Gin Fizz

Bulles de vie...

Les grands derrière, les petits devant

30 novembre 2006

photos_2Les photos, je déteste. Je fuis les appareils comme le brushing de Paris Hilton fuit la pluie. C’est pas compliqué, y’a pas UNE photo sur laquelle je me trouve jolie. A l’extrême limite, dans mes bons jours, et quand je zieute rapidement, je peux éventuellement me trouver regardable sur quelques unes. Mais dans la plupart des cas, le verdict est sans appel : « fais voir de plus près ? Hannnnnnnnn : immonde ! ».
Hé ho ! Ricanez pas bêtement comme ça, parce que la grande majorité des filles font la même chose, je vous signale. Et je rappelle à bon entendeur que Kate, Naomi, Gisèle et Laetitia ne font pas partie de la « grande majorité » en question.

Ce qui me fait poiler, c’est de voir que les gens que je trouve beaux sur certaines photos se trouveront inévitablement atroces sur ces mêmes clichés. Et la réciproque est très vraie : dans les albums photos des copains-copines, c’est toujours les prises de vue où je me trouve vraiment « cheum »  qu’ils ont sélectionnées. Forcément, je râle que « tu pouvais pas trouver pire, peut-être ? ». Généralement, on me répond « non mais je trouve que sur cette photo, c’est vraiment toi », et ça me cloue le bec.

Non, définitivement, y’a un truc qui fait qu’entre l’objectif et moi, ça colle pas.

La palme d’or revient sans conteste aux photomatons, d’où je ressors systématiquement avec l’envie de chialer en hurlant à la mort « mais c’est pas possible ? C’est pas moi CA ? ». Faut dire aussi qu’ils ont mis le paquet, niveau parcours d’obstacle : lumière blafarde qui fait des cernes de vampire, fond de photo au choix blanc cadavérique ou blanc fantomatique, choix restreint de trois essais seulement. En même temps, si c’était permis de faire plus d’essais, je crois que j’y passerais la nuit, tellement y’a toujours un détail qui cloche : nez qui brille, sourire de ‘ravie de la crèche’, yeux mi-clos, cheveux flappis, tête penchée comme le chien-chien à l’arrière des bagnoles, et j’en passe.

Sur ma carte d’identité, j’ai du bol, j’ai réussi à fourguer à la préfecture la seule et unique photo de moi pas trop moche. Ca fait déjà huit ans que je me trimballe fièrement mon bout de carton plastifié, avec l’air de dire « même pas honte, moi, d’abord ! ». Parce qu’il y en a, quand même, leur photo de carte d’identité, j’voudrais pas avoir l’air de cafter ou de glousser, mais bon… voilà quoi.
Et puis un jour, quelqu’un que je pensais être mon ami (mais en fait, non) m’a dit un truc dans le genre « c’est marrant, ça te ressemble pas du tout ». J’ai gardé la tête haute, rangé ma dignité dans la poche de mon jean, et effacé son numéro de mon répertoire. Mais depuis, clairement, je la ramène un peu moins.

Manque de pot, la carte d’identité en question expire dans environ deux ans. Et je commence déjà à avoir des poussées de sueur en songeant qu’il va falloir que j’en repasse par la case « torture au flash aveuglant et tabouret qui couine ».

Quant à mon permis de conduire, autant vous avertir tout de suite, faudra d’abord me passer sur le corps et me torturer à mort : à moins que vous ne portiez un uniforme, que vous ne vous appeliez « Monsieur l’agent de police » et que vous n’employiez des mots comme « contrôle des papiers afférents à la conduite du présent véhicule », c’est pas demain la veille que vous pourrez vous foutre de moi en admirant ce chef d’œuvre. Là, vous pouvez toujours courir. Mon permis, je l’ai planqué au coffre, je ne le sors qu’en cas extrême. Mais pour vous donner une idée, quand même, c’est simple : on dirait un Picasso, le côté artistique en moins. Ca laisse songeur, je sais.

Allez, cheeeeeeeeeeese. Clic clac, merci Kodak. Enfin, « merci », ça dépend pour qui, hein…

PS : Je sais pas ce que j’ai avec mes titres de post en ce moment, mais 9 fois sur 10, c’est un titre de chanson. « Et alors ? », me direz-vous. C’est vrai… Et alors ? …

Posté par Katia_ à 11:03 - C'est grave docteur ? - Commentaires [50]

Dernière séance

27 novembre 2006

cin__2Avant, quand on voulait aller voir un film au cinéma, c’était tout con. Suffisait de se pointer à l’heure de la séance choisie, d’acheter son billet, et d’aller se vautrer confortablement dans les fauteuils couleur caca d’oie des salles obscures en attendant le début du film. Pour patienter, on pouvait même héler une ouvreuse qui se ruinait le dos en trimballant son panier en bandoulière rempli de Chocoletti lait-noisettes, popcorn Baff, cônes Gervais et autres cochonneries calorifiques « en vente dans cette salle ».
En gros, avant, c’était peinard.

Aujourd’hui en revanche, quand on veut se faire une toile, c’est tout juste s’il ne faut pas s’y prendre six jours à l’avance, histoire d’avoir le temps de monter sur pied le plan d’attaque pour pouvoir aller voir le film qu’on veut à la séance qu’on veut. Sous peine de se retrouver en rade devant les écrans plasma des multiplex dix-huit salles, qui affichent « complet » pour le film voulu. Perso, ça m’a fait le coup deux fois de suite la semaine dernière.

Maintenant, j’ai pigé. Quand j’ai prévu d’aller au ciné, je réquisitionne les troupes une semaine avant le jour J. Ensuite, je répartis les rôles : toi, tu répertories les salles qui proposent le film et tu me fais une liste Excel par arrondissement. Toi, tu évalues combien de personnes ont une carte UGC, combien une carte Gaumont, combien s’en contrefoutent (cette histoire de carte, entre nous, c’est une bonne rigolade pour espérer aller tous ensemble voir le même film). Toi, tu checkes les heures des séances, VO, VF, dolby stéréo et tout le tintouin. Moi, je centralise les infos, et je tranche. Evidemment, personne n’est jamais d’accord avec ma décision. Au final, ça me colle une migraine du feu de dieu, et j’arrive au ciné avec l’envie de trucider le mec de la pub Mediavision, dont je ne peux plus saquer ni la tronche, ni la musique.

Non, mais sinon, c’est sympa, le cinéma. Ca manque juste un chouia de spontanéité, mais c’est sympa.

Et puis c’est sans compter la faune étrange qui peuple parfois les salles obscures :

Il y a ceux qui chuchotent entre eux pour se raconter à nouveau l’histoire, au cas où ils auraient loupé un détail capital. Ceux qui ponctuent toute scène d’amour de smaaacks sonores et dégoulinants de mièvrerie, ou au contraire, ceux qui soupirent de frustration quand à l’écran, Brad roule une méga pelle à Angelina. Ceux qui nous interpellent vingt minutes après le générique de début pour nous demander d’un air horrifié si « ça va être en V.O. pendant tout le film ? ».

Il y a ceux qui ont le rire un peu facile ou un peu trop prononcé. Ceux qui ont choppé une quinte de toux taille XXL et qu’on préfère ne pas avoir à côté de soi, sous peine de ne plus rien capter aux dialogues du film. Ceux qui ont oublié d’éteindre leur portable, ou ceux qui décrochent carrément en pleine séance (« Allo ? Oui, j’peux pas t’parler là, j’suis au cinéma… »).

Il y a ceux qui mâchonnent leur popcorn avec autant de classe et de discrétion qu’un bovidé dans son pré. Ceux qui préfèrent attendre une scène cruciale du film pour gonfler tout le monde avec le bruit d’ouverture d’emballage de leur Magnum trois-chocolats. Ceux qui remuent à la paille les glaçons au fond de leur Fanta grand modèle jusqu’à ce qu’ils aient bien fondu. Ceux qui farfouillent dans leur sac ou leurs poches pendant des heures, en remuant copieusement au passage trousseau de clés, porte-monnaie tintinnabulant et paquet de kleenex bien bruyants.

Il y a ceux qui nous demandent de nous déplacer « juste d’un siège », sauf que maintenant, on est assis derrière le brushing de Sonia Rykiel et on voit que dalle. Ceux qui mesurent 2m12 et qui choisissent de s’asseoir pile poil devant nous, alors que toute la rangée est libre. Ceux qui restent debout plantés au milieu de la rangée pendant les bandes annonces, le temps pour eux 1- d’enlever soigneusement le manteau, 2- le plier, 3- le déposer proprement sur le siège d’à côté, 4- épousseter le siège qu’ils ont choisi, 5- finir par enfin poser leur cul délicat. Ceux qui arrivent une fois que le film est commencé, et qui mettent des heures à trouver une place (« oui, mais il fait tout noir, je vois rien ») (je m’en fous, je veux pas le savoir, tu te magnes). Ceux qui s’étirent comme un chat au beau milieu du film, les bras en l’air au dessus de la tête, pensant sans doute que tous ceux de derrière pioncent depuis belle lurette et que ça ne les gênera pas.

Y’a des fois, franchement, j’me dis qu’un bon DVD chez soi…

Posté par Katia_ à 10:57 - Chroniques d'une râleuse - Commentaires [60]

Diplômée menteuse, mention Pinocchio

22 novembre 2006

nez_2Ca ne sert pas toujours nos intérêts de dire à voix haute le vrai fond de notre pensée. Parfois, mieux vaut la boucler. La preuve par sept.

« Allo docteur, je suis désolée je vais avoir un bon quart d’heure de retard, le bus est totalement coincé dans les embouteillages »
Traduire :
« Mon œil, je voulais juste passer chez Zara pour essayer cette magnifique jupe blanche, et y’a une file d’attente de malade aux cabines d’essayage ! »

« Marie-Cécile, vous êtes absolument ravissante dans ce nouveau petit tailleur, il vous va à croquer, et puis le vert est très à la mode cette année, vous allez faire des ravages au service compta’ »
Traduire :
« A la mode, à la mode… c’est vite dit. C’est juste dommage que vous ayez choisi une teinte qui vous donne toute la fraîcheur d’un œuf couvé. »

« Bonjour monsieur-le-service-après-vente-de-la-Fnac, je ne comprends pas ce qui se passe, la molette tactile de mon ipod ne fonctionne plus, elle ne réagit plus du tout au contact de mon doigt. Non, je n’ai rien fait de spécial, c’est arrivé comme ça, un jour, pof »
Traduire :
« A moins que vous n’incluiez dans la garantie SAV les dérapages de dissolvant de vernis à ongles sur les dites molettes tactiles, qui flinguent complètement les systèmes de transmission d’information. Non ? Alors considérez que je n’ai rien dit… »

« Désolée patron, j’ai renversé ma tasse de café sur le dossier Superrelou, ce qui explique cette grosse trace sale dessus. »
Traduire :
« C’est mon débile de chat qui a gerboulé toutes ses croquettes de midi sur votre foutu contrat. Comme s’il avait senti le truc foireux, dis donc. »

« Ah non, vraiment mamie, c’était très bon, ta blanquette de veau, mais là, j’en peux plus. Et puis je dois faire un peu attention si je veux pouvoir rentrer dans ma robe et être belle au réveillon, tu sais ? »
Traduire :
« Kill me now ! Je suis au bord de l’explosion. Si je bouge ne serait-ce qu’une oreille, je ne réponds plus de mes aptitudes digestives, c’est tout dire. … Faudrait quand même que je t'avoue un jour que je suis végétarienne, merde… »

« Qui ? Alexia ? Ah non, dommage, elle est déjà avec quelqu’un, et ultraaaaa amoureuse même. Tu les vois jamais ensemble, mais c’est parce qu’il est un peu du genre sauvage et casanier. Pourtant, ça marche fort entre eux. Je crois même qu’ils parlent de mariage… »
Traduire :
« Tu ne penses plus à Alexia. Tu ne parles pas à Alexia. Tu ne touches pas à Alexia. Tu ne t’approches pas d’Alexia à moins de vingt mètres. Alexia est grande, blonde, belle et élégante et pourtant célibataire, mais ça, tu peux toujours courir pour que je te crache le morceau, mon grand. Trop dangereuse, cette fille ! »

« Non, tu n’auras rien de plus à bouffer, ça suffit comme ça, tu vas finir par devenir obèse comme le voisin à force ! »
Traduire :
« Arrête de miauler, et laisse-moi mater ‘Desperate Housewives’ tranquille, j’ai absolument zéro envie d’aller mettre mon nez dans du Shéba maintenant ».
(Et si je commence à raconter des mythos même à mon chat, on est mal barré…)

Et vous, c’est quoi votre plus gros « mensonge diplomatique » ?

Posté par Katia_ à 10:43 - List-maniac' - Commentaires [70]

Cry me a river

20 novembre 2006

pleurs_1Loin de moi l’idée de passer pour la grosse chouineuse du coin, mais faut quand même que je vous avoue un truc : j’ai la larme assez facile. Je pleure un peu pour tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi.

Précisons tout de suite que quand je dis « je pleure », c’est une façon de parler. Disons que j’ai les yeux qui s’humidifient, la vue qui se brouille légèrement, et le mascara qui menace de laisser des traînées noirâtres sur les joues. Pas de quoi évoquer la fontaine de Trevi, à ce stade.
Et puis entendons-nous bien, je pleure facilement, soit, mais il me faut quand même des raisons valables. Je ne me mets pas encore à éclater en sanglots si la boulangère m’annonce qu’elle n’a plus de macaron pistache par exemple. Faut pas pousser.

Les larmes, c’est le seul moyen que mes émotions ont trouvé pour s’exprimer librement, parfois même sans mon consentement. Appelez ça de l’incontinence oculaire, si vous voulez.


Je pleure quand je suis triste ou un peu déprimée. Ca sert à ça, les larmes, à la base, non ?
Je pleure souvent pour des raisons amoureuses, parce que l’amour, c’est ce qui me met le plus facilement dans tous mes états. D’ailleurs, avec le recul, je réalise souvent que j’ai eu bien tort d’user trois paquets de kleenex pour un type qui ne valait vraiment pas trois cacahuètes.
Je pleure quand je suis à la fois fatiguée et énervée, que c’est ma mauvaise semaine, que mon boulot me tape sur le système, que le métro est bondé, que mon seul courrier est une facture, que le frigo est vide et que c’est encore un Navarro à la télé ce soir. ‘Les nerfs qui lâchent’, ça s’appelle.
Je pleure aussi au cinéma, quand le héros du film sait qu’il va mourir au combat, et qu’il écrit une longue et belle lettre à sa femme qui est restée au pays pour élever leurs cinq gosses désormais orphelins de père. La voix off du mec qui lit sa propre lettre alors qu’il est déjà mort, c’est le top en matière de chialeries.

Cela dit, faut pas croire. Je pleure aussi quand je suis heureuse, bizarrement.
Je pleure de joie quand on m’organise une belle fête surprise pour mon anniversaire, ou de façon moins terre à terre, quand une copine m’annonce qu’elle est enfin enceinte après tant d’essais.
Je pleure quand Il me dit que je suis belle, qu’Il n’attendait que moi, qu’Il me dit que je suis celle juste faite pour ses bras. (Après, je reconnais les paroles de Patricia Kaas, et je me dis qu’Il ne s’est pas foulé, mais sur le coup, ça me fait chialer de bonheur).
Je pleure quand Harry avoue enfin à Sally qu’il l’aime, même si tout le monde avait pigé depuis le début parce que c’était gros comme un camion.

Le truc étrange, c’est qu’il m’arrive parfois de pleurer pour des trucs très cons. ‘La Marche de l’Empereur’, par exemple, ça m’a mise dans un état pas possible. J’ai du être manchot dans une vie antérieure, pour vivre si intensément ce drame de l’œuf couvé qui ne pourra peut-être jamais éclore.
Ou bien je pleure là où on ne m’attend pas. Là où on n’aurait pas parié un kopek sur mon « trop plein émotionnel », paaaaf, je sors les grandes eaux. Dernier exemple en date : le final de la saison 2 de Grey’s Anatomy (ho bah quoi, chacun sa culture, hein ?). Ah ça, j’ai pleurniché comme une madeleine. Mais même pas pour la grande scène de fin, quand l’amoureux de Izzie meurt. Pourtant, on peut dire que la prod’ nous avait sorti le grand jeu : musique à la vas-y que je te chiale sur l’épaule, gros plans sur des visages graves, images de flash back sur les jours heureux du temps jadis. Ben non. Moi, ce qui m’a fait user deux mouchoirs, c’est quand ils décident de faire piquer le chien... Faut vraiment être barge, non ?

hommeEt un homme qui pleure, me direz-vous ? Allez, remballez tout de suite vos « mais ça pleure pas, un homme, un vrai ! », sinon je vous colle au trou pour discrimination lacrymale.
Un homme qui pleure, ça peut être très joli, figurez-vous. Enfin, ça dépend. Le type qui se met à brailler comme un mioche, à morver dans sa chemise, et à réclamer sa mère parce qu’il vient de se dégommer le pouce avec son marteau, ou parce qu’il a 38,4° de température et des ganglions au fond de la gorge, ça ne m’émeut pas un quart de seconde, ça me gonfle juste puissance douze.

En revanche, le mec qui n’a pas peur -ou honte- d’avoir l’œil humide, de temps en temps, pour une bonne cause, je trouve ça assez craquant. Attention, par « bonne cause », j’entends des trucs comme oser exprimer son émotion suite à une nouvelle de taille (mariage, bébé... rupture)ou se laisser aller devant un film archi émouvant (celui qui ne cille pas devant « Bambi » n’est pas humain, pour moi). Perdre la finale de coupe du monde de foot contre l’Italie, par exemple, ne rentre pas dans les cases « bonne cause ». C’est dit.

Malheureusement, on voit ça assez rarement, des hommes qui pleurent. Ils ont pris cette fâcheuse habitude d’aller se planquer très loin quand leur prend l’envie soudaine de verser trois larmichettes. C’est dommage. Pleurer, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est juste un aveu de sensibilité.
Si nous, les filles, on voulait des gars solides comme des rocs en toute circonstance, on tomberait amoureuse de Robocop, pas de garçons comme vous.

Posté par Katia_ à 11:59 - Melting-Po(s)t - Commentaires [67]

Vent frais, vent du matin

16 novembre 2006

vent_3J’ai un vrai souci avec la météo. Je veux bien reconnaître que c’est assez pratique, si on met de côté le fait qu’ils se plantent environ deux coups sur trois. Une fois qu’on sait ça, on fait avec, et on laisse une part à l’improvisation.

Non, moi, mon problème vient de mon obstination à vouloir écouter la météo à la radio. J’ai beau y mettre du mien, connaître les horaires des flashs info météo par cœur, guetter le jingle, identifier la voix suave de « Joël Collado pour France Info » entre mille, ça veut pas.

J’écoute pourtant avec l’oreille d’un Sioux les précieuses secondes durant lesquelles on nous mitraille de données à vitesse supersonique. J’essaye vaillamment de chopper au passage les mots « Paris », « Bassin Parisien », « Ile de France » (ou « au nord de la Loire » quand ils décident de nous faire les prévisions à la louche) (ah si, je regrette, la moitié du pays, c’est très à la louche, comme prévisions, quand même). Et puis je m’en tiens là, parce que j’arrive jamais à retenir ce qui va avec, question soleil ou pluie.

Pour les températures, même topo. Joël nous débite les chiffres tellement vite, que même les résultats du tiercé sont plus clairs pour moi. Donc au final, je sais de source sûre qu’ils ont parlé de ma région, mais je n’ai aucune idée du nombre de cumulo-nimbus prévus au mètre carré.

Qu’est-ce que vous voulez, je suis une visuelle, moi, pas une auditive. Pour comprendre et apprécier pleinement ce monde merveilleux qu’est l’art divinatoire du « Koi-toi-mettre-demain », il me faut des cartes, de la couleur, des images, des petits symboles. A ce titre, la météo télévisée présente évidemment des avantages à mes yeux.
Encore que. Là aussi, j’ai mes limites.

Je veux du simple et du sobre. Des graphiques clairs, et juste une voix off pour m’informer gentiment qu’on va se les cailler sévère demain, ou qu’à l’inverse on peut sortir les tongs.
Avant, j’aimais bien la météo de M6 pour ça, justement. Mais maintenant, même chez eux, on a droit aux greluches déguisées en couverture de Vogue. Ca me dépasse.
J’ai pas besoin d’un sourire de pin-up à l’écran pour apprendre que demain, on perd deux minutes de soleil ou qu’on fête les Médard.

Et puis, je vais sans doute vous sembler un peu chiante, mais honnêtement… quel besoin a-t-on de nous coller devant la carte de France un mec qui va gesticuler dans tous les sens, nous expliquer que l’anticyclone des Açores a encore fait des siennes, ou nous comparer les courbes des pressions atmosphériques relevées à Calais, Saint-Laurent-du-Var et Plougastel ? Est-ce que j’ai une gueule à comprendre les pressions atmosphériques, d’abord ?
Bon. Alors viens-en aux faits direct, mon pote, parce que là, on se dilue, et à tous les coups, ça va me refaire le même plan qu’à la radio : je vais perdre le fil, et finir par ne plus écouter pile au moment où ça devient intéressant.

Ca vous fait pas ça, vous ? Allumer TF1 uniquement pour la météo, patienter deux secondes pendant leur baratin incompréhensible sur les images satellites et tout le merdier qui va avec, se focaliser sur autre chose « en attendant », et finalement tout louper. Perso, c’est systématique. Et ça m’énerve force 8, comme le vent. Sans compter les tailleurs d’Evelyne Dhéliat, qui m’agressent légèrement les rétines. Mais c’est un autre débat.

Posté par Katia_ à 10:52 - C'est grave docteur ? - Commentaires [51]

Pomme Z

09 novembre 2006

pomme_9Vous n’aimeriez pas, parfois, pouvoir remonter dans le temps et effacer ce qui vient tout juste d’arriver ? Appuyer sur Pomme + Z pour « annuler la dernière action » et recommencer à zéro ?
Bah moi aussi. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai encore eu cette furieuse envie de contrôler la touche « Rewind » du magnétoscope de ma vie.

Je vous plante le décor. Dimanche matin. Réveil tardif. Un peu dans le gaz. Et absolument rien dans la cuisine qui puisse ressembler de près ou de loin à l’équivalent d’un petit-déj’. Or je sais pas vous, mais moi, je ne peux pas commencer une journée sans un petit quelque chose dans le ventre.
Pleine d’entrain (du moins pour un dimanche matin-quasi-midi), j’enfile rapidement un jean, des vieilles converses roses et un gros pull, m’emmitoufle dans une écharpe, attrape quelques euros, et trottine gaiement jusqu’à la boulangerie la plus proche de chez moi.

Je salive déjà à l’idée d’un pain au chocolat ou de chouquettes, quand soudain, vision d’horreur. Là, devant moi, attablé à la terrasse de café, J., mon ex. Cerise sur le pudding, il est accompagné d’une ravissante petite blondinette aux airs de poupée, qui n’est sans doute pas sa cousine, si j’en crois les regards de Bambi qu’elle lui lance.

J. m’aperçoit et me fait un large sourire en se levant. C’est déjà bien, il aurait pu tirer la tronche. Je me dirige vers lui, tout en faisant mentalement la check-list du tableau affligeant qu’il a devant les yeux : je suis donc habillée comme un sac, pas un poil de maquillage, les cheveux à peine coiffés en un vague chignon, genre retour de plage mais sans le côté maillot deux-pièces et grains de sable collés à la peau qui rendent le tout sexy.

Bien. C’est PAR-FAIT.

Il fallait évidemment que je tombe sur lui aujourd’hui. Pas hier, quand je portais mon fabuleux pantalon noir et mes talons vertigineux. Non. Aujourd’hui. Avec mes vieilles Converses. Roses, je vous le rappelle. C’est mêêêêrveilleux, le hasard, n’est-ce pas ?

« Comment vas-tu ? Ca me fait plaisir de te voir. Remarque, en venant dans le quartier, j’avais une bonne chance de tomber sur toi. »

Je lui souris, un peu crispée. (« Donne-moi deux secondes, je décroche la corde du lustre, je range le tabouret, et je suis à toi ».)

« Ben ça va… »

J’hésite à rajouter un truc dans le genre « comme tu le vois, je suis au top de mon sex-appeal », mais c’est peut-être pas la peine d’en remettre une couche, au point où j’en suis.

La discussion ne s’éternise pas, vu qu’on n’a qu’une envie, mes godasses et moi : aller se planquer au fond d’un trou. J. doit me trouver un peu distante. Bambi, quant à elle, se contente d’un regard appuyé me détaillant de la tête aux pieds, qui semble vouloir dire « Ah, c’est elle ? hé ben… ».

Aaaaaaarrrrgggggg ! Les boules. Les maxi-boules, même. J’aurais voulu qu’il me revoie sous un meilleur jour. J’aurais voulu qu’elle ne me juge pas si sévèrement. J’aurais voulu faire Pomme Z.

Nadia m’a dit une fois « ta vie ressemble à un film de Claude Pinoteau (La Boum / L’Etudiante), pleine de petits incidents très amusants à observer, mais qui doivent être assez chiants à vivre soi-même ».
Bon, admettons. Mais est-ce que dans ce cas, je pourrais avoir les mêmes seins que Sophie Marceau, à défaut de lui ressembler ?

Posté par Katia_ à 10:22 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [76]

Pole position

06 novembre 2006

pole_dance_4Dans le genre « idées saugrenues », Caroline nous en a dernièrement trouvé une bien bonne : aller tester un cours de pole dance au mythique club parisien Pink Paradise. « Qu’est-ce que c’est, madame, la pole dance ? ». C’est de la danse acrobatique et sensuelle autour d’une barre métallique verticale.

J’en vois déjà qui crient au scandale : c’est vulgaire, aguicheur et trop associé à l’univers sulfureux des strip-teases. Oui mais non, j’ai envie de dire. Bien sûr, l’idée de base reste de développer toute la sensualité qui est en nous (ahem...) et d’apprendre à exploiter tout notre potentiel érotique (fait chaud là, non ?). Mais c’est aussi une excellente façon de se dessiner un corps de rêve, puisque les exercices de pole dance requièrent une bonne musculature et une souplesse de félin.

Devant tant d’arguments, Deedee, et moi-même avons décidé fièrement de relever le défi de Caroline. C’est toutes les quatre que nous irons nous transformer en bombe sexy au Pink Paradise. Restait plus qu’à…

J’empoigne donc mon téléphone pour m’inscrire au prochain cours, et demander par la même occasion quelques détails. « Vous prenez un jogging pour l’échauffement, des talons hauts et un short pour la danse ». Premier gloups : un short ? Ah mais ça va pas être possible, ça, ma p’tite dame. Déjà parce que j’en ai pas, de short, et ensuite parce que non. Je sais bien que le ridicule ne tue pas, mais j’ai mes limites quand même. Ce sera bidouillage avec mon vieux jogging. Point barre.

Le jour J, nous arrivons une à une devant le Pink Paradise. Deuxième gloups : la porte d’entrée est ultra moche, on se croirait devant un garage automobile désaffecté à Nogent-le-Rotrou plutôt que devant l’un des clubs de strip-tease les plus réputés de la capitale. Pour un peu, je tournais les talons direct.

Enfin quand faut y aller, faut y aller. On ne va pas se dégonfler si près du but, moi aussi je veux un corps de rêve ! En plus de nous quatre, deux autres « élèves » se sont inscrites. Ce qui fait un cours de six personnes. Troisième gloups : je pensais pouvoir me fondre dans la masse, mais en étant si peu nombreuses, la prof ne nous lâchera pas d’un œil, c’est clair.

L’échauffement commence. Ca rigole, ça papote et ça pouffe au rythme des étirements et des petits sauts. La prof se marre, elle sait que dans dix minutes, on n’aura plus de souffle. C’est pas faux : quand vient l’heure de faire les abdos fessiers et les pompes, y’a plus personne pour ricaner, et tout le monde souffre en silence. Quatrième gloups : je vois d’ici les courbatures que je vais me taper demain. Ca déconne pas, la pole dance, dis donc.

C’est pourtant maintenant que les choses se corsent : talons chaussés, face à la barre, on attaque les mouvements de danse. Déhanchements à droite, cambrements à gauche. La prof nous demande de nous familiariser avec la barre, de nous lâcher un bon coup, de « faire les crâneuses ». Cinquième gloups : moi je voudrais bien faire la crâneuse, mais vu que je me sens sexy comme une dinde en string, j’ai un peu de mal à « ondouler » mon corps dans tous les sens.

Les mouvements se compliquent de plus en plus : petit pont, grand pont, coucher de soleil… La prof nous fait de belles démonstrations, sexy en diable. Vu de loin, ça a l’air hyper simple à faire. Sixième gloups : vu de près, c’est infernal. Mes talons se prennent dans la moquette, je perds sans cesse l’équilibre, et j’ai la paume des mains qui brûle à force de frotter à la barre. Pour la glamour attitude, on repassera, merci bien.

Vient le moment de faire une mini chorégraphie, histoire de dire qu’on sait enchaîner trois quatre mouvements en ayant l’air d’avoir fait ça toute notre vie. Prince en fond sonore nous susurre Kiiiiiiiiisssssss, et je dois à la fois me concentrer sur mes pas, compter les temps, vivre la musique et sourire. Septième gloups : sourire, ça je sais faire. Pour le reste, heu…

Le cours se termine par une petite séance d’improvisation, qui se révèle être une vraie torture. J’ai beau essayer de mettre en application ce que je viens d’apprendre, j’ai plus l’impression de faire mes courses chez Picard que de réaliser un show torride. Huitième gloups : le côté tigresse que je devais faire ressortir de moi, selon la prof, est resté sagement enfoui sous des tonnes de pudeur, de timidité et de complexes.

Définitivement, la pole dance, c’est pas mon truc. Trop acrobatique et aguicheur pour moi. Je vais plutôt me mettre à la salsa, c’est nettement plus reposant.
Il n’en reste pas moins que ce matin, en prenant le métro, j’ai regardé la barre au milieu du wagon d’un nouvel œil…


Cours de pole dance dispensés par la Pink School, au Pink Paradise

01 58 36 19 20

Marabout - Bout de ficelle

03 novembre 2006

sort_4Sans aller jusqu’à dire que je suis maraboutée ou ensorcelée, je me demande bien pourquoi :

- Il n’y a jamais un seul stylo qui marche à portée de main quand je suis au téléphone avec un client important
- Tous les ordinateurs que je touche plantent au bout de douze minutes maximum
- C’est toujours quand je me lave les mains que mon téléphone se met à sonner
- Ou quand je suis déjà très en retard au boulot que la RATP me fait le coup de la mini grève surprise
- Ce bouton, là, sur le front ? Il n’était pas là hier, quand je moulais devant la télé ? Alors pourquoi il se pointe aujourd’hui, jour de mon dîner avec Bogosse ?
- Il pleut uniquement les jours où je me suis lavé les cheveux ; c’est comme une loi métaphysique, en somme
- Mes chaussettes finissent toujours par perdre leur collègue et se retrouver toute seule (je soupçonne l’existence d’un monde parallèle tout au fond de ma machine à laver)
- La photocopieuse affiche « fatal error system » et fait un bruit bizarre d’Airbus A380 juste avant de rentrer en réunion de clientèle ultra-méga-cruciale, et il me manque bien sûr trois copies du dossier
- « Non, je vous jure monsieur l’agent de la RATP, ma carte orange est dans mon autre sac à main, chez moi ; c’est parce que j’ai transvasé mes affaires dans ce sac-là ce matin, et… » (pourquoi des contrôleurs juste aujourd’hui ?)
- Le 11 novembre tombe un samedi, alors que j’ai tellement besoin d’un jour de congé
- C’est justement les soirs où je me couche tôt pour « récupérer et être en forme » que je ne ferme pas l’œil de la nuit
- C’est toujours pour ma pomme quand le distributeur de café est en rade de gobelet, et que le café coule désespérément dans le vide (sans parler de la touillette en plastoc, qui est toujours trop courte)
- Mon portable ne capte plus pile au moment où j’ai un coup de fil urgentissime à passer (qu’est-ce qu’ils fabriquent chez SFR, ils passent leur temps à jouer au baby-foot ou quoi ?)
- Je perds systématiquement tous mes parapluies (j’ai inventé le concept du parapluie jetable)
- Noël tombe encore en décembre cette année

Posté par Katia_ à 10:12 - List-maniac' - Commentaires [36]

Deedee's questionnaire

02 novembre 2006

L’un des grands trucs de la blogosphère, c’est de s’amuser à remplir des questionnaires sans queue ni tête et de les refiler ensuite à ses petits camarades blogueurs. Cette semaine, c’est deedee qui m’a refilé le cadeau, et comme je l’aime bien, deedee, je m’y prête de bonne grâce. Attention, moment passionnant en vue !

1°) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne: Génial, ça commence fort : « 4. K22 – L22. Birague Rue de. 36 R St-Antoine. 1 Pl. des Vosges. Bastille ». Ah oui, le plan de Paris par arrondissement, c’est pas ce qu’il y a de plus palpitant, je vous l’accorde. Mais en même temps, avec une question comme ça, fallait pas s’attendre à du Baudelaire, non plus…

2°) Sans vérifier, quelle heure est-il ? 11h24
3°) Vérifiez: 11h24. Je-suis-trop-forte. (et j’ai triché, aussi)

4°) Que portez-vous ? Une tenue des jours bof : pantalon noir, pull gris, sautoir argenté (faut bien que je les porte de temps en temps, vu le nombre, hein ?), et ballerines. Pas de quoi affoler les foules, c’est sûr, mais vu mon envie débordante de venir bosser aujourd’hui, j’ai sauté dans les premières fringues que j’ai attrapées.

5°) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? Le calendrier. Je suis au regret de vous dire que mes prochaines vacances sont encore bien loin.
6°) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ? Le balayeur de feuilles mortes dans la rue, Clarika en fond sonore et régulièrement, le téléphone strident qui vient rompre ma quiétude de fin de semaine. Si on ne peut plus glander tranquillement au bureau les lendemains de jours fériés, où va le monde ?

7°) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu’avez-vous fait ? Un bon petit resto entre potes de toujours. Une valeur sûre pour passer une bonne soirée !
8°) Avez-vous rêvé cette nuit ?
« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant,
d’une femme homme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la le même
ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. »*
Et puis je me réveille à cause du chat qui miaule parce qu’il n’a plus de croquettes… super…

9°) Quand avez-vous ri la dernière fois ? Au fameux dîner entre potes, justement. Grâce à cette blague bien débile : « vous connaissez la blague du camenbert ? non ? bien fait ! »
10°) Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ? C’est moche. Des fiches de fonctions, des plannings, des chiffres et des tas de gens à rappeler. J’aurais préféré vous répondre de chez moi, mais je suis au bureau. Forcément, ça ressemble pas à ‘Elle Décoration’.

11°) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? Brad Pitt ET Johnny Depp. (Comment ça, on n’achète pas les gens, même en étant multimillionnaire ? C’est quoi c’t’arnaque ? Vous l’avez dit à Madonna ? Parce que je suis pas sûre qu’elle soit au courant, vu qu’elle s’achète des bébés africains comme vous et moi des paires de pompes…)
12°) Quel est le dernier film que vous ayez vu ? « Ne le dis à personne », en avant-première (merci Manu !), avec une bonne partie de l’équipe du film, dont Guiiiiiiiiiiillaume Caaaaaaaaaaaanet (cri dela greluche hystérique). Un bon thriller, un casting brillant, et une bande-son au top (faut dire qu’avec -M- aux commandes…), je recommande fortement !

13°) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? Non, pas aujourd’hui. Mais hier, oui. C’est dommage que la question ne le demande pas, ça…
(et hop, pirouette-cacahouète pour esquiver une question où je ne savais absolument pas quoi répondre !)
14°) Que pensez-vous de ce questionnaire ? Qu’il y a franchement des gens qui ont des questions bizarres à poser. Je me demande aussi qui ça intéresse vraiment. Ca t’intéresse, toi ? Et toi là-bas ? Ca t’intéresse aussi ?

15°) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore : J'ai répondu aux questions de ce questionnaire dans le désordre le plus complet.
16°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? + 17°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? Ralph et Lauren. (Quoi ? comment ça, ça sonne bizarre ensemble ?)

18°) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ? Oui. Mais ça m’est vite passé. J’aime trop les vrais croissants au petit déj’, faut croire…
19°) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? « Ton Gin Fizz, tu le veux avec ou sans glaçons ? »

20°) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? Non, ce genre de question, c’est juste pas possible, on se croirait à l’élection de Miss France sur TF1 avec Fontenay et Foucault en cadeau bonux. Et c’est mon dernier mot, Jean-Pierre.
21°) Aimez-vous danser ? Théoriquement, oui, mais j’ai tellllllllllement l’impression d’être ridicule…

22°) Georges Bush ? The only bush I trust is mine. Démerdez-vous avec cette réponse-là...
23°) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? Je regarde plus la télé depuis que je blogue, j’ai plus le temps. Et le pire, c’est que c’est vrai…

24°) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ? Je n’oblige absolument personne, mais puisqu’il faut citer 4 noms, je dirais… mmm… réfléchissons… la méchante, TheCélinette, Amaury et Chandler & Pik (tu sais ce qu’elle te dit, la morue ;))

* Paul Eluard, pour les ignares :)
Maxi mega mea culpa : Paul Verlaine, of course !!! (là, je passe pour la sombre crétine au Q.I. de poule, mais c'est pas grave, j'assume, la tête haute ! Parfaitement ! (Tu parles... la honteeeeeee !)

Posté par Katia_ à 12:29 - Melting-Po(s)t - Commentaires [27]

L'essentiel, c'est l'accessoire

31 octobre 2006

colliers« Poursuivons la visite, si vous le voulez bien. Vous êtes maintenant dans la chambre à coucher, aux teintes légèrement rosées. Sur le mur de gauche, vous pouvez observer une fascinante collection de colliers et sautoirs fantaisie, dont les pièces les plus vétustes remontent pour certaines aux années collège, preuve de l’attachement de l’auteur à ces bijoux que l’on peut désormais qualifier d’"anciens" ».

Oui, j’admets, je suis un brin compulsive. Quand j’aime un truc (au hasard, disons les colliers et sautoirs fantaisie), j’aime pas ça à moitié. Le jour où la mode ne sera plus au sautoir, j’aurai l’air bien tarte, avec toute ma collec’ sur les bras. Mais en attendant, dès que je croise un spécimen qui ne trouve pas son équivalent plus ou moins grossier dans ce que je possède déjà, zou, j’achète.

Je trouve souvent mon bonheur chez Accessorize, Kookaï, H&M… et aussi (oui, j’avoue) Promod, Etam, et même Pimkie, une fois.
Rhhaaaaa, allez-y, jetez-moi des cailloux, j’ai déshonoré le dieu de la mode et du bon goût, je le mérite.

En même temps, si j’achetais toutes les babioles dont j’ai envie chez Agatha, Scooter, Gas et autres, c’est mon porte-monnaie qui ferait la gueule, et ma banquière qui m’appellerait par des noms d’oiseau. Faut savoir ce qu’on veut.

Et puis je vous livre une mini-info en or (peut-être que vous êtes déjà au courant, mais dans ce cas, soyez gentilles, faites comme si c’était pas le cas, me ruinez pas mon effet d’annonce, merci !). La grande majorité de ces petites merveilles vient d’une chaîne de boutiques absolument fabuleuses, au nom complètement imprononçable : Maijrev. Non, pas Majirev, comme « magie-rêve », ce serait beaucoup trop simple. Maijrev : un truc à consonance moldave ou que sais-je.
Ce sont généralement de toutes petites boutiques tout en longueur, si minus qu’une fois qu’on y est à quatre (vendeuse comprise), on se croirait au Queen un samedi soir tellement on ne peut pas remuer un bras sans se marcher sur les orteils. Pas ultra pratique pour essayer les accessoires vendus, j’en conviens.
Mais le sacrifice en vaut le coup, parce que les collections sont jolies, variées, produites en quantités limitées (donc peu de chance de voir le même collier sur toutes vos copines à la prochaine soirée), fréquemment réassorties, et d’un prix plutôt très correct.

Que demande le peuple… Les adresses ? Ah oui, le peuple pense à tout ! Impossible de trouver la liste des boutiques sur internet (à croire que les pages jaunes ne parlent pas moldave). Pour les parisiennes, il existe une boutique rue de Rivoli, juste en face du Séphora, vers la rue du Pont-Neuf. Et une autre rue Vavin, dans le VIème. Je vous laisse les commentaires ouverts pour en indiquer de nouvelles, car perso, je ne connais que ces deux-là.

Régulièrement, je tente de faire le tri dans tous ces colliers, parce qu’évidemment, dans le tas, y’en a une bonne dizaine que je ne mets jamais. Et puis soyons honnête, je ne peux pas me permettre de planter des clous sur toute la longueur du mur pour continuer à suspendre mes nouvelles acquisitions. A force, ça va devenir ridicule, on va finir pas se croire sur un stand Balaboosté.
Mais rien n’y fait. Au bout du compte, j’en élimine vaillamment deux, que je mets de côté en me disant « je les porte une dernière fois, et puis je les donne à quelqu’un ». Evidemment, je ne les donne jamais à personne car « ça peut toujours servir » ou « c’est encore joli, après tout », et ils finissent immanquablement par rejoindre les copains sur leur mur. Alors je plante d’autres clous. Pas le choix…

Vous aussi, vous êtes compulsives, question accessoires ? Vous aussi, vous pourriez monter un commerce de chaussures / sacs / chapeaux / foulards / bijoux rien qu’avec ce que vous avez dans votre dressing ?