Gin Fizz

Bulles de vie...

Papillon de lumière

06 mai 2013

Printemps_veste_iro1

Au temps jadis où l'on croyait encore qu'il y aurait un printemps à Paris (mais en fait, non, cette année, on passe directement de mars à octobre), j'ai commencé à réfléchir à un look "bonne humeur pour la sortie de l'hiver", dans le cadre du troisième volet de mon partenariat avec le site les Bijoux Précieux. (Look Automne par ici, et Look Hiver par là).

Après moult réflexions, j'ai finalement ressorti mon habit de lumière, aka ma veste bleue à sequins qui brille de mille feux, histoire de filer la métaphore de la chenille transformée en papillon (de lumière) à la fin de sa mutation. Moi aussi, je mute. Je passe de tenues d'hiver sobres et souvent passe-partout à de larges touches de lumière et de couleurs, pour faire venir plus vite le soleil. (raté).

Oui, alors, on s'excuse d'avance pour la luminosité un poil loupée des photos, qui ont été prises en des jours pas si lointains sous la lumière blafarde de février. Et on essaye de ne pas focaliser sur les cernes témoins de nuits courtes et le reste de petits kilos post accouchement. (C'est à dire que pour le fameux Mummy Glow supposé rendre radieuse toute nouvelle maman malgré la fatigue, on repassera plus tard, si vous voulez bien).

Pour le reste, c'est ici que ça se passe ! Et je vous donne rendez-vous dans deux mois, pour un Look Eté que j'espère léger, coloré, et fruité. (Si si !)

Printemps_OK_2

 

 


Tout ce qui brille

19 septembre 2011

Shourouk Zara Paillettes

Petit quizz mode du lundi matin : Tout ce qui brille n'est pas d'or, mais file direct dans ma penderie. Pour quelle(s) mystérieuse(s) raison(s) ? Vous avez deux heures, je ramasse les copies à moins le quart.

Perso, j'ai bien ma mes petites idées sur la chose :


1. Parce que j'ai gardé une âme de gamine ?
2. Parce que j'ai le radar modesque irrémédiablement bloqué sur l'option "bling-bling" ?
3. Parce que l'effet disco-fever-power donne du pep's à n'importe quelle tenue ?
4. Parce que j'ai toujours aimé ça, et que j'ose enfin (me) l'avouer ?
5. Parce que le film Tout ce qui brille a cartonné au ciné ?
6. Parce que les paillettes, les sequins et le lurex, c'est quand même drôlement plus funky que le 100% coton trop sage ?
7. Parce que c'est pas tous les jours qu'on peut porter les chaussures de Cendrillon ?
8. Parce que j'aime faire des étincelles ?
9. Parce que ça met une petite touche de gaieté dans un contexte économique et social bien morose ?
10. Parce que. Tout simplement. Et j'ai pas spécialement envie de me justifier, en fait.

En tout cas, les faits sont là. Regardez plutôt le travail de serial shoppeuse ! Ah ça, on est d'accord, je pourrais faire atterrir un Boeing en pleine jungle, à force de briller comme un phare. Et en plus, je n'ai rien à dire pour ma défense, votre Honneur. J'assume tout !


Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

Shourouk Zara Paillettes

 
Bon, évidemment, je ne porte pas tout en même temps, sauf cas exceptionnel de soirée disco ou d'envie subite de ressembler à une boule à facettes sur pattes (mais je sais me contenir).
Evidemment aussi, je joue la couleur sobre avec. Noir, gris, beige, taupe. On n'est pas au carnaval de Rio, non plus, voyez ?

Casting brillant :
* Escarpins à paillettes Zara, kitten heel, parfaits pour une touche de shebaaam au bout d'un duo jean brut/t-shirt blanc.
* Etoles en lurex Zara et ...? (j'ai oublié)
* Pull imitation sweat en lurex argenté, Gap (au bureau, on l'appelle ma "côte de maille". Pfff, si ça vous fait rire, les gars, faites-donc !)
* Pull beige à sequins, Des Petits Hauts
* Collier oiseau Shourouk, depuis un bail dans ma penderie, mais il se devait d'avoir une place ici !
* Blazer manches 3/4 sequins argentés anthracite Zara
, pour changer de la PPVN (parfaite petite veste noire)

PS : ouep, la paillette en photo, c'est pas fastoche-fastoche, quand même...

En vert et contre tout

12 avril 2010

penderie_verteLes goûts et les couleurs ne se discutent pas, certes. Mais apparemment, ils changent aussi pas mal au fil du temps. J'ai jeté un coup d'oeil général à ma penderie ce week-end, et j'ai trouvé que mon "panorama coloriel" (oui, j'invente des concepts si ça me fait plaisir) avait vraiment évolué ces dernières années.

Hier encore, j'avais 20 ans. Et au delà des classiques noir, gris et jean, ma garde-robe était très largement ponctuée de grosses tâches colorées : beaucoup de rouge, pas mal de rose (dans toutes ses nuances), quelques touches de mauve, violet et parme, et un t-shirt jaune (ne criez pas au scandale, je crois que je ne l'ai jamais porté, en fait).

Aujourd'hui, quand j'ouvre mon armoire, je remarque plutôt un doux camaïeu de tons fondus, du noir au écru, en passant par toutes les nuances de gris, taupe, brun, beige et crème. Du bleu, évidemment, avec les jeans et les so famous marinières. Quelques coloris poudrés pour la belle saison, mais très peu de fantaisie, finalement. Et une observation frappante pour moi : que fait tout ce vert dans mes affaires ?

verts

Que je vous explique, en deux mots : j'ai longtemps considéré la couleur verte particulièrement affreuse en matière de fringues et chaussures. Et d'aussi loin que je m'en souvienne, le vert a été impitoyablement banni de ma penderie, mise à part une petite veste trench Gap de couleur kaki, qui, seule, trouvait un semblant de grâce à mes yeux. Tout le reste, zou... dehors. Vert pomme, vert anis, vert bouteille, vert sapin, vert prairie... chaque nuance était selon moi connotée : trop "mauvaise mine", trop "esprit de Noël, sors de mon corps", trop "je ressemble à un perroquet".

Force est de constater que, une fois de plus, je me suis
doucement fait avoir par la mode ambiante, "à l'insu de mon plein gré". Car effectivement, depuis quelques saisons, mon radar à envies shoppinguesques reste bloqué sur la green attitude. Effet de mode ? Sans aucun doute. Je suis une proie tellement facile pour les magazines, que voulez-vous ?

Ont donc rejoint ma penderie dernièrement :

- Une petite robe en soie, au décolleté brodé de petits sequins dorés mats. Facile à porter, hop, c'est plié. (Monoprix)
- Une veste esprit saharienne, classique mais top tendance, qui me faisait des grands yeux énamourés dans la boutique et à qui je n'ai pas eu le coeur de résister (accessoirement, je louchais déjà dessus sur les premières photos de pub de la nouvelle saison). (Comptoir des Cotonniers).
- Une veste-chemise aux épaulettes rehaussées d'une grosse étoile strassée. Oui, bon, là, j'avoue... Je ne suis pas certaine de mon coup. Elle me plait, mais je ne me trouve pas à l'aise dedans. Encore du chemin pour trouver comment me l'approprier et m'y plaire. (Zara)
- Une paire de sandales vert acidulé, pour bien claquer aux pieds d'été tout de vernis colorés (Appelez-moi Verlaine, je cause en rimes). Reste à bien bronzer la gambette pour ne pas donner dans le look navet (vert et blanc). (Minelli)
- Un mignon chapeau de paille rehaussé d'un foulard vert fleuri, pile dans la tendance Liberty. Me voilà parée pour l'été ! (Zadig & Voltaire)

minelli  zara  zadig

Ne vous en faites pas pour moi. Je sais bien que je suis une cause perdue ascendant mouton, et que la saison prochaine, tout ce vert traînera au fin fond de mes placards, à la faveur de ma future nouvelle lubie du moment. Qu'importe. Je lutte à ma façon contre l'effondrement du secteur textile, c'est déjà bien sympa de ma part, je trouve. Ahem.

Sinon, rien à voir, mais je m'amuse bien à constituer mes petites photos vitrines, moi. Je devrais peut-être songer à une reconversion de merchandiser, non ?

La journée de la jupe

25 janvier 2010

jupeCette année, je suis très fière de moi : j'ai été super sage pendant les soldes. Quelques babioles American Vintage, deux trois soutifs Princesse Tamtam, et roulez roulez petits bolides. Pour les amateurs de sensations fortes (et de comptes en banque qui font le grand plongeon), revenez la saison prochaine, merci et bien le bonjour chez vous.
Il faut dire que je m'étais, au petit matin du 1er Janvier dernier, armée d'une bonne résolution mi-modeuse mi-fauchée : faire enfin retoucher la tonne de fringues empilée au fin fond de ma penderie, qui n'attend que ça en baillant aux corneilles depuis des lustres.

Parmi les frusques laissées en rade (et non, nous n'évoquerons pas le pantalon 3 ans d'âge dans lequel je ne rentre plus le cuissot, je vous remercie), voilà - oooooh - une petite merveille de jupe reçue en cadeau à Noël 2003 (ou pas loin), jamais portée à l'époque pour cause de gallons pailletés et brodés forts jolis, mais encore un poil trop bling-bling jadis pour la sage fille 0 % trendsetteuse* que je suis.
Force est de constater qu'en ce début 2010, les paillettes, les strass et les sequins, j'assume désormais à mort. T'as qu'à voir le nombre de cabas Vanessa Bruno, de boléros miroitants et de pulls à épaulettes brodées que je me trimballe en loucedé dans mes placards depuis quelques temps. La jupe des mille et une nuits a donc toutes ses chances pour faire son grand come-back en VIP de luxe au sein de mes it-pièces de saison.

Sauf que.

Entre temps, la longueur syndicale de toute jupe à peu près "in" s'est dangereusement rapprochée du mini mini. Et que moi, avec ma jupe version 2003, j'ai juste l'air d'une gentille expert-comptable employée dans le secteur des pompes funèbres. Une expert comptable un peu wiiiizzzz grâce aux paillettes, certes, m'enfin quand même. Pas olé olé, quoi.
Décision est rapidement prise de la faire raccourcir assez franchement, pour tenter de lui accorder une deuxième vie. Coup de bol, il y a juste en bas du bureau un petit artisan retoucheur qui sera, j'en suis certaine, ravi de me rendre ce service.
C'est là que je me trompais lourdement.

Je vais voir le gars, et lui explique le pourquoi du comment, sans trop entrer dans les détails non plus (si ça se trouve, la soeur de l'artisan est elle-même expert-comptable, allez savoir), et que donc, si vous pouviez me la raccourcir de 12 bons centimètres, on tope là, et l'affaire est dans le sac.

- "Non", qu'il me répond, celui-là.
Moi, éberluée : - "comment ça, non ?"
- "Non, je ne retouche pas la ligne du vêtement, il a été créé ainsi, vous allez casser le modèle si vous le raccourcissez".
(Ah je vois, encore un Galliano raté ou refoulé)
- "Oui, d'accord, mais là, en même temps, je ne la porte pas, la jupe. Elle est has been, voyez ?
- Non. Vous allez déséquilibrer l'harmonie. ... A la rigueur, on peut enlever deux centimètres, là, comme ça... mais sinon... non.
- Monsieur, c'est juste une jupe à raccourcir, pas de la grande création. Dites-moi juste si c'est faisable ou non. Et combien ça me coûterait, aussi.
- Rhhhaaa, mais c'est dommage, vous avez vu ce travail, c'est dommage, vraiment. Vous êtes certaine ?"

Bon. Je rêve ou quoi, là ? Depuis quand faut-il supplier un artisan pour qu'il accepte qu'on le paye pour faire son boulot ? C'est fou, ça. Je peux comprendre qu'on me mette en garde, mais là, c'est juste un méga ourlet, hein. Calmos, Hedi Slimane en herbe, calmos. Sinon, je reprends ma jupe et je vais m'adresser ailleurs.
Le type voit mon hésitation, et soupire en disant : "Bon. Douze centimètres ? Ca fait comme ça ? (il montre en mesurant). Faut juste couper hein. (Bah je te le fais pas dire). Bon. Ok. Ca fera dix euros. Et dix euros en plus, pour le jupon. Parce qu'il faut aussi raccourcir le jupon (j'aimerais mieux, oui). Repassez dans trois heures."

Hé ben. On m'y reprendra à faire bosser les petits commerces, moi, si c'est pour y déployer toute mon énergie et mes talents pour convaincre. D'autant que le type a flairé la pigeonne, et n'a sûrement pas revu ses prix à la baisse.

Trois heures plus tard, me revoilà dans la boutique. Le gars m'accueille en braillant "Aaaah, bah, toi, je me souviendrais de toi, hein (oui, on est passé au tutoiement, direct). T'as saccagé ta jupe, vraiment, j'espère que t'es contente de toi !"

Gniii ?!!!!???? "Saccagé" ? "Contente de moi" ? Mais qu'est-ce que...
Il va me chercher la jupe, que je m'attends à revoir déchiquetée et assymétrique à mort.
- "Tiens, la voilà, ta jupe. Non mais vraiment, hein. J'espère que t'es contente. T'as saccagé tout le travail de départ !"

Je regarde ma jupe, impeccable, et pile à la longueur que je voulais. Je me demande si le type blague, ou si les caméras de Marcel Béliveau tournent en douce, cachées quelque part. Mais non. Rien. Rien, à part la demi-colère du retoucheur, qui continue de gueuler : "vraiment, tu vas la mettre, maintenant ? Je te regarderai passer dans la rue, hein ! Vraiment, c'est du saccage !"

Je paye, je souris niaisement (si ca peut le calmer un peu), et je me casse de là vite fait. Ce type n'est clairement pas net, mais au moins, j'ai ma jupe, à la bonne longueur. Bon, je l'ai payée vingt euros, pas vraiment une affaire, si on considère que son prix de base était déjà assez élevé. Qu'on ne me reprenne plus à essayer de trouver des ruses pour sauver les fringues à l'abandon de ma penderie. Je vous jure, ça demande vraiment trop d'efforts et de diplomatie, et je suis bien meilleure à aller jouer des coudes dans les magasins bondés en période de soldes.

(Pfffff. Je voulais juste raconter une petite anecdote, et voilà que j'en ai encore fait cinq tartines. Incorrigible je suis !)

* "Lanceuse de tendances", en gros, dans le jargon marketing. (Bah oui, je traduis. Figurez-vous que tout le monde ne bosse pas dans le monde merveilleux et soooo branché de la com' !).