Gin Fizz

Bulles de vie...

Et maintenant, une page de pub

28 juin 2006

Un livre, un disque

livreDécouvert au rayon filles de la Fnac, un joli (et gros) bouquin rose girly et un titre intrigant : "Comment marcher sur des talons aiguilles". Sous-titre non moins aguicheur : "Le guide sur absolument tout pour être tendance !". Bon bah moi, vous voyez, un bouquin comme ça, forcément, je l’ouvre et j’y jette un œil.
L’affaire s’avère être effectivement un guide sur tout et n’importe quoi, écrit par une certaine Camilla Morton, journaliste et chroniqueuse de mode anglaise, totalement inconnue au bataillon pour ma part, mais qui a l’air calée dans son domaine, si l’on en croit la préface de John Galliano. (Ou alors, on se dit juste que la Camilla a profité de la notoriété de son pote Johnny, et lui a demandé de lui pondre une jolie intro bien vendeuse. Tout est possible, allez savoir !).
Enfin peu importe. Le bouquin en question aborde des thèmes ultra variés, et donne de vrais conseils, mais sur un ton très humoristique. Le tout est parsemé de citations qu’on se plaira à réciter dans nos dîners mondains, pour faire la fille qui s’y connaît. (Allez, une pour la route : "Le plus difficile pour les jeunes d’aujourd’hui, c’est d’apprendre les bonnes manières sans en avoir jamais vu". Fred Astaire).

 

 

Quelques exemples de sujets traités :
- Comment faire face au vernis qui s’écaille ?
- Comment cacher des cheveux tristes ?
- Comment survivre au réveillon du nouvel an ?
- Comment repousser des avances ?
- Comment s’en sortir au karaoké ?
- Comment se plaindre avec classe ?
- Comment manger élégamment avec les doigts ?
- Comment avoir l’air fraîche après une cuite ?
- Comment éviter les drames au bureau ?
- Comment obtenir une augmentation sans coucher avec le patron ?
- Comment se pelotonner sur son canapé en restant élégante ?

 

 

Bref… Mesdames, je vous le dis, TOUT ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander est dans ce bouquin !
Je suis bien entendue repartie de la Fnac avec ce truc sous le bras. Pas encore eu le temps de le lire entièrement, mais l’avantage, c’est que ça ne se lit pas comme un roman. On pioche au fil du hasard ou de ses besoins les pages qu’il faut lire, et ça, j’aime !

"Comment marcher sur des talons aiguilles"
de Camilla Morton (Préface de John Galliano)
Editions City.
18.95 € (oui, je sais, c’est pas donné…)

disqueEvidemment, une virée à la Fnac se rentabilise en passant par tous les rayons, y compris les nouveaux disques. Je savais que j’allais avoir du mal à résister au dernier Laurent Voulzy, et j’avais raison.
Déjà, j’aime l’homme. Simple, humble, élégant, discret, pas du tout "j’me la pète à St-Tropez". Ensuite, j’aime sa voix, depuis longtemps. Je n’ai pas toujours adhéré à tous ses tubes, mais de façon globale, je vote pour.
Son dernier album, La Septième Vague, est une compil’ d’été, qui reprend les tubes que Lolo aime, chantés à sa façon. L’idée était, d’après l’auteur, d’avoir enfin un disque à mettre en fond sonore pour toutes les soirées d’été sur la plage, en voiture, dans son hamac… (oui, je sais, je l’ai vu chez Ardisson, on dirait que j’ai bien appris mon texte, c’est ça ?). Résultat : un disque qui s’écoute en boucle, qui évoque plein de choses, soit par le choix de la chanson, soit par la façon que Lolo a de les chanter.
Je ne résiste pas par exemple à la reprise de La Madrague, très doux et mélancolique, au Oh Lori, qui me rappelle tellement tellement de choses, ou au limite ringard Derniers Baisers (un bon vieux C. Jérôme pour évoquer nos amours de vacances adolescentes, y’a que ça de vrai !). En revanche, je me serais bien passée de Santiano. Non pas que j’aie quelque chose contre Hugues Aufray, mais je crois que la reprise bassinée par la Star Ac’ l’hiver dernier m’a vaccinée pour un moment. Pas grave, Lolo, je te pardonne, on fait tous des erreurs.

"La Septième Vague", Laurent Voulzy
Chez Sony BMG.

(La prochaine fois, si vous le voulez, je vous donnerai des pistes pour claquer son fric dans les fringues, soldes obligent !)

 

Posté par Katia_ à 10:21 - Melting-Po(s)t - Commentaires [12]

Chat alors !

19 juin 2006

garfield_1

J’ai déjà entendu dire qu’un chat sur trois est un extra-terrestre. Vrai ou faux, je n’en sais rien. Mais on ne peut pas nier que ces bestioles-là sont souvent de sacrés gugusses. Et mon chat à moi se défend assez bien dans la catégorie "attachant, mais CHIANT", faut dire ce qui est.
Déjà, je précise que c’est une femelle. Une chatte, donc. Mais forcément, comme je ne manque jamais de récolter quelques sourires ou jeux de mots graveleux à la prononciation de ce terme, j’ai pris pour habitude de dire "mon chat", et basta.
Un chat, c’est bien. C’est une présence chaleureuse et réconfortante, qui ne demande pas trop d’effort quand même. Pas besoin de se galérer à 8h ou 23h30 pour le sortir faire son petit pissou. Inutile de lui faire prendre un bain après une grande balade dans la pluie boueuse du bois de Vincennes, ni de s’échiner à lui balancer cinquante fois de suite une balle qu’il nous rapportera joyeusement, pleine de bave en cadeau Bonux.
Non, un chat, c’est peinard, calme, dormeur et silencieux. Sauf parfois. Parfois, c’est tout le contraire, même, je dirais.
Mon chat a par exemple la fâcheuse habitude d’aller fouiner systématiquement les recoins ou objets un peu nouveaux pour lui. Placards, tiroirs, boîtes à chaussures, sacs en papier, sacs en plastique… tout lui apparaît comme une potentielle porte vers un ailleurs merveilleux, et lui semble donc indispensable à explorer en urgence. Si possible en faisant le maximum de bruit, et au beau milieu de la nuit, car il va sans dire que c’est toujours plus funky de faire ça aux environs de trois ou quatre heures du matin.
Autre information capitale : le chat a des griffes, et a compris depuis belle lurette qu’il serait fort dommage de ne pas s’en servir. Adieu donc, papier peint refait à neuf, voilages en organza, housses de coussin brodées et pull en cachemire qui aurait du être rangé. Un chat, c’est comme un bébé : faut planquer tout ce qui traîne, sous peine de dommages collatéraux.
Souvent, après un méfait de ce genre, il retourne traquillou pioncer dans un coin, non sans un détour par la case croquettes au thon (un délice pour son haleine, je ne vous dis que ça !). Et quand l’orage gronde au dessus de sa tête –comprendre : quand je me mets à gueuler que c’est plus possible et que si ça continue, je me sépare de lui– il prend l’air détaché et adopte la position dite du "je t’emmerde", qui signifie "tu peux toujours causer ma fille, j’ai même pas peur". D’autant qu’il y a environ zéro pour cent de chance pour qu’un chat obéisse à un être humain. Ca peut être déstabilisant, un chat, vous savez ?
Chose très étrange, le mien est un fan inconditionnel de Vache qui Rit. Au bruit d’un morceau de Vache qui Rit qu’on ouvre avec son petit fil rouge, il devient possible pour mon chat de se déplacer à une vitesse supérieure à celle de la lumière. C’est impressionnant. Et légèrement flippant, en même temps, parce que le bruit en question est quand même assez imperceptible à l’oreille, pour nous pauvres hommes. A ce stade, si je lui fais l’affront de ne pas lui donner un petit bout de fromage, j’ai alors droit à un concerto de miaou en ré mineur, ce qui devient assez vite saoulant. J’ai d’ailleurs surnommé mon chat Doliprane, en hommage aux nombreuses migraines qu’il me colle régulièrement à cause de ses miaulements. Parce que Aspirine, je trouvais ça moche, et Acide acétylsalicylique, un peu trop long…
J’ai aussi l’honneur de vous apprendre que mon chat est le premier producteur au monde de crottes. Oui, oui. J’en ai de la chance, non ? Je ne sais pas comment il s’y prend, et je n’ai jamais vraiment cherché à le savoir d’ailleurs, mais dans ce domaine, c’est une usine qui tourne à plein régime. D’ailleurs, si vous voulez me faire plaisir, dites moi donc où me procurer une litière à chat avec couvercle, système d’aération intégré, et filtrage automatique des crottes vers les égouts. Comment ça, c’est compliqué ?
Enfin de toute façon, en dépit des griffures, crottes, traînées de poils, vases casés, plantes saccagées ou rideaux lacérés, mon chat, je l’aime, et c’est comme chat ! Ceci était un message sponsorisé par la Collective des Chats.

NDLR : Afin de préserver l’anonymat de mon chat, la photo de celui-ci a été remplacée à sa demande par la photo d’un de ses collègues.

Posté par Katia_ à 11:54 - Melting-Po(s)t - Commentaires [19]

Diary Day

12 juin 2006

journal

Sur une idée bien trouvée de Lambchop et de La Méchante, je continue la chaîne du Diary Day, qui consiste à recopier mot pour mot sur nos blogs les pages les plus niaises de nos anciens journaux intimes.
Alors voici en exclusivité, sans doute pas la partie la plus niaise du cahier, mais un bon feuilleton à rebondissements à propos de ma quête du Big Love. Merci de ne pas (trop) se moquer, ou je me verrai dans l’obligation de sévir durement.

Contexte : Année de 4ème. Je ne sors pas encore avec un garçon, mais ils m’intéressent bigrement. Et surtout un certain Vincent qui, dans mes souvenirs, était effectivement assez canon ! (Note : certains prénoms trop facilement identifiables ont été modifiés, histoire de dire…)

Morceaux choisis :

Julia (ma copine de classe à l’époque) m’a dit que pendant tout le cours, Vincent et Marion s’étaient passé des petits mots. Marion je la trouve conne depuis quelques temps, elle fait tout ce qu’elle peut pour t’humilier devant les mecs, j’ai horreur de ça ! Julia m’a aussi dit que Vincent ne sort plus avec Julie, et même qu’il lui en veut parce qu’elle l’a largué comme une merde !

Sur le cahier de texte de Nuria, j’ai trouvé ça : (adresse de Vincent). Intéressant, non ? Je crois qu’il est né vers le 23 mars. En fait, il est né le 21 mars. Ca tombe un samedi. Peut-être qu’il fera une boum ?

Nuria est vraiment chiante, elle devient trop copine avec Julia et du coup, pour les exposés et les trucs à faire à deux, elle lui demande de se mettre avec elle. Demain soir, Julia dort chez elle. Elles vont se dire des trucs sur les mecs et sur moi, connasses !!!!!!

J’ai quand même l’impression que Vincent n’est pas indifférent, parce que y’a des regards qui ne trompent pas. Pourtant, Michaël nous a dit hyper sérieusement que Vincent veut sortir avec Céline. J’espère que c’est pas vrai, sinon je suis dégoûtée.

En français, Vincent s’est retourné vers moi pour me demander un truc, et juste à ce moment-là, j’ai fait tomber mon stylo, et il l’a tout de suite ramassé. Quel homme !

Liste des preuves que Vincent s’intéresse à moi :
- en maths, il n’y avait pas d’autres filles dans le coin où j’étais, et Vincent se retournait souvent vers moi.
- i
l a fait tomber son stylo sous ma chaise et m’a dit "Katou, tu peux me ramasser mon stylo steuplé ?"
- d
ans la queue de la cantine, il m’a lancé un regard hyper long, au moins 15 secondes !
- e
n histoire-géo, la prof l’a déplacé et il est venu se mettre à côté de moi. On a trop rigolé pendant tout le cours, parce que la prof était de mauvaise humeur. A un moment, il m’a regardé pendant longtemps, j’étais gênée.
- a
vant de monter en maths, il m’a lancé un long regard, et quand le prof m’a interrogée sur un truc, il ne m’a pas quittée des yeux.
- au lieu de me lancer mon tipex pour me le rendre, il me l’a donné en main propre.
- en
français, le prof a dit à un moment "et l’amour, je pensais que vous alliez m’en parler ?", et Vincent s’est retourné dans ma direction.
- en cours de grec, Michaël a dit à Julia : "on va au ciné samedi ? J’amène Vincent et toi Katia, comme ça…"

La malchance me poursuit. Julia m’a dit qu’à la sortie des cours, elle s’est un peu arrêtée devant le lycée et qu’elle a vu Vincent qui sortait avec Caroline. Il la tenait par l’épaule et tout. Sniiiiiiffffff ! Connard. Connasse. J’y comprends rien !!! J’en ai marre, merde !!!

(fin)

Sannnnnntttaaaaa Barbarrraaaaaaaaaaa

Punaise, je suis bidonnée rien qu’en repensant à toute cette période. Toutes ces soirées passées à analyser des trucs débiles pour me persuader que le beau Vincent en pinçait légèrement pour moi ("ouais, il a ramassé mon tipex, ca veut trop dire qu’il est amoureux de moi !!!"), toutes ces histoires de mecs, de nanas, de couples qui se forment et se déforment en quelques jours… et que je regardais de loin en tentant d’y comprendre quelque chose.
Je vous épargne en revanche les nombreuses listes de notes qui parsèment mon journal intime de la même époque. Dans de jolis tableaux bien tracés à la règle, tous les gens de la classe, et en face : une note "physique et apparence" sur 10, un note "amitié" sur 10, total sur 20, et classement final par ordre décroissant. J’avais du temps à perdre, hein ?
Alors ? Qui relève le défi de recopier une page de son cahier, maintenant ? Hein ? Qui ?

Posté par Katia_ à 11:19 - Melting-Po(s)t - Commentaires [39]

Recherche bouquin désespérément

17 mai 2006

wanted

Puisqu’un blog, ça sert à pleins de choses, j’en profite aujourd’hui pour passer une petite annonce très sérieuse.

Quand j’étais petite, j’avais un livre dont je raffolais. Ca s’appelait "les maisons de Dame Souris". C’était l’histoire d’une souris architecte, qui nous présentait les plans d’habitation conçus pour tous ses amis. Par exemple, le ver de terre habitait une poire hyper high-tech, avec ascenseur chromé et matos hi-fi ultra design. C’était plein de petits détails humoristiques, et en même temps, c’était très ingénieux et réfléchi.

Bon, dit comme ça, ça n’a pas l’air de passionner les foules, et vous devez vous dire "cette fille a le Q.I. d’une huître, on n’a pas idée de se rappeler d’un bouquin aussi casse-pieds !". Peu importe… moi, je vous le dis, j’étais totalement fana de ce livre-là, je le trimballais partout, et je le connaissais par cœur.

Et puis j’ai grandi. Et j’ai changé de lectures, jugeant sans doute dans un moment de narcissisme extrême que je valais bien mieux que ces bouquins pour gamins. Je valais au moins les bouquins de la bibliothèque rose ou verte : Fantômette, Alice détective privé, ou le Club des 5. Ca c’était la classe !

Comme on n’habitait pas un 320 m2 non plus et qu’il fallait faire de la place, ma mère a cru bon un jour de faire un peu de tri dans les affaires entassées sous nos lits de gosses, et de faire don de ses trouvailles à des cousins éloignés de passage en France. Et c’est ainsi que Dame Souris s’en est allée de l’autre côté de l’Atlantique, loin, très loin de moi…
Ce n’est que longtemps plus tard que j’ai repensé avec nostalgie à ce livre qui avait marqué mon enfance, et que j’ai tenté par moult moyens de remettre la main dessus. Hélas ! Les cousins ont eux aussi grandi et déménagé au moins trois fois. Les sites de recherche de bouquins comme Amazon, la Fnac ou Chat Pitre m’indiquent inlassablement que "cet ouvrage est indisponible" ou que "le tirage est épuisé". A ce jour, Dame Souris n’a jamais donné signe de vie.

Vous aurez sans doute compris où je veux en venir en vous parlant de toute cette histoire abominablement triste et cruelle, non ? Mesdames, messieurs, un petit geste s’il vous plait. Si vous entendez parler de ce livre, ou si vous connaissez quelque moyen que ce soit pour retrouver la trace de livres qui ne sont plus édités, faites-moi signe !!! Merci du fond du cœur ! (Ouf, pour un peu, on sort les mouchoirs et on se chiale dessus, non ?)

Par ailleurs, si ma mère a commis l’infâme boulette de se séparer de cette œuvre capitale qu’était Dame Souris, elle avait aussi mis de côté –ouh la futée !- quelques uns des livres qu’on avait lu et relus mille fois, avec mes frangins. C’est comme ça que dernièrement, j’ai pu retrouver avec émotion et nostalgie les aventures extraordinaires de Porculus le porcinet cradoc, Hulul le hibou grincheux, Laura le terre-neuve-qui-fait-rien-que-des-bétises, et Célestin l’ours copain d’une souris dont le nom m’échappe. Ah c’que c’était chouette, cette petite séquence revival !

Et vous, quels sont les livres qui ont marqué votre enfance ? Quels sont les héros qui vous ont accompagné dans vos plus jeunes années ? Avez-vous des stars moins populaires que Oui-Oui et Martine ?

"Les maisons de Dame Souris"

De Georges Mendoza

Editions Flammarion – Le Père Castor

Posté par Katia_ à 15:50 - Melting-Po(s)t - Commentaires [40]

On m'aurait menti ?

16 mai 2006

pere_noel

Est-ce que vous vous rappelez de la façon dont vous avez compris que le Père Noël n’existait pas ? Moi oui. Je m’en souviens très précisément, je revois la scène comme si c’était hier.

Bizarrement, c’était au moment de Pâques. Mon oncle était de passage chez nous, et en voyant sur la table tous les œufs en chocolat récupérés le matin même dans le jardin, il me dit avec un sourire complice : "t’as trouvé tous les œufs que ta maman a cachés ?". Moi, pas démontée pour deux sous, je lui réplique du tac au tac : "c’est pas maman, c’est les cloches !". Mon oncle a esquissé un rictus et est devenu légèrement pâle en regardant ma mère hilare (si y’en a une qui était contente de la tournure que prenaient les événements, c’était bien elle. Se lever aux aurores pour aller planquer des bidules en choco dans le jardin et rentrer trempée de rosée, c’était pas forcément sa tasse de thé, voyez ?).

Moi, naïve et candide, j’étais ravie de ma réplique qui avait fait mouche. Rien qu’à voir la tronche de mon oncle, j’étais sûre de lui avoir cloué le bec avec mon savoir de grande fille de 6 ans. Sur ce, hyper fière, j’ai filé dans ma chambre jouer à Barbie fait du monokini sur la plage de Palavas-les-Flots.

Et puis là, j’ai réfléchi. Soudain, l’histoire des cloches géantes qui se baladent au dessus de la maison pour effectuer leur largage de trucs chocolatés, ça m’a semblé un peu gros, comme coup. Surtout qu’elles étaient franchement balaises, ces cloches, pour jeter sans les casser tous ces petits œufs, et par-dessus tout, pour aller les planquer dans des endroits pas possibles, comme tout au fond de la niche du chat (oui, mon chat de l’époque avait une niche, ça pose un problème à quelqu’un ?). Nan, décidemment, y’avait un truc qui clochait (justement).

Ma Barbie sous le bras, je suis retournée voir ma mère pour lui poser la question qui me taraudait depuis au moins… pfffooou…. dix bonnes minutes (ce qui est très long, dans la vie d’un enfant qui découvre soudainement qu’on lui a menti depuis toujours). Ni une ni deux, trop contente d’avouer la supercherie pour être enfin débarrassée de la corvée, ma mère a tout avoué. Même pas eu besoin de torture ou de détecteur de mensonge : elle a tout déballé en bloc et n’a rien nié.

Je suis retournée dans ma chambre pour analyser au calme cette nouvelle donnée capitale. Mon cerveau était en ébullition, mes neurones tournaient à plein régime. Fatalement, le raisonnement s’est fait tout seul : si je pose trois et je retiens huit, alors quel que soit x à la racine carrée du cosinus de l’angle droit, si les cloches n’existent pas, y’a des grandes chances pour que ce con de père noël fasse aussi partie de la supercherie. Hé ben ça n’a pas loupé ! A l’ultime question " et le Père Noël, c’est papa et toi ?", j’ai eu droit à un petit sourire et un haussement d’épaule qui voulait tout dire. Dans la foulée, allons-y gaiement, le mythe de la petite souris qui m’apportait des pièces de cinq francs en échange de mes dents de lait en a aussi pris un sacré coup dans l’aile.

Aaaahhh, fin des illusions enfantines, adieu monde bisounours où tout le monde est gentil, me voilà de plein pied dans la sinistre réalité. Dur dur !

Posté par Katia_ à 11:32 - Melting-Po(s)t - Commentaires [16]

Test-test-essai micro-un deux-un deux

11 mai 2006

test_1Premier questionnaire sur ce blog, transmis par DramaQueen (merci madame, parce que je manquais justement d'inspiration aujourd'hui...)

Quel est le mot que vous préférez ? Clarinette. Me demandez pas pourquoi, j’en sais strictement rien, je n’en joue même pas, mais je trouve que les sonorités de ce mot sont jolies et coquines à la fois.
Quel est le mot que vous détestez ? Péter. C’est moche, hein ? (Oh, je vous vois ricaner doucement ! C’est parce que vous trouvez ça moche aussi !)
Quelle est votre drogue légale favorite ? Le sucre, sous toutes ses formes. Je plaide coupable, monsieur le juge ! (Pour preuve)
Quelle est votre drogue illégale favorite ? Soit je n'ai pas de drogue illégale favorite, soit je ne suis pas très illégale comme nana. Je bois très raisonnablement (en temps normal, je veux dire...), je ne fume pas, et j'ai arrêté de sniffer mon pot de colle à l'entrée en 6ème, quand ma maman m'a acheté le stick UHU jaune...
Quel son ou quel bruit aimez-vous ? Y’en a un paquet, mais je dirais : le ronron d’un chat roulé en boule sur mes genoux, le plic-ploc de la pluie quand je suis au chaud dans mon lit, le bruit d’une allumette qu’on craque, le crépitement d'un feu de cheminée, le crissement d'un bonbon qu'on déballe, le pop d'un grain de maïs qui se transforme en popcorn...
Quel son ou quel bruit détestez-vous ? Je déteste le "vous n’avez pas de nouveau message" quand je rallume mon portable après quelques heures. Quoi ? Comment ça, je n’ai pas 52 invitations à dîner ou sortir, des messages de joyeux non-anniversaire, ou juste des fans qui me disent que je leur manque ? C'est pas normal...
Quel est le juron, gros mot ou blasphème que vous préférez ? Fais chier, putain, merde ! J'ai pas mis le tiercé dans l'ordre, mais globalement, ça se joue entre ces trois-là !
Quel homme ou quelle femme choisiriez-vous pour illustrer un nouveau billet de banque ? Peut-être Paris Hilton ? Pour une fois, je serais contente de voir sa tronche, à chaque fois que je touche un billet de banque. Parce que sinon, je peux plus la voir en peinture, cette fille !
Quel métier n'aimeriez-vous pas faire ? Etant donné que je ne supporte pas la proximité physique avec de parfaits inconnus, toute profession en rapport avec le corps serait un supplice pour moi : dermato, kiné, gynéco, podologue, esthéticienne.... Yearrrkk !
Quelle est la plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? Franchement, je sais pas trop... En éponge de mer, peut-être ? ... c'est peinard, une éponge de mer, non ? Personne ne les fait chier les éponges de mer... Allez, banco : réincarnez-moi en Spontex de l'océan !
Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous l'entendre vous dire après votre mort ? "Teuteuteu... tu redescends tout de suite sur Terre, ma petite, t'as encore plein de trucs à faire en bas !!!"

Je transmets ce questionnaire à qui veut, les commentaires vous sont ouverts, lâchez-vous, dîtes-nous tout !!!

Posté par Katia_ à 12:06 - Melting-Po(s)t - Commentaires [3]

Pour celles et ceux qui ne veulent plus être des quiches en cuisine

10 mai 2006

cuisine_21

Un super site tout rigolo et coloré pour les quiches en cuisine comme moi, qui ne savent pas faire autre chose que mettre un plat tout prêt à décongeler dans le four.

Un paquet de recettes ultra faciles à réaliser, plein de photos et de dessins, des textes marrants et pas prise de tête. Bref, pas le genre à demander des tas d’ustensiles et de techniques dont on n’a jamais entendu parler !

Je sais que certaines marmitonautes passent dans le coin de ce blog de temps en temps… A mon avis, vous êtes sans doute un cran au dessus des recettes présentées, mais pour les autres, je vous encourage vivement à faire un petit tour du côté de www.jesuispasunecourge.com 

A vos marmites et spatules !

Posté par Katia_ à 13:56 - Melting-Po(s)t - Commentaires [2]

Finale de la coupe du monde des copines 2006

09 mai 2006

friends_1

On dit souvent "qui se ressemble s’assemble". Ce n’est pas totalement vrai, pourtant. D’ailleurs pour preuve, on dit aussi "les opposés s’attirent". Alors ? Qui croire ?

Si je regarde l’ensemble de mes copines de plus près, mon cœur balance effectivement entre les deux théories. Je lance donc l’idée d’un match entre les deux camps. Les deux équipes sont en place, l’arbitre (moi) est au centre. Coup de sifflet, c’est partiiiii !

Il y a d’abord mes deux meilleures amies, celles avec qui je partage tout (sauf l’existence de ce blog, soit dit en passant), celles qui me connaissent par cœur ou presque. Plus de douze ans qu’on passe des heures au téléphone, et on a évidemment le même avis sur des tas de choses, sinon on ne serait pas copines. Mais pourtant, à bien des égards, nous sommes toutes les trois très différentes. Chacune a sa façon bien à elles d’appréhender les rapports familiaux, l’amitié ou les relations amoureuses, mais aussi les points plus futiles comme la garde-robe idéale, le maquillage ou les bijoux fantaisie. Ce sont sans doute ces différences qui font notre complémentarité, et par conséquent notre force. Mais quelqu’un qui ne nous connaît pas ne pourrait pas jurer qu’on s’entend aussi bien. Décision de l’arbitre : un premier point à l’équipe "les opposés s’attirent".

Il y a ensuite mes copines de fac, deux groupes très distincts, où les personnes ne se ressemblent en rien. Le premier groupe est constitué de toutes mes copines mariées et déjà mamans, ou en passe de le devenir. Etant moi-même à mille lieues de ce genre de considérations, on pourrait penser que je n’ai rien en commun avec elles. Et pourtant si. Elles m’apportent une nouvelle vision des choses, elles font que j’arrive à me projeter dans un futur potentiel avec un home sweet home, un sweet homme, et des bambinos plein les jupes (enfin, déjà deux, après on avisera). Je n’ai pas envie de tout ça aujourd’hui, mais nos rendez-vous constituent une sorte de guide du routard pour plus tard. En contrepartie, il est évident que parfois, les discussions autour des détails de l’allaitement ou du choix de la méthode d’accouchement, ça me fait un peu bâiller aux corneilles. Coup de sifflet, l’arbitre a tranché : "les opposés s’attirent" marque encore un point, l’écart se creuse sensiblement.

Le second groupe des amies de fac rassemble plutôt des filles peu préoccupées pour l’instant par tout ce qui touche à la famille, la maternité et l’achat d’un Renault Espace avec coffre modulable. Ce sont des filles souvent célibataires, ou si elles sont en couple, elles n’habitent pas avec leur homme. Elles sortent plus souvent en groupe de nanas, car 1- c’est le meilleur moyen pour rencontrer des garçons, et 2- rien ne les retient réellement à passer la soirée chez elles seules, si ce n’est la huitième rediff’ de "Coup de foudre à Notting Hill". Etant moi-même plutôt célibataire ces derniers temps, on pourrait dire que je rejoins en grande partie les critères de ce groupe. Conclusion : le point va à l’équipe "qui se ressemble s’assemble".

Enfin, dernier groupe, les copines rencontrées lors du stage de fin d’étude en entreprise. Les vraies girls par excellence, avec qui parler chiffons et garçons. D’ailleurs, on se surnomme affectueusement "les pouffes" entre nous, pour vous donner une idée du niveau du débat. C’est avec elles que je peux aborder des sujets aussi graves que la dernière collection Comptoir des Cotonniers, ou échanger les bonnes adresses de restos branchouilles et de brunchs réputés. Et parfois, ça fait du bien de pouvoir partager un peu de futilité essentielle à ma vie de fille. L’équipe "qui se ressemble s’assemble" marque un second point, et relance le match, ahlalaaaaa que de suspens, que-de-sus-pens !

Je ne développe pas mes relations avec les électrons libres, les copines que je vois souvent en tête-à-tête, parce qu’elles n’appartiennent pas ou plus à un groupe complet.

Bilan des courses : Egalité parfaite entre les deux équipes. Deux points partout, balle au centre. Ma question de départ n’est donc pas résolue pour deux sous, malgré ma brillante argumentation en plusieurs points détaillés. Alors qu’en déduire ?

J’ai bien un dernier atout qui pourrait peut-être faire pencher la balance dans un sens. Dernier groupe en date, sans doute un peu trop récent pour être correctement analysé : mes blog-copines. Ou comment, par la magie du virtuel, j’ose enfin avouer que je teste tous les produits de beauté qui sortent (ou quasi), et j’apprends à me décomplexer de posséder une vingtaine de sacs à mains, une trentaine de paires de chaussures, et une cinquantaine de gloss ! Si je m’étais contentée de mes copines dites classiques, j’aurais continué à penser que j’étais un ovni. Mais non, on est des dizaines d’"addicts" comme moi, et cette idée me plait beaucoup. Forte de ce dernier argument, c’est l’équipe "qui se ressemble s’assemble" qui rafle la mise et remporte le trophée. "We are the champiiiiiionnnsss, my friendsssss »…

Et si, au lieu de compter les points, on se disait tout bêtement qu’en amitié, comme dans bien d’autres domaines, il n’y a peut-être pas de règles ? Allez, au vestiaire, monsieur l’arbitre…

Posté par Katia_ à 13:55 - Melting-Po(s)t - Commentaires [5]

Mum Sabaï miam !

05 mai 2006

mum_sabai1

Une adresse en or pour les amateurs de cuisine thaï : Mum Sabaï, qui signifie dans la langue "petit endroit tranquille". Un très joli resto niché au cœur de Saint-Germain des Prés, un peu à l’écart des rues trop passantes et des hordes de touristes.

Ambiance cosy, lumières tamisées, vaisselle multicolore, gros coussins moelleux et larges banquettes… Les tables sont placées en contrebas, et on dîne au raz du sol sans pour autant être courbé en deux (difficile à décrire, mais très confortable, pas de souci !).

La cuisine y est absolument délicieuse, avec cette pointe de raffinement qui différencie à mes yeux la cuisine thaï de la cuisine chinoise. La carte est renouvelée en permanence, même si certains classiques incontournables demeurent. Je vous conseille le soufflé de dorade en feuille de bananier… un délice ! Et s’il vous reste encore de la place pour le dessert, tentez donc les nems au chocolat tout croustillants, mmmmmmiam…

Un endroit parfait pour un petit dîner en amoureux, ou pour un rendez-vous potins et confidences entre copines.

 

 

Mum Sabaï

5, rue Bernard Palissy – 75006 Paris

Tél : 01 42 22 14 40

 

Posté par Katia_ à 11:24 - Melting-Po(s)t - Commentaires [3]

ELLE, ton univers impitoyaaaaa-aaaa-bleeeee ?

01 mai 2006

elle_3

Dans le ELLE de la semaine dernière, on nous annonçait fièrement que l’émission C.Q.F.V (Ce qu’il faut voir), magazine sur l’actualité culturelle diffusé sur France 3, serait cette fois-ci tourné en direct des bureaux du magazine, et que l’on pourrait voir à quoi ressemblaient les locaux et les journalistes du mythique hebdomadaire.

J’ai pas rêvé, hein. C’était écrit, noir sur blanc. Alors en bonne groupie curieuse, j’ai bien évidemment enregistré le reportage, avide de scoops et d’infos, ravie de pouvoir mettre enfin un visage sur tous les noms dont je lis les articles chaque semaine.
Ben non. Quasi rien. Effectivement, on nous a bien montré quelques journalistes plaidant pour leur coup de cœur culturel de la semaine (et je sais maintenant à quoi ressemblent Florence Ben Sadoun, Sandra Basch ou Florence Delbecq), mais le croustillant s’arrête là. J’aurais aimé voir les bureaux des journalistes, les salles de conférence de rédaction, les bureaux de créa qui décident des couvertures, les showrooms remplis à craquer de toutes les fringues de luxe prêtées pour les shootings photo… ou même la salle de cantine, à la rigueur… Mais non.
Du fonctionnement quotidien de cette bible de la mode qu’est ELLE, nous ne saurons rien. De la façon dont grouille la petite fourmilière de journalistes nous ne verrons pas une miette.

Alors du coup, je me demande toujours si l’ambiance à la rédaction de ELLE, ça ressemble plus à la petite maison dans la prairie ou à Dallas et son univers impitoyaaaaa-aaaa-bleeeeee… Une idée sur la question ?

Posté par Katia_ à 16:02 - Melting-Po(s)t - Commentaires [2]