Gin Fizz

Bulles de vie...

04 février 2008

Petit manuel à l'usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles - Chapitre 9

ex_2Les filles et leurs ex

Pffiouuu, mon petit père, je t’avais royalement foutu la paix ces derniers mois avec mes leçons, mais là, rien ne va plus. Il faut se reprendre en main. Et que ça saute. Au menu du jour : les filles et leurs ex. Hé ben voilà, ça y est, tu lèves déjà les yeux au ciel avec cet air de dire « les ex, que des emmerdes ». Mais c’est beaucoup plus subtil que ça n’en a l’air, crois-moi.

Déjà, qu’on se mette bien d’accord sur un point. A moins de la cueillir toute fraîche à la sortie du CM2, une fille aura nécessairement un/des ex. Je sais, ça te pose souci parfois. Parce que dans tes questionnements métaphysiques, tu t’es souvent demandé finement : vaut-il mieux une petite edelweiss à peine éclose pure comme la neige blanche des montagnes du mont Fuji (hum…) ou une marguerite un peu plus épanouie certes, mais qui a déjà bien pigé quelques principes de base, du genre (strictement au hasard) « il ne sert à rien de demander niaisement "à quoi tu penses ? / tu m’aimes ?" à un type après l’amour, la réponse étant "à rien / nan, je pionce" dans 99,9 % des cas (le 0,1 % restant ronflant déjà allègrement). C’est sûr, le sujet est important. Je pose donc la question, elle reste ouverte.

Une fille a des ex, donc. Reste à voir maintenant les relations qu’elle entretient avec eux. Parce que là aussi, c’est tout un festival.
Si elle s’effondre en larmes à la simple prononciation du prénom de l’ex en question, voire si elle se roule en boule par terre en hurlant à la mort que "vraiment, les mecs, tous des salauds", manifestement, la rupture a été douloureuse et à sens unique. Si tu veux un conseil d’amie : cours Forest, cours. Sinon, c’est toi qui va déguster.
Si elle reste sereine en évoquant "ces partenaires qui ont traversé sa vie, lui ont apporté de belles choses et d’ailleurs elle ne les en remerciera jamais assez" (fin du discours ‘remise des Césars’ gerboulant), c’est quitte ou double : soit elle est effectivement cool par rapport à son passé amoureux, soit elle cache une forêt de merdier avec un bel arbre joliment décoré. A toi de voir si tu as l’âme d’un bûcheron.
Enfin, si elle oppose un mutisme parfait à ce sujet, justement parce que "le passé c’est le passé, concentrons-nous sur l’avenir, voyons grand, voyons neuf, voyons ensemble" (et autres slogans politiques à deux escudos), là, tu fais au feeling, mon pote. Ce sera la surprise du chef au bout du compte, quand tu ne t’y attendras pas. Moi, c’que j’en dis, c’est que les surprises, c’est sympa, mais que finalement, j’ai souvent été déçue du cadeau à l’intérieur de l’œuf Kinder.

… Pourquoi tu te marres, comme ça, on peut savoir ? Parce que dès le début, tu savais que ce serait un beau merdier, ce sujet ? Oh, mais ne fais pas le fier comme ça, mon lapin. Tu veux qu’on cause de tes ex, à toi ? Hein ? Tu crois que c’est franchement plus simple, du côté d’un garçon, la gestion du passé amoureux ?

… bon.
T’as de la chance, j’ai déjà fait suffisamment long pour aujourd’hui. Mais tu perds rien pour attendre. Et pour la peine, tu fais tes exercices. Fissa.

Exercices pratiques
Difficulté * : Ok, tu veux savoir comment elle se comporte vis-à-vis de ses ex, mais non, tu ne lui poses pas la question directe. Un « parle-moi un peu de tes ex » au bout de dix minutes de conversation, et elle va flipper sévèrement. T’es pas à un casting, là, merde. Un peu de subtilité !

Difficulté ** : Ne demande jamais à une potentielle future copine le nombre d’ex qu’elle a. Je sais, c’est tentant, parfois. Mais ça ne sert à rien. Parce que, soyons honnête, y’a de grandes chances qu’elle te mente sur la réponse. A la hausse, ou à la baisse, selon le cas. Alors franchement, épargne-nous un sujet de dispute, tu seras bien mignon.

Difficulté ***** : Phrase à dire à toute nouvelle conquête digne d’intérêt (avec le ton et tout, hein) : "Des ex ? Oui, j’en ai. Mais depuis que je t’ai rencontrée, tu les as toutes éclipsées…". … … Quoi ? Comment ça, "c’est pas un peu too much ?". Rhhhhhhhhhhho, t’es chiant, aussi. Si tu veux jamais faire d’effort, moi j’arrête de te filer un coup de main. T’auras qu’à te démerder avec Jeune & Jolie. Non mais ho.

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24 septembre 2007

Petit manuel à l'usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles - Chapitre 8

Les filles et les magazines de filles

mag_2Hého, jeune homme, on se réveille. C’est la rentrée, on n’est plus à la plage à faire des sudoku, alors on se remet les neurones en marche, et on reprend les bonnes habitudes.
Aujourd’hui, sujet « culture générale » : les magazines de nanas. Tu penses tout avoir dit sur le thème en affirmant que « ces ramassis de conneries » sont juste une pompe à fric, rapport à toutes les envies et les obsessions qu’ils provoquent chez les greluches. Ouais, c’est pas entièrement faux. Mais c’est aussi et surtout une vraie mine d’or pour mieux comprendre les minettes. Donc tu discutes pas, tu te penches sur la chose, et plus vite que ça.

Commençons par mesurer ton niveau de compréhension en la matière. En premier lieu, il y a le Elle que tu connais sans doute, vu qu’ils nous pondent un numéro toutes les semaines, et que t’arrives déjà pas bien à comprendre comment on trouve le temps d’ingurgiter tout ça (entre nous, je te livre un scoop : c’est blindé de pub et y’a pas grand-chose à y lire, en vrai). C’est déjà bien de connaître un titre, bravo.

Mais fais gaffe, jeune homme, fais gaffe ! Il y a bien d’autres pièges dans l’univers impitoyable de la presse. Alors prends des notes et retiens, une bonne fois pour toutes : non, Cosmo n’est pas seulement le nom d’un cocktail girly. Et non également, Marie-Claire et Isa ne sont pas de vagues camarades de fac. La vérité, tu vas faire franchement pitié si tu sors à ta copine d’un air détaché « elle a l’air sympa, cette Marie-Claire, quand est-ce que je la rencontre ? ».

Bon, entre nous, je dis « magazines de filles », mais ne va quand même pas croire que je ne t’ai pas vu piquer en douce les journaux de ta belle pour tenter de percer un peu plus le Grand Mystère Féminin. Arrête de nier comme ça et de me prendre pour une nouille, hein. Evidemment, que je sais que la moindre évocation d’un article « sexo » en couverture te fait frétiller de bonheur, parce que tu vas pouvoir y dégoter de nouvelles idées pour flamboyer sous la couette. Et tu te plantes lourdement si tu penses que je n’ai pas remarqué ton air faussement détaché devant « Est-il un bon coup ? La preuve par neuf », alors que tu baves d’envie d’aller lire tout ça en loucedé aux toilettes.
Bizarrement, je sais aussi que, en revanche, tous les suppléments mode, beauté et minceur, tu t’en tamponnes allègrement le coquillard. Tssss, trop prévisible, jeune homme. Tu es trop prévisible.

En même temps, tu seras bien mignon de bien vouloir nous laisser lire peinardes nos magazines avant de te ruer dessus juste parce qu’il y a je-ne-sais-quelle blondasse dénudée en couverture. Parce que nous, tes Moto-Plus, tes Revue de la Finance et tes L’Equipe Magazine, on n’y touche pas. C’est respect, tu vois. C’est ton jardin privé. (Sauf si on trouve dedans de nouvelles photos des Dieux du Stade, auquel cas, t’es pas radin, et tu partages, merci).

Tu sais quoi ? Je vais être sympa, et je vais t’apprendre un truc : à part les bimbos et les articles sexo, y’a plein d’autres choses intéressantes pour toi dans les magazines de filles. Déjà, tu peux y trouver des idées cadeaux pour ta copine. Parce que note bien que les pages cornées sur lesquelles on trouve des bottes ou des bijoux entourés quinze fois au feutre rouge, c’est pas un appel de phares, mais presque, quand même. Surtout si le journal traîne insidieusement de façon répétée sur la table du salon. Donc t’es gentil et t’en prends de la graine, ça évitera à la meilleure copine de subir tes appels désespérés la veille de l'anniversaire de ta chérie (« mais chais pas quoi lui offrir, help ! »).

Ensuite, ça peut t’aider à parfaire un peu ta culture girly. Besoin d’un décodeur pour piger quelque chose aux conversations entre filles ? Lis les journaux de nanas, et tu seras un peu moins à la rue quand elle mentionnera Maje et MJ, paletot et leggings, Wentworth Miller et Jared Leto. Tu ne tireras plus la tronche quand elle parlera de « spa », en pensant naïvement que sa nouvelle lubie, c’est d’adopter une bestiole à poils. Et tu comprendras enfin que les spartiates, c’était juste la mode cet été, et pas une vague envie de promouvoir le prochain Astérix avant l’heure.

Non, ne me remercie pas de t’avoir une fois de plus sauvé la face. C’est cadeau.

Exercices pratiques
Difficulté * : Jette un petit coup d’œil aux tests de magazines auxquels elle a répondu. Ca peut toujours t’en apprendre de bonnes sur elle, ses envies et sa personnalité. Tu sauras désormais, par exemple, qu’elle se juge trop autoritaire dans son couple (ah ouais ?), que le "coquillage balinais" est sa nouvelle position sexuelle préférée (ah tiens…), ou qu’elle fantasme à mort sur Patrick Poivre d’Arvor (ah non !).
Bon, évidemment, si elle s’est empressée de répondre au « Envie de le larguer ? Faites le point sur votre couple », là, t’es mal. Mais au moins, tu ne seras pas pris de court quand elle viendra t’annoncer la nouvelle. C’est toujours ça de gagné, non ? Si.

Difficulté *** : Stop. Ca suffit. Rentre-moi tout de suite cette langue baveuse dans ta bouche, tu dégueulasses toutes les pages, là. Je te le dis d’office, même si ça fait mal à entendre : non, les reportages "lingerie" et "maillot de bain" ne sont pas là uniquement pour que tu te rinces l’œil. Ni pour que tu brailles sur un ton appréciateur qu’ "elle est trop bonne, cette meuf, putain". Allez hop, confisqué, le journal. Sans déconner, quoi…

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02 mai 2007

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – chapitre 7

Les filles au restaurant

resto_5Et bien, jeune homme, qu’ouie-je ? Tu pensais en avoir fini avec les leçons et exercices du désormais mondialement célèbre "Petit Manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles" ? Oh que non, mon ami, oh que non. Il te reste bien du chemin à parcourir avant de maîtriser sur le bout des doigts les principes de pensée et de fonctionnement de ces créatures obscures mais si délicieuses que sont les Filles… (Comment ? pas objective, moi ? Rhooo, je t’en prie…)
Si tu le veux bien (en même temps, tu n’as pas trop le choix, je dirais), penchons-nous aujourd’hui sur un chapitre à hauts risques : les filles au restaurant. Action.

Contrairement aux apparences, une fille au restaurant, en fait, c’est archi simple. Il te suffit de maîtriser deux ou trois principes de base pour t’en sortir haut la main. Commençons par le début : le moment de la commande.
Dans sa grande complexité légendaire, une fille pourra parfois avoir du mal à choisir entre plusieurs plats. D’où son ingénieuse idée d’en choisir un, et de tenter de te faire commander, à toi (oui, toi) l’un de ceux qu’elle voudrait aussi, pour que vous puissiez innocemment « faire moit’-moit’ ». Là, attention, danger. Je te le dis, jeune homme, tu as tout intérêt à te démerder pour commander le même plat qu’elle, parce que de toute façon, elle préfèrera ce qu’il y a dans ton assiette. C’est mathématique.
Faut dire qu’entre ses haricots verts fadasses et tes bonnes frites huileuses, franchement, elle serait conne d’hésiter aussi. Mais bon, puisqu’au moment de la commande, elle a voulu « faire sa fille » et prendre la garniture light, il ne tient maintenant qu’à toi de jouer le mec galant amusé ou le type saoulé qu’on vienne lui bouffer tout son plat. Tout dépend de comment tu envisages la suite de la soirée, j’ai envie de dire. Je ne te fais pas de dessin, si ?

Le moment du dessert est également toujours un bon test. Si elle craque sans complexe pour le fondant au choco supplément chantilly, ça en dit long sur son appétit de la vie (ou alors, son risotto aux champignons était franchement dégueu et elle a encore grave la dalle). Pour autant, ne tire pas tout de suite la tronche si elle opte pour le fromage blanc ou la salade de fruits. Ok, c’est légèrement moins funky, je te l’accorde, mais c’est peut-être au prix de ce sacrifice gourmand qu’elle pourra encore fermer son jean slim taille 36 en sortant du resto. Ah ouais, pas con, comme idée, hein ?

Parfois, elle se risque à un « on partage un dessert à deux ? ». Là, je te vois venir. Au début d’une relation, ça te fait sourire, genre « elle est trop mignonne, elle veut bien faire cuillère commune avec moi ». Du coup, tu la laisses choisir ce qu’elle veut (même un fromage blanc ou une salade de fruits pas funky), ravi de passer pour le mec trop cool de la life.
Après quelques mois passés ensemble, en revanche, ça vire plutôt au « mouais, c’est ça, j’la connais l’arnaque, elle va tenter de me refiler son tofu au nutella, mais même pas en rêve ! ». A toi de choisir l’attitude approprié. Soit c’est dessert chacun pour soi (qu’elle se débrouille avec son tofu-truc bizarre, là. Pour toi, c’est Banana Split !), soit tu acceptes de partager, mais dans ce cas-là, ne bougonne surtout pas tout seul devant l’assiette commune. 

A un moment donné arrive fatalement la phase « pipi room ». Parce que tu le sais comme moi, une fille, ça a besoin de faire la vidange toutes les deux heures, au minimum. Si vous êtes au resto en tête-à-tête, ce sera pour elle le prétexte à un petit raccord maquillage/brushing/rien entre les quenottes ?/tout est nickel/je suis une bombe/j’assure à mort. En gros, si il n’y a pas de miroir dans les toilettes, elle est super mal.
Si vous êtes en groupe, sache que la fille se déplace au pipi room uniquement par groupe de deux. Soit pour échanger confidences et ragots de pétasses (ex : « je sais pas où il l’a trouvée, sa Sonia, mais y’a pas que son décolleté qui manque de profondeur ! »). Soit parce qu’elles se font copieusement chier et préparent en douce un plan B pour filer après le dessert. (Ouais, je sais, ça fait mal d’entendre ça, mais faut t’y faire, ça arrive. En même temps, ça dépend en partie de toi et de ta conversation aussi, alors bon…).

Allez hop, travaux pratiques, tout de suite. Et ne sèche pas, cette fois. Je t’ai à l’œil.

Exercices pratiques
Difficulté * : Propose-lui toujours de goûter tes plats. Non, pas avant toi, pour voir quelle tronche elle tire. Et pas non plus après lui avoir dit que tu ne trouvais pas ça bon. Parce qu’une phrase du genre « j’trouve pas ça terrible, ça a un léger goût de chaussettes, tu veux goûter ? », c’est moyen-moyen, pour lancer une discussion passionnée, si tu veux mon avis.
Et si elle te propose de goûter son plat à elle, souviens-toi du sens des proportions. C’est pas parce qu’elle fait six bouchées d’un morceau de viande que tu avalerais en moins de deux qu’il faut rafler la moitié de son assiette comme un morfale. Vu ?

Difficulté *** : Abstiens-toi de tout commentaire sur ses choix durant la commande. Pas de « tu vas pas prendre des pâtes ? », parce que 1- et pourquoi pas, d’abord, si elle a envie ? et 2- ça pourrait être très mal interprété (sous entendu ‘ça fait grossir’). Pas non plus de « pfff, aller au resto pour prendre du poulet… », parce qu’à ce rythme-là, effectivement, bientôt, on n’ira plus jamais non plus en terrasse se prendre un coca-light vu que c’est vrai, c’est con, y’en a dans le frigo à la maison.
Seule exception : si elle te dit « oh ben on va pas commander la même chose, quand même, c’est dommage, autant goûter deux trucs différents ». Là (et seulement là, jeune homme, entendons-nous bien), tu as le droit de lui laisser comprendre finement que comme au bout du compte, elle préfèrera ce qui est de ton côté de la table, mieux vaut qu’on s’en tienne au choix de départ, tant pis si c’est deux fois le même.

Hors concours : Quoi… Comment ça, « et qui paye la note à la fin ? ». Ah ben là, mon petit père, c’est à toi de voir, en fonction de tes envies et de tes finances, hein. J’écris un manuel pour t’aider à "mieux comprendre les filles", pas un "petit guide du savoir vivre en société" non plus, ho.

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22 janvier 2007

Petit manuel à l'usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles - Chapitre 6

Les filles, la Saint-Valentin, et toute autre "célébration amoureuse"

Saint_1Hé oui, jeune homme. Il ne t’a bien sûr pas échappé que dans environ trois semaines, c’est la Saint-Valentin (ou bien ça t’a échappé, mais tu vas faire comme si de rien n’était).
Aaaah, la Saint-Valentin. Officiellement, fête de tous les amoureux, célébration de la tendresse et des sentiments passionnés. Officieusement, méga arnaque marketing qui pue (on y reviendra en temps voulu) et seconde opportunité d’engraissement des fleuristes, après la Fête des Mères.

Alors je sais ce que tu vas me dire. Siiiiiiiii, je le sais. « Moi, la Saint-Valentin, j’m’en cogne comme de ma première dent de lait, je me laisserai pas avoir par le système ». Pas faux, jeune homme, pas faux. C’est d’ailleurs ce que semblent penser et dire de nombreuses personnes. Peut-être même as-tu déjà entendu ton amoureuse te susurrer tendrement « Biquet, pour la Saint-Valentin, on fait rien de spécial hein. Nous, on n’a pas besoin d’un calendrier pour se prouver qu’on s’aime. »
Seulement à partir de là, tu commets souvent l’erreur grotesque de te croire à l’abri, et de te dire que tu peux te programmer une soirée peinarde téloche-popcorn-dvd pour le 14 février au soir. Wrrrrrrooonnnngggg ! Mauvaise réponse, jeune homme. Tout faux !
Sache que malgré tous les discours anti-marketing autour du prétexte bidon qu’est cette « belle fête », une fille appréciera toujours un petit geste le jour J. Juste histoire d’être rassurée, si besoin est, qu’au milieu de toute cette mièvrerie dégoulinante de "bisounourseries" en tous genres, l’élue, c’est elle. Point.

Tsss tsss, ne commence pas à râler tout de suite, comme ça. Quand je dis « un petit geste », c’est vraiment de ça qu’il s’agit. Pas besoin d’aller lui dégoter le diamant 24 carats (encore que je dirais pas non, perso, mais on ne parle pas de moi, là) ou la dernière paire d’escarpins Louboutin.
Quelques fleurs, ou même une seule (mais très belle alors) ferons parfaitement l’affaire. Ou bien ses bonbons préférés, le thé qu’elle adore et dont elle va bientôt manquer, une babiole rigolote. Et un sourire. Important, le sourire.
Evite juste la petite peluche débile en forme de nounours avec un cœur sur le ventre qui dit « je t’aime gros comme ça ». Sauf si vous avez tous les deux douze ans, évidemment (mais c’est quand même limite, je préviens d’office).
Et surtout, SURTOUT, s'il y a un soir où il vaut mieux ne pas lui dire « Qu’est-ce qu’on bouffe ? », « T’as pas fini le repassage ? » ou « Tu devais pas sortir avec tes copines pendant que je regardais le foot, toi ? », c’est celui-là. Ca passera mal, je te le dis. (Nan, je suis pas pleine de clichés, qui a dit ça ?).

De la même manière, fêter les anniversaires de rencontre, de premier bisou ou de mariage est monnaie courante pour certains couples. Mais là, faut choisir. C’est anniversaire de première rencontre OU de premier smack, au choix. Pas les deux. Sinon, on s’en sort plus.

Enfin, le plus simple, ça reste quand même de ne pas attendre les « bonnes » occasions pour se faire plaisir, parce que comme le disent si bien Roméo et Juliette dans la comédie musicale (attention les yeux, risques de traces collantes de guimauve à la lecture de cette phrase) : « Aimer c'est voler le temps, aimer c'est rester vivant, et brûler au cœur d'un volcan, aimer c'est c'qu'y a de plus grand ». Voilà, voilà…

Exercices pratiques
Difficulté * : En parfait gentleman que tu es (ou que tu tends à être), tu as donc trois dates à retenir en tout et pour tout : son anniversaire, l’anniversaire de rencontre, de premier bisou ou de premier "hum-hum"(chacun son trip), et la Saint-Valentin. Pour la dernière, tu peux compter sur les médias pour se charger de te le rappeler. Pour les autres, tu ne peux compter que sur toi. Qui c’est qui va aller s’acheter un petit agenda chez le papetier ? (ou programmer les alertes dans son téléphone portable ?). Ouais… c’est toi. Ben si.

Difficulté **** : Si l’idée de faire un cadeau en cette Saint-Valentin te plait, tu vas sans doute vouloir sortir des clichés vus mille fois (Ex : « Des roses ? Pfff, et pourquoi pas des 'Quality Street' tant qu’on y est ? »). Attention, jeune homme. Le cadeau original présente le risque non négligeable d’être… original, justement. Et ce n’est pas ce qu’on demande à un cadeau de Saint-Valentin, qui, doit-on le rappeler, est une fête cucu à souhait.
Sont donc à éviter : la crêpière Tefal auto-nettoyante multi-fonctions (laissons cette brillante idée aux (futurs) enfants pour la fête des Mères), la soirée spéciale "j’ai-invité-quelques-potes-pour-un-tournoi-de-Wii", l’ensemble guêpière et porte-jarretelles en dentelle rouge flashy (no comment), ou l’intégrale des "Bronzés" en DVD (tu veux lui faire un cadeau, ou une blague ?)
A toi de trouver une idée peu commune, certes, mais qui lui plaise. A elle. Vas-y, tu peux le faire.

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11 décembre 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – chapitre 5

Les filles et les "soirées entre filles"

filles_7Oui, jeune homme, arrête de te rouler par terre comme ça, tu as bien lu. Tu es sur le point de percer à jour l’un des plus grands mystères de tous les temps, et de trouver réponse à LA question qui te turlupine depuis que tu es en âge de t’intéresser aux nanas : que peuvent bien fabriquer ensemble toutes ces minettes lorsqu’elles se regroupent pour leurs fichus « trucs entre filles » dont tu es exclu ?

Car il ne t’a pas échappé, bien entendu, que tes copines les filles ont un goût très prononcé pour ces petits moments girly, exclusivement réservés aux membres portant du mascara et des sacs à main, et où la testostérone est rigoureusement interdite.
La forme de ces rendez-vous très « sex and the city » importe peu : dîner dans un resto cosy pour s’épargner la corvée cuisine, tea-time au salon de thé pour s’empiffrer de macarons, apéro après le boulot pour cocktail en happy hour, ou tout simplement glandouille chez l’une d’elles pour papotage tout confort. L’essentiel, c’est d’être ensemble, et de pouvoir se laisser aller aux fous rires et confidences. Un petit reste de nos anciennes "soirées pyjama" en quelque sorte, la séquence ‘Barbie va au bal’ et le couvre-feu des parents en moins.

Car oui, jeune homme, le procédé n’est pas tout jeune. Pendant que toi et tes potes, à douze ans, vous préfériez vous castagner dans la cour du lycée, ou vous exprimer à grands coups de mandales dans les dents et coups de boule dans le bide, nous avions déjà pris cette habitude de communiquer avec nos copines de façon un peu moins… brutale. Alors ne prends pas cet air ahuri aujourd’hui quand une fille te fait comprendre que tu es de trop dans la conversation.

Et ne viens pas non plus te venger de rester sur la touche en me sortant d’un air condescendant : « mais qu’est-ce que vous pouvez bien avoir à vous raconter pendant des heures comme ça ? ». Parce que lorsque je lis entre les lignes, ça pourrait donner un truc comme « faut vraiment aimer se raconter tout un tas de conneries débiles pour rester à jacter comme ça devant un café, alors qu’on sait même pas ce qu’on bouffe ce soir ». Pas très classe.
Oui, on « jacte » beaucoup, faut bien rendre hommage à notre réputation. Effectivement, c’est pas toujours du niveau Proust. Mais ça vole pas moins haut que le comparatif PSG-OM en douze points argumentés, la dernière édition du calendrier Aubade « avec des meufs trop bonnes », ou la spectaculaire reprise de vitesse de la Jaguar Continental GTC *. Enfin, moi, c’que j’en dis…

Et là, je te vois venir, jeune homme. Gros comme un camion. Je la vois, la question qui te brûle les lèvres, limite t’as même pas besoin de la formuler à voix haute : de quoi parlent les filles quand elles sont entre elles ?
Hé bien, mon cher ami, comme je suis une nana sympa, je vais te répondre : on parle de tout. Ben oui. Zéro censure, quand on est entre nous.
On parle de la pluie (qui flingue nos brushings) et du beau temps (qui nous laisse porter nos petites ballerines).
On parle mode, people, télé, ciné, ragots (même plus besoin d’acheter Voici, Gala et Closer).
On parle épilation, contraception, fer à lisser, pince à recourber les cils, vernis qui sèche ultra vite et collants qui ne filent pas au moindre coup d’ongle (de la vraie discussion girly qui vous ennuierait à mourir).
On parle de soi (beaucoup), des autres (un peu), de la vie, de nos envies (mieux qu’une séance chez le psy, beaucoup moins chère).
On parle d’amitié, de projets, de futur, de passé, de souvenirs, de fous rires.
On parle de garçons (ah ?), d’amour (hum), de sexe (oh !) et de sentiments…
Et aussi, parfois, on parle de politique, d’éducation, de condition de la femme, d’écologie, de régime de répartition des retraites, de couche d’ozone, de crise des banlieues, de poterie, de cuisine et de macramé (mais pas tout à la fois, quand même).

C’est vrai, on peut parler pendant des heures, sans se rendre compte du temps qui passe. Là où tu préfères l’action franche et directe, on aime les mots, les explications et les analyses complètes. C’est sans doute ce qui fait qu’on ne se comprend pas toujours, mais qu’on se complète si bien.

Exercice pratique
Difficulté *** : Non et mille fois non. Ce n’est pas parce qu’on préfère parfois être sans vous que c’est justement pour ne parler que de vous. Ca nous arrive, bien sûr, mais pas que. Alors pense, jeune homme, à remballer vite fait ces petites allusions mesquines, dans le genre « arf, réunion gonzesses, ça va encore critiquer les mecs, se plaindre d’être célibataire, et baver sur les sex-toys de Sonia Rykiel  ». Si tu insistes lourdement sur cette voie, tu risques de t’en prendre une dans la tronche. Mais j’aurais tendance à penser que tu ne l’aurais pas volée. Ne viens pas me dire que tu n’étais pas au courant…

* J’le crois pas, je suis même obligée d’aller faire des recherches sur www.auto-moto.com pour écrire mes posts…

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24 octobre 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – chapitre 4

Les filles et leur horoscope

horo_1"T’es quoi comme signe, toi ?". Puisque Cosmo a consacré tout un supplément à la voyance ce mois-ci, penchons-nous aujourd’hui sur une question hautement philosophique : les horoscopes.

Je te vois déjà ricaner bêtement dans ton coin, preuve que tu n’as pas encore compris où se situe le cœur du débat. Car détrompe-toi, jeune homme. La question-clé n’est pas tellement de savoir si c’est complètement crétin d’y croire ou non, puisque - accroche-toi bien, je te livre un scoop - tout le monde lit son horoscope. Hé oui, très cher. Après un rapide sondage auprès de la population masculine qui m’entoure, il s’avère que même tes petits camarades mâles s’amusent à lire les prédictions à deux roupies de Madame Irma quand ils en croisent. Tsss tsss, ne nie pas, j’ai mes sources.

Pas la peine, donc, de faire le blasé de la vie la prochaine fois qu’une fille te demandera ton signe astrologique, ni de prendre cet air horrifié de dinde à l’approche de Thanksgiving, sous-entendu « moi ? Lire un horoscope ? Jamais de la vie ! Plutôt porter des Dim-up ! ». Sur ce sujet, on est tous dans le même sac.

Encore que. Quand même… Toi, jeune homme, tu aurais tendance à lire ton horoscope simplement parce que c’est juste au dessus de la BD de Garfield dans le journal. Mais sitôt lu, sitôt zappé, et on passe à la page des sports, hautement plus intellectuelle.
Une fille, elle, a ceci de différent avec toi qu’elle va s’obstiner à chercher dans les trois lignes écrites à propos de son signe ce qui pourrait bien coller avec sa vie des derniers jours (et avec celle d’environ un douzième de la population, soit dit en passant).

Là, je t’arrête tout de suite. Parce que oui, je te vois venir gros comme un camion. A coup sûr, tu vas me sortir le cliché de la minette qui ne vit plus qu’en fonction de ce qu’a écrit Elizabeth Tessier et toute sa clique de copines boule-de-voyantisées.
Genre : on lui prédit une grosse rentrée d’argent à la fin du mois ? Elle va la dépenser le midi même chez Zara ou Comptoir des Cotonniers, c’est toujours ça de pris. On lui annonce un coup de foudre imminent avec un Sagittaire ? Elle tire la tronche, son loulou est Capricorne. Ou si elle est célibataire, elle fonce tête baissée repérer autour d’elle tous les mâles nés entre le 22 novembre et le 21 décembre. On lui laisse entrevoir une prochaine promotion ? Hop, lettre de démission sur le bureau du boss dans les 48 heures !

Sache, mon petit, que ton attitude est mesquine. Car une fille aussi a du second degré. Une fille aussi sait lire les horoscopes « pour de rire ». C’est juste un passe-temps comme un autre. Du même niveau, disons, que de comparer les atouts des jantes alliage sur les derniers modèles cabriolets de chez Chrysler.
D’ailleurs, pour preuve, si toi tu connais par cœur toutes les caractéristiques techniques des dites jantes, une fille a de fortes chances de connaître les yeux fermés le signe astro de son copain, de ses meilleures amies, de ses parents, du copain de ses meilleures amies, du prof de piano, de la coiffeuse et du livreur de pizzas. Tu vois, c’est kif-kif. Juste une question d’intérêt.

Allez, zou, travaux pratiques.

Exercices pratiques
Difficulté * : Passé quatorze ans – et la période ado un peu délicate qui va avec – il est fortement recommandé d’arrêter tout jeu de mot crétin à propos du signe de la Vierge. Je te fais un dessin ou bien le message est passé ?

Difficulté ** : Rien de plus gonflant que d’entendre avant chaque lecture d’horoscope un « t’es quoi, déjà, toi ? Scorpion ? Ah non pardon… j’me souvenais plus… ». Essaye d’apprendre rapidos le signe astro de ta/tes copines. Et sans faire de faute de prononciation, tant qu’à faire. Parce que non, ‘Versatile’, ça n’existe pas, c’est ‘Verseau’ qu’on dit. Merci.

Une fois que tu sais répondre sans hésiter à la question piège qui nous préoccupe ici, tu peux passer au niveau supérieur : connaître le signe lunaire, le décan, l’ascendant, l’horoscope numérologique ET le signe chinois de ta copine. Oui, je sais, ça commence à faire lourd. Au besoin, fais une petite fiche, comme quand tu révisais ton bac. A quoi ça sert ? A rien du tout, on est d’accord. Mais encore une fois, elle t’écoute bien parler de jantes en alliage avec tes potes, non ? Bon…

Difficulté **** : A défaut de lui promettre la lune (Ex : « Moi je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas ».), contente-toi de rester réaliste. ‘Offrir des fleurs venues de Rungis’ est un bon début, par exemple. En poussant un peu, tu peux même aller jusqu’à le faire même les jours où ce n’est ni son anniversaire, ni sa fête, ni la Saint-Valentin, ni votre anniversaire de rencontre, ni, ni, ni… Juste comme ça, quoi. Pour le fun.... Si les étoiles commencent à clignoter dans ses yeux, c'est déjà un signe (justement).

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25 septembre 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – chapitre 3

Le sac à main d’une fille

sac_2En cette période de rentrée universitaire, il est grand temps de reprendre nos petites études des mœurs et coutumes de la gente féminine afin de t’aider, jeune homme, à mieux comprendre ces merveilleuses personnes que sont… les vraies filles.
Aujourd’hui, abordons un sujet particulièrement délicat : le sac à main. Sujet d’autant plus d’actualité que si tu as bien lu ton exemplaire de ELLE, tu as déjà compris qu’en cette saison, le sac se doit d’être taille XXL, ce qui complique encore plus l’exercice.

Je te vois sourire, preuve que tu sais d’avance que le sujet est vaste. Car oui, jeune homme, mille fois oui. Le sac à main d’une fille est le prolongement direct de sa vie. Contrairement à toi, deux poches de jean ne suffisent pas à une dame pour pouvoir sortir peinarde, le nez au vent, et l’air décontracté. Une fille digne de cette appellation possède tout un bazar qu’elle se doit de ranger quelque part. D’où le sac. CQFD.

Alors bien sûr, le terme « ranger » n’a pas le même sens pour chacune, tu as du t’en rendre compte. Certaines organisent méticuleusement le contenu de leur sac en triant grâce à une multitude de petites trousses girly. D’autres (oserais-tu dire « la plupart » ?) enfournent un bordel sans nom au fond de leur besace. Parvenir à y retrouver des choses vitales comme son trousseau de clés ou son portable relève soudain du parcours du combattant.
Ca t’agace prodigieusement, jeune homme, je le sais bien. Pas besoin de lever les yeux au ciel comme ça. Et encore moins d’empoigner le sac de ta compagne et d’en vider violemment le contenu par terre pour qu’elle retrouve ce qu’elle cherche plus rapidement. Parce qu’en ce faisant, tu t’exposes à un risque certain de crise de nerf, cri strident et/ou gifle bien claquante sur les deux joues. Et tu l’aurais mérité. Ne viens pas dire que tu n’étais pas prévenu…

Je me dois d’ailleurs de faire ici un petit rappel : il est strictement interdit, jeune homme, d’aller fouiner en douce dans le fourbi du sac à main de sa copine. Parce qu’au-delà du risque de se retrouver nez à nez avec des choses que tu ne maîtrises pas complètement (« tiens, c’est quoi ce bidule coloré qui fait un bruit de paquet de bonbons, au fond du sac ? Ca se mange ? … Ah ben non, merde, c’est une Vania »), tu t’engages sur un territoire ultra intime et personnel. Le respect de la vie privée, c’est un concept qu t’évoque quelque chose ? Vaguement ?

Pour finir, un conseil. En règle générale, il ne sert à rien de proposer à une fille de lui porter son sac à main. Tu penses sans doute être gentleman en le faisant, mais si tu as bien lu les lignes précédentes, tu sais désormais qu’une fille ne se sépare jamais de ses trésors, et ne confiera donc pas sa « prothèse de bout de bras ». En revanche, et c’est là jeune homme que tu interviens, n’hésite surtout pas à te proposer pour porter tout autre paquet que le fameux sac à main : courses du Monop’, sacs de shopping, poussette du petit dernier, commode Ikea livrée en huit cartons. Non, ça ne s’appelle pas être macho, ça s’appelle être galant. Tu ne vois pas la différence ? … Putain, y’a du boulot…

Exercices pratiques
Difficulté ** : Merci de bannir définitivement de ton vocabulaire les phrases telles que « t’as vraiment besoin de tout ça ? », « tu te trimballes l’encyclopédie en cinq volumes ? », ou le plus agressif « mais c’est quoi tout ce bordel ? ». Parce que, si, c’est vexant. Surtout le ton que tu emploies en le disant, à vrai dire… D'autant que le jour où tu demandras d'un ton piteux "t'as pas un Doliprane, steuplé", devine d'où elle le sortira ? Ouais... de son sac magique...

Difficulté **** : La plupart du temps, une fille normale possède une □ dizaine, □ vingtaine, □ centaine (cocher la bonne case) de sacs différents, et perd régulièrement un temps fou à transvaser ses affaires de l’un à l’autre, en oubliant généralement au passage sa carte orange ou son badge de cantine dans la petite poche à l’intérieur. Dans ces cas-là, jeune homme, une seule règle d’or : reste patient et sois compréhensif devant une injustice flagrante de l’humanité. Souviens-toi que tu n’as pas, toi, à te trimballer en permanence du gloss nacré, des Tampax ou la photo de ton petit neveu pour que ta journée se passe bien. Mesure ta chance, et ferme-la. Point.

Note de la directrice de l’établissement
Il reste encore quelques places pour les cours de rattrapage. Clique sur le module qui t'intéresse :
La garde-robe d’une fille
Les filles et le foot

EDIT du 28/09/06 :
EXCLUSIF : Deux éminents professeurs nous éclairent à leur tour sur le fonctionnement des hommes. Rendez-vous dans les commentaires de ce post !

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29 mai 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – Chapitre 2

Les filles et le foot

Foot_1A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde de Football, je pense qu’il est de mon devoir, jeune homme, de t’enseigner quelques bases en ce qui concerne l’étrange relation qui existe entre les filles et le foot. A première vue, c’est une relation que toi, garçon, tu as bien du mal à comprendre. Et c’est pourquoi j’accepte de te servir de guide ici.

En théorie, quand on schématise, on dit que les garçons aiment le foot et que les filles détestent ça. En pratique, c’est vrai aussi. La plupart des femmes trouvent assez ahurissant de s’emballer à propos de vingt-deux couillons qui courent dans tous les sens après un ballon rond.
Bon, je te l’accorde, certains membres de la gent féminine s’attachent à pratiquer "l’exception qui confirme la règle" et te soutiendront le contraire. Ne les contredis pas, ça pourrait les vexer. Mais note bien sur un post-it que ce qu’elles disent aimer dans le foot n’est pas forcément ce que toi tu y trouves attirant. Tu ne vois pas où je veux en venir ? C’est simple. Pour toi, le foot représente par exemple l’esprit d’équipe, la performance, le dépassement de soi, la cohésion dans l’unité tactique, blablabla. Toutes ces grandes valeurs qui font bien dans la bouche d’un joueur interviewé à la fin d’un match difficile. C’est beau. C’est noble.

Pour une fille, ce qu’il y a de bien dans le foot, c’est au choix : les fesses rebondies de Thierry Henry, la bouille craquante de Robert Pirès, l’humilité de Zizou, les larmes d’émotion de toute une équipe de gaillards musclés après la victoire, les échanges de maillots trempés de sueur dévoilant des torses virils aux abdos en plaque de choco…
Ah tu es déçu ? Tu pensais qu’une fille regardait le foot "pour la beauté du jeu", tout bêtement ? Je suis désolée de briser tes illusions, jeune homme. Mais il fallait que tu voies la vérité en face. Je sais, c’est dur, ça fait mal. Un peu le même effet que le jour où nous, les filles, on a compris que les garçons ne feuillettent pas les catalogues de lingerie pour trouver des idées de cadeaux à nous offrir, mais bel et bien pour reluquer.

Enfin bref, mis à part ces quelques personnes qui disent aimer le foot, la grande majorité des filles n’en a strictement rien à faire, pour tout t’avouer. Ce qui nous fascine, en revanche, c’est l’attitude que toi et les tiens pouvez adopter face à un match. Pour nous rendre la situation plus agréable, voici quelques travaux pratiques pour t’entraîner à marquer des points.

Exercices pratiques
Difficulté ** : On dit souvent que, à l’inverse des femmes, les hommes ne savent pas faire plusieurs choses en même temps. Or, bizarrement, lorsque toi, jeune homme, tu regardes un match de foot, tu es également capable de : boire une bière, manger des chips, mettre des miettes partout, t’essuyer les mains grasses sur ton jean, bondir du canapé en hurlant des insultes contre l’arbitre, commenter les actions sur le terrain, répondre à ton téléphone portable (sauf si c’est ta mère). Ma conclusion est donc simple : quand tu veux, tu peux faire plusieurs choses à la fois. Alors s’il te plait, prouve-le moi dans d’autres contextes.

Difficulté **** : Pour l’amour du ciel, je t’en supplie, je t’en conjure : arrête de tenter de m’expliquer les règles du jeu. Surtout si je ne t’ai rien demandé. Parce que ça veut dire que je m’en fous. Oui, je m’en fous, de ce qu’est un hors-jeu ou un penalty. Ca ne m’intéresse pas de savoir que Domenech a foiré sa sélection, que c’est dégueulasse que Anelka ne joue pas, et que les techniques de jeu sont mal choisies, compte tenu du dernier résultat de l’équipe au quart de finale de la Coupe de je-ne-sais-trop-quoi. Je sais que ça te semble difficile, parce que tu as à cœur de me montrer que tu maîtrises fort bien le sujet, même (et surtout) si c’est seulement depuis le fond de ton canapé. Mais dis-toi bien que si tu te tais à ce sujet, c’est mieux pour tout le monde. Si, si !

Difficulté ******* : Si tu veux réellement éblouir une fille, voici une petite phrase qui a l’air toute innocente, mais qui marche à tous les coups : "Tu préfères que j’enregistre le match pour plus tard et qu’on se regarde Desperate Housewives sur la 6 ?". Je te laisse seul juge de la réaction. Tu m’en diras des nouvelles.

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12 mai 2006

Petit manuel à l'usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles - Chapitre 1

La garde-robe d'une fille

Garde_robeCe week-end, en passant devant chez Gap, j’ai dit à mon ami M. "viens, on rentre dans le magasin, j’ai besoin d’un nouveau jean". Sa réponse a fusé comme un missile : "pour quoi faire ? T’en as déjà quatre". Je l’ai d’abord regardé bouche bée, consternée devant tant de naïveté. Puis une fois remise du choc, j’ai décidé d’agir. Toi, mon petit père, va falloir que je te recadre un peu les choses à propos du fonctionnement de la penderie d’une minette.

Ne sais-tu pas, jeune homme, que même si l’armoire d’une fille déborde de pantalons Zara, de chemises Benetton, de jupons Maje et de tee-shirts Petit Bateau, il n’y a qu’une règle d’or à retenir par cœur : « une fille n’a jamais rien à se mettre ». Point. Ne cherche pas plus loin.
Je te donne un exemple très concret, pour t’aider à comprendre. Tu vas voir, c’est relativement simple, quand on s’en donne la peine. Prend le fameux petit pull noir. Tu vois de quoi je parle ? Bon. Oui, c’est vrai, j’en ai déjà plusieurs. C’est bien, tu es observateur. Mais viens là que je te montre quelque chose : il y a toujours une subtile différence entre deux modèles. Celui-ci a un col en V, et celui-là un col rond. Celui-ci est en cachemire, donc idéal pour l’hiver, à l’inverse de celui-là, en maille légère, parfait pour les soirées fraîches d’été. J’en ai aussi un très habillé, et un que je mets surtout pour traînasser. Celui-là est très décolleté, faut mettre un top en dessous. Et l’autre, là-bas, il est un peu grand, mais je l’aime trop pour le jeter. Ah, et le dernier de la pile, là, il a un petit détail gnangnan sur les poignets, mais comme c’est un cadeau, j’peux pas le donner, tu vois ? Tu comprends mieux maintenant, jeune homme ? Tu saisis l’importance de se procurer dare-dare ce mêêêrveilleux petit pull noir que tu jugeais si classique au départ ? Voilà, c’est bien, tu commences à faire des progrès.

De façon plus générale, abstiens-toi de tout commentaire quand une jeune fille pleure de détresse devant sa garde-robe. Non, même ce regard apitoyé ne servirait qu’à déclencher une crise. Eloigne-toi le temps de l’orage. Ou mieux, propose-lui innocemment "on ira faire des courses, demain, si tu veux ?". Tu verras alors son visage s’illuminer et son petit cœur fondre de bonheur devant tant de gentillesse et de compréhension. En trente secondes, tu viens de gagner cinquante points.
C’est pas difficile, franchement, si ? Voyons si tu as compris…

Exercices pratiques
Difficulté * : Force-toi à ne plus faire de réflexion désobligeante quand tu entends une fille dire qu’elle n’a rien à se mettre. Au début, tu peux avoir un peu de mal, mais ça viendra vite avec l’habitude. Une fois cette technique maîtrisée, tu peux te permettre quelques fantaisies, du style hocher la tête gravement, ou prendre un air désolé. Mais en aucun cas il faut que ça n’ait l’air moqueur. Sinon, recommence depuis le début.

Difficulté *** : Choisis dans la garde-robe d’une fille un type de vêtement dit classique (par ex : la chemise blanche). Apprend par cœur les caractéristiques de toutes les chemises blanches qu’elle possède : composition, boutonnage, manches longues ou ¾, col classique ou mao, etc. Il faut devenir incollable sur le sujet, sans qu’elle ne s’en rende compte. Lors de votre prochaine virée shopping ensemble, lorsqu’elle essayera une nouvelle chemise et qu’elle te demandera ton avis, dis-lui d’un ton détaché : "elle est très jolie, et en plus, ça change de ta chemise avec le col arrondi ; et puis celle-ci a les manches évasées et tu n’en as pas comme ça ; non franchement, tu devrais la prendre, elle est bien". Admire le résultat de ton travail : elle est scotchée.

Good job, jeune homme ! Non, ne me dis pas merci, c’est toi qui as bien travaillé…

Posté par Katia_ à 11:51 - Petit manuel à l'usage des garçons - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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