Considérations bloguesques diverses et variées
Depuis deux mois que je tiens ce blog, je me surprends parfois à avoir des réactions inattendues. Parce que très souvent, au lieu de penser tout court (comme un certain René D. nous l'a appris, et je l’en remercie au passage, d’ailleurs.), je « pense blog ». C’est pas clair ? Je m’explique :
Les idées de sujet de billet
Ce que je vois, ce que j’entends, ce que je lis, ce que je pense, ce que je rêve… tout peut être matière à faire un billet. C’est hallucinant comme le moindre épisode de ma vie me fait penser tout bas « tiens, ca, je vais le raconter demain » ou « ça me donne une idée de chronique ».
Je me suis un peu calmée dernièrement, mais au tout début, j’étais gravement atteinte. Les idées arrivaient par camion remorque, et fourmillaient littéralement dans ma tête. Profitant de mes phases d’insomnies, je me réveillais parfois en pleine nuit, attrapais un papier et un stylo et notais en vrac tout ce que j’avais envie de raconter (et pourtant, les idées qu’on peut avoir vers 3 ou 4 heures du mat’ ne sont pas toujours bonnes à prendre !). J’avais même un petit carnet dans mon sac, au cas où je serais prise d’inspiration subite au beau milieu du bus ou dans la salle d’attente du dentiste.
Force est de constater que le soufflet est un peu retombé. J’aime toujours autant écrire ici, mais l’inspiration se bouscule moins au portillon ! (Et mettons aussi ça sur le compte du boulot multi-prises de tête ces derniers temps, un peu d’indulgence, bordel ! ;-) )
Le nombre de visiteurs du blog
Ca, c’est terrifiant. C’est une vraie drogue, je vous jure. Je clique au moins vingt fois par jour dans ma rubrique « statistiques » pour espérer voir le nombre de ceux-ci grimper en flèche. C’est une attitude un peu névrotique, je le reconnais, mais ça m’occupe beaucoup.
Au fur et à mesure de sa « popularité » grandissante, on voit grimper dans ses statistiques le nombre de visites par jour, et on est hyper déçu le jour où on fait moins bien que la veille. Ce qui est très con, parce que les visiteurs ont peut-être autre chose à foutre de leur journée que de venir quinze fois par jour sur votre blog. Et ça ne remet pas spécialement en cause l’intérêt qu’ils portent à vos textes.
Le pire, c’est le lundi matin. Comme je n’ai pas d’accès à internet le week-end (pour le moment), je me rue sur la rubrique stat’ comme un poney affamé sur une carotte moisie, pour voir à quel point les choses ont évolué en deux jours. Parfois, je suis ravie du résultat. Et parfois, navrée de voir que bon, bah, c’était un dimanche où il a fait beau, les gens n’étaient pas devant leur ordinateurs, sans doute… (on se trouve les excuses qu’on peut, hein ?).
Dites-moi que vous faites pareil, vous aussi ? Au moins au début. Hein, que je ne suis pas complètement frapadingue ?
Le nombre de commentaires laissés par ces visiteurs
Là, c’est comme à la roulette. On sait jamais sur quoi on va tomber ! Je suis souvent étonnée de voir que les sujets que je pensais complètement anodins peuvent parfois déchaîner les foules. Enfin, « déchaîner », entendons-nous bien : à mon stade, une moyenne de 15/20 commentaires est déjà un exploit. Alors quand je frôle les 35 com, ouhlalaaaa, mon cœur se met à palpiter dare-dare ! Vite, un médecin ! Docteur Carter ?
Les requêtes Google et mots-clés qui ont amené des visiteurs par ici
Je sais que c’est l’un des sujets favoris des blogueurs et blogueuses que je lis régulièrement. Il n’y a donc jamais rien d’original à s’extasier sur les demandes souvent déjantées des surfeurs du oueb. Seulement voilà, quand on s’aperçoit qu’un type a fait le lien entre notre blog et des mots comme « quéquette à l’air », ben, heu… on se pose des questions.
Les perspectives qu’ouvre la création d’un blog
C’est le plus beau de l’histoire. On a beau râler qu’un blog, ça sert à rien, que c’est une démarche égocentrique, que c’est rien que du virtuel, que c’est pour les geeks, blablablaaaaaaaa… ma petite expérience en la matière tend à me prouver le contraire.
Via un blog, on rencontre plein de gens, d’abord virtuellement, et puis parfois en vrai. On se fait aborder dans la rue, parce qu’un de nos lecteurs nous a reconnu(e). On se fait des potes, on crée des événements spécifiques autour de la blogosphère. On parle de nous dans la presse, ou même à la télé. On devient trend-setter ou leader d’opinion, et on se fait courtiser par les marques, qui ont fini par piger à quel point c’était pas con de se servir de ce nouveau phénomène. Parfois même, on trouve un nouveau job… Comme quoi, le virtuel et le réel ne sont pas si éloignés que ça...
Et vous donc ? Est-ce que vous aussi, vous avez eu vos phases "je blog donc je suis" ? Allez, faites-moi péter le compteur des commentaires, histoire que je puisse crâner un peu... ;-)
