Gin Fizz

Bulles de vie...

Deux ou trois choses que je sais de moi

10 mars 2008

nombrilEnfin non, pas deux ou trois. Six. C’est le nombre de choses qu’on m’a demandé de révéler sur moi, puisque j’ai été ‘taguée’. La première fois, on m’en avait demandées cinq. La seconde, on avait poussé jusqu’à sept. Si on doit se farcir tous les nombres comme ça, on n’est pas sortis du bois, quand même…

Pour rendre le truc légèrement plus rock’n roll, j’ai inventé l’un des six paragraphes ci-dessous, qui est donc totalement bidon, du moins en ce qui me concerne. Alors, à votre avis ? Sur quel point j’ai pipeauté ? (EDIT du 12/03 : Réponse en bas du post... Pfff, vous êtes trop curieux, bande de fouines !)

1. Je suis une migraineuse, une vraie de vraie. Avec suivi neurologique, traitement quotidien, médocs mastocs en cas de crise et tout le bataclan. En gros, y’a pas trop intérêt à me gonfler, sinon je peux très facilement jouer la carte du « non chéri, pas ce soir, j’ai la migraine ». Non mais.

2. Vers l’âge de cinq ou six ans, un matin avant l’école, n’arrivant pas à me décider si je voulais porter des couettes et des nattes, j’ai demandé à ma mère de me faire une de chaque. J’ai donc déboulé à l’école avec une natte à droite et une couette à gauche. Rhhha, la tronche de la maîtresse ! Franchement, à côté de ça, Punky Brewster et ses groles de deux couleurs différentes, c’était une petite joueuse.

3. Quand tous mes petits camarades de marelle voulaient être pompier, vétérinaire, infirmière-comme-maman, aventurier ou jongleur, moi, non, j’avais une autre idée en tête, ultra précise. Quand je serai grande je serai « princesse aux cheveux roses », point. Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien. Mais y’avait un truc avec les cheveux, déjà, faut croire…

4. Il y a des grands « classiques » de ma génération qui m’échappent complètement. Croyez-le ou non, mais "Star Wars", j’ai jamais vu. Et si je connais "Le Père Noël est une ordure" par cœur, je ne maîtrise quasiment rien de la trilogie des Bronzés. Mais ça va, je vous rassure, je le vis très bien. Le dernier volet vu au cinéma m’avait donné envie de chialer de pitié, ça a du me vacciner.

5. Je suis née sans appendice ileo-caecal, ce petit truc situé dans le bidou qui fait un mal de chien quand il s'enflamme et qu'on choppe donc l'appendicite. Comment je m'en suis aperçue ? Un jour où j'avais super mal au ventre, on m'a emmenée aux urgences, persuadé que c'était justement l'appendicite. Le médecin (qui n'avait aucun air de Georges Clooney, je tiens d'ailleurs à dire que c'est scandaleux) m'a donc appris cette malformation de naissance. Deux minutes de silence pour mon appendice, s'il vous plait.

6. Je n’ai aucune photo de personne affichée chez moi. Elles sont toutes rangées dans des albums que je regarde de temps en temps avec plaisir. En fait, j’ai toujours eu l’impression que les photos accrochées au mur ou posées sur la cheminée finissent par faire partie des murs. A force, on ne les voit plus, on ne les regarde plus, elles sont juste là à prendre la poussière comme n’importe quel autre bibelot. Et ça, j’aime pas.

Ceci était le post de feignasse du lundi, sous vos applaudissements…

EDIT du 12/03 : Bon, mes petits choux, le suspens du Grand Jeu Mystère a assez duré il me semble. L'heure est donc venue de vous révéler le point pipeau de mon petit post "moi moi je".
Le 1. est VRAI. Je suis hélas migraineuse, avec tout le merdier que cela entraîne (crises pile au moment où on n'en veut pas, envies subites de trucider tout l'entourage quand ça cogne dans la tête, petites nausées pour couronner le tout. Un bonheur !)
Le 2. est VRAI. Voilà comment les parents encouragent la créativité de leurs gosses. Ma mère devait penser qu'en ne bridant pas mes instincts d'artiste, je finirai en haut de l'affiche. Elle a pas dû être déçue, tiens...
Le 3. est VRAI. Mais en même temps, comment pouvez-vous douter un seul instant qu'une gamine comme moi n'ait pas souhaité être 'princesse aux cheveux roses' ? Sérieusement ?!!
Le 4. est VRAI. Même pas honte d'abord. La princesse machin et ses macarons sur les oreilles, elle m'a toujours gonflée, j'ai jamais pu regarder un volet du film en entier. Et les bronzés, pareil. Sortie des histoires de crêpes au suc', moi, je suis paumée...
Le 5. est FAUX. Ben ouais mes p'tits loups, j'ai encore mon appendice truc-muche là, et merci google pour les appellations médicales officielles qui font un peu esbrouffe.
Le 6. est VRAI, du coup. Zéro photo chez moi, j'aime pas ça. Et je suis bien emmerdée quand on m'offre de jolis cadres-photos, évidemment. Ah, ma vie est si dure, parfois...

Voilà, c'était super, on s'est bien amusé, on a beaucoup rigolé. Non ? Ah si. Merci qui ?

Posté par Katia_ à 11:12 - Melting-Po(s)t - Commentaires [54]

Viens voir les comédiens

25 février 2008

th__tre_1Vous ne me croirez peut-être pas, mais il m’arrive parfois d’occuper mes samedis autrement qu’en faisant du shopping mode et des courses de bouffe chez Auchan. Si. Carrément. J’veux dire, on est rock’n roll ou on ne l’est pas, hein. Et donc figurez-vous que ce week-end, au programme, c’était sortie culturelle au théâtre. Je sais, je sais, je suis complètement folle. Ca me perdra.

Je suis donc allée voir l’excellent "Good Canary", mis en scène par un John Malkovitch très en forme, et fabuleusement bien joué par Cristiana Reali (qui était tombée bien bas dans mon baromètre personnel du talent, depuis ses prestations navrantes dans "Terre Indigo" et autres merdes de sagas estivales sur France 2), et théoriquement Vincent Elbaz, relayé ce soir-là par un type dont j’ai zappé le nom mais qui l’a remplacé au pied levé.

Bon, dans l’idée, je vous conseillerais bien cette pièce, parce que malgré un début plus que laborieux et quelques longueurs, j’ai vraiment beaucoup aimé. Mais manque de bol pour les parisiens, c’était la dernière représentation samedi soir. Il ne vous reste plus qu’à vous trouver une place sur la tournée en province…

Par contre, juste un petit conseil d’amie (et valable pour n’importe quelle pièce d’ailleurs) : allez-y plutôt en été qu’en hiver. Ca vous évitera de vous taper les quintes de toux et les reniflements des voisins / voisines durant deux heures de représentation. Rien de plus usant pour les nerfs que le mec qui se mouche bruyamment comme si la vie de ses sinus en dépendait et ce, pile au moment où l’acteur sur scène déclame une phrase-clé de l’intrigue. Et là, accrochez-vous pour faire ‘rewind’ ou appuyer sur ‘stop’ et demander à votre voisin « il a dit quoi, là ? ».

Oui évidemment, c’est pareil au ciné. Mais d’une, le son y est relativement plus fort sans que trois pauvres gus n’aient besoin de s’user les cordes vocales sur scène pour se faire entendre d’une salle entière, et de deux, pour peu qu’on ait des sous-titres, ça sauve quand même la compréhension vitale de l’ensemble.

Sans compter qu’au ciné, le gars, il a tourné son film une bonne fois pour toute, et est en train de se la couler douce sous les cocotiers avec l’argent de son cachet d’acteur, pendant que les spectateurs viennent en troupeau mâchonner du popcorn (aaaah, mon second drame dans la vie après les gens qui toussent au théâtre) devant ses exploits filmés (voire retouchés).
Alors que mes pauvres gus du théâtre, toujours eux, se font chier à refaire tous les soirs la grande scène 4 de l’acte II en version originale non sous-titrée, en y mettant tout leur cœur et leurs tripes, en y croyant à fond les ballons, alors que ça fait globalement cinquante-sept fois que Ginette meurt sur scène et que tout le monde réussit à avoir l’air super surpris à chaque fois. Crevant, quoi.

Rien que pour ça, par respect, j’estime qu’on pourrait limiter les remakes du ‘malade (non) imaginaire’ dans le public. Ou au moins apprendre à tousser discrètement quand notre bronchite d’intensité 8 sur l’échelle de Richter ne nous a pas dissuadé d’aller partager ses miasmes avec la collectivité.

Vous l’aurez compris, je suis un peu intolérante énervée à ce sujet. Mais ça n’a rien à voir avec le fait que mon voisin de derrière n’a pas cessé d’éternuer juste dans mes oreilles. Non, rien du tout.

Posté par Katia_ à 09:53 - Melting-Po(s)t - Commentaires [32]

Elle voulait qu'on l'appelle Venise

11 février 2008

pr_nom_3"On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille", qu’il a dit, l’autre. C’est pas faux. Mais la plus grosse blague, dans l’histoire, c’est surtout qu’on ne choisit pas son prénom. Cette étiquette qui va nous coller à la peau toute notre vie, nous ranger dans une case qu’on le veuille ou non, qui va révéler aux monde entier un peu de notre milieu social, de nos origines, ou dans certains cas – et je ne vise personne – les goûts de chiottes de nos parents.

Prenez par exemple cette fillette qui, cet été, jouait sur la plage un poil plus loin que son parasol. Donc en plein cagnard. Sa mère relève soudain les yeux de son sudoku force 3 et se met à brailler "Cristaline, Cristaline !". Naïvement, on pourrait penser qu’elle hèle bruyamment un vendeur ambulant de façon très peu courtoise, certes, mais faut dire qu’elle a vachement soif, la p’tite dame, depuis deux heures qu’elle rôtit au soleil. Ben en fait, non. Elle appelle juste sa gamine pour lui remettre de la crème solaire. Cristaline donc. Non mais… "Cristaline", quoi. Je rêve ou bien ? Vous me voyez, moi, appeler mes futurs jumeaux Volvic et Hépar ? Soit cette dame en a sérieusement chié durant sa grossesse et a décidé de faire payer la petite, soit elle voue un culte mystique à Guy Roux. Dans les deux cas, elle est complètement barrée, ça coule de source. (Et la gamine, très mal barrée aussi, faut dire ce qui est).

Je n’ai personnellement jamais aimé mon prénom. Je trouve les sonorités dures et agressives, et puis ça m’évoque toujours les putes de l’est et les travelos du bois de Boulogne. Je sais, c’est con et peu flatteur. Mais j’ai tellement été vannée à cause du « Père Noël est une ordure » et de Katia-d’la-Place-Clichy que ça a du m’en laisser des séquelles.

D’ailleurs, quand j’étais plus jeune, je ne supportais pas que ma mère m’appelle à haute voix dans les magasins quand on se baladait ensemble. Du coup, on avait mis au point un super stratagème en décidant que dans ces moments-là, elle m’appellerait "Julie". Julie, j’aimais bien. C’était simple, classique, mais joli. Seulement voilà, une fois en situation dans les rayons de Pimkie (oui, oh ca va, j’ai eu douze ans aussi, hein), perdue dans mes hésitations entre le pull turquoise et la jupe en daim mauve (ahem…), ma mère avait beau crier « Julie, Julie… ! » depuis l’autre bout du magasin, ça n’éveillait pas en moi l’ombre d’un réflexe. Forcément. Un peu psychopathe, le truc.

J’ai (un peu) grandi depuis ces histoires, et j’ai décidé de me faire une raison. Katia, c’est moi. Point. Ca présente au moins l’aubaine de ne pas courir les rues, et je n’ai pas été chercher très loin pour trouver mon pseudo sur le web. C’est l’avantage.

Soyons juste clair sur un truc, vous et moi : ce billet n’a absolument pas vocation à ce que vous me disiez à quel point mon prénom est formidable. Si c’était le but, je m’y serais prise autrement, je suis plus finaude que ça, quand même. Mais bon, vous n’êtes pas non plus obligés de dire que c’est grave moche comme prénom, sinon je vais me mettre à chialer, et j’ai vraiment pas besoin de ça aujourd’hui. Déjà que c’est lundi…

Posté par Katia_ à 10:02 - Melting-Po(s)t - Commentaires [63]

En ce temps-là j'avais vingt ans

06 février 2008

bougies_1Quand j’étais au collège, pour parfaire notre éducation de parfait sale gosse impeccable, on nous obligeait à assister à des cours de musique. Eux, ils appelaient ça "éveil musical", ce qui entre nous est déjà une bonne rigolade quand on voit à quel point les différences entre une double croche et une ronde ont toujours fait roupiller les élèves au lieu de les « éveiller », mais bref.

Pendant ces cours, en plus de massacrer littéralement L’Eau Vive à la flûte à bec (ce pauvre Guy Béart doit s’en retourner dans sa tombe) (ah, on me fait signe que Guy Béart n’est pas mort. La boulette.), l’autre grand classique était de nous faire chanter en chorale cette somptueuse chanson si émouvante de Pierre Bachelet qui s’obstine à nous faire croire, le fourbe, qu’il va se passer des tas de trucs qui déchirent "quand on aura vingt ans en l’an 2001".

Bon. Moi je dis mytho-pipo.

Déjà, le coup des vingt ans en l’an 2001, ça m’a toujours perturbée, parce que c’est clairement bidon pour une grande majorité de la population. Dont moi. Et moi, en classe de cinquième, j’avais beau compter et recompter sur mes doigts, en étant née en 1978, y’avait pas à tortiller, ça voulait pas tomber juste, bordel. Alors que pour cette petite pétasse de Valentine qui avait deux ans d’avance et qui était née en fin d’année (oui, bon, je ne vous fais pas le détail technique, ça va saouler tout le monde), ça correspondait pile poil : vingt ans en 2001. Re-bordel. C’est quoi ce souk ?

Tout ça pour en venir, de façon totalement décousue, au sujet du jour : aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Et le pire, c’est que j’ai trente ans. Trente. Rien que ça.

Et le pire du pire, c’est que je n’ai quasi rien fait de la liste de tout ce que je voulais ou devais avoir fait avant d’y arriver, à ce fameux anniversaire.

Putain, trente ans. Je suis foutue les gars.

Posté par Katia_ à 09:37 - Melting-Po(s)t - Commentaires [60]

Va y avoir du sport ! (2)

15 novembre 2007

sport_5Qu’est-ce que je disais, déjà ? Ah oui…

Après mon expérience foireuse en danse, j’ai voulu tenter le Self Defense. C’était au moment où Guy Georges avait déclenché la psychose du "tueur de l’est parisien", ce qui avait développé en moi une légère petite crise de parano. Aaaaaah, enfin un sport où on pouvait se castagner la tronche sans se faire siffler par l’arbitre. Et vas-y que je te colle mon poing entre les deux yeux, et v’la pas que je te file un coup de boule dans les roubignoles. Pfiiiouuu, je ressortais de là en sueur, pleine de bleus et de courbatures, mais vidée de tout stress et agressivité. Excellent défouloir. Oui mais. Défouloir qui avait la mauvaise idée d’avoir lieu le dimanche matin. Et ça, vous comprenez bien que c’était pas possible.

Ensuite est arrivée la gym suédoise. C’était nouveau, c’était branché, tout le monde en parlait, j’ai voulu essayer. J’ai trouvé ça plutôt sympa au début. Une nouvelle forme d’aérobic alternatif où on transpire tous en cercle, au lieu d’observer sa dégaine en shorty lycra rose fluo dans un miroir mural. Ca sautille, ça virevolte, c’est bon enfant et bonne humeur. M’enfin restons honnête : faire des séries d’abdos-fessiers, même sur "Dancing Queen" d’ABBA, ça reste quand même des abdos-fessiers. Chuis pas con, non plus.

Je me suis donc réorientée vers quelque chose de plus classique : la natation. Vingt longueurs d’office, et j’augmente de quatre toutes les semaines. Ca, c’est la théorie. En pratique, c’est autre chose. En pratique, quand tu décides d’aller à la piscine, faut compter deux bonnes heures de libres dans ton planning. Le temps de : choisir une cabine, se déshabiller, ranger ses vêtements à peu près correctement sur le bidule en plastique prévu à cet effet, ajuster son maillot, vérifier son épilation des gambettes, enfiler son bonnet de bain, hurler en comptant les cheveux qu’on vient de s’arracher, recommencer deux trois douze fois, trouver un casier libre pour enfourner tout son matos, retourner à la caisse en maillot faire la monnaie pour le casier, filer sous la douche, "glaglater" parce que c’est froid, foncer dans l’eau, retourner au casier chercher les lunettes de piscine qu’on a oubliées, faire quatre longueurs, souffler comme un phoque parce qu’on a perdu l’habitude, mater un peu les gens autour de soi, refaire quatre longueurs, se dire que bon c’est bien déjà huit longueurs, non ?, glandouiller un peu dans le petit bassin histoire de faire genre, refaire quatre longueurs pour se donner bonne conscience, refiler sous la douche, sécher, retrouver son casier, se rhabiller, se sécher les cheveux, se dire qu’on ne ressemble à rien mais qu’au moins, on a fait du sport aujourd’hui. Et ça, c’est sans mentionner le temps qu’il faudra pour faire disparaître complètement l’odeur de chlore et les traces des lunettes autour des yeux, qui donnent l’air d’un panda mal embouché.
Donc la piscine, si vous voulez savoir, j’ai assez vite lâché l’affaire.

Ma dernière lubie en date, depuis la rentrée, c’est la salsa. C’est bien, la salsa. C’est pas trop fatiguant, et ça permet de crâner un peu dans les soirées branchouilles, sous peine de trouver un partenaire qui connaissent à peu près les mêmes pas de base. Après quelques essais non concluants auprès de profs qui se croyaient à la Star Ac’, j’ai fini par trouver un cours sympa, et un prof tout mignon qui sourit de toutes ses dents même quand je me plante copieusement dans les pas. Seul problème, je ne capte pas un seul mot de ce qu’il raconte, vu qu’il parle espagnol la plupart du temps, et que j’ai eu la bonne idée de faire allemand en second langue au lycée. Mais bon, la salsa, c’est avant tout une histoire de « body language », comme on dit, non ?

Ca durera le temps que ça durera, et dans quelques mois, telle que je me connais, j’irai à nouveau voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Mais en tout cas, on pourra pas dire que je n’ai pas essayé, hein.

Posté par Katia_ à 11:20 - Melting-Po(s)t - Commentaires [26]

Va y avoir du sport !

13 novembre 2007

sport_1Autant je peux être têtue, obstinée et persévérante dans certains domaines, autant j’ai tendance à changer d’avis comme de chaussettes dans d’autres. Le sport, par exemple, fait partie des domaines à chaussettes. Petite rétrospective de mes très (trop ?) nombreuses tentatives.

Le sport, j’ai commencé tôt. De force, ok, mais tôt. A l’école primaire, pour être précise. A cette époque, allez savoir pourquoi, on nous avait collé une initiation à l’escrime. Y’en a qui font du basket, du hand, du saut en hauteur...  mais moi non. Moi, je me suis coltinée l’apprentissage du fleuret et de l’épée. Tout ça joliment revêtue d’une hideuse combinaison blanche, et coiffée d’un non moins hideux casque à grillage. Et franchement, le look apiculteur à même pas dix ans, c’est rude, croyez-moi. M’enfin bon, on avait des looks de nazes, mais on rigolait bien. Le top, c’était quand on se prenait pour des pirates avec nos fleurets et qu’on se mettait à brailler « en garde moussaillon » et d’autres conneries du genre, au lieu de s’en tenir aux traditionnels « en garde, prêt, allez » qui, vous le reconnaîtrez comme moi, sont d’un chiant à mourir.

Quelques temps après, je me suis prise de passion pour la gymnastique acrobatique et tous ses dérivés. La poutre, les trampolines, les "double salto arrière carpé", l’odeur de magnésie… Et aussi les bleus, les ampoules, les vautrades du haut des barres asymétriques, les chevilles foulées, les épaules déboîtées… J’ai aimé tout ça. Et puis j’ai tout arrêté. En partie parce que j’étais trop grande pour être gymnaste et que mon centre de gravité n’était du coup pas bien situé (ou bien la prof voulait se débarrasser de moi ?), et en partie parce que… bah merde quoi, comment tu veux séduire les mecs à quatorze ans quand t’as toujours la tronche écorchée et le poignet dans le plâtre. Faut savoir classer ses priorités à un moment.

En même temps, c’est quand même la gym qui a sauvé mon honneur au bac, puisque mon 18 aux barres asymétriques a légèrement rattrapé la pauvre note pourrie que j’ai récoltée en volley-ball : 05. Ahem. A croire qu’il ne suffisait pas de regarder "Jeanne & Serge" pour se débrouiller correctement avec une balle. C’est un comble, quand même. Aujourd’hui encore, j’ai les boules de revivre cette humiliation à chaque fois qu’un pote propose innocemment une partie de beach-volley.

Je vous passe rapidement les années suivantes, synonymes d’errances sportives intenses : un petit cours de danse orientale à droite, un sombre essai de step à gauche, une vague tentative d’aïkido, une touche de barre au sol, et une pincée de tir à l’arc pour relever le tout. Mais non. Aucune nouveauté ne me plaisait vraiment. Rien. Keud. Whaloo. A croire que, vraiment, le sport ne voulait pas de moi…

Bien plus tard, entraînée par des copines motivées, j’ai fini par m’inscrire à un cours de "Street Funk Jazz". Rien que le nom, je trouvais que c’était trop la classe, jusqu’à ce que la prof arrive, casquette sur la tête et air revêche en bonus, et nous demande de faire des entrechats en échauffement. Déjà, je voyais pas bien le rapport avec le "street", le "funk" ou le "jazz" du nom du cours, mais surtout, ça m’a braquée direct.
Oui, parce qu’il faut quand même que je vous avoue que moi, les entrechats, c’est fini depuis mes sept ans. Ca n’a duré que le temps d’un cours d’essai de danse classique. A la fin de celui-ci, pendant que j’essayais de me dépêtrer de mon justaucorps trop moulant dans les vestiaires, la prof a dit à ma mère d’un air pincé dans son bel accent russe « je ne crrrrois pas que Katia soit vrrrrraiment douée pourrrr la danse, mâdâme ». Ah ben bravo. Super. Un rêve de gosse brisé comme ça, en un claquement de doigt. Hop.
Donc, les entrechats, non, pas mon truc. Et puis surtout, la prof de street funk machin truc, là, elle voulait bien faire des cours de débutant, mais fallait qu’on soit déjà super doués à la base, sinon, elle trouvait ça chiant.
J’ai donc passé un trimestre entier à me planquer au dernier rang avec les autres malheureuses dindes qui, comme moi, n’avaient pas un bac + 8 en "demi-plié-tendu", et à me faire copieusement hurler dessus (véridique) quand je ne savais pas refaire les mouvements demandés du premier coup.
Partant du principe que je m’étais inscrite à ce genre de cours par plaisir et pas pour me faire engueuler comme une sombre merde toutes les semaines par une prof frustrée, j’ai fini par prendre mes cliques et mes claques, avant d’avoir vraiment trop envie de lui en coller une à elle, de claque.

To be continued…

(Ah ben si, parce que sinon, on est encore là demain)

Posté par Katia_ à 10:04 - Melting-Po(s)t - Commentaires [25]

Par ici la (p'tite) monnaie

05 novembre 2007

tirelire_3Quand j’étais petite, il y a un bail hier donc, mon passe-temps favori, en dehors d’enquiquiner mes frangins et de mater Princesse Sarah à la téloche, c’était de compter et de recompter tous les sous-sous accumulés dans ma tirelire. Je faisais des petites piles avec les pièces de vingt centimes d’un côté, les cinquante centimes de l’autre, etc. Ca faisait des grandes tours dorées de toutes les tailles, c’était super. Un vrai Manhattan pour mes Playmobils (que je n’avais pas, parce que j’ai toujours préféré les Lego, mais passons). Parfois, l’une des tours se cassait la gueule, et je faisais semblant de râler parce qu’il fallait que je recompte tout de zéro pour être bien sûre de ne pas me tromper de cinq centimes. Mais en vrai de vrai, j’adorais ça, compter mes pièces. Ah ça oui, en ce temps-là, je savais m’amuser, y’a qu’à voir.
Et n’allez pas en déduire que j’étais radine comme un Picsou en boucles d’oreille, hein. Parce qu’une fois que mes tours de pièces atteignaient les sommes folles de… pfiouuu… au moins trois francs, je fonçais à la papeterie du coin m’acheter des gommes Hello Kitty et des stylos qui écrivent en rose et sentent la guimauve. Le rose, c’était plus joli pour faire des ronds sur les « i », à la place des points.

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que l’autre jour, en rangeant un peu les tréfonds poussiéreux de mes placards, j’ai retrouvé un petit porte-monnaie plein de ces pièces de centimes de francs. Des pièces jaunes, sales et ternies par le temps, qui n’auront pas survécu au passage à l’euro. Parmi elles traînaient également quelques pièces de monnaie étrangère, vestiges de périples plus ou moins exotiques du temps jadis.
Passée la vive émotion (environ trois secondes trente), j’en suis bizarrement venue à la conclusion que, peu importe qu’on parle francs, euros ou même pesetas, une seule question métaphysique demeure : ces foutues petites pièces de centimes, finalement, elles chercheraient pas à nous empoisonner la vie plus qu’autre chose ?

C’est vrai, quoi. Apparemment, ça ne leur suffit déjà pas de déformer nos poches de vestes et nos porte-monnaie, de traîner au fin fond de nos sacs, et de remplir inlassablement tous les vides-poches qui traînent sur les étagères et les meubles d’entrée des appartements (accompagnées des restes de vis de meuble Ikéa qu’on a pas su où coller au montage mais qu’on garde quand même, sait-on jamais).

Non, faut aussi qu’elles nous restent sur les bras quand on rentre de voyage à l’étranger. Je suppose que comme moi, si vous grattez vos fond de tiroirs, vous vous retrouverez à la tête d’une sacrée collec’ de vieux rogatons monétaires en tout genre (quelques drachmes grecques, trois ou quatre pesos mexicains, un quarter américain et une flopée de pennies british) dont vous ne saurez absolument pas quoi foutre, si ce n’est 1- tenter de les refiler subrepticement à la machine à café du bureau, 2- tenter de les refiler subrepticement à la quête de la kermesse de l’école du petit dernier. (Hé ben bravo…)

Bon. Pour les pièces étrangères, admettons. Parfois, ça passe comme une lettre à la poste. J’dis ça comme ça, juste pour info, mais la pièce de cinq pesos de République Dominicaine ressemble à s’y méprendre à une pièce d’un euro. (Monsieur le policier, ne lisez pas ces lignes, s’il vous plait).

Mais pour les centimes d’euros, comment est-ce qu’on gère ? Hein ? Vous avez une solution, vous ?

Moi, perso, j’ai feinté. Je me suis racheté une super tirelire, pour y "ranger" toutes ces petites pièces qui m’encombraient. Sachant pertinemment que jamais de la vie je ne me pointerai chez mon banquier avec mon cochon plein sous le bras pour lui dire "dites, vous m’échangeriez tout ça contre un joli billet de cinq euros ?". J’ai ma dignité, merde.

Oui, enfin… pas tant que ça.

Un jour, étant vraiment à court de monnaie, j’ai osé piocher dans ma tirelire magique pour en obtenir de quoi acheter une baguette de pain. Je me sentais déjà conne à compter mes piécettes comme une malheureuse, mais c’était peanuts à côté du regard ahuri que la boulangère m’a jeté quand je lui ai lâché ma grosse poignée de monnaie sonnante et trébuchante. J’ai attrapé ma baguette et filé sans demandé mon reste, pendant que l’autre braillait "ah mais qu’est-ce qu’elle me fait celle-là ?". En même temps, faudrait pas qu’elle la ramène trop, parce que j’ai été plutôt sympa, je trouve : je n'ai pris que des pièces de vingt et de dix, et je lui ai évité les petits machins orangés merdiques, là.
Mais résultat des courses démontré noir sur blanc par A + B : payer avec des centimes, c’est un peu la mission commando que je ne conseille pas aux âmes sensibles. D’ailleurs, dans l’histoire, c’est simple, j’ai perdu une copine boulangère, puisque je n’ai jamais osé remettre les pieds là-bas.

Donc, je repose ma question, monsieur le Juge : ces pièces de centimes à la con, j’en fait quoi ? Parce que j’ai passé l’âge d’acheter des gommes Hello Kitty avec, figurez-vous !
Enfin, je crois…?

Posté par Katia_ à 09:34 - Melting-Po(s)t - Commentaires [45]

If I was a Ritz girl

11 octobre 2007

d_fil__5Lundi dernier, j’ai assisté à mon premier défilé de mode. Et même que pour ma première fois, j’ai visé grand, parce que ça ne s’est pas fait n’importe où. Et même que quand j’ai lu le carton d’invitation, j’ai manqué de m’évanouir à la vue de la mention « Hôtel Ritz, Place Vendôme, Paris ».

Haaaaaaaaaannnn. Moi, déjà, on me dit « le Ritz », j’ai le cœur qui palpite et les yeux qui étincellent. Les images défilent : la colonne Vendôme, les joailliers mythiques, Diana et Dodi, la piscine de rêve, les grooms déguisés en Spirou…

Rien que pour ça, je décide de répondre ok à l’invit. Pour ça, et aussi un peu parce qu’on va nous offrir un super sèche-cheveux lisseur Calor à la fin du cocktail. Oui, bon, j’avoue. Je suis une vendue. M’en fous, j’aurai des cheveux bien lisses, moi.

En ce qui concerne le défilé, en revanche, rangez vos confettis, c’est pas encore la fête. Chanel, Dior, Céline et leurs petits copains, ce sera (peut-être) pour une prochaine fois. Là, il s’agit d’aller voir défiler les finalistes du concours Elite Model Look, organisé comme son nom l’indique (parce que parfois, les choses sont bien faites) par l’agence de mannequins Elite.

Arrivée devant l’hôtel, je crâne avec mon carton à la main. En même temps, toutes les personnes présentes l’ont reçu, ce carton, donc au final, j’ai plus l’air débile qu’autre chose. Après la remise du badge à mon nom (genre je suis une grande personnalité des médias), je descends les escaliers et pénètre dans la salle de réception. Au milieu trône un podium en longueur illuminé de spots, avec des banquettes blanches tout du long. Wouaaaah, c’est comme à la télé, dis.

Une hôtesse souriante s’approche pour nous placer dans la salle.
Elle : Bonjour, vous êtes journaliste ?
Moi : non, blogueuse.
Elle : …… heu, suivez-moi.
A mon avis, elle ne devait pas savoir ce que c’était qu’une « blogueuse » et dans le doute, m’a collée au second rang, en bout de podium. Hin hin, j’ai envie de dire. (Bon, après coup, il s’avère que la salle est à moitié vide, et que tout le monde ou presque se retrouve au premier rang. Damned !)

Le défilé commence, avec les 50 minutes de retard réglementaires. Douze minettes d’à peine 15 ans, tétanisées à l’idée de faire un show en public pour la première fois, s’élancent alors sous les projecteurs. Les pas sont incertains, la démarche mal assurée, les déhanchés parfois comiques. On leur a conseillé d’avoir un regard de killeuse, ce qu’elles appliquent à la lettre, même si elles donnent franchement plus l’impression d’avoir envie de retrouver les jupes de leur mère que de tuer quiconque. Elles débutent, soyons indulgents. Et pour rien au monde, je ne voudrais être à leur place.

Ce qui choque le plus, finalement, c’est leur maigreur extrême. Des jambes en allumettes, des fesses inexistantes, des omoplates saillantes. Un coup de vent, et elles s’envolent, à mon avis. Alors ok, on n’est pas là pour refaire le débat sur l’anorexie et tout le bordel qui va avec, mais quand même… merde, quoi.

Au milieu des douze brindilles, le clou du spectacle : Frédéric Lopez en présentateur du show. Attention les oreilles, monsieur a dû bouffer du clown par paquet de dix à la cantine, et met d’ailleurs toute la salle super mal à l’aise avec son interview du directeur de l’agence Elite : « qu’est-ce que ça fait de travailler au milieu de toutes ces jolies filles ? » (tu veux un dessin ?), « vous avez quand même un métier qui ferait rêver beaucoup d’hommes ». Le directeur rougit et bredouille un piteux « heureusement que ma femme n’est pas dans la salle ». Ambiance, ambiance…

Une fois que toutes les petites poulettes ont défilé, re-défilé, re-re-défilé, on peut enfin passer aux choses sérieuses : le cocktail. Ah bah attendez, c’est pas parce que les finalistes Elite machin truc ne bouffent rien qu’on doit se priver aussi.

Entre bulles de champagne et petits macarons à la fraise, je papote gentiment avec mes copines blogueuses conviées au défilé. On tombe toutes d’accord pour dire que même la plus mince d’entre nous a l’air d’un éléphant monstrueux à côté de ces mannequins en herbe, qui pèsent sans doute moins de cinquante kilos à elles douze. Mais très franchement, si être un « éléphant monstrueux » revient à s’empiffrer de petits fours sans culpabilité, je signe tout de suite.

Bilan de l’opération : le Ritz ? Moui, ok, c’est pas mal. Je refilerai l’adresse.

(Et c’est pas la peine de venir crâner avec vos Harrap’s sous le bras, en arguant qu’on dit pas "was" mais "were" pour le titre, hein. Si vous avez des réclamations, adressez-vous directement à Gwen Stefani. Moi j’ai fait que pomper sur elle).

Posté par Katia_ à 08:43 - Melting-Po(s)t - Commentaires [39]

Chat (complètement) perché

03 septembre 2007

chat_2Il y a des moments dans la vie où on ne peut plus se voiler la face. Des moments où on finit par s’avouer à quel point les êtres qui nous entourent peuvent parfois nous décevoir au plus haut point. Aujourd’hui, malheureusement, un de ces êtres est tombé de son piédestal.

Mon chat n’est qu’un sale enfoiré. Point barre.

Faut quand même que je vous précise, en préambule, que ce sombre crétin, en plus d’être payé (en Shéba) à ne rien glander de sa journée, si ce n’est me coller des poils blancs partout sur mes pulls en cachemire, a le grand privilège de pouvoir aller baguenauder dans le grand cimetière voisin de chez moi en traversant quelques toits.
En théorie, c’est bien : ça le fatigue un max de se faire courser toute la journée par les chats errants du coin, et quand je le retrouve le soir, il est aussi claqué que moi et pionce direct, sans passer par la case "miaou en flux rss" pour qu’on s’occupe de lui et qu’on le fasse jouer.
En pratique, c’est bien aussi : il va discrétos faire ses crottes dans les plantes des voisins super bruyants du rez-de-chaussée, et m’évite du coup de changer sa litière trop souvent.

On aurait très bien pu s’en tenir là, considérer que j’avais un chat quand même super chanceux, que tous les animaux domestiques n’ont pas ce privilège à Paris, et que vraiment, les inégalités sociales et les injustices, bla bla bla.

Oui, mais non. Ce serait vraiment trop simple. Et vous vous demanderiez pourquoi je me casse la nénette à vous écrire des tartines à propos de tout ça.

Ben je vais vous le dire, pourquoi. Parce que monsieur le chat, cette raclure, n’a rien trouvé de mieux que de vouloir me remercier pour tous les bons et loyaux services que je lui offre. Remarquez, y’aurait de quoi, parce qu’au prix des croquettes et du désinfectant pour nettoyer tous ses gerboulis sur le tapis, j’aurais déjà pu me payer la moitié d’une Smart, mais bref, passons.

Me remercier, donc. Mais comment ? Le collier de nouilles peintes à la main n’étant pas encore au programme des ateliers proposés par le cimetière voisin, mon chat a eu une idée de génie. Un concept qui déchire. Une illumination de malade mental. Un truc à la limite de l’entendement, tellement c’est beau et touchant.

Il m’a rapporté toutes les souris qu’il pouvait trouver au cimetière. Toutes. Je les ai comptées, j’en suis à onze. L’équipe de foot au complet.

… Il serait pas un peu con, ce chat ? Sans déconner ? J’aurais clairement préféré le collier de nouilles. De loin.

J’ai donc régulièrement la bonne surprise de trouver un petit cadavre de bestiole grise gisant au milieu du tapis déjà mentionné, ou des bouts de souris à moitié mâchouillés s’accumulant sur le toit juste devant mes fenêtres. C’est pas beau, ça ? Hein ? Franchement ?

Et le dernier coup de maître, pour que vous mesuriez bien quand même à quel point il a envie de me faire plaisir, a été de me rapporter dans sa gueule une souris vivante, et me la lâcher en plein salon avec un air très satisfait, genre « t’as vu, le beau cadeau que je t’ai dégoté ? Et je l’ai même pas abîmée, cette fois ! ».
Entre temps, évidemment, la souris s’est barrée sous un meuble en couinant, le chat lui a couru après en renversant au passage un vase et une pile de CD, et j’ai eu droit à la bamboula de leur jeu de cache-cache pendant une bonne partie de la nuit. Au petit matin, la malheureuse avait rendu l’âme, et ce débile de chat roupillait sur le canapé comme un bienheureux, ravi que son cadeau pourri ait foiré ma nuit de sommeil.

Bonheur.

De toute façon, j’aurais du me méfier dès le départ : un chat qui se shoote aux odeurs de chaussettes sales, c’était quand même mal barré d’avance…

Posté par Katia_ à 10:10 - Melting-Po(s)t - Commentaires [55]

L’Odyssée de Pénélope

26 août 2007

banniere_penelopeParmi mes lectures de (fin de) vacances, j’ai eu le plaisir de dévorer le premier roman d’Anne-So, ma blog-copine de chez Cachemire & Soie, qui a eu la délicate attention de m’en faire parvenir un exemplaire dédicacé quelques jours avant la sortie en librairie. La méga classe, quand même.

« La double vie de Pénélope B. » raconte les aventures d’une jeune bretonne fraîchement débarquée dans la capitale, qui va découvrir grâce à son cousin les spots branchés et les marques trendy. En relatant sur son blog les épisodes de sa nouvelle vie de jet-setteuse, elle devient rapidement la blogueuse hyper tendance, celle que tous les lecteurs adorent et adulent, et que tous les journalistes veulent rencontrer. Une vie de rêve, oui, mais à quel prix ? …

Tadaaaaaam. Ca, c’est du suspens, hein ? J’aurais du faire « rédactrice de pitch pour donner envie d’acheter », je trouve. Mais ça aurait fait un peu long sur les cartes de visite.

Bref, on disait ? Le roman d’Anne-So, oui. J’ai trouvé que c’était un beau roman (« c’est une belle histoire », hop, ça y est, la blague est faite. Michel, si tu me lis, je t’embrasse et à samedi), et je l’ai lu quasiment d’une traite.

J’ai aimé le style, fluide et sans chichis, l’humour et l’ironie envers "la parisienne de base", les références aux ‘fashion faux pas’ et aux ‘indémodables de la mode’, et l’emprunt régulier au style « blog », avec des vrais morceaux dedans, comme les yaourts aux fruits. Parce que Anne-So, quand elle fait un truc, elle le fait pas à moitié, voyez. Non seulement elle écrit au sein du roman les posts du blog de son héroïne, mais elle a également créé en vrai de vrai le blog de la fameuse Pénélope B., une mouette à Paris. Déliiiiiiiiire !

Heu, cette critique est un peu fouillis et complètement décousue, j’admets. Mais j’ai jamais été douée pour donner mon avis de façon construite, moi. J’étais nulle en dissertation à l’école, pour tout avouer. Donc pour faire simple et court, je peux vous dire que ce bouquin, c’est un vrai concentré de girlitude (ah ben oui, nulle en dissert’, mais hyper fortiche pour inventer des mots).
De l’action, du suspens, de l’humour, de l’amour, du sexe, du sang… ah, non, attendez, on me fait signe que je m’emballe un peu, là. Mais pleins de trucs bien, en tout cas. Si vous aimez les histoires de filles, les histoires de blogs (et même les blogs de filles, soyons fous) foncez les yeux fermés !

… (en même temps, pour lire, ce sera plus facile les yeux ouverts, hein, mais faites comme vous voulez).

"La double vie de Pénélope B.", par Anne-Solange Tardy

First Editions, 14,90 euros.

Posté par Katia_ à 11:28 - Melting-Po(s)t - Commentaires [20]