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Bulles de vie...

Vacances romaines

20 mai 2012

Rome monument VE statue

Quatre jours à Rome, plein mai 2012. Naïvement, en réservant les billets (moult ago, pour des tarifs EasyJet de compet'), j'imaginais que le beau temps serait immanquablement de la partie. Sauf que non. Et c'est avec un temps mi-figue mi-raisin que nous avons découvert la ville éternelle, piochant au fond du sac lunettes de soleil ou k-way selon les bons désirs de Madame Météo.

Mais Rome reste Rome, et même sous un ciel de plomb, ce long week-end à arpenter la ville nous a laissé, en plus des ampoules aux pieds, une envie certaine de revenir un jour.
Je ne vous fais pas la visite guidée, les Routards et autres Lonely Planet le feront bien mieux que moi (j'ai autre chose à faire de mes vacances que de recopier les tarifs des bus ou des restaurants, en fait), mais je vous laisse avec quelques tips et petites anecdotes qui pourront vous servir, si d'aventure un court séjour dans la capitale italienne vous tente un de ces jours.

* Le prix des hébergements étant ce qu'il est à Rome, nous avons opté pour la location d'un petit appartement très mignon, trouvé sur le site www.sleepinitaly.com. Le budget final (incluant les frais de ménage) reste sensiblement le même que celui d'un hotel très correct, mais cette sensation d'être "chez nous" une fois rentrés de vadrouille, d'avoir une cuisine et un frigo rempli par nos soins à disposition, et de disposer de deux vraies pièces au lieu d'une unique chambre, c'est encore plus confortable.
Un petit nid idéalement situé en plein quartier du Prati, à quinze minutes à pied de tous les sites touristiques incontournables (Piazza Navona, Vatican, Villa Borghèse...).

Rome appart 1     Rome appart
Choupi, isn't it ?

* "A Rome, de bonnes pizzas tu ne mangeras point". Bon, ok, j'exagère un peu, mais ce n'est pas le fort de la ville, manifestement. Certes, la pate est fine, mais le reste laisse à désirer. Quand ce n'est pas purement et simplement une pizza surgelée qu'on vous sert (ce qui est inscrit sur la carte, en tout petit, bien sûr, les italiens ayant l'obligation de mentionner ce genre de choses). Jamais ça ne m'aurait traversé l'esprit qu'on puisse vous servir des pizzas surgelées dans une ville italienne ! Petit conseil : épluchez conscienscieusement la carte avant de commander. Ou rabattez-vous sur les pasta, qui sont, elles, nettement plus à la hauteur, dans l'ensemble.

* Quelle que soit la saison, il y aura toujours une queue immense pour visiter la Basilique Saint-Pierre au Vatican. Elle avance relativement vite, donc ne pas se décourager. Si la visite de l'église est gratuite, vous pouvez aussi, moyennant 5 euros, grimper au sommet de la Coupole, et découvrir une vue à couper le souffle sur toute la ville. "A couper le souffle", c'est peu de le dire, car il faudra pour cela grimper les 530 marches qui mènent au sommet. Escaliers de plus en plus étroits, impression et odeurs de renfermé, murs inclinés (sous le dôme)... la grimpette est sportive, et fortement déconseillée aux personnes âgées, cardiaques, femmes enceintes, ou claustrophobes. Tout est dit !

* Dans un autre genre de belle vue, le toit du Monument à Victor-Emmanuel II est également splendide. De part et d'autre de la terrasse s'étendent tous les monuments emblématiques de la ville. Impeccable en fin de journée, quand les rayons du soleil donnent aux bâtiments cette douce couleur mordorée.

rome vue colisée 2

Colisée, vu depuis le Palatin.

Rome Piazza Navona 1     Rome Piazza Navona 2

Fontaines de Neptune et des Quatre Fleuves, Piazza Navona

Rome Piazza     Rome Piazza Navona balcon

Rome texto

"Tiens, j'ai reçu un texto".

Rome ombre     Rome ombre forum

Rome louve     Rome paladin

* Visiter une ville sous une pluie battante, c'est la plaie. Mais cela permet également d'avoir nettement moins de touristes sur les sites touristiques, et donc sur les photos ! Nous en avons profité pour (re)découvrir le Panthéon, Saint-Pierre ou la Fontaine de Trevi... de nuit, puisque les éclairages y sont les mêmes par beau ou mauvais temps. Je vous mets au défi de réussir une photo de la fontaine sans un seul touriste assis sur le rebord pour se faire photographier en train de jeter sa pièce dans l'eau, à moins d'opter pour cette solution ! (oh, bah, on se console comme on peut, hein).

* A moins d'arriver aux aurores (et ceux qui me connaissent un brin savent que ce n'est pas gagné), la foule attendant pour visiter les musées du Vatican et la fameuse Chapelle Sixtine est dense, et la queue met parfois trois ou quatre heures pour arriver à l'entrée. L'une des solutions coupe-fil est d'opter pour la prestation d'un guide officiel, qui se chargera de vous faire entrer plus rapidement, et vous guidera pendant 2h30 de visite à l'intérieur des musées. La chose a un prix, 45 euros, et le concept n'est pas forcément au goût de tout le monde (perso, j'ai horreur de piétiner dans un musée en tendant l'oreille pour comprendre ce que raconte mon guide, alors que tout le monde trace autour de moi vers les oeuvres majeures). Dans ce cas, négociez ! Nous avons réussi à profiter de l'effet coupe-fil du groupe tout en esquivant la visite commentée, contre 30 euros par personne. Cher, certes. Mais l'entrée seule aux musées coûte déjà 15 euros. J'estime que rajouter 15 autres euros pour gagner plus de 3h de mon temps durant un court week-end sur place, c'est un investissement rentable.

Rome Vatican d'en haut

La place Saint-Pierre vue depuis la Coupole de la Basilique

Rome Vatican nuit

Le Vatican, de nuit.

Rome Panthéon

Le Panthéon, de nuit, un soir pluvieux (pas un rat !)

Rome Trevi nuit H     Rome voiture

* Testé et approuvé, trois chouettes petites adresses :
Restaurant Palazzaccio, une petite taverne familiale de quartier, jolie carte, poissons et crustacés à un bon prix, et petite terrasse très agréable. Via Ennio Quirino Visconti, 66-68
Osteria dell'Ingegno, un peu branchouille mais très raffiné dans l'assiette. Un peu cher peut-être, mais pour changer de la pizza ou du panino avalé rapidos le midi... Piazza di Pietra, 45.
Otello alla Concordia, au fond d'une allée, sous une veranda, une salle bruyante et animée (cantine de quartier) et une cuisine simple mais sympatique. Très bonnes pasta. Via della Croce, 81.

* Testé et desapprouvé, fuyez, fuyez :
San Silvestro, sur la place du même nom. Malgré une super adresse (jolie place calme et ensoleillée) et une grande terrasse accueillante, une cuisine fade et sans saveur, un service rochon, et des cheveux dans l'assiette. Passez votre tour !

Rome piazza spagna

Rome fleurs

Rome dolce vita

Rome vue villa Borghese

Vue sur Rome depuis la Villa Borghèse.


Capri, six heures d'arrêt

04 mai 2011

capriCapri. Hervé Villard s'égosillait à plein poumons en braillant que c'était la ville de son premier amour. Ben je veux bien te croire, mon cochon, c'est mignon comme tout, ce petit patelin. On y tomberait amoureux d'une branche d'olivier, pour un peu.
Le seul souci, c'est de pouvoir y débarquer, sur l'île. Noyés dans la masse ininterrompue de touristes en goguette embarqués sur les ferries-navettes, nous voilà donc à Capri pour une journée.

Ah, Capri... son funiculaire, ses villas luxueuses à piscine, ses citronniers et son limoncello glacé, ses petits sentiers sinueux, ses criques aux eaux claires planquées derrière les falaises... Tout ici respire le calme, la sérénité, la dolce vita. Un peu trop le luxe, aussi, c'est vrai...
Peu de choses à y faire, si ce n'est s'y perdre au gré de la balade, s'assoir en terrasse déguster une glace, respirer l'air marin teinté d'odeurs de pins, et contempler le quotidien des petits pêcheurs et de la jeunesse dorée italienne venue se ressourcer pour le week-end.

Embarquement immédiat pour Capri. Capri, six heures d'arrêt.

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rue

bal

hauteurs

ruelle

panneau

Rochers

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Sorry, mais la visite de Pompéi sous le ciel gris et la pluie donne des photos plus que médiocres, qui ne rendent pas du tout hommage à la beauté du site. Je passe donc mon tour pour cette fois.

Tranche napolitaine

02 mai 2011

ForzaJ'ai beau aimer le chocolat plus que de raison, il y a parfois des moments où je sais choisir mes priorités. Cette année, au lieu de guetter bêtement les cloches vissés au balcon, Chéribibi et moi sommes donc partis en goguette à Naples, pour le week-end de Paques. L'envie de pizzas marguarita et de luiguine al vongole fût plus forte que celle des oeufs fourrés pralinés, il faut croire.

Naples, donc. Ville construite à flanc de collines au pied du Vésuve. J'aime autant vous dire que les sandalettes d'été sont restées sagement planquées sous le lit de l'hotel, et que les baskets (et les cuissots) ont moultement travaillé en arpentant les rues de la ville : escaliers à chaque coin de rue, ruelles en pente ardue, le napolitain brûle les calories rien qu'en descendant acheter le pain.
En revanche, le napolitain ne se foule pas trop pour se débarrasser de ses ordures. Allez, hop, j'te jette ça en vrac sur le trottoir, et après moi le déluge. Il en résulte un chouette paysage de monceaux de détritus un peu partout dans les rues, copieusement ignorés par le service de propreté de la ville, exploité sous le manteau par la Camorra (mafia locale).

Pour toi, public, quelques tranches napolitaines, capturées au hasard des rues et de la balade... (et quelques adresses sympas en fin de billet). (Et demain, on ira se balader à Capri, toi et moi).

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artistique

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Carnet d'adresses :
* Hotel Piazza Bellini, en plein coeur historique, à deux pas de la Piazza Bellini, très animée en soirée. Hotel design à taill humaine, large terrasse surplombant la ville à partir du cinquième étage. Seul bémol, le petit déj, un peu simpliste.
Via S.M. di Costantinoli, 101

* Da Michele : LA pizzeria du centre de Naples (y'a qu'à voir la queue sur la photo ci-dessus)
Via Cesare Sersale, 1

* Pizzeria Gino Sorbillo : L'AUTRE pizzeria, quand l'attente à la première est trop longue...
Via dei Tribunali, 32

* La Tavernia del Buongustaio : Petite auberge sans prétention, le chef présente la carte du jour en fonction du marché et de la pêche. Bonne humeur, et très bon. Et toujours blindé !
Via Basilio Puoti, 8

Laisse les gondoles à Venise

18 janvier 2010

gondolesIl faut bien le dire : partir en week-end découverte au beau milieu de décembre dans une ville mythique comme Venise, c'était une drôle d'idée. Et pourtant, à la faveur d'une impulsion un peu remaniée, nous voilà une dizaine à embarquer sur l'Easy Jet pour le pays des gondoles, afin d'y célébrer en doudoune et polaire les trente ans d'une amie.

Étrangement, moi qui ai voyagé dans moult contrées exotiques et lointaines, je n'avais jusqu'alors jamais mis un pied en Italie, et partais avec la légère appréhension de me les cailler sévèrement dans mes bottes. Mais un pays qui sent bon les effluves de pizza et pasta à tous les coins de rue ne peut pas être foncièrement mauvais, me disais-je.

Armés de nos plus chauds cache-cols* et chandails* laineux, nous voilà ainsi partis arpenter les rues et ruelles de la ville aux mille ponts. Alors certes, Venise en plein décembre, ça ne ressemble en rien aux images qu'on peut avoir de la ville romantico-cucu des dépliants touristiques. Rangez les gondoliers chantonnants, les touristes encombrants et les quais grouillants. Il faut bien dire ce qui est : y'a pas grand monde pour nous casser les pieds dans les rues en cette saison.

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A chaque médaille son revers : certes, la ville nous appartient, mais elle a aussi profité de la basse saison pour se refaire une petite beauté. C'est sûr, la Basilique Saint Marc sous les échafaudages, ça perd tout de suite de son cachet initial. Déjà que je n'étais pas fan de son look de gros cupcake doré...

saint_marc


Mais le pire reste à venir. Dans mon imaginaire, le fameux Pont des Soupirs, dont j'avais tant entendu parler, était selon moi un lien emprunt de romantisme et de fièvre amoureuse où l'on s'embrasserait fougueusement avec Chéribibi, emportés par un tourbillon de passion. Force est de constater que j'étais assez mal renseignée, puisqu'il apparaît que ce fameux pont reliait le Palais des Doges à la Nouvelle Prison, et qu'il est totalement fermé afin que l'on ne puisse voir ni entendre les condamnés qui se rendaient en tôle. Pour le romantisme, revenez en semaine 2, merci et au revoir. Quant au spectacle visuel, j'ai là aussi un peu la sensation de m'être fait arnaquer.

pont_soupirs

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Déconfits devant la tournure des événements, nous décidons de nous culturer un peu, et de visiter les deux bâtiments de la collection Pinault, supposée rassembler tout le gratin de l'art contemporain. Si j'avais encore des doutes à ce sujet, je suis désormais totalement convaincue : les artistes modernes sont tout de même bien barrés du ciboulot. Entre les sculptures de cul de cheval encastré dans le mur, les lapins géants qui câlinent des ours, et les reconstitutions de l'oeuvre nazie propre à faire rendre à quiconque ses gnocchis du déjeuner, mon coeur balance (comme mon estomac). Heureusement que le Palazzo Grassi en lui-même a vraiment de la gueule.

lapin

palazzo_grassi

Bien heureusement, mon imaginaire n'avait pas menti sur un point : la gastronomie. Pizza, pâtes et risotto comblent à merveille mes envies de féculents, et je me découvre une nouvelle passion pour les linguine al vongole (palourdes). L'italie est fourbe : c'est un pays où l'on prend cinq kilos rien qu'en lisant la carte du restaurant. Au moins, températures mister freeze obligent, j'ai évité le désastre complet en faisant l'impasse sur les gellati du coin.

De ce premier contact avec l'Italie me reste des souvenirs mitigés. Partagée entre la beauté de la ville et la déception ressentie devant les principales attractions touristiques. Je partirai volontiers à l'assaut de Rome, Naples ou Florence, à la découverte des campagnes de Toscane et des volcans de Sicile. Mais je laisse à Venise ses gondoles, ses canaux et ses vaporetto, sans être certaine de les revoir un jour. Ce qui ne m'étonne pas, finalement : je n'ai pas le pied marin.

* Spéciale dédicace à ma grand-mère.



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