07 décembre 2009
Joue pas, joue pas comme ça
Je viens de me rendre compte d'un truc pas très folichon.
Contrairement à ce que j’ai toujours cru, pensé ou braillé sur les toits, non, désolée,
je ne suis pas bonne perdante. Ni joueuse agréable. Carrément pas, même.
Le week-end dernier, emportés par un élan de bonne humeur
potache et enivrés de bulles variées, nous nous sommes lancés, mes copains et
moi, dans un jeu de société endiablé à base de devinettes et de mimes où chaque
équipe s’affronte en temps minuté.
L’idée, à la base, était de passer un bon moment, de
déconner, de rigoler, de comparer les talents de mime de chacun (c’est
officiel, je n’ai aucun gène du Mime Marceau) et éventuellement, si
l’enthousiasme collectif (et le taux d’alcoolémie) le permettait, de compter
les points afin de déterminer une équipe gagnante juste pour l’honneur.
Sauf que moi, à partir du moment où il y a des règles du jeu
établies (et bizarrement, c’est souvent le cas, ne me demandez pas pourquoi),
je rentre dans une sorte d’état second, fébrile et nerveux. Parfois, même, je me
fais peur : mon ton d’institutrice péremptoire et autoritaire prend le dessus,
et je me mets à beugler comme une truie sur quiconque ne respecterait pas le
déroulé, prête à sortir les crocs (et les griffes) au besoin.
Oui, je sais. Mais en même temps, attendez. S'il y a une
« règle du jeu », c’est bien fait pour être respecté, non ? (Que
les amateurs de poker - et je ne vise personne - ne me disent pas le contraire, y’a qu’à voir comment ça
gueule dès qu’on tente une entourloupe pas très catholique autour du tapis
vert).
Non parce que si on commence à faire n’importe quoi quand on
se divertie, c’est la porte ouvertes à toutes les fenêtres, et bientôt, on
grillera aussi tous les feux rouges en gloussant comme des gorets, et ce sera
le chaos partout. Vous ne viendrez pas pleurnicher que je ne vous ai pas
prévenus, hein.
Cela étant, je reconnais malgré tout que parfois, les jeux
sont plus drôles quand on ne suit pas les règles à la lettre. Faire une partie
de « petit bac » en modernisant toutes les catégories, ça a plus de
gueule. Le dernier en date, réalisé dans le train, comptait par exemple comme
colonnes ‘truc qui pue’, ‘à ne pas dire en voyant un bébé moche’, ‘expression
tirée du film La Cité de la Peur’, ou
‘injure en verlan’. Bien plus rock que les ‘prénom’, ‘animal’ ou ‘ville’ si
classiques.
Après tout, si le succès dans la vie (et par conséquent dans
la déconnade) s’obtenait par le respect idiot des règles, d’une, ça se saurait
déjà, et de deux, les Allemands domineraient le monde. Or, jusqu’à aujourd'hui, j’ai rarement vu moins fun et olé-olé qu’un Allemand. Donc bon.
Alors ? Ca tente quelqu’un, une petite partie de Jeu de
l’Oie ? Mais je vous préviens, vous me laissez gagner hein ? Non
parce que sinon…
04 décembre 2009
Compliment du soir, espoir (?)
Enfin, "espoir", je sais pas trop...
Hier soir, en m'écoutant me plaindre et geindre pour la huitième fois de la semaine au sujet de ma poussée d'acnée liée à un changement de pilule, Chéribibi m'a d'abord sorti toute sa panoplie de phrases toutes faites (et un peu obligatoires dans ce genre de cas), du style :
- Y'a que toi qui les vois (ouais... mon oeil !)
- Arrête de focaliser (facile à dire)
- Mais tu sais que je t'aime quand même (hé ben ça va alors...)
Finalement, voyant qu'aucune de ces stratégies n'opérait, il a trouvé un nouvel angle d'approche :
"Mais c'est bien, ça te rajeunit, on dirait une adolescente !".
Bon.
C'est pas encore ça, mais y'a du mieux...
(Si quelqu'un sait où s'achète le décodeur des compliments masculins, qu'il me fasse signe rapidement. Merci pour mon couple).
23 novembre 2009
Tronche de (cup)cake
J’avoue, j’avoue, j’avoue tout ! J’ai été infidèle. J’ai trompé, j’ai trahi. Et le pire, c’est que je vais recommencer, et sans m’en cacher ! Il y a plus de deux ans, je clamais ici haut et fort que Pierre Hermé et ses macarons maboulifiants étaient ma nouvelle drogue douce. Je peux avouer aujourd’hui que l’eau a bien coulé sous les ponts, et que de macarons en macarons, je me suis peu à peu lassée de cette ronde colorée.
« Souvent, femme varie », il parait. Rien n’échappe donc au hasard, pas même moi, qui me suis entichée dernièrement d’une nouvelle folie sucrée, meurtrière pour mes hanches, mais so sweet au palais. Le cupcake j’ai nommé.
Et pourtant, au départ, c’était loin d’être gagné. En théorie, je n’aime rien moins que ces gros gâteaux américains fourrés et dégoulinants de crème pâtissière aussi pleine de beurre que de colorants chimiques. Le degré zéro de la gourmandise sucrée à mon sens. Et à l’époque, vous n’auriez absolument pas pu m’ôter de la tête que ces machins bizarres surmontés de crème décorée et étrangement nommés ‘cupcakes’ échappaient à la règle. Même si Carrie Bradshaw en dévorait à la pelle avec ses copines de Sex & The City, pour moi, le verdict fut intransigeant : vade rétro, vilain gâteau !
Et puis un jour, je me suis laissée tenter. Il était tard après le déjeuner, mon ventre gargouillait, et pleins de ces petites choses colorées me tendaient les bras en criant « mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi ». Oui, comme dans la chanson. Impossible de résister. La chair est faible, surtout devant les calories.
Ce jour-là, j’ai vendu mon âme au diable de la gourmandise (et mes cuissots au dieu de la cellulite). Depuis, j’arpente régulièrement les pâtisseries de Paris pour y trouver mes nouvelles drogues sucrées. Me voilà bien, je viens d’ajouter une nouvelle drogue à mon compteur, déjà très fourni. Heureusement que la plage, c’est pas pour demain…
Pour les tenté(e)s, voici mes deux adresses préférées (et je m’excuse pour les non parisiens qui pourront seulement saliver devant leur écran. Quoique l’un de ces deux lieux de perdition s’apprête à lancer son service de livraison, à bon entendeur…)
Cupcakes & Co
Perdue au fin fond d’une petit ruelle sombre, la boutique n’attire que les connaisseurs qui seraient près à faire des bornes pour dénicher leurs petits gâteaux sacrés. Et pourtant, passées 16h, il ne reste en rayons que quelques miettes de cupcakes, preuve que les habitués sont déjà passés.
Mes préférés (parmi ceux que j’ai pu tester) : Miss Violette, African Queen (au beurre de cacahuète), et Night in Tunisia (au Jasmin et à la vanille).
Un peu chers (3,50 euros la pièce), mais valent le détour !
Cupcakes & Co. 25, rue de la Forge Royale, 75011 Paris.
www.cupcakesandco.fr
Berko
Plus bobo, car situé en plein Marais (et bientôt également rue des Abbesses), Berko a meilleure mine que son confrère : devanture rouge pétant dans une rue très passante, et vitrine dégoulinante de pâtisseries appétissantes.
L’idée top : des mini-cupcakes prêts à être avalés en deux bouchées. L’idéal pour ne pas trop culpabiliser (ou en tester plusieurs !).
La crème est plus riche en beurre que ceux de Cupcakes & Co, mais l’ensemble reste léger et raffiné.
Mes préférés : M&M’s peanut butter, Framboise chocolat blanc, Banane choco, Spéculos, Pomme nougat, Oreo.
Berko. 23, rue Rambuteau, 75004 Paris.
www.berko.fr
16 novembre 2009
Le beurre et l'argent du beurre
Ils me fascinent et m’agacent à la fois, ces gens qui ne manquent pas d’air au point de prendre pour acquis tous les avantages d’une situation donnée sans trop se poser de question.
Ceux qui, par exemple, arrivent à la séance de ciné au tout dernier moment, mais réclament à être placés de façon VIP ou presque, quitte à faire décaler pour ça toute une rangée de gens qui se sont, eux, pointés en avance pour avoir précisément le loisir de sélectionner leur meilleur siège.
Ou ceux qui choisissent délibérément une place en terrasse, mais demandent à ce qu’on baisse le store parce que le soleil les gêne, sans se soucier de leurs voisins de chaises qui, justement, étaient placés là pour profiter des rayons.
Ou encore, ceux qui acceptent généreusement de sous-louer leur appart à un ami, à condition que celui-ci s’occupe du chat et arrose les plantes vertes, mais en réclamant un loyer au prix fort, « parce que tu comprends, si c’était pas toi, je l’aurais facilement loué à ce prix-là ».
« Vouloir le beurre ET l’argent du beurre », ça s’appelle. Et j’ajouterais même que pour les plus culottés, y’aurait aussi, en supplément, le cul sourire de la crémière sur leur liste de souhaits.
Alors, sérieusement, je veux bien être gentille (ou poire) deux minutes, mais il y a des limites à tout. En gros, faudrait pas trop pousser mémé dans les orties. Surtout quand elle est en short.
Evidemment, moi aussi, ca m’arrangerait bien, parfois, d’avoir le beurre ET l’argent du beurre. Genre avoir de la neige pour Noël ET un plein soleil d’été en même temps. Ou un boulot très bien payé ET des semaines de 25h max. Ou des idées d’articles de blog à la pelle ET du temps pour les rédiger correctement. Ou un appart de 145 mètres carrés, ET ultra lumineux, ET ultra bien placé, ET avec vue sur tout Paname, ET qui coûte peanuts (oui, bon, là, c’est le beurre, l’argent du beurre, et la crèmerie toute entière).
J’aimerais bien, également, pouvoir manger toutes les cochonneries sucrées qui existent ET garder la ligne haricot vert. Faire des grasses mat’ jusqu’à midi ET avoir encore la journée entière à venir au moment où je me lève. Avoir un chat câlin et ronronnant ET ne pas me coltiner la corvée de litière et de croquettes qui puent tous les matins. Faire du sport depuis mon canapé ET avoir un corps tout ferme et musclé. Quitter Paris au mois d’août ET pouvoir profiter de ma ville quand elle est vidée de ses hordes de parisiens.
Sauf que, apparemment, c’est pas trop possible.
Je sais, c’est pénible, mais il semblerait qu’on n’ait pas vraiment notre mot à dire sur la question.
Encore que. Parfois, je n’ai pourtant pas l’impression de trop en demander, mais on me fait vite comprendre qu’il faudrait voir à pas trop déconner. Par exemple, supplier ma gynéco pour qu’elle me dégotte enfin LA pilule qui supprime mes migraines sans me coller des boutons Biactol plein la tronche, apparemment, c’est vraiment trop exagéré de ma part. « De deux maux, il faut choisir le moindre », qu’elle m’a sorti, cette conne, quand j’ai abordé la question. Ah non mais d’accord, quoi. C’était bien la peine de faire 9 ans d’études pour en arriver là.
Ou alors, j'aimerais partir en vacances cet hiver, mais sans que ça ne me coûte un bras et demi. Pour ça, la dame de l'agence me dit que je n'ai "qu'à éviter les périodes de vacances scolaires", et que donc, vu le calendrier, les zones A, B, C et X, et tout le merdier, en gros, il me reste une petite chance entre le 8 et le 17 mars. Manque de pot, là où je voudrais partir, c'est la saison des pluies, à cette période. "Ah mais oui, mais on ne peut pas tout avoir, mademoiselle", a conclu brillamment la préposée aux billets d'avion (et aux lieux communs, apparemment). Ah, bon, d'accord, désolée d'avoir insisté.
Dans un genre un peu différent, dire au buraliste « une grille Euromillions gagnante, s’il vous plait », globalement, ça permet juste de récolter un sourire narquois et un haussement d’épaules. (et certainement pas une grille gagnante, comme précisé). Alors que bon, je ne demandais quand même pas la lune, là. Si ?
02 novembre 2009
4, 5, 6, cueillir des cerises
Petites pensées du moment en vrac et comme ça me vient.
Franchement, les cornichons dans un sandwich au saumon, c'est une drôle d'idée...
Je déteste les cyclistes qui squattent sur les trottoirs. Et je hais les cyclistes qui squattent ET qui me klaxonnent parce que je les gêne. Non mais on aura tout vu.
Pourquoi est-ce que je reçois le dossier de presse d'une mutuelle pour les seniors ?
Lucky Luke au cinéma ? Mouais, bof. Déjà que j'ai jamais aimé la bd...
Les cerises, c'est pas pour tout de suite tout de suite. On peut difficilement faire moins "c'est la saison" qu'en ce moment.
Envie de bottes grises. Mais ça ne va avec rien de ma garde-robe.
Mon horoscope du jour est plutôt cool. Du coup, ok, je veux bien y croire.
J'aime pas les gens qui disent "je vais me coocooner". Je préfère qu'on dise "Co-cooner". Ca vient de "cocon", non ? Bon.
Oh, il est 12h34. 1, 2, 3, 4. C'est sûrement un signe ! (J'aime bien aussi les 11h11, et les 22h22).
"One, two, three, four, tell me that you love me more".
Ce blog me gonfle et me tient à coeur à la fois. C'est étrange.
C'est quand même un post de feignasse, ça.
J'ai vu l'affiche du film "Saw VI" tout à l'heure, et j'ai rigolé comme une cruche. C'est peut-être sponsorisé par Herta ?
Encore un mois de passé. Ca file, ça file !
Dans Elle de la semaine dernière : "le nouveau talon, c'est le plat". C'est pas débile, cette phrase, franchement ?
Allo, Ween ? Ici Trouille. (bon, ok).
Ca m'étonne qu'elle ne se soit pas fait larguer, celle-là, vu comme elle sait être chiante.
Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ? J'ai toujours pas la réponse, Sylvie.
C'est vraiment n'importe quoi... (mais pas tant que ça, à bien y regarder).
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