Gin Fizz

Bulles de vie...

Une année lumière

13 janvier 2014

anniversaire_1an

Et voilà... Un an ! Un an que Babygirl a déboulé dans nos vies, petite magicienne rendant le quotidien mille fois plus joli, mais plus compliqué aussi. Un an que l'on jongle entre biberons, couches, tétines, doudous, bodys et T'choupi. Un an que les grasses mat' sont un mot banni de notre vocabulaire, et que le bruit du radio-réveil est presque tous les jours remplacé par les babillages, cris ou parfois beuglements (si,si) de la mini-croquette affamée. Un an que nos journées de parents s'achèvent dans la douce lumière tamisée d'une chambre d'enfant, au milieu des histoires de Petit Ours Brun et des boîtes à musique lééééégèrement répétitives. Mais entre le lever et le coucher, jour après jour, une petite fille a fermement décidé de découvrir le monde et de grandir sans perdre de temps !

J'ai parfois envie de lui crier "stoooop, arrête-toi tout de suite de grandir, c'est un ordre ! Reste pour toujours ce petit bébé joufflu et maladroit qui a tant besoin de ses parents". Mais je me raisonne (ai-je vraiment le choix ?), et applaudis des deux mains à chaque nouveau progrès, en bonne mère complètement gaga. Les premiers pas bancals (vous voyez Bambi tout bébé ? Multipliez puissance 8), la première cuillerée de purée portée à la bouche (après repeinte intégrale du mur et du sol de la cuisine), le premier câlin au chat (au lieu de lui tirer sauvagement les poils), l'imitation parfaite du cri du tigre ("roooarr"), du cri du chat ("rooarr"), du cri du cochon ("roooarr")...

Le nouvel équilibre de notre vie à trois s'installe doucement, après quelques premiers mois d'apprentissage et de mises au point. Sans aller jusqu'à dire qu'on est parfaitement rodés, disons qu'on ne panique plus comme des fous dès que le thermomètre indique 39,2°, qu'on est moins à cran sur les biberons boudés, et que les petits caprices de Babygirl sont bien vite remis à leur place. L'apprentissage du métier de parent n'est pas évident tous les jours, mais on grandit, nous aussi.

Régulièrement, Chéribibi embarque sa croquette en porte-bébé et fait la tournée des commerçants du coin, fier comme un pou dans son rôle de papa poule. J'ai personnellement très bien compris que c'était surtout un bon moyen de dragouiller la boulangère, et de gratter au passage un crouton de pain pour sa fille, mais je fais comme si de rien n'était, bien sûr.
De mon côté, il y a parmi mes nouvelles habitudes un petit rituel auquel je ne déroge jamais. Lorsque je vais me coucher, et alors que ma Babygirl dort déjà depuis quelques heures, je passe un court moment dans sa chambre, penchée au dessus de son lit. Officiellement, c'est parce que j'aime la regarder dormir, paisible et sereine au milieu de ses doudous. Officieusement, c'est parce que je sais que je n'arriverai pas à m'endormir sans avoir vérifié qu'elle est effectivement paisible et sereine, que le doudou ne l'étouffe pas, et qu'elle respire tranquillement. Ne le répétez pas, mais je crois que si personne ne m'en empêche, je continuerai ce rituel jusqu'à ses seize ans, au moins.

Quand je regarde les photos de la maternité, ou les premiers clichés et vidéos dont mon Iphone est saturé, je vois, je sais qu'elle a déjà bien changé, cette petite fille. Et qu'elle en a déjà franchi beaucoup, des étapes, dans ce long parcours du combattant qu'est la vie d'un jeune bébé qui a tout à découvrir.
Paradoxalement, il me semble que cette première année est passée à la vitesse de la lumière, et qu'à peine quelques petites semaines séparent hier et aujourd'hui. Quelques semaines éreintantes, oui, mais beaucoup plus lumineuses aussi.

 


Soleil d'hiver

28 janvier 2013

assise_au_soleil


(Billet programmé, mais publié avec un peu de retard, récents événements personnels obligent...)


L'hiver a tardé à pointer son nez, mais il est bel et bien là, à en juger par les nombreux -2, -3 ou 0° qui parsèment la carte de France d'Evelyne Dhéliat. Pourtant, il y a encore quelques courtes semaines, le soleil d'hiver réchauffait suffisamment pour pouvoir se contenter d'un bon gros gilet douillet et affronter les frimas.

Vous vous en souvenez peut-être, dans le cadre de ma collaboration avec le site Les Bijoux Précieux, je propose chaque saison un look accessoirisé de quelques pièces piochées dans ma collection personnelle, pour illustrer la tendance ("ma" tendance) du moment. Pour le look Hiver, j'ai donc choisi de présenter une tenue assez simple, à la fois dans les tons et les formes : du noir, du beige, du taupe. Passe-partout mais toujours efficace, impossible de se louper (sauf à vraiment y mettre du sien !).

MAIS... parce que je ne suis pas la moitié d'une coquette et que j'aime bien quand même attirer un tout petit peu l'attention (sinon, autant sortir en jogg' et crocs), j'ai opté pour les bijoux ultra colorés et voyants, qui apportent des touches de pep's et de dynamisme à des vêtements plus neutres.

Hop, un gros collier plastron rose hurlant (oui) qu'on aperçoit de loin, et Bim, des petits bracelets tintinabulants aux couleurs de berlingots fruités, qui attirent à la fois l'oreille et le regard. Le reste des explications se lit ici, sur le site.

Et pour conclure ce billet sur une note légèrement plus "blogueuse mode en presque fin de grossesse", je ne saurai que vous conseiller les bottines Minnetonka (ici en noires) que j'ai en deux couleurs et que j'ai portées inlassablement sitôt que les ravages de la mauvaise circulation ont fait de mes petons des horribles pieds de hobbits, tout boursoufflés (vous avez demandé du glamour ? Ne quittez pas...). Un vrai confort, facile à enfiler (parce que, oui, allez vous coltiner des lacets avec un bide de 8 mois devant vous), facile à retirer (même explication) et tout terrain. Le top !

Prochain look dans quelques semaines (mais siiiiiii) pour du printanier, je l'espère frais et réjouissant ! Bonne semaine à tous/toutes !

(Toi aussi, joue à la blogueuse mode : Gilet Zara // Robe Promod // Legging MoodKit // Bottines Minnetonka, en vente chez Ann Tuil // Bijoux H&M)

Devant_le_kiosque

Dans_le_rayon

 

8/1/13 - 3h18

21 janvier 2013

Baby_2

8 Janvier 2013. Premier jour du reste de ma vie. De ma vie de maman. De ma vie de parent. BabyGirl a pointé son nez avec trois semaines d'avance, sans crier gare, sans avertir ni klaxonner. Comme une petite magicienne, "hop me voici me voilà, tadammmm". Pour d'obscures raisons (ou peut-être l'envie de faire durer le suspense), j'étais persuadée que mini-me saurait se faire attendre, mais elle en a décidé autrement. 

Et me voici - nous voici -, donc, plongés dans le grand bain de la nouveauté, à tenter de trouver un rythme qui ne dépend plus du tout de nous, à compter les heures de sommeil (et mieux vaut parfois ne PAS compter), à jongler avec l'apprentissage de toutes ces choses étranges nommées porte-bébé, tire-lait, transat évolutif, et à découvrir les joies des couches paquet-surprise, des soins du cordon ombilical, et des petites chaussettes taille 2 qui se barrent des pieds de bébé en trois minutes top chrono, QUOI QUE TU FASSES.

"C'est que du bonheur, tu verras !", m'a-t-on si souvent répété avant. Honnêtement, je ne serais pas aussi radicale. Les doutes face à cette toute nouvelle vie qui se dessine. Les angoisses devant les pleurs répétitifs et incompris. Les interrogations en pagaille : "est-ce que je fais bien ?", "et si je lui fais mal ?", "comment elle disait, déjà, la sage femme de la maternité... ?"

Et le spleen du Baby blues qui rôde. Les levers nocturnes pour bien vérifier que bébé respire, même doucement. Le questionnement du bien-fondé de l'allaitement, créateur de lien très fort avec son enfant, mais culpabilisateur et responsabilisant en même temps. Oui, ce vieux mythe de la mère nourricière supposée résoudre tous les pleurs ("elle a pas faim, là, tu crois ?) alors que tout n'est pas si simple (elle a pas faim tout le temps, c'est pas Shrek, faut pas déconner, non plus).

Mais on apprend et on avance, chaque jour un peu plus. On prend le temps de s'apprivoiser, de se découvrir. Et sa petite main qui agrippe fermement la mienne, son visage qui se niche dans mon cou lorsqu'elle s'endort dans mes bras, balayent en un instant les peurs et les angoisses, et valent bien tout l'or du monde...

 

Baby(lon) makes the rules

21 novembre 2012

4_mois     6_5_mois

4 mois VS presque 7. Et je vois encore mes pieds ! (un peu...)

A presque 7 mois de grossesse révolus, je peux vous dire qu'il s'en passe, des choses, dans mon bedon de plus en plus rond. Mais dans la tête, c'est pas mal le remue-ménage aussi ! Par exemple...

* A partir de combien de mois peut-on raisonnablement tolérer de vivre uniquement en collant et grand pull confortable, interdire tout port de chaussures, et passer 20 h par jour roulée en boule sur le canapé devant des séries (les 4 restantes étant consacrées à hésiter entre le mcdo, les lasagnes et le Kinder Bueno). Tout ça, sans être répudiée de la communauté des blogueuses et bannir toute vie professionnelle et sociale, j'veux dire ? ...

* Je pense que BabyGirl a déjà trouvé sa vocation : elle fera Valérie Damidot dans D&Co. C'est sûr. Vu comme elle semble aimer refaire toute ma "déco" intérieure, ça me semble une option plus qu'envisageable. Au moment où je vous parle, je crois qu'elle a retapissé mon dos avec mes intestins, dégagé la rate et l'estomac sur sa gauche pour éviter de polluer son horizon, et tente de briser une ou deux cotes pour agrandir son salon. Ah, et puis c'est tellement marrant de jour au trampoline sur ma vessie, hein ?

* Bon, ok, je suis enceinte, donc je prends cinq sept douze WTF kilos. OK, admettons. Mais tous les autres trucs, là... les insomnies, les brûlures d'estomac, le mal de dos et les sciatiques, c'était pas en option ? Ah non ?

* Et les boobs taille XXL, ça se passe comment à la fin ? Non parce que, je veux bien investir dans des soutifs taillés en toile de parachute et sexy comme des dessous 'orthopédiques', mais ça me fait rigoler deux minutes trente, seulement. Pas plus.

* Fascinant comme le fait d'avoir une bouillotte intégrée a changé mes habitudes vestimentaires. Moi qui en temps normal suis championne du monde des 4 pulls superposés passé le 2 novembre, je me surprends à avoir trop chaud en manches courtes, et à revendiquer le droit aux fenêtres ouvertes dans le bureau (les collègues hallucinent un peu) (et s'enrhument).

* Est-ce que les designers de fringues pour femmes enceintes ont décidé de nous punir ou de nous ruiner ? Après longue étude de marché, le créneau de la mode pour future mummy est soit atrocement laid (non, non, ce n'est pas parce qu'on devient ronde qu'on peut se permettre les tissus tout bariolés  made in clownia), soit horriblement cher (non, non, 200 balles la robe "ajustable", c'est non. Point barre).

* Est-ce que c'était une siiiiii bonne idée que ça de regarder l'émission Baby Boom, en fait ? Parce que là tout de suite, je me souviens plus des nanas qui arrivaient en beuglant de douleur à la maternité, plutôt que de celles qui planaient sous péridurale en attendant peinardes sur leur lit d'hosto. Mémoire un peu (trop) sélective...

* Le jour J approche. J'ai un peu peur, quand même. Mais hâte de la rencontrer. Mais peur aussi. Mais... hâte. (vous voyez l'genre).

Posté par Katia_ à 23:21 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [17]
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