Gin Fizz

Bulles de vie...

Jeu de jambes (lourdes)

19 juillet 2010

jambes_4Tiens, ça fait un petit moment que je ne vous ai pas raconté une anecdote sur ma vie de dinde en puissance, non ? Hé bien allons y gaiement, j'ai une jolie histoire toute trouvée ! (ouéééé, que ça crie dans les rangs du public...)

Le week-end dernier, alors que je vaquais à mes occupations de fille qui se respecte (bon, ok, je faisais les soldes), je commence à ressentir un vague picotement sur le mollet gauche. Je n'y prête pas trop attention, pensant simplement à une piqûre d'insecte. Mais le temps passe, et la douleur s'installe et s'affirme. De picotement, je ressens maintenant une chaleur diffuse, et la zone est rouge et gonflée. Le lendemain matin, le mollet droit s'y met à son tour, et présente d'énormes plaques rouges et douloureuses. "Allo Houston ?", me demande-je alors, éliminant donc la piste de l'insecte, qui ne se serait sans doute pas amusé à me piquer de façon symétrique sur les jambes mais à vingt-quatre heures d'intervalle, genre pour brouiller les pistes. (Les insectes sont filous, je veux bien, mais quand même...).

Au bout de quarante-huit heures, la douleur est infernale : la peau semble brûlée, c'est comme si on m'avait appliqué consciencieusement un fer à repasser durant dix secondes sur chaque mollet. Je marche en boitillant, car la peau ne semble pas vouloir s'étirer suffisamment pour permettre à la jambe de se déplier entièrement. Et je ne supporte plus aucun contact sur la zone, tellement elle est à vif. Le bonheur.

Je me rue ventre à terre chez le premier pharmacien, qui conclue sans trop se creuser la tête que "ça doit être un aoûtat" (en plein métro parisien, je doute, mais comme ce n'est pas moi qui ais fait des études en pharmacie, je me la boucle). Il me colle une crème cortisonée, supposée soulager rapidement la douleur.

Sauf que pas du tout. La douleur s'intensifie encore, et je commence sérieusement à baliser. Devant l'avis perplexe d'un second pharmacien (on ne sait jamais), je me décide à consulter un médecin. Examen minutieux, batterie de questions sur ma-vie-mon-oeuvre-mon-bilan-santé, questions classiques sur un éventuel changement de mode de vie ou de produits cosméto... Trente minutes plus tard, je ressors du cabinet avec une ordonnance 'maousse-costaud' mais sans raison valable de cette étrange apparition localisée.

photoCe n'est que trois jours plus tard que mon petit cerveau de blonde a fait la connexion. Et a pigé d'où ces plaques de brûlures pouvaient provenir...
Dans la série "Fausse bonne idée", j'avais mis dernièrement en application le "judicieux" (ahem) conseil du dernier ELLE pour alléger les jambes (qui m'ont plus l'air de poteaux électriques haute tension que de jambes, avec ces chaleurs). Le magazine disait "placer des poches de glace sous vos genoux, région riche en ganglions lymphatiques et en réseaux veineux". L'idée ne me semblait pas con, j'ai voulu essayer. La blague. Il semble effectivement que les poches de glace aient, au contact de la peau, créé une sorte de gelure interne, qui s'est exprimée en brulure intense à la surface. Merci, les conseils du magazine, hein. Bravo la France. Vingt sur vingt, même.

La petite blaguouse aura duré plus de dix jours, et j'ai encore, à l'heure actuelle, l'impression d'avoir eu les mollets passés au grille-pain. Oui, vraiment, il y a des jours où je peux me sentir princesse, et d'autres, nettement plus Bridget Jones.