Gin Fizz

Bulles de vie...

Chat alors !

19 juin 2006

garfield_1

J’ai déjà entendu dire qu’un chat sur trois est un extra-terrestre. Vrai ou faux, je n’en sais rien. Mais on ne peut pas nier que ces bestioles-là sont souvent de sacrés gugusses. Et mon chat à moi se défend assez bien dans la catégorie "attachant, mais CHIANT", faut dire ce qui est.
Déjà, je précise que c’est une femelle. Une chatte, donc. Mais forcément, comme je ne manque jamais de récolter quelques sourires ou jeux de mots graveleux à la prononciation de ce terme, j’ai pris pour habitude de dire "mon chat", et basta.
Un chat, c’est bien. C’est une présence chaleureuse et réconfortante, qui ne demande pas trop d’effort quand même. Pas besoin de se galérer à 8h ou 23h30 pour le sortir faire son petit pissou. Inutile de lui faire prendre un bain après une grande balade dans la pluie boueuse du bois de Vincennes, ni de s’échiner à lui balancer cinquante fois de suite une balle qu’il nous rapportera joyeusement, pleine de bave en cadeau Bonux.
Non, un chat, c’est peinard, calme, dormeur et silencieux. Sauf parfois. Parfois, c’est tout le contraire, même, je dirais.
Mon chat a par exemple la fâcheuse habitude d’aller fouiner systématiquement les recoins ou objets un peu nouveaux pour lui. Placards, tiroirs, boîtes à chaussures, sacs en papier, sacs en plastique… tout lui apparaît comme une potentielle porte vers un ailleurs merveilleux, et lui semble donc indispensable à explorer en urgence. Si possible en faisant le maximum de bruit, et au beau milieu de la nuit, car il va sans dire que c’est toujours plus funky de faire ça aux environs de trois ou quatre heures du matin.
Autre information capitale : le chat a des griffes, et a compris depuis belle lurette qu’il serait fort dommage de ne pas s’en servir. Adieu donc, papier peint refait à neuf, voilages en organza, housses de coussin brodées et pull en cachemire qui aurait du être rangé. Un chat, c’est comme un bébé : faut planquer tout ce qui traîne, sous peine de dommages collatéraux.
Souvent, après un méfait de ce genre, il retourne traquillou pioncer dans un coin, non sans un détour par la case croquettes au thon (un délice pour son haleine, je ne vous dis que ça !). Et quand l’orage gronde au dessus de sa tête –comprendre : quand je me mets à gueuler que c’est plus possible et que si ça continue, je me sépare de lui– il prend l’air détaché et adopte la position dite du "je t’emmerde", qui signifie "tu peux toujours causer ma fille, j’ai même pas peur". D’autant qu’il y a environ zéro pour cent de chance pour qu’un chat obéisse à un être humain. Ca peut être déstabilisant, un chat, vous savez ?
Chose très étrange, le mien est un fan inconditionnel de Vache qui Rit. Au bruit d’un morceau de Vache qui Rit qu’on ouvre avec son petit fil rouge, il devient possible pour mon chat de se déplacer à une vitesse supérieure à celle de la lumière. C’est impressionnant. Et légèrement flippant, en même temps, parce que le bruit en question est quand même assez imperceptible à l’oreille, pour nous pauvres hommes. A ce stade, si je lui fais l’affront de ne pas lui donner un petit bout de fromage, j’ai alors droit à un concerto de miaou en ré mineur, ce qui devient assez vite saoulant. J’ai d’ailleurs surnommé mon chat Doliprane, en hommage aux nombreuses migraines qu’il me colle régulièrement à cause de ses miaulements. Parce que Aspirine, je trouvais ça moche, et Acide acétylsalicylique, un peu trop long…
J’ai aussi l’honneur de vous apprendre que mon chat est le premier producteur au monde de crottes. Oui, oui. J’en ai de la chance, non ? Je ne sais pas comment il s’y prend, et je n’ai jamais vraiment cherché à le savoir d’ailleurs, mais dans ce domaine, c’est une usine qui tourne à plein régime. D’ailleurs, si vous voulez me faire plaisir, dites moi donc où me procurer une litière à chat avec couvercle, système d’aération intégré, et filtrage automatique des crottes vers les égouts. Comment ça, c’est compliqué ?
Enfin de toute façon, en dépit des griffures, crottes, traînées de poils, vases casés, plantes saccagées ou rideaux lacérés, mon chat, je l’aime, et c’est comme chat ! Ceci était un message sponsorisé par la Collective des Chats.

NDLR : Afin de préserver l’anonymat de mon chat, la photo de celui-ci a été remplacée à sa demande par la photo d’un de ses collègues.

Posté par Katia_ à 11:54 - Melting-Po(s)t - Commentaires [19]

De battre mon coeur s'est arrêté

13 juin 2006

coeur

Du moins temporairement. Jusqu’à la prochaine rencontre. Parce que oui, voilà : le jeune homme qui me procurait tant de papillons dans le ventre et qui me donnait le sourire ces derniers temps ne me semble plus si intéressant que ça. Passées l’ivresse des premiers instants et l’excitation de la découverte de l’autre, l’euphorie est retombée comme un soufflet trop cuit. Verdict : pas mon genre. Pas fait pour moi. Trop ceci, et pas assez cela.
C’est toujours un peu douloureux de devoir renoncer à une histoire qu’on imaginait belle, dans laquelle on avait vraiment envie de croire. Renoncer à tous les projets d’avenir qui n’en auront finalement aucun, parce que nos chemins se séparent plus vite qu’on ne l’aurait pensé, ou voulu. (Pfffouu, on dirait presque du Proust, là, non ?).
La vie est ainsi faite, et je ne regrette pas d’avoir tenté l’expérience, parce que si courte soit-elle, elle me fait aussi avancer. Au pire, ce garçon disparaîtra complètement de ma vie et je n’en entendrai plus jamais parler. Au mieux, il deviendra un copain que j’aurai plaisir à voir de temps en temps. Dans tous les cas, il restera un souvenir. Et c’est parfois mieux ainsi.

En attendant, j’attends toujours mon prince à moi. Pas mon prince d’une vie, non, je ne suis pas si exigeante d’un coup. Mon prince des quelques prochains mois, voire quelques prochaines années, fera très bien l’affaire. Quelqu’un l’a vu ? Ou bien je lance un avis de recherche ?

Posté par Katia_ à 15:38 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [16]

Diary Day

12 juin 2006

journal

Sur une idée bien trouvée de Lambchop et de La Méchante, je continue la chaîne du Diary Day, qui consiste à recopier mot pour mot sur nos blogs les pages les plus niaises de nos anciens journaux intimes.
Alors voici en exclusivité, sans doute pas la partie la plus niaise du cahier, mais un bon feuilleton à rebondissements à propos de ma quête du Big Love. Merci de ne pas (trop) se moquer, ou je me verrai dans l’obligation de sévir durement.

Contexte : Année de 4ème. Je ne sors pas encore avec un garçon, mais ils m’intéressent bigrement. Et surtout un certain Vincent qui, dans mes souvenirs, était effectivement assez canon ! (Note : certains prénoms trop facilement identifiables ont été modifiés, histoire de dire…)

Morceaux choisis :

Julia (ma copine de classe à l’époque) m’a dit que pendant tout le cours, Vincent et Marion s’étaient passé des petits mots. Marion je la trouve conne depuis quelques temps, elle fait tout ce qu’elle peut pour t’humilier devant les mecs, j’ai horreur de ça ! Julia m’a aussi dit que Vincent ne sort plus avec Julie, et même qu’il lui en veut parce qu’elle l’a largué comme une merde !

Sur le cahier de texte de Nuria, j’ai trouvé ça : (adresse de Vincent). Intéressant, non ? Je crois qu’il est né vers le 23 mars. En fait, il est né le 21 mars. Ca tombe un samedi. Peut-être qu’il fera une boum ?

Nuria est vraiment chiante, elle devient trop copine avec Julia et du coup, pour les exposés et les trucs à faire à deux, elle lui demande de se mettre avec elle. Demain soir, Julia dort chez elle. Elles vont se dire des trucs sur les mecs et sur moi, connasses !!!!!!

J’ai quand même l’impression que Vincent n’est pas indifférent, parce que y’a des regards qui ne trompent pas. Pourtant, Michaël nous a dit hyper sérieusement que Vincent veut sortir avec Céline. J’espère que c’est pas vrai, sinon je suis dégoûtée.

En français, Vincent s’est retourné vers moi pour me demander un truc, et juste à ce moment-là, j’ai fait tomber mon stylo, et il l’a tout de suite ramassé. Quel homme !

Liste des preuves que Vincent s’intéresse à moi :
- en maths, il n’y avait pas d’autres filles dans le coin où j’étais, et Vincent se retournait souvent vers moi.
- i
l a fait tomber son stylo sous ma chaise et m’a dit "Katou, tu peux me ramasser mon stylo steuplé ?"
- d
ans la queue de la cantine, il m’a lancé un regard hyper long, au moins 15 secondes !
- e
n histoire-géo, la prof l’a déplacé et il est venu se mettre à côté de moi. On a trop rigolé pendant tout le cours, parce que la prof était de mauvaise humeur. A un moment, il m’a regardé pendant longtemps, j’étais gênée.
- a
vant de monter en maths, il m’a lancé un long regard, et quand le prof m’a interrogée sur un truc, il ne m’a pas quittée des yeux.
- au lieu de me lancer mon tipex pour me le rendre, il me l’a donné en main propre.
- en
français, le prof a dit à un moment "et l’amour, je pensais que vous alliez m’en parler ?", et Vincent s’est retourné dans ma direction.
- en cours de grec, Michaël a dit à Julia : "on va au ciné samedi ? J’amène Vincent et toi Katia, comme ça…"

La malchance me poursuit. Julia m’a dit qu’à la sortie des cours, elle s’est un peu arrêtée devant le lycée et qu’elle a vu Vincent qui sortait avec Caroline. Il la tenait par l’épaule et tout. Sniiiiiiffffff ! Connard. Connasse. J’y comprends rien !!! J’en ai marre, merde !!!

(fin)

Sannnnnntttaaaaa Barbarrraaaaaaaaaaa

Punaise, je suis bidonnée rien qu’en repensant à toute cette période. Toutes ces soirées passées à analyser des trucs débiles pour me persuader que le beau Vincent en pinçait légèrement pour moi ("ouais, il a ramassé mon tipex, ca veut trop dire qu’il est amoureux de moi !!!"), toutes ces histoires de mecs, de nanas, de couples qui se forment et se déforment en quelques jours… et que je regardais de loin en tentant d’y comprendre quelque chose.
Je vous épargne en revanche les nombreuses listes de notes qui parsèment mon journal intime de la même époque. Dans de jolis tableaux bien tracés à la règle, tous les gens de la classe, et en face : une note "physique et apparence" sur 10, un note "amitié" sur 10, total sur 20, et classement final par ordre décroissant. J’avais du temps à perdre, hein ?
Alors ? Qui relève le défi de recopier une page de son cahier, maintenant ? Hein ? Qui ?

Posté par Katia_ à 11:19 - Melting-Po(s)t - Commentaires [39]

J'peux avoir un échantillon ?

09 juin 2006

_chantillon

Pour renifler les effluves de la dernière fragrance Sassenbon, tester le rendu satiné du nouveau fond de teint aux particules de poudres micro-ionisées, ou tout simplement remplir de façon light sa trousse de toilette le temps d’un week-end, il faut l’avouer, les échantillons, c’est quand même bien pratique. Dommage qu’il faille presque mener le parcours du combattant pour en obtenir…
Il faudrait quand même que l’on m’explique une chose. Si j’en crois mon Petit Larousse illustré (qui commence à dater un peu, mais devrait encore faire l’affaire sur ce coup-ci), un échantillon se définit comme "une petite quantité de marchandise qui donne une idée de l’ensemble et permet d’en faire apprécier la qualité".

Jusque là, je suis d’accord. Là où je ne le suis plus, en revanche, c’est sur la personne qui va être amenée à "apprécier la qualité", justement. Parce qu’aux dernières nouvelles du front, un échantillon, c’est quand même bien fait pour donner envie aux consommatrices d’acheter. Pas fait pour que les vendeuses gardent tout pour elles et leurs copines, si je ne m’abuse !
Or, je ne sais pas si vous l’avez remarqué comme moi, mais j’ai la désagréable impression qu’aujourd’hui, il faudrait presque supplier les vendeuses pour qu’elles acceptent de nous donner quelques exemplaires de ces spécimens en voie d’extinction. On pourrait même - n’ayons pas peur des mots chocs - parler carrément de mission commando. Attention les filles, chaussez les godillots, serrez les mousquetons, affûtez les piolets, c’est parti pour la chasse aux échantillons !
Une règle d’or à connaître si vous souhaitez jouer les Lara Croft de la beauté. Retenez d’ores et déjà que si vous n’avez pas claqué au moins soixante-dix euros en eau de toilette, gloss et anti-cernes, vous ne tirerez rien de votre conseillère en parfumerie. Elle a des consignes, voyez… elle ne donne qu’aux braves filles qui ont déjà compris que pour avoir le droit de tester un nouveau produit, il faut auparavant s’être ruinée en produits relativement moins nouveaux.
Si malgré cette règle, vous osez, malheureuse, demander un échantillon à votre vendeuse, vous aurez sans doute droit à un regard condescendant et à un soupir à peine dissimulé lorsque celle-ci glissera dans votre sac un petit sachet de fond de teint, que vous auriez tout aussi bien pu vous procurer dans les pages publicitaires des magazines de filles. Elle se gardera bien de vous donner les flaconnettes toutes mignonnettes de sérum "spécial teint de bébé" ou les autobronzants "retour d’Ibiza". Pas folle la guêpe ! Elle se les garde pour elle, toutes ces merveilles gratuites !
Dans cette jungle embaumée qu’est le monde de la parfumerie moderne, certaines G.I. Jane tirent toutefois leur épingle du jeu et parviennent à extorquer (le mot n’est pas trop faible) trois ou quatre échantillons d’un coup, sans trop s’alléger le porte-monnaie ou s’égratigner l’amour-propre. Fières d’elles, pensez-vous ? Ha ha ! Jetez donc un œil sur leurs trombines déconfites lorsqu’elles découvriront que leur précieux butin se résume à des échantillons de parfums masculins ("heu, c’était pour MOI que je voulais un échantillon, madame") et qui plus est, d’une fragrance vieille de dix ans. Autant dire que pour un échantillon supposé nous faire découvrir les vertus d’un nouveau produit révolutionnaire aux effets magiques, on repassera, merci bien !
Mais ne soyons pas trop mesquine. Il arrive parfois que notre chère conseillère s’avise d’elle-même de nous gratifier d’un de ces petits cadeaux. Généralement, elle arbore son plus joli sourire pour nous asséner un "je vous ai mis un échantillon du nouveau gel purifiant spécial peaux à problèmes, avec ça, vous verrez, vos pores dilatés se verront moins", ne nous laissant alors que le choix de répondre par un sourire amer et forcé, le regard lanceur d’éclairs fulguropoings et les joues rosies de honte (oui, merci, je sais, j’ai 28 ans et encore des problèmes d’acné).
Remarquez, bientôt, le problème sera entièrement réglé, puisque les échantillons seront payants. Les marques ont déjà flairé le filon, d’ailleurs. Elles proposent leurs échantillons en guise de cadeau pour plusieurs produits achetés. Vous savez, le coup des trois doses d’essai spécial trousse week-end. C’est-à-dire qu’il faut toujours payer pour obtenir les précieux petits trésors, mais maintenant, on nous le dit clairement.
Mon conseil du jour : pour faire le plein d’échantillons, y’a pas trente-six solutions. Je n’en vois personnellement qu’une seule : devenez vous-même "conseillère en parfumerie", et vous pourrez tous les garder pour vous. Bon, sauf les échantillons de parfums masculins existant depuis dix ans, cela va sans dire…

Posté par Katia_ à 12:15 - Chroniques d'une râleuse - Commentaires [15]

coucouAyyyyyéééééééé... Ma connexion internet est rétablie ! Pour combien de temps, je ne sais pas trop, mais en attendant, ça marche et je peux enfin revenir parmi vous. Comme quoi, parfois, ça sert de gueuler un bon coup sur les opérateurs internet qui font du travail de sagouin !!!
Pffffiouuu, à peine trois jours sans blog, et je me sentais toute démunie, dis-donc ! C'est grave docteur ? Cela ne démontre-t-il pas une grave addiction aux joies de la communication virtuelle ?
Et à part ça, je vous ai manquée, un peu ? ... ;-)

Posté par Katia_ à 10:58 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [1]

Problème technique

07 juin 2006

J’ai la preuve qu’une semaine qui commence avec un lundi de Pentecôte travaillé ne peut que mal se terminer : ma connexion Internet au bureau a lâché prise. Comme ça, sans prévenir. Du jour au lendemain, je me retrouve donc coupée du monde virtuel en général, et de mon blog en particulier.
Comme je n’ai pas non plus de connexion at home, je me vois contrainte et forcée de vous abandonner quelques jours, jusqu’à ce que mon biiiiiiiiiiiiiiip d’opérateur internet ait fait le nécessaire.
Le présent message est posté en méga vitesse depuis un ordinateur qui ne devrait jamais avoir eu connaissance de l’existence de Gin Fizz, donc je fais fissa, juste pour vous tenir au courant, et j’efface ensuite toutes les traces de mon passage ici.
A très vite, mes petits biquets !!! (Quoi ? Vous me trouvez bien familière ? Ah…)

Posté par Katia_ à 19:24 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [4]

GGGRRRRMMMPPPPFPFFFFFF !!!

05 juin 2006

Je suis venue ce matin au bureau en traînant les pieds, en me disant que c'était franchement pas sympa de me faire bosser un lundi de Pentecôte (surtout que j'ai aussi bossé ce samedi !)... Et puis dans le métro, vide comme un bar PMU à Nogent-le-Rotrou un dimanche soir pluvieux de novembre, j'ai pensé que j'allais mettre à profit une journée qui s'annonçait calme pour pouvoir un peu bichonner mon blog, poster un billet, et répondre aux messages en attente.
Quelle naïve je fais, parfois !!! J'ai l'impression que les clients se sont tous donné le mot : c'est pile poil aujourd'hui qu'ils ont choisi pour me mettre les nerfs en tire-bouchon ! Quasi pas une minute à moi, si ce n'est pour lire en coup de vent rapide les blogs que j'aime, et vous poster ces quelques lignes vaillamment écrites entre deux dossiers, trois coups de fil et quatre rendez-vous ! (Faites-moi signe si vous trouvez que j'en fais trop, hein ?).
Mais surtout, pas d'impatience, pas de trépignements, pas de crise de nerfs d'enfants capricieux : je reviens très rapidement vous donner d'autres billets d'humeur à vous mettre sous la dent. (Oui, je sais, on dirait que je me flatte toute seule, là, mais je vous assure qu'il n'en est rien. Je suis d'une nature très modeste comme nana...)

EDIT : Même pas de photo aujourd'hui. J'ai pas l'temps, j'vous dis !!!

Posté par Katia_ à 17:29 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [1]

Humeur de chien

01 juin 2006

chien

Ouh-la-la. Attention les gens. Tous aux abris, planquez-vous, sortez les boucliers, éloignez les enfants, la vaisselle fragile et les objets qui volent trop bien. Je suis en pleine crise de SPM. Quoi qu’est-ce, allez-vous me dire ? Le SPM : syndrome pré-menstruel. Oui je sais, ce terme est on ne peut plus glamour. Pour ceux qui auraient besoin qu’on leur fasse un dessin, on désigne par ces mots la période précédant les règles, durant laquelle une femme sur quatre (quelle chance, j’en fais partie !) fait preuve de susceptibilité exacerbée, d’irritabilité puissance quatre et de sautes d’humeur assez phénoménales. Sympa hein ?
Et bien là, je suis en plein dedans. Tout m’énerve. Tout. Les ramollos dans le métro, les gens qui ne savent pas marcher droit dans les couloirs, les greluches en bande qui paillent, les clients au téléphone qui ne savent pas formuler clairement leur question, les sites internet et les blogs qui moulinent, les gens qui me contredisent, le chat qui miaule pour avoir un câlin, l’eau des pâtes qui met trois plombes à bouillir, le générique de la Nouvelle Star, la journée qui n’en finit plus, bref…
C’est marrant comme je me vois me transformer en Hulk au féminin durant cette courte période récurrente. Parfois, je m’étonne moi-même de me mettre dans de tels états pour des broutilles. Et puis après, j’aperçois ma plaquette de pilule vide, et je sais.
C’est normal, me dis-je alors pour me rassurer. T’inquiète pas ma biquette, la vie n’est pas si noire, c’est juste ta plaquette rose qui est en stand-by. Ca ira mieux dans quelques jours…
Oui, mais en attendant, j’en vois des vertes et des pas mûres. Je dors mal. Je me sens vulnérable. Je suis tendue comme un string à Rio. Je me vexe pour la moindre remarque. Parfois même, je fais mon Caliméro, et je verse une ou deux larmes de frustration, tellement la vie est "trop inzuste" avec moi.

N’allez pas croire que je suis anormalement constituée. Il parait que ce phénomène est simplement du à la chute brutale d’oestrogènes reçus par le corps à la fin de la plaquette (ou un truc dans le genre, j’avoue que j’ai pas retenu les détails, une fois que j’ai compris que je n’avais pas la tare du siècle). La gynéco a eu l’air de dire qu’il suffisait de prendre des petits comprimés d’hormones le temps de l’arrêt de la plaquette, pour compenser cette chute d’oestrogènes. Et bien non. Je regrette, mais je suis formelle : elle s’est plantée. Ca marche que dalle.
Demandez à mon entourage, il n’a constaté aucune amélioration de l’humeur grâce à cette méthode. Il aurait même plutôt tendance à prendre le large durant les quelques jours dangereux, je dirais. Enfin ce n’est pas plus mal, étant donné que dans ces périodes-là je ne supporte plus personne, et que je vire à la mégère non apprivoisée surtout avec les gens qui me sont le plus proches, bizarrement. Les autres, ils m’énervent tout autant, mais j’arrive à rester zen et à tout intérioriser. Pour mieux craquer ensuite avec les personnes que je connais bien, évidemment. C’est d’ailleurs dommage de constater que finalement, dans ces moments-là, c’est envers les gens auxquels on tient vraiment qu’on manque le plus de courtoisie, de gentillesse et de patience. Ca devrait être l’inverse, non ?

Mon voisin le chieur

30 mai 2006

immeuble

Paraît qu’aujourd’hui, c’est la fête des voisins. Vous savez, la journée "immeubles en fête", où on est supposé tous se retrouver ce soir à l’heure de l’apéro, dans la cour fleurie de notre immeuble, pour partager avec ses aimables voisins quiches lorraines, taboulés et plateaux de fromages dressés sur de jolies nappes à carreaux rouges et blancs. (Moi, cliché ? Certainement pas).
Pfff, laissez-moi rire deux minutes, voulez-vous ? Le type qui a inventé ce concept de voisinage en fête a sans doute beaucoup d’humour, mais il n’a certainement jamais posé le bout d’un orteil dans mon immeuble, je parie. Sinon, son concept, il l’aurait relégué aux oubliettes, et plus vite que ça !
Parce que chez moi, la fête de l’immeuble, c’est tous les jours, et pas dans le meilleur sens qui soit.

Déjà, j’ai la chance d’habiter au premier étage, juste au dessus d’un petit restaurant de poissons. Voilà, je vous vois esquisser une grimace, je pense que vous avez compris ce que je voulais sous-entendre. Hé bien bizarrement, je suis plutôt vernie côté odeurs, ça ne sent que très rarement la poiscaille. En revanche, j’ai tout un tas d’autres emmerdements assez sympathiques. Du genre la soufflerie d’aération de la cuisine en permanence, et ce jusqu’à la fin du service (grosso modo, on table sur 1h30 du mat, en moyenne). Ou bien la sortie des poubelles, soit à la fin du service (donc pour ceux qui suivent, ça n’a pas changé en deux lignes, c’est encore vers 1h30 du mat), soit à l’inverse, très tôt le lendemain matin, avant le passage des éboueurs, vers 6h et des bananes. Génial, non ?
Mais surtout, j’ai le droit d’entendre en long en large et en travers toute la vie de Momo et J-B, les deux garçons de cuisine, qui se tapent allègrement la discut’ à n’importe quelle heure du service, et ce dans la petite cour située juste devant la fenêtre de ma chambre. Savoir que J-B s’est encore engueulé avec sa copine parce qu’elle est trop "pète-couille" (fin de citation), ça ne me dérange pas à 20h, mais quand je me tape leurs engueulades téléphoniques à 1h du matin, ça me donne envie de hurler à travers les volets. Surtout que la copine en question doit être ultra sourde, en plus d’être "pète-couille", à en croire le volume sonore utilisé par J-B pour lui brailler dessus.
Heureusement pour moi, le restaurant est fermé le samedi midi et le dimanche, ce qui me permet quand même un minimum de grasse matinée les week-ends. Sans quoi, je pense que j’aurais déjà pété un fusible. Sans sommeil, je deviens vite irascible. Mais qui pourrait m’en vouloir, hein ?
Mis à part le restaurant, mes autres voisins se sont aussi révélés excellents joueurs au jeu du "qui fait le plus de bruit à n’importe quelle heure sans se soucier du fait que peut-être il dérange ses voisins".
La voisine du dessus n’a sans doute pas appris qu’on est bien mieux en charentaises chez soi, et arpente donc son appart de long en large avec ses talons aiguilles, ce qui me donne un arrière fond de maracas en permanence. C’est chouette, c’est exotique. Mais c’est vite gavant, à la longue. Sans compter que cette même personne doit régulièrement se doucher en dehors de sa baignoire, vu qu’elle est responsable de pas moins de quatre fuites d’eau en deux ans (je songe grandement à envoyer sa candidature au Grand Livre Guiness des Records, d’ailleurs).
Il y a aussi une famille extrêmement bizarre, que je n’ai jamais vue alors qu’elle habite sur le même palier que moi, parce qu’ils doivent passer leur temps à guetter que personne ne rode dans les couloirs avant de sortir ou de rentrer chez eux. Sait-on jamais, on risque gros, dans les ombres et recoins des halls d’entrée d’immeubles parisiens. C’est bien connu. Je sais qu’ils sont plusieurs car je les entends s’engueuler à propos des programmes télé (les murs sont toujours trop fins, dans ces cas-là), mais je n’ai donc jamais vu leur trombine. Et ça va faire six ans qu’on partage le même escalier.
Enfin, il y a ceux qui descendent faire une course au supermarché, et se rendent compte arrivés en bas qu’ils ont oublié la liste de ce qu’il faut acheter. Mais remonter jusqu’au sixième étage sans ascenseur, c’est trop pénible. Qu’à cela ne tienne, ils décrochent l’interphone, et se font dicter la liste par leur copine ou leur colloque. Et moi qui habite donc au premier étage (je me répète pour ceux du fond), j’entends la conversation comme si j’y étais, et j’ai presque envie de passer une tête dans le couloir pour demander à l’intéressé "puisque vous y allez, ça vous ennuie de me prendre aussi deux kilos de navets et des liégeois au chocolat, s’il vous plait ?". Mais ça, j’ai pas encore osé.
Alors bon, la fête des voisins, cette année encore, ce sera sans moi. De toute façon, je peux pas, y’a Desperate Housewives à la téloche. Et va falloir que je mette le son à fond les ballons, pour couvrir le bruit de la soufflerie d’aération, les discussions de Momo et J-B, les maracas, etc…

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – Chapitre 2

29 mai 2006

 

Les filles et le foot

 

 

Foot_1A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde de Football, je pense qu’il est de mon devoir, jeune homme, de t’enseigner quelques bases en ce qui concerne l’étrange relation qui existe entre les filles et le foot. A première vue, c’est une relation que toi, garçon, tu as bien du mal à comprendre. Et c’est pourquoi j’accepte de te servir de guide ici.

En théorie, quand on schématise, on dit que les garçons aiment le foot et que les filles détestent ça. En pratique, c’est vrai aussi. La plupart des femmes trouvent assez ahurissant de s’emballer à propos de vingt-deux couillons qui courent dans tous les sens après un ballon rond.
Bon, je te l’accorde, certains membres de la gent féminine s’attachent à pratiquer "l’exception qui confirme la règle" et te soutiendront le contraire. Ne les contredis pas, ça pourrait les vexer. Mais note bien sur un post-it que ce qu’elles disent aimer dans le foot n’est pas forcément ce que toi tu y trouves attirant. Tu ne vois pas où je veux en venir ? C’est simple. Pour toi, le foot représente par exemple l’esprit d’équipe, la performance, le dépassement de soi, la cohésion dans l’unité tactique, blablabla. Toutes ces grandes valeurs qui font bien dans la bouche d’un joueur interviewé à la fin d’un match difficile. C’est beau. C’est noble.

Pour une fille, ce qu’il y a de bien dans le foot, c’est au choix : les fesses rebondies de Thierry Henry, la bouille craquante de Robert Pirès, l’humilité de Zizou, les larmes d’émotion de toute une équipe de gaillards musclés après la victoire, les échanges de maillots trempés de sueur dévoilant des torses virils aux abdos en plaque de choco…
Ah tu es déçu ? Tu pensais qu’une fille regardait le foot "pour la beauté du jeu", tout bêtement ? Je suis désolée de briser tes illusions, jeune homme. Mais il fallait que tu voies la vérité en face. Je sais, c’est dur, ça fait mal. Un peu le même effet que le jour où nous, les filles, on a compris que les garçons ne feuillettent pas les catalogues de lingerie pour trouver des idées de cadeaux à nous offrir, mais bel et bien pour reluquer.

Enfin bref, mis à part ces quelques personnes qui disent aimer le foot, la grande majorité des filles n’en a strictement rien à faire, pour tout t’avouer. Ce qui nous fascine, en revanche, c’est l’attitude que toi et les tiens pouvez adopter face à un match. Pour nous rendre la situation plus agréable, voici quelques travaux pratiques pour t’entraîner à marquer des points.

Exercices pratiques
Difficulté ** : On dit souvent que, à l’inverse des femmes, les hommes ne savent pas faire plusieurs choses en même temps. Or, bizarrement, lorsque toi, jeune homme, tu regardes un match de foot, tu es également capable de : boire une bière, manger des chips, mettre des miettes partout, t’essuyer les mains grasses sur ton jean, bondir du canapé en hurlant des insultes contre l’arbitre, commenter les actions sur le terrain, répondre à ton téléphone portable (sauf si c’est ta mère). Ma conclusion est donc simple : quand tu veux, tu peux faire plusieurs choses à la fois. Alors s’il te plait, prouve-le moi dans d’autres contextes.

Difficulté **** : Pour l’amour du ciel, je t’en supplie, je t’en conjure : arrête de tenter de m’expliquer les règles du jeu. Surtout si je ne t’ai rien demandé. Parce que ça veut dire que je m’en fous. Oui, je m’en fous, de ce qu’est un hors-jeu ou un penalty. Ca ne m’intéresse pas de savoir que Domenech a foiré sa sélection, que c’est dégueulasse que Anelka ne joue pas, et que les techniques de jeu sont mal choisies, compte tenu du dernier résultat de l’équipe au quart de finale de la Coupe de je-ne-sais-trop-quoi. Je sais que ça te semble difficile, parce que tu as à cœur de me montrer que tu maîtrises fort bien le sujet, même (et surtout) si c’est seulement depuis le fond de ton canapé. Mais dis-toi bien que si tu te tais à ce sujet, c’est mieux pour tout le monde. Si, si !

Difficulté ******* : Si tu veux réellement éblouir une fille, voici une petite phrase qui a l’air toute innocente, mais qui marche à tous les coups : "Tu préfères que j’enregistre le match pour plus tard et qu’on se regarde Desperate Housewives sur la 6 ?". Je te laisse seul juge de la réaction. Tu m’en diras des nouvelles.

 

Posté par Katia_ à 11:54 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [17]