Gin Fizz

Bulles de vie...

Jamais 3 sans 4

06 septembre 2015

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La belle échappée... Voilà plusieurs semaines (trop ?) que j'ai laissé (à nouveau) ce blog en friche, au profit de la "vraie vie". Oui, mais j'ai une bonne excuse, votre Honneur. Une excuse qui commence à s'arrondir vraiment beaucoup, pour tout dire...

Car ça y est, nous y sommes. Juste à ce moment précis où le petit équilibre de la vie de famille à trois qu'on a mis du temps à établir respire ses derniers instants, avant de laisser place à un nouveau chamboulement titanesque. En novembre prochain déboulera dans notre cocon une nouvelle petite chouquette prête à être croquée d'amour. Babygirl bientôt promue "grande soeur," et Chéribibi fier patriarche de son harem familial.

Certains nous disent "il était temps !", d'autres "si tôt ? vous n'avez pas peur !"... et la grande majorité des déjà-parents-au-carré s'accordent sur un regard mi-moqueur mi-amusé, avec cet air de dire "bon, bah... bon courage pour ces trois prochaines années, les gars".

Je sais déjà qu'il nous en attend des vertes et des pas mûres, que les mots sommeil, sorties resto, ou temps pour soi vont rejoindre le panthéon des concepts désormais oubliés tels que grasse matinée, appartement rangé, week-end improvisé et lecture peinarde sur la plage, et que la vie de couple elle-même va être soumise à rude épreuve dans le tsunami de la double-parentalité.

Mais je suis déjà prête à attaquer cette nouvelle page : les blouses liberty et les gigoteuses minipouce attendent sagement le début de leur seconde vie, la "chambre des filles" va subir quelques aménagements, et Croquette est subtilement briefée sur le futur rôle qui lui incombe (les mots "partage de jouets" semblent encore un peu flou, mais on y travaille).

Cette deuxième parenthèse de neuf mois dans ma vie de femme me fascine autant qu'elle me fatigue : on dit que le corps se souvient, et qu'il retrouve vite ses marques lorsqu'un second bébé pointe son nez. C'est vrai. Ventre plus gros, plus lourd, plus vite. Dos en compote, jambes en coton. Teint de papier mâché pour cause de nuits saccadées. Ah, laissez-moi vous dire que le mythe de la femme enceinte belle, radieuse et épanouie, c'est la porte à côté, pas chez moi.

Encore quelques semaines à tenir. Deux petits mois et demi, avant de replonger dans les nuits blanches et les couches marron, les biberons 3 vitesses et les vomitos sur l'épaule... les chaussettes taille 2, les gouzi-gouzi yeux dans les yeux, les petits doigts qui agrippent fermement les plus gros.
Oui, encore quelques semaines, et bientôt, cette impression de former, enfin, la parfaite petite famille à quatre que j'ai toujours voulue et imaginée...


Et entendre ton rire comme on entend la mer

13 janvier 2015

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(Photo empruntée à ma talentueuse copine A. qui a réussi pour les 2 ans de sa chouquette ce très joli gâteau !)

Comme un appel d'air. Un moment suspendu. Une parenthèse de douceur et de légèreté. Au milieu du triste ciel et des abominations qui ont plané sur ces derniers jours, Babygirl a soufflé sa deuxième bougie, dans un cocon de papiers cadeaux colorés et de gâteaux sucrés. Parce qu'à deux ans, on ne peut pas tout comprendre. Parce qu'à deux ans, on a le droit à l'insouciance et aux bonbons par poignée, même si les grands ont, eux, le coeur bien lourd.

Ma Babygirl, ma grande. Ma toute petite grande. Ma croquette qui rentre encore dans quelques rares vêtements taille 12 mois, mais qui a perdu tous ses traits de bébé, et s'affirme de plus en plus. Ma bouclée aux cheveux emmêlés qui réclame des barrettes dans ses couettes et qui tourne crânement sur elle-même dans son tutu de Noël. Ma boudeuse aux grands yeux qui sait si bien râler, mais distribue des bisous pour se faire pardonner. Ma gigoteuse toujours branchée sur mille volts quand on la voudrait calme et apaisée, pourtant si sereine endormie dans son tout petit lit qu'il faudra bientôt changer. Ma poupée bariolée de petits boutons de varicelle, qui a eu la bonne idée de débarquer pile pour agrémenter les photos d'anniversaire.

Deux ans déjà, deux ans seulement, et l'impression d'avoir fait un gigantesque bond en avant. Je fonds quand elle me raconte sa journée à la crèche, où elle semble avoir vécu quatre journées en une, tellement elle en a fait, des choses. Je craque quand elle chantonne en coeur avec moi en bouffant la moitié des mots et en ne répétant que les fins de phrases. Je trépigne, aussi, quand elle veut faire "toute seule, non maman, toute seule" alors que l'horloge tourne trop vite le matin. Et je la regarde, jour après jour, devenir grande, et me faire grandir avec elle.

Un tout petit bout de femme, mais une présence qui emplit tellement d'espace que c'en est à se demander ce qu'il y avait avant. Aujourd'hui, les jouets traînent dans les moindres recoins du salon, on retrouve des pièces de puzzle Tchoupi jusque dans la salle de bain. Aujourd'hui, il y a toujours dans mon sac à main une tétine de secours en plus du Doliprane. Aujourd'hui, les coussins du canapé sont balafrés de feutre noir, et la télécommande se cache souvent comme par magie dans le panier à linge sale. Aujourd'hui, il y a des miettes de Craquotte dans le fond de notre lit, et des petites traces de main dessinées à la carotte sur la porte d'entrée. Aujourd'hui, il y a des cris qui font frémir les chats, quelques pleurs et coups de colère parfois, et il y a surtout le plus joli rire du monde.

***

Je n'ai même pas encore eu ou pris le temps de vous souhaiter à toutes et tous une merveilleuse nouvelle année. Elle a malheureusement commencé en demi-teinte, espérons qu'elle amorcera le tournant vers quelque chose de meilleur, pour chacun de vous comme pour nous tous, tous ensemble.
Happy happy new year !

 

Une année lumière

13 janvier 2014

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Et voilà... Un an ! Un an que Babygirl a déboulé dans nos vies, petite magicienne rendant le quotidien mille fois plus joli, mais plus compliqué aussi. Un an que l'on jongle entre biberons, couches, tétines, doudous, bodys et T'choupi. Un an que les grasses mat' sont un mot banni de notre vocabulaire, et que le bruit du radio-réveil est presque tous les jours remplacé par les babillages, cris ou parfois beuglements (si,si) de la mini-croquette affamée. Un an que nos journées de parents s'achèvent dans la douce lumière tamisée d'une chambre d'enfant, au milieu des histoires de Petit Ours Brun et des boîtes à musique lééééégèrement répétitives. Mais entre le lever et le coucher, jour après jour, une petite fille a fermement décidé de découvrir le monde et de grandir sans perdre de temps !

J'ai parfois envie de lui crier "stoooop, arrête-toi tout de suite de grandir, c'est un ordre ! Reste pour toujours ce petit bébé joufflu et maladroit qui a tant besoin de ses parents". Mais je me raisonne (ai-je vraiment le choix ?), et applaudis des deux mains à chaque nouveau progrès, en bonne mère complètement gaga. Les premiers pas bancals (vous voyez Bambi tout bébé ? Multipliez puissance 8), la première cuillerée de purée portée à la bouche (après repeinte intégrale du mur et du sol de la cuisine), le premier câlin au chat (au lieu de lui tirer sauvagement les poils), l'imitation parfaite du cri du tigre ("roooarr"), du cri du chat ("rooarr"), du cri du cochon ("roooarr")...

Le nouvel équilibre de notre vie à trois s'installe doucement, après quelques premiers mois d'apprentissage et de mises au point. Sans aller jusqu'à dire qu'on est parfaitement rodés, disons qu'on ne panique plus comme des fous dès que le thermomètre indique 39,2°, qu'on est moins à cran sur les biberons boudés, et que les petits caprices de Babygirl sont bien vite remis à leur place. L'apprentissage du métier de parent n'est pas évident tous les jours, mais on grandit, nous aussi.

Régulièrement, Chéribibi embarque sa croquette en porte-bébé et fait la tournée des commerçants du coin, fier comme un pou dans son rôle de papa poule. J'ai personnellement très bien compris que c'était surtout un bon moyen de dragouiller la boulangère, et de gratter au passage un crouton de pain pour sa fille, mais je fais comme si de rien n'était, bien sûr.
De mon côté, il y a parmi mes nouvelles habitudes un petit rituel auquel je ne déroge jamais. Lorsque je vais me coucher, et alors que ma Babygirl dort déjà depuis quelques heures, je passe un court moment dans sa chambre, penchée au dessus de son lit. Officiellement, c'est parce que j'aime la regarder dormir, paisible et sereine au milieu de ses doudous. Officieusement, c'est parce que je sais que je n'arriverai pas à m'endormir sans avoir vérifié qu'elle est effectivement paisible et sereine, que le doudou ne l'étouffe pas, et qu'elle respire tranquillement. Ne le répétez pas, mais je crois que si personne ne m'en empêche, je continuerai ce rituel jusqu'à ses seize ans, au moins.

Quand je regarde les photos de la maternité, ou les premiers clichés et vidéos dont mon Iphone est saturé, je vois, je sais qu'elle a déjà bien changé, cette petite fille. Et qu'elle en a déjà franchi beaucoup, des étapes, dans ce long parcours du combattant qu'est la vie d'un jeune bébé qui a tout à découvrir.
Paradoxalement, il me semble que cette première année est passée à la vitesse de la lumière, et qu'à peine quelques petites semaines séparent hier et aujourd'hui. Quelques semaines éreintantes, oui, mais beaucoup plus lumineuses aussi.

 

Vacances, j'oublie (rien du) tout

02 septembre 2013

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(Sympa, la vue sur le Golfe du Morbihan depuis notre baraque en Bretagne, non ?)

Je ne peux pas dire qu'on ne m'avait pas prévenue. Non, franchement, on avait vraiment bien pris soin de me mettre en garde : "tu verras, les vacances avec enfant ou bébé, c'est... autre chose". Autre chose ? Mais c'est à dire... ? Avant, j'étais naïve. Maintenant, je sais.

Partir en vacances avec un bébé, ça commence avec l'épreuve de force du tas de bidules à embarquer avec soi. Une fois qu'on a bien joué à Tétris devant la bagnole, en cherchant à caser avec astuce la poussette, le transat, le lit parapluie, le sac à biberons, les jouets et peluches, il reste tout juste assez de place pour y glisser un micro-sac avec deux maillots et une paire de tongues pour les parents. Ah, ça, l'étape bien connue du "j'emporte pas trop de choses là ?" est relativement facilitée (je vous aide, la réponse est toujours oui, quoi que vous ayez mis dans votre valise). Pour peu qu'on joue les mères parfaites et qu'on décide d'embarquer AUSSI le BabyCook, en arguant que "si c'est pas pendant les vacances que j'ai du temps pour faire des petits pots maison, c'est quand ?", on frôle la crise de nerf dès le parking.

Voiture chargée à bloc, bébé installé peinard dans son siège auto, il est temps de prendre la route. Nouveau dilemme : maman monte devant, quitte à se tordre les bras et le cou dès que babygirl chouine un peu et réclame son bib', ou maman monte derrière, quitte à s'emmerder comme un rat mort (et à ne pas pouvoir choisir la musique) tout le temps que babygirl pioncera ? Vaste débat. Vous avez deux heures, calculatrices interdites, note compte triple dans la moyenne.
Evidemment, c'est l'été, et ce petit malin de soleil qu'on a attendu tout le mois de juillet a décidé de frapper un grand coup pile le jour du long trajet, et de castagner à qui mieux mieux sur les vitres de la voiture. Evidemment, c'est un détail auquel on n'a pas pensé, et babygirl a l'air d'apprécier moyen. Evidemment, impossible de trouver un pare-soleil sobre, uni et discret sur les aires d'autoroute croisées. Voilà comment on se retrouve à devoir se trimballer Pocahontas ou Cars sur ses fenêtres, et ce, sans même justifier nécessairement d'un goût prononcé pour la ringardise. Pardon à tous les parents que j'ai mentalement critiqués en riant comme une hyène. Je ne pouvais pas savoir.

Bien arrivés à destination, voiture déchargée (trois litres de sueur perdus), lit parapluie installé (chambre réduite de moitié), il est temps de se mettre en quête du Super U du coin pour remplir le frigo. Nous voilà donc partis en guoguette, poussette au bras, prêts à flâner dans les rayons d'un hyper(grand)marché, comme tout bon parisien habitué à son Franprix taille minipouce, et qui découvre des produits insoupçonnés.
Sauf que... sont-ce les bonnes habitudes qui se perdent vite sous d'autres latitudes ? Sont-ce les prémisses d'un total relâchement de cerveau passé en mode "vacances-foutez-moi-la-paix" ? Toujours est-il qu'en extirpant la mini-croquette de son siège auto, le constat est sans appel : grosse fuite caguesque au niveau du futal, détectable à l'oeil au nez nu, et anticipation zéro quant à la couche de rechange, le sac à langer étant resté bien sagement là où il ne servira à personne, dans le salon.
Mes cours de Mac Gyver servant enfin à quelque chose, j'arbitre rapidement la situation : on flanque le cabas plastique des courses sous les fesses de la croquette (plus dans un souci d'éviter de tapisser toute la poussette qu'autre chose) (et tant pis si elle macère gaiement dans son jus) et on nie fermement toute odeur suspecte nous suivant à la trace. Eventuellement, on tente un "z'ont pas l'air très fraiches, ces merguez" devant le stand boucherie, pour faire diversion.

Enfin, finally, at last, les vacances peuvent vraiment commencer. Les vacances de babygirl, j'entends. Parce que, soyons clairs, c'est elle qui fait la loi désormais. Vous pouvez ranger au placard les longues grasses mat' en amoureux, les heures de bronzette-lecture sur le transat, les séances de manucure-pédicure-trois-couches-de-vernis.
Oh, ne soyons pas mesquins. Entre les moments dédiés aux repas, à la digestion, aux confections de petits pots, aux changes, aux jeux, au bain, à l'endormissement, il vous restera... quoi ?... deux, trois heures de sieste par jour pour vous laisser vaquer à vos occupations.
Là, reste à bien choisir. Un plouf dans la piscine, quitte à devoir en sortir en express pour cause de cris impromptus dans le babyphone ? Une séance lecture, quitte à relire pour la huitième fois du séjour les mêmes trois pages qu'on n'arrive jamais à bien comprendre, puis à lâcher l'affaire et opter pour Glamour et Paris Match, moins fatiguants ? Une sieste réparatrice, quitte à quitter les bras de Morphée en plein rêve, parce que t'es gentille maman mais là c'est l'heure du biberon ?

On dit que prendre le temps de profiter de ses enfants, les voir grandir, les voir s'émerveiller de tout un tas de petites choses nouvelles, ça n'a pas de prix. Objection, votre Honneur. J'ai fait mes calculs. Ca coûte très exactement 1 dos réduit en compote pour cause de lit parapluie vraiment bas du plancher + 4 crises de nerfs pour trouver ze fucking tétine dans toute la barraque + 8 ampoules aux doigts à force d'éplucher légumes et fruits bio spécial petit pot + 21 nuits d'environ six heures de sommeil si on veut profiter un peu de nos soirées entre adultes + 1 otite au cerveau (oui) à force d'entendre en boucle les jouets sonores embarqués pour amuser la croquette. Sans compter les pare-soleil Pocahontas.

Oui... Avant, j'avais des vacances. Maintenant, j'ai un enfant.

 

Pourtant quelqu'un m'a dit

08 juillet 2013

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Six mois. Déjà six mois. Ma babygirl souffle aujourd'hui sa sixième bougie mensuelle. Quelqu'un m'a dit... "tu verras, ça passe tellement vite, il faut profiter de chaque moment !". So true... Hier, les premiers babillages, aujourd'hui les premières dents, demain les premiers pas. Autant de "premières fois" qu'on guette avec impatience, fier comme un pou, prêt à le claironner à ses proches à grands renforts de vidéos prises à l'Iphone, et à le noter mentalement dans le grand cahier virtuel intitulé "la première fois que...".
Et dans le même sillon, autant de "dernières fois" sur lesquelles on referme la porte doucement. Les pyjamas devenus trop petits s'entassent dans un coin de la chambre, et on se demande si un jour, peut-être, ils connaitront un petit frère ou une petite soeur.

C'est quelqu'un qui m'a dit que... ma vie allait changer. "Attends-toi à un cataclysme !". Cette personne faisait-elle allusion au fait que quand mes nuits cumulent désormais six heures -même avec interruption-, on a déjà moyen de lancer les confettis ?
Ou bien au fait que, si avant je chantonnais du Dalida ou du David Guetta sous la douche, c'est désormais l'air de "Nemo petit poisson" que je fredonne spontanément ( les petits poissons dans l'eau nagent aussi bien que les gros ) ?
Ou bien encore au fait que j'ai rangé au fond de l'armoire les jolies blouses en soie et petits pulls tout fins (pour cause de vomito persistant sur l'épaule gauche et de crachouillis intempestifs de purée de carotte), et que la séance quotidienne de maquillage/coiffage est réduite à son strict minimum (pour cause de dix petits doigts poisseux aimant agripper tout ce qui traine à proximité) ?
Sans doute un peu des trois, et bien d'autres choses encore...

Y'a quelqu'un qui m'a dit que... désormais, je n'étais plus seule, et qu'une petite personne dépendait totalement de moi. Et que là, ça allait être une autre paire de manche que de lui filer des croquettes chaque jour et nettoyer sa litière une fois tous les quatre neuf ahem matins. Effectivement, on sent bien tout le poids de la responsabilité qui nous incombe quand il faut changer les couches pleines et remplir les estomacs vides (et à nouveau vider les couches pleines) (puis remplir... bref).
Mais le plus flagrant, c'est cette peur viscérale désormais ancrée en moi, qui ne me quittera plus jamais. Peur qu'elle n'aille pas bien, qu'elle ait mal, qu'il lui arrive quelque chose. Peur qu'on se moque d'elle, qu'on la mette à l'écart, qu'on lui brise le coeur. Peur des accidents de balançoire, des mauvaises rencontres, des chauffards ivres... Peur des petites bosses et des gros blues de la vie.

Pourtant quelqu'un m'a dit que... la peur n'évite pas le danger, et qu'il vaut mieux avancer dans la vie avec détermination qu'y aller sur la pointe des pieds. S'il y a bien un service à lui rendre, c'est de ne jamais l'éduquer dans la crainte de tout et de tous. Facile à dire, même si c'est vrai. Alors j'y travaille, dès à présent. Pour mieux savoir la laisser aller de l'avant toute seule, plus tard.

Tu vois, quelqu'un m'a dit que... je l'aimerai au premier regard d'un amour fou, que c'est instinctif. Je me souviens très bien de mon premier regard sur elle et de la bouffée qui m'a envahie à cet instant, mais appeler ça de l'amour, je ne sais pas. Il faut du temps pour apprendre à faire connaissance. Avec le recul, les premiers moments passés avec elle me semblent plus proches de la (re)découverte et de l'apprivoisement, malgré les neuf mois de grossesse partagés. "Alors, c'était donc toi..."

Ce qui est amour fou, en revanche, c'est cette force qui grandit jour après jour dans notre relation. Habitudes, rituels, complicité, regards et sourires qui en disent long sur elle et moi. C'est ma fille. Je suis sa maman. Indiscutable.
Ce qui est amour fou, aussi, c'est cette petite fille éveillée et tonique qui veut découvrir le monde et s'affranchir des bras de sa mère qui semblent la retenir un peu trop à son goût.
Ce qui est amour fou, en fait, c'est cette même petite fille qui, au moindre petit coup dur ou de fatigue, revient bien vite se blottir dans ces bras-là, parce que c'est là qu'elle se sent le mieux.


Posté par Katia_ à 13:48 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [37]
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Little Cigogne deviendra grande

02 avril 2013

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J'imagine que, à moins de vivre sur Pluton, la folie des "Box*" qui ont envahi le marché ne vous a pas échappée. Box beauté (mais siiiii, je vous en parlais ici), box Food, box collants, box bonbecs, et même box anti-box (on n'arrête pas le progrès !), un peu too much au bout du compte. 
Et pourtant, c'est bien de Box dont on va parler aujourd'hui. Parce que celle-ci, je l'ai trouvée vraiment très réussie, adorable à recevoir, top à offrir. Alors certes, elle ne parlera pas à tout le monde, car il s'agit d'une Box spéciale vêtements enfants (de 0 à 5 ans).

Déjà, son p'tit nom... Little Cigogne. Chou, non ?

Ensuite, son contenant... Pour changer des classiques boîtes en carton plus ou moins jolies (d'autant qu'au bout d'un moment, on ne sait plus trop bien quoi en faire) (t'as qu'à voir la pile énorme de boîtes vides entassées dans un coin de ma chambre), Little Cigogne a joué la carte du petit baluchon théoriquement transporté dans le bec des cigognes, et vous livre votre surprise dans un joli pochon en organza, à l'intérieur duquel se trouve un lange fermé d'une épingle à nourrice, qui enveloppe les vêtements reçus.

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Enfin, le contenu... Des vêtements de très jolies marques et/ou de petits créateurs (Jacadi, Le Marchand d'Etoiles, Rose & Théo, La Queue du Chat...) et trois formules au choix (donc 3 prix adaptés) pour recevoir une sélection composée spécialement pour vous par une styliste.
C'est là le gros gros point fort de cette box, qui est entièrement personnalisée pour vous. Couleurs, matières, imprimés, types de vêtements... un petit questionnaire proposé dès l'inscription permet de renseigner vos gouts et besoins. Pour vous donner une idée en comparant avec les Box beauté, ça vous évite, en gros, de recevoir un shampoing cheveux secs quand les votres sont gras comme des frites McDo, ou de se retrouver avec 5 crayons à yeux en l'espace de 6 mois/6 box reçues (c'est du vécu !).

Cerise sur le pudding : si le contenu ne vous plait pas, hop, vous pouvez tout retourner à l'envoyeur (et vous faire rembourser), ou demander à changer les pièces qui ne vous plaisent pas. Si au bout du compte vous avez des fringues qui ne vous conviennent pas, c'est vraiment que vous n'y mettez pas du votre !

J'ai reçu ma première box Little Cigogne il y a trois semaines, mais j'avais été déçue du contenu, justement. Un t-shirt trop "fanfreluché" à mon goût, un pyjama à l'imprimé trop marqué... Après retour + explications de mes nouvelles attentes, j'ai finalement reçu 4 vêtements qui me conviennent tout à fait, et qui plairont vraiment à ma petite croquette d'ici 3 mois (j'ai volontairement choisi du taille 6 mois). Des rayures, des pois, du gris, du rouge... tout ce que j'aime !

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Verdict final ? Moi je dis Banco les cocottes ! Je ne m'abonnerai pas, car j'ai tendance à aimer aller fouiner dans les rayons enfant pour y trouver mes pépites, mais je trouve que c'est une très bonne idée de cadeau à faire (ou à se faire) à l'occasion d'une naissance, ou simplement pour renouveller régulièrement et sans mal la garde robe des bibounets.

Plus d'infos : www.littlecigogne.com

Note : Billet non sponsorisé, Box 'Little Cigogne' achetée par mes soins.

* Le concept des Box : chaque mois, une boîte surprise vous est livrée, avec des articles réunis autour d'un thème précis : l'Asie, la Saint-Valentin, le Cocooning d'hiver...

 

Le prénom

18 décembre 2012

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(Non, ce collier n'est pas le mien, thanks God ! Visuel trouvé sur moncollierprenom.com)

Il y a ceux qui se sont mis d'accord depuis des lustres. Il y a ceux qui font des listes, des top 5, et qui se décideront au dernier moment. Et il y a ceux qui ont des goûts et des envies diamétralement opposés, et qui n'ont pas encore tranché la question primoridiale, à 6 semaines (au mieux) de l'accouchement. (Je vous laisse deviner à quelle catégorie on appartient, Chéribibi et moi...)

Choisir un prénom, toute une affaire d'état.

Ces derniers mois, bedon de plus en plus proéminent oblige, il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un ne me demande "et alors, le prénom, vous avez choisi ?". Question légitime mais légèrement pénible en même temps, je dois dire.

Déjà, parce que, sans en faire un secret mieux gardé que les codes nucléaires, il me semblerait à peu près normal de laisser les futurs parents mitonner cette dernière petite surprise pour l'annoncer le jour J dans le sms envoyé avec émotion depuis la maternité.

Ensuite, parce que, vous vous en doutez, j'ai tendance à devenir légèrement crispée sur le sujet, au fur et à mesure que les jours avancent, et que les discussions avec 'el futur padre' tournent autant en rond que les poissons rouges dans leur bocal. J'aime les prénoms plutôt courts, il les préfère longs. J'aime les sonorités affirmées et franches, il préfère les sons doux et niais (pardon) presque enfantins. Autant vous le dire, on n'est pas sorti du bois !

Enfin, parce que dès que le sujet est abordé, la plupart des gens ont souvent des avis très tranchés sur nos choix potentiels, un peu comme s'ils avaient leur mot à dire dans le débat. Combien de :
"Machine ? Ah non, j'aime pas du tout !" (hé ben j'aime pas le nom de tes gosses non plus. Comme ça, on sera quitte !)
"Trucmuche... *grimace sans équivoque*... j'aime pas trop, non..." (et ? donc ? Tu as envie de quoi à la place ? Tu pourras aller le déclarer à la mairie pour nous, aussi ?)
"Ah non, tu peux pas l'appeler Bidule, j'en ai connu trois, c'était que des connes !" (Oui, c'est inscrit dans la génétique, toutes les Bidule sont de sombres connes, mais justement, c'est ça qui nous plaisait, à nous...)
"Y'a véto sur Machinette, c'est le seul prénom que je t'interdis de donner !" (et à part ça, c'est bon, t'es Ok sur le fait que c'est une fille, ou bien on décommande la livraison ? Tu me dis hein...)
"Et sinon moi j'avais pensé à Xxxxx. C'est joli, non, Xxxxx ?" (ouiiiiiiiiii, si on vivait encore dans les années 70, j'aurais certainement a-do-ré. Mais là non).

Souvent envie de leur crier brutalement "hé les gars, c'est notre bébé, notre affaire, donc merci de vos conseils, mais on va gérer entre nous et on vous tient au courant en temps voulu, ok ?" (Mais comme je suis polie et bien élevée, je souris et je souffre en silence...)

Il y a presque quatre ans, j'écrivais déjà sur ce blog - et dans un parlé un peu plus direct - que le choix d'un prénom avait nécessairement des conséquences (Je constate d'ailleurs que ça commentait bigrement plus à l'époque, hein ?!!!).
L'heure est venue à mon tour de ne pas faire de grosse boulette pour Fifille Première, et tenter de faire en sorte qu'elle ne nous voue pas une haine éternelle à chaque formulaire administratif à remplir. On s'en reparle dans une vingtaine d'années ?

Posté par Katia_ à 22:52 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [18]
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Baby(lon) makes the rules

21 novembre 2012

4_mois     6_5_mois

4 mois VS presque 7. Et je vois encore mes pieds ! (un peu...)

A presque 7 mois de grossesse révolus, je peux vous dire qu'il s'en passe, des choses, dans mon bedon de plus en plus rond. Mais dans la tête, c'est pas mal le remue-ménage aussi ! Par exemple...

* A partir de combien de mois peut-on raisonnablement tolérer de vivre uniquement en collant et grand pull confortable, interdire tout port de chaussures, et passer 20 h par jour roulée en boule sur le canapé devant des séries (les 4 restantes étant consacrées à hésiter entre le mcdo, les lasagnes et le Kinder Bueno). Tout ça, sans être répudiée de la communauté des blogueuses et bannir toute vie professionnelle et sociale, j'veux dire ? ...

* Je pense que BabyGirl a déjà trouvé sa vocation : elle fera Valérie Damidot dans D&Co. C'est sûr. Vu comme elle semble aimer refaire toute ma "déco" intérieure, ça me semble une option plus qu'envisageable. Au moment où je vous parle, je crois qu'elle a retapissé mon dos avec mes intestins, dégagé la rate et l'estomac sur sa gauche pour éviter de polluer son horizon, et tente de briser une ou deux cotes pour agrandir son salon. Ah, et puis c'est tellement marrant de jour au trampoline sur ma vessie, hein ?

* Bon, ok, je suis enceinte, donc je prends cinq sept douze WTF kilos. OK, admettons. Mais tous les autres trucs, là... les insomnies, les brûlures d'estomac, le mal de dos et les sciatiques, c'était pas en option ? Ah non ?

* Et les boobs taille XXL, ça se passe comment à la fin ? Non parce que, je veux bien investir dans des soutifs taillés en toile de parachute et sexy comme des dessous 'orthopédiques', mais ça me fait rigoler deux minutes trente, seulement. Pas plus.

* Fascinant comme le fait d'avoir une bouillotte intégrée a changé mes habitudes vestimentaires. Moi qui en temps normal suis championne du monde des 4 pulls superposés passé le 2 novembre, je me surprends à avoir trop chaud en manches courtes, et à revendiquer le droit aux fenêtres ouvertes dans le bureau (les collègues hallucinent un peu) (et s'enrhument).

* Est-ce que les designers de fringues pour femmes enceintes ont décidé de nous punir ou de nous ruiner ? Après longue étude de marché, le créneau de la mode pour future mummy est soit atrocement laid (non, non, ce n'est pas parce qu'on devient ronde qu'on peut se permettre les tissus tout bariolés  made in clownia), soit horriblement cher (non, non, 200 balles la robe "ajustable", c'est non. Point barre).

* Est-ce que c'était une siiiiii bonne idée que ça de regarder l'émission Baby Boom, en fait ? Parce que là tout de suite, je me souviens plus des nanas qui arrivaient en beuglant de douleur à la maternité, plutôt que de celles qui planaient sous péridurale en attendant peinardes sur leur lit d'hosto. Mémoire un peu (trop) sélective...

* Le jour J approche. J'ai un peu peur, quand même. Mais hâte de la rencontrer. Mais peur aussi. Mais... hâte. (vous voyez l'genre).

Posté par Katia_ à 23:21 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [17]
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