Gin Fizz

Bulles de vie...

Mission Commando # 2 : Faire semblant de bosser sans se faire repérer par BigBoss

30 juillet 2008

glander_1Agent GinFizz, votre nouvelle mission, si vous l’acceptez, est de vous infiltrer dans les locaux de la société NotSoFunky Inc. et d’y passer une journée en compagnie de collègues et de BigBoss, à prétendre travailler en faisant allègrement tout autre chose. Le temps réel de travail ne doit pas dépasser 2 % de votre potentiel. Ceci est une mission de haute confiance. Discrétion absolue nécessaire sur le terrain. Si vous veniez à vous faire prendre, l’Agence nierait avoir eu connaissance de vos actes. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes.

Compte-rendu de mission :

La cible : Locaux de la société NotSoFunky Inc. : moquette grise, murs blancs sales, meubles en kit Ikéa, trois plantes qui se battent pour savoir laquelle a la plus sale gueule. Imaginez le bureau de poste de Bondy un lundi matin pluvieux de novembre 1987, rajoutez-y quelques gars en costard, et vous avez le tableau.

Les forces en présence : A l’étage en question, entre les pauses pipiroom, machine à café, clope sur le trottoir et appel perso depuis le portable, évaluation des "troupes potentiellement à risque" à 15 individus, avec delta de plus ou moins 3.
Et BigBoss, évidemment. Qui ne fume pas, ne pisse jamais, a une Nespresso dans son bureau et téléphone de sa ligne privée payée par la boîte…

L’objectif : Se la couler douce une journée entière aux frais de la princesse (la princesse étant pour l’occasion déguisée en infâme mecton grassouillet et postillonnant cravaté de rouge).

L’ennemi : Le/la stagiaire fouine qui veut se faire bien voir et furète dans tous les coins pour tout connaître de la vie de l’entreprise (c'est-à-dire : officiellement : qui s’occupe de quel dossier / officieusement : qui couche avec qui).

Le matos : Post-its, stylo quatre-couleurs (ça fait toujours sérieux de changer de couleur pour souligner « rappeler M. d’urgence », même si M. signifie maman), dictionnaire français-anglais (pour fignoler ma demande en mariage en V.O. à Hugh Grant) et clé USB (pour rapatrier chez moi tous les mp3 que je vais télécharger du bureau)…

Stratégie offensive :
- Griffonner plein de post-its à disséminer partout autour de son écran d’ordinateur : liste d’abréviations ou chiffres pouvant faire penser à des téléphones ou des références de dossiers (BigBoss n’est pas obligé de savoir que ce sont les chiffres à jouer au loto ce soir). Voire, piquer des post-its déjà rédigés aux voisins autour de moi, histoire de varier les écritures pour crédibiliser la chose. Ok, ils n’auront plus cet aide-mémoire sous les yeux, mais ils n’avaient qu’à faire leur boulot avant, aussi…

Stratégie défensive :
- Programmer mon portable pour appeler directement la ligne de mon bureau et apprendre à m’en servir discrètement : pratique pour envoyer bouler Michel qui demande des justificatifs de dépenses sur les dernières notes de frais. « Ah, excuse-moi, j’attends un appel très important de l’étranger pour le dossier RelouSaRace ». Décrocher en prenant un air grave et affecté, hocher la tête toutes les deux secondes en triturant nerveusement un Bic. Et hop, Michel retourne dans son bureau, et je peux reprendre peinard la lecture des blogs et la commande des billets de train.
- Avoir toujours sous la main (sur ordi ou sur papier) un tableau rempli de chiffres très compliqué à lire : plonger illico dessus en cas d’entrée intempestive de BigBoss dans le bureau et prendre l’air archi concentrée (limite ne pas répondre s’il vous adresse la parole, genre ‘je suis méga over concentrée dans mes chiffres là, je t’entends même pas, coco’). Attention, une fois, deux fois, ça passe. Au bout de trois coups, changer de tableau, sinon BigBoss risque surtout de se demander si je n’ai pas un Q.I. de flamby mal démoulé.

Pièges à éviter :
- Le post-it « liste des courses », légèrement facile à griller par BigBoss (non, personne n’avalera que Pampers et Ketchup sont les codes clients des dossiers nouvellement rentrés. Faut pas pousser mémé etc etc…)
- Le collègue rebaptisé « super glue 3000 », qui va effectivement m’empêcher de bosser, mais aussi de me la couler douce, avec sa tchatche « ma vie, mon œuvre, mes ambitions et mon dimanche chez Lapeyre et Leroy Merlin » en flux rss.

Situation critique : Le moment fatidique où Super Glue 3000, en plus de me raconter que le petit dernier fait ses dents en ce moment et que Gisèle n’en peut plus de ne pas dormir bla bla bla, commence à trifouiller machinalement mes affaires sur le bureau, se permet des commentaires sur ma façon de classer les factures, et insinue que mon rangement n’est pas forcément le plus efficace, "parce que lui, à ma place, il aurait…"

Pour s’en sortir, la réplique qui tue : « Tu n’aimes peut-être pas ma façon de trier les dossiers, mais moi, j’aime pas ta gueule. Comme ça, on n’a qu’à dire qu’on est quitte ! »

Bilan : Lu mes blogs préférés, répondu aux commentaires sur le mien, checké promo billets d’avion vacances d’été, fait shopping par correspondance, cherché nouvel appart, pondu au moins douze mails persos et transféré trois blagues débiles, fait liste des courses, pris rdv véto chat, épilation jambes et ophtalmo, sympathisé avec Marc du premier étage, renoué contact avec Muriel à la compta, arrosé la plante, nettoyé mon écran d’ordi, éclusé tout mon stock de brouillon en avion papier, retrouvé sur marmiton.org la recette du tiramisu aux fruits rouges et classé mes MP3 par ordre de préférence.
Ma note : 18 / 20, avec les félicitations de l’Agence. Peut difficilement faire mieux… sans me faire virer.

Fin de transmission.

(Article posté le 29 mai 2007).


C'est la chenille qui redémarre

23 juillet 2008

chenille(Mon dieu, j’ai honte de ce titre, sérieusement. Il est temps que les vacances arrivent…)

Dans mon immeuble, il n’y a pas de gardien(ne), et chacun se démerde à tour de rôle pour sortir les poubelles de la collectivité. Il en résulte un joyeux bordel sur le trottoir devant notre porte d’entrée, et notre seule certitude est qu’on ne sait pas trop si on récupèrera bien nos containers ou ceux des voisins après le passage des éboueurs.

Dans l’immeuble d’en face, en revanche, ils ont une gardienne.
Super bien organisée.
Et méthodique.
Voire maniaque.
Voire qui fait peur, même, je dirais.
Parce qu’avec elle, la corvée des poubelles, ça déconne pas, quoi.

Pour preuve :

P1030873

Aviez-vous déjà vu un escadron de poubelles marchant au pas comme à l’armée ?
Maintenant, oui.

---

J’en profite pour vous glisser qu’à partir de la semaine prochaine, je serai en vacances pour une durée indéterminée (hin hin), et qu’ici, au lieu de faire silence radio, on va faire comme à la télé : ça va être rediff’ pendant tout l’été.
« Ouaisssssss, super, chan-mé, mort de lol ».
Je sais.
Je suis trop bonne.
Faudrait voir à pas vous habituer, quand même.

Et dans mon coeur il y a ...

21 juillet 2008

Entr_eOh oh ! Avec un titre pareil, je vous vois venir, tous, là, à penser que vous allez en apprendre de belles sur mes histoires de cœur. Sauf que non. Aujourd’hui, au menu, c’est bon plan resto. Ca changera un peu des histoires de fringues, de pipi dans un flacon et de rencontres improbables dans le métro, hein ? Et puis en fait, j’ai pas d’idée de post, là-maintenant-tout-de-suite, alors vous ferez avec, ok ? Ouaiiiiiis, ok.

Près du canal Saint-Martin niche donc un joli petit resto « piège à filles » nommé Et dans mon cœur il y a… En voilà un nom bien mignon, non ? Ca méritait d’aller creuser un peu. Rendez-vous est donc pris pour un test in situ. Voyez comme je suis dévouée pour mes lecteurs, quand même.

Verdict : very good indeed ! Le cadre est cosy à souhait, un mélange de boiseries, de lustres à pampilles, de banquettes, de miroirs et de bibliothèques décoratives. Au milieu de la pièce, un petit escalier noir en colimaçon s’élève vers le premier étage, où trônent des toilettes ambiance zen.
Menu_ouvertL’accueil est souriant et chaleureux, la carte, courte mais fréquemment renouvelée, met les papilles en éveil rien qu’à la lecture, et le menu est joliment présenté sous forme de vieux livre à parcourir comme on ouvrirait un grimoire de recettes anciennes.
(Pfff, et dire que je ne suis même pas payée pour écrire du bien… ça me perdra !) (joke inside).



BibalTable_1

J’ai aimé :
-
Le cadre intime et chic sans ostentation, lieu parfait pour un dîner en amoureux, ou un rendez-vous confidences entre copines.
-
Les portions plutôt copieuses : gourmande comme je suis, je n’ai pas pu finir ma superbe assiette de pain perdu brioché aux fruits rouges, c’est dire !
-
Le service un peu lent mais ultra souriant d’une brochette de beaux gosses, ce qui ne gâche rien. (Petit conseil de fille aux hommes : n’emmenez pas votre future conquête ici, elle risquerait de repartir avec le barman.)

J’ai moins aimé :
-
La table située juste sous l’escalier pipi-room, qui absorbe toutes les bonnes odeurs après chaque passage aux toilettes (bon appétit bien sûr)
-
Le fait de ne pas avoir de carafe d’eau sur la table et de devoir demander à ce qu’on nous remplisse le verre XXL prévu à cet effet. Méga frustrant.
-
Les prix, qui font de cet endroit une adresse à garder sous le coude pour les bonnes occasions ou les grandes envies, mais certainement pas une cantine de quartier.

(Les photos sont pourraves, mais si j’étais bonne photographe, ça se saurait…)
(Et une chose est certaine : autant je suis super douée pour bâfrer dans les restaurants, autant je suis nulle pour donner mon avis de façon construite. Critiquer, oui. Critique gastronomique, heu… pas trop).

Et dans mon cœur il y a…
56, rue de Lancry – 75010 Paris
01.42.38.07.37
Aux alentours de 45 € par personne sans le vin.

Posté par Katia_ à 12:55 - Melting-Po(s)t - Commentaires [18]

Note en forme de rien du tout

17 juin 2008

Manque de temps, manque d’inspiration, manque de feeling bloguesque cette semaine. Ah bah oui, ça arrive, même aux meilleur(e)s (humour humour…). Mais juste histoire de ne pas laisser ce blog dans le vent trop longtemps, voilà un petit fourre-tout des pensées du jour.

footSoirée foot ce soir. Si. Parfaitement. Je ne m’y intéresse qu’une fois tous les deux ans, et c’est ce soir. En revanche, comme je suis supposée faire des pronostics et affronter une autre équipe de supporters, j’attends vos avis éclairés sur les questions hautement philosophiques suivantes : « les Pays-Bas vont-ils une fois de plus mettre une branlée à leurs adversaires ? » et « Qui de l’équipe française ou italienne va rentrer au pays en chouinant dès ce soir ? » La réponse « les deux mon capitaine ! » n’est pas envisageable à ma deuxième question. Non. Un peu d’optimiste, bordel !
EDIT du 18/06 : Heu, oui, bon, ben, voilà voilà, quoi... On peut changer de sujet ?

DSC01546Dans le ELLE de cette semaine, en page 20, il est question de Buzzomètre. Autrement dit, de ce qui est tendance à faire, dire, voir, manger, ou écouter. En troisième position, oh my god, je retrouve « mon » expression Drunch (contraction de diner et lunch) dont je vous parlais déjà ici. A mon avis, GinFizz est lu assidûment par toute la rédaction du magazine. Bon, les gars, arrêtez de vous planquez pour venir copier mes bonnes idées, hein. On peut partager, vous savez ?

Je suis entre deux bouquins en ce moment. D’une part, le premier tome de Millénium que j’ai un mal de chien à finir. Je m’y accroche coûte que coûte parce que bon, merde, autant de battage autour de ce truc, et j’y reste hermétique comme une huître pas fraîche ? Oui, clairement, j’ai du mal, et je ne crois pas signer pour la suite de la saga.
tribulations_d_une_caissi_reD’autre part, j’ai voulu tenter le Tribulations d’une caissière d’Anna Sam, adapté du so-famous blog www.caissierenofutur.over-blog.com, relatant le quotidien d’une caissière de grande surface. Je dois dire que je suis un peu déçue. Du style d’écriture, d’abord. Du manque de tentative d’analyse des comportements ensuite. Je n’attendais évidemment pas une thèse en socio sur les pourquoi et les comment de tous ces petits travers épinglés dans le bouquin, mais … en fait, si… un peu. Du moins, un peu plus que le simple catalogue de profils-types croisés au Carrefour du coin.

Voila.
C’est tout ?
Ouais. C’est tout.
C’est ce qui s’appelle de la note bâclée ou je ne m’y connais pas…

Posté par Katia_ à 12:00 - Melting-Po(s)t - Commentaires [33]

Ma vie n'est pas une comédie romantique

28 mai 2008

Ma_vie_n_est_pas_une_com_die_romantiqueDans les comédies romantiques, l’héroïne a toujours un tas de copines qui raboulent dans l’heure en cas de gros coup dur, et un énorme pot de glace qui l’attend sagement au congélo, qu’elle attaque direct à la cuillère.
Dans la vraie vie, les coups durs tombent toujours aux alentours de minuit. Du coup, les copines, elles n’ont pas que ça à foutre de leur nuit, de radiner fissa pour jouer les consolantes au lieu de pioncer tranquilles dans les bras de leur mec (parce que, elles, elles ont un mec), et dans le congélo, y’a que des épinards en branche et du poisson vapeur, rapport au régime qu’on tente désespérément de commencer depuis des semaines.

Dans les comédies romantiques, l’héroïne finit toujours par tomber amoureuse du gars qu’elle ne pouvait pas saquer au début. Même qu’elle le trouvait franchement très con, débile, prétentieux, et ok, pas mal du tout physiquement, mais ça lui aurait arraché la gueule de l’avouer (alors que tous les spectateurs avaient pigé depuis le début, mais bref).
Dans la vraie vie, quand on croise un connard, y’a de bonnes chances que le type s’avère être effectivement un connard « pour de vrai ». Avec ses réflexions machistes à deux balles et son air de loser parce qu’il est loser, et pas parce qu’il masque juste un semblant de manque de confiance en lui.

Dans les comédies romantiques, l’héroïne croisera toujours un personnage un peu énigmatique ou farfelu qui se chargera de lui expliquer la life bien comme il faut, des fois qu’elle serait un peu trop neuneu pour tout piger toute seule. Elle aura donc dans son entourage une grand-mère rock’n roll (La Boum), un voisin spirituel (Amélie Poulain), une voyante bidon (Ghost) ou un maître d’hôtel guindé au grand cœur (Pretty Woman), qui l’aideront à trouver le chemin vers le happy-end.
Dans la vraie vie, makache, ma grande. Tu te démerdes all by yourself pour trouver ta voie et répondre à tes questions existencialo-existencielles, du genre « est-ce tu viens pour les vacances ? », « où sont les femmes ? » ou  « c’est quand le bonheur ? ». Dur, quand même.

Dans les comédies romantiques, les saisons s’appliquent à bien marquer leur territoire. On reconnaît qu’on est en été parce que l’héroïne porte une jolie petite robe légère et des chaussures à brides, qu’elle cueille une fleur et la plante en riant dans ses cheveux mal coiffés. On sait que c’est l’automne parce qu’elle traverse mélancoliquement le parc du coin paré de ses plus belles couleurs flamboyantes, et regarde, les larmes aux yeux, les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle. On se dit que banco, c’est l’hiver, parce qu’immanquablement, on aura droit à une partie de patinage sur le lac gelé du village de son enfance, ou à défaut, à la patinoire du Rockfeller Center si l’action a lieu à New-York.
Dans la vraie vie, les saisons, elles en ont rien à battre de vos états d’âmes, croyez-moi. Déjà, trois fois sur quatre, on ne sait jamais comment s’habiller le matin pour être sûr d’avoir ni trop chaud, ni trop froid. On reconnaîtra l’été à notre teint luisant et aux auréoles sous nos bras, et l’hiver aux crevasses sur nos lèvres et à la maxi-doudoune qui nous transforme en Babar trop sexy.

Alors ok, ma vie n’est pas une comédie romantique, mais parfois, ce serait quand même vachement plus reposant, je trouve…

Posté par Katia_ à 10:17 - Melting-Po(s)t - Commentaires [40]

La Croisette s'amuse

25 mai 2008

projecteur_1Mais moi, pas trop, franchement. Parce que qu’est-ce qu’on se fait chier, avec le Festival de Cannes, cette année. Déjà, tout le monde ou presque y tire la tronche, rapport que le soleil a décidé cette fois de jouer à cache-cache. Point de soleil sur la Croisette en 2008. Pour faire sa star derrière les lunettes noires, faudra attendre Roland-Garros et ses gradins vertement sponsorisés Bnp Paribas. C’est sûr, pour les photos people, ça en jette moins que le fameux tapis rouge.

Heureusement que certaines personnes sont là pour nous divertir les mirettes malgré tout. A mon avis, le dieu du mauvais goût peut dormir peinard, il est dignement représenté sur Terre. Mais pour la Palme d’or, j’hésite encore.

amira_casar_en_chanelAmira Casar nous la joue comme Beckham, en affichant un peu plus à chaque apparition publique ses goûts de chiottes en matière de fringues, à la manière de sa copine Victoria. Cette fois-ci, elle hésite entre le look soubrette et le grand échiquier lamé. Oui, comme les Doubitchous, « on ne sait que choisir ». Manque de bol pour nos rétines, elle nous colle les deux ensemble. Allez ma fille, retourne donc jouer aux dames à l’école du style.

gillian_andersonGillian Anderson, que je croyais personnellement disparue en même temps que les dossiers secrets de X-Files, nous fait pourtant son joli come-back délicieusement drapée d’une nappe cirée blanche piquée à la cantine, délicatement ajustée en bustier et vaguement friponnée à la taille pour faire genre. Moi, je me demande bien pourquoi on s’emmerde à faire appel aux grands couturiers pour la montée des marches, quand manifestement ça ne gêne personne qu’on s’habille comme dans « Barbie joue à Casper ».

Quant à Sharon Stone, on l’a vue et revue sous toutes les coutures, sans doute histoire de nous monter à quel point son lifting est un exemple de réussite. C’est vrai, il l’est. Sharon est une très belle femme pour ses ‘tuit ans. La belle affaire.
Sharon, ma grande, faut qu’on cause, toi et moi. Est-ce que tu penses sincèrement que le fait de faire des oreilles de lapin aux gens qui se font prendre en photos avec toi est raisonnable, pour une femme de ton âge* ? Est-ce que tu crois que brailler des « fucking » et des « ass » dans tous les sens à la vente aux enchères que tu animais avec Madonna te fera paraître plus rock ? Est-ce que, vraiment, rire à gorge déployée comme une gamine de huit ans sur les plateaux télé, tous roploplos à l’air, quand on te parle de ces faits, ne dessert pas ton image de femme du monde top classe.
Moi, si. Je trouve. Ok, personne ne m’a demandé mon avis. Mais quand même.

Cette année, comme le furet, le Festival de Cannes est passé par ici et repassera par-là, notamment avec la cérémonie de clôture ce soir. Mais ce sera sans moi. Tapis rouge + impers, je passe.


* Vu dans un reportage télé. Le journaliste ne précise pas combien de verres avaient alors été ingurgités. « Beaucoup » est une réponse qui me semble très envisageable.

Posté par Katia_ à 11:33 - Melting-Po(s)t - Commentaires [22]

The roof, the roof, the roof is on fire

15 mai 2008

feu_3S’il existait le concours de « qui est la plus grosse dinde du quartier », je serais (hors période de Thanksgiving, évidemment) en super bonne position pour grimper sur la première marche du podium. Et haut la main, qui plus est.

Commençons déjà par vous planter le décor. L’appart dans lequel je viens d’emménager a récemment eu la bonne idée de me coller en même temps une fuite d’eau ET un problème de chaudière. J’adore. En dehors du fait que vous pouvez donc ajouter « Miss Pas-d’bol 2008 » à ma liste de titres de gloire, j’ai du appeler et faire intervenir tout un tas d’artisans muy sympatico mais pas muy rapido. Alors si en plus les jours fériés et les ponts s’en mêlent, je ne vous raconte pas le boxon qui a régné dans ma cuisine ces quelques derniers jours.

Là, vous vous demandez – pertinemment d’ailleurs – le rapport avec la dinde du début, si ce n’est qu’apparemment, l’histoire se déroule dans une cuisine. Patience, mes poulets, j’y arrive.

Mes amis les artisans n’ayant vraisemblablement pas que ça à foutre de me finir leurs travaux passées dix-sept heures sonnantes (l’heure, c’est l’heure, surtout pour les braves), je me retrouve la veille du 8 mai avec un trou béant dans le plafond de ma cuisine, le conduit de ma chaudière remis à la va-vite « en attendant la soudure » et la tuyauterie pétée apparente sur toute la longueur du mur.

Bon, admettons. En soi, rien de très grave, on a vu pire ailleurs. Genre au Darfour, à Beyrouth, au Tibet et compagnie, ils sont peut-être plus en mesure de chouiner que moi. (Oui, mais quand même, moi j’ai pas de Home Cinéma, dirait Bénabar. Mais là, on s’éloigne carrément du sujet, j’en ai déjà perdu trois quatre en route, reconcentrons-nous s’il vous plait, let’s focus).

Le soir venu, laissant là ma cuisine et ses tuyaux en plan, je sors me faire un petit resto entre amis. A mon retour, sur le coup de minuit et des poussières, en filant ses croquettes au chat qui miaule à fendre l’âme, je remarque qu’une étrange lumière rougeâtre inquiétante provient du fameux trou béant dans le plafond. Exactement là où les ouvriers ont laissé leur truc en rade. Exactement là où le conduit de la chaudière a été bricolé à la va-vite.

Légèrement inquiète, je grimpe sur l’évier pour aller voir ça de plus près. Seulement je suis trop petite pour pouvoir apercevoir quoi que ce soit, si ce n’est que oui, il y a bien une couleur étrange dans ce sous-plafond, et il y fait très chaud. En même temps, je suis juste à côté de la chaudière, donc évidemment bien sûr…

Il faut quand même que vous sachiez une chose : moi, les chaudières à gaz, ça me terrorise à fond la caisse. Je n’ai jamais vécu que dans des apparts qui fonctionnaient à l’électricité, et le fait de devoir gérer cette machine infernale depuis mon emménagement me fait un peu flipper.

Donc là, l’ambiance n’est pas trop à la fête du slibard, comme vous pouvez l’imaginez. Je jette un œil à ma montre : minuit passé, un peu trop tard pour sonner chez les voisins et leur demander de venir jeter un coup d’œil « pour être sûr ». Pas envie de me la jouer « j’ai 8 ans, allo papa, au secours, s’te plait, viens voir, viiiiite » (quoique…) (non). Je réfléchis en tournicotant dans l’appart, le plus loin possible de la cuisine, dès fois qu’elle explose.
Y’a bien une caserne de pompiers au bout de la rue… Après tout… Mieux vaut être sûre… De toute façon, je ne pourrai pas dormir…

« Allo ? Bonsoir Monsieur le Pompier, alors voilà… ». J’explique le topo, en insistant bien sur l’idée que j’ai surtout besoin d’une vérification de la part d’un mec qui s’y connaît. Et qu’il n’y a pas non plus méga urgence, histoire qu’il ne m’envoie pas la caserne complète dans le beau camion rouge toutes sirènes dehors pour me foutre bien la teu-hon.

Bon. J’avais bien fait de préciser, quand même. Dix minutes plus tard, je vois débarquer un… deux… trois… quatre mecs en uniforme intégral, depuis le casque rutilant jusqu’aux gros godillots bruyants. Le bal du 14 juillet aurait pu avoir lieu direct, on était au complet.
« Heu, oui… c’était juste pour une vérification mineure », que j’ose d’une petite voix. « C’est la procédure, madame », qu’on me répond. (Et au passage, arrêtez avec ce « madame », bordel. J’ai à peine trente piges !).

Je montre les lieux du crime au chef des pompiers, qui s’approche, renifle, tâte, ausculte, hoche la tête, triture l’interrupteur et sa lampe de poche. Au terme d’une loooongue étude d’au moins deux minutes, il me sort d’un air navré : « Madame (aparté : merdeuhhh), la chaleur qui se dégage de là, c’est normal, c’est la chaudière, et la lumière rouge qui vous inquiète, c’est du aux reflets des spots de votre plafond sur le conduit de la chaudière qui est exceptionnellement mis à nu à cause des travaux de plomberie. Vous voyez, quand j’éteins la lumière, le reflet rouge disparaît. Y’a pas de fuite de gaz ou de départ d’incendie dans votre appartement ».

… Gros gros moment de solitude. Vous pouvez me croire. J’insiste.

Je me cache les yeux sous mes ongles fraîchement peinturlurés en Gemey-Maybeline Deep Red n° 06 tellement j’ai honte de ce qui vient d’arriver. L’un des pompiers me jette un regard de pitié, je peux presque lire sur son visage « ma pauvre fille, retourne donc te mettre du vernis et compter tes robes Maje, et laisse-nous faire notre vrai boulot ».

Je bredouille quelques excuses, raccompagne l’armée du feu à la porte, et part me cacher sous ma couette. Si y’avait bien un seul truc de cramoisi dans cette piaule, à défaut de plafond, c’était mes joues, rouges de honte.

Ouais, allez-y, vous pouvez rire. Même pas mal.

Posté par Katia_ à 10:25 - Melting-Po(s)t - Commentaires [54]

Say it ain't so Joe

04 mai 2008

indien_3C’est fou la façon dont les souvenirs d’enfance peuvent marquer certaines personnes, et glisser comme les gouttes d’eau le long d’un k-way sur d’autres.

L’autre jour, je racontais à mon frère à quel point un mec de mon cours de salsa me fichait la trouille, parce qu’il était, en beaucoup plus petit heureusement, le sosie exact de Joe l’Indien, dans le dessin animé « Tom Sawyer ». Joe l’Indien le bad guy, celui que tout le monde craint au village, le type mystérieux par excellence, avec ses cheveux mi-longs et son regard noir impénétrable. Le mec qui, soyons clairs, a peuplé la plupart de mes cauchemars d’enfance, se partageant le podium avec Docteur Gang (le mec dont on voit juste les mains gantées dans « Inspecteur Gadget ») et Casimir (oui, bon, ca va, j’aimais pas Casimir, sa tronche de cake et sa voix de débile, on ne va pas en faire une dissert’ non plus, ok ?).

Hé ben croyez-le ou non, mon frère n’a absolument aucun souvenir de ce pauvre mec qui terrorisait tout le monde quand on était gosse.
Gnéééé ? Alors là, non, je ne suis pas d’accord du tout. Non mais qu’est-ce que c’est que cette injustice flagrante ? D’un coté, certains ont cauchemardé toutes les nuits et se souviennent encore de cette douloureuse période vingt ans après (non, j’en fais pas des caisses…), et de l’autre, certains pioncent peinards et ont même zappé la tronche de cet odieux bonhomme ?

Qu’à cela ne tienne, nous voilà donc partis en quête de la photo de ce Joe, histoire de rafraîchir la mémoire du frangin alzheimerizé.

Aaaaaaaah, vous pensez bêtement comme moi que ce serait facile. Un petit coup de google et hop, l’affaire est dans le sac. Sauf que non. Il nous aura fallu quarante-cinq minutes de recherches sur internet, pour finir par remettre la main sur une image de cet emmerdeur de Joe l’Indien, qui même vingt ans après, continue donc à venir me casser les bonbons à sa façon. Ah non mais on aura tout vu.

Et pourtant, on en a épluchée, de la page tom-sawyeresque. Bon, évidemment, on ne s’est pas non plus retapé tous les épisodes un par un pour faire des captures d’écran (ouais, parce qu’on a quand même d’autres trucs à faire, dans la vie, sinon). Mais on s’est farci le générique en image deux ou trois fois, histoire d’être sûr que le coupable n’apparaît pas dedans. La réponse est non.

En revanche, je vous rappelle juste pour mémoire cette phrase increvable qui me fait encore beaucoup rire aujourd’hui : « Tom Sawyer, c’est l’Amérique, le symbole de la liberté […] Il n’a peur de rien, c’est un américain ». Voilà, voilà. Je crois que ça se passe de commentaire. (D’autant qu’entre nous, laissez-moi me bidonner, parce que le Tom, américain ou pas, il lui suffit de voir Joe l’Indien se pointer au loin pour qu’il se fasse pipi dessus, donc bon, c’est peut-être pas la peine de prendre ses grands airs).

JoeEnfin bref. Au terme d’une longue recherche fastidieuse, Joe l’Indien n’est donc plus un mystère absolu pour le frangin, et j’ai finalement pu aujourd’hui régler mes vieux complexes de môme terrorisée. Mais vous avouerez quand même que ce type n’a quand même pas la tronche d’un enfant de chœur, hein ?

free music

Posté par Katia_ à 20:27 - Melting-Po(s)t - Commentaires [37]

Laissez-moi chanter

29 avril 2008

micro_1Je me voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait. Le problème, c’est que manifestement, ça n’a pas trop l’air d’être l’avis de tout le monde. ‘Tout le monde’ étant en l’occurrence le groupe d’amis chez qui j’ai passé ma soirée de samedi. 

Au départ, pourtant, rien n’annonçait le drame acoustique que nous allions tous vivre. Non, au départ, ça partait bien. Soirée sympa entre potes, à la cool. Quelques verres, musique d’ambiance, on échange les derniers potins, « et la famille ? et les enfants ? et le chien ? et la Golf GTI 16S série 1 ?», super, super, quoi.

Et puis soudain, bam… le dérapage incontrôlé. La boulette. Ze fucking boulette. Dans un moment d’absence, sans doute, quelqu’un a pensé à haute voix, et a dit « hé, mais j’ai les cd de SingStar dans mon sac ».

(J’ouvre ici une parenthèse pour signaler aux incultes – et je ne blâme personne, j’en faisais encore partie samedi à 21h47– que SingStar est un programme de karaoké conçu pour les consoles de jeu genre Pléstéchieune et compagnie.)

Bon. Tu t’en doutes, public. Le gars qui a sorti cette phrase, somme toute assez banale pourtant, s’en mord encore les doigts (et les tympans) à l’heure qu’il est.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Grrrmmpfffffff, ont fait les mecs. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ont fait les filles. On sentait déjà comme une certaine divergence d’opinion au sein de la tribu pourtant si soudée quelques minutes auparavant. Ah bah ouais, mais attends, faut pas nous mettre une carotte sous le nez et nous dire d’attendre encore trois heures avant d’aller manger.
« On veut chanter ! », qu’on a piaillé en chœur, nous les gonzesses. Les mecs se sont donc résignés. Ils allaient passer un sale quart d’heure et puis c’est tout. Moi, ce que j’en dis, c’est que ça vaudra pour toutes les fois où ça a causé scooter et moto pendant des plombes et que j’ai rien pigé à la discussion. Point.

Courageux, S. se lance le premier pour montrer un peu comment fonctionne le bidule. En même temps, perso, je l’ai grillé direct, j’ai bien compris que c’était surtout pour se débarrasser de la corvée une bonne fois pour toute et pouvoir aller boulotter ses dragibus peinard au fond du canapé en se foutant de la gueule des autres ensuite, hein. Mais bon, sur le fond, bravo : il est le premier à affronter le micro… et à ma-ssa-crer Gorillaz du début à la fin. Un véritable drame sonore en ré mineur. Désaccordé, le ré mineur. Même les voisins d’en face ont du fermer leurs fenêtres. Chapeau l’artiste. Mes respects.

Devant le spectacle, les mecs commencent à devenir verts. On les imagine déjà en train de s’inventer les excuses les plus pourries pour éviter de passer à la casserole. Dans le rang des filles, en revanche, c’est l’agitation la plus fébrile. Limite on se dispute pour savoir qui va chanter Britney ou The Cardigans. Pour couper court, on tranche : ce sera prestation collective. Basta. Devant les deux micros, quatre nénettes s’égosillent de plus belle sur Macy Gray, Robbie Williams, Camille ou Olivia Ruiz. Les fausses notes volent, les aigus percent, les fous rires couvrent la musique. Vous savez ce que ça veut dire « mémorable » ? Bon. Hé ben là, mémorable.

Les garçons sont consternés, et finissent par nous abandonner à nos vocalises pour aller se faire un poker entre mecs dans la pièce d’à-côté. On dira ce qu’on voudra, mais le partage des tâches au foyer n’est pas prêt de s’améliorer, avec une attitude pareille.
En revanche, pour critiquer, là, y’a du monde. Toutes les cinq minutes, l’un d’eux vient nous balancer des cacahuètes dans la tronche en gueulant « remboursez ! ». Ah non mais bonjour le soutien moral, quoi.

Après avoir chanté deux fois chaque chanson du cd ou presque, les cordes vocales en feu, on décide de faire une pause, par simple respect pour les voisins. Du coup, j’en profite pour me ruer sur m6.fr et m’inscrire au prochain casting de la nouvelle star.



Ouais, bon, ok, c’est vrai, je ne suis pas encore tout à fait au niveau de Cindy Sander. Mais en revanche, pour la choré, je suis au poil. Pa-pi-llon-de-lu-mièèèèèèère…

Posté par Katia_ à 10:58 - Melting-Po(s)t - Commentaires [31]

Colle en tas

10 avril 2008

colle_1J’ai parfois des idées lumineuses dont je me passerais volontiers. La dernière en date, figurez-vous que c’était de décorer mon nouvel appart avec un sticker.

Hé, attendez, partez pas comme ça en hurlant au mauvais goût. Je vous parle pas des lettres géantes ou des culs de zèbres que la p’tite blonde rigolote nous colle à tire-larigot dans son émission de déco sur M6. Non, moi, j’avais consciencieusement choisi une belle branche de chais-pas-trop-c’que-c’est-comme-arbre, très dépouillée et agrémentée de petits oiseaux pas trop cuculs, pour donner un air zen à ma chambre.
(Bon, ok, et aussi un peu pour faire chier le chat, à lui faire croire que des tas de bestioles volantes ont envahi son royaume et qu’il peut même pas les chasser ou les bouffer).

L’autre jour, donc, je me décide enfin à passer à l’atelier « stickage », persuadée que l’affaire allait être torchée en quinze minutes, et que j’allais très rapidement pouvoir reprendre ma lecture du Elle en zieutant du coin de l’œil ma nouvelle déco d’un air satisfait.

C’est là que je me marre.

Déjà, faut savoir que les travaux manuels et moi, en règle générale, ça fait plutôt douze que un. Et encore, je suis gentille. Collez moi une pelote de laine, une machine à coudre ou des aiguilles à tricoter dans les mains, et vous êtes à peu près sûrs de passer un très bon moment, question poilade.

Ensuite, retenez bien que ces foutus stickers, là, ils ont l’air gentils et innocents comme ça. Hé ben, non. Que de la gueule. Ouais. Sans entraînement à la G.I. Jane, laissez tomber tout de suite les grands travaux de déco, les gars.

Pourtant, ça partait bien. Après avoir tout bien découpé les différents morceaux comme c’était indiqué, j’avais commencé par coller le tronc, ce qui me semblait somme toute assez logique, pour un arbre. C’était droit, étroit, et facile à maroufler (chasser les bulles d’air, mes petits, en langage de pro). Bref, c’était plutôt fastoche.

C’est juste après que ça s’est barré en Chupa Chups complet.

Les branches. Ces pétasses de branches. Je les retiens, celles-là, avec toutes leurs petites découpes et leurs bouts de feuilles tout fin. J’ai du, sans déconner, m’y reprendre à seize ou dix-sept fois pour finir par venir à bout de cette foutue déco. « Branche zen », j’avais dit ?  Ben je l’étais plus tellement, zen, au bout du compte, je peux vous l’assurer. Et je dois avouer que ma plus fervente admiration va désormais à Madame Valérie Damidot-de-la-Marouflette.

Sticker_2Au final, j’arrive quand même à un truc qui ressemble à peu près à l’original, ouf. Tadaaaaaaaam, admirez le chef d’œuvre. (On ne fera s’il vous plait aucun commentaire sur la prise électrique judicieusement bien placée et fort seyante. M’en fous, de toute façon, en temps normal, y’a un petit tabouret plein de fringues placé juste devant le sticker, ce qui fait qu’on ne la voit plus, la prise. Oui, ok, du coup, on voit plus non plus le joli petit piou-piou qui regarde en l’air, bon…).

Le top, c’est qu’à la fin d’une telle épreuve, l’appart ressemble à une classe d’EMT* après trois heures de cours, et qu’il faut donc en plus se taper le ménage. Et supporter les regards méprisants du chat (« pffff, elle f’rait mieux de me filer mes croquettes au lieu de me coller des saloperies sur les murs, celle-là »).

chat

Là où je me trouve très drôle, quand même, c’est que dans un élan d’aveuglement de courage, j’ai déjà commandé un sticker encore plus grand pour décorer le salon. J’envisage donc sérieusement de poser quelques jours de RTT, histoire de pouvoir m’échauffer, et surtout d’avoir le temps de bien me remettre de l’effort. Ou alors, autre option, je me fais faire un arrêt maladie. « Si, si, patron. Accident domestique. Tendinite au bras droit et luxation de l’épaule gauche. Un truc de fou. »…

* Education manuelle et technique

Posté par Katia_ à 12:02 - Melting-Po(s)t - Commentaires [44]