29 avril 2008
Laissez-moi chanter
Je me voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait. Le problème, c’est que manifestement, ça n’a pas trop l’air d’être l’avis de tout le monde. ‘Tout le monde’ étant en l’occurrence le groupe d’amis chez qui j’ai passé ma soirée de samedi.
Au départ, pourtant, rien n’annonçait le drame acoustique que nous allions tous vivre. Non, au départ, ça partait bien. Soirée sympa entre potes, à la cool. Quelques verres, musique d’ambiance, on échange les derniers potins, « et la famille ? et les enfants ? et le chien ? et la Golf GTI 16S série 1 ?», super, super, quoi.
Et puis soudain, bam… le dérapage incontrôlé. La boulette. Ze fucking boulette. Dans un moment d’absence, sans doute, quelqu’un a pensé à haute voix, et a dit « hé, mais j’ai les cd de SingStar dans mon sac ».
(J’ouvre ici une parenthèse pour signaler aux incultes – et je ne blâme personne, j’en faisais encore partie samedi à 21h47– que SingStar est un programme de karaoké conçu pour les consoles de jeu genre Pléstéchieune et compagnie.)
Bon. Tu t’en doutes, public. Le gars qui a sorti cette phrase, somme toute assez banale pourtant, s’en mord encore les doigts (et les tympans) à l’heure qu’il est.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Grrrmmpfffffff, ont fait les mecs. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ont fait les filles. On sentait déjà comme une certaine divergence d’opinion au sein de la tribu pourtant si soudée quelques minutes auparavant. Ah bah ouais, mais attends, faut pas nous mettre une carotte sous le nez et nous dire d’attendre encore trois heures avant d’aller manger.
« On veut chanter ! », qu’on a piaillé en chœur, nous les gonzesses. Les mecs se sont donc résignés. Ils allaient passer un sale quart d’heure et puis c’est tout. Moi, ce que j’en dis, c’est que ça vaudra pour toutes les fois où ça a causé scooter et moto pendant des plombes et que j’ai rien pigé à la discussion. Point.
Courageux, S. se lance le premier pour montrer un peu comment fonctionne le bidule. En même temps, perso, je l’ai grillé direct, j’ai bien compris que c’était surtout pour se débarrasser de la corvée une bonne fois pour toute et pouvoir aller boulotter ses dragibus peinard au fond du canapé en se foutant de la gueule des autres ensuite, hein. Mais bon, sur le fond, bravo : il est le premier à affronter le micro… et à ma-ssa-crer Gorillaz du début à la fin. Un véritable drame sonore en ré mineur. Désaccordé, le ré mineur. Même les voisins d’en face ont du fermer leurs fenêtres. Chapeau l’artiste. Mes respects.
Devant le spectacle, les mecs commencent à devenir verts. On les imagine déjà en train de s’inventer les excuses les plus pourries pour éviter de passer à la casserole. Dans le rang des filles, en revanche, c’est l’agitation la plus fébrile. Limite on se dispute pour savoir qui va chanter Britney ou The Cardigans. Pour couper court, on tranche : ce sera prestation collective. Basta. Devant les deux micros, quatre nénettes s’égosillent de plus belle sur Macy Gray, Robbie Williams, Camille ou Olivia Ruiz. Les fausses notes volent, les aigus percent, les fous rires couvrent la musique. Vous savez ce que ça veut dire « mémorable » ? Bon. Hé ben là, mémorable.
Les garçons sont consternés, et finissent par nous abandonner à nos vocalises pour aller se faire un poker entre mecs dans la pièce d’à-côté. On dira ce qu’on voudra, mais le partage des tâches au foyer n’est pas prêt de s’améliorer, avec une attitude pareille.
En revanche, pour critiquer, là, y’a du monde. Toutes les cinq minutes, l’un d’eux vient nous balancer des cacahuètes dans la tronche en gueulant « remboursez ! ». Ah non mais bonjour le soutien moral, quoi.
Après avoir chanté deux fois chaque chanson du cd ou presque, les cordes vocales en feu, on décide de faire une pause, par simple respect pour les voisins. Du coup, j’en profite pour me ruer sur m6.fr et m’inscrire au prochain casting de la nouvelle star.
…
Ouais, bon, ok, c’est vrai, je ne suis pas encore tout à fait au niveau de Cindy Sander. Mais en revanche, pour la choré, je suis au poil. Pa-pi-llon-de-lu-mièèèèèèère…
20 juillet 2006
Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait pas purement fortuite
En théorie, on aime toujours partir en week-end prolongé avec ses amis. On imagine les fous rires complice, les apéros sous les tilleuls, les batailles d’eau dans la piscine, les barbecues conviviaux, les petits déjeuners Ricoré avec le pain frais que quelqu’un est gentiment allé cherché au village, les moments de torpeur à l’heure de la sieste, les confidences de fin de repas à la lueur des bougies…
Ouais. En théorie. Parce qu’en pratique, je-ri-gole ! En pratique, généralement, le week-end entre amis révèle surtout les caractères et les défauts de chacun, ou le sens du sacrifice des autres. Un bon moyen pour en savoir un peu plus sur les aptitudes à la vie en communauté de nos joyeux compagnons…
Question intendance
Premier jour. Le frigo est vide et les estomacs gargouillent en chœur. Qui va donc se coltiner la corvée de courses pour 12 personnes et 4 jours de victuailles ? C’est toujours la roulette russe pour savoir qui se collera cette fois-ci la virée au super, avec les trois caddies pleins à craquer, les trente-six packs de flotte/lait/coca/Ricard à transporter dans le coffre, et l’avance des sous pour tout le monde.
Histoire de faciliter les choses, on tente vainement de faire une liste des courses. Une fois que sont inscrits en vrac Nutella, biscuits apéro, Chamallows et cubi de rosé, on se regarde avec le sentiment d’avoir fait un bon boulot, et le(s) pauvre(s) préposés aux courses devront choisir tout seuls dans les rayons si à midi, on mangera poulet mayo ou brochette d’agneau.
A l’heure des repas
Déjà, mettons nous d’accord sur ce qu’on appelle « l’heure du repas », justement. Parce que celui qui s’est levé à 9h aura forcément faim plus tôt que la belle au bois dormant réveillée en douceur vers 11h30. Tout dépend souvent du temps de préparation du barbecue, en réalité. Dieu sait que ça peut mettre du temps à prendre, ces bêtes-là. Et même une fois allumé, tous les problèmes sont loin d’être résolus. Qui aime sa merguez bien cramée ? Qui est végétarien ? L’un veut sa sauce salade à part, l’autre est allergique aux œufs, et la troisième n’aime pas le fromage, donc impossible de mélanger la fêta et les concombres. Les filles avalent trois feuilles de laitue, tandis que les gaillards se partagent les côtes de bœuf. Parfois, c’est l’inverse, mais ça reste globalement assez rare. En dessert, on fait mine d’hésiter entre les cônes vanille et chocolat, mais au fond, tout le monde préfère chocolat. Et à l’heure du café, faut s’y prendre à trois reprises pour satisfaire les quotas caféine de chacun. Quant au petit déj’, c’est presque la guerre pour attraper un rabe de pain au chocolat, ou pour avoir les dernières gouttes de jus d’orange. « Et qui c’est qui a bouffé tous les Chocapic, là ? »
Autour de la piscine
Il y a celle qui se mouille tout doucement en crispant ses petits poings parce que l’eau est froide, et il y a ceux qui se jettent à l’eau en éclaboussant tout et tout le monde. Il y a celui qui fait autant de bruit dans l’eau qu’un jeune phoque tout fou sur sa banquise, et ceux qui tentent de lire ou de réfléchir à leurs mots fléchés du Télé Loisirs. Il y a celle qui s’enduit consciencieusement de crème solaire indice 48, et plonge ensuite comme une sirène, laissant derrière elle la moitié de ton tube de Nivéa qui graisse la surface de l’eau. Il y a ceux qui doivent absolument jouer avec un ballon, et si possible, près de celle qui a laissé ses lunettes de soleil et son Ipod en évidence. Il y a celle qui ne veut pas se mouiller les cheveux de peur de flinguer son brushing, et il y a celui qui ne peut pas s’empêcher de la mettre à la flotte de force, si possible toute habillée, tant qu’à faire, c’est beaucoup plus drôle. Il y a celui qui garde volontairement son portable dans la poche de son maillot de bain pour avoir une bonne excuse si jamais on cherche à le pousser à l’eau, mais qui l’oublie une fois qu’il a décidé lui-même d’aller plonger. Il y a ceux qui s’obstinent à lire L’Equipe près de l’eau et râlent que le journal est tout mouillé ensuite. Il y a celle qui bronze topless sans pudeur, et celle qui garde son paréo le plus longtemps possible pour dissimuler ses rondeurs. Il a enfin celui qui tire sur les ficelles des maillots rien que pour le plaisir d’entendre piailler les filles.
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Parce qu’entre les siestes, les repas, et les séances bronzette et plongeon à la piscine, faut bien s’occuper, tiens ! Alors on hésite. Longuement. Tennis ? Oui, mais on n’a que trois raquettes et pas de balle. Foot ? Pourquoi pas, mais qui va faire le goal ? Vélo ? Accrobranches ? Pétanque ? Les groupes se forment et se déforment en fonction des préférences du moment. L’un aurait préféré aller faire du karting, mais c’est complet, fallait réserver plus tôt. Les moins téméraires se contenteront d’une séance de lecture du dernier polar dans le hamac au fond du jardin. Et les plus ingénieuses profiteront du fait que tout le monde est occupé ailleurs pour pouvoir enfin squatter la seule douche de la maison, rester des heures sous l’eau, se shampooiner avec volupté et s’enduire d’huile scintillante au monoï, pour rattraper enfin toutes ces fois où on les a extirpées de la salle de bain sous prétexte que y’en a encore cinq qui attendent, là !
Répartition des lits
D’abord, on case les couples. Deux par ci, deux par là, et encore deux là-haut. Le reste de la troupe devra se contenter des lits qui restent. Celui qui ronfle trop fort sera exilé d’office dans la pièce la plus reculée qui soit. Les garçons galants laissent les filles célibataires choisir leur lit, et s’entassent dans les autres chambres. On fait gaffe à ne pas mélanger les personnes qui sont légèrement en froid suite à un petit flirt avorté, ou au contraire, on n’hésite pas, pour le côté pratique, à en réunir deux qui ont vécu une petite histoire ensemble et sont restés en bon terme. On chouchoute celle qui est enceinte en lui offrant le meilleur lit, avec le matelas dur juste comme il faut. On choisit stratégique, pour avoir la vue sur la piscine, ou la chambre près de la salle de bain (celles qui font pipi trois fois par nuit comprendront l’allusion). Les couche-tôt auront pris soin d’emporter des boules Quiès, et les couche-tard apprendront à chuchotter et à rire moins fort à partir d’une certaine heure, et ce malgré le nombre astronomique de Ricard ingurgités depuis l’heure de l’apéro.
Pfffff, les vacances entre potes, c’est pas de tout repos, en fin de compte. Mais le plus dur, quand on part entre copains, c’est de pouvoir revenir en étant toujours copains. Une fois qu’on a résisté à ce genre de test, on sait que oui, on peut parler d’amitié. Vous faites quoi, vous, pour le pont du 15 août ?
09 mai 2006
Finale de la coupe du monde des copines 2006
On dit souvent "qui se ressemble s’assemble". Ce n’est pas totalement vrai, pourtant. D’ailleurs pour preuve, on dit aussi "les opposés s’attirent". Alors ? Qui croire ?
Si je regarde l’ensemble de mes copines de plus près, mon cœur balance effectivement entre les deux théories. Je lance donc l’idée d’un match entre les deux camps. Les deux équipes sont en place, l’arbitre (moi) est au centre. Coup de sifflet, c’est partiiiii !
Il y a d’abord mes deux meilleures amies, celles avec qui je partage tout (sauf l’existence de ce blog, soit dit en passant), celles qui me connaissent par cœur ou presque. Plus de douze ans qu’on passe des heures au téléphone, et on a évidemment le même avis sur des tas de choses, sinon on ne serait pas copines. Mais pourtant, à bien des égards, nous sommes toutes les trois très différentes. Chacune a sa façon bien à elles d’appréhender les rapports familiaux, l’amitié ou les relations amoureuses, mais aussi les points plus futiles comme la garde-robe idéale, le maquillage ou les bijoux fantaisie. Ce sont sans doute ces différences qui font notre complémentarité, et par conséquent notre force. Mais quelqu’un qui ne nous connaît pas ne pourrait pas jurer qu’on s’entend aussi bien. Décision de l’arbitre : un premier point à l’équipe "les opposés s’attirent".
Il y a ensuite mes copines de fac, deux groupes très distincts, où les personnes ne se ressemblent en rien. Le premier groupe est constitué de toutes mes copines mariées et déjà mamans, ou en passe de le devenir. Etant moi-même à mille lieues de ce genre de considérations, on pourrait penser que je n’ai rien en commun avec elles. Et pourtant si. Elles m’apportent une nouvelle vision des choses, elles font que j’arrive à me projeter dans un futur potentiel avec un home sweet home, un sweet homme, et des bambinos plein les jupes (enfin, déjà deux, après on avisera). Je n’ai pas envie de tout ça aujourd’hui, mais nos rendez-vous constituent une sorte de guide du routard pour plus tard. En contrepartie, il est évident que parfois, les discussions autour des détails de l’allaitement ou du choix de la méthode d’accouchement, ça me fait un peu bâiller aux corneilles. Coup de sifflet, l’arbitre a tranché : "les opposés s’attirent" marque encore un point, l’écart se creuse sensiblement.
Le second groupe des amies de fac rassemble plutôt des filles peu préoccupées pour l’instant par tout ce qui touche à la famille, la maternité et l’achat d’un Renault Espace avec coffre modulable. Ce sont des filles souvent célibataires, ou si elles sont en couple, elles n’habitent pas avec leur homme. Elles sortent plus souvent en groupe de nanas, car 1- c’est le meilleur moyen pour rencontrer des garçons, et 2- rien ne les retient réellement à passer la soirée chez elles seules, si ce n’est la huitième rediff’ de "Coup de foudre à Notting Hill". Etant moi-même plutôt célibataire ces derniers temps, on pourrait dire que je rejoins en grande partie les critères de ce groupe. Conclusion : le point va à l’équipe "qui se ressemble s’assemble".
Enfin, dernier groupe, les copines rencontrées lors du stage de fin d’étude en entreprise. Les vraies girls par excellence, avec qui parler chiffons et garçons. D’ailleurs, on se surnomme affectueusement "les pouffes" entre nous, pour vous donner une idée du niveau du débat. C’est avec elles que je peux aborder des sujets aussi graves que la dernière collection Comptoir des Cotonniers, ou échanger les bonnes adresses de restos branchouilles et de brunchs réputés. Et parfois, ça fait du bien de pouvoir partager un peu de futilité essentielle à ma vie de fille. L’équipe "qui se ressemble s’assemble" marque un second point, et relance le match, ahlalaaaaa que de suspens, que-de-sus-pens !
Je ne développe pas mes relations avec les électrons libres, les copines que je vois souvent en tête-à-tête, parce qu’elles n’appartiennent pas ou plus à un groupe complet.
Bilan des courses : Egalité parfaite entre les deux équipes. Deux points partout, balle au centre. Ma question de départ n’est donc pas résolue pour deux sous, malgré ma brillante argumentation en plusieurs points détaillés. Alors qu’en déduire ?
J’ai bien un dernier atout qui pourrait peut-être faire pencher la balance dans un sens. Dernier groupe en date, sans doute un peu trop récent pour être correctement analysé : mes blog-copines. Ou comment, par la magie du virtuel, j’ose enfin avouer que je teste tous les produits de beauté qui sortent (ou quasi), et j’apprends à me décomplexer de posséder une vingtaine de sacs à mains, une trentaine de paires de chaussures, et une cinquantaine de gloss ! Si je m’étais contentée de mes copines dites classiques, j’aurais continué à penser que j’étais un ovni. Mais non, on est des dizaines d’"addicts" comme moi, et cette idée me plait beaucoup. Forte de ce dernier argument, c’est l’équipe "qui se ressemble s’assemble" qui rafle la mise et remporte le trophée. "We are the champiiiiiionnnsss, my friendsssss »…
Et si, au lieu de compter les points, on se disait tout bêtement qu’en amitié, comme dans bien d’autres domaines, il n’y a peut-être pas de règles ? Allez, au vestiaire, monsieur l’arbitre…
28 avril 2006
Mes amis les sept nains
Rassurez-vous tout de suite, je ne fais pas collection de nains de jardin (grand dieu, non, quelle idée !). C’est juste que l’autre jour, je pensais à mon groupe d’amis le plus proche, ma « bande », comme ont dit quand on est ado, et j’en suis venue à une conclusion un peu surprenante : chaque petit gars de ce groupe pourrait s’appeler comme l’un des sept nains de Blanche-Neige.
Je vous resitue le contexte, pour bien comprendre. Lycée, année de seconde, durant laquelle je rencontre successivement mes futures meilleures-amies-à-la-vie-à-la-mort, et un groupe de gars un peu plus âgés que nous (c’est trop la classe, d’avoir des potes plus âgés, quand on est en seconde !). Coup de cœur amical immédiat. Et ça fait douze ans que ça dure, au gré des engueulades, embrouilles, éloignements temporaires…
Mais revenons à nos brebis. Les sept nains, disais-je.
Il y a d’abord Prof (C.), qui sait toujours tout sur tout et mieux que tout le monde, qui adore ramener sa fraise pour nous apprendre un truc. Surtout qu’il est avocat, donc autant vous dire qu’il a un débit de parole assez phénoménal. Au bout d’un moment, ça peut devenir soûlant, je ne vous le cache pas. A tel point qu’on a parfois envie de lui dire « tais-toi, pour voir ? ».
Ensuite, il y a Timide (T.), très discret, limite casanier, mais sur qui on peut compter pour se confier ou pour garder un secret. Rarement au centre des prises de bec ou des débats, et aussi neutre qu’un horloger suisse (mais pas aussi ponctuel, puisqu’il est systématiquement le dernier à se pointer aux RDV !).
Grincheux (M.), lui, râle en permanence et n’est jamais content de rien. Il a une dose de pessimisme profondément ancrée en lui, et prétend que c’est son anxiété qui le pousse à penser d’abord aux côtés négatifs d’une situation. Admettons…
Simplet (B.) est très gentil mais parfois surprenant dans ses réflexions. Quand on lui demande par exemple d’apporter la salade pour un dîner, il répond un lapidaire "bah pourquoi ?" (heu… pour qu’on la mange, peut-être ?).
Joyeux (T.) est toujours de bonne humeur, a toujours la blague qui fait rire (ou presque…), est toujours partant pour faire des tas de trucs. Il est souvent l’élément booster du groupe, celui qui prend les initiatives… Parfois un peu trop agité, on lui demanderait bien de freiner sur le café.
Enfin, il y Dormeur (S.), peu bavard, un peu apathique, et toujours prêt à basculer du côté obscur de sa couette. C’est… comment dire… reposant d’être avec lui.
Si vous savez compter, vous avez compris qu’il en manque un à la liste : Atchoum. Ah, celui-là, il m’embête. J’ai pas de copain hypocondriaque, ni de chocotte qui chouine dès qu’il a attrapé trois microbes. On n’a qu’à dire que c’est l’exception qui confirme la règle.
Et puis il y a le Prince… Aaaaah le prince… Jadis (il y a deux ans environ), un huitième protagoniste joua un temps ce rôle-là pour moi. Ce fut une belle histoire très compliquée et chaotique, qui ne s’est pas terminée par "ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants". Aujourd’hui, le Prince est redevenu simplement S.
S. n’habite pas en France, il s’est exilé dans de lointaines contrées il y a près de 6 ans maintenant, officiellement pour jouer au grand garçon, s’émanciper et commencer sa carrière, et officieusement, pour s’affranchir d’une famille un peu compliquée à gérer. Il fait donc partie de mes amis, mais il reste entre nous, encore à l’heure actuelle, une sorte d’ambiguïté très difficile à définir. Un jour, je vous raconterai à quel point il est délicat et problématique de choisir son prince au sein de son groupe d’amis…
Bref, tout ce développement métaphysique pour en arriver à un constat incroyable, que je n’aurais sans doute pas voulu croire si on me l’avait dit il y a quelques temps : j’ai pour amis les nains de Blanche-neige ! Diantre !


