Gin Fizz

Bulles de vie...

DIM-moi tout !

21 septembre 2006

bas_5

Hier soir, le Publicis Drugstore célébrait les vingt ans de Dim Up, les célèbres bas auto-fixants de la non moins célèbre marque de lingerie Dim. J’ai eu la chance d’y être invitée par Thomas, en compagnie de la jolie blogueuse Deedee, et d’y passer un charmant moment en petit comité, à papoter et zieuter les potentielles V.I.P. avec mes deux acolytes, puisque les autres miss invitées par Thomas nous ont fait faux bond au dernier moment. Petit cocktail bobo-branchouille avec bulles, macarons, et cadeau promotionnel à la clé…

Bon, les garçons, on rentre la langue tout de suite et on arrête de baver. D’abord parce que ça dégueulasse tout par terre (yeeaaarkkk), et ensuite parce que oui, il y avait bien un défilé, mais que les hôtesses d’accueil n’étaient ni en string ni en porte-jarretelles. Désolée…

J’avoue qu’avec Deedee, on n’a pas franchement bien saisi le concept de la soirée au départ. Apparemment, une vingtaine de grands magazines féminins ont reproduit ce qu’ils conçoivent comme ZE silhouette Dim-up par excellence, réalisant ainsi un défilé de mode assez éclectique, tant au niveau des marques portées (Vanessa Bruno, Claudie Pierlot… ou André) que de l’époque représentée. Le tout présenté par Magloire, s’il vous plait (oui, bon, pas de commentaires désobligeants). Niveau V.I.P., pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est une Chantal Thomas qui passait par là, et sans doute quelques grands noms de la mode que je n’ai pas su reconnaître.

Ce fut quand même l’occasion pour Deedee et moi-même de vérifier une information de taille (et accrochez-vous, ça vaut son pesant de Curly) : même sur une greluche ligne haricot vert, le Dim-up peut vous saucissonner allègrement la cuisse, et vous rendre aussi appétissante qu’un Justin Bridou à l’apéro. Si ça, c’est pas réconfortant, je sais pas ce qu’il vous faut, les filles ! Perso, moi qui ai toujours trouvé que les bas auto-fixants m’allaient aussi bien que des bigoudis à une mouche, je suis contente de voir que je ne suis pas un cas isolé.

DIMAprès quelques coupettes de bulles (faut ce qui faut !), Deedee et moi avons abandonné Thomas à une horde de top models en collants Dim (j’exagère un brin, ok) pour retrouver nos home sweet home respectifs. Avant de partir, remise du fameux gift-bag promotionnel contenant, je vous le donne en mille : des Dim-up ! Fallait bien que ça nous tombe dessus, vu le thème de la soirée. Ce sera donc l’occasion pour moi de réviser mes préjugés à ce sujet. En plus de mes nouveaux cisaille-cuissots, un t-shirt « 20 ans de Dim-up », et une jolie boîte toute rose remplie de carrés de chocolat décorés du logo de la marque (histoire d’être encore plus serrée dans mes bas, quoi !).
Non, n’insistez pas, c’est niet de chez « no way josé » : je ne me prendrai pas en photo dans ces délicates petites choses. Faut pas pousser mémé, etc, etc… ;-)


Pretty woman, walking down the street

20 septembre 2006

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C’est officiel, je suis ruinée. Et nous ne sommes que le 20 du mois. C’est mal barré. Tout ça parce que, comme toute vraie fille qui se respecte, j’ai choisi ce week-end pour faire mon shopping de rentrée. Bon, en même temps, quoi de plus normal ? J’vais pas me mettre sur le poil des jupettes et des mini ballerines jusqu’à la mi-novembre non plus, vous en conviendrez ?
Ouais… Sauf que là, j’ai un peu abusé, je crois. J’ai en quelque sorte appliqué la règle du "moitié du mois – moitié du salaire". Au départ, ça me semblait très censé, comme théorie. Le souci majeur, c’est que je n’avais pas fait le lien avec le premier tiers des impôts à payer (que j’ai d’ailleurs zappé, comme je l’ai déjà dit pour ceux qui suivent).
Enfin, c’est pas tous les jours la rentrée non plus. Ho et puis merde, à quoi ça sert de passer sa vie au boulot si on peut pas se faire plaisir de temps en temps et se la jouer Pretty Woman, avec cinq sacs de shopping à chaque bras ?

Hein, quoi, comment ? Qui a dit « je compense donc je suis », au fond de la salle ? Ah si, j’ai parfaitement entendu !

Mais qu’y a-t-il donc dans tous ces sacs ? J’en imagine déjà certaines en train de piaffer d’impatience à l’idée de savoir ce qui peut bien se cacher là-dedans…
Alllllllez, je suis sympa, j’vous raconte tout en détail. Les garçons, passez votre chemin, j’ai le sentiment que les lignes qui suivent ne vont pas vous passionner. Une intuition, comme ça…
Alors, dans mes sacs magiques, on trouve :

fringues_2- une robe-pull Comptoir des Cotonniers, super mimi, avec des petites poches qu’on voit pas sur la photo, dans une jolie couleur gris-beige qui ne fait pas un teint d’endive mal épluchée (ça, c’est de la métaphore),
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un pull trompe-l’œil, toujours Comptoir des Cotonniers, gris avec illusion d’un petit top rayé bleu en dessous. Celui-là, c’est certain, je vais le voir sur le dos de la moitié des minettes de Paris, vu que pas moins de deux autres greluches l’essayaient en même temps que moi. M’en fous, y’avait plus leur taille, j’ai pris le dernier Small, niark niark !
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un pull à petits boutons gris Caroll, tout doux tout fin, qui a l’avantage de me faire un décolleté qui tue sa race (heu oui, enfin, bon, moi j'trouve…),
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un pull (oui, encore un pull ! hé bah quoi ?) bleu canard de chez Mango, tout simple tout con, mais en même temps, comprenez-moi bien, on peut pas être topissime tous les jours, c’est fatiguant pour soi et culpabilisant pour les autres !
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des débardeurs blancs Petit Bateau, tellement évidents qu’ils devraient être livrés tous les trimestres gratuitement par la Poste,
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une jupette rose poudré de chez Kookaï (oui, ok, j’avais dit « pas de jupette ») avec des petits boutons sur le côté et des plumetis sur le tissu (vous savez pas ce que c’est ? moi non plus, c’est la vendeuse qui a parlé de ça, et j’aime bien le mot. Alors voilà : des plumetis. Quelqu’un m’aide, là ?). Y’a de grandes chances que je ne porte pas cette petite chose avant quelques mois, mais j’ai pas su résister, elle était toute mignonne, sur son cintre, à m’attendre. J’ai le cœur tendre, moi, vous savez ?
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enfin, last but not least, mon quatrième cinquième beaucoutième cabas à paillettes Vanessa Bruno, choisi dans un coloris bien pétard pour trancher dans le vif avec tous les gris, noir, marine et marron de la saison. Oui, je sais, les paillettes vont se barrer en moins de temps qu’il n’en faut pour dire abracadabra, mais je les préfère comme ça, un peu usé, ça leur donne plus de charme.

Voilà, vous savez tout. Nooooooon, ne me demandez pas combien j’ai dépensé, je refuse catégoriquement d’additionner tous mes tickets de caisse, de peur de faire une syncope.
Y’a juste un truc de sûr : ça va être pâtes au beurre jusqu’à la fin du mois, histoire de pouvoir payer les factures. Heu non… attendez… Pâtes au beurre > kilos en trop > 2 tailles en plus > je ne rentre plus dans toutes mes fringues > crise de nerfs assurée. Bon, ben… salade verte (soupirs).

Ravalement de façade

19 septembre 2006

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J’ai honte. Cinq mois de blog, et pas le moindre petit changement de mise en page. Il était temps de faire quelque chose. Alors dans un premier temps, ce sera un petit quelque chose : une bannière un peu plus colorée et dynamique que mes deux pauvres lignes de texte sur fond bleu. Ca casse pas trois pattes à un canard, vu que les logiciels de mise en page et moi, ça fait à peu près douze. Mais c’est un début. Qui ne demande qu’à s’améliorer.
Dans la foulée, remise à jour de ma liste de liens, avec les nombreux blogs que je lis régulièrement depuis des semaines, mais que je n’ai jamais pris le temps de « linker » ici. Voilà qui est fait !

Pfffff… Quand je vous dis que ça prend un temps FOU de s’occuper d’un blog… (et avec tout ça, j’ai laissé passer la date limite pour les impôts, et je suis pas très fière de moi…)

Posté par Katia_ à 12:28 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [34]

Avec ou sans chantilly ?

17 septembre 2006

La_fraise_party

Hier soir, parmi moult soirées parisiennes branchouilles et conviviales, avait lieu ze famous fraise party number five. Officiellement, les aux revoirs de l'équipe actuelle La Fraise. Officieusement, une occasion en or d’étrenner mon nouveau t-shirt lafraise, et de retrouver plein de gens fortiches pour mettre de l’ambiance. Vous pensez bien que j’allais pas louper ça.

Recette pour une fraise party réussie :
Réunir les ingrédients de base indispensables : Célinette (ma jumelle de t-shirt), La méchante (rebaptisée pour l’occasion la vilaine, la dégueulasse, ou mieux, la chanmé), Joëlle et Larcenette, Astigo (dont le niveau sonore n’est toujours pas ajusté ;-) ), le tandem de choc MaTT et Guillaume (on attend toujours le péstacle, les gars), TiBlond, Peter, Patrick, sa caméra et ses questions à la con (à venir prochainement, une vidéo bien débile dont il a le secret…).
Relever de quelques saveurs inédites, jusqu’alors inconnues : Sophie (ravie d’avoir fait ta connaissance ma belle), Edwood et Seb (j’attends les photos, comme promis !), Funkyflo (trop fier que je porte le t-shirt dont il est l’auteur), Romain, toute l’équipe lafraise… Impossible de citer tout le monde, autant vous recopier l’annuaire, ce serait plus vite fait.
Saupoudrer d’une pointe de têtes connues, mais juste entr’aperçues hier soir : Mathilde, Raphaël, Greg
Napper d’une bonne musique ringarde des années 80’s.
Remuer délicatement le tout.
Laisser mijoter quelques heures.
Admirer le travail.
Savourer jusqu’au bout de la nuit.

Suggestion d’accompagnement :
Haribo_fraises

 

 

 







La fraise party number five, c’était aussi, en vrac : un zouli piti badge en kdo (arrivée trop tard pour le polo), trois superbes tableaux offerts aux patrons, des croques monsieur à 2 heures du mat’, un serveur en terrasse qui devrait se payer des cours d’amabilité, de la bière à la cerise (c’est miam pour les filles, ça !), des tentatives de discussions interrompues, des glaçons qui volent, et des appareils photos qui mitraillent... (photos à venir)

 

 

 

« C’était bien, c’était chouette, on y retournera… »

 

 

 

Posté par Katia_ à 15:26 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [28]

Rendez vous les yeux, vous êtes cernés !

14 septembre 2006

fatigue_1J’ai une de ces tronches, en ce moment, je vous explique même pas ! Ce traître de marchand de sable me fait à nouveau des infidélités. Trois nuits de suite que je ne ferme pas l’œil. Ca commence à se voir, forcément. Et j’ai beau faire mumuse avec tous mes pinceaux de maquillage, tenter de tricher à grands coups d’anti-cernes et de blush bonne mine, y’a pas moyen. Au mieux, je ressemble à un camion volé. Au pire, à un camion volé défraîchi. Super, Gérard…

Je vous informe donc, en toute transparence : si vous avez récemment croisé dans le métro un zombi au regard de lémurien en descente d’acide, c’était probablement moi.

A côté de l’aspect « yeux de grenouille bouffie », je n’ose même pas vous parler de l’humeur de dogue allemand qui me caractérise depuis trois jours ! Passez votre chemin, je mors. Nan, je mors pas, je ronchonne. C’est pas tellement mieux, notez. Mais c’est plus calme. Disons que les assiettes ne volent pas.

Une seule vraie question demeure suspendue à toutes vos lèvres (et je vous vois d'ici, inutile de nier) : pourquoi je n’arrive pas à dormir comme un bébé ? Et bien figurez vous que j'en sais strictement RIEN !

Normalement, avec les journées que je me farcis ces derniers temps, je ne devrais même pas pouvoir dépasser 21h30 sans allumette pour me maintenir les paupiettes ouvertes (à part les soirs de Star Ac', où je fais un effort surhumain) (je déconne, c'était pour voir si vous suiviez).

Alors quoi ? C'est quoi mon problème, bordel ? Quelles petites choses inconscientes viennent insidieusement me chercher des noises pendant que je tente vainement de faire copain-copain avec Morphée ?


Franchement, j'ai une vie plutôt chouette, des projets en pagaille, des amis sympas, un appart mimi, un boulot épanouissant enrichissant amusant bon un boulot..., une bonne santé, un chat qui ronronne fort. Bref, aucun gros dossier qui coince. Donc tout en main pour pouvoir dormir sur mes deux oreilles.

(J’ouvre ici une parenthèse afin d’attirer votre attention sur le fait que cette expression est d’ailleurs particulièrement con. Je mets au défi quiconque de pouvoir effectivement « dormir sur ses deux oreilles », parce qu’à moins d’être gaulé comme un Picasso, je vois pas trop bien… m’enfin bref, je m'égare).


Voilà, donc. Un problème. Pas de solution. Mais une certitude : va falloir que ça s'arrête très rapidement, ce petit manège, c'est moi qui vous le dit !

Allo Houston ? Base de lancement à Major Tom, on a un GROS souci...

Posté par Katia_ à 17:22 - C'est grave docteur ? - Commentaires [19]

Florian, Thomas et moi

11 septembre 2006

Il y a une quinzaine de jours, j’ai tenté ma chance au concours « Un Tomcast avec Florian Zeller », organisé par Thomas Clément via son blog.
Le concept était archi simple. Thomas proposait à la personne qui posait la question la plus originale de l’accompagner à l’enregistrement de l’interview de Florian Zeller, à l’occasion de la sortie de son quatrième roman, Julien Parme.
FlorianZellerEn toute honnêteté, je ne connais pas hyper bien ce Florian Zeller. Mais comme la photo qui accompagnait l’article de Thomas le présentait coiffé comme l’as de pique, tout le monde y est évidemment allé de son petit commentaire, et les questions ont essentiellement tourné autour de sa marque de gel capillaire, de ses actions chez Fructis ou du nombre de dents qui manquait à son peigne.
Dans la foulée, je me suis lancée, et j’ai posé ma question essentielle : « Etes-vous en procès avec votre coiffeur ou préférez-vous vous coiffer avec le dos d’une cuillère ? ». Bon, j’en conviens, l’information n’est pas vitale, au sujet d’un écrivain.
C’est pour ça que j’ai été d’autant plus surprise quand Thomas m’a annoncé par mail que j’avais remporté le concours. Surprise, mais ravie, pensez donc ! Moi, la seule fois où j’ai été première, c’était à un concours de circonstances, alors pour une fois que je gagne réellement quelque chose…
Restait à avoir le cran d’aller poser ma question toute naze à Florian Zeller, en face à face, et à ne pas me dégonfler au dernier moment. Hum…
Heureusement, Thomas me rassure : « on aime ou pas ses bouquins, mais Florian est le mec le plus adorable qui soit ». Bon admettons. Rendez-vous est donc pris jeudi midi devant les éditions Flammarion, où a lieu l’entretien.

Le jour J arrive. En installant tout son matériel, Thomas me demande si je suis nerveuse. Bah un peu mon neveu !
Surtout inquiète que Florian soit bien coiffé pour une fois, et que ma question tombe complètement à plat, oui ! Sur ce point, on me rassure, et on me dit que c’est impossible. Ouf.
L’auteur arrive enfin. Je confirme : il est décoiffé. Ou plutôt, savamment coiffé, de cette façon artistique qui fait penser qu’il ne l’est pas. Très subtil. Du grand art, à sa manière.
L’entretien commence, Thomas mène la danse avec brio (Avec qui ? … Ok, je sors !), et Florian répond en toute simplicité. Je vous passe les détails, tout est dans la vidéo que vous trouverez sur le blog de Thomas.

Les questions s’enchaînent : Florian, sa vie, son œuvre… Vient la question inéluctable de la gestion de l’image dans les médias... Et v’la-ti pas, mesdames messieurs, que Thomas empiète furieusement sur mes plates-bandes, et commence à aborder la question cruciale de ZE coupe de cheveux ! Non mais ho, Thomas, tu fais quoi, là ? C’était MON sujet, ça ! J’ai l’air de quoi, moi, maintenant, avec ma question à deux escudos trois-quarts ?

Je commence à me recroqueviller sur mon fauteuil, genre « si on pouvait oublier l’histoire de la question cadeau-bonux, ça me ferait bien plaisir », mais c’est trop tard. Thomas me tend le mini-micro et se fend d’un « j’crois que le moment est venu, Katia ».
Je bredouille un pitoyable « heu, oui, heu… » très convaincant, et finis par me lancer. Au final, j’ai eu l’air un peu con, mais pas plus que ça (et de toute façon, vous n’en verrez rien, puisque je n’étais pas filmée, hé hé). Florian est resté très digne, très sobre, ne m’a pas balancé de bouquin dans la tronche (en même temps, il a reconnu que c’est parce qu’il n’en avait pas sous la main).
d_dicaceIl n’est même pas rancunier, car j’ai eu droit à mon exemplaire de Julien Parme accompagné d’une gentille dédicace. La classe, ce Florian Zeller, non ? Et quels yeux, mazette… !

Au passage, merci aussi à Guillaume Robert, l’éditeur de Florian, pour son accueil plus que chaleureux, et pour le petit cadeau supplémentaire qu’il m’a offert : le dernier livre de Tania de Montaigne, Tokyo c’est loin. (Pour voir l’interview de Guillaume réalisée par Thomas, c’est ici que ça se passe !)

Posté par Katia_ à 10:41 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [34]

Instinct masculin ?

10 septembre 2006

antennes_2Il me fait le coup à chaque fois. Je sais pas comment il se démerde, mais dès que je prends un peu le large, que j’arrive à m’éloigner suffisamment de lui, voire à le zapper momentanément de ma vie… paf, il rapplique. Enfin, « rapplique », façon de parler, puisqu’il n’habite pas à Paris. Disons qu’il se manifeste. Un mail, un coup de fil, un message nocturne sur mon répondeur… tous les moyens lui sont bons pour me rappeler qu’il existe. Comme s’il ne voulait pas me laisser définitivement passer à autre chose.

Ce mec a des antennes ou quoi ? Comment fait-il pour toujours sentir ce moment critique où il me suffirait d’un tout petit rien pour le sortir complètement et définitivement de ma vie amoureuse ?

Pourquoi faut-il qu’à chaque fois que j’ai l’impression d’avoir tourné la page, clos le chapitre, fermé la parenthèse (ou tout autre expression signifiant la même chose, vous aurez saisi l’idée principale), monsieur trouve un moyen de rabouler sa fraise, et me fasse par la même occasion me poser mille et une questions à propos de toute cette histoire foireuse ?

Parce que oui, sachez-le, c’était une histoire foireuse. J’en ai traîné les casseroles pendant des mois, j’ai pas mal morflé au passage (sinon, c’est pas drôle, bien entendu), mais j’ai fini par tirer un trait sur tout ça, parce que trop compliqué, trop chaotique, trop bordélique. Trop tout. Ou pas assez. Ca dépend du point de vue.

Pourquoi ne me fout-il pas la paix ? Pourquoi, alors qu’on a repris notre vie chacun de notre côté, et qu’il sort avec la même minette depuis plus d’un an, qui est plutôt sympathique au demeurant, ne peut-il pas s’empêcher de ponctuer ses messages de petits sous-entendus débiles en rapport avec notre histoire d’avant ? Comme une façon de retenir quelque chose du passé, malgré tout, alors que...

Et pourquoi, pourquoi, POURQUOI, alors que j’ai pourtant l’impression d’avoir fait mon chemin moi aussi, arrive-t-il à me contrarier autant en se comportant ainsi ?

Est-ce que tous les hommes font ça ? Est-ce que c’est une façon bien à vous de marquer votre territoire, ou de continuer à « posséder » même à distance ce qui vous a « appartenu » un temps ? Hé ben c’est naze…

(Voilà un billet 100 % personnel, une fois n’est pas coutume…)

Posté par Katia_ à 21:43 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [13]

Pile ou Face

03 septembre 2006

ombrelle_1C’est un jour AVEC quand…
- On arrive tout de suite à déballer ce nouveau CD, sans se bousiller trois ongles au passage, ni s’énerver comme une forcenée dessus et finir rougeaude et en sueur.
- La vendeuse nous dit "vous avez de la chance, c’est la dernière jupe dans cette taille, et on n’aura pas de réassort".
- C’est un jour férié.

- Une nouvelle caissière s’installe et ouvre juste devant nous au Monop’.

- On reçoit le pull qu’on vient de s’acheter avec un peu d’appréhension sur Ebay, et il nous va impec’.

- On apprend que Jen et Brad, c’est fi-ni-to, et que l’un des plus beaux spécimen est à nouveau free as a bird (je sais, c’est pas sympa pour Jen qui n’avait rien fait pour mériter ça. En même temps, elle était pas non plus obligée de se venger en tournant des films aussi nazes que La Rupture).

- Le chat a tellement fait la bringue hier qu’il a dormi peinard toute la nuit, et nous aussi, du coup !

- On se fait complimenter du regard dans la rue par un beau jeune homme (et pas siffler avec un « woua, trop bonne la meuf z’y va ! »)

- Il rappelle… enfin…



C’est un jour SANS quand…

parapluie_1- Il ne pleut pas assez pour sortir le parapluie, mais suffisamment pour flinguer notre brushing et nous faire les cheveux qui "moussent".

- On pense pouvoir se satisfaire d’une seule barre du Kinder Bueno et en fait, non, on craque et on engloutit la seconde aussi.

- Le chat a choppé un virus, il pose des galettes de vomi partout dans la maison, et on est à court de Sopalin.

- C’est jour de grève.

- La vendeuse de chez Dior ne nous refile que des échantillons anti-rides.

- Brad se maque avec Angelina. Bonjour la concurrence déloyale !

- C’est le 1er du mois, faut se farcir la queue au guichet RATP pour renouveler sa carte orange (et on est déjà en retard).

- La messagerie mail annonce 23 nouveaux messages, mais 19 sont des spams ou des pubs (saloperie d’anti-spams qui ne marche pas !).

- "Non, désolé, l’appartement est déjà loué / vendu".

- Les moules-frites de la cantine n’étaient pas très fraîches, en fait…


(to be continued...)

Posté par Katia_ à 14:44 - List-maniac' - Commentaires [18]

Vacances, j'oublie tout (part II)

31 août 2006

copenhague_2Pour me remettre de mes aventures sportives, rien de tel qu’une petite virée un peu plus culturelle dans des contrées jusque là totalement étrangères à mes yeux. J’ai ainsi opté pour un week-end prolongé à Copenhague, attirée par le charme nordique et l’art de vivre réputé sain et écolo des scandinaves.

Bon. Bah en trois mots, je suis rentrée perplexe. Non, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. Mais voila quoi… Déjà, les Danois ont choisi une langue toute bizarre, pleine de O barrés comme ça : Ø, et de mots long comme un jour sans pain, avec autant de consonnes dedans que de pigeons sales à Paris. Pas fastoche à prononcer, même pour rire. D’ailleurs, ça me ferait bien marrer de jeter un œil sur un jeu de scrabble danois, pour voir. J’imagine déjà la scène : « Oh Inge, vous réalisez SKØZLNIERDTKSTADEN, mot compte triple, 412 points, bravo ! ».
Ensuite, c’est un pays où faut vraiment aimer le poisson, y’a pas à dire. Parce que les filets de hareng fumé au petit déj’, j’ai eu beau faire des efforts, rien à faire, ça voulait pas passer. « Y’a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark » lisait-on dans Hamlet. A mon avis, je pense que c’est la bouffe, faut pas chercher plus loin. Je m’attendais aussi à trouver des trucs vachement plus exotiques, genre de la viande de caribou séchée au soleil de minuit, rapport au fait que la nuit tombe super tard en été. Même pas : des Mc Do et des Burger King à tous les coins de rues, mais point de caribou en vue. Déçue, pffff…

Question culture, j’ai pas eu de veine. Je voulais absolument voir la collection de peinture française du Ny Carlsberg Glyptotek (des Gauguin, des Monet, des Renoir et des Toulouse-Lautrec). Mais quelqu’un de bien inspiré s’est dit que le mois d’août, autrement dit la période la plus touristique, était sans doute le meilleur moment pour rénover l’aile des peintres et en interdire l’accès au public. Un peu comme si Paris mettait les Champs Elysées en travaux à Noël, en somme…
sir_neJe me suis rattrapée sur une visite obligée à la petite sirène, symbole de Copenhague, statue issue du conte d’Andersen située à l’entrée du vieux port. Selon la légende, la demoiselle doit attendre durant trois cents ans son prince charmant avant de pouvoir devenir femme à son tour et pouvoir s’unir à lui. Evidemment, personne n’a jugé bon de l’avertir, cette gourdasse, que les princes n’existent pas, et qu’elle a bien tort de poireauter comme ça sur son rocher à se cailler les miches. Pensez-vous, tant que c’est bon pour le tourisme et que ça rapporte des tunes, on laisse faire. Bravo les autorités danoises, hein ! Qu’on ne vienne plus me parler du féminisme à la scandinave, parce que ça me fera hurler de rire. M’enfin bref…

copen_port_3Sinon, Copenhague en elle-même, bof. La ville fonctionne sur le mode binaire. Dans toute ville, il y a des endroits jolis et d’autres un peu plus moches, c’est un fait. Mais à Copenhague, on peut passer en un coin de rue d’un quartier mignon comme tout (ex : le nouveau port, sur la photo, avec les façades multicolores) à des avenues immenses et archi laides qui m’ont fait penser à la Russie des années d’après-guerre, ou du moins ce que j’en imagine. (Non pas que j’aie quelque chose contre la Russie, mais si je n’ai précisément pas choisi de partir à Saint-Pétersbourg cet été, c’est pas pour des prunes). Cela dit, je m’incline, quand on aime la couleur dans l’architecture, on est servi. Les Danois ont du récupérer les fins de stocks de chez Bricorama pour repeindre leurs façades, et y’avait jamais deux pots de la même couleur. Au final, ça donne un joli patchwork jaune rose bleu mauve assez seyant. Ca me plait.

Les Danois me plaisent aussi, c’est un fait. Plutôt beaux gosses, les bougres. Le souci majeur, c’est que les Danoises aussi. Toutes grandes, minces, au teint irréprochable et aux pommettes haut perché. Y’a pas à dire, la concurrence est déloyale. En même temps, à force de se déplacer en vélo, de faire du Pilate, du sauna, et manger du tofu par paquet de douze, faut bien que ça paye à un moment où un autre. Chacun son truc.
Là où j’ai été franchement déçue, en revanche, c'est au niveau du sens de l'accueil. De façon globale, les commerçants, restaurateurs, et autres gens en contact avec les touristes sont d'un niveau de courtoisie proche du zéro pointé. Alors ok, à Paris, les parisiens sont mal embouchés et ne font aucun effort pour les touristes aussi, je vous l'accorde. Mais à la limite, on pourrait dire que c'est de notoriété publique. Alors que les Danois, on ne le sait pas assez, mais en règle générale, ils sont pas vraiment funky-funky ! Bon, en même temps, on pouvait s'attendre à quoi de la part de ceux qui sont les premiers à avoir voté non au référendum sur l'Europe, hein ? Vont pas commencer à nous accueillir les bras ouverts sitôt le dossier "classé", ça ferait louche.

Enfin bref... Ce petit trip, c'était sympa, et je suis sincèrement contente de l'avoir fait, mais je dois dire que je m'attendais à autre chose... Copenhague, c'est bien, en abuser, ça craint ! (Et ceci reste, bien entendu, un avis strictement personnel, que personne ne s'offusque...)

Vacances, j'oublie tout (part I)

29 août 2006

(Mieux vaut tard que jamais, je sais…)
tongs_4Cette année, faute de copains ayant les mêmes dates de congés de moi, et parce qu’il était hors de question que je glande durant tout l’été à Paname, j’ai décidé de sauter le pas, et de partir pour la première fois en vacances toute seule, comme une grande. Enfin, toute seule… c’est juste une façon de parler, puisque j’ai opté pour une formule UCPA, et que je me suis retrouvée avec pas moins de 80 autres personnes, dans un charmant petit hôtel au sud de la Turquie, à trois heures de route de Bodrum.
Pas très chaude au départ pour l’UCPA, j’en avais une idée assez ringarde et très surfaite d’acharnés de sport ou de sans-amis. Je révise un peu mes positions, c’est finalement assez sympa de retrouver des gens de son âge (bien qu’il y ait toujours des électrons libres dont on se demande comment ils ont pu atterrir ici) dans une ambiance conviviale détendue, et de surtout ne pas avoir à se prendre la tête sur les contraintes matérielles. Parfois, ça fait du bien de se conduire en bon petit mouton de Panurge et de suivre le troupeau, de ne pas réfléchir à ce qu’on mange, où et à quelle heure, à ce qu’on va faire pour occuper ses journées ou ses soirées. Sans aller jusqu’à suivre la règle du « maintenant, on rigole ! », comme s’il suffisait d’appuyer sur un bouton de télécommande, j’ai néanmoins trouvé assez plaisant le fait de se laisser porter le temps d’une grosse semaine, et de revenir en mode « colo de vacances » pour adultes.

A l’inverse de certains habitués qui partent plusieurs fois par an avec l’UCPA (l’ucèp, pour les intimes), j’ai eu le plaisir de découvrir les deux gros mythes qui ont fait la réputation de ce genre de club de vacances :
1- les activités sportives : m’y étant prise un peu au dernier moment pour l’inscription, j’ai opté par défaut pour le stage « VTT / Kayak ». Bon… à la base, j’étais contente, je me disais que ça allait me donner l’occasion de travailler un peu les bras, un peu les jambes, que j’allais rentrer à la fois bronzée ET musclée, donc canon, et que le VTT étant un truc de mec, y’avait des chances que y’ait un paquet de garçons dans mon groupe, donc peut-être dans le lot un potentiel prince charmant de vacances. Ca, c’était à la base.
VTT_1Une fois sur place… heu… comment dire ? Déjà faut-il que je précise une chose : le sport et moi, en temps normal, ça fait douze. Dans ce domaine, je suis croyante, mais pas pratiquante. Et ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer d’avis. Qu’on ne me parle plus jamais de VTT, c’est clair ? Parce que les trois heures de rando sous le cagnard de midi, sur les chemins caillouteux et poussiéreux, je ne les souhaite à personne. Même pas eu le temps d’admirer le paysage tellement j’étais concentrée sur mes vitesses à passer et sur les bosses et les pierres à éviter. Quant à ces messieurs les supposés gentlemen, ils sont partis le feu au cul vitesse grand V, trop ravis de pouvoir rouler des mécaniques. Non, les gars, on avait dit « intensité sportive modérée » là, ça va pas du tout, ça !
J’ai fini la journée avec un mal aux fesses, je vous explique même pas… Pour la peine, j’ai boycotté la seconde grande rando VTT au profit d’une excursion en bateau dans les criques des alentours. Alors j’ai peut-être du me lever deux heures plus tôt que tout le monde, mais roupiller sur le pont avant du rafiot en écoutant le bruit des vagues, comme dit la pub, « ça n’a pas de prix »…

kayak_1Je pensais me rattraper sur le kayak. C’est vrai, le kayak, c’est peinard, suffit de pagayer un coup à droite, un coup à gauche, et on avance tranquillou. Hin hin hin… (expression laconique de mon désarroi le plus profond). Ce qu’on ne m’avait pas dit, c’est que le sud de la Turquie est connu pour son Meltem, vent de nord qui souffle tout l’été sur la mer Egée (ouais, même en vacances, on apprend des mots), et qui a choisi tout particulièrement la semaine de MES vacances à moi pour pousser des rafales force 7 et nous obliger à déployer des forces herculéennes rien que pour sortir de la crique où l’hôtel était placé. Ok, j’exagère un chouilla, mais autant dire que pour la petite promenade de santé que j’attendais, j’ai été servie. Rien à voir avec la gentille balade en barque au bois de Vincennes le dimanche !
J’ai fini ma semaine sportive sur les rotules, et je demande solennellement aux maquettistes des catalogues UCPA d’indiquer en gros sur leurs brochures qu’une semaine de congé est nécessaire au retour d’un séjour dans un de leur club. Autrement, c’est pas possible… 

2- le mono UCPA : Aaaaah, le mono UCPA… fidèle à tous les clichés : plutôt beau gosse, sportif dans l'âme, bronzage mono_1optimal, bonne tchatche, à l’aise en toute circonstance. Il sait s’entourer rapidement d’un harem de greluches, qu’il se met à appeler de petits surnoms ridicules pour éviter d’avoir à retenir tous les prénoms. C’est vrai, ce serait dommage, dans une semaine, une cargaison de nouvelles minettes arrive, et tout le boulot serait à recommencer. Pourquoi s’emmerder ?

Les greluches susmentionnées, quant à elles, développent, dès le deuxième jour environ, tout leur attirail de séduction dans le but d’attirer dans leurs filets l’un des monos tant convoités : panoplie de maillot échancrés, sourires Ultra-Brite, invitations à danser la salsa, suggestion de bain de minuit ou demande sur un ton faussement ingénu « et Cassiopée ? elle est où, la constellation de Cassiopée ? ».
A mon sens, tout ça mérite deux baffes, mais apparemment, la recette porte encore ses fruits. Sous nos yeux se joue un vrai feuilleton digne de Santa Barbara, en trois actes, avec crises de larmes, mensonges, trahisons, réconciliations, et tout le bordel ! Fascinant, je vous dis.

piscine_1Reste que malgré mes bleus, mes courbatures et mes regards en coin sur une gente féminine un peu pathétique et risible, j’ai passé de très bonnes vacances, j’ai quand même trouvé du temps pour glandouiller autour de la piscine, j’ai rencontré des tas de gens différents et très sympas, intéressants et cultivés. Des gens qui ne font pas de faute de français quand ils parlent. Ca fait un peu pétasse de dire ça, hein ? Je m’en fous, j’assume. Parce que moi, les « je vais au coiffeur » et autres « c’est le copain à ma sœur », ça a le don de me hérisser le poil puissance 12. C’est comme ça.

J’ai découvert aussi que partir toute seule procure une grande liberté. On peut s’inventer une toute nouvelle vie si on veut. J’aurais pu prétendre m’appeler Consuela, avoir 32 ans et être vendeuse de bonbons au poids sur les marchés du Périgord, personne n’aurait pu démêler le vrai du faux…

Malheureusement, de la Turquie, je n’ai vu que trois criques, un hammam et une station balnéaire de nuit, mais en même temps, soyons honnête, je n’y allais pas pour faire du tourisme culturel cette fois-ci, alors les fastes d’Istanbul et de sa cathédrale Sophia, ce sera pour une prochaine fois, avec joie !
Demain, si vous le voulez, vous aurez droit à mon escapade de trois jours à Copenhague, et à comment j’en viens à la conclusion que non, les danois ne sont pas des gens cordiaux et aimables.