Gin Fizz

Bulles de vie...

Neon lights

15 mars 2012

Ceinture fluo détail

Dernière fashion-lubie en date : a touch of fluo dans mes tenues encore un brin hivernales. Oui, il faut croire que l'esprit "Véronique & Davina*" n'est pas complètement mort, si j'en crois la tendance qui se faufile peu à peu dans les boutiques de prêt-à-porter. (Au secours ?)

Evidemment, en bon petit mouton que je suis souvent parfois, j'ai sauté à pieds joints dedans, tu penses bien ! Mais connaissant ma laaaaarge propension à changer de fashion-lubie comme de slip, j'ai misé uniquement sur les enseignes un peu cheap, histoire de rester à peu près copine avec le banquier (tu vois pas que je pars en vacances la semaine prochaine, s'agirait pas qu'il me bloque ma Visa, celui-là).

Bilan des courses :
* Des débardeurs bien pétards, qui feront la blague le temps d'une saison (ouh, tu la vois, la p'tite bretelle fluo qui dépasse d'un pull gris un peu large), et qui finiront en tenue de sport d'ici le mois de septembre. Je ne suis pas idiote, je me doute bien que vu le tissu et la coupe du machin, ça sera déjà bien le Pérou si ça résiste à 3 lavages (c'est un peu ce qui m'a retenue de prendre AUSSI le vert et le corail !), mais à moins de 8 euros la chose, bon... si on peut se faire plaisir le temps d'une lubie...

* Des ceintures pour souligner sur mon slim noir ma taille svelte et athlétique (heu ?) d'une touche wawawoum. La première est totalement rose, bien flashy comme je voulais. La seconde, ma foi, elle me fait un peu l'effet d'un Malabar bi-goût, à être moitié jaune, moitié rose. Pour être parfaitement honnête, j'avais pas bien pigé qu'elle aurait cette allure heu... destructurée post-moderne, mais le site de commande étant suffisamment mal fichu pour me filer des explications , j'ai collé la bête dans mon panier, et roulez roulez petits bolides, on verra bien à la réception du colis. (J'ai vu. Merci). (Mais elle me plait quand même, en fait).

Sandales fluo Topshop* Des petites sandalettes que je n'ai pas encore reçues, mais que je colle quand même en photo dans cet article, parce que bon, on va pas causer fluo tous les jours non plus. Là, voyez, j'imagine très bien mes petits petons futurement bronzés glisser leurs orteils manucurés de vernis flashy dedans. Aaaah, j'peux vous dire que ça va réveiller le Levi's brut de pomme, ça !

Telle que je me connais, je suis bien capable d'aller craquer sur encore quelques bricoles phosphorescentes, surtout si on m'en agite sous les nez à chaque vitrine de boutique. Mais comme on a dit qu'on ne parlerait plus fluo ici, vous n'en saurez jamais rien. Et toc !

 

Fluo OK

Fluo détail


Débardeurs Jennyfer // Ceintures Asos // Sandales Topshop



* Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...


Comme avant dans mes rêves d'enfant

05 mars 2012

les maisons de dame souris

S'il fallait une preuve que les blogs peuvent encore apporter de belles surprises, au delà de leur aspect parfois un peu trop commercial et publicitaire, en voici une :

Il y a presque six ans de ça, alors que je commençais tout juste à écrire ici (pfouuu, on n'est pas tout jeunes, mes amis, c'est moi qui vous le dit), je lançais une bouteille à la mer pour tenter de retrouver un livre de mon enfance qui m'était cher, mais qui avait fini par disparaître, de déménagement en tri intensif, faute de place dans la bibliothèque. Apparemment, je n'étais pas la seule à avoir la nostalgie de ce livre et à avoir été marquée par les histoires de cette souris architecte (je crois que ma vocation râtée vient de là, en fait), si j'en crois les nombreux commentaires et mails que j'ai reçus, régulièrement, depuis la publication de cet article.

Beaucoup m'ont écrit avoir de beaux souvenirs de cet ouvrage introuvable, certaines personnes qui avaient un exemplaire en ont même scanné les pages pour les partager avec tous ces lecteurs frustrés du passé. Un ami virtuel de l'époque avait d'ailleurs fini par remettre la main sur la version anglaise de la chose, sans pour autant parvenir, malgré les recherches, à retrouver un exemplaire de MA version d'enfance, en français dans le texte. Dame Souris s'était bel et bien fait la malle, et la maison d'édition n'avait pas du tout l'intention de rééditer l'ouvrage.

Et puis un jour de janvier dernier, je reçois ce mail, qui me dit en substance :
"Bonjour, je suis bouquiniste à (petit village de l'Aude) et j'ai actuellement en stock le livre que vous semblez chercher. Je peux vous l'envoyer si vous êtes intéressée".
Bah tu m'étonnes Elton, que je suis intéressée ! Depuis le temps ! Ni une, ni deux, je réponds au message, et l'affaire est entendue.

Quelques jours plus tard arrivait par la Poste mon cher et précieux livre. Bien sûr, la nostalgie engrangée durant toutes ces années avait embelli ce livre, peut-être plus qu'il ne le méritait. Sans doute, la frustration de ne pas pouvoir le feuilleter pendant si longtemps m'avait fait oublier que mes goûts d'enfant n'étaient plus mes goûts d'aujourd'hui. Et pourtant, malgré ces infimes déceptions, tourner les pages de Dame Souris et revoir toutes ces illustrations qui ont marqué ma jeunesse m'a presque tiré quelques larmes (presque, j'ai dit) (rhhhoooo).

Ce livre-là restera, vous pouvez en être certains, en lieu sûr dans ma bibliothèque d'adulte, attendant patiemment que mes propres enfants soient en âge de le lire et - qui sait - de l'apprécier à leur tour. Et il rejoint la petite liste des objets précieusement conservés, qui me fera un jour radoter sur le ton du "tu sais, quand maman avait ton âge...".

Trois p'tits tours et puis s'en va

20 février 2012

Des Petits Hauts

Je me fais rare ces temps-ci, je sais. Manque de temps, manque d'idées, esprit mobilisé par des sujets personnels pas très groovy-baby, ou au contraire temps libre occupé par des projets sympas (organiser les prochaines vacances !), grisaille ambiante, léger ras-le-bol... les raisons sont nombreuses.

Il n'empêche, ce n'est pas non plus une excuse valable pour laisser tomber ce blog trop longtemps. Alors pour vous donner malgré tout un peu de lecture, je vous propose, si cela vous tente, d'aller faire un tour du côté du Glossy Blog, où j'opère régulièrement en tant que rédactrice, uniquement sur des sujets qui me tiennent à coeur.

En vrac, je vous suggère quelques sujets mode et culture/confiture rédigés ces dernières semaines (cliquer sur les images pour accéder à l'article en question) :

* La nouvelle collection Princesse Tamtam, tuerie intersidérale (mais un peu comme toutes leurs collections printemps-été, à vrai dire...)


Princesse Tamtam Body   Maillot Ida  Maillot Evasione

 

* La nouvelle collection de bijoux fantaisie AlphaBeta, la classe à l'état pur.

Drip me  Share me et Mix me  Spleen Me et Arlequin me

 

* La nouvelle collection Des Petits Hauts, explosion de couleurs et de douceur.

Des Petits Hauts 1     Des Petits Hauts 2



* Ma nouvelle addiction de gourmande pour le Bubble Tea (le quoi ?) (allez, filez donc lire !).

Bubble tea

 

* Ma vision de la version moderne du Bourgeois Gentilhomme, avec François Morel, au Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Affiche Théâtre

 

* Une idée de cadeau pour vous, les hommes, avec le premier opus du blogueur et dandy Thierry Richard.

Paris Hommes 1     Paris Hommes 2



Quant à moi, je reviens vite (...) pour papoter vernis, Chéribibi, voyages et autres sujets in-con-tour-nables ici ! A très bientôt !



Hey mister DJ, put a record on

06 février 2012

Ipod et dragibus2

L'autre jour, prise d'une subite envie de refaire l'intégrale de ma bibliothèque Itunes (en fait, c'était ça ou étendre le linge pour la troisième fois en un week-end), j'ai passé plusieurs heures à recomposer de A à Z toutes les playlists de mon Ipod. J'ai donc classé par grandes thématiques le genre de musique que j'ai envie d'écouter, selon mon humeur et/ou le moment de la journée.

Au début, j'ai commencé super simple en créant ma liste "Vrac" : un gros fourre-tout, qui contient à peu près tous les titres que je suis susceptible d'avoir envie d'écouter quand je suis en balade hors de chez moi, dans le métro, le train, la salle d'attente. Autant dire, à ce stade, que je n'avais donc rien trié du tout, et que le titre "Vrac" était judicieusement choisi ! Du coup, j'ai affiné petit à petit, et de fil en aiguille, je me suis retrouvée avec des playlists de plus en plus tordues.

Commençons par les soft et bien pratiques :

"Ambiance (de la brousse)" : un ramassis de trucs un peu cool et bobo, parfait à coller en fond musical quand j'ai des amis à la maison et pas envie de me relever tous les 12 titres pour changer le CD. Ca défile, tout seul, passant du Metronomy au Jack Johnson, tout en naviguant sur la quasi intégrale des Paris Dernière. Simple, facile, efficace. (Et comme la liste dure plus de six heures, ça m'évite le coup du pote qui profite d'un silence entre deux CD pour me coller d'office son dernier truc à la mode-tu-vas-voir-c'est-génial). (Et au passage, aucun rapport avec la brousse, vous l'aurez compris).

"Daily Candy" parle d'elle-même : les pépites du moment que je peux écouter en boucle (oui, j'ai une sacrée facilité pour écouter douze fois de suite un titre s'il me plait vraiment). Ces jours-ci, je tourne avec Gotye (ça s'écoute tout seul !), la so critiquée Lana Del Rey, et l'album d'Angus et Julia Stone.

"Frenchimimi" rassemble uniquement des chanteurs et chanteuses françaises. Parce qu'il y a des moments où j'ai juste envie d'entendre des jolis textes, des jolies voix, ... ou du Patrick Bruel. (Si, ça m'arrive, vous pouvez lancer vos cailloux, j'assume complet).

"Garde la pêche", c'est la playlist parfaite pour quand je cours. Quand je quoi ? Ah ah, je ne cours jamais, ne soyez pas bêtes. Mais SI je courrais, ce serait totalement le genre de musiques entrainantes que j'aurais envie d'avoir dans mes écouteurs : la B.O de Drive, du Beyoncé (bah ouais), du Madonna vieille époque, ou les Black Eyed Peas...

Et puis, y'a les playlists, je me demande encore par quel masochisme je les ai créées (cette phrase sonne bizarre, non ?) :

"C'est bon la honte" pourrait me coller la chouma sur dix générations, tellement elle recèle de trucs honteux. Nan. Naaaaaannn, n'insistez pas, je ne dirai rien sans la présence de mon avocat. Mais il se pourrait bien que trainent par là du Amel Bent, du Larusso, des comédies musicales, ou le générique de Star Academy saison 1 (ouille !) (laaaa musiqueeuuuuuu, oui, la musiqueeuuu).

Et puis j'ai aussi créé "Cry Baby", dans un élan de... de nostalgie pleurnichouillarde, je dirais. Dedans, tous les tubes qui me collent immédiatement le bourdon et l'envie de chouiner à grosses larmes : les slows de mes boums d'ado (Still loving youuuuuuu), les musiques qui me rappellent ce garçon qui m'avait brisé le coeur à 17 ans, ou cette chanson de Jean-Jacques Goldman qui symbolise une très vieille amitié de lycée brisée en plein élan par les aléas de la vie (c'est beau non ?) et les déménagements à l'étranger décidés par les parents, ces sacrés fouteurs de merde de l'époque.
Inutile de préciser que je n'écoute cette playlist qu'en très petit comité (genre en face à face avec moi-même) et toujours dans les moments un peu sombres, histoire de bien toucher le fond et de creuser encore un peu. (Les mystères de la nature humaine, je ne me les explique pas toujours...)

On pourrait, je crois, écrire une thèse en 5 volumes sur la façon dont les gens segmentent et renomment les listes de leur lecteur MP3. J'ai une copine qui ne s'enquiquine pas trop la vie, elle fait ses listes par jour de la semaine. Une liste pour le lundi, une pour le mardi... L'histoire ne dit pas si elle s'y tient vraiment quand elle enfile ses écouteurs (un peu comme le coup des culottes brodées d'un jour de semaine. Qui va aller vérifier que vous portez bien la culotte "mercredi" le jour dit, hein ?). Une autre copine laisse des messages assez équivoques dans son Ipod : ses listes se nomment "move your fat ass, bitch", "no pain no gain" ou "après l'effort...". (Faudra que je lui demande à l'occasion si elle se fait suivre par un psy) (ou un nutritionniste).

Chacun son truc, chacun sa façon de faire... Et vous, qu'est-ce qu'il raconte sur vous, votre Ipod ?

Posté par Katia_ à 14:11 - Melting-Po(s)t - Commentaires [9]
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Le riz dans La Vallée (La Chine s’expose avec Esmod)

23 janvier 2012

Croquis Vallée Village rouge

La Vallée Village, vous connaissez ? Mais siiiii, je vous en avais rapidement parlé là, alors même que je me l’étais jouée Pretty Woman à faire mon shopping en limo Benz ! (on n’a pas des vies faciles tous les jours, nous les blogueuses !).
Bon, pour ceux du fond qui ne suivent pas, en quelques mots, la Vallée Village, c’est un charmant petit ensemble de boutiques de fringues et accessoires proposant toute l’année les collections des années précédentes à prix réduits (Maje, Zadig & Voltaire, Antik Batik, Jimmy Choo… ), à seulement 35 minutes du cœur de Paris.

Oui, mais. Ce n’est pas QUE ça. C’est aussi une galerie d’art nommée l’Espace La Vallée Village, dont la vocation est de permettre à des personnalités du monde de la mode de s’exprimer sur des thèmes variés et de permettre une ouverture culturelle sur ce milieu parfois qualifié de snob. (Si si, snob. T’as qu’à essayer de gratter une place pour un défilé haute couture, tu verras de quoi je parle).

A l’occasion du nouvel an chinois, (pour info, on entre aujourd’hui dans l’année du Dragon, ça pète ou pas ?), l’Espace a choisi cette année de nous présenter une thématique « Entre Mode et Culture », en partenariat avec la prestigieuse école Esmod. Un voyage au pays des rizières mêlant traditions ancestrales et avant-garde fashion. (Un peu comme si on jetait du riz sur une robe de mariée signée Jean-Paul Gaultier ?)(non).

Sont donc exposées depuis le 21 janvier les créations et croquis des étudiants d’Esmod, qui avaient pour mission de concourir en réinterprétant au goût du vingt-et-unième siècle les costumes et tenues ancestrales de la Chine Impériale ou de l’Opéra de Pékin.

Petit avant-goût en photos (et plus d'infos ici) :

Esmod mannequins     Esmod mannequin jaune

Croquis Vallée Village bleu

Croquis Vallée Village rose

Esmod mannequin bleu     Esmod Affiche Vallée Village

 

Un vote des visiteurs et internautes permettra au binôme gagnant de remporter une bourse d’étude offerte par La Vallée Village, et qui sait, de marcher sur les traces de Daniel Hechter ou Eric Bergère, talents issus de l’école de mode.
Et, cerise sur le nem, participation automatique pour les votants au tirage au sort permettant de gagner un voyage pour deux à Macao ! Quel bol, non ?

Exposition « Entre Mode en Culture »,
Du 21 Janvier au 19 février 2012
L’Espace, Vallée Village, Serris (Seine et Marne).


Article sponsorisé


Au poil ! (une histoire d'épilation définitive, part. 2)

16 janvier 2012

epilation_montage

Alors, on en était où déjà ? Crème magique, cellophane, slip en plastoc, salle d'attente, pipi... Ah oui ! Grosse envie de faire pipi au plus mauvais moment de ma vie (ou presque).
Je suis en train de chercher soit un dérivatif pour faire passer l'envie, soit un moyen ultra intelligent de m'en sortir sans perdre toute dignité, quand une grande gigue brune débarque en salle d'attente et clâme bien fort mon nom, pour me faire entrer en cabine et passer aux choses sérieuses.

Rapide coup d'oeil mental à ma montre (c'est un concept que j'ai inventé) : je réalise que ça ne fait finalement "que" 25 minutes que je poireaute, alors que la crème est supposée agir en 90 minutes. Donc, qu'a priori, elle n'est pas encore active. Donc, que je vais douiller grave. Et alors ça, c'est niet de chez-même-pas-en-rêve, j'ai quand même pas fait tout ce tintouin tout à l'heure à jongler avec mes micro-tubes et à me saper comme un rouleau de printemps pour avoir QUAND MEME mal au final.

J'exprime mon désarroi à la jeune fille, elle me répond "on va s'arranger, ne vous inquiétez pas". (Oui bah si, justement, je m'inquiète. Mais la bonne nouvelle dans l'histoire, c'est que mon envie pipi s'est fait la malle direct, tellement je suis concentrée sur autre chose).

La cabine n'est pas bien grande, tout juste une table d'esthéticienne, une chaise pour les fringues et une énorme machine de l'espace qui ferait pâlir de jalousie R2D2. Je dépose mes affaires, grimpe sur la table en petite tenue de plastique, chausse les super lunettes infra-rouge (qui complètent parfaitement la panoplie : je pense que là, je ne peux pas faire plus ridicule), et m'apprête à morfler grave.

L'esthéticienne (appelons-la Jenny pour les besoins du post) (au hasard), fidèle à sa promesse du "on va s'arranger", ne découpe que le film cellophane qui entoure la demi-jambe emballée en premier, donc là où la crème a eu le plus de temps pour agir, et laisse tout le reste du corps au chaud dans son hammam forcé (mmm). Pour être certaine de balayer au rayon toutes les zones de la jambe, elle y dessine au crayon blanc un sorte de dammier ravissant, qui va la guider ensuite. Enfin, elle chausse à son tour les lunettes de la mort, et empoigne son instrument, un peu comme Lara Croft empoignerait son flingue.

Le truc se met alors à rugir d'un bruit assoudissant, mélange de réacteur d'avion et de machine à laver en mode essorage. Jenny me prévient : "le laser émet une châleur qui va brûler les bulbes de vos poils et les détruire, mais l'appareil contrebalance celle-ci en propulsant de l'air froid à - 12° pour anesthésier la peau et mieux supporter la sensation de brûlure". Devant mon rictus grimaçant, elle ajoute gentiment "on y va ?"... Ouais, allez, balance la sauce, Jenny, je suis prête ! En mode warrior ! Même pas peur !

Et là, miracle. Le premier contact est surprenant, mais effectivement indolore. C'est surtout le bruit de tac-tac-tac-tac du laser en action qui fait flipper, mais à la surface de la peau, on ne sent pas grand chose. Enfin, si, on sent que les angelures ne sont pas bien loin, rapport au froid de bâtard effectivement propulsé par la machine, mais c'est bien peu de choses comparé à ce que je craignais.
Jenny travaille sur les zones délimitées, l'une après l'autre, depuis le genou vers la cheville. Et moi, je recommence à respirer et à me détendre.

Bon, pas très longtemps, cela dit. Vers le bas du mollet, je commence à sursauter et à pousser des petits cris. A cet endroit, la crème n'a pas fait effet. A moins que... ah... c'est c'là oui... en fait, c'est plutôt moi qui ait étalé la crème de façon un peu rock'n roll. Je me revois me contorsionner dans la cabine de 2m carrés, et soupire intérieurement car oui, il est tout à fait possible que les mollets aient échappé à mon tartinage assez peu consciencieux. Damned ! (En même temps, cette sombre histoire me rappelle tous les coups de soleil choppés en plein milieu du dos pour cause de crémage plus qu'hasardeux. Mais ça, tant qu'on n'aura pas un gogo-gadget-au-bras pour nous filer un coup de main, hein...). Mon travail de souillon risquant donc de me jouer des tours sur certaines parties du corps, je reste vaillament sur mes gardes.

La suite se déroule finalement sans trop de problème. Jenny retire le cellophane partie par partie, et je m'aperçois qu'apparemment, je fais partie des chanceuses pour qui la crème miracle agit plus vite que de raison. Jambes, mollets, cuissots, devant, derrière, hop hop hop, c'est long, mais on avance peu à peu.

Arrive enfin le moment du maillot. Ahem. AHEM. A ce stade, on a retiré le cellophane sur l'intégralité des jambes, et il ne me reste donc plus qu'un magnifique slipos en plastoc transparent greffé à l'entrecuisse. Etant donné qu'on n'est pas là pour enfiler des perles, Jenny découpe ce qu'il me reste de vertu pour pouvoir opérer sur la zone critique.
Bon, les gars... on va dire qu'on ne va pas entrer dans les détails. On va dire que j'ai vécu des moments plus pudiques, et des positions moins embarrassantes. On va dire aussi que j'ai presque pas eu mal (faut dire que j'avais collé la dose de crème en prévision, hé hé), mais qu'en revanche, le coup du propulsage de blizzard glacé fut encore plus désagréable dans ce coin-là qu'ailleurs. Heureusement, la zone est petite, et mon sort est réglé en cinq minutes.

Les aisselles, pour finir la rigolade, s'avèrent un peu sensibles, rapport aux consignes "bras collés contre le torse" qui n'ont pas trop été respectées avec toutes ces émotions. Mais on s'en fiche, c'est quasi terminé, ça prend trente secondes de chaque côté, et j'accepte de souffrir un poil (ha ha) pour la beauté du geste.

Tartinage intégral à la Biafine, rhabillage express, et hop, par ici la sortie, merci d'avoir joué avec nous, et au revoir m'sieurs-dames (non sans avoir ENFIN fait un détour par la case pipiroom, oh my goodness !). Quoi ? Comment ça, on fixe tout de suite un rendez-vous pour la prochaine séance ? Ah ben oui, il faut recommencer ce petit manège 5 à 6 fois sur 2 ans pour espérer se débarasser totalement de ces maudits poils. M'enfin maintenant, j'ai quand même une bonne idée des sales pièges à éviter...


Rapide bilan post-1ème séance : aucune douleur ou sensation de brûlure sur la peau traitée, aucune marque. Les poils sont tombés peu à peu dans les jours qui ont suivi. A 3 semaines de la séance, très peu de nouveaux poils ont poussé, et les plus audacieux seront de toute façon éradiqués à leur tour lors de la séance number two. Honnêtement, c'est un vrai tintouin à gérer, et un gros investissement en temps et en argent, mais je sens que je ne vais rien regretter.

Au poil ! (une histoire d'épilation définitive, part. 1)

09 janvier 2012

rasoir et chat

Préambule : Je suis parfaitement consciente de ranger au placard une bonne partie de mon mystère et de mon glamour suite à l'écriture de ce billet.

Ca m'est tombé dessus comme ça, soudainement, sans prévenir. Un matin, alors que, déjà très en retard, je changeais de tenue pré-choisie depuis la veille pour cause de gambettes non suffisamment épilées (oui, même avec un collant à peu près opaque) (c'est dire), j'ai soudain eu l'illumination divine : il faut que je me lance dans l'épilation défintiive, point barre.

Sitôt dit, sitôt fait : étude de marché, estimation des coûts (ouille), estimation du gain de temps (yihaa), étude qualitative auprès d'un échantillon représentatif de la population (2 copines), me voilà ainsi embarquée dans une nouvelle aventure trépidante en plusieurs actes. (J'adore ma vie).

Rendez-vous est vite pris dans l'établissement choisi pour effectuer les tests de contrôle. En gros, si je suis trop blonde (au sens propre, hein), c'est niet. Si j'ai la peau trop bronzée, c'est niet. Si je suis sous traitement ou antibio spécifique, c'est niet aussi. Ouf, je passe les épreuves haut la main. Enfin... sauf l'étape où le médecin teste effectivement chaque zone à épiler avec son laser, qui ne manque pas de me faire bondir au plafond à cause de la douleur du machin. Oui, oui, appelez-moi chochotte, n'empêche que l'impression de se prendre cinq décharges à la seconde sur des zones aussi douillettes que les aisselles ou pire, le maillot, moi j'en connais pas beaucoup qui supporteraient peinards tout en sifflotant l'air du Pont de la rivière Kwaï.

Qu'on se rassure dans le public, je ne suis pas totalement maso. Il existe évidemment une crème anesthésiante à appliquer sur les zones à traiter, mais celle-ci a le bon goût de mettre 90 minutes à agir. Autant vous dire que, pour le jour du test, tout le monde (moi y compris) a autre chose à faire que de poireauter en culotte juste pour faire un petit essai. Donc on supporte, et on pleure serre les dents.

Le soir de la première vraie séance, je pousse la porte pleine d'enthousiasme et de sérénité. (Bon, j'enjolive un peu pour les besoins narratifs). C'est à dire que j'ai prévu mon coup, et me suis ruinée équipée en crème-qui-supprime-la-douleur, histoire de braver les événements à venir la tête haute. Sauf que... je n'ai droit qu'à dix minuscules tubes de crème, la quantité maximum autorisée pour quelqu'un de ma taille et de mon poids. Il va donc falloir la jouer serrer pour appliquer la lotion magique aux endroits stratégiques.

Sur les conseils d'une des hôtesses, je m'isole dans une cabine, me désape de haut en bas, et entreprend de vider les dix petits tubes dans un récipient, pour ajuster les quantités à appliquer par zone. C'te blague... Les tubes sont aussi récalcitrants qu'une huître qui refuserait obstinément de fêter le 24 décembre à table avec ses copains échalotte et vin blanc. Mais vu comme chaque goutte de produit m'est utile, je bataille pendant au moins un quart d'heure pour récolter la précieuse crème.

Une fois l'opération terminée, déjà en nage (ça promet, cette affaire), je m'accorderais bien une petite pause apéro pour me requinquer. Ah, oui, mais 1- je suis - ne l'oublions pas - à oilpé complet dans une cabine de 2m carrés, 2- j'ai comme l'impression que j'ai déjà sérieusement entamé mon capital temps de préparation, 3- on n'a pas toute la nuit devant nous, vu que la fameuse crème miracle s'évapore très vite au contact de l'air, et qu'il faut que je me tartine les zones critiques en moins de deux, si je ne veux pas qu'elle perde toute efficacité. (Et, tu l'auras compris, public, je ne veux pas, non non non).

En deux temps trois mouvements, me voilà en train d'étaler sommairement la crème avec autant de grâce qu'un maçon manie la truelle. C'est que le temps presse ! Fin prête, j'appuie enfin sur la petite sonnette placée dans la cabine, pour demander discretos à l'hotesse de venir m'enrober de papier cellophane.

Ah oui... parce que, histoire de rajouter une bonne partie de rigolade à ma soirée, il ne suffit pas de se tartiner de pied en cap pour être tranquille. Naaaaannn, ce serait trop simple, penses-tu. Il faut aussi activer la crème magique en la laissant agir au contact de la chaleur corporelle, d'où le cellophane, sensé jouer le rôle de "hammam". Je me retrouve donc là, cul nul, à tournicoter autour de la demoiselle, qui m'emballe dans son plastoc comme elle emballerait les restes de son dîner, en serrant bien, tant qu'à faire, pour mieux faire ressortir chaque micro bourrelet de peau. Su-per.

Cinq couches de cello plus tard, la dame me tend un peignoir en papier, me demande de rassembler toutes mes affaires, et d'aller patienter en salle de lecture, le temps que la crème fasse effet.

Bien, donc, je résume, juste pour être bien sûre :
* Je suis nue comme un vers sous un peignoir fin comme du papier cigarette,
* Mais saucissonnée de la taille aux chevilles d'un épais film de cellophane (donc pas totalement nue, à bien y regarder),
* J'ai un slip en plastoc littéralement greffé là où je pense,
* Je marche comme Robocop tellement elle a bien serré son paquet cadeau,
* Et chaque pas produit un crissement étrange, à mi-chemin entre la feuille morte et le bruit d'une craie sur un tableau noir,
* Je dois, en plus du reste, bien serrer les aisselles contre le corps pour que le produit reste en place, car le cellophane est impossible à mettre à cet endroit,
* Et je dois donc patienter élégamment, assise sur le canapé de la salle d'attente, à feuilleter mon Voici, au milieu d'autres dindes aux poils enrobés.

Easy. Les doigts dans le nez. Je maîtrise nickel. J'veux dire, c'est pas comme si je faisais jamais de manucure, qui m'oblige à rester les dix doigts en l'air sans rien faire ni toucher pendant des heures. Non, vraiment, hormis le fait que j'ai mal serré mon peignoir qui commence dangereusement à bailler de partout, et que j'ai du mal à approcher ma main du magazine pour tourner les pages, rapport aux aisselles à garder collées, je suis au top.

Pourtant, c'est là, en pleine lecture inspirée au sujet des Beckham, que le drame s'est produit : j'ai eu, d'un coup, une énorme et incontrôlable envie de faire pipi...

(to be continued)

Bye bye 2011, Welcome 2012

02 janvier 2012

 guimauve  météo  coiffure noeud

easy jet  princessetamtam  gü

apocalypse now  chat  cahier

Voilà un petit billet assez peu original, mais incontournable à écrire, vue la période. Il me semble que c'est déjà le sixième article de "bonne année" que j'écris sur ce blog, alors forcément, je n'ai plus trop d'imagination pour faire dans l'excentrique et le décalé. (Qu'est-ce que ça sera quand on fêtera le passage en 2020, alors...).

Il y a un an, j'avais pris comme seule et unique résolution de dépenser moins de sous en fringues, de calmer ma boulimie à accumuler des tonnes de pulls, robes et bottes alors que ma penderie déborde déjà de partout, et de consacrer plutôt ce budget à des choses moins matérielles, avec en ligne de mire les voyages. Il y a au moins une chose qu'on ne pourra pas me reprocher, c'est d'avoir manqué à ma parole !

Le cru 2011 a été riche, dense et varié :
* Soleil des tropiques aux Maldives (février)
* Dolce Vita italienne à Naples et Capri (avril)
* Tapas et cervezas à Madrid (juin)
* Première conquête du fabuleux Grand Ouest américain en 3 semaines de road-trip (août)
* Arty et underground à Berlin (novembre)

Pas si mal, hein ? Bon, je ne suis pas encore prête à me reconvertir en Guide du Routard, mais c'est pas loin. Et je croise les doigts (et resigne ma seule et unique résolution) pour faire aussi bien en 2012 (ça va être compliqué, quand même...)

Je vous souhaite en tout cas une nouvelle année exceptionnelle, pleine de découvertes, d'exotisme, de valises et d'aéroports, mais aussi de petites douceurs et de grands bonheurs. Que votre millésime 2012 soit à la hauteur de tous vos espoirs !

Merci à vous de me lire, aussi. Vous êtes peut-être un peu moins nombreux qu'il y a quelques temps mais toujours fidèles au poste, même en restant dans l'ombre (je le sais, j'ai mes sources).
Et j'en profite pour vous signaler (essentiellement aux détenteurs d'Iphone, en fait) mon compte Instagram (oui, j'ai fini par céder à l'effet de mode depuis quelques mois, moi aussi) où je partage quelques clichés "instants de vie", parfait complément à ce blog : katiaginfizz (pas trop compliqué).


Happy et jolie année 2012 !

Posté par Katia_ à 09:00 - Ma-vie-Mon-blog.com - Commentaires [16]
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Jingle bells

23 décembre 2011

décoration de Noel

Certes, je ne suis pas très présente ici ces derniers jours, mais ça ne m'empêchera pas de passer en coup de vent pour vous souhaiter à toutes et tous un très Joyeux Noël, plein de buches, de rennes, de feux de cheminée et de sapins enguirlandés.

J'aurais aimé vous dire que j'allais passer l'entre-fêtes à siroter du bubble tea sous un plaid, vautrée sur mon canapé, le chat d'un côté, le Chéribibi de l'autre, devant mes dvd favoris en cette saison. Oui, souvent, je me refais les films qui ont bercé mon enfance et adolescence (Les Goonies, The Breakfast Club, Dirty Dancing, Mon père ce héros, Lady Hawke, L'Histoire sans fin...). Et of course, les best-of Disney proposés par la téloche, seul programme à peu près valable en cette période.

Mais non. Pas de jours off pour moi cette année, je serai bon petit soldat fidèle au poste à mon bureau. Pour mieux repartir en vacances un peu plus tard ? Qui sait... (suspenmmmmssss)

Du coup, c'est à vous de me faire rêver un peu ! Alors, votre programme pour ces fêtes ?

Et sinon, on se retrouve ici, entre nous, en 2012 ? A très vite tout le monde...


Posté par Katia_ à 12:54 - Melting-Po(s)t - Commentaires [9]

Le tri dont vous êtes le héros

09 décembre 2011

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Article sponsorisé

Question écologie, je ne suis pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un modèle. MAIS, je fais quand même, par ci par là, quelques petits gestes qui aident la planète à leur façon :

* Pas de bain (en même temps, j’ai pas de baignoire, donc bon)
* Recyclage de mes (nombreux) shopping bags en sacs poubelle (trop la classe, le Zara bordé de pots de yaourts)
* Grosse pratique de Ebay (bah quoi, c’est du recyclage aussi, attend !)
* Achat des recharges (savon, lessive...) plutôt que des contenants entiers
* Et surtout, tri sélectif des ordures ménagères !

Aparté : à la lecture de cet article, Chéribibi se poile bien fort, étant donné qu’il m’a littéralement obligée à le faire, que j’ai eu (et j’ai encore parfois) beaucoup de mal au début, mais que ça y est, j’ai pris le pli. (Mais quand même, si j’avais une cuisine de 15 m2 et la place pour 3 poubelles, ça serait beaucoup plus simple).

Je jongle donc consciencieusement entre mes deux sacs poubelles et mon coin à verre, où les bouteilles s’entassent joliment en attendant qu’une bonne âme se dévoue pour les porter à la poubelle adéquate.

Et vous ?  Allez, soyez honnête deux minutes ! Parce que moi, j’ai les chiffres, voyez ! Je sais ! Je sais que seulement 32% des moins de 30 ans trient leurs emballages, contre 60 % pour les plus de 50 ans. Je sais que seulement 64% des emballages sont recyclés, alors que 93% des Français pensent que c’est le premier geste à adopter pour une green attitude.

Tout ça, je l’ai appris cette semaine, lors d’une charmante petite conférence présentée dans les locaux douillets de Eco Emballages, acteur majeur français de la prévention, de l’information et de la mise en œuvre pour le tri et le recyclage.

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Eco Emballage a réunit en effet quelques blogueurs de divers horizons afin de l’aider à diffuser sa nouvelle campagne à destination des jeunes : « Faites le bien ! ». Le quoi ? Bah le tri, pardi !

Partant du constat que l’information passe finalement assez mal auprès des jeunes urbains, il devenait en effet urgent de les sensibiliser au fait que trier, c’est non seulement indispensable pour la planète, mais également pas si difficile que ça.

Aparté bis : Là, je me pose deux minutes, et je réfléchis à toutes ces fois où je me suis retrouvée bien con plantée devant la poubelle, à ne pas savoir dans quel bac je dois coller cette barquette de jambon encore grasse (plastique ou déchets ?), ou ce pot de compote poisseux. (La réponse est « plastique », en vidant un max le contenu du pot, mais sans rincer).

Indéniablement, l’information n’est pas encore fluide et claire pour tous, mais Eco Emballage œuvre chaque jour à la rendre plus claire et accessible. Parce que c’est en grande partie grâce à nous, vous, toi, toi, lui, elle, eux et lui aussi, là-bas, qu’on avancera ensemble vers un objectif de 75% de tri atteint. Et parce que c’est ahurissant que ce soit les plus jeunes, donc les plus concernés par l’avenir à long terme de la planète, qui soient le moins capables d’intégrer ces gestes pourtant simples au quotidien.

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Comment changer les choses ? Transformer l’obligation de trier (qui apparaît très souvent comme une corvée) en envie, en volonté. Parce qu’au moins, si on fait « ça » bien, c’est déjà un grand pas. En gros, déculpabiliser, et adopter un registre résolument positif.

Je vous invite à regarder la vidéo « dont vous pouvez être le héros » sur le site www.faiteslebien.fr. Et comme Cédric, le héros du film, de choisir finalement par voir le tri sélectif comme une mini B-A quotidienne. Un de ces actes anodins, comme quand vous laissez votre siège à une vieille dame, qui nous transforment momentanément en super warrior altruiste. Alors, chiche d’être des supers héros ?