Gin Fizz

Bulles de vie...

Allumer le feu

28 août 2017

Capture d’écran 2017-08-27 à 14

Et voilà... Cet été encore, ça n'a pas loupé. Comme tous les ans, cette bonne vieille mode du barbecue n'a pas dérogé aux règles, et a une fois de plus enraciné les incontournables clichés de genre. Parce que je suis désolée de mettre les pieds dans le plat comme ça, mais franchement, le barbecue, c'est bien un truc qui fait triper les mecs et laisse complètement de marbre les filles, non ?

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été entourée de mâles férus de barbecue. Grand-père, père, oncles pendant les étés de mon enfance... troupe de potes plus récemment... tous ont toujours eu ce goût du repas grillé en plein air, à rester patiemment campés sur leurs deux pieds devant l'appareil, longue fourche à la main, tels des matadors de la côte de porc.

Honnêtement, moi, le barbecue, je m'en cogne un peu. Disons que je ne suis pas contre une merguez party de temps en temps, mais sincèrement, je peux très facilement me passer de l'odeur de charbon qui embaume le jardin et les fringues et me contenter de deux poêles et une casserole pour cuisiner. (C'est une façon de parler. Soyons clairs, en vacances, je ne cuisine pas). Mais Chéribibi en revanche, et dans la foulée, tous les comparses mâles qui croisent mes vacances, semblent mettre un point d'honneur à se servir du barbecue six jours sur sept pour se nourrir (et le septième jour, c'est uniquement parce qu'on fait des carbo, ce qui est moyennement compatible avec le biniou, vous en conviendrez). C'est même limite l'une des premières questions qu'il pose quand on cherche une maison de location pour nos vacances.

Mais attention, le sujet est sensible. Il y a barbecue et barbecue, messieurs dames. Vous auriez dû voir sa déception en découvrant l'an dernier le super appareil de compet' fourni avec la maison... mais électrique. "Hooooo, non, zut, moi pas joujou avec le feu cette année... ?". Parce que je suis intimement convaincue que cette adoration masculine du barbecue est un infime reste de l'age des cavernes, profondément ancrée dans les gènes des mâles, qui retrouvent devant leur appareil à grillades la même joie que nos ancêtres à faire rôtir la pitance de la famille. Le reste, c'est du détail : qu'est-ce qu'on s'en fout que ce soit une côte de boeuf ou une cuisse de mammouth, à ce stade, hein ?

Bref, les hommes aiment le barbecue, et aiment surtout se réunir à plusieurs pour dompter la bête. Je ne voudrais pas avoir l'air de critiquer, mais vu de loin, ça a toujours l'air vachement compliqué, quand même, de "lancer le barbecue", et ça nécessite sans doute qu'on se rassemble à trois ou quatre potes pour y regarder de plus près. Ah si... faut ramasser le petit bois (traduction : trois branches mortes au bout du jardin), faire prendre le feu (traduction : craquer une allumette), et réussir à obtenir de belles braises (traduction : discuter peinard regroupés autour des flammes avec la binouze fraîche à la main). C'est vrai que ça nécessite bien de s'y mettre deux bonnes heures avant le repas, et à plusieurs.

Et pendant ce temps à Veracruz, c'est toujours souvent les mêmes qui se coltinent l'épluchage des légumes, le vidage de lave-vaisselle, et la bataille "pipi-les-dents-et-au-lit" des mouflets. Bah oui, "laisse pas les gamins jouer près de nous, y'a beaucoup de fumée, quand même...".

Vous allez me dire "hé mais t'as qu'à le faire, toi, le barbecue, si c'est si facile". Oui, mais non. Je répète pour les deux du fond qui n'ont pas suivi : le barbecue, je m'en cogne. Si personne n'est là pour le "lançer", je grille mon poisson au four ou je mange des tomates-mozza, voyez ? Je ne vais pas m'enquiquiner la vie à me coller une contrainte supplémentaire pour me nourrir, quand j'ai d'autres choses mille fois plus intéressantes à faire de mes vacances.

Hélas, le rituel "barbeuc' " tourne souvent à l'obstination chez nous. Je ne citerai aucun nom, mais j'en connais quand même qui sont capables de se coltiner la mission chippolatas abrités sous un parapluie par 8°. Ca frise le délire, non ? Et quand j'ai moi-même déjà osé dire que je préférais faire cuire mon steak à la poêle, question de goût et de texture, j'ai reçu en retour trois ou quatre paires d'yeux éberlués semblant dire "mais, enfin... qu'est-ce qu'elle raconte... on a un bar-be-cue, ho... !"

Voilà, c'est ainsi par ici (coucou Céline D.), on ne déroge pas à la sacro-sainte règle du barbecue en été. Voyons le bon côté des choses, ça fait un peu moins de vaisselle à gérer, et ça fournit un sujet de discussion sans fin pour les artisans du bonheur ("je suis assez content de moi, la cuisson est par-faite", "mmm, ce petit goût fumé...", "demain c'est côtes de veau ou saumon grillé ?", etc.). Que demande le peuple ?

[Note de l'auteur : J'ai bien évidemment attendu la fin des vacances pour écrire ce billet, afin de laisser à Chéribibi et consorts le temps d'oublier ces critiques jusqu'à l'année prochaine. Pas folle la guêpe !].


(Crédit photo : Kelly Sillaste pour Getty Image).


Est-ce que tu pars pour les vacances ?

31 juillet 2013

vacances

Aaaaah, 31 juillet. Bientôt la quille loin de Paris. Je ne pouvais décemment pas partir en vacances sans faire un dernier coucou sur ce blog (ni laisser en billet d'accueil un article sponsorisé).
Premières vacances à trois, avec Chéribibi et ma croquette. Enfin... à trois... plutôt à onze, puisqu'on rejoint des amis avec enfants/bébé pour encore plus de rigolades, de rires d'enfants... et de risques de réveils nocturnes. Oui, si en temps normal, partir avec des copains relève souvent d'un grand défi (pour preuve, ce vieux billet qui, déjà, donnait le ton), partir avec des copains ET des enfants, c'est presque maso comme démarche. Mais qu'importe, on a choisi, on l'a voulu, et tant pis si au final, les souvenirs ne ressemblent pas à une pub Ricoré.

Au programme cette année, point de grande traversée Atlantiquesque (gné ?) ou de périple par monts et par vaux. Les heureux parents le savent, partir avec un babychou implique de trimballer avec soi tout un bataclan lééééééégèrement encombrant. Poussette, lit parapluie, transat, s!ège auto, biberons, joujoux, veilleuse et panoplie de fringues pour-s'il-fait froid, pour s'il-fait-moins-froid, pour si-c'est-canicule... Ce sera donc destination Bretagne, puis Charentes. Un peu de route à faire, mais c'est réglé, j'ai loué la caravane, on est bon.

Histoire d'en rajouter un peu niveau poids lourd, j'embarque également dans ma valise à moi :

* mon nouveau maillot* trop beau (ca ne se voit pas sur la photo mais il scintille gaiement, c'est pour mieux éblouir et faire oublier les petits kilos en trop accrochés ça et là)
* les premières crèmes solaires** de Babygirl (je sens que ça va être une vraie partie de plaisir de la tartiner de la tête aux pieds, quand je vois déjà comment ça se passe pour lui nettoyer les oreilles)
* une pile de bouquins (dont je ne lirai évidemment qu'un ou deux exemplaires maxi, mais au moins, j'aurai le choix) dont je ferai une chronique à la rentrée (une petite touche culture ne fera pas de mal à ce blog !)
* ... et mon code de la route, histoire de réviser un peu (parce que même si j'ai mon permis depuis des lustres, les quelques heures de conduite reprises dernièrement me font penser que... bon... revoir tout du début, ça ne serait pas un luxe)

Je débranche donc virtuellement ce blog pour trois grosses semaines minimum, et vous retrouve fin août, tous nus et tout bronzés ! (comment ça, non ?)
Et entre temps, je reste un peu présente sur mes réseaux sociaux favoris, Facebook et Instagram :)

Bel été à tous !

* Princesse Tamtam  **Merci à Mustela pour la découverte