Gin Fizz

Bulles de vie...

La loi des séries

20 novembre 2014

séries blog

Non, je n'ai pas disparu dans un trou noir géant, ni déménagé aux Bermudes. J'ai simplement eu la bonne idée de suivre le conseil de mon mec au sujet d'une série qui "vas-y, regarde, ça devrait vraiment te plaire". Ouais, c'est comme ça qu'il m'a vendu Game of Thrones, que lui avait déjà tout boulotté dans son coin mais que j'avais jusqu'ici boudé parce que bon, les dragons et les licornes, ça va bien mais j'ai plus douze ans, quoi.

Ha ha ha. Pauvre de moi. J'avais à peine terminé la saison 1 qu'il me fallait immédiatement tout le reste de la série disponible à ce jour, en perf' et intraveineuse, distillée au goutte à goutte pour mieux savourer (genre "non, Katia, pas plus d'un épisode par jour, sois forte").
Me voilà donc, enfin, moi aussi, appartement au clan de ceux qui savent que l'hiver arrive, que les dragons naissent dans des oeufs et que les oripeaux en peau de loup ont un charme certain.

Mon retard rattrapé nous permettra donc de partager amoureusement les prochains épisodes à venir, en avril prochain. Oui, d'accord, mais d'ici là, on va quand même pas enfiler des perles, si ? Bah vous faites comme vous voulez, mais perso, j'ai pas mal d'autres chats à fouetter en attendant le retour de Jon Snow.

Déjà, il y a toutes les séries que je me mate toute seule dans mon coin, sans Chéribibi pour venir me dire par dessus l'épaule " attends, c'est naze, les effets spéciaux là..." ou encore "c'est pas un peu toujours la même chose, les séries dans les hopitaux ?" (oui. Et alors ?) Au programme de mes soirées célib' viennent donc en vrac :

* Grey's Anatomy : ouais, je sais. Meredith est littéralement à claquer, Dr Mamour est le personnage le plus creux de l'histoire des séries, et le Seattle Grace Hospital semble concentrer en 10 saisons à peu près toutes les emmerdes possibles, des patients terroristes jusqu'aux séïsmes puissance 23. Mais je passe outre, attachée que je suis aux personnages depuis les débuts de la série.

* Once upon a time : autant j'étais a priori rebutée par les dragons de Game of Thrones, autant le côté fantastique assumé de cette adaptation moderne des contes de fée m'a toujours fait sourire. C'est pas tous les jours qu'on croise dans le même épisode Blanche-Neige, Jiminy Criquet, la Reine de Coeur, Robin des Bois ET Fée Clochette ! Et puis Robert Carlyle joue l'un des rôles principaux, et ça, déjà...

* Orange is the new black : découverte récente mais gros coup de coeur. L'univers carcéral, c'est pas toujours rose bonbon, surtout dans une prison pour femmes. Au delà du fait que cette série m'a définitivement vaccinée avec l'hypothèse d'aller faire un tour en prison (donc désolée J., je retire ce que j'ai dit, je ne planquerai pas de cadavre avec toi si jamais...), elle croque des portraits de femmes très attachantes dans leurs failles et très fortes dans leur résistance. Une vraie bonne surprise.

Je passe rapidement sur A to Z, nouvelle sitcom qui avait l'air prometteur, surtout du fait de la présence de Cristin Milioti, la mum de How I met your mother, mais la série semble être annulée au terme de quelques épisodes qui, pourtant, me semblaient rafraichissants.
Et un jour prochain, oui un jour pochain, je bouclerai les deux dernières saisons de Dr House, et j'entamerai le marathon de l'intégrale de Downton Abbey dont j'entends souvent le plus grand bien. (Vous confirmez ?)


Et avec le chéri, alors, on se mate quoi de beau ? Il faut croire qu'on n'aime pas trop se poiler de rire devant la téloche, tous les deux, parce qu'on choisit essentiellement des séries à suspens et/ou un peu sombres. Dexter a connu ses heures de gloire chez nous (avant de tristement perdre toute crédibilité après la saison 5), et Breaking Bad reste à ce jour l'un de nos favoris (parce qu'on est très originaux). Et donc ?

* Homeland et House of Cards : deux séries qui cartonnent au box office, et qu'il FAUT - parait-il - avoir vu pour faire partie des gens "in". Mouais... Alors autant tout ce petit monde était bien parti (les saisons 1 et 2 de Homeland sont magistrales), autant je trouve que tout cela s'essoufle avec le temps, et je prends moins de plaisir qu'avant à les regarder. Le personnage torturé de Carrie m'agace au plus haut point, et si j'adore les jeux de Kevin Spacey et de Robin Wright, les arcanes de la vie politique américaine me sont sans doute trop peu familiers pour que je goûte vraiment à la subtilité des dialogues et des stratégies présentées. Bref, je suis tout cela par simple curiosité, d'un oeil un peu distrait, en refaisant ma manucure. C'est dire...

* Sons of Anarchy : a priori, le cocktail grosses Harley + tatouages + gangs de mecs + armes + drogue, c'était pas trop ma tasse de thé, disons. Me voilà pourtant à adorer cette série plutôt violente où les différents se règlent à coup de flingue et où les cadavres s'entassent aussi vite que les assiettes sales dans mon évier (et dieu sait que j'aime pas faire la vaisselle). Une plongée dans le quotidien tumultueux des gangs de motards californiens, où l'honneur est une valeur reine, et où on ne déroge pas au respect du code d'honneur de son clan, même au péril de sa famille, ou de sa vie. Déroutant, mais puissant.

* Suits : un cabinet d'avocats brillants à Manhattan. Pour l'originalité, vous repasserez plus tard, hein. D'autant que Ally McBeal, en son temps, avait déjà bien bossé sur le sujet, et saupoudré le tout d'une bonne dose de farfelu. Mais... les ingrédients sont là, et la sauce prend facilement. Personnages attachants, seconds rôles qui assurent (Donna ou Louis Litt). On n'évite pas le jargon un peu trop professionnel ou les situations caricaturales, mais l'ensemble passe bien, et on y prend goût. Et puis ça change un peu des flingues et des bistouris.

Enfin, rapidement, carton plein pour True Detective, mini série de huit épisodes magistralement dominée par un Matthew McConaughey incroyable de justesse, et carton rouge pour The Leftovers, qui malgré les bonnes critiques, a juste réussi à guérir mon insomnie. Honnêtement, on a stoppé après trois épisodes laborieux, et si quelqu'un dans la salle veut bien m'expliquer le pourquoi du comment de cette série incompréhensible, qu'il parle maintenant ou se taise à tout jamais (le temps pour moi de zapper définitivement cet ovni de ma tête).

Si vous avez des pépites qui valent le détour, des nouvelles séries prometteuses et des coups de coeur affirmés, c'est le moment de tout balancer. Promis, je ne jugerai personne (hé, vous parlez quand même à une fille qui a regardé Gossip Girl à 35 balais passés). A vous les studios !


Fille à papa ?

22 octobre 2014

coquette
Babygirl a choisi toute seule son premier livre "Monsieur-Madame". Ca promet...

Au quatrième mois, elle a pris la sonde de sa main gantée, l'a posée sur mon ventre, a regardé l'écran du monitoring, puis m'a dit "c'est une petite fille, aucun doute là-dessus !". Et j'ai senti comme un bond dans mon coeur, parce que c'était ce que je voulais entendre depuis le début de ma grossesse...

Une fille. Une p'tite meuf, une mini-moi. Une croquette qui aurait les mêmes bouclettes que sa maman (bingo), et si possible pas la même pilosité que son papa (pas bingo). Mais surtout, au delà de l'apparence physique, des tenues de poupée et des coiffures à inventer, la possiblité d'une relation mère-fille à construire pas à pas, chaque âge recelant son petit lot de tendresse et de conflits.

On m'avait dit "tu verras, vers l'âge de deux ans, elle n'en aura que pour son père, et tu n'existeras plus !". Le compte à rebours est lancé. Alors je mesure les mois qui me séparent encore de l'échéance terrible, et je savoure.

Je savoure notre complicité quand je suis la seule à comprendre son baragouin de bébé, pourtant très réfléchi selon elle. Je savoure ces couchers où elle réclame maman pour lui chanter la chanson des poules, alors que papa la connait par coeur aussi. Je savoure ces moments de fatigue, de détresse ou de pleurs où il n'y a que dans mes bras que ma croquette semble vouloir être consolée.

Bon, j'admets que je savoure un peu moins ces réveils nocturnes, éjectée brutalement du lit par des beuglements hurlant mon nom, lorsque la mini fait un cauchemar (ou un caprice ?) et réclame un câlin. Moi, à quatre heures du matin, je n'aime personne. Je dors.
Tout comme je pourrais me passer de son besoin intempestif de ME montrer un truc vraiment vital (comme... un auto-collant semi-déchiré par exemple), pile poil lorsque je suis... disons... occupée à rendre à la nature l'excédent de ses bienfaits (et où j'aimerais donc être peinarde deux minutes, si c'est pas trop demander).

Mais oui, de façon générale, je profite autant que possible de toutes ces manifestations d'amour inconditionel, et son petit cou aux effluves de Mustela me fait vite oublier les menus désagréments.

Et je sais, je sens bien, par moment, que déjà, son papa gagne du terrain sur moi. Quand ils s'assoient tous les deux côte à côte pour (re)(re)(re)lire Tchoupi et Babar, et qu'elle repousse doucement mais fermement ma main qui recoiffe ses bouclettes, l'air de dire "t'es gentille maman, mais tu vois bien que c'est pas le moment !".
Ou quand vient l'heure du bain, et qu'elle manifeste haut et fort que c'est avec papa qu'elle veut jouer et éclabousser toute la salle de bain, là où maman se lasse vite du pistolet à eau et râle fort que "hé ho, c'est pas toi qui passe la serpillère ensuite".

Un jour prochain viendra où ma petite fille me repoussera au profit de son père, évitera mes bras et mes câlins, et piquera des crises de nerfs pour des motifs anodins. Ce jour là, on me dira "c'est rien. Ca va passer. L'Oedipe, tout ca...", mais mon petit coeur de maman se serrera, inévitablement.

Alors en attendant, je savoure. Je savoure...

Posté par Katia_ à 16:38 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [38]

Vernie !

15 septembre 2014

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- "On n'a jamais trop de vernis, me dit toujours ma copine O. qui collectionne les flaçons dans son frigo (sympa pour les légumes qui moisissent tranquillos dehors).

- A un moment, si, quand même !", je lui réponds.

Oui. Y'a toujours un moment où ça vire au n'importe quoi, ces collections à n'en plus finir. Mon moment à moi, ça fait belle lurette qu'il est arrivé, et j'ai enfin entamé le grand tri-qui-tue de ma vernithèque (pfff, qu'est-ce qu'on ne va pas inventer, comme mot...).

Il faut bien dire qu'entre les vernis offerts, reçus en cadeau promo, donnés par les cop's, trouvé dans les Beauty-Box auxquelles j'ai été abonnée, ou achetés juste pour un coup spécial (genre "compléter mon déguisement de Fée Clochette") (je n'invente rien), je me retrouve avec une panoplie de flacons qui ne me servent quasiment jamais. D'autant qu'à bien y regarder, je porte au final à peu près toujours le même genre de couleur (c'est à dire PAS le vernis-déguisement-Fée-Clochette, déjà).

J'ai donc passé une bonne partie de mon dimanche (je suis débordée vous savez ?) à classer mes vernis selon leur gamme de couleurs, et à peinturlurer les pages d'un cahier pour pouvoir comparer les teintes entre elles. Première étape. Et déjà, gros stress, parce que, rendez-vous bien compte, il faut éviter les feintes ! Par exemple, le flaçon qui semble rouge mais s'avère en fait rose ! Ou le vernis qui s'appelle "taupe model" (j'invente) et qui se révèle en fait gris ! Ah ça, j'ai eu des sueurs froides en réalisant mes planches chromatiques, je vous jure...

Arrivés à ce stade, certains flacons virent direct de ma collection, parce que ça saute aux yeux qu'ils sont MOCHES. Reste ensuite à essayer les autres in situ, et donc à se balader l'air nonchalant avec une manucure aux dix doigts dépareillés, juste pour voir ce que ça donne sous la lumière du jour et sur ma carnation. Quand je vous dis qu'on a des vies pleines de rebondissements, nous les blogueuses !

Au final (parce que, quand même, j'ai un but précis avec cette expérience hors du commun), j'ai zappé une bonne partie des bleu/vert/taupe/gris/violet que je porte peu. J'ai encore un mal fou à tailler dans le vif et à vraiment éliminer les teintes trop proches pour les rouge/corail/rose. Mais déjà, avec une vernithèque réduite de presque moitié, je m'estime satisfaite. Et ça me laisse une boîte complètement vide pour y ranger les futurs vernis que je vais bientôt achet... oh, wait... non, rien.

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Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #5

09 septembre 2014

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Et si on reprenait les bonnes habitudes ? Les vacances m'ont été profitables niveau lectures - au grand dam de mon marchand de journaux qui ne m'a vue passer la tête chez lui qu'une ou deux fois - et j'ai choisi parmi mes dernières découvertes quatre romans que j'ai dévorés en un rien de temps. En espérant que vous y piocherez des idées pour vous... !

* Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent
(ça fait BEAUCOUP de prénoms pour une même personne, je trouve...).
* Le pitch : En plus d'avoir un nom à coucher dehors, Guylain Vignolles exerce un métier qui le débecte au plus haut point : il détruit les livres invendus grâce à une redoutable machine broyeuse. Pour tromper son existence maussade et rendre hommage à ces oeuvres massacrées, il en sauve chaque jour quelques feuillets, qu'il lit à haute voix aux passagers étonnés et ravis de son RER quotidien, le train de 6h27. Un matin, il trouve une clé USB contenant des textes qui le font littéralement chavirer, et redonne un sens à ses journées...
* Mon avis : Si Amélie Poulain était un livre, ce serait celui-ci, sans aucun doute ! Voilà une vraie pépite de bonne humeur, d'humour et de générosité ! Un roman en forme de conte de fée moderne, qui touche par sa simplicité et son humanité. Un livre qui se lit d'une traite, et qu'on referme le sourire aux lèvres, avec cette impression d'avoir vécu un beau moment. Et ça fait du bien, dans le contexte ambiant. Foncez !


* Plan de table, de Maggie Shipstead.
* Le pitch : Île de Waskeke, Nouvelle-Angleterre. La fille aînée des Van Meter se marie ce week-end, et c'est le branle-bas de combat dans toute la maison. Au grand dam du père, Winn, qui regarde toute cette agitation d'un oeil désabusé. Loin des discussions vitales sur le choix des homards ou la coiffure de la mariée, tout ce qui l'intéresse est de savoir pourquoi on ne veut pas de lui au Pequod, le club select dont il rêve d'être membre. Chacun ses préoccupations ! Ces trois jours précédent le D-day vont s'avérer riches en événements, mais surtout en règlements de comptes, déceptions et désillusions.
* Mon avis : J'ai hésité à présenter ce livre car j'ai du mal à dire avec précision si j'ai aimé ou non. La narration m'a semblée un peu longue et farçie de nombreux détails, mais c'est propre à la comédie de moeurs qui permet de bien dessiner les personnages. Et après deux lectures de polars très addictives, le changement de ton m'a peut-être un peu désorientée. Il n'empêche que j'ai quand même englouti ce pavé en 3 ou 4 jours sans peine, ce qui est plutôt bon signe.
Personnages peu attachants (c'est volontaire), et situations grotesques font qu'on ne se prend pas d'amitié pour cette famille bourgeoise, et qu'on rit sous cape de leurs déboires et mésaventures. Un livre qui rappelle un peu les comédies 'Hugh Grant-iennes', et insiste sur l'envers du décor de ces grandes traditions familiales qu'on prendrait, de loin, pour des gentils bisounours parfaits.

* Alex, de Pierre Lemaitre.
* Le pitch : La belle Alex a disparu. Nous (les lecteurs) savont ce qui lui est arrivé, mais pas encore la police, qui lance les recherches d'usage. L'enquête détecte enfin qui est le ravisseur et où il a séquestré Alex, mais quand elle arrive sur les lieux, la jeune femme a déjà réussi à s'enfuir. Pourtant, les soupçons soulevés lors de sa traque motivent plus que jamais le commandant Verhoeven et son équipe à retrouver la victime coûte que coûte, car elle semble avoir des choses à se reprocher... Victime ou bourreau, la jolie demoiselle ?
* Mon avis : Ne vous laissez pas avoir par la couverture assez ringarde, qui fait plus penser à un thriller d'horreur de bas étage, et ne rend absolument pas justice à ce roman policier ! Honnêtement, j'ai été plus que bluffée par ce super polar, qui vous scotche de la première à la dernière page. L'impression de lire 3 romans en 1 (l'enlèvement, l'enquête, la traque finale) fait qu'on repose le livre avec un sentiment d'essouflement, pris aux tripes par les descriptions de la séquestration entre autre, jusqu'au grand final qui, comme souvent, explique tout ce qu'on avait compris de travers. Un très bon moment, pour ceux qui ne sont pas (trop) rebutés par les détails sordides et réalistes d'un thriller mouvementé.

* Les mères, de Samantha Hayes.
* Le pitch : Claudia, mère de jumeaux et enceinte de 8 mois, recrute Zoé qui a, sur le papier du moins, tout d'une nounou parfaite. Dans le même temps, la ville est agitée par la découverte d'un cadavre de femme enceinte presque à terme, dont on a ouvert le ventre au couteau. Quelques jours plus tard, un autre cadavre est retrouvé dans les mêmes circonstances. L'inspecteur Lauren mène l'enquête. Les voix de ces 3 femmes s'expriment tour à tour au gré des chapitres, jusqu'à ce qu'imanquablement, leur chemin se croise, et que les masques tombent.
* Mon avis : Oui, ok, le pitch fait un peu gore, je vous l'accorde. Mais loin de s'attarder sur des détails sanguinolants, l'auteur choisit plutôt l'angle psychologique, en faisant intervenir l'une des protagonistes à chaque chapitre. Au fil des pages et des points de vue partagés qui se recoupent, la situation se dessine et dresse un chemin cousu de fil blanc : l'impression d'avoir tout compris à l'histoire et de connaître déjà le déroulé final. Sauf que... on se doute bien que l'auteur a plus d'un tour dans son sac. Et vous serez accroché aux pages jusqu'à la toute dernière phrase, magistrale. (Alors non, on se regarde pas les dernières lignes avant, sous peine de se priver de tout le plaisir du suspense, capiche ?)

Mère calme à bien agitée

01 septembre 2014

plage

Coucou, là dedans ! Alors, ca y est, rentrés pour de bon et repartis pour un tour ? Les vacances sont déjà un vieux souvenir relégué au fond du placard, avec le sac de plage qui sent encore bon la mer et la crème solaire ? Ne rigolez pas, mais je me suis shootée pendant cinq jours aux relents de soleil capturés dans mon grand cabas estival, avant de le planquer derrière les manteaux, histoire de ne pas virer trop maso.

Pour la seconde année, nous avons donc passé des vacances plutôt sages avec une Babygirl nettement plus débrouillarde et active que l'an dernier. Je ne vous refait pas le topo, hein, on en avait déjà causé il y a douze mois, mais disons qu'une mini croquette qui sait désormais courir, grimper les marches et qui est curieuse de tout (oui, même de ce truc gluant et noirâtre qu'on peut appeler caca d'escargot - parce que c'en est) demande une sacré énergie et une attention non stop. Alors moi, j'appelle encore ça "vacances" parce que je ne veux froisser personne, mais à mon avis, le Boot Camp*, à côté, c'est l'hôtel quatre étoiles.

D'ailleurs, j'ai eu le temps, ces quelques dernières semaines, de faire diverses petites expériences, et je dois avouer que je suis assez colère sur deux trois choses.

Déjà, j'aimerais savoir si les personnes qui développent les crèmes solaires pour enfants ont des enfants elles-mêmes. A mon avis, non. Parce que sinon, ils nous auraient déjà pondu de nouvelles façons d'appliquer cette foutue substance épaisse et poisseuse autrement qu'en ayant besoin de quasi-coincer son môme en camisole forcée. Déjà que le combat de la crème visage en hiver me semblait exténuant, je vous laisse envisager dans quel état je me retrouve après avoir bataillé vingt minutes pour enduire la croquette des pieds à la tête, dans un somptueux concerto de cris semblant vouloir dire "mais maman, bon sang, laisse moi tranquilleuuu avec ta crème dégueu qui colle et qui sent pas bon" (si on reste poli).
Le pompon sur la cerise revient toutefois à la même corvée exercée SUR la plage, au milieu des grains de sable et du petit vent qui - comme de par hasard - souffle PILE POIL au moment où le tartinage est enfin accompli, et la peau bien collante. Je ne vous fais pas de dessin, si ?

Dans le même genre, je voudrais qu'on m'explique pourquoi les gens qui commercialisent les médicaments pour bébé font exprès de choisir les façons les plus reloues d'administrer leurs produits. Bon, ok, pour le Doliprane, ils ont fini par piger qu'en refilant un truc rose malabar et bien sucré, les mioches seraient demandeurs (et les fringues retapissés de trainées poisseuses, mais passons). Mais est-ce qu'on peut parler du Smecta au goût si dégueulasse qu'on n'arrive même pas à le camoufler sous des tonnes de jus de fruit ? Des petites gélules qu'on ne peut pas faire avaler telles quelles et qu'on s'acharne, encore mal réveillé et les yeux pas en face des trous, à écraser et réduire en miettes pour les mixer au biberon du matin ? Des pipettes à sirop qui font ventouse dans la bouche de la progéniture ? Ou, d'une façon générale, de tous ces machins au goût proprement immonde, que Babygirl flaire à mille pieds à la ronde et refuse donc obstinément d'avaler ?

Franchement, y'a encore du taf côté marketing, les mecs. Ah ça, pour nous pondre des vernis à ongles qui détectent les boissons droguées en changeant de couleur quand on les plonge dans le verre, là y'a réunion et brainstorming, hein ! Mais quand il s'agit de nous trouver des astuces pour que nos mômes avalent leur traitement anti caca mou sans moufler, BAM... plus personne ! 

Enfin, messieurs-dames les marketeux, expliquez-moi aussi, tant qu'on y est, ce que vous mitonnez dans les petits pots bébé, pour leur donner cette couleur si psychédélique. Non, désolée, chez moi, une purée de carotte n'a jamais eu cette allure orange fluo, et mes pâtes bolognaises spéciales Babygirl ne ressemblent pas à un verre de ketchup pur. Alors je veux bien comprendre que les petits pots doivent avoir l'air attrayants sur leur étagère de supermarché, m'enfin dans ce cas, arrangez-vous au moins pour nous faire des coloris qui partent à peu près au lavage, histoire qu'on ne se retrouve pas avec les grenouillères flinguées par les coulées oranges indélébiles. Quant à la version digérée qu'on retrouve dans la couche, c'est le 14 juillet assuré. Oh, la belle rouge ! Oh, la belle jaune ! Génial...

Allez, j'arrête là, sinon vous allez encore penser que je critique toujours tout. (Moi ?). Mais sinon, je vous assure, les vacances étaient calmes et reposantes, j'ai presque pas râlé. Promis !


Bonne rentrée, tout le monde !

 * Boot Camp :  sorte de "colonie de vacances " sportive, où (re)trouver un goût à l'effort et au dépassement de soi dans un cadre naturel, avec des règles et des types d'exercices non conventionnels. (En gros, un truc pour les gros masos).


Am-stram-crâme

30 juillet 2014

foyer

Il faut très exactement 48 minutes pour faire complètement crâmer une casserole posée sur feu vif. Je le sais, j'ai essayé. Malgré moi.

Oui... je ne pouvais quand même pas vous laisser partir en vacances sans vous raconter une petite mésaventure "bridget-jonesienne", hein. Et puis ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un article "vis ma vie de dinde" sur ce blog, non ?

Ce matin, résolue à me préparer avant de partir une petite carafe de thé à mettre au frais, je lance sur le feu une grosse casserole d'eau, additionnée de quelques grammes de sucre pour parfumer la boisson. Dans le même temps, affairée en cuisine, je lance également une machine de fringues, puis pars me préparer pour mon rendez-vous en attendant que l'eau veuille bien bouillir.

Quelques minutes plus tard, me voilà fraîche et pimpante sur le quai du métro, à checker l'heure pour vérifer que tout va bien, je suis pile dans les temps. Je monte dans la rame, m'installe tranquillement, sors mon livre et commence à bouquiner. Page après page, je rentre dans l'histoire de mes personnages quand je tombe sur ces lignes : "elle s'éclipse, revient presque aussitôt avec un plateau. Une théière en porcelaine où trempe un sachet, deux tasses, des rondelles de citron...".

Les deux neurones qui me restent encore avant de partir en vacances se connectent d'un coup, les voyants tournent au rouge flashy, et je pousse un grand cri d'effroi (qui fera sursauter mes compagnons de wagon). Mon thé ! La casserole ! Sur le feu ! A puissance max ! Oh putain !
Je m'extraie du métro au moment où les portes sonnent leur fermeture imminente, et me mets à courir comme une dératée pour attraper la ligne en sens inverse. Arggg, train loupé d'un rien, le prochain ne sera là que dans 4 minutes.

Les 4 minutes les plus longues de ma vie, je pense (avec la fois où je chronometrais mes contractions, mais c'est une autre histoire). Dans ma tête, je me refais le film. C'est évidemment cette putain de machine à laver ultra bruyante qui a couvert le bruit de l'eau bouillante et ne m'a pas permis de penser à éteindre la plaque. (Toujours trouver un responsable autre que soi. Tou-jours).
Je me mets à faire des hypothèses en fonction de la quantité d'eau dans la casserole VS le temps d'évaporation prévisible sur une plaque qui chauffe à fond les ballons, mais mes souvenirs de physique-chimie remontent à la classe de seconde, donc pas hier (et j'ai fini l'année avec 6 de moyenne donc je ne pense pas avoir la fibre scientifique).

Quand le métro arrive enfin, j'ai perdu deux litres de sueur, tous les ongles de ma main droite, et j'ai déjà l'impression d'entendre au loin les sirènes des pompiers qui se garent en bas de chez moi.
Reste à faire les sept stations qui me séparent de mon quartier. J'essaye de rester visiblement calme et digne, me persuadant que je ne peux pas aller plus vite que la musique à ce stade de l'histoire, mais j'ai - en vrai - juste envie d'insulter tous les passagers qui prennent un peu trop leur temps pour monter dans la rame, en leur criant que "hé ho, magnez-vous un peu le boule, j'ai un incendie à aller éteindre, moi !"

Enfin, ma station. J'entame le sprint final pour remonter les deux rues (en pente, les bitchs) puis les trois étages jusqu'à mon appartement. (Note personnelle : endurance à la course : à revoir !) et glisse la clé dans ma serrure, persuadée de voir des flammes jaillir de la cuisine en poussant la porte.

Bon. En fait, non. Point de flammes, mais un énorme nuage de fumée suffocante qui me prend à la gorge. Et là, au milieu de la plaque à induction, ma casserole brûlante au fond de laquelle achève de crâmer une petite couche noirâtre et calcinée. Le peu de sucre que j'avais ajouté à l'eau s'est en fait transformé en un caramel carbonisé, ce qui a donné un petit temps de répit avant que la châleur ne s'attaque à la casserole elle-même.

Aération en grand, toux de fumeuse pendant trente minutes et quasi-deuil de ma casserole, mais ouf, l'appartement est sauf. Et les chats aussi.

Tout ça pour ça ? Bah ouais, mais hé, c'est que ça fait des émotions. Je crois qu'il est grandement temps de prendre des vacances, là...


*****

BEST-OF

Et puisque l'été, c'est la saison parfaite pour ressortir les vieux nanards (t'as qu'à voir le programme télé), voilà mon petit best-of préféré de mes moments bridget-jonesiens.

* La fois où j'ai VRAIMENT fait déplacer chez moi 4 pompiers pour queud'
* Et celle où j'ai appelé la police pour une bonne raison...
* La fois où je me suis brûlée au second degré en suivant les conseils d'un magazine de fille
* Celle où j'ai remué ciel et terre (et petites annonces de Libé) pour retrouver un garçon éconduit
* Ma seule et unique soirée de femme-célibattaire-à-la-recherche-de-l'amûûûr (2 parties)
* Ma rencontre avec une inconnue pas si inconnue que ça

Allez, bonne lecture, et bonnes vacances a tutti !

Posté par Katia_ à 17:32 - Melting-Po(s)t - Commentaires [14]

Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #4

09 juillet 2014

lectures 4

Oui, oui, 3 billets en 3 semaines, vous ne rêvez pas, je tiens la forme olympique ! (enfin, comparé à mon rythme habituel...). Forcément, les vacances (les vraies) arrivent, et avec elles le ralentissement obligé des parutions et petites nouvelles partagées ici. Mais pas de panique, je vous laisse avec deux chouettes pistes de lecture pour vos séances transat ou hamac.

* La Singulière tristesse du gâteau au citron, d'Aimée Bender.

* Le pitch : Rose a 9 ans. Le jour de son anniversaire, en mordant dans son gâteau, elle réalise qu'elle possède le don de ressentir les émotions et l'humeur de la personne qui a cuisiné ce qu'elle mange, ainsi que la provenance très détaillée de chaque ingrédient utilisé. Un don, vraiment ? Ou un fardeau ? Difficile de continuer à savourer chaque bouchée et à apprécier le monde tel qu'on le connaissait, quand chaque repas se transforme en véritable livre ouvert sur les pensées les plus intimes de ses proches.

* Mon avis : Surprenant, plein de douceur et de tendresse, voilà un livre qu'on referme avec une pointe de tristesse. Tristesse de quitter ces personnages, et particulièrement cette petite Rose, auxquels on s'attache, et tristesse de n'avoir que son imagination pour conclure et comprendre le livre, l'auteur laissant à ses lecteurs leur libre interprétation. Voilà en tout cas une très jolie fable, à la fois cruelle et poétique, sur le passage à l'âge adulte. Grandir dans une famille aimante, mais où les non-dits et les secrets prennent beaucoup trop de place. Grandir et s'affranchir du regard des adultes en en devenant une. Quelques pages tristes de nostalgie, et beaucoup d'émotion, jusqu'aux dernières lignes.

Avis aux amateurs de rationnel et aux cartésiens, passez votre chemin. Il faut, pour apprécier ce roman, une grande dose d'imagination et de fantaisie, et une belle ouverture d'esprit. J'ai acheté ce livre un peu par hasard, par coup de coeur sur le titre et la couverture acidulée qui m'a semblée pétillante (à quoi ça tient, une vente de best-seller, hein...), et je n'ai pas regretté d'avoir découvert un style de lecture auquel je ne suis pas habituée. J'aimerais d'ailleurs connaître votre avis, si toutefois vous l'avez lu.

* Le Passager, de Jean-Christophe Grangé.

* Le pitch : A la faveur d'un événement un peu brutal, Matthias découvre qu'il souffre de "fuites psychiques", qui lui font perdre en un claquement de doigt tout souvenir sur son identité et ses origines. Dans le viseur de la police suite à un crime auquel il pourrait être lié (en tout cas, tout porte à le croire) mais dont il n'a aucun souvenir, il n'a pas d'autre choix, pour s'innocenter, que de fuir sur les traces de son passé, et de remonter le fil de ses identités précédentes, jusqu'à comprendre réellement qui il est.

* Mon avis : Honnêtement, présenté comme ça, le pitch fait moyennement envie, je vous l'accorde. Difficile de résumer ce gros pavé en quelques phrases vendeuses. Mais voilà en tout cas un bon polar bien ficelé (Grangé connait bien les méthodes du thriller, et sait remarquablement y faire) qu'on dévore sans avoir envie de s'arrêter. De Bordeaux à Marseille, Nice ou Paris, on suit le héros dans sa quête d'identité, on cherche avec lui à comprendre les crimes et autres joyeusetés qui parcèment son parcours, on révise les grands classiques de la mythologie grecque, dont s'inspire le Tueur pour commettre ses infamies, on apprend quelques termes de psychanalyse (qu'on oubliera aussi sec, mais on se sent savant l'espace d'un instant), et on boulotte les pages aussi vite qu'un pot de Nutella un soir de pluie.

Dommage, comme souvent, la fin est un peu bâclée (trop grosse pour être honnête, on en attendait plus et mieux après toute cette longue quête), mais je vous confirme que ce bouquin fait remarquement le job si vous cherchez un polar qui prend bien la tête (au sens positif) et que vous n'aurez pas envie de quitter. Ce n'est pas inoubliable (d'ailleurs, moi qui l'ai lu il y a quelques semaines, j'ai déjà zappé pas mal de choses), mais ce qu'on lui demande, c'est de nous faire passer quelques jours agréables en compagnie de personnages intriguants. Et là, bingo !

Posté par Katia_ à 09:52 - Melting-Po(s)t - Commentaires [18]
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Beauty Lab #7 : Summer hits !

03 juillet 2014

beauté 7

Allez zou, avant de partir en vacances sous d'autres cieux, voilà un petit palmarès perso des beauty awards de ma salle de bain.

* Sun Fluid matifiant 50+, Eucerin : Enfin ! La voilà, la protection solaire visage que j'attendais : un indice élevé (j'ai décrété que passés 35 ans, j'arrêtais vraiment de me crâmer la face), une texture non grasse et non luisante (parce que merci bien l'effet phare d'Alexandrie sur le nez) et qui ne laisse pas de trace blanchâtre sur la peau. Non, tout l'inverse ! Un effet mat, sec, et une parfaite base pour rajouter quelques petites touches de make-up. Rajoutez à ça le format mini-pocket qui tient impec dans le sac à main, et vous avez mon best of de l'été. Adopté !
9,90 euros les 50 ml.

* Rosaliac CC Crème, La Roche-Posay : Voilà la crème parfaite pour les glandues comme moi (oui, en ce moment, c'est minimum syndical niveau beauté) qui veulent passer peu de temps à se bichonner mais ne pas avoir l'air de sortir du plumard non plus. Une crème teintée (doré léger) qui unifie le teint et camoufle les rougeurs, à appliquer par dessus la crème de jour en ce qui me concerne (sinon, peau qui tiraille, ouille). Geste mini, effet maxi, je dis oui !
17,90 euros les 50 ml.

* Cellu Slim Ventre Plat, Elancyl : J'vous ai déjà parlé du bidou-post-grossesse-qui-ne-veut-pas-mais-pas-du-tout-s'en-aller ? Bon. Bah... un jour prochain, je me mettrai vraiment à faire des abdos à fond, mais en attendant, je commence le traitement d'attaque avec ce super gel frais qui retend visuellement la peau, à la façon d'un maillage correcteur. C'est surtout un effet visuel (je ne suis pas complètement dinde non plus), mais ça donne envie de s'attaquer de près à son ventre quand on voit les effets positifs. A appliquer le matin pour mobiliser au mieux son rythme chronobiologique (en gros, pour que la cafeïne fasse direct son boulot de brûle-graisse).
19,90 euros les 150 ml.

 * Masque au beurre de mangue, Klorane : Quand j'ai lancé un SOS à ma copinette de chez Klorane au sujet de mes cheveux secos comme de la paille, elle m'a dit "t'inquiète paupiette, j'ai exactement ce qu'il te faut !". Bingo, puisque la gamme au beurre de mangue, qui existait déjà, a refait peau neuve avec des actifs encore plus puissants. Je suis tombée amoureuse de ce masque jaune d'or au parfum tellement addictif qui reste un régal à appliquer tellement il fond dans les cheveux. Utilisé seulement trois fois pour le moment, mais je sens une nette différence sur ma botte de foin mes cheveux. Dommage que l'odeur ne reste pas plus longtemps présente sur la chevelure, mais coup de foudre à part ça !
12,90 euros les 150 ml.

 * Masque magnifica, Sanoflore : A force de lire sur les blogs des copines que la gamme Magnifica portait trop bien son nom, j'ai sauté le pas et filé acheter le masque à l'argile purifiante, pour me refaire un teint de jeune fille reposée et lisse. Honnêtement, très bon point pour ce joli produit au packaging un poil rétro : la texture s'étale bien et surtout, elle n'assèche pas la peau (rien de pire que la peau qui tiraille quand le masque sèche et devient dur). J'ai gardé la crème 20 minutes au lieu des 10 recommandées (rapport à un obscur truc à finir sur internet... ok, je finissais ma série) et je n'ai pas senti le moindre inconfort. Une odeur douce de citronnelle, une couleur gris pâle (toujours moins affreux que les masques verdâtres) et un résultat plutôt satisfaisant, même si je devrais le faire plus régulièrement pour vraiment en tirer tous les bénéfices. Je confirme donc les dires de mes comparses beauty-blogueuses, Sanoflore, ça sait y faire. (oui, j'ai bossé dans la pub).
15,90 euros les 100 ml.

 * Revitalash Advanced : Attention, produit magique ! J'étais plus que sceptique au départ sur l'intérêt de ces produits supposés faire pousser les cils, et j'avoue que celui-ci ne faisait pas exception. Et pourtant, en quelques semaines, l'effet a été très clairement visible sur mes yeux : cils plus longs, plus fournis, mais aussi, bizarrement, plus clairs (seul point relou). Quelqu'un de mon entourage a même remarqué un changement sur mon visage, sans trop savoir quoi. L'application est on ne peut plus facile : un trait (invisible) de produit à la liisère de cils, comme un liner, et hop, au dodo. En revanche, j'ai arrêté un temps de l'utiliser, trouvant mes cils parfaits ainsi, mais l'effet ne dure pas longtemps, et on retrouve assez vite ses petits cils courts et drus, qui paraissent encore plus fades après avoir eu des yeux de biches. A utiliser sur la durée, donc.
70 euros le flacon de 2 ml.

Un square qui ne tourne pas toujours rond

25 juin 2014

parc

Ca fait un petit moment que j'avais envie de vous parler des jardins et squares d'enfants. Et puis j'ai décrété que Florence Foresti avait déjà tout dit et beaucoup mieux que moi dans son fameux sketch, alors j'ai changé d'avis. Voilà. Fin du billet. Salut.

...

Non, mais quand même. Un truc. Ou deux.

Parce que bon, évidemment, pour vous là, qui n'avez pas d'enfant ou des marmots déjà ados, le parc ça vous évoque avant tout les pique-niques au rosé, la bronzette par temps de canicule et - pour les plus masos, - les pistes de running à s'enquiller à qui-mieux-mieux. Hein, c'est vrai ? Pour vous, l'expression "on va au parc ?" présage un moment de détente et de convivialité, n'est-ce pas ?

Oui, hé bien, j'aime autant vous dire qu'en ce qui me concerne, les mots "parc", "square" et autres "jardin" me hérissent presque les poils sur le bras, un peu comme la craie qui crisse sur le tableau noir ou la fourchette qui râcle l'assiette vide. Vous voyez le genre ?

Avec une mini-croquette en âge de batifoler dans les bacs à sable et qui fait des sauts de Marsupilami rien qu'à l'évocation d'un tour de toboggan, c'est pas peu dire qu'on y passe l'essentiel de nos soirées d'été et de nos week-end, au "parc". Alors au début, tout fiers d'être des parents modèles, on y va en trottinant gaiement, armés de tout le bataclan essentiel au bonheur de notre marmaille (seau, pelle, rateau, truc pour faire des bulles, lingettes pour débarbouiller les doigts pleins de sable, goûter, chapeau. Ne rayer aucune mention inutile).

Et on se pose les fesses là, quelque part entre la poussette-tank du voisin et les trois nounous en grande conversation philosophique.
Et on regarde avec amour notre Babygirl courir entre la balançoire et le bac à sable et la balançoire et le bac à sable et la balan...
Et on regarde autour de nous, on détaillle les autres parents et babysitters désoeuvrés, compagnons d'infortune.
Et on regarde son Iphone, mais pas trop quand même, sous peine de perdre la notion du temps et la Babygirl des yeux.
Et on applaudit au cinquième château de sable complètement foiré, mais bon, n'allons pas brimer trop vite l'esprit créatif de notre descendance.
Et on se fait légèrement chier, il faut bien le dire.

Encore que. J'exagère un peu.
Disons que pour qui veut mener sa petite étude sociologique, observer ses congénères au parc promet son joli petit lot d'expérimentations in situ. Entre le gamin tout sucre tout miel qui offre son seau à tout le monde, et le moutard revêche qui se délimite la moitié du bac à sable pour lui tout seul, tout un éventail de rencontres s'offrent à vous. Niveau parents, on a aussi droit à nos exemplaires collector, entre celui qui regarde de loin son fils castagner et bousculer tout le monde sur le toboggan en ayant l'air de trouver ça parfaitement normal, et celle qui passe ton temps à brailler en alternance sur chacun de ses deux mouflets en leur aboyant des ordres idiots avant de reprendre sa conversation au téléphone, y'aurait de quoi écrire un roman (ou, par manque de temps, un article de blog).

Evidemment, comme tout le monde a acheté le même ensemble d'ustensiles de plage en promo au Monop', on se retrouve avec cinq seaux Barbapapa identiques pour un seul bac à sable, et c'est la crise de nerfs assurée pour le minot qui pense qu'on lui reprend SON seau, quand on veut juste ranger NOS affaires et se rapatrier les miches en zone plus calme (Maisooooonnnn).
D'ailleurs, à ce sujet, je n'ai rien contre le fait que d'autres enfants que ma croquette utilisent ses accessoires, tant qu'elle ne joue pas avec. Apparemment, certains parents sont lééééégèèèrement plus tendus du slip sur le sujet, à voir les arrachages intempestifs de rateau et de pelle auprès de presque-bébés qui auraient osé "emprunter" un jouet à leur petit trésor adoré. Hé ho, relax, mamie, c'est juste un petit garçon de deux ans qui veut jouer, pas un vol à l'arraché, hein ! En revanche, si je tiens la râclure qui a "emprunté" notre mini arrosoir depuis bientôt trois semaines...

Bref, vous pensiez passer un bon moment de détente et d'éveil en plein air, vous voilà propulsé dans la saison 4, épisode 12 de "Règlement de compte à OK Corral", sorte de petit avant-goût de la jungle sociale que Babygirl rencontrera finalement tout au long de sa vie, depuis les bancs de la maternelle jusqu'au monde de l'entreprise. Il n'y a pas d'âge pour l'école de la vie, aurait dit mon grand-père. Oui, mais bon... chérie, demain, on jouera sur le balcon, d'accord ?

Milan en mai

19 mai 2014

porte

Marrakech ou Milan. Lorsqu'on a décidé, l'hiver dernier, de se réserver en week-end entre copines pour les ponts de mai, on a d'abord fait le tour des destinations qui nous tentaient et n'avaient pas encore été moultement visitées par les unes ou les autres. Le résultat qui est sorti des urnes était limité : Marrakech ou Milan. Bronzette et pâtisseries sucrées, ou visites culturelles, shopping et glaces ? Choix corsé, mais c'est, sans trop de surprise, Milan qui l'a emporté. (Bon, partir entre filles dans la capitale de la mode, c'était quand même un choix assez fastoche, j'avoue...).

A première vue, Milan n'est pas la ville la plus attirante de l'Italie. J'entends par là qu'on a souvent plus vite fait de courir à Rome ou à Florence pour s'imprégner de culture, d'histoire et de Dolce Vita. Et d'ailleurs, - vous allez encore dire que je râle -, je dois admettre que je n'ai pas eu le grand coup de coeur. Sortie des grands classiques cités dans tous les guides (et dont nous n'avons pas visité la moitié, le temps de rêve n'incitant pas à s'enfermer dans les musées), Milan est à mes yeux une ville agréable à visiter, sans plus.

Il faut bien dire aussi qu'on s'était dégoté pour l'occasion un super appartement avec une terrasse somptueuse (et un hamac !), et qu'on aurait tout aussi bien pu passer là-haut toutes nos journées, ne descendant de notre perchoir que pour l'appel du ventre. (Adresse en fin de billet, vous êtes nombreux au moins trois à me l'avoir demandé).

Et qu'est-ce qu'on y fait, à Milan, alors ?

* On visite le Duomo, emblème de la ville. Une jolie petite église (3ème plus grande d'Europe tout de même) assez bien fignolée dans les détails, faut bien dire ce qui est. Chaque recoin du biniou est sculpté, orné, décoré. En gros, prévoyez quatre heures si vous voulez admirer chaque détail. Sinon, embarquez comme nous sur les terrasses, d'où vous aurez une chouette vue sur la ville, et de jolies perspectives du bâtiment.

* On se balade au Cimitero Monumentale, le cimetière (donc) qui porte bien son nom : un immense jardin à la fois baroque et lyrique où la grande bourgeoisie milanaise rivalise de créativité et de fantaisie pour décorer ses stèles. Statues à taille réelles, tombes à l'architecture discutable (était-ce bien nécessaire de reproduire la Tour de Pise, par exemple ? Je pose la question), voire même, soyons fous-fous, reproduction grandeur réelle du tableau de La Cène, de Leonardo de Vinci. Allez, hop, faisons nous plaisir, on est là pour l'éternité !

* La Cène, tiens. Parlons-en. Cenacolo Vinciano dans le texte. L'oeuvre majeure du maître après la Joconde. Evidemment, qu'on avait très envie de la voir. Sauf que... sans réservation plus d'un mois à l'avance, impossible de dégoter le moindre ticket, à moins peut-être de débourser le triple du billet de base. Je veux bien me cultiver, mais pas me faire plumer, et à 60 euros les 15 minutes chrono de visite (véridique), on a décrété que la culture attendrait.

* Faire du shopping ? Bah non. Désolée de vous décevoir, mais revoyez immédiatement vos certitudes : Milan-ville du shopping = gros mytho-pipo. Point barre. A moins, évidemment, de faire péter le PEL des gosses en flambant chez Armani, Prada et Borsalino. J'aime autant vous dire que je suis restée sage comme une image. A peine un petit magnet touristique rapporté pour le frigo. C'est à dire que les enseignes italiennes plus bas de gamme n'ont rien à envier à Desigual, si vous voyez ce que je veux dire... Moi qui m'inquiétait pour le supplément bagage au retour, je suis rentrée peinarde.
Ceci dit, ne négligez pas un petit tour à la Galleria Vittorio Emanuele II, prouesse architecturale qui abrite toutes les belles enseignes sous d'immenses voutes de verre. Juste en face, le fameux Theatro alla Scala laisse un petit goût amer, tellement le bâtiment est insipide de l'extérieur.

* Maaaaannnngeeeeeeeeer ! Cuisine italienne, trattoria, tout ça, je ne vous fais pas de dessin, hein. Quoi que, si, quand même... La pizza authentique milanaise est fabriquée à base de farine qui lève durant plusieurs heures, et produit une pâte très épaisse et moelleuse. Rien à voir, donc, avec les traditionnelles pizzas de Naples à pâte très fine et croustillante. On aime, ou pas, mais en tout cas, y'en a pour tous les goûts.
Globalement, nous avons eu peu de chance avec nos choix de restos (celui qu'on voulait vraiment tester sur recommandation était fermé le seul jour où l'on s'est pointées affâmées), et avons mieux mangé (et pour nettement moins cher) en choisissant sur le pouce.
Enfin, sachez que le basilic semble être denrée rare en Italie, pusqu'il m'a été impossible de commander une salade "tomate-mozza-basilic" AVEC du basilic. Un mystère à élucider. Sherlock, si tu m'entends...

* Maaaaaaaaannnnnngeeeeeeerrrr des glaaaaaaaces ! Alors là... alors là, loto bingo ! Je vous livre deux adresses parfaites pour des glaces au parfum goûteux, des cornets croquants, et un prix vraiment riquiqui pour cette qualité.
     Cioccolat Italiani : spécialiste des saveurs chocolat, un cornet fourré sous vos yeux en chocolat coulant, et un supplément guimauve fraiche à se damner ! (via san raffaele, 6)

     Gelateria Marghera : plus confidentielle que la première, mais les parfums proposés sont impeccables en goût (l'impression de croquer dans des fraises) (via Marghera, 33).

* Prendre l'aperitivo sur les Navigli : les canaux au sud-ouest de la ville, qui approvisionnaient anciennement la ville, et qui sont aujourd'hui bardés de petits bars et restaurants parfaits pour l'heure de l'apéritif. Bon, forcément, quand les canaux sont temporairement pris d'assaut pour je-ne-sais-quel salon ou exposition du nautisme, l'ensemble est tout de suite moins harmonieux. Du coup, pas de photos. Vlan !

* Et quand y'en a marre de Milan ? On fonce en excursion aux alentours. Option 1, le lac de Côme. Option 2, le lac Majeur. C'est pour cette seconde version que nous avons opté. A une heure de train, on débarque à Stresa, station balnéaire huppée qui dégage une impression de pub Ricola. Montagnes au loin, lac, verdure, calme, sérénité. Un petit bateau nous dépose sur Isola Pescatori, l'île des pêcheurs, pour déjeuner de poissson fraîchement pêché, puis sur Isola Bella où l'on déguste une glace (nettement moins bonne et plus touristique qu'en ville) en visitant les jardins du palais Borromeo.

* Visiter les musées ? Oui, éventuellement, bien entendu, tout à fait. Il y a à Milan deux belles pinacoteca notamment, qui regorgent de jolies choses... mais, encore une fois, le beau temps nous a bien eues, et on a préféré rester avec lui.

Quelques photos pour finir. (Mon dieu que ce billet est long ! Vous êtes encore là ? Vraiment ?)

duomo 1

duomo 2

galleria 1

galleria 2

velib

cimetière 1

cimetière 3

cimetière 4

cimetière 5

isola bella

Panorama

barque

verres

 

Et donc, pour ceux que ça intéresse, l'appart, loué sur Airbnb, est juste là ! A louer à plusieurs, il est plutôt grand, mais bizarrement fichu. Chouffe la terrasse, ma fille, chouffe ! (prête pour le Maroc l'année prochaine, moi !)

terrasse 1

terrasse 2