Gin Fizz

Bulles de vie...

Marie dans le métro (coup de coeur pour le blog 'l'inconnu du métro")

21 avril 2010

m_trom_trom_tro_L'idée de départ était simple. Et pourtant, il fallait la trouver...
Marie Dinkle, 25 ans, a choisi de créer un blog présentant chaque jour un inconnu du métro, pris en photo par elle-même, à propos duquel elle raconte une mini biographie improvisée entre deux stations.
C'est frais, c'est simple, ça humanise considérablement ces transports quotidiens que de nombreux parisiens effectuent chaque jour en tirant la tronche, l'ipod sur les oreilles et le regard dans le vague.
Jolies tranches de vie prises sur le vif. J'apprécie beaucoup !

Morceaux choisis :
Luna, 7 ans : "Je lui demande si sa maman est la plus géniale des mamans. Elle me regarde comme si j’étais franchement niaise et me répond: « Oui enfin pas vraiment hein! » A côté sa maman rit beaucoup... "

Adeline, 18 ans : "
La seule chose qu’Adeline n’aime pas dans le métro ce sont les gens qui l’empêche de sortir (nous avons tous vécu cette situation des plus angoissante ou l’on se transforme en farfadet hystérique luttant pour sa survie)."

Maria, 64 ans : "Quand je demande à Maria si elle veut bien poser pour moi et répondre à mes questions pour mon blog, la seule chose qu’elle veut savoir c’est si elle va finir au journal de 20h00. J’ai presque envie de le lui faire croire."

La suite chez Marie : linconnudumetro


Posté par Katia_ à 13:05 - Melting-Po(s)t - Commentaires [14]
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Les grands derrière, les petits devant

22 août 2008

photos_2Les photos, je déteste. Je fuis les appareils comme le brushing de Paris Hilton fuit la pluie. C’est pas compliqué, y’a pas UNE photo sur laquelle je me trouve jolie. A l’extrême limite, dans mes bons jours, et quand je zieute rapidement, je peux éventuellement me trouver regardable sur quelques unes. Mais dans la plupart des cas, le verdict est sans appel : « fais voir de plus près ? Hannnnnnnnn : immonde ! ».
Hé ho ! Ricanez pas bêtement comme ça, parce que la grande majorité des filles font la même chose, je vous signale. Et je rappelle à bon entendeur que Kate, Naomi, Gisèle et Laetitia ne font pas partie de la « grande majorité » en question.

Ce qui me fait poiler, c’est de voir que les gens que je trouve beaux sur certaines photos se trouveront inévitablement atroces sur ces mêmes clichés. Et la réciproque est très vraie : dans les albums photos des copains-copines, c’est toujours les prises de vue où je me trouve vraiment « cheum »  qu’ils ont sélectionnées. Forcément, je râle que « tu pouvais pas trouver pire, peut-être ? ». Généralement, on me répond « non mais je trouve que sur cette photo, c’est vraiment toi », et ça me cloue le bec.

Non, définitivement, y’a un truc qui fait qu’entre l’objectif et moi, ça colle pas.

La palme d’or revient sans conteste aux photomatons, d’où je ressors systématiquement avec l’envie de chialer en hurlant à la mort « mais c’est pas possible ? C’est pas moi CA ? ». Faut dire aussi qu’ils ont mis le paquet, niveau parcours d’obstacle : lumière blafarde qui fait des cernes de vampire, fond de photo au choix blanc cadavérique ou blanc fantomatique, choix restreint de trois essais seulement. En même temps, si c’était permis de faire plus d’essais, je crois que j’y passerais la nuit, tellement y’a toujours un détail qui cloche : nez qui brille, sourire de ‘ravie de la crèche’, yeux mi-clos, cheveux flappis, tête penchée comme le chien-chien à l’arrière des bagnoles, et j’en passe.

Sur ma carte d’identité, j’ai du bol, j’ai réussi à fourguer à la préfecture la seule et unique photo de moi pas trop moche. Ca fait déjà huit ans que je me trimballe fièrement mon bout de carton plastifié, avec l’air de dire « même pas honte, moi, d’abord ! ». Parce qu’il y en a, quand même, leur photo de carte d’identité, j’voudrais pas avoir l’air de cafter ou de glousser, mais bon… voilà quoi.
Et puis un jour, quelqu’un que je pensais être mon ami (mais en fait, non) m’a dit un truc dans le genre « c’est marrant, ça te ressemble pas du tout ». J’ai gardé la tête haute, rangé ma dignité dans la poche de mon jean, et effacé son numéro de mon répertoire. Mais depuis, clairement, je la ramène un peu moins.

Manque de pot, la carte d’identité en question expire dans environ deux ans. Et je commence déjà à avoir des poussées de sueur en songeant qu’il va falloir que j’en repasse par la case « torture au flash aveuglant et tabouret qui couine ».

Quant à mon permis de conduire, autant vous avertir tout de suite, faudra d’abord me passer sur le corps et me torturer à mort : à moins que vous ne portiez un uniforme, que vous ne vous appeliez « Monsieur l’agent de police » et que vous n’employiez des mots comme « contrôle des papiers afférents à la conduite du présent véhicule », c’est pas demain la veille que vous pourrez vous foutre de moi en admirant ce chef d’œuvre. Là, vous pouvez toujours courir. Mon permis, je l’ai planqué au coffre, je ne le sors qu’en cas extrême. Mais pour vous donner une idée, quand même, c’est simple : on dirait un Picasso, le côté artistique en moins. Ca laisse songeur, je sais.

Allez, cheeeeeeeeeeese. Clic clac, merci Kodak. Enfin, « merci », ça dépend pour qui, hein…

(Article posté le 30 novembre 2006).