Gin Fizz

Bulles de vie...

Mère calme à bien agitée

01 septembre 2014

plage

Coucou, là dedans ! Alors, ca y est, rentrés pour de bon et repartis pour un tour ? Les vacances sont déjà un vieux souvenir relégué au fond du placard, avec le sac de plage qui sent encore bon la mer et la crème solaire ? Ne rigolez pas, mais je me suis shootée pendant cinq jours aux relents de soleil capturés dans mon grand cabas estival, avant de le planquer derrière les manteaux, histoire de ne pas virer trop maso.

Pour la seconde année, nous avons donc passé des vacances plutôt sages avec une Babygirl nettement plus débrouillarde et active que l'an dernier. Je ne vous refait pas le topo, hein, on en avait déjà causé il y a douze mois, mais disons qu'une mini croquette qui sait désormais courir, grimper les marches et qui est curieuse de tout (oui, même de ce truc gluant et noirâtre qu'on peut appeler caca d'escargot - parce que c'en est) demande une sacré énergie et une attention non stop. Alors moi, j'appelle encore ça "vacances" parce que je ne veux froisser personne, mais à mon avis, le Boot Camp*, à côté, c'est l'hôtel quatre étoiles.

D'ailleurs, j'ai eu le temps, ces quelques dernières semaines, de faire diverses petites expériences, et je dois avouer que je suis assez colère sur deux trois choses.

Déjà, j'aimerais savoir si les personnes qui développent les crèmes solaires pour enfants ont des enfants elles-mêmes. A mon avis, non. Parce que sinon, ils nous auraient déjà pondu de nouvelles façons d'appliquer cette foutue substance épaisse et poisseuse autrement qu'en ayant besoin de quasi-coincer son môme en camisole forcée. Déjà que le combat de la crème visage en hiver me semblait exténuant, je vous laisse envisager dans quel état je me retrouve après avoir bataillé vingt minutes pour enduire la croquette des pieds à la tête, dans un somptueux concerto de cris semblant vouloir dire "mais maman, bon sang, laisse moi tranquilleuuu avec ta crème dégueu qui colle et qui sent pas bon" (si on reste poli).
Le pompon sur la cerise revient toutefois à la même corvée exercée SUR la plage, au milieu des grains de sable et du petit vent qui - comme de par hasard - souffle PILE POIL au moment où le tartinage est enfin accompli, et la peau bien collante. Je ne vous fais pas de dessin, si ?

Dans le même genre, je voudrais qu'on m'explique pourquoi les gens qui commercialisent les médicaments pour bébé font exprès de choisir les façons les plus reloues d'administrer leurs produits. Bon, ok, pour le Doliprane, ils ont fini par piger qu'en refilant un truc rose malabar et bien sucré, les mioches seraient demandeurs (et les fringues retapissés de trainées poisseuses, mais passons). Mais est-ce qu'on peut parler du Smecta au goût si dégueulasse qu'on n'arrive même pas à le camoufler sous des tonnes de jus de fruit ? Des petites gélules qu'on ne peut pas faire avaler telles quelles et qu'on s'acharne, encore mal réveillé et les yeux pas en face des trous, à écraser et réduire en miettes pour les mixer au biberon du matin ? Des pipettes à sirop qui font ventouse dans la bouche de la progéniture ? Ou, d'une façon générale, de tous ces machins au goût proprement immonde, que Babygirl flaire à mille pieds à la ronde et refuse donc obstinément d'avaler ?

Franchement, y'a encore du taf côté marketing, les mecs. Ah ça, pour nous pondre des vernis à ongles qui détectent les boissons droguées en changeant de couleur quand on les plonge dans le verre, là y'a réunion et brainstorming, hein ! Mais quand il s'agit de nous trouver des astuces pour que nos mômes avalent leur traitement anti caca mou sans moufler, BAM... plus personne ! 

Enfin, messieurs-dames les marketeux, expliquez-moi aussi, tant qu'on y est, ce que vous mitonnez dans les petits pots bébé, pour leur donner cette couleur si psychédélique. Non, désolée, chez moi, une purée de carotte n'a jamais eu cette allure orange fluo, et mes pâtes bolognaises spéciales Babygirl ne ressemblent pas à un verre de ketchup pur. Alors je veux bien comprendre que les petits pots doivent avoir l'air attrayants sur leur étagère de supermarché, m'enfin dans ce cas, arrangez-vous au moins pour nous faire des coloris qui partent à peu près au lavage, histoire qu'on ne se retrouve pas avec les grenouillères flinguées par les coulées oranges indélébiles. Quant à la version digérée qu'on retrouve dans la couche, c'est le 14 juillet assuré. Oh, la belle rouge ! Oh, la belle jaune ! Génial...

Allez, j'arrête là, sinon vous allez encore penser que je critique toujours tout. (Moi ?). Mais sinon, je vous assure, les vacances étaient calmes et reposantes, j'ai presque pas râlé. Promis !


Bonne rentrée, tout le monde !

 * Boot Camp :  sorte de "colonie de vacances " sportive, où (re)trouver un goût à l'effort et au dépassement de soi dans un cadre naturel, avec des règles et des types d'exercices non conventionnels. (En gros, un truc pour les gros masos).


Luberon, Luberon joli !

28 avril 2014

luberon 1

Ruelle à Roussillon.

Hé, mais... coucou, vous ! Ca me fait plaisir de voir que vous êtes encore là, malgré mon manque évident de régularité dans les nouvelles, ces derniers temps. Il faut dire que pour cette fois, j'ai une super belle excuse : j'étais en vacances dans un très joli coin de France où le wifi et la 4G avaient un peu décidé de jouer à saute-mouton-réseau. Passée l'attaque de panique généralisée lorsque j'ai réalisé que, non, je ne pourrai pas suivre Facebook et Instagram en temps réel, j'ai décidé d'y trouver mon compte et de faire une presque pause des joies virtuelles. Et bien, ça fait un bien fou !

D'autant qu'il aurait été dommage de rester le nez plongé dans son Iphone quand la région regorge de si jolies choses. Le Luberon, vous connaissez ? Moultement vanté (et venté, un peu, aussi), j'en avais toujours entendu parler en superlatifs variés. Il était donc grand temps d'aller vérifier par moi-même si cette réputation n'était pas usurpée.

Et la réponse est non. Le Luberon est vraiment une très belle région. Et au passage, j'ai appris qu'on disait bien Luberon, et non Lubéron (ni "Lu Béton", comme s'est obstiné à me corriger mon Iphone à qui je n'ai pourtant rien demandé).

Nous avons loué une jolie bergerie en pierre dans un petit hameau vers Gordes, localisation idéale pour partir à l'assaut des nombreux villages perchés et sentiers de randonnées du pays. J'aime autant vous dire que ces quelques jours de repos ont été plutôt physiques, d'ailleurs. Balades dans les champs parsemés de cerisiers en fleurs, promenades dans les ruelles pentues de charmants petits villages, et surtout, grosses randonnées de plusieurs heures dans les gorges et les canyons de la région, une Babygirl ravie portée en bandoulière dans son porte-bébé spécial rando.

Je pensais, naïvement, que Chéribibi, qui avait étudié la carte, choisi les itinéraires, et balisé les parcours, nous emmenait pour une jolie promenade de santé à travers la garrigue et le maquis. Et ça partait plutôt bien, d'ailleurs, sur ces petits sentiers accessibles où on trotinait gaiement, nez au vent, à admirer le paysage.
Puis est venu le moment où tout s'est barré en cacahouette. On avait du se planter de sentier un peu plus tôt, et suivre sans le faire exprès l'itinéraire "difficulté ++++" au lieu de la balade toute cool accessible au tout venant (genre même au troisième âge). C'est quand on a aperçu les échelles en fer fixées aux rochers que j'ai pigé qu'un truc ne tournait pas rond. Quand on a commencé à devoir escalader des rochers à main nue pour suivre les traces de balisage, j'ai pesté et engueulé Chéribibi qui s'était forcément gourré de chemin. Et quand je me suis retrouvée plantée face à une descente en rappel sur plusieurs mètres avec une corde, j'ai eu, au choix, envie de : le tuer sur place / hurler  / pleurer / faire demi-tour / rester assise là et boulotter tous les Lion et Snickers de mon sac à dos en attendant qu'il finisse seul le parcours et m'envoie un hélico.

Comprenez-moi bien, je n'ai rien contre les randos un peu accrobatiques d'où on ressort griffé par les ronces, égratignés par l'escalade et noirs de boue et de poussière. MAIS je rappelle que là, j'étais plus équipée pour le mode "on prend l'air" que pour le parcours Tomb Raider. ET qu'on trimballait notre petite croquette dans le porte-bébé, donc que la prudence était de mise, et que la moindre chute avait doublement plus de conséquence.
(Notez, la croquette en question a pioncé tout le long de ces passages un peu rock'n roll, recroquevillée du mieux qu'elle pouvait au fond de son sac à dos. Bébé zen : 1 / Maman naze : 0).

Plus de peur que de mal au final, si ce n'est que mes baskets ont moyennement supporté la chose, et que je les nomme désormais affectueusement mes pou-Reebok. Ca me fera une bonne excuse pour aller m'acheter de nouvelles godasses, tiens.


Quoi voir, quoi faire dans le coin ?

* Le sentier des Ocres, à Roussillon : un parcours d'1h dans les falaises ocres sculptées par le vent et les pluies, un avant-goût de Antelope et Bryce Canyon réunis.

* Le Colorado provençal, à Rustrel : d'anciennes exploitations de carrières d'ocre, là aussi créées par l'homme, mais façonnées par le temps et l'érosion. Un superbe parcours de 3h dans des paysages fascinants.

* La forêt des cèdres, à Bonnieux : une zone de repeuplement forestier réalisé grâce à des graines provenant du haut Atlas algérien. Pour un grand bol d'Airwick naturel !

* La randonnée des moulins de la Véroncle, à Murs : la traversée d'une gorge parsemée d'anciens moulins à eau alimentés par la Véroncle. (Attention, donc, à bien suivre l'itinéraire "balade tout confort". Ahem...)

* L'abbaye de Senanque, à Gordes : Monastère cistercien toujours en activité. Attention, visites à heures fixes pour les particuliers.


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Gordes, village classé l'un des plus beaux de France.

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Sentier des Ocres, à Roussillon. Hein, qu'on dirait un peu les parcs américains ?

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Sentier des Ocres, toujours. On n'a pas été enquiquiné par la foule, faut bien le reconnaître...

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Colorado Provençal, à Rustrel.

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Colorado Provençal, toujours... Un peu jailli de nulle part.

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Cerisiers en fleurs, jolis jolis !