Gin Fizz

Bulles de vie...

Stop, in the name of mode

09 juin 2008

stop_2La semaine dernière, je fouillais dans l’armoire des filles pour en extirper les erreurs de style que la mode d’été risquait de nous faire commettre. Messieurs, soyez sans crainte, vous ne serez pas épargnés, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues si vous voulez qu’on continue à se parler, vous et moi. Nan parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais y’a des limites à tout, quand même.

chemise___fleurs_2La chemise à fleurs : A moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos (paix à son âme), la chemise à fleurs doit rester à l’endroit qui lui est le plus profitable, à savoir, le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique. Si l’erreur a déjà été commise, on n’enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu’à ce qu’on ait oublié qu’elle existait. Messieurs, je me dois d’être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2008, c’est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. Non mais c’est vrai, ça. Qu’est-ce qui te prend, doudou, dis-donc ?

birkenstockLes Birkenstocks : Non, c’est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il que je développe ? Bien. Sujet suivant.

chemise_manches_courtesLa chemisette à manches courtes : Dans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l’été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n’êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s’il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l’avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net. Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises. Qu'est-ce que j'entends ? « Vous avez trop chaud en chemise classique ? ». Ah mais alors là, j’en ai rien à secouer. D’une, à ce rythme-là, bientôt, vous allez demander à venir bosser en bermuda pour ne pas avoir trop chaud aux jambes. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C’est bien ce qui me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (Ca marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l’ordi alors qu’il fait 30 degrés dehors. J’adore la clim !), soit vous assumez le risque du look « enfant d’honneur au mariage de tata Gisèle ». Mais qu’on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.

banane_1La banane : oui, alors franchement, c’est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c’est pour nous ressortir ce truc immonde des années 80’s pour y ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gars, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là. Donc hop, on allège. Les papiers d’identité, une carte bleue et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu’elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd). Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 3G ‘blou-touss’, c’est pas la mer à boire. De toute façon, mes chéris, l’Iphone ou le BlackBerry dernier cri, c’est totally incompatible avec la banane. Y’a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire…

eddie_barclayLe total look blanc : Non mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival « soirées white à Saint-Trop’ », le total look blanc, c’est niet. N’est pas Henri Salvador qui veut. Maintenant, évidemment, si vous voulez ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la minette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.


Crédit photos : La Redoute, Getty images, RTL.fr


Pièges à fille, joujoux extra

04 juin 2008

pi_ge_2Claire Chazal s’est bien gardée de faire l’ouverture de son journal de 20h là-dessus, mais il faut quand même que je vous en touche un mot : avec le beau temps qui revient (si si il faut y croire), nos penderies d’été regorgent de maléfices en tout genre qu’on se doit à tout prix d’éviter pour garder un semblant de style.
Passage en revue des pièges à filles et autres joujoux extra qui font crac-boum-hue, mais plutôt dans le mauvais sens du terme. (Ou : Conseils de mode d’une pas modasse du tout).


bermudaLe bermuda : Au risque d’en choquer certaines et d’en décevoir d’autres, je suis au regret de vous le dire un peu frontalement : tout le monde ne peut pas se permettre le bermuda. Point. Voilà, vous pouvez pleurer. Non, mais sans déconner, on frôlait déjà les limites de la catastrophe chez plusieurs avec le short (là aussi, very risky, le short) mais celui-ci avait au moins l’avantage d’afficher clairement la couleur. « J’assume mes gambettes, je les montre de haut en bas, et si t’es pas content, c’est kif-kif bourricot ». Avec le bermuda, vous affichez plutôt la carte « j’ai envie de montrer mes jambes, mais en fait, je sais pas trop, attends, fais voir, jusqu’au genou peut-être, chuis pas sûre de mon coup quand même… ». Un peu de nerfs, mes jolies. On tranche, on choisit son camp : court ou long. Le middle, on laisse ça aux scouts, merci. Sans compter que deux fois sur trois, le bermuda a l’art de vous saucissonner la silhouette en deux de façon plutôt mochingue. Faites vos jeux, rien ne va plus.

compens_esLes compensées : Chaussures-reines de cet été, encore faudrait-il qu’elles n’aient pas été pensées connement, si vous me passez ce somptueux jeu de mot. A voir le nombre d’horreurs à plateforme qui arpente les rues depuis quelques temps, c’est à se demander si Loana n’est pas derrière tout ça, en loucedé. Le secret : choisir de la compensée ultra simple et classique. Terminées les fantaisies jaunes et oranges, finies les fanfreluches en pompons ou en fleurs brodées sur le dessus. Par pitié, si vous vous obstinez à penser compensées, allez au plus sobre. Nos yeux vous diront merci.

bustierLe bustier : Non mais qui m’a foutu une invention pareille, honnêtement ? Autant sortir en serviette de bain enroulée autour de la taille dans la rue, l’effet d’être quasi à poil sera le même. Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, ce truc ne tient pas en place un quart de seconde. Qu’on ait les seins format Smarties de Jane Birkin, et la chose n’a même pas de quoi s’accrocher. Qu’on ait du monde au balcon façon Samantha Fox, et l’effet « je laisse mes mamelles prendre l’air » n’est jamais très loin. Qu’on ait une poitrine de taille normale (mais là encore, qu’est-ce que la norme ?) et le truc a de fortes chances de vous finir en ceinture avant la fin de la journée. A moins que vous ne restiez les bras collés au corps en marchant, histoire de ne pas faire bouger l’ensemble ? Super. Quant aux bretelles de soutifs invisibles (soi-disant) qui assurent le maintien des roploplos même sous le bazar, zappez-moi ça tout de suite, vous serez gentilles. Si vous assumez le bustier, vous assumez aussi les risques. Mais ne venez pas chouiner quand votre collègue Robert de la compta vous dira d’un air malicieux qu’on en aperçoit un bout, justement, de vos roberts.

mulesLes mules : Si parfois dans la rue vous entendez derrière vous un bruit étrange ressemblant étrangement à un truc qui fait "tic splof tic splof tic splof", ne cherchez plus : vous êtes en présence d’une nana perchée sur des mules à talons. Le bruit du talon sur le trottoir, on connaît tous par cœur, on y trouve même parfois un semblant de féminité. Mais quand vient s’y ajouter à chaque pas le splof sonore du choc moite entre la semelle et le pied, la féminité, elle fout le camp vite fait, croyez-moi. Et puis vous avez déjà essayé de courir après le bus en mules, vous ? Sans jouer le remake de Cendrillon, je veux dire ? Bon. Au risque de paraître rabat-oije, les mules c’est très joli, mais uniquement pour passer de la maison à la plage ou de la plage à la piscine. D’un pas langoureux, lascif et ultra glamour. Sur le bitume des villes, là où le stress est roi, gardez vos Rangers, c’est plus sûr.

bagueLes bagues : Ce n’est un secret pour personne, l’été fait fondre les glaces et gonfler les doigts. On aurait préféré l’inverse, mais personne ne nous a demandé notre avis, donc on fera avec, et puis c’est tout. Pour éviter cependant d’avoir les mains qui ressemblent à une pub Knacki Herta passé 14h, on évite soigneusement d’enfiler bagues et alliance au petit matin. Oui, je sais, c’est joli à 8h, quand on sort de la douche, fraîche, parfumée, toute pimpante de maquillage. Mais qui c’est qui viendra chialer en triturant les petites saucisses boursouflées qui lui servent de doigts, quand il faudra enlever les dites bagues pour ses laver les mains avant de déjeuner, et « qu’en plus, avec la moiteur, j’y arrive pas, ça glisse ». Donc non. Pas de bague. Un point c’est tout.

Messieurs, ne ricanez pas bêtement dans votre coin. La semaine prochaine, c’est votre tour. Ah ça, va y avoir du tri dans les penderies, c’est moi qui vous le dis !

Crédit photos : La Redoute.

Ma vie n'est pas une comédie romantique

28 mai 2008

Ma_vie_n_est_pas_une_com_die_romantiqueDans les comédies romantiques, l’héroïne a toujours un tas de copines qui raboulent dans l’heure en cas de gros coup dur, et un énorme pot de glace qui l’attend sagement au congélo, qu’elle attaque direct à la cuillère.
Dans la vraie vie, les coups durs tombent toujours aux alentours de minuit. Du coup, les copines, elles n’ont pas que ça à foutre de leur nuit, de radiner fissa pour jouer les consolantes au lieu de pioncer tranquilles dans les bras de leur mec (parce que, elles, elles ont un mec), et dans le congélo, y’a que des épinards en branche et du poisson vapeur, rapport au régime qu’on tente désespérément de commencer depuis des semaines.

Dans les comédies romantiques, l’héroïne finit toujours par tomber amoureuse du gars qu’elle ne pouvait pas saquer au début. Même qu’elle le trouvait franchement très con, débile, prétentieux, et ok, pas mal du tout physiquement, mais ça lui aurait arraché la gueule de l’avouer (alors que tous les spectateurs avaient pigé depuis le début, mais bref).
Dans la vraie vie, quand on croise un connard, y’a de bonnes chances que le type s’avère être effectivement un connard « pour de vrai ». Avec ses réflexions machistes à deux balles et son air de loser parce qu’il est loser, et pas parce qu’il masque juste un semblant de manque de confiance en lui.

Dans les comédies romantiques, l’héroïne croisera toujours un personnage un peu énigmatique ou farfelu qui se chargera de lui expliquer la life bien comme il faut, des fois qu’elle serait un peu trop neuneu pour tout piger toute seule. Elle aura donc dans son entourage une grand-mère rock’n roll (La Boum), un voisin spirituel (Amélie Poulain), une voyante bidon (Ghost) ou un maître d’hôtel guindé au grand cœur (Pretty Woman), qui l’aideront à trouver le chemin vers le happy-end.
Dans la vraie vie, makache, ma grande. Tu te démerdes all by yourself pour trouver ta voie et répondre à tes questions existencialo-existencielles, du genre « est-ce tu viens pour les vacances ? », « où sont les femmes ? » ou  « c’est quand le bonheur ? ». Dur, quand même.

Dans les comédies romantiques, les saisons s’appliquent à bien marquer leur territoire. On reconnaît qu’on est en été parce que l’héroïne porte une jolie petite robe légère et des chaussures à brides, qu’elle cueille une fleur et la plante en riant dans ses cheveux mal coiffés. On sait que c’est l’automne parce qu’elle traverse mélancoliquement le parc du coin paré de ses plus belles couleurs flamboyantes, et regarde, les larmes aux yeux, les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle. On se dit que banco, c’est l’hiver, parce qu’immanquablement, on aura droit à une partie de patinage sur le lac gelé du village de son enfance, ou à défaut, à la patinoire du Rockfeller Center si l’action a lieu à New-York.
Dans la vraie vie, les saisons, elles en ont rien à battre de vos états d’âmes, croyez-moi. Déjà, trois fois sur quatre, on ne sait jamais comment s’habiller le matin pour être sûr d’avoir ni trop chaud, ni trop froid. On reconnaîtra l’été à notre teint luisant et aux auréoles sous nos bras, et l’hiver aux crevasses sur nos lèvres et à la maxi-doudoune qui nous transforme en Babar trop sexy.

Alors ok, ma vie n’est pas une comédie romantique, mais parfois, ce serait quand même vachement plus reposant, je trouve…

Posté par Katia_ à 10:17 - Melting-Po(s)t - Commentaires [40]

La Croisette s'amuse

25 mai 2008

projecteur_1Mais moi, pas trop, franchement. Parce que qu’est-ce qu’on se fait chier, avec le Festival de Cannes, cette année. Déjà, tout le monde ou presque y tire la tronche, rapport que le soleil a décidé cette fois de jouer à cache-cache. Point de soleil sur la Croisette en 2008. Pour faire sa star derrière les lunettes noires, faudra attendre Roland-Garros et ses gradins vertement sponsorisés Bnp Paribas. C’est sûr, pour les photos people, ça en jette moins que le fameux tapis rouge.

Heureusement que certaines personnes sont là pour nous divertir les mirettes malgré tout. A mon avis, le dieu du mauvais goût peut dormir peinard, il est dignement représenté sur Terre. Mais pour la Palme d’or, j’hésite encore.

amira_casar_en_chanelAmira Casar nous la joue comme Beckham, en affichant un peu plus à chaque apparition publique ses goûts de chiottes en matière de fringues, à la manière de sa copine Victoria. Cette fois-ci, elle hésite entre le look soubrette et le grand échiquier lamé. Oui, comme les Doubitchous, « on ne sait que choisir ». Manque de bol pour nos rétines, elle nous colle les deux ensemble. Allez ma fille, retourne donc jouer aux dames à l’école du style.

gillian_andersonGillian Anderson, que je croyais personnellement disparue en même temps que les dossiers secrets de X-Files, nous fait pourtant son joli come-back délicieusement drapée d’une nappe cirée blanche piquée à la cantine, délicatement ajustée en bustier et vaguement friponnée à la taille pour faire genre. Moi, je me demande bien pourquoi on s’emmerde à faire appel aux grands couturiers pour la montée des marches, quand manifestement ça ne gêne personne qu’on s’habille comme dans « Barbie joue à Casper ».

Quant à Sharon Stone, on l’a vue et revue sous toutes les coutures, sans doute histoire de nous monter à quel point son lifting est un exemple de réussite. C’est vrai, il l’est. Sharon est une très belle femme pour ses ‘tuit ans. La belle affaire.
Sharon, ma grande, faut qu’on cause, toi et moi. Est-ce que tu penses sincèrement que le fait de faire des oreilles de lapin aux gens qui se font prendre en photos avec toi est raisonnable, pour une femme de ton âge* ? Est-ce que tu crois que brailler des « fucking » et des « ass » dans tous les sens à la vente aux enchères que tu animais avec Madonna te fera paraître plus rock ? Est-ce que, vraiment, rire à gorge déployée comme une gamine de huit ans sur les plateaux télé, tous roploplos à l’air, quand on te parle de ces faits, ne dessert pas ton image de femme du monde top classe.
Moi, si. Je trouve. Ok, personne ne m’a demandé mon avis. Mais quand même.

Cette année, comme le furet, le Festival de Cannes est passé par ici et repassera par-là, notamment avec la cérémonie de clôture ce soir. Mais ce sera sans moi. Tapis rouge + impers, je passe.


* Vu dans un reportage télé. Le journaliste ne précise pas combien de verres avaient alors été ingurgités. « Beaucoup » est une réponse qui me semble très envisageable.

Posté par Katia_ à 11:33 - Melting-Po(s)t - Commentaires [22]

Lady Diana Jones et les aventuriers perdus à l'Arche

21 mai 2008

indiana_jones_3Vous imaginez si, par le plus bizarre des hasards, Indiana Jones avait eu une fille avec Bridget Jones ? Ouais, vous voyez le tableau… un truc un peu incongru, quand même, comme mélange.

Bon, ben cette fille-là (appelons Diana pour les commodités de mon titre, merci, vous serez gentils), ça aurait très bien pu être moi, à deux trois détails près. Parce que moi, l’aventure, le challenge, l’inconnu, ça me connaît par cœur. En théorie. En pratique, en revanche, c’est autre chose. Je suis une aventurière, soit, mais…

- Seulement là où j'ai pied, alors
- Au delà du périph', j'ai peur
- Déjà que j'aime pas les petites bêtes...
- Oui, mais le sable, ça gratte
- On va rater le nouvel épisode de "Sous le Soleil", là, quand même !
- "Tandoori", ça veut dire "super épicé", non ?
- Tout ça pour impressionner qui, au fond ?
- Si c'est pour trouver l'exotisme, y'en a chez Pier Import, hein !
- On trouve du Doliprane, à Tizi-Ouzou ?
- Ma religion m'interdit de manger des sauterelles grillées
- Alors qu'il fait si bon vivre en Bretagne, franchement...
- J'ai envie de faire pipi
- C'est encore loin, l'hôtel ?
- J'ai une carte orange 2 zones seulement
- Sinon, le zoo de Thoiry, c'était pas mal aussi, pour commencer
- Si y'a pas d'eau courante, j'y vais pas
- Je suis déjà Scorpion en signe astrologique, c'est suffisamment risqué comme ça
- Oh quel dommage, mon passeport est périmé
- Je suis pas à jour pour mon rappel du Tétanos
- Je ne dors bien que dans mon lit
- "Koh Lanta", c'est drôle à la télé... mais en vrai...


(* My god, ce titre est navrant. Mais c’est juste pour faire une private joke à certaines personnes avec qui je me suis retrouvée un peu paumée un soir de retour de week-end, au restaurant d’autoroute l’Arche, sur l’A6, devant un vieux steak trop grillé et des frites molles…)

Posté par Katia_ à 09:46 - List-maniac' - Commentaires [26]

The roof, the roof, the roof is on fire

15 mai 2008

feu_3S’il existait le concours de « qui est la plus grosse dinde du quartier », je serais (hors période de Thanksgiving, évidemment) en super bonne position pour grimper sur la première marche du podium. Et haut la main, qui plus est.

Commençons déjà par vous planter le décor. L’appart dans lequel je viens d’emménager a récemment eu la bonne idée de me coller en même temps une fuite d’eau ET un problème de chaudière. J’adore. En dehors du fait que vous pouvez donc ajouter « Miss Pas-d’bol 2008 » à ma liste de titres de gloire, j’ai du appeler et faire intervenir tout un tas d’artisans muy sympatico mais pas muy rapido. Alors si en plus les jours fériés et les ponts s’en mêlent, je ne vous raconte pas le boxon qui a régné dans ma cuisine ces quelques derniers jours.

Là, vous vous demandez – pertinemment d’ailleurs – le rapport avec la dinde du début, si ce n’est qu’apparemment, l’histoire se déroule dans une cuisine. Patience, mes poulets, j’y arrive.

Mes amis les artisans n’ayant vraisemblablement pas que ça à foutre de me finir leurs travaux passées dix-sept heures sonnantes (l’heure, c’est l’heure, surtout pour les braves), je me retrouve la veille du 8 mai avec un trou béant dans le plafond de ma cuisine, le conduit de ma chaudière remis à la va-vite « en attendant la soudure » et la tuyauterie pétée apparente sur toute la longueur du mur.

Bon, admettons. En soi, rien de très grave, on a vu pire ailleurs. Genre au Darfour, à Beyrouth, au Tibet et compagnie, ils sont peut-être plus en mesure de chouiner que moi. (Oui, mais quand même, moi j’ai pas de Home Cinéma, dirait Bénabar. Mais là, on s’éloigne carrément du sujet, j’en ai déjà perdu trois quatre en route, reconcentrons-nous s’il vous plait, let’s focus).

Le soir venu, laissant là ma cuisine et ses tuyaux en plan, je sors me faire un petit resto entre amis. A mon retour, sur le coup de minuit et des poussières, en filant ses croquettes au chat qui miaule à fendre l’âme, je remarque qu’une étrange lumière rougeâtre inquiétante provient du fameux trou béant dans le plafond. Exactement là où les ouvriers ont laissé leur truc en rade. Exactement là où le conduit de la chaudière a été bricolé à la va-vite.

Légèrement inquiète, je grimpe sur l’évier pour aller voir ça de plus près. Seulement je suis trop petite pour pouvoir apercevoir quoi que ce soit, si ce n’est que oui, il y a bien une couleur étrange dans ce sous-plafond, et il y fait très chaud. En même temps, je suis juste à côté de la chaudière, donc évidemment bien sûr…

Il faut quand même que vous sachiez une chose : moi, les chaudières à gaz, ça me terrorise à fond la caisse. Je n’ai jamais vécu que dans des apparts qui fonctionnaient à l’électricité, et le fait de devoir gérer cette machine infernale depuis mon emménagement me fait un peu flipper.

Donc là, l’ambiance n’est pas trop à la fête du slibard, comme vous pouvez l’imaginez. Je jette un œil à ma montre : minuit passé, un peu trop tard pour sonner chez les voisins et leur demander de venir jeter un coup d’œil « pour être sûr ». Pas envie de me la jouer « j’ai 8 ans, allo papa, au secours, s’te plait, viens voir, viiiiite » (quoique…) (non). Je réfléchis en tournicotant dans l’appart, le plus loin possible de la cuisine, dès fois qu’elle explose.
Y’a bien une caserne de pompiers au bout de la rue… Après tout… Mieux vaut être sûre… De toute façon, je ne pourrai pas dormir…

« Allo ? Bonsoir Monsieur le Pompier, alors voilà… ». J’explique le topo, en insistant bien sur l’idée que j’ai surtout besoin d’une vérification de la part d’un mec qui s’y connaît. Et qu’il n’y a pas non plus méga urgence, histoire qu’il ne m’envoie pas la caserne complète dans le beau camion rouge toutes sirènes dehors pour me foutre bien la teu-hon.

Bon. J’avais bien fait de préciser, quand même. Dix minutes plus tard, je vois débarquer un… deux… trois… quatre mecs en uniforme intégral, depuis le casque rutilant jusqu’aux gros godillots bruyants. Le bal du 14 juillet aurait pu avoir lieu direct, on était au complet.
« Heu, oui… c’était juste pour une vérification mineure », que j’ose d’une petite voix. « C’est la procédure, madame », qu’on me répond. (Et au passage, arrêtez avec ce « madame », bordel. J’ai à peine trente piges !).

Je montre les lieux du crime au chef des pompiers, qui s’approche, renifle, tâte, ausculte, hoche la tête, triture l’interrupteur et sa lampe de poche. Au terme d’une loooongue étude d’au moins deux minutes, il me sort d’un air navré : « Madame (aparté : merdeuhhh), la chaleur qui se dégage de là, c’est normal, c’est la chaudière, et la lumière rouge qui vous inquiète, c’est du aux reflets des spots de votre plafond sur le conduit de la chaudière qui est exceptionnellement mis à nu à cause des travaux de plomberie. Vous voyez, quand j’éteins la lumière, le reflet rouge disparaît. Y’a pas de fuite de gaz ou de départ d’incendie dans votre appartement ».

… Gros gros moment de solitude. Vous pouvez me croire. J’insiste.

Je me cache les yeux sous mes ongles fraîchement peinturlurés en Gemey-Maybeline Deep Red n° 06 tellement j’ai honte de ce qui vient d’arriver. L’un des pompiers me jette un regard de pitié, je peux presque lire sur son visage « ma pauvre fille, retourne donc te mettre du vernis et compter tes robes Maje, et laisse-nous faire notre vrai boulot ».

Je bredouille quelques excuses, raccompagne l’armée du feu à la porte, et part me cacher sous ma couette. Si y’avait bien un seul truc de cramoisi dans cette piaule, à défaut de plafond, c’était mes joues, rouges de honte.

Ouais, allez-y, vous pouvez rire. Même pas mal.

Posté par Katia_ à 10:25 - Melting-Po(s)t - Commentaires [54]

Toute première fois, toute toute première fois

13 mai 2008

pieds_sous_drapsPour une première nuit avec lui, c’était très bien. Mais y’a un moment où il va falloir reprendre la conversation. Et à ce moment-là, ce sera peut-être pas mal d’éviter les :

- Aaaaah, ça fait du bien, bordel !
- Et sinon, ça gagne combien, un graphiste freelance, grosso merdo ?
- Je peux laisser ma brosse à dents et deux trois conneries chez toi ?
- Ca vient, ces croissants ?
- T'es au courant que les slibards c'est plus très mode ?
- A quoi tu penses, là, tout de suite ?
- Mais c'est que ça cache bien son jeu, ces bestioles-là !
- Non, pas de bisou, tu pues le poney
- Quand j'vais raconter ça à Sandrine...
- Tu feras mieux la prochaine fois, t'en fais pas
- Ah c'est toi Jean-Philippe ? ... Merde.
- En fait, toi, t'es mieux en costard qu'à poil...
- Ce qui s'est passé cette nuit, on peut éviter de l'ébruiter autour de nous ?
- T'as pas deux cents balles pour me dépanner ?
- Finalement, c'est vrai quand on dit que c'est pas la taille qui compte...
- J'ai rangé un peu ton salon et trié tes cd et tes dvd par ordre alphabétique, pendant que tu dormais
- Ah merdeuuuuh, j'ai encore zappé ma pilule !
- C'était quand la dernière fois que tu as changé tes draps ?
- Voilà. Ca, c'est fait.
- Valentine m'avait parlé de toi en termes plus flatteurs
- Tu claqueras la porte en sortant, moi je me rendors
- A ta place, j'aurais mis le lit là, l'armoire dans ce sens, et la bibliothèque comme ça. Mais bon...
- Tu choisis. C'est ton vieux chien dégueulasse qui pue, ou moi !
- Ils font quoi, tes parents, dans la vie ?
- Tu m'aimes ?

Posté par Katia_ à 09:41 - List-maniac' - Commentaires [41]

(Petite) tenue de soirée

08 mai 2008

bas_noirsBon, les gens, je ne vous le cache pas, l’heure est grave. Tout le monde s’est barré en week-end prolongé, les enfants sont en vacances chez Mamie, la corvée de courses et de ménage a été faite samedi dernier, et voilà encore cinq jours entièrement libres à venir (pour les plus chanceux), avec humeur au beau fixe pour cause de soleil enfin revenu.

Alors maintenant qu’on est entre nous, ce serait peut-être bien le moment d’en profiter pour faire grimper la température de quelques degrés en causant bagatelle, non ?

 

Pour la bonne cause, je me suis dévouée pour vous (et franchement, ça n’a pas été facile, si vous saviez), et je suis allée jeter un œil sur SexyAvenue, à la recherche de deux trois bricoles amusantes pour vous faire passer une petite soirée olé-olé.

 

C’est bon, tout le monde est prêt ? On débranche le téléphone, on éteint la téloche, on ferme les rideaux, on jette les fringues en boule sur le lit, c’est partiiiiiiiiiiii, roulez-roulez petits bolides, pour les amateurs de sensations fortes, ce soir au village, c’est soirée fever.

 

Pour commencer, atelier peinture. Oui, comme à l’école primaire. Sauf que là, vous avez le droit de déborder par-dessus les traits, la maîtresse ne viendra pas vous engueuler.

Naaaaaan, j’en vois déjà qui sortent les feuilles blanches et les pinceaux. Z’avez rien pigé au concept de la soirée, les gars, ou quoi ? On a parlé de sexy, de préliminaires et de hot hot hot, il me semble. Alors les grandes vocations à la Van Gogh, vous êtes mignons, mais vous vous gardez ça sous le coude pour un jour où l’un de vous deux aura la migraine, ok ?

 

Aujourd’hui, le terrain de jeu, c’est votre body. Rien que ça. Et la peinture, elle est rouge, et elle est à la fraise. Carrément, quoi.


« Savourez sa couleur, son odeur, et son goût », qu’ils disent sur le site. Pour l’odeur et le goût, on voit à peu près ce que ça peut donner ("fraise", globalement, ça reste assez fastoche à imaginer). Pour la couleur, en revanche, j’anticipe les doutes de certains. Pas très glops de déguiser son amant en écrevisse coup-de-soleillée, allez-vous me dire.
Certes. Mais en même temps, si c’était bleu, ça faisait Schtroumpf. Si c’était vert, ça faisait Hulk. Si c’était jaune, ça faisait œuf Kinder. Donc rouge. Faut savoir ce qu’on veut, à un moment donné, hein.

 

Une fois les peinturlurades terminées (et non, on ne fait pas ses empreintes de main sur les murs blancs, vous avez quatre ans ou quoi ?), direction la baignoire pour se rincer en beauté et en ‘sènsoualité’.

Dans l’eau du bain, glissez quelques perles pétillantes, chauffantes et relaxantes. Ah on a quand même bien mérité quelques instants de détente après tous les efforts artistiques qu’on vient de faire, non ?
L’avantage de ces petites perles, c’est qu’en plus de nettoyer « en douceur » (oui, c’est sûr qu’en mettant « effet karcher » c’était moins vendeur), elles colorent l’eau du bain et sentent bon les fruits exotiques.

 

Hein ? Quoi ? Mélange ‘fraises’ + ‘fruits exotiques’ écoeurant ? Oui bon attendez, là, on nous rabâche depuis des semaines « cinq fruits et légumes par jour ». Bon, ben moi j’essaye de rendre service, rien de plus.

 

A ce stade de la soirée, propres, détendus, et petite tenue, et fleurant bon la salade de fruits-jolie-jolie, il est temps de se glisser sous les draps pour entamer les choses sérieuses. Ah mais pas comme ça, directement, ho, vous vous croyez où ? Ce soir, on JOUE, on a dit.

Vous vous souvenez des dominos ? Ce jeu chiant à mourir qui nous occupait des heures entières en colo de vacances ? M’est avis que vous allez retrouver le goût du divertissement avec cette nouvelle version hot plus que renversante. Tadaaaam, sous vos yeux ébahis, en exclusivité pour vous, le kamasutra domino, pour vous servir m’sieurs-dames.

 

Et ça, c’est juste pour lancer la partie, évidemment…

 

Le reste de la nuit vous appartient, à vous et à votre imagination.
Moi je m’éclipse sur la pointe des pieds, et je referme la porte en sortant…

 

 

Article sponsorisé (pour notre plus grand plaisir).

 

Posté par Katia_ à 09:06 - Sponsoring et Concours - Commentaires [19]

Say it ain't so Joe

04 mai 2008

indien_3C’est fou la façon dont les souvenirs d’enfance peuvent marquer certaines personnes, et glisser comme les gouttes d’eau le long d’un k-way sur d’autres.

L’autre jour, je racontais à mon frère à quel point un mec de mon cours de salsa me fichait la trouille, parce qu’il était, en beaucoup plus petit heureusement, le sosie exact de Joe l’Indien, dans le dessin animé « Tom Sawyer ». Joe l’Indien le bad guy, celui que tout le monde craint au village, le type mystérieux par excellence, avec ses cheveux mi-longs et son regard noir impénétrable. Le mec qui, soyons clairs, a peuplé la plupart de mes cauchemars d’enfance, se partageant le podium avec Docteur Gang (le mec dont on voit juste les mains gantées dans « Inspecteur Gadget ») et Casimir (oui, bon, ca va, j’aimais pas Casimir, sa tronche de cake et sa voix de débile, on ne va pas en faire une dissert’ non plus, ok ?).

Hé ben croyez-le ou non, mon frère n’a absolument aucun souvenir de ce pauvre mec qui terrorisait tout le monde quand on était gosse.
Gnéééé ? Alors là, non, je ne suis pas d’accord du tout. Non mais qu’est-ce que c’est que cette injustice flagrante ? D’un coté, certains ont cauchemardé toutes les nuits et se souviennent encore de cette douloureuse période vingt ans après (non, j’en fais pas des caisses…), et de l’autre, certains pioncent peinards et ont même zappé la tronche de cet odieux bonhomme ?

Qu’à cela ne tienne, nous voilà donc partis en quête de la photo de ce Joe, histoire de rafraîchir la mémoire du frangin alzheimerizé.

Aaaaaaaah, vous pensez bêtement comme moi que ce serait facile. Un petit coup de google et hop, l’affaire est dans le sac. Sauf que non. Il nous aura fallu quarante-cinq minutes de recherches sur internet, pour finir par remettre la main sur une image de cet emmerdeur de Joe l’Indien, qui même vingt ans après, continue donc à venir me casser les bonbons à sa façon. Ah non mais on aura tout vu.

Et pourtant, on en a épluchée, de la page tom-sawyeresque. Bon, évidemment, on ne s’est pas non plus retapé tous les épisodes un par un pour faire des captures d’écran (ouais, parce qu’on a quand même d’autres trucs à faire, dans la vie, sinon). Mais on s’est farci le générique en image deux ou trois fois, histoire d’être sûr que le coupable n’apparaît pas dedans. La réponse est non.

En revanche, je vous rappelle juste pour mémoire cette phrase increvable qui me fait encore beaucoup rire aujourd’hui : « Tom Sawyer, c’est l’Amérique, le symbole de la liberté […] Il n’a peur de rien, c’est un américain ». Voilà, voilà. Je crois que ça se passe de commentaire. (D’autant qu’entre nous, laissez-moi me bidonner, parce que le Tom, américain ou pas, il lui suffit de voir Joe l’Indien se pointer au loin pour qu’il se fasse pipi dessus, donc bon, c’est peut-être pas la peine de prendre ses grands airs).

JoeEnfin bref. Au terme d’une longue recherche fastidieuse, Joe l’Indien n’est donc plus un mystère absolu pour le frangin, et j’ai finalement pu aujourd’hui régler mes vieux complexes de môme terrorisée. Mais vous avouerez quand même que ce type n’a quand même pas la tronche d’un enfant de chœur, hein ?

free music

Posté par Katia_ à 20:27 - Melting-Po(s)t - Commentaires [37]

Laissez-moi chanter

29 avril 2008

micro_1Je me voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait. Le problème, c’est que manifestement, ça n’a pas trop l’air d’être l’avis de tout le monde. ‘Tout le monde’ étant en l’occurrence le groupe d’amis chez qui j’ai passé ma soirée de samedi. 

Au départ, pourtant, rien n’annonçait le drame acoustique que nous allions tous vivre. Non, au départ, ça partait bien. Soirée sympa entre potes, à la cool. Quelques verres, musique d’ambiance, on échange les derniers potins, « et la famille ? et les enfants ? et le chien ? et la Golf GTI 16S série 1 ?», super, super, quoi.

Et puis soudain, bam… le dérapage incontrôlé. La boulette. Ze fucking boulette. Dans un moment d’absence, sans doute, quelqu’un a pensé à haute voix, et a dit « hé, mais j’ai les cd de SingStar dans mon sac ».

(J’ouvre ici une parenthèse pour signaler aux incultes – et je ne blâme personne, j’en faisais encore partie samedi à 21h47– que SingStar est un programme de karaoké conçu pour les consoles de jeu genre Pléstéchieune et compagnie.)

Bon. Tu t’en doutes, public. Le gars qui a sorti cette phrase, somme toute assez banale pourtant, s’en mord encore les doigts (et les tympans) à l’heure qu’il est.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Grrrmmpfffffff, ont fait les mecs. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ont fait les filles. On sentait déjà comme une certaine divergence d’opinion au sein de la tribu pourtant si soudée quelques minutes auparavant. Ah bah ouais, mais attends, faut pas nous mettre une carotte sous le nez et nous dire d’attendre encore trois heures avant d’aller manger.
« On veut chanter ! », qu’on a piaillé en chœur, nous les gonzesses. Les mecs se sont donc résignés. Ils allaient passer un sale quart d’heure et puis c’est tout. Moi, ce que j’en dis, c’est que ça vaudra pour toutes les fois où ça a causé scooter et moto pendant des plombes et que j’ai rien pigé à la discussion. Point.

Courageux, S. se lance le premier pour montrer un peu comment fonctionne le bidule. En même temps, perso, je l’ai grillé direct, j’ai bien compris que c’était surtout pour se débarrasser de la corvée une bonne fois pour toute et pouvoir aller boulotter ses dragibus peinard au fond du canapé en se foutant de la gueule des autres ensuite, hein. Mais bon, sur le fond, bravo : il est le premier à affronter le micro… et à ma-ssa-crer Gorillaz du début à la fin. Un véritable drame sonore en ré mineur. Désaccordé, le ré mineur. Même les voisins d’en face ont du fermer leurs fenêtres. Chapeau l’artiste. Mes respects.

Devant le spectacle, les mecs commencent à devenir verts. On les imagine déjà en train de s’inventer les excuses les plus pourries pour éviter de passer à la casserole. Dans le rang des filles, en revanche, c’est l’agitation la plus fébrile. Limite on se dispute pour savoir qui va chanter Britney ou The Cardigans. Pour couper court, on tranche : ce sera prestation collective. Basta. Devant les deux micros, quatre nénettes s’égosillent de plus belle sur Macy Gray, Robbie Williams, Camille ou Olivia Ruiz. Les fausses notes volent, les aigus percent, les fous rires couvrent la musique. Vous savez ce que ça veut dire « mémorable » ? Bon. Hé ben là, mémorable.

Les garçons sont consternés, et finissent par nous abandonner à nos vocalises pour aller se faire un poker entre mecs dans la pièce d’à-côté. On dira ce qu’on voudra, mais le partage des tâches au foyer n’est pas prêt de s’améliorer, avec une attitude pareille.
En revanche, pour critiquer, là, y’a du monde. Toutes les cinq minutes, l’un d’eux vient nous balancer des cacahuètes dans la tronche en gueulant « remboursez ! ». Ah non mais bonjour le soutien moral, quoi.

Après avoir chanté deux fois chaque chanson du cd ou presque, les cordes vocales en feu, on décide de faire une pause, par simple respect pour les voisins. Du coup, j’en profite pour me ruer sur m6.fr et m’inscrire au prochain casting de la nouvelle star.



Ouais, bon, ok, c’est vrai, je ne suis pas encore tout à fait au niveau de Cindy Sander. Mais en revanche, pour la choré, je suis au poil. Pa-pi-llon-de-lu-mièèèèèèère…

Posté par Katia_ à 10:58 - Melting-Po(s)t - Commentaires [31]