Gin Fizz

Bulles de vie...

Cours (presque) particulier avec Hélène Darroze

07 novembre 2012

Helene_Darroze_de_dicace_

S'il y a une qualité que les fées penchées sur mon berceau ont laissé filer, c'est bien celle du talent culinaire. Ce qui ne m'empêche pas, notez, de savoir apprécier les bons repas et la haute gastronomie. Lorsqu'on* m'a proposé d'assister à un cours de cuisine dispensé par LA chef doublement étoilée Hélène Darroze, j'ai donc sauté sur l'occasion, voyant là l'opportunité parfaite d'épater ensuite Chéribibi et les potes grâce à mon nouveau génie flamboyant. (Je reste finalement plus sceptique sur ce point).

Rendez-vous est donc pris, le dimanche 21 octobre dernier, pour un atelier en petit comité, suivi d'un déjeuner dégustation. Yihaaa, j'aime autant vous dire que moi qui ne suis pas du matin (et encore moins le dimanche), il ne m'a pas fallu trois sonneries de réveil pour sauter dans mon jean et filer au restaurant de la chef, où nous étions attendu sur le coup des onze heures.

11h03 : Pour avoir déjà goûté à la cuisine d'Hélène Darroze lors d'un somptueux dîner d'anniversaire il y a trois ans, j'ai déjà les papilles en ébullition en poussant la porte d'entrée. Petit verre de bienvenue, bonjour aux autres participants, bla bla de rigueur... bon c'est bien tout ça, mais où est Hélène ?

11h07 : La voici, la voilà, qui nous tend nos tabliers d'apprentis-cuistots en nous délivrant le menu des deux ateliers auxquels nous allons assister. Deux plats "signature", qui ne figurent pas à la carte du restaurant, mais qui sont des grands classiques de la dame.

11h10 : Go pour le premier cours, mené par la chef elle-même. Nous sommes six à écouter religieusement les conseils et les astuces qu'elle nous donne pour préparer son plat spécial "j'ai des amis qui viennent dîner" : la macaronade au foie gras et au homard bleu. Rien que ça. (J'veux dire, moi, quand j'invite des potes, c'est spaghetti bolo pour tout le monde, et si t'es pas content, tu passes au McDo avant). Je m'empresse de twitter la nouvelle, histoire de faire baver les pauvres petits êtres qui se contenteront d'un vulgaire brunch ce midi. (On me répond que "t'façon, t'es enceinte, t'as pas le droit au foie gras". Hé bah c'est ce qu'on va voir !)

11h15 : Coucou les homards ! Ah... au revoir les homards plongés dans l'eau bouillante (cette minute n'est pas sponsorisée par '30 millions d'amis'). Coucou les pinces à décortiquer les carapaces. Ca craque sous les tenailles, ca grince sous les mains, mais le travail avance.

11h26 : Hélène aux platines fourneaux nous détaille les étapes de la cuisson du plat, une fois tous les ingrédients prêts. Ca a franchement l'air tout con et pas compliqué (et je pense que je regretterai cette phrase le jour où je me lancerai dans la préparation de la recette toute seule paumée dans ma cuisine). En tout cas, ça sent rudement bon. C'est toujours ça de gagné.

He_le_ne_Darroze_homards_     He_le_ne_Darroze_macaronade

11H34 : Dernières touches, derniers papotages au sein du groupe, il est maintenant l'heure de suivre Jean Sevegnes, le second de cuisine, pour l'atelier number two : volaille entière farçie aux cèpes sous la peau. Allez tiens, ça nous changera du poulet rôti du dimanche midi.

11h39 : Il fait une chaleur de bête dans cette cuisine, mazette ! N'y tenant plus, je m'éclipse loin des fourneaux le temps d'une pause pipiroom (ah, les joies de la grossesse) pour reprendre un peu d'air frais. A mon retour, la préparation aux cèpes est terminée - ce sera donc le grand trou noir sur cette opération - et le poulet prêt à subir les derniers outrages du "fourrage manuel" (oui, bon, c'est pas parce que j'ai pris un cours que je maîtrise impec tout le vocabulaire, hein, scuzzi).

11H57 : Hop, emballé c'est pesé, Mr Poulet est farçi comme il se doit, et prêt à être enfourné. Un dernier petit cours de ficelage de pintade, histoire d'avoir un truc joli à présenter, et roulez jeunesse, nous voici prêts à passer à table.

(En vrai, pendant que nous assistons aux cours en aquiescant comme des benêts à toutes les astuces apprises, la vraie brigade nous a mitonné le repas qui va suivre, avec ces mêmes recettes mieux maîtrisées que nos travaux pratiques).

12h06 : groouiiiiiiiiiiiiccccccckkkkkkkkkkkk... (Ah pardon, veuillez excuser mon estomac, il ne sait plus se tenir passée une certaine heure)

12h08 : Super apéro pour partager nos impressions, pendant que l'équipe fignole le déjeuner. Champagne rosé (j'ai pas l'droit, chuis enceinte), jambon noir de Bigorre tranché ultra fin (j'ai pas l'droit, chuis enceinte), mini gougères au fromage de brebis (j'ai pas l'droit... ah, j'me répète, peut-être ?). Si j'en crois les avis extatiques de mes comparses, tout est délicieux (tu m'étonnes Elton). M'en fiche, moi au moins, j'aurai pas l'appétit coupé pour le vrai repas.

He_le_ne_Darroze_menu     sel_et_poivre

12h28 : On passe enfin au déjeuner, accompagnés d'Hélène Darroze qui trône en milieu de tablée, et de l'équipe Mastercard organisatrice de ce super event. De nouveau, grands yeux ébahis en découvrant le menu devant nous. Ce ne sont pas juste les deux plats "signature" que nous allons déguster, mais un menu gastronomique complet : deux entrées, deux plats, un dessert. (Hin hiiiinnn, qui c'est qui est contente d'avoir squizzé l'apéro, hein ?)

12h35 : Entrée n°1 : Tartare d'huîtres en gelée de caviar et velouté glacé de haricots maïs du Béarn. Pour les stressés de la coquille, il nous est proposé aussi une version sans huître, au chou-fleur, qui se révèle un délice.

12h51 : Entrée n°2 : Noix de Saint-Jacques aux épices Tandoori, mousseline de carottes aux agrumes. Festival des papilles ! Entre deux assiettes, la chef nous raconte de façon très naturelle son parcours, ses batailles avec son père, sa vie de famille, ses envies futures. Elle nous apprend au passage que l'un de ses meilleurs amis n'est autre que Pierre Hermé. Hé ben... ils doivent se taper la cloche copieusement quand ils se préparent à dîner, ces deux-là !

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13h04 : Plat n°1 : notre création (mais revue par les pros) : Macaronade au foie gras et homard bleu. Gros gros coup de coeur pour ce plat certes pas donné à reproduire, mais pas si compliqué à faire. Je ferme exceptionnellement les yeux sur mes interdictions 'grossessesques' et me régale de ce foie gras juste poëlé et absolument divin. (Quoi ? Tu veux la recette ? On verra si t'es sage).

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13h15 : Plat n°2 : résultat du second atelier : Poulet des Landes fourré de cèpes rôti en cocotte. Objectivement, après le chef d'oeuvre qu'on vient de déguster, la volaille fait un peu pâle figure. Et comme les estomacs commencent à bien se remplir, il ne reste pas grande trace impérissable de ce second plat. Perso, j'aurais préféré double ration du précédent.

13h34 : Pour clôturer en beauté, un dessert de créateur : Ananas pain de sucre, granité au citron vert et vanille Bourbon, gaufrette à la banane. C'est bon, c'est frais, c'est acidulé juste ce qu'il faut, ça coule tout seul dans le gosier, et c'est absolument parfait pour terminer le repas.

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13h56 : Autour d'un café et de mignardises maison, Hélène nous dédicace un à un son nouvel ouvrage (oui, bon, ok, elle a fait une faute à "voeux", mais avec le ventre plein, on pardonne plus facilement, non ?), et on lui refile fièrement nos bonnes adresses de blogueuses gourmandes (Les choux de chez Popellini, et les cupcakes so american de chez Berko).

Le déjeuner enchanté s'achève doucement, et chacun repart de son côté, tout en s'étant bien mis d'accord que là, honnêtement, une bonne sieste digestive viendrait parachever en beauté une journée déjà proche de la perfection. Un super moment, des rencontres qui me sortent de mon ordinaire, avec des journalistes et blogueurs tous amoureux de leur belle capitale, et un petit plat mythique à repréparer bientôt at home pour épater le chéri... que demander de plus ?

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* On, c'est en fait les équipes Mastercard et leur agence partenaire Happy Curious, dans le cadre du super programme Paris Priceless dont je vous ai déjà parlé ici. Je vous avais dit que j'allais avoir la chance de vivre mon moment Priceless à moi prochainement, et c'est désormais chose faite grâce à ce superbe atelier cuisine avec Hélène Darroze herself aux manettes.


Paris Paris combien, parie tout ce que tu veux

16 octobre 2012

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Les parisiens sont râleurs, c'est un fait. Pourtant, dans leur grande majorité, ce sont aussi bien souvent des amoureux notoires de leur belle ville, capables de s'émouvoir de choses finalement simples, mais essentielles à leur bien-être et leur bonheur de citadin.
Moi, parisienne depuis presque toujours, je me surprends parfois à admirer ma ville avec des yeux de touriste, ou à l'inverse, j'aime parvenir à l'apprivoiser comme si je la connaissais par coeur, même si c'est bien entendu très illusoire...

J'aime quand, par exemple :

* Je rentre de voyage, de vacances, et m'imagine à la place d'un étranger qui débarquerait à Paris pour la première fois. Les taxis de l'aéroport qui filent à toute allure, le métro crasseux qui recèle pourtant de jolies stations, les lignes aériennes qui enjambent la Seine et laissent découvrir au détour d'un virage quelques uns des plus beaux monuments au monde. (Oui, je suis un peu chauvine là, je m'en rends bien compte). J'aime imaginer ce que pourrait penser un touriste anglais, japonais ou turc, qui découvre enfin la ville Lumière après l'avoir vue sous toutes les coutures dans les films et sur les cartes postales.

* Les rares fois où je dois me lever à l'aube, j'aime redécouvrir Paris encore endormie aux premiers rayons du soleil. Les rues calmes, les boulangeries qui distillent la bonne odeur du croissant frais, ou le métro qui ne draine pas encore son flot de jeunes cadres dynamiques des heures de pointes. Cliché, certainement, mais dans ces moments, j'aime me sentir parisienne.

* J'aime bien repasser devant l'immeuble où j'ai habité petite. Notre premier logement parisien, sur ce grand boulevard du 11ème arrondissement, qui n'avait à l'époque pas du tout la même connotation bobo qu'aujourd'hui. Regarder "nos" fenêtres, imaginer la nouvelle vie qui se déroule derrière. Est-ce aussi une famille avec trois enfants ? Et le commerçant en bas de l'immeuble, a-t-il changé ? Ah non, il a juste modernisé son enseigne, mais il est toujours là... Nostalgie du temps passé, et en même temps satisfaction du chemin parcouru depuis ces moments-là...

* Malgré mon horreur de prendre le scooter, j'aime rentrer tard le soir en 2-roues en passager arrière, et voir défiler autour de moi la ville et ses lumières. Le jeu continuel des feux tricolores, les enseignes allumées toute la nuit, les phares des voitures, les réverbères des trottoirs... Un spectacle son et lumières que je savoure en silence, murée dans mon casque qui assourdit le bruit autour mais le rend encore plus intense en même temps. Pour un peu, je me croirais presque dans mon propre générique de "Paris Dernière".

* J'aime enfin savoir qu'ici, tout est possible. Musées, théâtres, opéras, vernissages, spectacles de rue, petits concerts dans les bars, nouveaux restaurants... partout, tout le temps, il peut se passer quelque chose. Je n'y participe pas la plupart des jours, bien sûr, mais je sais que la ville est là, autour de moi, bien vivante, bien vibrante, et qu'il n'y aurait qu'à descendre dans la rue pour bousculer un peu mon ordinaire.

...
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Non, je n'ai pas respiré trop de parfum de nostalgie ce week-end, ni avalé un paquet entier de madeleines de Proust. Je rebondis juste sur le sujet principal d'une très chouette opération dont j'ai eu envie de vous parler :

"Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas...". Ce slogan vous dit certainement quelque chose. Depuis 1999, c'est une partie de la signature de communication de Mastercard, qui capitalise sur ce concept fort pour lancer, en cette fin d'année 2012, un projet de grande envergure à destination des parisiens (ou des amoureux de Paris) : Mon Paris Priceless. Forte d'une longue étude menée auprès de parisiens, la marque a déterminé tout ce qui rend Paris "priceless" aux yeux de ses habitants. A 80%, ceux-ci se déclarent toujours émerveillés par cette ville, et 74% considèrent que l'on y vit plus de moments inestimables, comparé à d'autres villes françaises ou internationales.

Entouré de partenaires prestigieux tels que Le Fooding, l'Opéra National de Paris, le Plaza Athénée, la Salle Pleyel..., Mastercard entame donc dans les prochaines semaines un programme Paris Priceless destiné à faire partager aux participants des instants uniques et privilégiés, leur permettant ainsi de vivre un moment qui n'a pas de prix. Quelques exemples : faire son marché de Noël à Rungis accompagné d'un chef triplement étoilé, découvrir les coulisses du grand Opéra de Paris, jouer à la pelote basque sur un frontis situé au dernier étage d'un somptueux immeuble ayant vue sur le tout Paris, etc.

Si tout se passe comme prévu, j'aurai bientôt la chance de vivre mon petit moment priceless à moi, dont je vous reparlerai ici. Quant à vous, tenez-vous prêts le 14 novembre prochain, car Paris deviendra très spécial lors de ce Priceless Day, avec mille surprises disséminées sur la base du hasard dans les rues (ou ailleurs). Soyez aux aguets pour vous laisser surprendre et savourer un moment qui ne s'achète pas...

(Billet absolument pas sponsorisé, si ce n'est par l'envie de partager une opération de communication qui me plait beaucoup).

Posté par Katia_ à 10:31 - Melting-Po(s)t - Commentaires [21]
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