Gin Fizz

Bulles de vie...

Un square qui ne tourne pas toujours rond

25 juin 2014

parc

Ca fait un petit moment que j'avais envie de vous parler des jardins et squares d'enfants. Et puis j'ai décrété que Florence Foresti avait déjà tout dit et beaucoup mieux que moi dans son fameux sketch, alors j'ai changé d'avis. Voilà. Fin du billet. Salut.

...

Non, mais quand même. Un truc. Ou deux.

Parce que bon, évidemment, pour vous là, qui n'avez pas d'enfant ou des marmots déjà ados, le parc ça vous évoque avant tout les pique-niques au rosé, la bronzette par temps de canicule et - pour les plus masos, - les pistes de running à s'enquiller à qui-mieux-mieux. Hein, c'est vrai ? Pour vous, l'expression "on va au parc ?" présage un moment de détente et de convivialité, n'est-ce pas ?

Oui, hé bien, j'aime autant vous dire qu'en ce qui me concerne, les mots "parc", "square" et autres "jardin" me hérissent presque les poils sur le bras, un peu comme la craie qui crisse sur le tableau noir ou la fourchette qui râcle l'assiette vide. Vous voyez le genre ?

Avec une mini-croquette en âge de batifoler dans les bacs à sable et qui fait des sauts de Marsupilami rien qu'à l'évocation d'un tour de toboggan, c'est pas peu dire qu'on y passe l'essentiel de nos soirées d'été et de nos week-end, au "parc". Alors au début, tout fiers d'être des parents modèles, on y va en trottinant gaiement, armés de tout le bataclan essentiel au bonheur de notre marmaille (seau, pelle, rateau, truc pour faire des bulles, lingettes pour débarbouiller les doigts pleins de sable, goûter, chapeau. Ne rayer aucune mention inutile).

Et on se pose les fesses là, quelque part entre la poussette-tank du voisin et les trois nounous en grande conversation philosophique.
Et on regarde avec amour notre Babygirl courir entre la balançoire et le bac à sable et la balançoire et le bac à sable et la balan...
Et on regarde autour de nous, on détaillle les autres parents et babysitters désoeuvrés, compagnons d'infortune.
Et on regarde son Iphone, mais pas trop quand même, sous peine de perdre la notion du temps et la Babygirl des yeux.
Et on applaudit au cinquième château de sable complètement foiré, mais bon, n'allons pas brimer trop vite l'esprit créatif de notre descendance.
Et on se fait légèrement chier, il faut bien le dire.

Encore que. J'exagère un peu.
Disons que pour qui veut mener sa petite étude sociologique, observer ses congénères au parc promet son joli petit lot d'expérimentations in situ. Entre le gamin tout sucre tout miel qui offre son seau à tout le monde, et le moutard revêche qui se délimite la moitié du bac à sable pour lui tout seul, tout un éventail de rencontres s'offrent à vous. Niveau parents, on a aussi droit à nos exemplaires collector, entre celui qui regarde de loin son fils castagner et bousculer tout le monde sur le toboggan en ayant l'air de trouver ça parfaitement normal, et celle qui passe ton temps à brailler en alternance sur chacun de ses deux mouflets en leur aboyant des ordres idiots avant de reprendre sa conversation au téléphone, y'aurait de quoi écrire un roman (ou, par manque de temps, un article de blog).

Evidemment, comme tout le monde a acheté le même ensemble d'ustensiles de plage en promo au Monop', on se retrouve avec cinq seaux Barbapapa identiques pour un seul bac à sable, et c'est la crise de nerfs assurée pour le minot qui pense qu'on lui reprend SON seau, quand on veut juste ranger NOS affaires et se rapatrier les miches en zone plus calme (Maisooooonnnn).
D'ailleurs, à ce sujet, je n'ai rien contre le fait que d'autres enfants que ma croquette utilisent ses accessoires, tant qu'elle ne joue pas avec. Apparemment, certains parents sont lééééégèèèrement plus tendus du slip sur le sujet, à voir les arrachages intempestifs de rateau et de pelle auprès de presque-bébés qui auraient osé "emprunter" un jouet à leur petit trésor adoré. Hé ho, relax, mamie, c'est juste un petit garçon de deux ans qui veut jouer, pas un vol à l'arraché, hein ! En revanche, si je tiens la râclure qui a "emprunté" notre mini arrosoir depuis bientôt trois semaines...

Bref, vous pensiez passer un bon moment de détente et d'éveil en plein air, vous voilà propulsé dans la saison 4, épisode 12 de "Règlement de compte à OK Corral", sorte de petit avant-goût de la jungle sociale que Babygirl rencontrera finalement tout au long de sa vie, depuis les bancs de la maternelle jusqu'au monde de l'entreprise. Il n'y a pas d'âge pour l'école de la vie, aurait dit mon grand-père. Oui, mais bon... chérie, demain, on jouera sur le balcon, d'accord ?


Une année lumière

13 janvier 2014

anniversaire_1an

Et voilà... Un an ! Un an que Babygirl a déboulé dans nos vies, petite magicienne rendant le quotidien mille fois plus joli, mais plus compliqué aussi. Un an que l'on jongle entre biberons, couches, tétines, doudous, bodys et T'choupi. Un an que les grasses mat' sont un mot banni de notre vocabulaire, et que le bruit du radio-réveil est presque tous les jours remplacé par les babillages, cris ou parfois beuglements (si,si) de la mini-croquette affamée. Un an que nos journées de parents s'achèvent dans la douce lumière tamisée d'une chambre d'enfant, au milieu des histoires de Petit Ours Brun et des boîtes à musique lééééégèrement répétitives. Mais entre le lever et le coucher, jour après jour, une petite fille a fermement décidé de découvrir le monde et de grandir sans perdre de temps !

J'ai parfois envie de lui crier "stoooop, arrête-toi tout de suite de grandir, c'est un ordre ! Reste pour toujours ce petit bébé joufflu et maladroit qui a tant besoin de ses parents". Mais je me raisonne (ai-je vraiment le choix ?), et applaudis des deux mains à chaque nouveau progrès, en bonne mère complètement gaga. Les premiers pas bancals (vous voyez Bambi tout bébé ? Multipliez puissance 8), la première cuillerée de purée portée à la bouche (après repeinte intégrale du mur et du sol de la cuisine), le premier câlin au chat (au lieu de lui tirer sauvagement les poils), l'imitation parfaite du cri du tigre ("roooarr"), du cri du chat ("rooarr"), du cri du cochon ("roooarr")...

Le nouvel équilibre de notre vie à trois s'installe doucement, après quelques premiers mois d'apprentissage et de mises au point. Sans aller jusqu'à dire qu'on est parfaitement rodés, disons qu'on ne panique plus comme des fous dès que le thermomètre indique 39,2°, qu'on est moins à cran sur les biberons boudés, et que les petits caprices de Babygirl sont bien vite remis à leur place. L'apprentissage du métier de parent n'est pas évident tous les jours, mais on grandit, nous aussi.

Régulièrement, Chéribibi embarque sa croquette en porte-bébé et fait la tournée des commerçants du coin, fier comme un pou dans son rôle de papa poule. J'ai personnellement très bien compris que c'était surtout un bon moyen de dragouiller la boulangère, et de gratter au passage un crouton de pain pour sa fille, mais je fais comme si de rien n'était, bien sûr.
De mon côté, il y a parmi mes nouvelles habitudes un petit rituel auquel je ne déroge jamais. Lorsque je vais me coucher, et alors que ma Babygirl dort déjà depuis quelques heures, je passe un court moment dans sa chambre, penchée au dessus de son lit. Officiellement, c'est parce que j'aime la regarder dormir, paisible et sereine au milieu de ses doudous. Officieusement, c'est parce que je sais que je n'arriverai pas à m'endormir sans avoir vérifié qu'elle est effectivement paisible et sereine, que le doudou ne l'étouffe pas, et qu'elle respire tranquillement. Ne le répétez pas, mais je crois que si personne ne m'en empêche, je continuerai ce rituel jusqu'à ses seize ans, au moins.

Quand je regarde les photos de la maternité, ou les premiers clichés et vidéos dont mon Iphone est saturé, je vois, je sais qu'elle a déjà bien changé, cette petite fille. Et qu'elle en a déjà franchi beaucoup, des étapes, dans ce long parcours du combattant qu'est la vie d'un jeune bébé qui a tout à découvrir.
Paradoxalement, il me semble que cette première année est passée à la vitesse de la lumière, et qu'à peine quelques petites semaines séparent hier et aujourd'hui. Quelques semaines éreintantes, oui, mais beaucoup plus lumineuses aussi.

 

Vacances, j'oublie (rien du) tout

02 septembre 2013

P1130737

(Sympa, la vue sur le Golfe du Morbihan depuis notre baraque en Bretagne, non ?)

Je ne peux pas dire qu'on ne m'avait pas prévenue. Non, franchement, on avait vraiment bien pris soin de me mettre en garde : "tu verras, les vacances avec enfant ou bébé, c'est... autre chose". Autre chose ? Mais c'est à dire... ? Avant, j'étais naïve. Maintenant, je sais.

Partir en vacances avec un bébé, ça commence avec l'épreuve de force du tas de bidules à embarquer avec soi. Une fois qu'on a bien joué à Tétris devant la bagnole, en cherchant à caser avec astuce la poussette, le transat, le lit parapluie, le sac à biberons, les jouets et peluches, il reste tout juste assez de place pour y glisser un micro-sac avec deux maillots et une paire de tongues pour les parents. Ah, ça, l'étape bien connue du "j'emporte pas trop de choses là ?" est relativement facilitée (je vous aide, la réponse est toujours oui, quoi que vous ayez mis dans votre valise). Pour peu qu'on joue les mères parfaites et qu'on décide d'embarquer AUSSI le BabyCook, en arguant que "si c'est pas pendant les vacances que j'ai du temps pour faire des petits pots maison, c'est quand ?", on frôle la crise de nerf dès le parking.

Voiture chargée à bloc, bébé installé peinard dans son siège auto, il est temps de prendre la route. Nouveau dilemme : maman monte devant, quitte à se tordre les bras et le cou dès que babygirl chouine un peu et réclame son bib', ou maman monte derrière, quitte à s'emmerder comme un rat mort (et à ne pas pouvoir choisir la musique) tout le temps que babygirl pioncera ? Vaste débat. Vous avez deux heures, calculatrices interdites, note compte triple dans la moyenne.
Evidemment, c'est l'été, et ce petit malin de soleil qu'on a attendu tout le mois de juillet a décidé de frapper un grand coup pile le jour du long trajet, et de castagner à qui mieux mieux sur les vitres de la voiture. Evidemment, c'est un détail auquel on n'a pas pensé, et babygirl a l'air d'apprécier moyen. Evidemment, impossible de trouver un pare-soleil sobre, uni et discret sur les aires d'autoroute croisées. Voilà comment on se retrouve à devoir se trimballer Pocahontas ou Cars sur ses fenêtres, et ce, sans même justifier nécessairement d'un goût prononcé pour la ringardise. Pardon à tous les parents que j'ai mentalement critiqués en riant comme une hyène. Je ne pouvais pas savoir.

Bien arrivés à destination, voiture déchargée (trois litres de sueur perdus), lit parapluie installé (chambre réduite de moitié), il est temps de se mettre en quête du Super U du coin pour remplir le frigo. Nous voilà donc partis en guoguette, poussette au bras, prêts à flâner dans les rayons d'un hyper(grand)marché, comme tout bon parisien habitué à son Franprix taille minipouce, et qui découvre des produits insoupçonnés.
Sauf que... sont-ce les bonnes habitudes qui se perdent vite sous d'autres latitudes ? Sont-ce les prémisses d'un total relâchement de cerveau passé en mode "vacances-foutez-moi-la-paix" ? Toujours est-il qu'en extirpant la mini-croquette de son siège auto, le constat est sans appel : grosse fuite caguesque au niveau du futal, détectable à l'oeil au nez nu, et anticipation zéro quant à la couche de rechange, le sac à langer étant resté bien sagement là où il ne servira à personne, dans le salon.
Mes cours de Mac Gyver servant enfin à quelque chose, j'arbitre rapidement la situation : on flanque le cabas plastique des courses sous les fesses de la croquette (plus dans un souci d'éviter de tapisser toute la poussette qu'autre chose) (et tant pis si elle macère gaiement dans son jus) et on nie fermement toute odeur suspecte nous suivant à la trace. Eventuellement, on tente un "z'ont pas l'air très fraiches, ces merguez" devant le stand boucherie, pour faire diversion.

Enfin, finally, at last, les vacances peuvent vraiment commencer. Les vacances de babygirl, j'entends. Parce que, soyons clairs, c'est elle qui fait la loi désormais. Vous pouvez ranger au placard les longues grasses mat' en amoureux, les heures de bronzette-lecture sur le transat, les séances de manucure-pédicure-trois-couches-de-vernis.
Oh, ne soyons pas mesquins. Entre les moments dédiés aux repas, à la digestion, aux confections de petits pots, aux changes, aux jeux, au bain, à l'endormissement, il vous restera... quoi ?... deux, trois heures de sieste par jour pour vous laisser vaquer à vos occupations.
Là, reste à bien choisir. Un plouf dans la piscine, quitte à devoir en sortir en express pour cause de cris impromptus dans le babyphone ? Une séance lecture, quitte à relire pour la huitième fois du séjour les mêmes trois pages qu'on n'arrive jamais à bien comprendre, puis à lâcher l'affaire et opter pour Glamour et Paris Match, moins fatiguants ? Une sieste réparatrice, quitte à quitter les bras de Morphée en plein rêve, parce que t'es gentille maman mais là c'est l'heure du biberon ?

On dit que prendre le temps de profiter de ses enfants, les voir grandir, les voir s'émerveiller de tout un tas de petites choses nouvelles, ça n'a pas de prix. Objection, votre Honneur. J'ai fait mes calculs. Ca coûte très exactement 1 dos réduit en compote pour cause de lit parapluie vraiment bas du plancher + 4 crises de nerfs pour trouver ze fucking tétine dans toute la barraque + 8 ampoules aux doigts à force d'éplucher légumes et fruits bio spécial petit pot + 21 nuits d'environ six heures de sommeil si on veut profiter un peu de nos soirées entre adultes + 1 otite au cerveau (oui) à force d'entendre en boucle les jouets sonores embarqués pour amuser la croquette. Sans compter les pare-soleil Pocahontas.

Oui... Avant, j'avais des vacances. Maintenant, j'ai un enfant.

 

Pourtant quelqu'un m'a dit

08 juillet 2013

 babygirl_6

Six mois. Déjà six mois. Ma babygirl souffle aujourd'hui sa sixième bougie mensuelle. Quelqu'un m'a dit... "tu verras, ça passe tellement vite, il faut profiter de chaque moment !". So true... Hier, les premiers babillages, aujourd'hui les premières dents, demain les premiers pas. Autant de "premières fois" qu'on guette avec impatience, fier comme un pou, prêt à le claironner à ses proches à grands renforts de vidéos prises à l'Iphone, et à le noter mentalement dans le grand cahier virtuel intitulé "la première fois que...".
Et dans le même sillon, autant de "dernières fois" sur lesquelles on referme la porte doucement. Les pyjamas devenus trop petits s'entassent dans un coin de la chambre, et on se demande si un jour, peut-être, ils connaitront un petit frère ou une petite soeur.

C'est quelqu'un qui m'a dit que... ma vie allait changer. "Attends-toi à un cataclysme !". Cette personne faisait-elle allusion au fait que quand mes nuits cumulent désormais six heures -même avec interruption-, on a déjà moyen de lancer les confettis ?
Ou bien au fait que, si avant je chantonnais du Dalida ou du David Guetta sous la douche, c'est désormais l'air de "Nemo petit poisson" que je fredonne spontanément ( les petits poissons dans l'eau nagent aussi bien que les gros ) ?
Ou bien encore au fait que j'ai rangé au fond de l'armoire les jolies blouses en soie et petits pulls tout fins (pour cause de vomito persistant sur l'épaule gauche et de crachouillis intempestifs de purée de carotte), et que la séance quotidienne de maquillage/coiffage est réduite à son strict minimum (pour cause de dix petits doigts poisseux aimant agripper tout ce qui traine à proximité) ?
Sans doute un peu des trois, et bien d'autres choses encore...

Y'a quelqu'un qui m'a dit que... désormais, je n'étais plus seule, et qu'une petite personne dépendait totalement de moi. Et que là, ça allait être une autre paire de manche que de lui filer des croquettes chaque jour et nettoyer sa litière une fois tous les quatre neuf ahem matins. Effectivement, on sent bien tout le poids de la responsabilité qui nous incombe quand il faut changer les couches pleines et remplir les estomacs vides (et à nouveau vider les couches pleines) (puis remplir... bref).
Mais le plus flagrant, c'est cette peur viscérale désormais ancrée en moi, qui ne me quittera plus jamais. Peur qu'elle n'aille pas bien, qu'elle ait mal, qu'il lui arrive quelque chose. Peur qu'on se moque d'elle, qu'on la mette à l'écart, qu'on lui brise le coeur. Peur des accidents de balançoire, des mauvaises rencontres, des chauffards ivres... Peur des petites bosses et des gros blues de la vie.

Pourtant quelqu'un m'a dit que... la peur n'évite pas le danger, et qu'il vaut mieux avancer dans la vie avec détermination qu'y aller sur la pointe des pieds. S'il y a bien un service à lui rendre, c'est de ne jamais l'éduquer dans la crainte de tout et de tous. Facile à dire, même si c'est vrai. Alors j'y travaille, dès à présent. Pour mieux savoir la laisser aller de l'avant toute seule, plus tard.

Tu vois, quelqu'un m'a dit que... je l'aimerai au premier regard d'un amour fou, que c'est instinctif. Je me souviens très bien de mon premier regard sur elle et de la bouffée qui m'a envahie à cet instant, mais appeler ça de l'amour, je ne sais pas. Il faut du temps pour apprendre à faire connaissance. Avec le recul, les premiers moments passés avec elle me semblent plus proches de la (re)découverte et de l'apprivoisement, malgré les neuf mois de grossesse partagés. "Alors, c'était donc toi..."

Ce qui est amour fou, en revanche, c'est cette force qui grandit jour après jour dans notre relation. Habitudes, rituels, complicité, regards et sourires qui en disent long sur elle et moi. C'est ma fille. Je suis sa maman. Indiscutable.
Ce qui est amour fou, aussi, c'est cette petite fille éveillée et tonique qui veut découvrir le monde et s'affranchir des bras de sa mère qui semblent la retenir un peu trop à son goût.
Ce qui est amour fou, en fait, c'est cette même petite fille qui, au moindre petit coup dur ou de fatigue, revient bien vite se blottir dans ces bras-là, parce que c'est là qu'elle se sent le mieux.


Posté par Katia_ à 13:48 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [37]
Tags : , ,

Little Cigogne deviendra grande

02 avril 2013

little_cigogne_e_tiquette

J'imagine que, à moins de vivre sur Pluton, la folie des "Box*" qui ont envahi le marché ne vous a pas échappée. Box beauté (mais siiiii, je vous en parlais ici), box Food, box collants, box bonbecs, et même box anti-box (on n'arrête pas le progrès !), un peu too much au bout du compte. 
Et pourtant, c'est bien de Box dont on va parler aujourd'hui. Parce que celle-ci, je l'ai trouvée vraiment très réussie, adorable à recevoir, top à offrir. Alors certes, elle ne parlera pas à tout le monde, car il s'agit d'une Box spéciale vêtements enfants (de 0 à 5 ans).

Déjà, son p'tit nom... Little Cigogne. Chou, non ?

Ensuite, son contenant... Pour changer des classiques boîtes en carton plus ou moins jolies (d'autant qu'au bout d'un moment, on ne sait plus trop bien quoi en faire) (t'as qu'à voir la pile énorme de boîtes vides entassées dans un coin de ma chambre), Little Cigogne a joué la carte du petit baluchon théoriquement transporté dans le bec des cigognes, et vous livre votre surprise dans un joli pochon en organza, à l'intérieur duquel se trouve un lange fermé d'une épingle à nourrice, qui enveloppe les vêtements reçus.

little_cigogne_emballage_hibou

little_cigogne_emballage_lange

Enfin, le contenu... Des vêtements de très jolies marques et/ou de petits créateurs (Jacadi, Le Marchand d'Etoiles, Rose & Théo, La Queue du Chat...) et trois formules au choix (donc 3 prix adaptés) pour recevoir une sélection composée spécialement pour vous par une styliste.
C'est là le gros gros point fort de cette box, qui est entièrement personnalisée pour vous. Couleurs, matières, imprimés, types de vêtements... un petit questionnaire proposé dès l'inscription permet de renseigner vos gouts et besoins. Pour vous donner une idée en comparant avec les Box beauté, ça vous évite, en gros, de recevoir un shampoing cheveux secs quand les votres sont gras comme des frites McDo, ou de se retrouver avec 5 crayons à yeux en l'espace de 6 mois/6 box reçues (c'est du vécu !).

Cerise sur le pudding : si le contenu ne vous plait pas, hop, vous pouvez tout retourner à l'envoyeur (et vous faire rembourser), ou demander à changer les pièces qui ne vous plaisent pas. Si au bout du compte vous avez des fringues qui ne vous conviennent pas, c'est vraiment que vous n'y mettez pas du votre !

J'ai reçu ma première box Little Cigogne il y a trois semaines, mais j'avais été déçue du contenu, justement. Un t-shirt trop "fanfreluché" à mon goût, un pyjama à l'imprimé trop marqué... Après retour + explications de mes nouvelles attentes, j'ai finalement reçu 4 vêtements qui me conviennent tout à fait, et qui plairont vraiment à ma petite croquette d'ici 3 mois (j'ai volontairement choisi du taille 6 mois). Des rayures, des pois, du gris, du rouge... tout ce que j'aime !

little_cigogne_ve_tements_rec_us_pile

little_cigogne_ve_tements_rec_us

Verdict final ? Moi je dis Banco les cocottes ! Je ne m'abonnerai pas, car j'ai tendance à aimer aller fouiner dans les rayons enfant pour y trouver mes pépites, mais je trouve que c'est une très bonne idée de cadeau à faire (ou à se faire) à l'occasion d'une naissance, ou simplement pour renouveller régulièrement et sans mal la garde robe des bibounets.

Plus d'infos : www.littlecigogne.com

Note : Billet non sponsorisé, Box 'Little Cigogne' achetée par mes soins.

* Le concept des Box : chaque mois, une boîte surprise vous est livrée, avec des articles réunis autour d'un thème précis : l'Asie, la Saint-Valentin, le Cocooning d'hiver...

 


Babillages

19 mars 2013

te_tine_be_be_

Hey, salut les gens de l'autre côté de l'écran,

C'est moi, c'est BabyGirl. Je profite du fait que ma mère est occupée ailleurs et délaisse un peu ce blog pour venir faire une petite incursion clandestine et vous donner quelques nouvelles du front. Voilà un peu plus de deux mois que j'ai débarqué, je commence à peu près à prendre mes marques ici, et ma foi, c'est plutôt cool. Il faudrait d'ailleurs être bien difficile pour penser autrement : logée, nourrie, blanchie. ET chouchoutée, bichonnée, bisoutée, dorlotée, câlinée. Que demande le peuple ?

Les parents ont l'air assez détendu, mais ça n'a pas été une mince affaire. Il y a encore quelques semaines, c'était impossible de pioncer tranquille sans que l'un des deux débarque furtivement au dessus du berceau. Ma mère, surtout ! Quelle flippée, celle-là ! Quelle trouille elle m'a fichue plusieurs fois, à me coller sa tête en gros plan devant mes mirettes encore pleines de sommeil ! Mais elle s'est nettement calmée ces derniers jours, heureusement...

Enfin, calmée... c'est vite dit. J'ai remarqué qu'il suffit que je braille un petit coup pour les faire accourir tous les deux aussi sec. Du coup, je m'amuse un peu, tiens. Je crachouille ma tétine, hop, et je déclenche le plan sirène. Bam, dans les dix secondes, en voilà un qui s'occupe de mon cas. Bon, ça marche très bien trois, quatre fois. Au bout de cinq, je mets le holà parce que je sens que le comique de répétition, ca va bien deux minutes.

Dernièrement, j'ai trouvé comment gagner encore plus de points en capital sympathie : je leur décroche de grands sourires jusqu'aux oreilles. Parfois, je pousse même le vice jusqu'à accompagner mes mimiques d'un petit bruitage gazouillant. Alors ça, mes amis, ça les met en transe, je vous raconte même pas. Et vas-y qu'ils se mettent à s'extasier, à parler super aigü et à gagatifier puissance douze. Ils sont mignons. Un peu con-con, mais mignons. Et moi, du coup, pas trop relou, j'essaye de leur faire plaisir, ça ne me coûte pas grand chose.

En revanche, j'ai pas encore trop saisi pourquoi ils poussent de grands cris à chaque fois qu'on change ma couche. Un coup, c'est "ooooohhhh, c'est bien, tu as fait caca, c'est super !", et le lendemain, j'ai droit à "oooooohhhh la vache, mais qu'est-ce que c'est que cette bombe nucléaire que tu nous as pondue ?!!". Faudrait savoir, les gars... Pour la peine, quand ils m'énervent à se contredire, hop, je leur fais le coup du petit pipi freestyle, qui arrive PILE au mauvais moment. Vlan !

Ma mère me fait rire. Elle passe des heuuuuuuuures dans ma chambre. Je l'observe discretos du coin de l'oeil quand elle croit que je fais la sieste, elle n'arrête pas de contempler, ranger et plier mes fringues. Quand je vois l'état de sa penderie, j'ai un peu envie de lui dire qu'elle ferait mieux de s'occuper de son armoire à elle, mais je crois qu'elle compense de cette façon la grosse frustration qu'elle a de ne pas pouvoir faire de shopping pour le moment. Une vague histoire de kilos à perdre et de ventre plat à retrouver, je crois.

Pour encore quelques semaines, j'ai ma mère tout pour moi. Elle arrive à peu près à caser quelques trucs persos à faire dans sa semaine, mais le reste du temps, je l'ai pour moi toute seule. J'adore, et j'en profite encore un peu, puisque je n'hésite pas à la réveiller en pleine nuit si j'ai besoin d'un petit casse-croûte. Elle râle un peu beaucoup, j'ai bien vu, mais elle finit toujours par céder. Mais je sais bien qu'il va falloir que je fasse des efforts bientôt. Elle parle de reprendre le boulot, elle parle de crèche, de rythme à prendre, de nuits complètes à faire. Oui, oui, bon, ok... on verra. Pour le moment, carpe diem. J'ai encore droit à mon petit cocon douillet pour quelques temps, laissez-moi en savourer chaque minute.

Ah, c'est l'heure du bib' ! Les bonnes choses n'attendent pas, je vous laisse sur ces quelques nouvelles, et vous souhaite une bonne semaine. Hasta luego !

 

Posté par Katia_ à 13:18 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [29]

Daddy cool

13 février 2013

daddy_2

Avec l'arrivée de Babygirl parmi nous, Chéribibi a fatalement ajouté une nouvelle corde à son arc, et endosse désormais la fameuse casquette de Papa. Serait-ce exagéré de dire, pour presque-citer la grande Simone, qu' "on ne naît pas père, on le devient" ? A observer du coin de l'oeil les relations qui se nouent chaque jour entre Chéribibi et sa fille, je suis en tout cas très amusée de relever quelques changements et nouvelles attitudes chez l'homme de la maison.

Lui qui, il y a quelques semaines encore, confondait les concepts de péridurale et d'épisiotomie (et on est d'accord, ça n'a RIEN à voir), maîtrise aujourd'hui sur le bout des doigts le rituel du bain et des biberons, glisse dans la conversation - l'air de rien - des termes comme 'liniment', et se permet même de donner des conseils sur la meilleure façon de nouer l'écharpe bébé ("tu comprends, il faut qu'elle soit à hauteur de bisou"...).

Ses discussions avec les copains récemment devenus père de famille valent aussi leur pesant de cacahuètes ! Là où, avant, ça discutait changement de scooter, permis moto, Champions' League et dernières Nike, ça parle désormais nombre de biberons par 24 heures, comparaison du poids de bébé et détails peu ragoûtants sur le contenu des couches. Et autant je trouvais que mes centres d'intérêt et de discussions avaient bien changés ces derniers temps (je pense pouvoir réciter l'intégralité du site Baby Center à moi toute seule), autant je constate que les nouveaux pères AUSSI voient leur petit quotidien largement perturbé (en bien) par l'arrivée d'un bout de chou.

Un peu pataud par moment, ses grandes mains galèrent pour boutonner efficacement les tout petits petits boutons pression des tout petits petits bodies, et ça ne lui pose aucun souci d'habiller sa fille avec un pyjama bien chaud en laine et cachemire... mais de lui laisser les petons à l'air. (Toujours ce problème des fichues chaussettes qui se barrent en moins de deux, j'imagine).

Et quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie, lorsque je le laisse en tête à tête avec Babygirl pour qu'il se charge de l'endormir (gros challenge ces temps-ci), je l'écoute du bout de l'oreille chantonner ces petites berceuses improvisées dont il a le secret, qui ne riment pas vraiment, et dont certaines phrases ne veulent rien dire, mais qui ont ce don d'apaiser la mini croquette pendant... ohh... dix bonnes minutes. (Les croquettes préfèrent dormir le jour, sachez-le).
Le plus drôle restant le moment où je les retrouve tous les deux affalés sur le canapé, lui ronflant comme un tractopelle et elle les yeux grands ouverts contemplant le plafond. Drôlement efficace, la berceuse. Juste... pas sur la bonne personne. Il faut croire que Babygirl préfère, aux bras de Morphée, ceux de son daddy poule trop cool...

Posté par Katia_ à 08:27 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [27]
Tags : , , ,

8/1/13 - 3h18

21 janvier 2013

Baby_2

8 Janvier 2013. Premier jour du reste de ma vie. De ma vie de maman. De ma vie de parent. BabyGirl a pointé son nez avec trois semaines d'avance, sans crier gare, sans avertir ni klaxonner. Comme une petite magicienne, "hop me voici me voilà, tadammmm". Pour d'obscures raisons (ou peut-être l'envie de faire durer le suspense), j'étais persuadée que mini-me saurait se faire attendre, mais elle en a décidé autrement. 

Et me voici - nous voici -, donc, plongés dans le grand bain de la nouveauté, à tenter de trouver un rythme qui ne dépend plus du tout de nous, à compter les heures de sommeil (et mieux vaut parfois ne PAS compter), à jongler avec l'apprentissage de toutes ces choses étranges nommées porte-bébé, tire-lait, transat évolutif, et à découvrir les joies des couches paquet-surprise, des soins du cordon ombilical, et des petites chaussettes taille 2 qui se barrent des pieds de bébé en trois minutes top chrono, QUOI QUE TU FASSES.

"C'est que du bonheur, tu verras !", m'a-t-on si souvent répété avant. Honnêtement, je ne serais pas aussi radicale. Les doutes face à cette toute nouvelle vie qui se dessine. Les angoisses devant les pleurs répétitifs et incompris. Les interrogations en pagaille : "est-ce que je fais bien ?", "et si je lui fais mal ?", "comment elle disait, déjà, la sage femme de la maternité... ?"

Et le spleen du Baby blues qui rôde. Les levers nocturnes pour bien vérifier que bébé respire, même doucement. Le questionnement du bien-fondé de l'allaitement, créateur de lien très fort avec son enfant, mais culpabilisateur et responsabilisant en même temps. Oui, ce vieux mythe de la mère nourricière supposée résoudre tous les pleurs ("elle a pas faim, là, tu crois ?) alors que tout n'est pas si simple (elle a pas faim tout le temps, c'est pas Shrek, faut pas déconner, non plus).

Mais on apprend et on avance, chaque jour un peu plus. On prend le temps de s'apprivoiser, de se découvrir. Et sa petite main qui agrippe fermement la mienne, son visage qui se niche dans mon cou lorsqu'elle s'endort dans mes bras, balayent en un instant les peurs et les angoisses, et valent bien tout l'or du monde...

 

Du temps pour moi

07 janvier 2013

Bougies

Voilà maintenant un gros mois que je suis en congé maternité. Cette fameuse période "parenthèse" qu'on attend avec impatience lors des dernières semaines de boulot, persuadée qu'on aura tellllllllement de temps pour faire tout ce qu'on n'a jamais pu boucler avant. Ah ah, naïveté suprême ! J'aime autant vous le dire, en ce qui me concerne, j'ai l'impression que le temps passe deux quatre douze fois plus vite depuis que je ne suis plus tenue à un emploi du temps réglé comme du papier à musique. Et ma pseudo "to-do list congé mat" s'allonge de jour en jour...

Au départ, j'avais prévu de :

* Refaire tout mon blog, et ENFIN migrer sur une url personnelle et indépendante. Bien. Bah... Disons que si j'arrive à avoir un nouveau blog avant la fin de cette nouvelle année, on pourra tous s'estimer hyper heureux. Ca vous donne une idée du rythme auquel ce projet avance...

* Construire tous mes albums-photo en ligne, pour en faire de beaux bouquins souvenirs. Oh... trois fois rien... juste quatre ans de voyages exotiques (Sri Lanka, Ouest américain...) et de week-ends européens (Londres, Berlin, Rome, Edimbourg, Madrid, Venise...) et donc à peu près 8 000 photos à trier, classer, retoucher et mettre en page. Une broutille. J'ai jusqu'à mi-mai pour m'y atteler, expiration des codes promo sur les albums oblige. Je suis LARGE !

* Commencer et finir un puzzle. Hé ho... j'en entends qui gloussent dans le fond, là ! Oui, un puzzle. Et alors ? J'aime bien les puzzles, moi. Et je n'ai jamais l'occasion d'avoir suffisamment de temps devant moi pour installer le biniou dans un coin et m'y poser dès que l'envie s'y prête. Bon, ok, là, le puzzle est encore dans sa boîte, sous cellophane, et attend sagement 2016 que je daigne m'en approcher. Mais si vous voulez tout savoir, j'ai longuement hésité entre le panorama paradisiaque palmito-sable blanc, et la licorne stylisée sur fond mauve à effets scintillants. (Note aux fabriquants : faire des puzzles juste un tout petit peu jolis, c'est mission impossible ou bien ?)

* Rattraper mon énorme retard dans les séries que je suis habituellement : who the fuck is Gossip Girl ? Est-ce que Bree va mourir ? Ted va-t-il finir par trouver sa meuf ? Dexter finira-t-il en taule ? Et Olivia et Peter vont-ils enfin coucher ensemble, dans un de leurs mondes parallèles ? (J'ai des goûts éclectiques, je sais).

* Et, évidemment, bien sûr, il va de soi, naturellement, of course : faire des SIESTES. Me reposer. Glander. Compter les mouches. Et regarder mon bidou finir de pousser.

Etrangement, sur ce dernier point, je n'ai pas failli une seconde. J'y ai même mis un sacré zèle, sans déconner. Mais à ma décharge, je dois bien dire que les nuits deviennent courtes et agitées (insomnies, inconfort, rêves étranges) et qu'il faut bien, oui messieurs dames, récupérer un peu de repos à un moment donné.

Quand je ne pionce pas, sinon, je m'occupe à devenir une parfaite petite femme au foyer. (La phrase précédente est ponctuée de second degré, sauras-tu lire entre les lignes ?). Par exemple, je me colle plus volontiers à la cuisine pour mitonner des petits plats (enfin, des pâtes améliorées, quoi) et des desserts de compet'. Un peu comme si je m'entraînais déjà pour les futures kermesses d'école, voyez ? D'ici trois quatre ans, Babygirl pourra crâner en disant "les muffins ? c'est ma maman qui les a faits !".

Je bricole. Si ! Si ! Poser un sticker dans la chambre de Babygirl, c'est du bricolage, excusez-moi ! On n'a pas tous le marouflage dans le sang, hein.

Je lance des machines. Beaucoup. Plein. TROP. C'est à dire que laver les quinze mille bricoles taille minipousse, et les draps, et les gigoteuses, et les doudous, et les bidules-que-je-sais-toujours-pas-comment-on-appelle-ça, pfffff, ça prend un temps fou. Oh, pas à laver, non. A ETENDRE. Temps moyen d'étendage d'une machine bébé : 48 articles, 27 minutes. La grosse éclate, en somme.

Je parle à haute voix toute seule chez moi pour que Mini-me imprime bien qui c'est qui commande ici. Ou je chante. Dans mon bain, si possible, parce que ça résonne tellement qu'on se croirait sur le plateau de la Star Ac'. A priori, ça a l'air de beaucoup plaire à mon petit public, si j'en crois le jacuzzi interne qui agite mon ventre chaque fois que je pousse la chansonnette.

Et puis j'attends. Mon Kinder Surprise arrive bientôt à maturation. Alors j'attends. J'attends. J'attends...

 

Posté par Katia_ à 09:58 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [14]

Le prénom

18 décembre 2012

Collier_pre_nom

(Non, ce collier n'est pas le mien, thanks God ! Visuel trouvé sur moncollierprenom.com)

Il y a ceux qui se sont mis d'accord depuis des lustres. Il y a ceux qui font des listes, des top 5, et qui se décideront au dernier moment. Et il y a ceux qui ont des goûts et des envies diamétralement opposés, et qui n'ont pas encore tranché la question primoridiale, à 6 semaines (au mieux) de l'accouchement. (Je vous laisse deviner à quelle catégorie on appartient, Chéribibi et moi...)

Choisir un prénom, toute une affaire d'état.

Ces derniers mois, bedon de plus en plus proéminent oblige, il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un ne me demande "et alors, le prénom, vous avez choisi ?". Question légitime mais légèrement pénible en même temps, je dois dire.

Déjà, parce que, sans en faire un secret mieux gardé que les codes nucléaires, il me semblerait à peu près normal de laisser les futurs parents mitonner cette dernière petite surprise pour l'annoncer le jour J dans le sms envoyé avec émotion depuis la maternité.

Ensuite, parce que, vous vous en doutez, j'ai tendance à devenir légèrement crispée sur le sujet, au fur et à mesure que les jours avancent, et que les discussions avec 'el futur padre' tournent autant en rond que les poissons rouges dans leur bocal. J'aime les prénoms plutôt courts, il les préfère longs. J'aime les sonorités affirmées et franches, il préfère les sons doux et niais (pardon) presque enfantins. Autant vous le dire, on n'est pas sorti du bois !

Enfin, parce que dès que le sujet est abordé, la plupart des gens ont souvent des avis très tranchés sur nos choix potentiels, un peu comme s'ils avaient leur mot à dire dans le débat. Combien de :
"Machine ? Ah non, j'aime pas du tout !" (hé ben j'aime pas le nom de tes gosses non plus. Comme ça, on sera quitte !)
"Trucmuche... *grimace sans équivoque*... j'aime pas trop, non..." (et ? donc ? Tu as envie de quoi à la place ? Tu pourras aller le déclarer à la mairie pour nous, aussi ?)
"Ah non, tu peux pas l'appeler Bidule, j'en ai connu trois, c'était que des connes !" (Oui, c'est inscrit dans la génétique, toutes les Bidule sont de sombres connes, mais justement, c'est ça qui nous plaisait, à nous...)
"Y'a véto sur Machinette, c'est le seul prénom que je t'interdis de donner !" (et à part ça, c'est bon, t'es Ok sur le fait que c'est une fille, ou bien on décommande la livraison ? Tu me dis hein...)
"Et sinon moi j'avais pensé à Xxxxx. C'est joli, non, Xxxxx ?" (ouiiiiiiiiii, si on vivait encore dans les années 70, j'aurais certainement a-do-ré. Mais là non).

Souvent envie de leur crier brutalement "hé les gars, c'est notre bébé, notre affaire, donc merci de vos conseils, mais on va gérer entre nous et on vous tient au courant en temps voulu, ok ?" (Mais comme je suis polie et bien élevée, je souris et je souffre en silence...)

Il y a presque quatre ans, j'écrivais déjà sur ce blog - et dans un parlé un peu plus direct - que le choix d'un prénom avait nécessairement des conséquences (Je constate d'ailleurs que ça commentait bigrement plus à l'époque, hein ?!!!).
L'heure est venue à mon tour de ne pas faire de grosse boulette pour Fifille Première, et tenter de faire en sorte qu'elle ne nous voue pas une haine éternelle à chaque formulaire administratif à remplir. On s'en reparle dans une vingtaine d'années ?

Posté par Katia_ à 22:52 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [18]
Tags : , , ,