Gin Fizz

Bulles de vie...

2014 : La liste de mes envies

01 janvier 2014

Grand_Palais

(Fête foraine au Grand Palais, décembre 2013).

Stop, ne cherchez pas, ne cherchez plus. Le mot "quatorze" ne rime avec aucun autre mot de la langue française, donc ce n'est plus la peine de vous creuser le ciboulot à chercher en vain la rime amusante de l'année. A la place, venez, on s'assoit tous en rond et on se parle de nos envies pour l'année à venir. C'est bien mieux que la fichue liste des bonnes résolutions qui tiennent à peu près 2 semaines trois-quart (et encore, je suis optimiste).

2013 a plutôt été en demi-teinte en ce qui me concerne, mais elle m'a apporté le plus joli des chamboulements avec l'arrivée de BabyGirl. Il sera donc difficile de la doubler sur le podium des meilleurs crus de mes années passées, mais... essayons tout de même. En 2014, j'ai envie de :

* Trouver notre rythme de croisière dans notre (plus si) nouvelle vie à trois. Un bébé, même ô combien désiré, provoque malgré tout quelques dommages collatéraux sur son passage dans la mécanique bien rôdée d'une vie organisée à deux. Les rythmes, les préoccupations, les repères changent, et l'adaptation se fait parfois dans la douleur. On est sur le bon chemin, il ne reste plus qu'à y avancer avec plus de sérénité.

* M'apaiser. Intérieurement. Assourdir ce petit volcan qui bouillonne en moi et me pompe beaucoup trop d'énergie. Ou en tout cas, mettre toute cette énergie à profit dans des activités positives et dynamisantes. Reprendre le sport, peut-être ? Sans doute.

* Retrouver mon sac à dos et mon bob de touriste (façon de parler, hein. Il est évident que je ne porte ja-mais de sac à dos). L'année passée a été plutôt calme niveau découvertes touristiques, mais BabyGirl grandit, elle sera bientôt en âge de mieux résister aux grandes vadrouilles dans les villes étrangères, et nous aurons, nous aussi, le coeur (un tout petit peu) moins lourd de la laisser quelques temps à ses grands-parents pour nous en aller voguer en amoureux dans de lointaines contrées. Et ce ne sont pas les envies qui manquent !

* Profiter du temps libre qui m'est donné par la force des choses. Savourer, découvrir, continuer à expérimenter de nouvelles choses. Les cours de théâtre en sont un bel exemple : j'ai mis du temps à pousser la porte, mais je ne regrette rien aujourd'hui, si ce n'est de ne pas l'avoir fait plus tôt. Et continuer le montage vidéo, prendre des cours de PAO, m'essayer plus souvent à la cuisine asiatique (ma préférée)... bref, combler le temps "vide" et en faire profit.

Pour faire court et assez peu original, je ne peux décemment pas terminer ce billet sans vous souhaiter à tous la plus jolie des nouvelles années, avec son armada de doux instants, son quota de bonne humeur collective, son stock de belles images à capturer et son lot de chebam-pop-blop-wizzz, sous la forme qu'il vous plaira ! Je ne promets pas un rythme plus soutenu ici, j'aime venir écrire au gré des envies, du temps et de la plume, et non pas dictée par la contrainte d'un calendrier éditorial ou autre. Mais je serai là, fidèle au poste comme depuis 8 ans, et j'espère que vous aussi !


Happy New Year 2014 !!!



Beauty Lab #6 : Jusqu'à la dernière goutte

19 décembre 2013

Beaute__de_c_13

Scuzzi pour la photo relativement FLOUE et peu lumineuse mais c'est à dire qu'avec la lumière qu'on a en ce moment, on fait bien comme on peut hein. (Comment ça, pour le flou... ?)

Allez ! Une dernière revue cosméto pour finir l'année en beauté ! Voilà donc mon petit palmares personnel du moment, des produits efficaces et agréables à utiliser, que je vais user jusqu'à la toute dernière goutte (et sans doute racheter ensuite).

* Blue Therapy Serum-in-oil, Biotherm : Je dois vous dire que je suis assez fan des sérums en règle générale. J'ai l'impression de faire plus dans ma routine beauté que la simple application d'une crème de soin, et j'imagine du coup que les miracles ne vont pas tarder à se voir sur mon visage. Je sais, je suis mignonne (et un peu naïve). Mais... parfois, le mini-miracle est tout de même au rendez-vous.
Ce serum-là, voyez, il est assez fantastique sur ma pauvre petite peau déshydratée de femme-qui-n'a-pas-le-temps-de-toujours-prendre-soin-d'elle. Appliqué le soir, juste avant la crème de nuit (mais si vous n'avez pas la peau trop sèche, vous pouvez même squizzer cette étape), il redonne un coup de pep's indéniable au rebondi des joues, comme un grand coup d'air vivifiant. Hy-dra-ta-tion, on a dit. Rien de mieux pour retrouver la peau lisse, veloutée et pulpy.
Une texture mi-huile mi-gelée (gné ?) qui pourrait faire peur au premier abord, mais qui glisse instantanément sur la peau, et ne laisse qu'un très léger voile protecteur absolument pas gras. Dormez tranquilles, les oreillers seront encore propres demain matin !
Aucune crème, aucun soin n'est miraculeux, certes. Mais j'ai vraiment constaté une diminution de mes ridules liées au déssèchement cutané en utilisant ce soin depuis près de 2 mois. Hélas, mon petit bémol, l'effet ne dure pas, et si je stoppe l'application un ou deux jours, les petits soucis reviennent. De là à dire que je ne pourrais plus m'en passer...
64,90 euros les 30 ml.

* PH5 Huile de douche, Eucerin : Je sais. Si, je sais. Nombre d'entre vous pourrait crier d'effroi à l'idée de se laver avec une huile ! Trop gras, trop poisseux, trop difficile à rincer. Hé bien, mes cocottes, si vous êtes dans ce cas, essayez tout de suite l'huile douche Eucerin et vous m'en direz des nouvelles. La texture, huileuse certes, se fond en eau lactée au contact de la peau humide, et laisse vraiment l'impression de nettoyer en douceur sans décaper le film protecteur. Parce que dégommer la saleté, c'est une bonne idée, mais si on peut éviter d'agresser sa petite peau fragile et sensible au passage, c'est nettement mieux.
Une fois appliquée et massée sur tout le corps, hop, un jet d'eau et terminée la douche ! Si, vraiment ! Pas de résidus sur la peau, juste une douce sensation et une légère odeur indescriptible mais à laquelle on devient vite accro (un peu dans le genre de l'Huile Prodigieuse de Nuxe, voyez ?).
Ok, je vous l'accorde, le flacon n'est pas sexy en diable. Ce bouchon rouge jure un peu avec la belle couleur ambrée de l'huile. Mais, voyons le positif : le capuchon-distributeur est very pratique quand nos mains sont déjà pleines de produit. Ca vaut bien un petit effort sur la déco de la salle de bain, non ?
15 euros les 400 ml.

* Redermic [R] Yeux, La Roche-Posay : Ce soin m'a été offert par la marque, dans le cadre d'une super journée découverte au Spa de La Roche-Posay (oh mais drôle de coïncidence !) où j'ai été bichonnée de la tête aux pieds. Forcément, ça aurait pu orienter mon jugement. Sauf que... ha ha... c'est bien mal me connaître ! (Hé, qui c'est qui a une chronique de râleuse, ici ?). Vous pouvez donc être certaines que si je vous en dis du bien aujourd'hui, c'est que ce petit tube, là, il a tout d'un grand !
Redermic [R] donc. Avec un R comme rétinol, l'actif incontournable pour lutter contre les signes du vieillissement. Mais un actif un peu agressif parfois pour les peaux les plus sensibles, et notamment les contours de l'oeil. Ici, Rétinol Super Héros a donc été dompté pour satisfaire les plus réactives, grâce à une libération progressive des actifs, qui évitent le choc un peu trop violent en laissant la peau s'habituer en douceur. Malin, le coquin !
Dans une texture légère un peu crémeuse mais pas grasse pour deux sous, ce concentré anti-âge part donc à l'assaut des rides et ridules, mais aussi des cernes (qu'il atténue) et du contour de l'oeil en général (qu'il défatigue et rafraîchit). Baguette magique ? Soyons sérieux deux minutes : non, je n'ai pas perdu 10 ans d'un coup, mais oui, je sens mon regard défroissé et lissé. Le reste du boulot sera fait quand je trouverai le temps de dormir quelques heures en plus par nuit !
Tube canule 15 ml, 26,60 euros.

 * Eau pour la toilette, Mustela : Hé oui, désormais, on parle produit beauté bébé dans les revues. Ainsi va la vie... Et je dois vous dire que j'ai un gros gros coup de coeur pour cette eau, qui sent divinement bon. Vous savez, la fameuse odeur du bébé propre qu'on aime respirer en plongeant son nez dans ses cheveux ? Hé bien là, bingo, en deux fois plus gros ! Un petit pschittt sur un coton, on débarbouille le minot, et on laisse le charme agir. Une véritable addiction, au point que j'en suis à me vaporiser les poignets avec le spray pour conserver plus longtemps avec moi l'odeur désormais caractéristique de ma BabyGirl. (je ne suis pas folle, vous savez ?)
Toute la gamme Mustela sent grosso modo cette même odeur délicieuse, mais c'est véritablement dans l'Eau pour la Toilette qu'elle s'exprime le mieux.
Spray de 200 ml, environ 8 euros.

 * Lingettes visage et mains, Biolane : Théoriquement, et si on a un peu de conscience écologique, la consommation des lingettes est à limiter au strict minimum. Oui, mais en pratique, dès lors que baby commence à gambader un peu à quatre pattes dans tout l'appartement, et à fourrer ses petites mains partout, y compris dans la poussière (oh, ça va, la femme de ménage est aux sports d'hiver), puis à les mettre illico à la bouche (parce qu'un bébé ça ne sait faire que ça !), on comprend très vite que dégainer une lingette débarbouillante va nous sauver la mise plus d'une fois ! Quand on regarde son bébé repu après qu'il a englouti sa purée de carottes, et qu'il en a jusque dans les sourcils, on se dit encore "tiens, une lingette et on n'a rien vu".
Voilà. Vous avez pigé ! C'est le petit geste rapide et pratique qui sauve la mise en urgence, quand on n'a pas que ça à faire de passer bébé au karcher pour le débarraser de sa crasse. Quand en plus, la lingette sent ultra bon, respecte l'équilibre cutané, et est formulée sans truc bizarre, moi, perso, j'appelle ça un indispensable.
Etui de 64 lingettes refermable, 2,90 euros.

Je m'voyais déjà en haut de l'affiche

11 décembre 2013

Cours_de_the_a_tre

Il faut quand même que je vous raconte. A la rentrée dernière, prise d'une subite pulsion, je suis allée m'inscrire à un cours de théâtre. Voilà des années lumière que je repoussais le truc, malgré une envie indéniable d'aller brûler les planches, et toutes mes excuses étaient très valables : pas le temps / pas trouvé de cours près de chez moi / j'y arriverai jamais / je suis trop coincée / non non, je ne veux pas jouer à poil comme c'est, semble-t-il, à la mode en théâtre contemporain. (Ne rayer aucune mention inutile).

Et puis finalement, en septembre dernier, boostée par je ne sais quelle force nouvelle, j'ai poussé la porte du petit studio qui accueillait un cours "grands débutants". La salle ne paye pas de mine, et là, sous les néons blafards, regroupés dans un coin, une dizaine de petites têtes se sourient timidement les uns aux autres. Présentations d'usage et motivations de chacun à s'inscrire à un cours de théâtre. Le discours est sensiblement le même pour tous : se faire plaisir, prendre confiance, gagner en aisance devant un public, placer sa voix, s'a-mu-ser. OK, ca va, on est sur la même longueur d'ondes. (J'veux dire, personne pour briguer le prochain César, donc).

Les choses sérieuses commencent. Echauffement du corps (on joue à chat. Littéralement) et de l'esprit (répétition des prénoms de chacun avec une rime associée différente à chaque fois. Autant dire que dans ce cas, on préfère s'appeler Katia que Raoul, ça laisse plus de marge de manoeuvre). Puis batterie de petits exercices pour faire connaissance et se donner confiance. A la fin du premier cours, mimer une chaussette sale, un plat de pâtes carbonara ou un cintre n'a plus de secret pour moi. Démo sur demande. (Très cher).

Petit à petit, séance après séance, les exercices deviennent plus complets, plus complexes. "Vous allez me mimer votre côté diabolique et démoniaque, à la limite de la folie, puis avec ou sans transition, votre côté angélique et pur". Gné ? Genre là tout de suite, faut que je mette à hurler comme une harpie et à agiter bras et cheveux dans le désordre complet en grognant comme un chien enragé ? Mais... c'est à dire... enfin... est-ce qu'on peut s'enfiler un petit Martini cul sec (ou trois) avant de se lancer ?

Se faire violence, accepter de jouer le jeu, se lancer sans (trop) réfléchir et laisser parler son moi intérieur. Ou plutôt, savoir faire taire son moi public, celui qui fait qu'on sait se tenir en société, garder les apparences et donner le change. Redevenir, le temps d'un exercice, un enfant sans complexe, sans jugement, sans inhibition. Facile à dire, hein ?

Dernièrement, quelqu'un a eu la bonne idée complètement masochiste de nous filmer durant nos répétitions, "pour mieux se rendre compte des points d'amélioration à bosser". Ah oui, je confirme, on s'en rend nettement mieux compte, après visionnage du bidule. Quel supplice de se regarder jouer soi-même ! Quelle horreur d'entendre sa propre voix pas du tout placée comme on l'imaginait. J'en ressors personnellement avec une envie de chialer un grand coup devant ma prestation. Un vague souvenir des séances d'humiliation offertes par la coach Raphaëlle Ricci aux élèves de la Star Ac' en débrifant les fameux Primes. (Oui, je regardais la Star Ac'. Ca pose un problème à quelqu'un ?)

Mais à ce qu'il parait, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Ou un truc dans ce goût-là. Je ne peux QUE progresser, et surtout, je m'amuse, et c'est bien là l'essentiel.

Vous voulez savoir le plus drôle ?
Il est prévu qu'on présente un spectacle à la fin de l'année.
Oui. Un S.p.e.c.t.a.c.l.e. Ecrit, imaginé et mis en scène par nous, les élèves.
LOL de feu.
J'arrive déjà pas à jouer mon bout de scène de façon convaincante alors pour le spectacle complet avec rideau rouge, costumes et tout le barnum, vous êtes bien mignons, mais on s'en reparlera plus tard, hein.

A vrai dire, non, on ne s'en reparlera pas. J'ai d'ailleurs soigneusement prévu de ne PAS y inviter ma famille et mes amis... Faut pas trop déconner, j'ai une réputation à tenir, moi, les gars.

Un site qui fait fondre

10 décembre 2013

XL_S_Medical_glace

 Article sponsorisé

Oh, mais que vois-je à l'horizon ? Des tables de fêtes, remplies de victuailles toutes plus savoureuses les unes que les autres. Foie gras, saumon fumé, dinde aux marrons, chocolats et truffes... le défilé des repas à 2000 calories par bouchées va bientôt commencer !

Oh... mais que vois-je un peu plus loin en janvier prochain ? Une ribambelle de nénettes ravies d'avoir dignement célébré les fêtes, mais légèrement gênées aux entournures de leur jean préféré. Oups ? Pas forcément !

Rappelez-vous, il y a deux mois, je vous présentais le grand casting de coaching minceur lancé par XL-S MedicalAcademy. La marque recrutait 10 volontaires pour intégrer son nouveau programme minceur.Hé bien, ça y est. Le casting a retenu ses 10 ambassadeurs et, en attendant de pouvoir découvrir en vidéos ce que chacun d’entre eux a pensé du programme et a vécu au quotidien, vous pouvez déjà jeter un coup d'œil sur quelques anecdotes et coulisses de tournages.

Toutefois, la vraie nouveauté, c'est le lancement officiel du site relationnel de XL-S Academy. Sur une plateforme unique, retrouvez les conseils pros des coachs minceur, les astuces de bloggeuses, les recettes diététiques mais gourmandes, et surtout, la possibilité d'y créer votre Espace Minceur personnalisé pour y consigner régulièrement vos objectifs, les conseils de régime adaptés à votre cas particulier, les recettes qui vous font saliver, vos exercices de coaching, etc. Tout est réuni pour vous proposer un accompagnement personnalisé dans la quête de votre bien-êtreet la reconquête de votre ligne.

Voilà en tout cas une raison de se donner bonne conscience à l'approche des fêtes et des orgies caloriques qui y sont célébrées. Parce que faire un régime, ça ne veut pas du tout dire "ne jamais se faire plaisir", bien au contraire. Alors, tenté(e)s ? 

Plus d'infos : XL-S Medical Academy, le site

Article sponsorisé

 

Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #2

07 novembre 2013

Les_gens_heureuxHeather_Mallender

Pfiouuuu... Novembre est déjà là, et je vous parle seulement maintenant de la suite de mes lectures estivales. Shame on me, tout ça n'est pas très régulier, blogueuse Katia !
Au menu du jour, deux nouveaux romans. Mais à l'inverse de mon premier opus 'Qu'est-que tu lis, doudou, dis donc ?' où je vous avouais avoir vraiment bien aimé mes lectures et vous les conseillais, je suis cette fois-ci plus mitigée... mais...

* Les gens heureux lisent et boivent du café, de Agnès Martin-Lugand.

* Le pitch : Diane perd brusquement son mari et sa petite fille dans un accident de voiture. Effondrée, figée, secouée, elle va devoir apprendre à vivre sans, difficilement, douloureusement. C'est peut-être à travers un voyage initiatique en Irlande qu'elle y parviendra.

* Mon avis : Aouch ! Forcément, à la lecture de la quatrième de couv', je me sens tout de suite dans le bain, moi qui stresse dès que Chéribibi et Babygirl partent en balade à deux plus longtemps que prévu. Pas de ronds de jambes ni de mise en bouche : on entre tout de suite dans le vif du sujet, puisque l'accident est expliqué au lecteur dès les premières pages. Pas de pathos, pas de gore, juste des faits. On partage ensuite la douleur de Diane, les pages suivantes sont difficiles à lire pour qui s'imagine un tant soi peu à la place de l'héroïne. (Perso, j'avais envie de pouvoir lire seule, tranquille, et de laisser éventuellement venir les quelques larmichettes qui embrumaient mes yeux) (mais je suis du genre facile à faire chialer, faut dire).

C'est après ces quelques pages assez fortes que tout se barre en cacahuète. Le voyage en Irlande et tout ce qui s'y raconte m'a fait penser à une mauvaise comédie sentimentale américaine jouée par, au pif, Cameron Diaz et Ryan Reynolds. Tous les clichés s'enchaînent page après page : la rencontre avec un beau brun ténébreux muré dans son monde, les engueulades, les "pour qui tu te prends ?" et les "Je le déteste !", les gestes tendres qui déroutent, les réconcilations, les semeuses de merde, la famille du héros qui s'attendrie pour la pauvre fille venue d'ailleurs, et même le gros chien qui court sur la plage. Et les personnages semblent par moment touchés par le fameux syndrôme du "j'ai 15 ans à nouveau et je me comporte en ado". Décevant, sur ce point.
Malgré tout, on se prend à tourner les pages, qui défilent vite. Parce que c'est facile à lire (c'est pas du Shakespeare quoi), parce qu'on espère que l'auteur veut en venir quelque part (mais en fait, non, pas trop), et parce que notre âme de midinette voudrait quand même savoir comment se termine l'histoire. (Happy end or not ?). Bref, on lit, on pleure, on rit, et on oublie aussi sec.

* Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard.

* Le pitch : Heather Mallender, en voyage sur l'île de Rhodes, disparait mystérieusement lors d'une promenade en montagne. L'ami qui l'accompagnait, Harry, n'a rien vu et devient suspect n°1 d'office. Son seul espoir : résoudre lui-même l'enquête, avec pour unique matériel les vingt-quatre photos de la pellicule utilisée par la jeune femme avant sa disparition, qui retracent ses derniers moments, visites et rencontres.

* Mon avis : Ce livre est présenté comme un polar. J'avoue m'être sérieusement posé la question jusqu'aux pages 200 et quelques, tellement le commencement est lent et laborieux. En cause également, le fait que ce roman a été initialement publié dans les années 90 mais qu'il n'a connu son réel succès que très récemment, ce qui imprime un sentiment diffus de old school (limite has been) qui peut déplaire quand on pense avoir affaire à un livre écrit dernièrement. Harry, le héros, est un vieil anglais un peu hors du système, et j'avoue avoir eu du mal à le prendre en sympathie, et à m'attacher à son personnage.

J'ai pourtant persévéré dans ma lecture par je ne sais quel mystère ou force obscure (j'ai rarement du mal à abandonner les livres qui me gonflent), ce qui me fait penser qu'il y a dans cette oeuvre un petit je-ne-sais-quoi d'addictif, qui pousse à tourner les pages pour savoir. Au fur et à mesure que l'enquête de Harry avance, les pièces se mettent en place, et le dernier tiers du roman rend enfin justice à son étiquette de "polar" : j'ai englouti les 150 dernières page en un clin d'oeil, avide de comprendre enfin ce que l'auteur met tant de temps à amener.
Impossible pour moi de vous dire "foncez ! " ou "n'achetez pas !", car vous l'aurez compris, je suis super partagée. Et je serais curieuse de connaître votre opinion si d'aventure vous l'avez lu aussi.

Voilà pour cette petite sélection mi-figue, mi-raisin. Bonne lecture (ou pas) !


Express yourself

30 octobre 2013

L_Express_Styles

Juste rapidement, en passant la tête par ici... Il y a quelques semaines, l'Express Styles a sélectionné mon blog comme "Top Blog Stylé" (c'est pas moi qui le dit) et m'a demandé de répondre à un petit questionnaire rapide de présentation, pour tous ces gens qui crèvent littéralement d'envie de savoir qui se cache derrière l'auteur de ces lignes.

Comment ça, j'me la pète grave, là ? En vrai, j'ai quand même dû réfléchir un peu aux questions posées (qui changent enfin de "et pourquoi t'as décidé d'ouvrir un blog ?" ou "mais tu trouves que c'est intéressant de parler de toi et de ta vie sans qu'on te demande rien ?") (les réponses, si ça vous intéresse, sont : parce que, et sans aucun doute).

Bienvenue aux lecteurs de l'Express Styles ! Vous allez voir, ici, on ne se rencontre peut-être pas tous les jours, mais il y a une bonne ambiance. 

Mes réponses sont par là. Quant à nous, on se retrouve très prochainement ici pour un nouveau billet. Bonne semaine à toutes et tous !

 

L'automne après la pluie

29 octobre 2013

Jardin du Luxembourg Paris 2 chaises

Jardin du Luxembourg, Paris, 6ème arrondissement. J'ai une tendresse toute particulière pour ce grand espace de verdure qui a bercé mon enfance et mon adolescence. Même si je n'ai jamais habité dans ces beaux quartiers (I wish...), j'ai eu la chance, par une habile combine de mes parents à l'époque, de pouvoir effectuer une large partie de ma scolarité dans les école/collège/lycée réputés du Quartier Latin. Le Jardin du Luxembourg a donc longtemps fait partie de mes Q.G. favoris.
Il y a quelques jours, à la faveur de l'automne si doux qui nous offrait une belle journée ensoleillée, j'ai profité d'une promenade dans le coin pour arpenter les allées de ce parc, prendre quelques clichés, et me souvenir...

... de ces tours de manège sur les vieux chevaux de bois, de mes premiers pas en poney, de tout mon argent de poche dépensé en bonbecs dans les petites cabanes qui parsèment le parc, et des Mister Freeze Coca à 3,50 francs engloutis par les chaudes journées de printemps. (Je vous rassure, j'ai arrêté le poney mais j'aime toujours les bonbecs et les Mister Freeze).

 ... de ces traversées quotidiennes du jardin, un cartable archi-chargé calé sur le dos, pour rejoindre après ma sortie du collège la petite école de mes frangins, située de l'autre côté du parc, et profiter d'un covoiturage parental bien plus sympa que les métros et bus crasseux. (Je vous rassure, j'ai réussi à éviter la scoliose. Le trou de la sécu, c'est pas moi !)

... de toutes ces séances de torture gym E.P.S. (éducation physique et sportive) où l'on embarquait pour le jardin au lieu du gymnase du lycée, afin d'y faire un footing au grand air vivifiant. "Vous faites trois tours complets du parc et on se rejoint ici". (Je vous rassure, sitôt le prof hors de vue, on reprenait l'allure "marche pépère" pour continuer nos discussions existentielles de filles de quinze ans).

... de tous ces pains au chocolat encore tièdes engloutis dès leur sortie du four de la boulangerie, et des traces de cacao sur les doigts et au coin des lèvres qui nous trahissaient une fois de retour au collège. (Je vous rassure, à cette époque, j'avais un métabolisme proche de la perfection, et les pains choco s'éliminaient de mes cuisses comme par magie, sans même avoir besoin de faire ces fichus footings).

... de ces longues heures passées avec les copines, à papoter garçons du lycée, tenue à trouver pour la soirée immanquable du week-end, et antisèche de grec ancien à peaufiner. (Je vous rassure, j'ai terminé l'année avec 5/20 de moyenne. Les antisèches les plus mauvaises du monde !)

... de cette bataille de boules de neige durant les vacances de février, les gants en laine détrempés et le bout des doigts gelés. (Je vous rassure, la virée avait terminé au McDo du coin pour se réchauffer les mains avec des frites et des nuggets).

... de ces petits copains que j'ai embrassés, de ces petits copains qui m'ont fait pleurer, et même de ce petit copain que j'ai quitté, là, assis sur nos chaises tournées vers le soleil, alors qu'on aurait du être content de se retrouver après deux semaines de vacances. (Je vous rassure, la suite de l'histoire m'a donné raison, et on est même presque restés amis. Presque.)

Des souvenirs en pagaille, j'en ai plein ma hotte dès lors qu'on mentionne ce joli jardin. Aujourd'hui, c'est avec mon homme et ma petite fille que je me promène dans les allées jonchées de feuilles mortes. Demain, peut-être, c'est ma Babygirl qui se hissera à son tour sur les petits chevaux de bois, réclamera une barbe-à-papa, et piaffera de joie devant le spectacle de marionnettes du Théâtre de Guignol. Une boucle bouclée ?

Jardin du Luxembourg Paris allée

Jardin du Luxembourg Paris chaises 3

Jardin du Luxembourg Paris banc

Jardin du Luxembourg Paris cordes

Jardin du Luxembourg Paris terrasse

Jardin du Luxembourg Paris vrac

Jardin du Luxembourg Paris Duo

Jardin du Luxembourg Paris Tapis

Jardin du Luxembourg Paris Marionnettes

Jardin du Luxembourg Paris panneaux

Jardin du Luxembourg Paris fontaine Médicis

Jardin du Luxembourg Paris Fontaine Médicis fond

Jardin du Luxembourg Paris kiosque

Jardin du Luxembourg Paris Fontaine centrale

Mouaha, un concours très LOL

10 octobre 2013

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Elles sont jeunes, elles sont belles, elles sont pêchues, elles sont de l'humour à revendre, et elles ont justement décidé de s'en servir ! Elles, ce sont Evi et Marie, les deux copines fondatrices du site d'objets humoristiques Mouaha, dont je vous avais déjà parlé ici. Et parce que ce sont aussi mes copines et qu'elles méritent bien un petit coup de pouce en tant qu'entrepreneurs, voilà un concours sympatop pour (re)découvrir leur e-shop et gagner au passage un chouette petit cadeau.

Hyyyyyper simple pour participer : on laisse un commentaire ici, on like la FanPage Facebook là-bas, et si vous êtes tiré au sort, vous pourrez choisir n'importe quel article (hors sweat shirt) de la boutique Mouaha. Voilà de quoi se faire un petit plaisir avant Noël, non ?

Le jeu est ouvert de maintenant-tout de suite à mercredi 16 octobre, 23h. Et j'en profite pour vous dire que jusqu'au 15, vous avez également 10€ de réduc' à partir de 50€ d'achats, avec le code MOINSDIX. Bonne chance !

Mouaha_carnets     Mouaha_badges

saison2b

Mouaha_totebag     Mouaha_Ligne_13    Mouaha_mug

EDIT : Ca y'est, le concours est bouclé, et nous avons notre gagnant. Gagnante, même, puisqu'il s'agit de... Shalima !! Bravo madame :) On se contacte en privé pour les derniers détails. Merci à tous/toutes !

Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #1

01 octobre 2013

Les_apparences     La_maison_d_a__co_te_

Si mes vacances ne m'ont pas laissé autant de temps que voulu pour avaler bouquin sur bouquin, je dois bien avouer que ma nouvelle situation me donne au moins entière satisfaction sur ce plan. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi assidue dans mes lectures de romans, et à voir les piles de Elle, Biba et autres Vivre à Paris qui s'entassent au pied de ma table de nuit, j'ai l'impression que j'ai nettement plus de plaisir à retrouver mes personnages qu'à feuillleter des pages de pub et des rubriques mode/beauté/people.
Ca vous intéresse d'avoir quelques avis et critiques de mes dernières découvertes ? (Si la réponse est non, j'aime autant vous dire qu'on va pas avoir grand chose à se dire dans ce billet, du coup...). Et si d'aventure vous avez d'autres pistes et idées à me suggérer, je suis preneuse moi aussi de vos belles lectures.

Pour ce premier opus, deux polars plutôt bien ficelés, sur un thème assez proche : "ma femme a disparu" !

* Les Apparences, de Gillian Flynn.

* Le pitch : Amy et Nick sont mariés depuis 5 ans et forment en apparence un couple idéal. Mais le jour de leur anniversaire de mariage, Amy disparait, laissant leur maison dans un chaos indescriptible. Tout pousse à croire qu'elle a été enlevée, mais certains détails ne collent pas au scénario. Pour découvrir le fin mot de l'histoire, l'enquête va disséquer ce couple presque parfait dans les moindres détails, et révéler qu'une vie conjugale sans histoire peut en réalité cacher bien des secrets.

* Mon avis : Après un démarage un peu mollasson (je me disais sans cesse "mais c'est un polar, ça ? vraiment ?") arrive LE grand twist qui met d'un coup tout en lumière et permet au puzzle de l'intrigue de se mettre en place. A partir de ce moment, il devient très difficile de lâcher le livre, et chaque fin de chapitre entraîne l'envie irresistible de connaître la suite.
On ne s'attache pas aux personnages, qui sont dans l'ensemble assez crasseux (au sens figuré, bien entendu) mais le procédé de narration subtil nous fait pencher tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre, jusqu'à se faire mener par le bout du nez en fin de course. Les dernières pages laissent un arrière goût amer, on aurait tout aimé sauf cette fin là, mais elle a justement le mérite de sortir des sentiers battus.
Au passage, les affres de la vie conjugale en apparence bien pépère prennent un bon coup dans l'aile, et on ne peut s'empêcher de regarder autour de soi, et se dire que finalement, ces potes qui ont l'air siiiiiii heureux, siiiiiii parfaits, siiiiiiii amoureux cachent sans doute un petit quelque chose derrière les apparences (parce que la perfection, hein, on sait ce que c'est... du pipeau !)

* La Maison d'à côté, de Lisa Gardner.

* Le pitch : Banlieue de Boston. Sandra Jones a disparu de son domicile un soir, laissant derrière elle sa petite fille de 4 ans, endormie à l'étage. Enlèvement, meurtre, fuite ? Le mari est bien entendu le premier suspect, d'autant qu'il n'a pas vraiment l'air éploré par les événements et semble avoir beaucoup à cacher. Mais quoi, et à qui ?

* Mon avis : Du très bon polar, efficace et addictif. On entre chapitre après chapitre dans la tête des principaux personnages, adoptant leur point de vue et leur analyse des événements, pour se constituer notre propre enquête personnelle. Et pourtant, on se laisse évidemment balader de A à Z, selon ce bon vieux principe du "c'est pas celui qui a l'air méchant qui l'est vraiment en fait". (Sauf que parfois, oui) (mais pas là, donc).
Une petite incursion dans le monde informatique qui nous en apprend un peu sur tout ce que cache un ordinateur quand on sait le faire parler (ouille), des soupçons de maltraitance et de pédophilie qui retournent le coeur, (*vomi*) et quelques bonnes remarques sur la meilleure façon d'interroger un enfant pour lui faire raconter ce qu'il sait sans orienter son jugement. Un cocktail explosif qui tient en haleine jusqu'aux dernières pages.
Certainement pas le polar le plus original du siècle, puisqu'il repose sur des ficelles bien rodées, mais on passe un moment haletant avec ces personnages, et on est presque triste de les quitter quand s'achève l'enquête.

Bonne lecture, si toutefois vous êtes tentés !

Ciel, mon dessert !

19 septembre 2013

angel_cake_ciel

D'abord les macarons. Ensuite les cupcakes. Puis, en vrac, les petits choux, les éclairs, le bubble tea... A chaque mode gourmande, j'ai plongé dedans tête baissée et bouche grande ouverte. Vous commencez à me connaitre : jamais la dernière quand il s'agit d'aller s'encanailler les papilles au sucré. (Hein ? Les kilos à perdre ? Oh, ça...). Il était donc parfaitement logique que j'aille lorgner de plus près sur la dernière mode du moment en matière de pâtisserie...

Les Angel cakes, vous connaissiez ? C'est plutôt joli comme nom. Ca évoque bien ce que c'est supposé être : un gâteau léger, aérien, tout en douceur et en apesanteur. C'est une création d'origine japonaise, et là-bas, ils le nomment Chiffon cake. Oui, c'est moins marketeux, et j'avoue que je cherche encore le rapport, mais je ne veux contrarier personne.

C'est à la pâtisserie joliment baptisée Ciel, en plein coeur du 5ème arrondissement parisien, que l'on peut se procurer ces gâteaux du futur. Aux commandes de la boutique, Aya Tamura, qui a fait ses classes chez les prestigieux Jules Verne et Saturne entre autres, m'explique la chose plus en détail : le Angel Cake se compose d'une génoise ultra légère, à la limite du mousseux, réalisée à partir de blancs d'oeufs et sans matière grasse. Pour un rendu plus gourmand (calorique serait le mot juste), il est évidé en son centre, et garni d'une crème onctueuse et sucrée, qui contrebalance l'aspect plus sec de la génoise. Plusieurs parfums à déguster : chocolat, vanille, framboise, praliné rose, earl grey pamplemousse, thé vert matcha, citron yuzu...

Evidemment, j'ai goûté. (Quelle question...)

Mon verdict ? Je dirais "moyen plus". Un petit 11/20 sur l'échelle de mes trucs à calories +++ préférées. Peut mieux faire, donc.

Visuellement, le Angel Cake ressemble quand même à une grosse éponge. Jolie, certes, si on opte pour un gâteau rose, mais plus proche de Bob si on choisit, comme moi, la saveur citron Yuzu. Heureusement, le design voulu par la patisserie Ciel rend l'ensemble plutôt raffiné.
Au goût, je reste extrêmement partagée. La crème est excellente, acidulée comme il faut avec une petite pointe de croquant (des zestes d'agrumes ?), et donne à l'ensemble une vraie unité gourmande. Mais la génoise seule me déçoit un peu. J'imaginais quelque chose d'encore plus léger, qui fond presque dans la bouche, un peu comme la barbe-à-papa.
Malgré tout, ce dessert reste très léger, et vient conclure parfaitement un repas un peu copieux sans avoir l'impression qu'on y laissera son estomac et trois tubes de citrate de bétaïne.

Je ne traverserai pas Paris pour me ravitailler, sauf peut-être si l'envie me prend un jour d'aller goûter cette fois aux Angel Cakes salés, proposés depuis peu par la Pâtisserie.

La bonne idée un peu bobo ? Le Angel Cake existe en grand format, à partager à plusieurs. Voilà une piste de dessert qui sort de l'ordinaire si vous avez envie d'épater vos invités ou les personnes chez qui vous êtes convié. Il est en plus emballé dans une très jolie boîte en origami du plus bel effet. Certes, pas sûr que vous remportiez l'adhésion niveau papilles, mais au moins, ça vous changera des éclairs Fauchon et des MontBlanc Angelina, non ?

Pâtisserie Ciel : 3, rue Monge - 75005 Paris
Plus d'infos sur le site ici.

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