Gin Fizz

Bulles de vie...

Mon homme, le sport et mon été pourri

13 juin 2012

Roland Garros 2012

Hypothèse n°1, confirmée : Cette année, après Roland-Garros vient l'Euro 2012, puis le Tour de France, puis les J.O de Londres.
Hypothèse n°2, affirmée : Chéribibi est fan d'à peu près tout ce qui contient un ballon, une roue et/ou des commentateurs hystériques.

Bien. Si je pose 2 et je retiens 4, carré de l'hypoténuse ou pas, je suis donc en mesure d'affirmer que je vais passer un été assez pourri. CQFD.

Déjà, en temps normal, le sport et moi, globalement, ça fait deux. J'veux dire, filez-moi par exemple une raquette entre les mains, et vous êtes à peu près sûrs de passer un très bon moment de poilade devant ma dexterité et mon sens de la grâce sur un court de tennis. Du coup, j'ai résolu la question avec plus ou moins de facilité, en me tenant très loin de toute salle de sport. (ho, ça va, je marche vite dans les couloirs du métro et je prends les escaliers, ça compense, non ?).

Mais alors, pour ce qui est du sport à la télé, j'avoue, je n'ai pas encore trouvé la solution. Donc je subis. Patiemment. En silence.
Au mieux, j'essaye de m'intéresser un peu à la chose. Roland Garros, par exemple, j'ai fini par bien aimer, et même par piger toutes les règles. Et pour le foot, remerciez bien fort Zidane, Lizarazu, Pirès et Henry qui ont réussi à me faire presque aimer les matchs qualificatifs d'équipe de France.

Bon, mais après ?

Je serai brève sur le cas "Formule 1", qui fait régulièrement le bonheur de mes dimanches après-midi. Cette impression d'habiter en bord du périphérique parisien grâce à la bande son des diffusions de Grands Prix me laisse, mmm, complètement sous le charme. Et puis peut-on décemment appeler ça du "Sport" ? A part un concours de moteurs bien carossés et de combinaisons intégrales bardées de logo mochingues, la F1, c'est quoi ? Que quelqu'un se dévoue pour m'expliquer parce que sinon, sincèrement, je ne vois pas.

Mais le cas le plus grave, le plus atroce, le plus abominaffreux, le cas qui relève du pénal, qui devrait vous coller directement en prison sans passer par la case départ ni toucher les 20 000, c'est... le cyclisme. (On dirait presque un gros mot).
Honnêtement, entre nous, qui de normalement constitué peut bien trouver un intérêt (même minuscule) à une troupe de gugusses en shorty moulants qui s'acharnent à pédaler sur les routes les plus pentues de France et de Navarre ? Hein, qui ? Chéribibi ? Hé bah bonne pioche !
Le Tour de France, c'est ma malédiction depuis la plus tendre enfance, quand déjà, mon grand-père, chez qui je passais mes vacances d'été, me faisait louper tous mes dessins animés préférés pour regarder ce programme soporifique au possible. Aujourd'hui, je ne regarde plus les dessins animés, mais j'ai droit à un compagnon qui est capable (oui messieurs dames) de me sortir des phrases comme "attends, j'enregistre l'étape de demain, c'est le col du Tourmalet, ça va être grandiose".

Je menace de demander le divorce jusqu'en septembre.


Vacances romaines

20 mai 2012

Rome monument VE statue

Quatre jours à Rome, plein mai 2012. Naïvement, en réservant les billets (moult ago, pour des tarifs EasyJet de compet'), j'imaginais que le beau temps serait immanquablement de la partie. Sauf que non. Et c'est avec un temps mi-figue mi-raisin que nous avons découvert la ville éternelle, piochant au fond du sac lunettes de soleil ou k-way selon les bons désirs de Madame Météo.

Mais Rome reste Rome, et même sous un ciel de plomb, ce long week-end à arpenter la ville nous a laissé, en plus des ampoules aux pieds, une envie certaine de revenir un jour.
Je ne vous fais pas la visite guidée, les Routards et autres Lonely Planet le feront bien mieux que moi (j'ai autre chose à faire de mes vacances que de recopier les tarifs des bus ou des restaurants, en fait), mais je vous laisse avec quelques tips et petites anecdotes qui pourront vous servir, si d'aventure un court séjour dans la capitale italienne vous tente un de ces jours.

* Le prix des hébergements étant ce qu'il est en Italie, nous avons opté pour la location d'un petit appartement à Rome très mignon. Le budget final (incluant les frais de ménage) reste sensiblement le même que celui d'un hotel très correct, mais cette sensation d'être "chez nous" une fois rentrés de vadrouille, d'avoir une cuisine et un frigo rempli par nos soins à disposition, et de disposer de deux vraies pièces au lieu d'une unique chambre, c'est encore plus confortable.
Un petit nid idéalement situé en plein quartier du Prati, à quinze minutes à pied de tous les sites touristiques incontournables (Piazza Navona, Vatican, Villa Borghèse...).

Rome appart 1     Rome appart
Choupi, isn't it ?

* "A Rome, de bonnes pizzas tu ne mangeras point". Bon, ok, j'exagère un peu, mais ce n'est pas le fort de la ville, manifestement. Certes, la pate est fine, mais le reste laisse à désirer. Quand ce n'est pas purement et simplement une pizza surgelée qu'on vous sert (ce qui est inscrit sur la carte, en tout petit, bien sûr, les italiens ayant l'obligation de mentionner ce genre de choses). Jamais ça ne m'aurait traversé l'esprit qu'on puisse vous servir des pizzas surgelées dans une ville italienne ! Petit conseil : épluchez conscienscieusement la carte avant de commander. Ou rabattez-vous sur les pasta, qui sont, elles, nettement plus à la hauteur, dans l'ensemble.

* Quelle que soit la saison, il y aura toujours une queue immense pour visiter la Basilique Saint-Pierre au Vatican. Elle avance relativement vite, donc ne pas se décourager. Si la visite de l'église est gratuite, vous pouvez aussi, moyennant 5 euros, grimper au sommet de la Coupole, et découvrir une vue à couper le souffle sur toute la ville. "A couper le souffle", c'est peu de le dire, car il faudra pour cela grimper les 530 marches qui mènent au sommet. Escaliers de plus en plus étroits, impression et odeurs de renfermé, murs inclinés (sous le dôme)... la grimpette est sportive, et fortement déconseillée aux personnes âgées, cardiaques, femmes enceintes, ou claustrophobes. Tout est dit !

* Dans un autre genre de belle vue, le toit du Monument à Victor-Emmanuel II est également splendide. De part et d'autre de la terrasse s'étendent tous les monuments emblématiques de la ville. Impeccable en fin de journée, quand les rayons du soleil donnent aux bâtiments cette douce couleur mordorée.

rome vue colisée 2

Colisée, vu depuis le Palatin.

Rome Piazza Navona 1     Rome Piazza Navona 2

Fontaines de Neptune et des Quatre Fleuves, Piazza Navona

Rome Piazza     Rome Piazza Navona balcon

Rome texto

"Tiens, j'ai reçu un texto".

Rome ombre     Rome ombre forum

Rome louve     Rome paladin

* Visiter une ville sous une pluie battante, c'est la plaie. Mais cela permet également d'avoir nettement moins de touristes sur les sites touristiques, et donc sur les photos ! Nous en avons profité pour (re)découvrir le Panthéon, Saint-Pierre ou la Fontaine de Trevi... de nuit, puisque les éclairages y sont les mêmes par beau ou mauvais temps. Je vous mets au défi de réussir une photo de la fontaine sans un seul touriste assis sur le rebord pour se faire photographier en train de jeter sa pièce dans l'eau, à moins d'opter pour cette solution ! (oh, bah, on se console comme on peut, hein).

* A moins d'arriver aux aurores (et ceux qui me connaissent un brin savent que ce n'est pas gagné), la foule attendant pour visiter les musées du Vatican et la fameuse Chapelle Sixtine est dense, et la queue met parfois trois ou quatre heures pour arriver à l'entrée. L'une des solutions coupe-fil est d'opter pour la prestation d'un guide officiel, qui se chargera de vous faire entrer plus rapidement, et vous guidera pendant 2h30 de visite à l'intérieur des musées. La chose a un prix, 45 euros, et le concept n'est pas forcément au goût de tout le monde (perso, j'ai horreur de piétiner dans un musée en tendant l'oreille pour comprendre ce que raconte mon guide, alors que tout le monde trace autour de moi vers les oeuvres majeures). Dans ce cas, négociez ! Nous avons réussi à profiter de l'effet coupe-fil du groupe tout en esquivant la visite commentée, contre 30 euros par personne. Cher, certes. Mais l'entrée seule aux musées coûte déjà 15 euros. J'estime que rajouter 15 autres euros pour gagner plus de 3h de mon temps durant un court week-end sur place, c'est un investissement rentable.

Rome Vatican d'en haut

La place Saint-Pierre vue depuis la Coupole de la Basilique

Rome Vatican nuit

Le Vatican, de nuit.

Rome Panthéon

Le Panthéon, de nuit, un soir pluvieux (pas un rat !)

Rome Trevi nuit H     Rome voiture

* Testé et approuvé, trois chouettes petites adresses :
Restaurant Palazzaccio, une petite taverne familiale de quartier, jolie carte, poissons et crustacés à un bon prix, et petite terrasse très agréable. Via Ennio Quirino Visconti, 66-68
Osteria dell'Ingegno, un peu branchouille mais très raffiné dans l'assiette. Un peu cher peut-être, mais pour changer de la pizza ou du panino avalé rapidos le midi... Piazza di Pietra, 45.
Otello alla Concordia, au fond d'une allée, sous une veranda, une salle bruyante et animée (cantine de quartier) et une cuisine simple mais sympatique. Très bonnes pasta. Via della Croce, 81.

* Testé et desapprouvé, fuyez, fuyez :
San Silvestro, sur la place du même nom. Malgré une super adresse (jolie place calme et ensoleillée) et une grande terrasse accueillante, une cuisine fade et sans saveur, un service rochon, et des cheveux dans l'assiette. Passez votre tour !

Rome piazza spagna

Rome fleurs

Rome dolce vita

Rome vue villa Borghese

Vue sur Rome depuis la Villa Borghèse.

Rock'n Rome

14 mai 2012

Zadig & Voltaire montre 1

Je ne suis pas ce qu'on peut appeler une fille Rock'n Roll. Loin de là, même. Mais parfois... j'avoue... une petite touche par-ci, par-là, je ne dis pas non. Et ça ne vous aura peut-être pas échappé, mais le motif tête de mort revient en grande trombe sur le devant de la scène fashion ces temps-ci. Allez jettez un oeil chez Zara et H&M, surtout au rayon accessoires, et vous m'en direz des nouvelles !

Perso, j'ai jeté mon dévolu sur la touche sobre et classe de la montre Zadig & Voltaire, accompagné pour la touche girly d'un petit bracelet assorti du même motif. Mais l'âme Rock de Kate Moss reste encore loin de moi... j'ai préféré jouer le reste de la tenue coloré et pepsy, plutôt que de sortir mon éternel slim gris et mes boots motardes. Hé, c'est le printemps, oui ou oui ?

En guest special sur les photos, le paysage de Rome, où je m'en suis allée faire un petit tour pour le week-end du 8 Mai. (Mais t'inquiète, public, tu auras droit à du billet Voyage en bonne et due forme dès que j'aurai trié les 400 photos du séjour).

Bonne semaine toute courte à toutes et tous !


Montre Zadig & Voltaire (Partenariat Forzieri)
Bracelet Constance L

Zadig & Voltaire montre 3     Zadig & Voltaire montre 3bis

Zadig & Voltaire montre 2

Zadig & Voltaire montre 4

 

Les talons hauts rapprochent les filles du ciel

10 mai 2012

Les Talons Hauts rapprochent les filles du cielL'autre jour, j'étais tranquille j'étais peinarde, en train de surfer sur le oueb (bonjour l'expression ringarde) quand j'ai reçu ce message qui me disait en substance : "Hey Ginfizzette, je publie mon premier roman policier dans les jours qui viennent, ça te dit de le lire en avant prem's et de me dire ce que tu en penses ?".

J'ai évidemment sauté sur l'occasion, parce que :
1. Quand un copain vous demande un service aussi simple que ça, on ne peut décemment pas refuser,
(1 bis. Même si le copain en question vous contacte plus pour votre mega influence sur le web, plutôt que pour prendre de vos nouvelles),
2. Je partais en vacances peu de temps après et n'avais rien de précis à lire dans l'avion,
(2 bis. Et quand même douze heures de vol avec escale),
3. Quand il s'agit de critiquer le travail des autres, vous me connaissez, je suis toujours là,
(3 bis. Et en plus, j'avais carte blanche, puisque le copain en question m'a dit "balance, dis moi ce que tu en penses honnêtement").

Du coup, j'ai enfourné son petit fascicule couleur jaune poussin dans ma valise (faudra qu'on cause de cette couverture assez hideuse, d'ailleurs), et roulez roulez petits bolides.

Et j'ai lu. D'abord en traînant des pieds (ou des pages), parce que j'ai toujours un mal de chien à rentrer dans un nouveau bouquin.

Et j'ai commencé à me prendre au jeu.

Et j'ai dévoré le tout en trois jours à peine (mais y'a triche, monsieur l'arbitre, j'avais beaucoup de temps libre, alors ça compte qu'à moitié).

Le pitch, en gros, c'est facile : Fitz, oiseau des nuits branchées parisiennes, se trouve embarqué malgré lui dans une chasse au serial killer s'attaquant aux jeunes filles rencontrées en boîtes de nuit. Avec un flegme attachant et un flair très relatif, le jeune homme va suivre la piste du meurtrier, quitte à y laisser quelques plumes...

(Bon, c'est là que je me dis que décrire un roman en trois lignes, c'est tout un métier. J'aurais mieux fait de recopier la quatrième de couv').

Après avoir dit ça, je suis supposée vous donner mon avis. C'est là que les choses se corsent. Parce que ce n'est jamais très facile de parler du travail de quelqu'un qu'on connait. Certains pourraient penser qu'on a tendance à être plus bienveillant, justement parce qu'on connait l'autre. Personnellement, je me suis trouvée très dure dans mes pensées, en lisant ce roman. Avec la critique facile, le reproche à la volée, et le jugement parfois très tranché. "Ah, j'aurais pas choisi ce mot là. Tiens, c'est vraiment mal dit, cette phrase. Pfff, cette expression qui revient toutes les trois pages, c'est agaçant !"

La jalousie peut-être ? Ou simplement l'envie d'avoir, comme Olivier, réussi à écrire Son roman, et à le faire publier, qui plus est. Ouais, sans doute. Une pincée de jalousie... (allez, va, on va dire ça, ça lui fera plaisir).

Et puis passé ce premier regard mesquin, je me suis plongée dans l'intrigue, j'ai retrouvé avec un sourire quelques touches autobiographiques, et des expressions que j'ai effectivement entendues mille fois dans sa bouche. Le style est plaisant, les références amusantes. Et les 375 pages sont passées toutes seules !

Honnêtement, l'intrigue n'est pas bien folichonne (Paris, des filles, de la vodka, un serial killer) mais ce n'est pas pour elle qu'on aimera le livre. Mais pour ses personnages attachants (certains plus que d'autres), quelques dialogues de haute voltige, et un dénouement qui, ma foi, m'a quand même surprise, malgré un scénario cousu de fil blanc. Ca, plus un titre franchement accrocheur.

La presse féminine ne s'y est pas trompée (je ne sais pas si c'est vraiment un argument vendeur). Biba, Cosmo, Elle et compagnie ont déjà reconnu ce polar comme un très bon "chick thriller", et les critiques élogieuses pleuvent sur "Les Talons Hauts...". Ce roman a été couronné (ça se dit ?) du prix du premier Roman au festival de Beaune, et est "Coup de coeur" des vendeurs de la Fnac. Rien que ça.

En attendant de lire la suite, déjà en préparation (oui, madame), je vais archiver précieusement mon exemplaire dédicacé. Si ça se trouve, je connais le nouveau Guillaume Musso ? (Sauf qu'il y en a un des deux qui se foule légèrement plus pour sa recherche de titres).


Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel, Olivier Gay
Editions du Masque. 6,60 € (pas cher mon fils)

 

Sri Lanka #3 : Baleines bleues et cocotiers

02 mai 2012

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Pour achever notre périple en douceur, nous optons pour quelques jours de glandouille reposante et bien méritée sur les plages du sud de l'ïle. Dévastées par le fameux tsunami il y a six ans, elles ont à peu près toutes été remises en état rapidement, et accueillent à nouveau les touristes. Restent ça et là quelques vestiges de cette parenthèse infernale : ici un bateau échoué bien loin du bord de mer, là un panneau "Tsunami, water level" qui oblige à lever la tête à quelques huit mètres de haut, et à réaliser combien cette vague meurtrière a dû être impressionnante.

Nous posons nos valises à Goyamboka, à côté de Tangalle, dans un ravissant éco-lodge fait de petites cabanes en bois tout confort disséminées au milieu d'une grande cocoteraie. La plage est belle, parce que très sauvage, non envahie par les gargottes de touristes et les parasols colorés. Les vagues sont hautes mais pratiquables (si on exclue les trois ou quatre tasses de mer salée que je m'ingurgite chaque fois...) et quand le ciel se pare des couleurs chaudes au coucher du soleil, on est tout simplement au paradis. D'ailleurs, nous qui pensions ne rester que deux nuits ici puis continuer à visiter la côte, avons rebroussé chemin après avoir aperçu Mirissa, plus touristique et moins nature, pour revenir sur nos pas.

Sri Lanka 1 plage

Sri Lanka 2 plage

Vue depuis la cabane. (Oui, tout va bien, et vous ?)

Sri Lanka 3 plage

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Les trois mousquetaires, gardiens de la cocoteraie.


A proximité se trouve le parc de Yala, grande réserve naturelle peuplée de singes, crocodiles, buffles, léopards, cerfs et éléphants. Vous imaginez bien que je n'allais pas passer à côté de la chose, moi qui ait gardé un superbe souvenir de mon voyage au Kenya. Ici, c'est un peu différent, pourtant. La saison humide a commencé et la végétation assez dense dissimule les fourrés et les bestioles qui s'y réfugient. Pas de léopard pour nous cette fois-là, hélas, mais quelques jolies rencontres, et un paysage de nature paisible et sereine très agréable.

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Sur la piste, au lever du soleil...

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Le dernier jour approche, nous devons nous rapprocher de Negombo (la ville la plus proche de l'aéroport), sur la côte est. Mais avant de boucler notre périple, nous tentons une dernière petite activité ultra touristique : la sortie en mer pour approcher dauphins et baleines bleues. En effet, de nombreux cétacés migrent entre le Golfe du Bengale et la mer d'Oman, passant à quelques encablures seulement de la côte sud.
Un peu sceptiques au départ, nous embarquons sur le rafiot pour quatre heures de balade en mer. Et quel festival au bout du voyage ! Des dauphins par dizaines qui nagent à nos côtés, sautent hors de l'eau, font les fous... et surtout, une douzaine de baleines bleues, aperçues au loin (on les distingue grâce à leur fameux jet d'eau en l'air), ou bien plus près, puisque la moins sauvage d'entre elles passera à environ quinze mètres du bateau ! Le plus grand animal au monde, juste là, sous nos yeux. Un moment assez magique, vous vous en doutez... (en revanche, va prendre la photo au bon moment, tiens...)

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Le port de Mirissa, point de départ des excursions en mer

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Flipper et compagnie. (En vrai, il y a plus de soixante dauphins autour de nous, mais impossible à photographier sans matos de compet').

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Une baleine, au loin. Et le jet d'eau recraché, qui monte à près de dix mètres, et fait un barouf d'enfer !

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Après sept ou huit crachés d'eau, la baleine replonge dans les profondeurs, dévoilant le petit airelon sur le bas du dos,
et sa grande queue puissante (ça, c'est pour le référencement Google, hop !).

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Sur cette dernière note positive s'achève notre voyage au Sri Lanka. Douze jours, c'est peu pour faire le tour de ce beau pays, mais nous aurons quand même réussi à en avoir un bon aperçu général. Si cette destination vous tente, sachez que nous avons toujours été bien reçus et accueillis ; les habitants (surtout les enfants) sont curieux de nous, mais nous observent toujours avec bienveillance et dans un grand sourire. Seul inconvénient rencontré, la désagréable sensation d'être parfois pris pour des porte-monnaie sur pattes prêts à payer (cher) pour tout et n'importe quoi. Il suffit de le savoir et d'essayer de passer outre pour vivre un très beau voyage.

 


Mets de l'huile !

27 avril 2012

huiles2

Hé mais ? On dirait que ça fait un petit moment qu'on n'a pas causé biouty par là, non ? Shame on me, je manque à mes devoirs de blog de fille, c'est moche. Pour la peine, aujourd'hui, c'est six produits pour le prix d'un. Ah ça, vous ne pourrez pas dire qu'on ne rentabilise pas le billet beauté, ici.

De l'huile, donc.

De l'huile qui hydrate, qui raffermit, qui parfume, qui satine, qui assouplit, qui auto-bronze. Pas tout ça à la fois, faut pas pousser mémé. Mais je dois dire que j'ai trouvé ces derniers temps une petite panoplie de produits beauté qui me donnent envie de me bichonner de la tête aux pieds chaque jour en sortant de la douche.

Pourtant, au départ, l'huile... bof, quoi. L'idée de ressembler à une frite luisante ne m'inspirait pas vraiment confiance. Mais les labos cosméto ont fait de sacrés progrès en la matière. Et le secret... car oui, secret il y a... c'est d'appliquer le produit sur peau encore humide. L'huile se fond mieux sur la peau, elle glisse parfaitement au massage, et évite d'avoir à se tripoter le cuissot des heures durant pour faire pénétrer le produit. Essayez, vous m'en direz des nouvelles !

Banc d'essai testé et validé, de gauche à droite (sorry pour la photo crappy) :
* Nivea, Huile Sèche Fermeté : effet non gras, odeur très discrète, pénètre vite.
* Biotherm, Huile Elixir Oil Therapy : riche et ambrée, ultra nourrissante, odeur sucrée.
* Le Petit Marseillais, Huile Anti-cellulite : fraîche, agréable à masser, odeur douce citronnée.
* Roger & Gallet, Huile Voluptueuse Amande Persane : laisse sur la peau cette délicieuse odeur poudrée d'amande.
* Leonor Greyl, Huile de Palme : un must incontournable pour les cheveux secs, ou sous le soleil.
* Dior Bronze, Huile Somptueuse Eclat Naturel : autobronzant léger qui colore la peau en douceur, pénètre très (trop?) vite.

Edit : Un petit nouveau vient de rejoindre mon écurie : L'Huile Embellissante Fleur d'Osmanthus, de chez Roger & Gallet. J'étais déjà raide de l'eau fraîche du même nom (souvenez-vous), je sens que cette petite dernière va devenir mon chouchou du moment !


Sri Lanka #2 : Au pays de Kandy

22 avril 2012

 Sri Lanka train 10

Je pense qu'à peu près toutes les personnes qui voyagent au Sri Lanka et en résument leur périple sur blog ou journal intime intitulent l'un de leur billet comme ça. Moins quinze points pour l'originalité, merci, au revoir. Mais c'est à dire que j'ai eu l'air du dessin animé dans la tête pendant quatre jours, et je trouve qu'il n'y a pas de raison pour que vous y échappiez. (De rien, ça me fait plaisir).

Kandy, donc. Seconde ville du pays après la capitale Colombo, à l'orée des montagnes, où nous débarquons après avoir parcouru les principaux sites du triangle culturel. Kandy, agglomération bruyante, grouillante, klaxonnante et crispante. Si bien que nous avons rapidement mis les voiles pour l'étape suivante, plutôt que de nous attarder au milieu du traffic et de la pollution (Hé, on quitte Paris pour changer d'air, c'est pas pour retrouver les mêmes emmerdes à l'autre bout du monde, hein). Manque de pot, on devra donc faire l'impasse sur le splendide jardin botanique de Peradeniya, réputé comme l'un des plus beaux d'Asie.

De Kandy part le train qui traverse toute la région montagneuse. Un vieux tortillard lent et bringuebalant qui circule à travers les vallées innondées de plantations de thé, horizon vert de jade s'étendant à perte de vue, parsemés d'autant de tâches de couleurs vives que sont les saris des petites cueilleuses de thé Tamouls.
S'il y a bien une expérience locale que tous les voyageurs vous recommanderont, c'est celle-ci : grimper à bord du train, en wagon classe 2 pour se mêler à la population locale, partager ces quelques heures de transport plongés au milieu de l'agitation bon enfant qui règne à bord, s'assoir sur le rebord d'une porte (qui reste ouverte, pas de danger le train ne va pas très vite), et admirer le paysage qui défile, les allers et venues dans les gares traversées, les vendeurs à la sauvette qui déambullent sur les rails.

Le train est plein, et ne désemplit pas au fil du trajet. Nous faisons un premier stop à Nuwara Eliya, pour visiter une fabrique de thé noir (le fameux thé de Ceylan) et reprennons la route le lendemain, jusqu'à Ella, perdue au sommet des montagnes, où la brume recouvre tout le panorama dès le début d'après-midi. Seule fois où les pulls et le K-way sortiront de la valise, car la température n'est pas olé-olé dans ces contrées. Peu importe, le paysage verdoyant en vallait largement la peine, et la suite du périple nous emmènera au sud, vers les températures tropicales et les plages... Je profiterai d'ailleurs de ce temps peu clément pour tester un soin ayurvédique (massage relaxant à l'huile tiède), spécialité du pays, et véritable délice après ces premiers jours de vacances à rythme soutenu.

Sri Lanka Kandy gare

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(To be continued)

Une croix sur mes rides ?

20 avril 2012

Rides

Quand on a déjà la trentaine bien tassée (qui a parlé de moi ?), il ne fait de mystère pour personne que certaines petites ridules commencent à pointer le bout de leur museau pour notre plus grand effroi. Ici, au coin des yeux. Là, autour des lèvres. Oh, et vlan, entre les sourcils !

On ne va pas rentrer dans l’éternel débat au sujet des rides qui font l’expression et affichent le vécu et l’expérience sur le visage, c’est déjà écrit mille fois dans tous les magazines qui nous vendent du vent rêve. Et peu importe la beauté et la grâce de certaines rides et ridules, il y a parfois des marques du temps qu’on aimerait bien pouvoir gommer, façon Photoshop de la vie qui passe.

Injections d’acide hyaluronique, de toxine botulique, mésothérapie… autant de petits coups de pouce anti-âge de la science qui permettent à certains de mieux envisager les méfaits du temps sur la peau. Des professionnels de l'esthétique ont pu me présenter et m'expliquer toutes ces méthodes "douces" alternatives à la chirurgie il y a quelques temps, dans une clinique ultra moderne à St Lazare. Oui, je sais, ça peut vite faire peur de parler de ce genre de procédés. C'est pourquoi il faut prendre le temps de se poser les bonnes questions, et d'en discuter avec des pros. Perso, je n’en suis pas encore arrivée au stade où je cours ventre à terre chez mon dermatologue pour pratiquer ce genre d’intervention.

(Bien que… j’ai eu l’occasion, dans le cadre de mon traitement pour migraines, de recourir à une injection de toxine botulique, supposée paralyser le muscle à l’origine des crises. Niveau migraine, zéro effet. Mais j’ai très nettement vu la différence au niveau de ma ride du lion, entre les sourcils, qui s’était indéniablement effacée. Youpi pendant 6 mois, dites donc !)

Rides ou pas rides, telle est la question. Et la réponse reste propre à chacun, il n’y a là aucune mauvaise solution.

Pour faire un petit point entre soi et son visage, vous pouvez déjà commencer par réaliser le test « bilan-rides » mis au point par Zestetik. Un questionnaire d’une vingtaine de thèmes basés autour de votre ressenti, l’aspect de votre visage, mais aussi votre mode de vie (fumeuse ? Bouhhh, pas bien pour les rides) et alimentation (pas de légumes ? bouhhh pas bien non plus !). Le principe de base est simple, et corrobore exactement ce qu’on disait en début d’article : faire une croix sur certaines rides, mais conserver certaines autres, qui nous plaisent, nous ressemblent et font notre personnalité. Au terme du questionnaire, vous recevrez un bilan personnalisé avec quelques conseils adaptés à vos idéaux.

Bilan rides

Je me suis pliée au jeu pour le besoin de ce billet. J’ai mentionné notamment ma ride du lion que je n’aime pas (je fais une fixette dessus en ce moment), les plis nasogéniens qui commencent à marquer, et le manque d’hydratation flagrant, malgré mon multi usage de crèmes en tout genre (et quand t’es blogueuse, crois-moi, de la crème, t’en as un paquet à tester !). J’ai également dit que j’aimais bien mes petites rides au coin des yeux et que les petites « fossettes » (laissez-moi appeler ça comme ça, c’est plus joli) au coin des lèvres ne me dérangeaient pas.

Bilan des courses :
*On me conseille d’utiliser une crème de soin à base de collagène ou d’acide hyaluronique pour combler la perte naturelle de la peau (liste de marques variées, comme Nivea, Shiseido, Lierac…) ;
*Un soin mésolift peut ponctuellement m’apporter plus d’éclat pour repulper ma peau déshydratée
* Enfin, à terme, je peux envisager une injection d’acide hyaluronique pour combler les rides qui me déplaisent.

Ouf, sauvée ! Je ne suis pas encore bonne pour la table et le bistouri ! Plus sérieusement, j’ai apprécié que les premiers conseils ne soient pas directement « venez vous faire piquouser en centre esthétique », et j’avoue que je vais effectivement regarder du côté des crèmes enrichies en collagène pour voir si ma peau redevient – boumboumwouhaaa – repulpée et rebondie comme les fesses d’un bébé.

Si vous voulez réaliser votre bilan-rides : www.zestetik.com

Article sponsorisé

Sri Lanka #1 : Eléphants et Bouddhas géants

16 avril 2012

Sri Lanka Polonnaruwa bouddha assis

Bouddha assis, Gal Vihara, Monastère nord de Polonnaruwa (hauteur 7m).

Et voilà. Comme d'habitude, c'est passé trop vite. Douze jours au Sri Lanka, et me voici revenue comme si j'étais partie hier. Il faudra m'expliquer un jour pourquoi les semaines de boulot ne défilent jamais aussi vite, elles.

Sitôt débarqués de l'avion au petit matin, les festivités commencent grâce à notre chauffeur de taxi, également guide touristique à ses heures perdues, qui nous jette littéralement sur le dos d'un éléphant pour une petite balade couleur locale. C'est ainsi que nous baptisons notre voyage, les yeux encore mités du voyage en avion et du décalage horaire. Promenade à crue à dos de bestiole dans la rivière du coin, et sourires goguenards des habitants devant nos mines réjouies ("sont cons, ces touristes, j'te jure").

Clic clac, photo souvenir, et nous voilà repartis sur les routes jusqu'à la première étape à Habarana, au coeur du triangle culturel du pays. Ce sera notre point de départ pour la visite de trois sites incontournables :
* Polonnaruwa, vestiges de l'ancienne capitale commerciale et religieuse, aux fameux 3 bouddhas géants
* Sigiriya, le rocher du Lion, ancien siège d'une forteresse perchée à 370 mètres de hauteur dont l'entrée était gardée par un immense lion en pierre (il n'en reste aujourd'hui que les pattes). Autant vous dire que si vous êtes sujet au vertige, vous pouvez passer votre tour : le sommet s'atteint grâce à de petits escaliers en feraille scellés à même la roche, et le vide autour de soi est saisissant.
* Dambulla et son kitchissime Golden Temple surmonté d'un bouddha doré.

Je ne vous fais pas la visite guidée détaillée (je sais pertinemment que 95 % des lecteurs ne lisent pas les textes des billets sur les voyages) (oh, c'est pas la peine de nier, hein !) et je vous colle la galerie photo qui va bien, et qui en envoie plein les mirettes.

Sri Lanka Panneau iguane     Sri Lanka panneau éléphants

Le bord de route est un zoo à lui tout seul ! ("Attention, traversée d'éléphants", ça surprend !).

Sri Lanka sur éléphant     Sri Lanka tortue copie

Sri Lanka bonze copie

Sri Lanka Polonnaruwa bouddha couché

Bouddha couché, Gal Vihara, Monastère nord de Polonnaruwa (longueur totale : 14m).

Sri Lanka singes 3     Sri Lanka iguane

(Ah tiens, salut les gars !)

Sri Lanka éléphant EcoPark

Sri Lanka éléphants Ecopark

EcoPark, réserve naturelle d'éléphants. Visite au soleil couchant.

Sri Lanka Rocher Sigiriya copie     Sri Lanka Sigiriya escaliers bas

Forteresse de Sigiriya (Rocher du Lion). Au début, ça grimpe fastoche...

Sri Lanka Sigiriya pattes     Sri Lanka Sigiriya vue d'en haut

... et puis ensuite, c'est l'escalade à flanc de rocher, suspendus dans le vide. Mais la vue d'en haut est superbe.

Sri Lanka Golden Temple Dambulla copie

Dambulla, son Golden Temple, et son kitsch parfaitement assumé !

Sri Lanka dambulla bouddha doré copie

Sri Lanka Golden Temple inside

Sri Lanka charmeur serpent     Sri Lanka cobra

Brrrrrr...

(To be continued)

 

Sri Lanka, départ imminent. Sri Lanka, 12 jours d'arrêt.

27 mars 2012

Sri Lanka train

Salut, gens de l'Internet et des environs. Je vous abandonne quelques jours, le temps pour moi d'aller recharcher les batteries et de vadrouiller à nouveau à l'autre bout du monde, ou presque. Cette fois-ci, direction le Sri Lanka. "La larme tombée de l'Inde", comme on l'appelle aussi, en raison de sa forme de goutte d'eau située au sud du territoire indien. (Moi, j'aurais plutôt dit une patate, mais je ne dois pas avoir l'âme poétique, sans doute).

Pourquoi cette destination ? Elle nous semblait un bon mélange de jolies plages, de culture à découvrir (les temples et les dagobas des cités anciennes) et de belle nature (plantations de thé à foison, réserves animalières, plaaaaaaaages). Le tsunami de 2004 et la guerre civile achevée en 2009 ont sans doute laissé des traces, mais le pays se reconstruit peu à peu, et semble prêt à recevoir dignement les touristes, dont il a grandement besoin pour se développer. Alors pourquoi pas ?

A l'inverse de notre super road-trip de cet été où chaque étape était calibrée et chaque nuit réservée, ici, c'est freestyle complet. Seul le billet d'avion en poche, aucun hotel booké, aucune visite arrêtée. On fera au feeling, au gré du vent, de nos envies, et de la météo.

Seule certitude : un itinéraire choisi dans les (très) grandes lignes, qui s'achèvera sur les plages du sud, pour terminer ce nouveau périple par quelques jours de glandouille bien méritées au soleil de Ceylan. Le reste ? Très flou, encore, à ce stade... Mais si tout se passe bien, il devrait comporter, entre autre : des tortues, des bouddhas, des hamacs sur la plage, des léopards, des plantations de thé, des vagues salées, des currys, des éléphants, des bonzes, des épices, des saris chatoyants... et peut-être même quelques baleines bleues. Verdict dans quinze jours...

Photo : empruntée au blog Two Travelling Birds, une petite pépite de jolis clichés et une mine de renseignements sur pleins de destinations.