Gin Fizz

Bulles de vie...

2007, année à paillettes !

31 décembre 2006

cotillons_1Il parait que c’est d’usage d’adresser ses vœux de bonne année, surtout aux gens qu’on apprécie. Moi, je veux bien, je ne suis pas une fille très compliquée (malgré certaines apparences).
Seulement là, je suis bien embêtée, parce que les « meilleurs vœux », « plein de bonnes choses » et tout et tout, c’est très sympa, mais je trouve ça un peu répétitif, à force. En même temps, faut avouer que trouver chaque année une nouvelle façon de présenter la chose, c’est pas fastoche non plus…
Alors je vais faire simple et court :

Que 2007 soit pour vous tous une grande pochette surprise remplie de trucs super sympas à l’intérieur.
A chacun d’y mettre ce qu’il a envie d’y trouver...
Wonderful nouvelle année à vous !

Posté par Katia_ à 17:43 - Melting-Po(s)t - Commentaires [32]

Merry Christmas

24 décembre 2006

noel_1« Noël, Joyeux Noël, bons baisers de Fort-de-France… »
Non, je déconne. Je ne suis pas partie aussi loin. Ce qui est très dommage, parce que ça aurait fait un bien fou à mon teint d’endive, nuance n° 2 de chez Lavabo&Cie.

Mais même sous le ciel grisouille de Paris, rien ne m’empêchera de vous souhaiter à toutes et tous un très joyeux Noël, rempli de grandes tablées, marrons glaçés, huîtres perlées, bûche au chocolat glacée, bougies allumées, rires d’enfants agités, sourires de grands-parents amusés, paquets cadeaux bariolés, sapins enguirlandés, foie gras et saumon fumé, wishlists exaucées, discussion de famille animées, danses endiablées, et petits matins aux yeux pétillants même si cernés !

Bonnes fêtes à tous !

Posté par Katia_ à 14:04 - Melting-Po(s)t - Commentaires [22]

Pouce !

14 décembre 2006

tel_3Si je tenais devant moi le type formidable qui a eu l’idée d’inventer les S.M.S., je crois que je lui roulerais une pelle, en signe de gratitude. Heu, bon, peut-être pas à ce point, effectivement… Mais c’est quand même un peu méga pratique, ce truc-là, vous ne trouvez pas ?

Que ce soit entre copains (« ciné ce soir, séance 20h15, dernier rang réservé pour nous 8 ») ou entre copines (« RDV avec Adrien. Besoin de conseils filles. Un apéro girly ? Audrey, tu me prêtes ta jupe rouge, steuplé ? »), le S.M.S. reste le nec plus ultra pour faire passer un message à plusieurs personnes à la fois sans ruiner son forfait en moins de deux (et c’est une connaisseuse qui vous parle).

Bien pratique aussi pour laisser un petit mot qui ne nécessite pas forcément un long discours sur le répondeur :
- Prévenir d’un retard : « Coincé dans les bouchons, mais j’arrive dans pas longtemps » (marche aussi avec "y’a un incident voyageur sur la ligne 9").
- Prendre des nouvelles sans pour autant se farcir la vie de l’autre en long, en large et en travers : « Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Tout roule comme tu veux ? » (veut dire, en gros "je pense à toi, j’espère que tu vas bien, mais j’ai franchement pas le courage de me taper le ‘3615 ma vie’ là tout de suite, désolée").
- Souhaiter un anniversaire ou une bonne année sans avoir besoin de broder trois heures sur le thème « et je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite, bla bla bla... ». Le texto permet de faire simple, concis, mais efficace.
- Conclure une jolie soirée : « Bizarre comme je ne vois pas les heures défiler quand je suis avec toi. Serait-ce un signe ? » (comprendre "on se revoit quand ?").

Chaque médaille ayant son revers, le texto est aussi devenu l’atout maître pour les gros lâches, ceux qui ont un truc pas cool à dire, mais qui ne savent pas trop comment y mettre les formes.
Le plantage de soirée au dernier moment, par exemple, est devenu super pote avec le S.M.S. Un bon vieux « désolée, grosse crève, clouée au fond du lit, dîner reporté, bisous fièvreux » sera toujours plus facile à envoyer, planquée derrière son écran de portable, qu’un appel en bonne et due forme, avec le risque de la voix hésitante qui part en explications vaseuses à trois balles cinquante (Hein ? Comment ça, ça sent le vécu ? N’importe quoi…).

Dans le genre un peu plus grossier, le largage de petit copain / petite copine par texto est assez balaise aussi, niveau culot. J’ai déjà vu faire, malheureusement. Le mec qui a « osé » une telle prouesse figure désormais au panthéon des nazes, dont on se partage généreusement quelques modèles collectors, avec les copines. Celui-là, c’est direct la médaille d’or de la classe internationale, sans même passer par les épreuves éliminatoires. D’office au top du podium, le gars.

Enfin, parfois, c’est vrai, on préférerait que le texto n’existe pas. Ou bien on aimerait tomber en rade de batterie plutôt que de recevoir des trucs du genre :
« Pense à acheter du pain en rentrant »
« Urgent, rappeler bureau immédiatement »
« Ta secrétaire m’a dit que la réunion était finie depuis deux heures, on peut savoir ce que tu glandes ? »
« J’ai changé les serrures, tes affaires sont sur le trottoir, ne m’appelle plus jamais ».
Ouch. Un S.M.S. peut parfois faire l’effet d’une petite claque en pleine tronche.

Et vous, ca vous évoque quoi, le texto ? Vous êtes plutôt compulsif, du genre à avoir une crampe au pouce en fin de journée ? Ou bien rien ne remplacera à vos oreilles la (douce) voix de vos correspondants ?

Posté par Katia_ à 10:10 - Melting-Po(s)t - Commentaires [74]

Cry me a river

20 novembre 2006

pleurs_1Loin de moi l’idée de passer pour la grosse chouineuse du coin, mais faut quand même que je vous avoue un truc : j’ai la larme assez facile. Je pleure un peu pour tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi.

Précisons tout de suite que quand je dis « je pleure », c’est une façon de parler. Disons que j’ai les yeux qui s’humidifient, la vue qui se brouille légèrement, et le mascara qui menace de laisser des traînées noirâtres sur les joues. Pas de quoi évoquer la fontaine de Trevi, à ce stade.
Et puis entendons-nous bien, je pleure facilement, soit, mais il me faut quand même des raisons valables. Je ne me mets pas encore à éclater en sanglots si la boulangère m’annonce qu’elle n’a plus de macaron pistache par exemple. Faut pas pousser.

Les larmes, c’est le seul moyen que mes émotions ont trouvé pour s’exprimer librement, parfois même sans mon consentement. Appelez ça de l’incontinence oculaire, si vous voulez.


Je pleure quand je suis triste ou un peu déprimée. Ca sert à ça, les larmes, à la base, non ?
Je pleure souvent pour des raisons amoureuses, parce que l’amour, c’est ce qui me met le plus facilement dans tous mes états. D’ailleurs, avec le recul, je réalise souvent que j’ai eu bien tort d’user trois paquets de kleenex pour un type qui ne valait vraiment pas trois cacahuètes.
Je pleure quand je suis à la fois fatiguée et énervée, que c’est ma mauvaise semaine, que mon boulot me tape sur le système, que le métro est bondé, que mon seul courrier est une facture, que le frigo est vide et que c’est encore un Navarro à la télé ce soir. ‘Les nerfs qui lâchent’, ça s’appelle.
Je pleure aussi au cinéma, quand le héros du film sait qu’il va mourir au combat, et qu’il écrit une longue et belle lettre à sa femme qui est restée au pays pour élever leurs cinq gosses désormais orphelins de père. La voix off du mec qui lit sa propre lettre alors qu’il est déjà mort, c’est le top en matière de chialeries.

Cela dit, faut pas croire. Je pleure aussi quand je suis heureuse, bizarrement.
Je pleure de joie quand on m’organise une belle fête surprise pour mon anniversaire, ou de façon moins terre à terre, quand une copine m’annonce qu’elle est enfin enceinte après tant d’essais.
Je pleure quand Il me dit que je suis belle, qu’Il n’attendait que moi, qu’Il me dit que je suis celle juste faite pour ses bras. (Après, je reconnais les paroles de Patricia Kaas, et je me dis qu’Il ne s’est pas foulé, mais sur le coup, ça me fait chialer de bonheur).
Je pleure quand Harry avoue enfin à Sally qu’il l’aime, même si tout le monde avait pigé depuis le début parce que c’était gros comme un camion.

Le truc étrange, c’est qu’il m’arrive parfois de pleurer pour des trucs très cons. ‘La Marche de l’Empereur’, par exemple, ça m’a mise dans un état pas possible. J’ai du être manchot dans une vie antérieure, pour vivre si intensément ce drame de l’œuf couvé qui ne pourra peut-être jamais éclore.
Ou bien je pleure là où on ne m’attend pas. Là où on n’aurait pas parié un kopek sur mon « trop plein émotionnel », paaaaf, je sors les grandes eaux. Dernier exemple en date : le final de la saison 2 de Grey’s Anatomy (ho bah quoi, chacun sa culture, hein ?). Ah ça, j’ai pleurniché comme une madeleine. Mais même pas pour la grande scène de fin, quand l’amoureux de Izzie meurt. Pourtant, on peut dire que la prod’ nous avait sorti le grand jeu : musique à la vas-y que je te chiale sur l’épaule, gros plans sur des visages graves, images de flash back sur les jours heureux du temps jadis. Ben non. Moi, ce qui m’a fait user deux mouchoirs, c’est quand ils décident de faire piquer le chien... Faut vraiment être barge, non ?

hommeEt un homme qui pleure, me direz-vous ? Allez, remballez tout de suite vos « mais ça pleure pas, un homme, un vrai ! », sinon je vous colle au trou pour discrimination lacrymale.
Un homme qui pleure, ça peut être très joli, figurez-vous. Enfin, ça dépend. Le type qui se met à brailler comme un mioche, à morver dans sa chemise, et à réclamer sa mère parce qu’il vient de se dégommer le pouce avec son marteau, ou parce qu’il a 38,4° de température et des ganglions au fond de la gorge, ça ne m’émeut pas un quart de seconde, ça me gonfle juste puissance douze.

En revanche, le mec qui n’a pas peur -ou honte- d’avoir l’œil humide, de temps en temps, pour une bonne cause, je trouve ça assez craquant. Attention, par « bonne cause », j’entends des trucs comme oser exprimer son émotion suite à une nouvelle de taille (mariage, bébé... rupture)ou se laisser aller devant un film archi émouvant (celui qui ne cille pas devant « Bambi » n’est pas humain, pour moi). Perdre la finale de coupe du monde de foot contre l’Italie, par exemple, ne rentre pas dans les cases « bonne cause ». C’est dit.

Malheureusement, on voit ça assez rarement, des hommes qui pleurent. Ils ont pris cette fâcheuse habitude d’aller se planquer très loin quand leur prend l’envie soudaine de verser trois larmichettes. C’est dommage. Pleurer, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est juste un aveu de sensibilité.
Si nous, les filles, on voulait des gars solides comme des rocs en toute circonstance, on tomberait amoureuse de Robocop, pas de garçons comme vous.

Posté par Katia_ à 11:59 - Melting-Po(s)t - Commentaires [67]

Deedee's questionnaire

02 novembre 2006

L’un des grands trucs de la blogosphère, c’est de s’amuser à remplir des questionnaires sans queue ni tête et de les refiler ensuite à ses petits camarades blogueurs. Cette semaine, c’est deedee qui m’a refilé le cadeau, et comme je l’aime bien, deedee, je m’y prête de bonne grâce. Attention, moment passionnant en vue !

1°) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne: Génial, ça commence fort : « 4. K22 – L22. Birague Rue de. 36 R St-Antoine. 1 Pl. des Vosges. Bastille ». Ah oui, le plan de Paris par arrondissement, c’est pas ce qu’il y a de plus palpitant, je vous l’accorde. Mais en même temps, avec une question comme ça, fallait pas s’attendre à du Baudelaire, non plus…

2°) Sans vérifier, quelle heure est-il ? 11h24
3°) Vérifiez: 11h24. Je-suis-trop-forte. (et j’ai triché, aussi)

4°) Que portez-vous ? Une tenue des jours bof : pantalon noir, pull gris, sautoir argenté (faut bien que je les porte de temps en temps, vu le nombre, hein ?), et ballerines. Pas de quoi affoler les foules, c’est sûr, mais vu mon envie débordante de venir bosser aujourd’hui, j’ai sauté dans les premières fringues que j’ai attrapées.

5°) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? Le calendrier. Je suis au regret de vous dire que mes prochaines vacances sont encore bien loin.
6°) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ? Le balayeur de feuilles mortes dans la rue, Clarika en fond sonore et régulièrement, le téléphone strident qui vient rompre ma quiétude de fin de semaine. Si on ne peut plus glander tranquillement au bureau les lendemains de jours fériés, où va le monde ?

7°) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu’avez-vous fait ? Un bon petit resto entre potes de toujours. Une valeur sûre pour passer une bonne soirée !
8°) Avez-vous rêvé cette nuit ?
« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant,
d’une femme homme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la le même
ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. »*
Et puis je me réveille à cause du chat qui miaule parce qu’il n’a plus de croquettes… super…

9°) Quand avez-vous ri la dernière fois ? Au fameux dîner entre potes, justement. Grâce à cette blague bien débile : « vous connaissez la blague du camenbert ? non ? bien fait ! »
10°) Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ? C’est moche. Des fiches de fonctions, des plannings, des chiffres et des tas de gens à rappeler. J’aurais préféré vous répondre de chez moi, mais je suis au bureau. Forcément, ça ressemble pas à ‘Elle Décoration’.

11°) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? Brad Pitt ET Johnny Depp. (Comment ça, on n’achète pas les gens, même en étant multimillionnaire ? C’est quoi c’t’arnaque ? Vous l’avez dit à Madonna ? Parce que je suis pas sûre qu’elle soit au courant, vu qu’elle s’achète des bébés africains comme vous et moi des paires de pompes…)
12°) Quel est le dernier film que vous ayez vu ? « Ne le dis à personne », en avant-première (merci Manu !), avec une bonne partie de l’équipe du film, dont Guiiiiiiiiiiillaume Caaaaaaaaaaaanet (cri dela greluche hystérique). Un bon thriller, un casting brillant, et une bande-son au top (faut dire qu’avec -M- aux commandes…), je recommande fortement !

13°) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? Non, pas aujourd’hui. Mais hier, oui. C’est dommage que la question ne le demande pas, ça…
(et hop, pirouette-cacahouète pour esquiver une question où je ne savais absolument pas quoi répondre !)
14°) Que pensez-vous de ce questionnaire ? Qu’il y a franchement des gens qui ont des questions bizarres à poser. Je me demande aussi qui ça intéresse vraiment. Ca t’intéresse, toi ? Et toi là-bas ? Ca t’intéresse aussi ?

15°) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore : J'ai répondu aux questions de ce questionnaire dans le désordre le plus complet.
16°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? + 17°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? Ralph et Lauren. (Quoi ? comment ça, ça sonne bizarre ensemble ?)

18°) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ? Oui. Mais ça m’est vite passé. J’aime trop les vrais croissants au petit déj’, faut croire…
19°) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? « Ton Gin Fizz, tu le veux avec ou sans glaçons ? »

20°) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? Non, ce genre de question, c’est juste pas possible, on se croirait à l’élection de Miss France sur TF1 avec Fontenay et Foucault en cadeau bonux. Et c’est mon dernier mot, Jean-Pierre.
21°) Aimez-vous danser ? Théoriquement, oui, mais j’ai tellllllllllement l’impression d’être ridicule…

22°) Georges Bush ? The only bush I trust is mine. Démerdez-vous avec cette réponse-là...
23°) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? Je regarde plus la télé depuis que je blogue, j’ai plus le temps. Et le pire, c’est que c’est vrai…

24°) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ? Je n’oblige absolument personne, mais puisqu’il faut citer 4 noms, je dirais… mmm… réfléchissons… la méchante, TheCélinette, Amaury et Chandler & Pik (tu sais ce qu’elle te dit, la morue ;))

* Paul Eluard, pour les ignares :)
Maxi mega mea culpa : Paul Verlaine, of course !!! (là, je passe pour la sombre crétine au Q.I. de poule, mais c'est pas grave, j'assume, la tête haute ! Parfaitement ! (Tu parles... la honteeeeeee !)

Posté par Katia_ à 12:29 - Melting-Po(s)t - Commentaires [27]

Le roi du poulailler (petite histoire de volatiles)

18 octobre 2006

poules_5

Il fût une époque où je m’étais auto-persuadée que ma carrière professionnelle se jouerait dans le marketing des produits cosmétiques. Comme je suis du genre plutôt obstiné comme nénette, j’ai obtenu gain de cause pendant un temps, avant de (vite fait) mettre les voiles ailleurs.

Le truc marrant, dans ce type de boîte, c’est que c’est plein à craquer de greluches. Des gentilles, des vilaines, des grandes, des grosses, des moches, des petites, des blondes, des brunes, des vieilles, des connes, des binoclardes, des gravures de mode, des sacs à patates… mais bel et bien des greluches.
Ca, y’a pas à dire, niveau pouffiasseries, on est servi. Et je dis ça en toute amitié, je peux parfois faire preuve moi-même d’un degré de « pouffitude* » qui m’étonne au plus haut point.
(*NDLR : Pouffitude : nom commun féminin. Contraction des mots ‘pouffiasse’ et ‘attitude’. Se dit d’une personne qui aime « faire la fille » jusqu’à un niveau parfois exagéré).

Travailler avec des filles, c’est sympa. On assiste à un défilé de mode permanent (Ex : « Oh, t’as les derniers escarpins Mellow Yellow, ils sont trôôôôô bôôôôô »), y’a toujours quelqu’un pour nous tuyauter sur la date des soldes ou le dernier Spa à la mode, et on n’a plus besoin de chuchoter pour demander « quelqu’un aurait un Tampax ? ». Ca ricane, ça papote, ça ragote. Un vrai poulailler à l’heure de ponte.

Oui, mais…et les hommes dans tout ça ? Parce qu’il y en a toujours quelques uns qui sont venus se perdre (volontairement parfois) dans le tas, à leurs risques et périls. Là, si on schématise, deux types de spécimens se dégagent. Deux portraits radicalement opposés : l'homme invisible, et le playboy à deux escudos.

Le premier a généralement le sex-appeal d’un moule à gaufres. S’il a à la base autant confiance en lui qu’un adolescent acnéique à la veille de sa première boum, le fait d’être entouré de filles qui piaillent en parlant string, gloss et cellulite ne le rendra pas nécessairement plus à l’aise dans ses Converses. Voir même, ça lui foutra légèrement les pétoches, je dirais.
Il longe donc les murs en silence, genre courant d’air, et vous finissez par confondre son costard trois pièces avec le papier peint. (Ex : « – T’as pas vu Jérôme ? – Si, il est là, près de la photocopieuse. – Ah oui, pardon… »).

A l’inverse, si l’homme en question a plutôt la testostérone en ébullition au milieu de toutes ces minettes, il ne manquera pas de vous effectuer régulièrement la parade érotique du mâle en milieu tempéré. Par exemple, il débarque au milieu du bureau dans sa belle chemise Armani bien ajustée, fait son petit numéro de coq, lance des regards coquins et des sourires Colgate en rafales tout en racontant sa dernière réunion clientèle.

Une fois qu’il est bien certain d’avoir capté l’attention de tout son auditoire féminin (et qu’on a définitivement perdu le fil de nos calculs de pourcentages de parts de marché), il considère que sa mission est remplie, et il s’en retourne donc joyeusement vers son bureau, l’ego regonflé à bloc. Non sans avoir ponctué sa sortie d’une petite phrase destinée à bien montrer à son public que quand même, il en a dans le falzard, question virilité (Ex : « Bon allez, j’vais pisser un coup, et je monte voir ‘Boudina’ à la compta pour me faire rembourser mes notes de frais ».). La classe internationale, en quelque sorte.

Ah non, vraiment, on dira ce qu'on voudra : l'ambiance poulailler au boulot, c'est toute une culture à gérer. Prenez-en de la graine, mes petits poussins...

Posté par Katia_ à 10:51 - Melting-Po(s)t - Commentaires [40]

Jeux d'enfants

22 août 2006

marelleLa diffusion du film d'hier soir, Jeux d'enfants (très mauvais, d'ailleurs, mais c'est mon avis à moi), m'a honteusement rappelé que je n'avais pas encore répondu au gentil questionnaire transmis par dame Jo...elle, juste avant que je ne parte en vacances.
Alors les récits exotiques (ou presque) devront attendre encore un peu, question de courtoisie et de politesse (et parce que ça me plaisait bien de me replonger dans mes années CP-lycée pour répondre à toutes ces petites questions !).
Soyons honnête, j'ai un peu coupé dans le tas parce que le questionnaire est un peu longuet (et que j'avais pas non plus la nuit devant moi). Et puis 20 questions pour vous raconter qui j'étais quand j'étais gamine, c'est amplement suffisant, non ? Si.

1- Quand j'étais enfant, j'étais : à la fois très bonne élève, mais pas du tout fayotte. Le genre à vous donner les bonnes réponses aux contrôles de grammaire et aux dictées, à jouer à chat-perché à la récré, et à échanger mes secrets devant les toilettes des filles. Bref, la copine i-dé-ale ! (je sais, je me flatte !)
2- J'adorais : Plein de trucs ! Difficile de tout citer, mais pour faire court, je dirais la rentrée des classes (!), les cours de dessin, les albums d’autocollants Panini qui s’achetaient par petites pochettes, les gadgets Pootchie, les gommes de toutes les couleurs, les stylos qui écrivaient en laissant des odeurs de chewing-gum, les vacances de Toussaint chez mes grands-parents, les herbiers qu’on devait immanquablement faire pour l’école à cette période de l’année…
3- Je détestais : le jour des grandes vacances (j’adorais l’école, moi !), ou que ma mère me traîne acheter de nouveaux vêtements (je garde le souvenir de virées assez pénibles chez des trucs genre C&A). Je vous rassure, j’ai BEAUCOUP changé, sur les deux points !
4- Mon dessin animé préféré, c'était : Les Chevaliers du Zodiaque, Princesse Sarah ou Olive et Tom (vous noterez quand même un certain éclectisme dans mes goûts, n’est-ce pas ?)
5- Mon meilleur souvenir, c'est : la récré !!!!
6- Mon pire souvenir, c'est : la disparition de Samantha, ma tortue. Cette pétasse s’est fait la malle en creusant un trou sous la clôture que je lui avais amoureusement fabriqué. (Pas con, en même temps, la tortue !)
7- Si j'avais pu, j'aurais : donné cher pour revivre une journée de cette époque-là, juste comme ça, rien que pour voir...
8- Après, en grandissant, je rêvais d'être : Princesse aux cheveux roses (le premier qui se marre aura de mes nouvelles ! On ne se moque pas des rêves d’enfant)
9- Mon dessin animé préféré, c'était : encore cette question ? Mais j’ai pas changé d’avis en trois lignes moi !
10- J'étais amoureuse de : Bah le problème, c’est que mes goûts changeaient assez fréquemment… alors y’a eu un Julien, un Romain, un Vincent, un Alexandre, un Benjamin, un… (je continue, ou pas ?)
11- Ma plus grosse peur, c'était :
j’avais lu un livre sur l’histoire d’une petite fille qui était diabétique, et comme je m’empifrais pas mal de bonbecs et autres cochonneries, j’avais la méga trouille de devenir diabétique à mon tour. Je sais, c’est très con, et le pire, c’est que malgré la peur, je n’ai pas vraiment été « guérie » de ma gourmandise frénétique, mais à l’époque, je me faisais régulièrement des petites crises d’angoisse.
12- Avec les copines, on adorait :
traîner au Trocadéro et admirer les mecs qui faisaient du roller. A force, on s’était constitué une jolie bande de copains beaux gosses bien dragueurs, au Q.I. de moules avariées, mais on en était hyper fières !
13- Mes plus belles vacances :
Impossible de départager : summer camp aux States en soi-disant « séjour linguistique » (hum…), vacances entre potes à Oléron, ou tout simplement glandouille d’été à Paris blindée de mille souvenirs… mon cœur balance…
14- Ma plus grande tristesse :
avoir été trop sage trop longtemps ! Un petit grain de folie ne m’aurait pas fait de mal !
15- Ma chambre était : très moche ! Murs oranges, en toile de jute, héritage d’un précédent locataire aux goûts esthétiques proches du zéro absolu, et résultats de parents feignasses pas volontaires pour faire des travaux. Ca a duré trois ou quatre ans. Et puis par magie, j’ai fini par avoir une chambre beaucoup plus classique, mais plus habitable, avec des murs blancs. C’est à peu près à cette période que mes affreux cauchemars ont cessé. Bizarre, non ?
16- Le truc dont j'étais la plus fière : Ma collection d’échantillons de bouteilles de parfum. Un truc immonde qui prenait toute une étagère, un vrai nid à poussière que je me plaisais à nettoyer toutes les semaines et à réorganiser joliment. Un jour, allez comprendre, tout a fini à la poubelle. Gros ras-le-bol de voir ces petits bidules jaunâtres s’entasser comme ça sans jamais servir à rien. Fin de l’histoire.
17- Le truc dont j'ai encore honte aujourd'hui : Un jour où je traversais la cour du collège, je me suis pris un ballon de basket en plein dans la tronche, et ce devant toute la bande de mecs cools de l’époque. J’aurais donné cher pour disparaître dans un trou de souris instantanément…
18- A l'époque, j'adorais écouter : Madonna, NKOTB (Aïe !), Michaël Jackson… mais aussi Elsa et Glenn Medeiros, Mylène Farmer (re aïe !), Pauline Esther…
19- Mon livre préféré, c'était : j’étais plutôt branchée magazines, genre Ok Podium, Bravo Girls et Jeune et Jolie.
20- J'ai vécu une adolescence plutôt : pas "plutôt"... BEAUCOUP trop sage, si j'en juge ce que je peux entendre à droite à gauche aujourd'hui ! Si c'était à refaire, je changerais quand même deux trois trucs, mais chut... vous ne dîtes rien à mes parents, hein ? ;-)

Je refile le questionnaire à qui veut (en même temps, j'arrive tellement après la bataille que tout le monde a déjà du l'avoir alors bon...) et ceux qui n'ont pas de blog peuvent bien évidemment répondre ici dans les commentaires si le coeur leur en dit !

Posté par Katia_ à 12:02 - Melting-Po(s)t - Commentaires [6]

Question de ponctuation

21 juillet 2006

ponctuationPetite histoire que l'on m'a racontée ce week-end :

Une institutrice a demandé à ses élèves d'inscrire la ponctuation dans la phrase suivante : Woman without her man is nothing

Je vous le donne en mille : les garçons ont majoritairement répondu : Woman, without her man, is nothing.
Et les filles : Woman ! Without her, man is nothing !

Hin hin hin... comme c'est touchant...

Posté par Katia_ à 12:21 - Melting-Po(s)t - Commentaires [19]

Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait pas purement fortuite

20 juillet 2006

vacances_1En théorie, on aime toujours partir en week-end prolongé avec ses amis. On imagine les fous rires complice, les apéros sous les tilleuls, les batailles d’eau dans la piscine, les barbecues conviviaux, les petits déjeuners Ricoré avec le pain frais que quelqu’un est gentiment allé cherché au village, les moments de torpeur à l’heure de la sieste, les confidences de fin de repas à la lueur des bougies…
Ouais. En théorie. Parce qu’en pratique, je-ri-gole ! En pratique, généralement, le week-end entre amis révèle surtout les caractères et les défauts de chacun, ou le sens du sacrifice des autres. Un bon moyen pour en savoir un peu plus sur les aptitudes à la vie en communauté de nos joyeux compagnons…

Question intendance
Premier jour. Le frigo est vide et les estomacs gargouillent en chœur. Qui va donc se coltiner la corvée de courses pour 12 personnes et 4 jours de victuailles ? C’est toujours la roulette russe pour savoir qui se collera cette fois-ci la virée au super, avec les trois caddies pleins à craquer, les trente-six packs de flotte/lait/coca/Ricard à transporter dans le coffre, et l’avance des sous pour tout le monde.
Histoire de faciliter les choses, on tente vainement de faire une liste des courses. Une fois que sont inscrits en vrac Nutella, biscuits apéro, Chamallows et cubi de rosé, on se regarde avec le sentiment d’avoir fait un bon boulot, et le(s) pauvre(s) préposés aux courses devront choisir tout seuls dans les rayons si à midi, on mangera poulet mayo ou brochette d’agneau.

A l’heure des repas
Déjà, mettons nous d’accord sur ce qu’on appelle « l’heure du repas », justement. Parce que celui qui s’est levé à 9h aura forcément faim plus tôt que la belle au bois dormant réveillée en douceur vers 11h30. Tout dépend souvent du temps de préparation du barbecue, en réalité. Dieu sait que ça peut mettre du temps à prendre, ces bêtes-là. Et même une fois allumé, tous les problèmes sont loin d’être résolus. Qui aime sa merguez bien cramée ? Qui est végétarien ? L’un veut sa sauce salade à part, l’autre est allergique aux œufs, et la troisième n’aime pas le fromage, donc impossible de mélanger la fêta et les concombres. Les filles avalent trois feuilles de laitue, tandis que les gaillards se partagent les côtes de bœuf. Parfois, c’est l’inverse, mais ça reste globalement assez rare. En dessert, on fait mine d’hésiter entre les cônes vanille et chocolat, mais au fond, tout le monde préfère chocolat. Et à l’heure du café, faut s’y prendre à trois reprises pour satisfaire les quotas caféine de chacun. Quant au petit déj’, c’est presque la guerre pour attraper un rabe de pain au chocolat, ou pour avoir les dernières gouttes de jus d’orange. « Et qui c’est qui a bouffé tous les Chocapic, là ? »

Autour de la piscine
Il y a celle qui se mouille tout doucement en crispant ses petits poings parce que l’eau est froide, et il y a ceux qui se jettent à l’eau en éclaboussant tout et tout le monde. Il y a celui qui fait autant de bruit dans l’eau qu’un jeune phoque tout fou sur sa banquise, et ceux qui tentent de lire ou de réfléchir à leurs mots fléchés du Télé Loisirs. Il y a celle qui s’enduit consciencieusement de crème solaire indice 48, et plonge ensuite comme une sirène, laissant derrière elle la moitié de ton tube de Nivéa qui graisse la surface de l’eau. Il y a ceux qui doivent absolument jouer avec un ballon, et si possible, près de celle qui a laissé ses lunettes de soleil et son Ipod en évidence. Il y a celle qui ne veut pas se mouiller les cheveux de peur de flinguer son brushing, et il y a celui qui ne peut pas s’empêcher de la mettre à la flotte de force, si possible toute habillée, tant qu’à faire, c’est beaucoup plus drôle. Il y a celui qui garde volontairement son portable dans la poche de son maillot de bain pour avoir une bonne excuse si jamais on cherche à le pousser à l’eau, mais qui l’oublie une fois qu’il a décidé lui-même d’aller plonger. Il y a ceux qui s’obstinent à lire L’Equipe près de l’eau et râlent que le journal est tout mouillé ensuite. Il y a celle qui bronze topless sans pudeur, et celle qui garde son paréo le plus longtemps possible pour dissimuler ses rondeurs. Il a enfin celui qui tire sur les ficelles des maillots rien que pour le plaisir d’entendre piailler les filles.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Parce qu’entre les siestes, les repas, et les séances bronzette et plongeon à la piscine, faut bien s’occuper, tiens ! Alors on hésite. Longuement. Tennis ? Oui, mais on n’a que trois raquettes et pas de balle. Foot ? Pourquoi pas, mais qui va faire le goal ? Vélo ? Accrobranches ? Pétanque ? Les groupes se forment et se déforment en fonction des préférences du moment. L’un aurait préféré aller faire du karting, mais c’est complet, fallait réserver plus tôt. Les moins téméraires se contenteront d’une séance de lecture du dernier polar dans le hamac au fond du jardin. Et les plus ingénieuses profiteront du fait que tout le monde est occupé ailleurs pour pouvoir enfin squatter la seule douche de la maison, rester des heures sous l’eau, se shampooiner avec volupté et s’enduire d’huile scintillante au monoï, pour rattraper enfin toutes ces fois où on les a extirpées de la salle de bain sous prétexte que y’en a encore cinq qui attendent, là !

Répartition des lits
D’abord, on case les couples. Deux par ci, deux par là, et encore deux là-haut. Le reste de la troupe devra se contenter des lits qui restent. Celui qui ronfle trop fort sera exilé d’office dans la pièce la plus reculée qui soit. Les garçons galants laissent les filles célibataires choisir leur lit, et s’entassent dans les autres chambres. On fait gaffe à ne pas mélanger les personnes qui sont légèrement en froid suite à un petit flirt avorté, ou au contraire, on n’hésite pas, pour le côté pratique, à en réunir deux qui ont vécu une petite histoire ensemble et sont restés en bon terme. On chouchoute celle qui est enceinte en lui offrant le meilleur lit, avec le matelas dur juste comme il faut. On choisit stratégique, pour avoir la vue sur la piscine, ou la chambre près de la salle de bain (celles qui font pipi trois fois par nuit comprendront l’allusion). Les couche-tôt auront pris soin d’emporter des boules Quiès, et les couche-tard apprendront à chuchotter et à rire moins fort à partir d’une certaine heure, et ce malgré le nombre astronomique de Ricard ingurgités depuis l’heure de l’apéro.


Pfffff, les vacances entre potes, c’est pas de tout repos, en fin de compte. Mais le plus dur, quand on part entre copains, c’est de pouvoir revenir en étant toujours copains. Une fois qu’on a résisté à ce genre de test, on sait que oui, on peut parler d’amitié. Vous faites quoi, vous, pour le pont du 15 août ?

 

Posté par Katia_ à 11:22 - Melting-Po(s)t - Commentaires [14]

Fahrenheit 7/04

04 juillet 2006

termo_2

Bon, là les gars, c’est clairement pas possible, j’en peux plus. Fé-tro-cho !!! Fétrocho pour réfléchir correctement, pour être inspirée, pour avoir des idées… Fétrocho pour travailler, pour articuler au téléphone, pour taper des rapports de plus de huit lignes… Fétrocho pour garder un teint mat et un mascara nickel, le brushing bien lisse, et les aisselles au sec…
Non mais c’est quoi, ce souk ? En janvier, on se tape des pointes à -11 degrés, et en juillet, on frôle les 34°. Y’a pas moyen d’avoir un juste milieu, là ? Un « climat tempéré », comme on dit en cours de géographie en 6ème, chaud juste ce qu’il faut pour sortir les jupettes et les tongs Havaianas (hein Nadia ?), mais pas suffisamment pour fondre comme un Magnum Choco en plein cagnard.
Je voudrais pas faire ma parano, mais y’en aurait pas un qui se foutrait un peu de notre gueule, là-haut ? Je pose la question, elle est ouverte…

J’arrive même pas à pondre un billet digne de ce nom, avec mes neurones en surchauffe. Excusez la piètre qualité de ma prose ces jours-ci. J’vais faire un tour au fond du frigo, et je reviens plus inspirée, ok ?

Posté par Katia_ à 15:55 - Melting-Po(s)t - Commentaires [12]