Gin Fizz

Bulles de vie...

Working girls

11 avril 2011

working_girlDans mon open space, on fait comme au gouvernement, et on joue la carte de la non-parité, mais à l'envers : 85 % de mes collègues sont des femmes. Et franchement, parfois, c'est pas mal du tout !

* Dans un bureau de filles, on trouve au moins dix sortes de thés différents, depuis le Kusmi Detox jusqu'au Earl Grey ultra classique. Sans compter la tisane bio "special ventre plat", et les jolis packaging de chez Marks & Spencer, rapportés depuis Londres par l'une des collègues : "ça fait joli dans la cuisine du bureau".

* Dans un bureau de filles, chaque coursier qui sonne à la porte fait lever toutes les têtes : est-ce ma dernière commande Sarenza qui arrive ? est-ce une marque de cosméto qui m'envoie la dernière collection maquillage ? est-ce mon chéri qui me fait livrer des fleurs ? (en général, c'est toujours pour la même personne que ça sonne, d'ailleurs) (pfff...)

* Dans un bureau de filles, il y aura toujours quelqu'un(e) pour finir par ranger les capsules Nespresso dans un joli camaïeu chromatique, petit instant de détente créative autour des papotages de la machine à café.

* Dans un bureau de filles, chaque personne qui rentre de pause déjeuner avec un sac shopping brandé Zara ou H&M se voit immédiatement contrainte de déballer ses achats sous l'oeil ravi de l'assemblée, voire même de profiter des toilettes pour faire un essayage express (et rassembler le maximum de compliments).

* Dans un bureau de filles, en apparence, on se nourrit presque tous les jours de salades fraîches ou soupes bio, et ça hurle de terreur dès qu'il n'y a plus de canettes de Coca Light dans le frigo. Mais en réalité, y'a un Mc Do juste au bout de la rue où on tutoie presque les employés, et on s'échange des M&M's et des Granola à l'heure du goûter.

* Dans un bureau de filles, en plus d'avoir des pauses clopes, on a des pauses manucure. Chacune possède au moins trois flacons de vernis dans ses tiroirs, la phrase "quelqu'un a une base" ne fait pas référence à un début de présentation Excel, et ça sent le dissolvant dans les poubelles des toilettes.

* Dans un bureau de filles, on trouve des sujets de discussions assez philosophiques, comme "quelle est la meilleure hauteur de talons quand on est enceinte ?", "Georges Clooney, les pour et les contre d'un serial lover de retour à la case célibat", "Topshop livre-t-il plus vite qu'Asos ?", ou "L'épilation à l'orientale vaut-elle mieux que la classique ?".

* Dans un bureau de filles, on devine assez facilement les jours "sans" des unes et des autres, et on leur trouve même des excuses, parce que, nous aussi, on sait ce que c'est.

* Dans un bureau de filles, on peut parfois avoir l'impression de se sentir comme dans un poulailler (ça caquète, ça ricane et ça glousse), et les rares hommes ont sans doute bien du mal à y trouver leur place.

Billet écho à cet ancien post (ouhhh, 2006, ça nous rajeunit pas) : le roi du poulailler.

Posté par Katia_ à 10:20 - List-maniac' - Commentaires [21]

Bouboule de flipper

26 juillet 2010

sb10066226s_001_Heu... Ahem... Mmm, j'aurais pas un peu grossi, là ? Certains indices ne mentent pas : les faits sont là (et les kilos aussi, manifestement) :

- Ma balance a rendu l'âme ce matin.
- Je suis essoufflée au bout de 3 étages à pieds.
- On n'arrête pas de me dire que je suis en "pleiiiiiine forme". En insistant bien sur le "pleiiiiiiiiine".
- Ma robe de l'an dernier me sert de bustier aujourd'hui.
- Et mon bustier de corset.
- Personne ne monte avec moi dans l'ascenseur.
- Ca fait quatre fois qu'on me laisse une place dans le métro ou le bus bondé. Alors que j'avais rien demandé.
- On ne me siffle plus dans la rue.
- On m'a demandé "c'est pour quand", en désignant mon bidou.
- J'ai déjà découpé 34 points Nutella ce mois-ci pour gagner un service à thé gratuit. (Et pour refaire mon stock de verres)
- Mes doigts sont trop gros pour composer les numéros de tél sur mon portable.
- Je n'ai pas vu mes pieds depuis au moins deux bons mois.
- Mon Carrot pant pourrait être rebaptisé Citrouille pant, vu le cul énoooorme qu'il me fait.
- J'utilise trois fois plus de gel douche qu'avant, trop de surface à nettoyer.
- Un maillot de bain ? Quel maillot de bain ? Je ne sais même pas ce que ce mot veut dire.
- Et "plage", encore moins.
- Au moins, j'ai pris un peu au niveau de la poitrine. Et tous mes soutifs sont trop petits. Ouéééé.

...
Plus sérieusement, il semblerait que les bons petits plats de Chéribibi et le manque de sport dû à ma patte fofolle soient à l'origine de... disons... quelques kilos superflus dont je me passerais bien.

Du coup, programme d'attaque, depuis quelques semaines :
- Cent abdos tous les deux soirs (ou presque) (promis monsieur le Juge)
- Bichonnage beauté : Huile de gommage Biotherm / Crèmes Masvelt et Lift Minceur de Clarins (j'a-dore)
- Stricte limitation des cochonneries sucrées aux Nounours en guimauve. (Les glaces ne comptent pas, puisqu'on est en été, et c'est bien connu, c'est la saison des glaces).
- Et bientôt, je vous raconte ma nouvelle lubie sportive supposée m'aider dans ma quête du graal "poids top forme" !
Haaaan, mais quel suspemmmmmms !!!


(PS : Don't forget : Une Smartbox "Instant détente" à gagner. C'est ici que ça se passe...)

 

L'été en pente douce

25 mai 2010

photo_bisA quoi reconnaît-on une parisienne qui se croit déjà en été ?

- à ses envies d'orange pressée à la place du café noir
- à ses pieds fraîchement vernis dépassant de ses sandales encore neuves
- à sa façon d'ouvrir grand les volets le matin quand le soleil frappe à la fenêtre
- à sa décision de laisser ses cheveux vivre leur vie, même un peu folle, et au diable le brushing sage
- à son placard déjà réorganisé de façon adéquate : pile de débardeurs, pile de petites blouses, et portant entier de jupettes colorées
- à ses jardinières de balcons toutes fleuries et verdoyantes, méticuleusement arrosées et entretenues
- à la légère, très légère marque de bronzage au niveau du poignet de montre
- à ses lectures moins sérieuses, plus girly, plus exotiques (l'esprit des vacances, sans doute...)
- à la couleur de son sac à main du moment, devenu rose nude-poudré au lieu de kaki sombre
- à ses envies de salade fraîches et colorées, plutôt que des orgies de chocolat et bonbecs
- à ses "reluquages" de maillots de bain dans les vitrines et les magazines, même si elle n'en aura pas besoin cette année
- à son maquillage, plus discret, plus frais, quasi imperceptible
- à son tartinage consciencieux de crème anti-cellulite et d'auto-bronzant
- à la couleur de ses draps, bleu des mers du sud, au lieu de rose cocooning
- à ses envies de bouquets de fleurs fraîches partout dans la maison
- à son tube de crème solaire miniature présent en permanence dans son sac, au cas où...

Sans doute à un peu de tout ça, à vrai dire...
 

Posté par Katia_ à 08:09 - List-maniac' - Commentaires [12]

Argent trop cher

07 octobre 2009

argentAllo la banque ? Heu, j'ai comme un gros problème de sous, là ! Il semblerait bien que je sois fauchée comme les blés ! Des preuves ? Bah tenez :

- Un mouchoir en papier me fait trois jours
- Je me lave les mains au produit vaisselle
- Je chourre du PQ en loucedé au bureau
- Je n'appelle plus mes amis, j'attends qu'ils m'appellent
- Je n'ai jamais mangé autant de pâtes de ma vie
- Je fais pipi dans le noir, question d'économie
- Et je tire la chasse un coup sur deux, même...
- Je recycle mes post-it
- J'ai proposé à ma gardienne d'immeuble de faire le ménage chez elle
- Je me suis coupé les cheveux très courts : économie de shampoing, et zap du démélant !
- Je garde les sachets de Mayo et de Ketchup du Macdo pour chez moi
- Je dîne aux chandelles tous les soirs
- Je récupère les mégots des autres (au bout de 12, ça me fait une clope complète)
- Je pique dans la tirelire des gosses
- Et je revends leurs dessins sur Ebay, en faisant passer ça pour du Picasso
- Je lis les journaux uniquement par dessus l'épaule de mes voisins de métro
- J'utilise tous les bons de réductions offerts dans les magazines (ça me prend trois plombes de faire les courses)
- J'arrose mes plantes à l'eau de pluie
- Je me douche toute habillée, ça fait machine à laver naturelle
- Je réutilise les boîtes plastiques du traiteur chinois
- Je me lave les dents au sable récupéré cet été à Paris-Plage
- Je n'achète plus de litière, le chat pisse sur les vieux Elle et L'Equipe
-
Je me parfume aux échantillons
- Je drague mon banquier, un cinquantenaire chauve et bedonnant

Posté par Katia_ à 08:52 - List-maniac' - Commentaires [14]

La salsa des démons

03 février 2009

salsa_1Je suis une fille à l’humeur et aux envies changeantes. Et pourtant, depuis près de deux ans, je m’accroche comme un bulot à son rocher à mes cours de salsa, et me pousse aux fesses toutes les semaines pour aller enchaîner les passes (ne vous énervez pas comme ça, c’est le nom donné aux figures) sur la musique caliente. Hop, un sombrero doble. Zou, une enchufla. Olé, un ochente-y-quatro complicado.

Sauf que, caliente caliente… En fait, ça dépend, quand même. Parce que parfois, on rencontre des spécimens étranges, à ces cours-là. En vrac :

-
Celui qu’on a du inscrire au cours de force, tellement ça a l’air de lui faire plaisir d’être là, rien qu’à voir sa tronche impassible de garde républicain de la Queen Mother.
-
Celui à qui on a répété depuis le début « c’est l’homme qui mène la danse » et pour qui c’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. C’est plus de la salsa, à ce stade, c’est l’armée. Sir, yes sir !
-
Celui qui se la joue lover à deux balles en roulant des hanches, alors que bon… franchement… désolée, mais… sérieusement… non, quoi. Non. J’insiste.
-
Celui qui sue à grosses gouttes, s’éponge le front avec les paluches… avant de délicatement les poser sur notre chemisier en soie sauvage pour réaliser la prochaine figure.
-
Celui qui suit apparemment des cours pour préparer la prochaine saison de « Incroyable Talent » sur M6, et qu’est pas là pour déconner, bordel.
-
Celui qui mesure 1m12 les bras levés sur un tabouret (qui m’arrive donc au niveau de la poitrine, hein), et qui profite régulièrement d’une belle vue sur l’étiquette de taille de mon soutif parce qu’il s’obstine à rester collé dans mes pattes et à ne pas respecter mon espace vital.
-
Celui qui pue tellement de la gueule qu’on pourrait parier qu’il a bouffé du Shéba à midi. (Je serais lui, je collerais un procès à sa cantine de bureau. Scandaleux, cette affaire).
-
Celui qui porte un pull en cachemire tellement doux que ça donne envie d’aller fourrer son nez dessus en ronronnant comme un chat. (On est d’accord, ça ne se fait pas) (Du moins, attendons de nous connaître un peu).
-
Celui qui foire systématiquement la passe, mais garde le sourire et fait qu’au moins, avec lui, on n’a pas l’impression d’être à un casting pour High School Musical où tout le monde serait tendu du string.
-
Celui qui nous fait systématiquement foirer la passe, parce qu’il est trop beau trop craquant et qu’on en oublie de compter les temps, mais qui garde un air impénétrable sur la tronche en toute circonstance (le con).
-
Celui qui joue au prof en exécutant les pas avant même que la démonstration n’aie eu lieu en live, genre « laisse-toi faire cocotte, j’vais t’apprendre, moi ». (Et tu veux que je te paye un cours particulier, aussi, tant qu’on y est ?)
-
Celui qui agrippe sa partenaire comme un colis prêt à être expédié en fret postal : aucune douceur, aucune humanité. Juste des danseuses à la chaîne. Hop, suivante !
-
Celui qui tient absolument à ce qu’on le regarde dans les yeux, alors qu’il est aussi appétissant qu’un apéricube au roquefort périmé.
-
Celui qui joue sur le côté sensuel de la salsa pour glisser innocemment au passage une petite main sur les fesses ou une autre qui effleure la poitrine, genre « j’l’ai vraiment pas fait exprès, mademoiselle, c’est la danse qui veut ça ». (Et ma main dans ta gueule, c’est la danse aussi, peut-être ?)

Et puis tous ceux qui sont là juste pour passer un bon moment, apprendre à maîtriser trois ou quatre pas de base et échanger quelques sourires de bonne humeur. Mes préférés. Mais ils sont bien planqués, les fourbes.



Et dire que quelque part, peut-être, un type de mon cours de salsa est en train de dresser sur son blog la liste des portraits-type de danseuses qu’il rencontre régulièrement, et que pour décrire les filles comme moi, il choisit les mots « grandes gigues un peu coincées du popotin qui refusent de se laisser guider mais qui y mettent quand même toute leur bonne volonté ».

Oui. Bon. Disons simplement que, certes, j’ai le rythme dans le sang, mais que j’ai aussi quelques problèmes de circulation.

Posté par Katia_ à 09:34 - List-maniac' - Commentaires [32]

A la faveur de l'automne

03 novembre 2008

automne_5Cette fois-ci, on y est. En plein dedans. Après un été plus que médiocre et un été indien inexistant, l’automne s’est bel est bien pointé la semaine dernière, avec son cocktail de pluie, de brume et de feuilles jaunes indispensables à toute Toussaint qui se respecte.
Automne. « Fall » en anglais. « Tomber », donc. Pas très glorieux, comme concept. Hasard ou coïncidence ? Pour éviter d’avoir le moral au ras des pâquerettes fanées, voilà un bilan de toutes les petites choses positives que nous réserve novembre, traditionnellement élu à l’unanimité mois le plus pourri de l’année. Ready to fall in love ?

-
C’est à nouveau la saison des clémentines, de leur couleur pleine de pep’s et de leur odeur vitaminée.
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A nous les soirées dvd sous la couette moelleuse, sans complexe de ne pas avoir mis un orteil sous la pluie battante.

- Les vendeurs de marrons ambulants envahissent à nouveau les trottoirs. Petit plaisir gourmand saisonnier en attendant le début de la séance de ciné…
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Les collants opaques nous laissent une excuse toute trouvée pour laisser pousser notre poil aux pattes.
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« Cher Père Noël,… ». Il est grand temps de commencer sa liste de cadeaux, le compte à rebours est lancé.
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Mes quatre bouillottes vont enfin servir à autre chose qu’encombrer inutilement le tiroir de la commode.
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C’est plutôt joli, ces couleurs orangées dans les arbres.
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Aucun complexe à s’empiffrer de raclette et de chocolats chauds, on dissimulera tout ça sous les gros pulls, les manteaux et les écharpes de l’hiver.
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Le chat rentre en semi-hibernation, et fait enfin des nuits complètes, au lieu de faire la bringue de 4 à 6 du mat’.
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Ha ha, il se marre moins, mon collègue, depuis que mon manteau à capuche sert tous les jours à m’éviter de me trimballer un parapluie tout en restant au sec. Oui, ok, j’ai l’air d’un petit chaperon noir, mais tant que le loup n’y est pas…
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Les pompiers ne vont pas tarder à passer dans nos home sweet home réclamer leurs étrennes. Honnêtement, leur calendrier avec trois chatons et des pelotes de laine, je m’en fiche. Mais le gars en bel uniforme, là, rrrrrooooaaaawwwwww !
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« Puisque tu es en retard et qu’il fait quand même très froid, je t’attends au chaud chez Zara. … Oh, mais quelle jolie paire de bottines. Et à ma taille en plus ». Le hasard fait bien les choses, non ?
-
A l’inverse du 1er novembre qui nous a fait la bonne blague de tomber un samedi, le 11 permet aux chanceux de s’offrir un joli pont de quatre jours. Reste à savoir où partir. Vous préférez ramasser les champignons ou cueillir les pommes, vous ?

Et sinon, c’est quoi vos recettes magiques pour traverser sans déprime cette saison tristoune ?

Posté par Katia_ à 07:55 - List-maniac' - Commentaires [28]

Et ta soeur ?

27 octobre 2008

et_ta_soeurC’est énervant, à la fin, tous ces gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde vraiment pas ou qui posent des questions au mauvais moment !

Chez Zara : « - Vous ne trouvez pas que la bleue vous va beaucoup mieux ? Et puis avec cette petite ceinture dorée, là, ce sera très joli ». (Ouais, merci. Mais en bleu, j’ai déjà trois robes et deux jupes, donc si tu le permets, je vais changer un peu. Et puis c’est pas comme si j’avais pas vu qu’il reste un stock entier à écouler dans ce coloris, alors qu’en beige, il n’y a plus que quelques tailles. C’est peut-être pas un hasard complet, non plus…)

A la pharmacie : « - Le sirop, pour toux sèche ou toux grasse ? » (Franchement, vous êtes obligé de hurler ça depuis le fond de la boutique alors que le type au comptoir d’à côté est mimi tout plein ? Et le secret médical, bordel, hein ? On en fait quoi, du secret médical ?)

Chez la boulangère : « - Et avec ceci ? » (Ben, ce sera tout. Comme depuis quatre ans que je viens chez vous tous les soirs, en fait. En vous remerciant, oui, oui, tout ça, tout ça, je sais.)

Chez les copines : « - Alors toujours pas de fiancé à nous présenter ? » (Si si, mais je le planque bien. Il est tellement beau et merveilleux que vous allez trouver vos mecs fades à côté. Or moi, je suis pour la paix des ménages, voyez ? De rien.)

Chez des copains : « - T’as un blog, toi ? Mais ça sert à quoi, un ‘blog’ ? Et le tien, il parle de quoi ? » (Ben le mien, en fait, c’est l’histoire d’une nana qui teste l’un après l’autre tous les bars de Paris pour noter leur cocktail Ginfizz et établir un classement. J’en suis à 134 établissements. C’est vraiment super, comme passe-temps, je t’assure !)

Avec Roudoudou : « - Mais t’en as pas déjà une, de jupe comme ça ? » (Non, absolument pas, je vois pas pourquoi tu dis ça. … … Et puis t’étais pas en train de regarder le foot, là, au lieu de te mêler de mes affaires ?)

Chez le dentiste : « - Et sinon, le boulot, ça marche comme vous voulez ? – ‘ui ‘a ‘arch’ ‘ien er’i ». (Il est gentil de me faire un brin de causette pendant que le plombage durcit, lui, mais avec trois instruments dans la bouche, j’ai l’air de causer hongrois, là).

Chez ma mère : « - T’es bien pâlichonne, toi. T’es sûre que tu te nourris correctement ? » (Ah ça, oui, je suis sûre ! Sûre que non, même. Mais c’est bien pour ça que je m’obstine à répéter à tout va qu’il serait peut-être temps d’inclure des vitamines et des oligo-éléments dans les tablettes de Crunch. Ca n’a l’air de frapper personne de bon sens, pourtant, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ?)

Dans l’ascenseur : « - Vous allez à quel étage ? » (Non mais hé ? Ca te regarde ? J’te demande si ta grand-mère fait du roller, moi ? Bon.)

Posté par Katia_ à 09:33 - List-maniac' - Commentaires [26]

Au bonheur des dames

18 août 2008

bonheur_11Paraîtrait que je râle beaucoup. Et souvent. Mouais, pas faux. Mais en même temps, je sais aussi me réjouir de plaisirs simples, et parfois très idiots. Comme par exemple :

- Faire éclater les bulles du papier-bulle. D’abord une par une, plop plop… Puis en tordant d’un grand coup sec le papier : concert de pétard en ré mineur. J’adore ! (des plaisirs simples, je vous dis…)
-
Recevoir une carte postale. Qui envoie encore des cartes postales, aujourd’hui, hein ? Hé ben, pas grand monde…
-
Démouler un Flamby et ne m’autoriser à n’y poser la cuillère que lorsque le caramel a entièrement recouvert le flan. Généralement, y’a toujours un côté où ça ne veut pas couler comme il faut. Délicieux supplice de l’attente…
-
Ricaner devant le ‘Point Route’ de Bison Futé qui annonce des journées rouges et des embouteillages dans tous les sens, quand je suis assise bien peinarde sur mon canapé, à boulotter du chocolat Côte d’Or.
-
Observer à la dérobée le chat se choisir une position pour roupiller. Ca tournicote dans tous les sens pendant des heures, c’en est à la fois émouvant et ridicule. Ou bien admirer son sens du rangement quand il s’assied bien droit, toutes pattes camouflées sous lui et que sa queue vient enrouler tout ça. Surface totale au sol : même pas 10 cm². Trop fort, mon chat ! Il devrait bosser chez Ikéa.
-
Gagner 2 euros au Banco. Ou au Millionnaire. A ce stade, je fais pas la difficile, notez.
-
Manger les Dragibus en les triant par couleurs. Et garder les rouges et les roses pour la fin, parce que ce sont les meilleurs.
-
Arriver sur le quai en même temps que le métro. Je m’abrutirai devant les affiches publicitaires une autre fois.
-
Trouver une place assise dans le wagon le matin à l’heure de pointe, me faire la réflexion que c’est rare, mais bien agréable. Encore mieux : trouver une place assise, et faire tout le trajet sans croiser un accordéoniste qui ne vienne me casser les oreilles avec une reprise fracassante de ‘La Foule’ d’Edith Piaf (qui ne doit toujours pas s’en remettre, là où elle est, la pauvre).
-
Entendre quelqu’un me dire que ma robe me va bien. Ou que j’ai bonne mine. Ou que ma robe me donne bonne mine (mais c'est plus rare, évidemment…)
-
Ecouter l’orage tomber et le tonnerre gronder, bien au chaud sous ma couette, quand je sais que je n’aurai pas à mettre le bout d’un orteil dehors avant le lendemain matin.
-
Effeuiller une marguerite : il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément… Tricher pour tomber sur "à la folie". Sourire niaisement.
-
Sortir de la boulangerie avec une baguette encore toute chaude. Me remplir les narines de cette bonne odeur de pain frais. Entamer le pain par petits bouts. M’apercevoir en bas de chez moi que j’ai descendu la moitié de la baguette, faire demi-tour, et retourner en acheter une nouvelle.
-
Trouver un colis surprise dans ma boîte aux lettres. Vérifier que je n’entends pas tic-tac à travers l’enveloppe avant de le remonter chez moi.
-
Lire les commentaires que vous laissez sur tous ces billets passionnants que je vous bricole (mode *slurp slurp aux lecteurs*) (nan, sans déc’, ça, j’adore, c’est vrai !).

Allez, à vous ! Jouez pas les égoïstes, racontez-nous un peu vos petits plaisirs, même les plus stupides. Promis, personne ne se moquera. Ou alors, juste un tout petit peu... ;)

(Article posté le 21 janvier 2007).

Posté par Katia_ à 08:53 - List-maniac' - Commentaires [13]
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C'est à moi que tu parles ?

13 août 2008

oreilles_2Y’en a qui ont l’art de mettre les pieds dans le plat, et de toujours trouver les mots qu’on n’a justement pas envie d’entendre, là, maintenant, tout de suite.
Short-list de toutes ces petites questions si gonflantes…

A quoi tu penses ?
Tu fais quoi, dans la vie ?
Alors ? Quoi de neuf ?
Qu’est ce que t’as ?
C’était qui (au téléphone) ?
T’as pas un peu grossi, toi ?
Tu l’as achetée où, ta jupe ?
Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux ?
Pourquoi tu rougis, là ?
Tu veux mon avis ?
Et toi, alors, toujours célibataire ?
Ca vous dérange de vous décaler d’une place ?
T’as pas bien dormi, toi, j’me trompe ?
Tu peux m’avancer vingt euros ?
Et ça vous fait quel âge, maintenant ?
Tu peux me rendre un service ?
On fait moit’-moit’ ?
J’peux goûter ?
Tu sais ce que je ferais si j’étais à ta place ?
Non mais, en vrai, t’es blonde ?
Et le bébé, c’est pour quand ?
On se connaît ?
Tu sais que t’as un truc entre les dents ?
Allo ? T’es où là ?
Je peux te déranger deux petites secondes ?
Quoi ? Tu connais pââââs?
Ah t’es là, toi aussi ?
T’as pas une clope ?
T’en as parlé à ton psy ?
Tu mets combien de ‘l’ à « parallélépipède » ?
Tu m’aimes ?
C’est toi sur la photo ?
Tu mesures combien, sans talons ?
Je peux voir votre titre de transport, s’il vous plait ?
Mais ça te sert à quoi, un blog ? Tu préfères pas rencontrer des vrais gens ?

Et vous, c'est quoi les petites phrases qui vous font bondir au plafond ?

(Article posté le 11 octobre 2006)

Posté par Katia_ à 08:48 - List-maniac' - Commentaires [15]
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Working girl

06 août 2008

working_girl_4Ah non, désolée patron, je ne vais pas pouvoir boucler le dossier Bidon&Co ce soir, j’ai beaucoup trop de choses à faire en urgence. Comme par exemple :

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Colorier mes ongles au Stabilo rose fluo (…finalement, le vernis, ça ne me va pas mal du tout)
-
Examiner les fourches de mes cheveux (je sais, faut pas tirer dessus, mais ça m’éclate)
-
Me trouver une nouvelle signature (avec par exemple « katia » + « nom du nouvel amoureux », juste pour voir ce que ça donnerait…)
-
Suivre l’évolution de mes ventes sur Ebay (et répondre à une douzième question con, du genre « quelle est la mesure du pull en cm, depuis l’aisselle gauche jusqu’au bas du pull à droite ? »)
-
Trier mes trombones par couleur (on travaille toujours mieux avec un bureau en ordre, c’est bien connu)
-
Cliquer pour la 1487ème fois sur "envoyer/recevoir" (merde… non, pas de mail perso auquel répondre d’urgence en prenant mon air le plus affairé, que je masterise pourtant super bien)
-
Vérifier la météo du lendemain (et confirmer mon rendez-vous chez le coiffeur)
-
Mettre de côté quelques enveloppes et post-its (je n’en ai plus chez moi)
-
Prendre un thé avec Claire, du service "promotion des ventes" (on m’a demandé de "cultiver le relationnel", je cultive)
-
Etudier comment aller de Porte de Champerret à Saint-Germain des Prés en faisant le moins de changement possible (ils auraient pu faire une ligne directe, quand même)
-
Compter les jours de RTT qu’il me reste à prendre (et faire le point par rapport aux ponts du mois de mai)
-
Tenter de me souvenir comment on fait un avion en papier (mais un qui vole vraiment, hein ?)
-
Photocopier mes fiches de paies pour mon dossier immobilier (et tant qu’on y est, tous mes papiers et documents officiels, ça peut toujours servir)
-
Regarder pousser la plante verte posée sur mon bureau (et arrêter de l’arroser avec mes restes de café du matin)
-
Faire un tour sur mes sites et blogs favoris (faut pas perdre la main)
-
Retoucher mon maquillage et ma coiffure (au cas où Jérémy, le petit stagiaire du marketing, passerait dans le coin)
-
Mettre à jour mon CV (un feeling, comme ça… ça pourrait devenir d’actualité)

Et puis quand j’aurai fini, il sera déjà au moins…. pfffiouuuuu… 18h30 ! L’heure de partir à mon cours de Pilates.
Demain, alors ? Ah non, demain c’est vendredi, j’ai pris ma demi-journée.
Bah demandez à Sonia, je crois qu’elle n’est pas débordée, je l’ai vue en train de se limer les ongles tout à l’heure…

(Article posté le 26 mars 2007).