels visités ces derniers jours, nous avons opté pour la location d'un petit appartement, au rez-de-chaussée d'une maison victorienne, typique de la ville. L'endroit, situé à quelques encablures du Castro, quartier branché et gay, est chaleureux, confortable et cosy. Nous avons une petite cuisine (et un énoooorme frigo) pour faire nos petits déjeuners, et un jardinet meublé où les déguster. Le premier matin, un rayon de soleil chatouille même nos tasses de thé, et le ciel bleu annonce une journée parfaite pour découvrir la ville.
Sans idée préconçue, si ce n'est celle de visiter au moins les points-clés de la ville, nous voilà donc partis à l'assaut de San Francisco, baskets aux pieds et plan en main. Une chose est certaine : mieux vaut avoir des cuissots en forme ici. C'est peu dire que ça monte et descend, car chaque coin de rue nous réserve une nouvelle "épreuve". Au début de la journée, on en rit, et on pourrait presque courir dans les descentes. J'aime autant vous dire qu'on faisait bien moins les malins à la fin. Mais c'est le (meilleur) prix à payer pour vraiment découvrir l'ambiance des rues et de leurs habitants.

Nous commencons donc par grimper sur la première colline derrière notre appartement, afin de découvrir une superbe vue plongeante sur la ville, puis déambulons au hasard de nos envies, interpelés ça et là par l'architecture parfois très victorienne, parfois plus moderne, mais toujours colorée et chatoyante. Les habitations sont ici comme des petits bonbons acidulés, et sous le bleu profond du ciel, c'est un régal pour les yeux. Les multiples cables des tramways sillonnent les airs, parfaits perchoirs à oiseaux. L'ambiance est douce, printanière, sereine.



Nous voici arrivés au premier point ultra touristique de notre visite, Alamo Square et ses fameuses Painted Ladies, enchaînement de six demeures victoriennes aux tons pastels alignées face à un square verdoyant. D'ici, la vue sur la célèbre Transamerica Pyramid offre un panorama de carte postale.

Nous mettons ensuite le cap vers Haight Street et Ashbury, quartiers baba-hippy-chic par excellence. Ici, les boutiques de t-shirts et baskets branchées cotoient les salons de tatouages et les vendeurs de pipes à tabac. La population est mixée, variée, depuis les groupes d'adolescentes en quête de chaussures trendy, jusqu'aux sans abri accompagnés de leur fidèle chien.
En remontant le quartier vers l'ouest, nous arrivons à l'orée du Golden Gate Park, une immense étendue verdoyante plus grande que Central Park à New-York, où nous pique-niquerons au soleil, rassasiés d'une salade faite sur mesure au supermarché Whole Food Market situé à deux pas, temple de la nourriture saine et bio.

Direction l'est maintenant. Il est temps de se rapprocher de l'océan et du fameux Fisherman's Wharf, énorme jetée touristique près du port, où les boutiques de souvenirs et de gadgets sont légions, et où l'attraction principale réside en l'amoncelement des lions de mer échoués sur les embarcadères à l'écart de la foule, se dorant la couenne au soleil dans un grand concert de grognements de contentement.
Sur le chemin, nous croisons de nombreuses curiosités architecturales (et alors là, je me sens nulle, parce que je n'arrive pas à retrouver le nom), et faisons un stop sur Lombard Street, la fameuse rue la plus "tournicotée" de San Francisco, que les voitures s'amusent à descendre en suivant les six virages en épingle. Bien plus mythique (vue dans combien de films !?) que magique (un peu minuscule en vrai), elle mérite quand même le détour. Au détour d'une énième vue plongeante vers l'océan, nous apercevons également Alcatraz, prison célèbre de prisonniers non moins célèbres (Al Capone), placée sur une île au large de la ville, mais le temps nous manquera pour aller visiter le bâtiment de plus près.






Enfin, après ce bol d'air iodé (moui...), nous reprenons chemin en sens inverse pour rentrer chez nous, en traversant au passage le Chinatown local, agité et grouillant de monde à l'heure de la sortie des bureaux et des courses du soir, et, épuisés, attrapons un tramway sur Market Street, la rue du shopping et des grandes chaînes internationales. Pour une première journée, nous avons bien quadrillé la ville (si, si, mes mollets et mes cuisses confirment !), et pourrons nous attarder plus longuement à certains endroits les deux prochains jours.
