Gin Fizz

Bulles de vie...

Vernie !

15 septembre 2014

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- "On n'a jamais trop de vernis, me dit toujours ma copine O. qui collectionne les flaçons dans son frigo (sympa pour les légumes qui moisissent tranquillos dehors).

- A un moment, si, quand même !", je lui réponds.

Oui. Y'a toujours un moment où ça vire au n'importe quoi, ces collections à n'en plus finir. Mon moment à moi, ça fait belle lurette qu'il est arrivé, et j'ai enfin entamé le grand tri-qui-tue de ma vernithèque (pfff, qu'est-ce qu'on ne va pas inventer, comme mot...).

Il faut bien dire qu'entre les vernis offerts, reçus en cadeau promo, donnés par les cop's, trouvé dans les Beauty-Box auxquelles j'ai été abonnée, ou achetés juste pour un coup spécial (genre "compléter mon déguisement de Fée Clochette") (je n'invente rien), je me retrouve avec une panoplie de flacons qui ne me servent quasiment jamais. D'autant qu'à bien y regarder, je porte au final à peu près toujours le même genre de couleur (c'est à dire PAS le vernis-déguisement-Fée-Clochette, déjà).

J'ai donc passé une bonne partie de mon dimanche (je suis débordée vous savez ?) à classer mes vernis selon leur gamme de couleurs, et à peinturlurer les pages d'un cahier pour pouvoir comparer les teintes entre elles. Première étape. Et déjà, gros stress, parce que, rendez-vous bien compte, il faut éviter les feintes ! Par exemple, le flaçon qui semble rouge mais s'avère en fait rose ! Ou le vernis qui s'appelle "taupe model" (j'invente) et qui se révèle en fait gris ! Ah ça, j'ai eu des sueurs froides en réalisant mes planches chromatiques, je vous jure...

Arrivés à ce stade, certains flacons virent direct de ma collection, parce que ça saute aux yeux qu'ils sont MOCHES. Reste ensuite à essayer les autres in situ, et donc à se balader l'air nonchalant avec une manucure aux dix doigts dépareillés, juste pour voir ce que ça donne sous la lumière du jour et sur ma carnation. Quand je vous dis qu'on a des vies pleines de rebondissements, nous les blogueuses !

Au final (parce que, quand même, j'ai un but précis avec cette expérience hors du commun), j'ai zappé une bonne partie des bleu/vert/taupe/gris/violet que je porte peu. J'ai encore un mal fou à tailler dans le vif et à vraiment éliminer les teintes trop proches pour les rouge/corail/rose. Mais déjà, avec une vernithèque réduite de presque moitié, je m'estime satisfaite. Et ça me laisse une boîte complètement vide pour y ranger les futurs vernis que je vais bientôt achet... oh, wait... non, rien.

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Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #5

09 septembre 2014

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Et si on reprenait les bonnes habitudes ? Les vacances m'ont été profitables niveau lectures - au grand dam de mon marchand de journaux qui ne m'a vue passer la tête chez lui qu'une ou deux fois - et j'ai choisi parmi mes dernières découvertes quatre romans que j'ai dévorés en un rien de temps. En espérant que vous y piocherez des idées pour vous... !

* Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent
(ça fait BEAUCOUP de prénoms pour une même personne, je trouve...).
* Le pitch : En plus d'avoir un nom à coucher dehors, Guylain Vignolles exerce un métier qui le débecte au plus haut point : il détruit les livres invendus grâce à une redoutable machine broyeuse. Pour tromper son existence maussade et rendre hommage à ces oeuvres massacrées, il en sauve chaque jour quelques feuillets, qu'il lit à haute voix aux passagers étonnés et ravis de son RER quotidien, le train de 6h27. Un matin, il trouve une clé USB contenant des textes qui le font littéralement chavirer, et redonne un sens à ses journées...
* Mon avis : Si Amélie Poulain était un livre, ce serait celui-ci, sans aucun doute ! Voilà une vraie pépite de bonne humeur, d'humour et de générosité ! Un roman en forme de conte de fée moderne, qui touche par sa simplicité et son humanité. Un livre qui se lit d'une traite, et qu'on referme le sourire aux lèvres, avec cette impression d'avoir vécu un beau moment. Et ça fait du bien, dans le contexte ambiant. Foncez !


* Plan de table, de Maggie Shipstead.
* Le pitch : Île de Waskeke, Nouvelle-Angleterre. La fille aînée des Van Meter se marie ce week-end, et c'est le branle-bas de combat dans toute la maison. Au grand dam du père, Winn, qui regarde toute cette agitation d'un oeil désabusé. Loin des discussions vitales sur le choix des homards ou la coiffure de la mariée, tout ce qui l'intéresse est de savoir pourquoi on ne veut pas de lui au Pequod, le club select dont il rêve d'être membre. Chacun ses préoccupations ! Ces trois jours précédent le D-day vont s'avérer riches en événements, mais surtout en règlements de comptes, déceptions et désillusions.
* Mon avis : J'ai hésité à présenter ce livre car j'ai du mal à dire avec précision si j'ai aimé ou non. La narration m'a semblée un peu longue et farçie de nombreux détails, mais c'est propre à la comédie de moeurs qui permet de bien dessiner les personnages. Et après deux lectures de polars très addictives, le changement de ton m'a peut-être un peu désorientée. Il n'empêche que j'ai quand même englouti ce pavé en 3 ou 4 jours sans peine, ce qui est plutôt bon signe.
Personnages peu attachants (c'est volontaire), et situations grotesques font qu'on ne se prend pas d'amitié pour cette famille bourgeoise, et qu'on rit sous cape de leurs déboires et mésaventures. Un livre qui rappelle un peu les comédies 'Hugh Grant-iennes', et insiste sur l'envers du décor de ces grandes traditions familiales qu'on prendrait, de loin, pour des gentils bisounours parfaits.

* Alex, de Pierre Lemaitre.
* Le pitch : La belle Alex a disparu. Nous (les lecteurs) savont ce qui lui est arrivé, mais pas encore la police, qui lance les recherches d'usage. L'enquête détecte enfin qui est le ravisseur et où il a séquestré Alex, mais quand elle arrive sur les lieux, la jeune femme a déjà réussi à s'enfuir. Pourtant, les soupçons soulevés lors de sa traque motivent plus que jamais le commandant Verhoeven et son équipe à retrouver la victime coûte que coûte, car elle semble avoir des choses à se reprocher... Victime ou bourreau, la jolie demoiselle ?
* Mon avis : Ne vous laissez pas avoir par la couverture assez ringarde, qui fait plus penser à un thriller d'horreur de bas étage, et ne rend absolument pas justice à ce roman policier ! Honnêtement, j'ai été plus que bluffée par ce super polar, qui vous scotche de la première à la dernière page. L'impression de lire 3 romans en 1 (l'enlèvement, l'enquête, la traque finale) fait qu'on repose le livre avec un sentiment d'essouflement, pris aux tripes par les descriptions de la séquestration entre autre, jusqu'au grand final qui, comme souvent, explique tout ce qu'on avait compris de travers. Un très bon moment, pour ceux qui ne sont pas (trop) rebutés par les détails sordides et réalistes d'un thriller mouvementé.

* Les mères, de Samantha Hayes.
* Le pitch : Claudia, mère de jumeaux et enceinte de 8 mois, recrute Zoé qui a, sur le papier du moins, tout d'une nounou parfaite. Dans le même temps, la ville est agitée par la découverte d'un cadavre de femme enceinte presque à terme, dont on a ouvert le ventre au couteau. Quelques jours plus tard, un autre cadavre est retrouvé dans les mêmes circonstances. L'inspecteur Lauren mène l'enquête. Les voix de ces 3 femmes s'expriment tour à tour au gré des chapitres, jusqu'à ce qu'imanquablement, leur chemin se croise, et que les masques tombent.
* Mon avis : Oui, ok, le pitch fait un peu gore, je vous l'accorde. Mais loin de s'attarder sur des détails sanguinolants, l'auteur choisit plutôt l'angle psychologique, en faisant intervenir l'une des protagonistes à chaque chapitre. Au fil des pages et des points de vue partagés qui se recoupent, la situation se dessine et dresse un chemin cousu de fil blanc : l'impression d'avoir tout compris à l'histoire et de connaître déjà le déroulé final. Sauf que... on se doute bien que l'auteur a plus d'un tour dans son sac. Et vous serez accroché aux pages jusqu'à la toute dernière phrase, magistrale. (Alors non, on se regarde pas les dernières lignes avant, sous peine de se priver de tout le plaisir du suspense, capiche ?)




Mère calme à bien agitée

01 septembre 2014

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Coucou, là dedans ! Alors, ca y est, rentrés pour de bon et repartis pour un tour ? Les vacances sont déjà un vieux souvenir relégué au fond du placard, avec le sac de plage qui sent encore bon la mer et la crème solaire ? Ne rigolez pas, mais je me suis shootée pendant cinq jours aux relents de soleil capturés dans mon grand cabas estival, avant de le planquer derrière les manteaux, histoire de ne pas virer trop maso.

Pour la seconde année, nous avons donc passé des vacances plutôt sages avec une Babygirl nettement plus débrouillarde et active que l'an dernier. Je ne vous refait pas le topo, hein, on en avait déjà causé il y a douze mois, mais disons qu'une mini croquette qui sait désormais courir, grimper les marches et qui est curieuse de tout (oui, même de ce truc gluant et noirâtre qu'on peut appeler caca d'escargot - parce que c'en est) demande une sacré énergie et une attention non stop. Alors moi, j'appelle encore ça "vacances" parce que je ne veux froisser personne, mais à mon avis, le Boot Camp*, à côté, c'est l'hôtel quatre étoiles.

D'ailleurs, j'ai eu le temps, ces quelques dernières semaines, de faire diverses petites expériences, et je dois avouer que je suis assez colère sur deux trois choses.

Déjà, j'aimerais savoir si les personnes qui développent les crèmes solaires pour enfants ont des enfants elles-mêmes. A mon avis, non. Parce que sinon, ils nous auraient déjà pondu de nouvelles façons d'appliquer cette foutue substance épaisse et poisseuse autrement qu'en ayant besoin de quasi-coincer son môme en camisole forcée. Déjà que le combat de la crème visage en hiver me semblait exténuant, je vous laisse envisager dans quel état je me retrouve après avoir bataillé vingt minutes pour enduire la croquette des pieds à la tête, dans un somptueux concerto de cris semblant vouloir dire "mais maman, bon sang, laisse moi tranquilleuuu avec ta crème dégueu qui colle et qui sent pas bon" (si on reste poli).
Le pompon sur la cerise revient toutefois à la même corvée exercée SUR la plage, au milieu des grains de sable et du petit vent qui - comme de par hasard - souffle PILE POIL au moment où le tartinage est enfin accompli, et la peau bien collante. Je ne vous fais pas de dessin, si ?

Dans le même genre, je voudrais qu'on m'explique pourquoi les gens qui commercialisent les médicaments pour bébé font exprès de choisir les façons les plus reloues d'administrer leurs produits. Bon, ok, pour le Doliprane, ils ont fini par piger qu'en refilant un truc rose malabar et bien sucré, les mioches seraient demandeurs (et les fringues retapissés de trainées poisseuses, mais passons). Mais est-ce qu'on peut parler du Smecta au goût si dégueulasse qu'on n'arrive même pas à le camoufler sous des tonnes de jus de fruit ? Des petites gélules qu'on ne peut pas faire avaler telles quelles et qu'on s'acharne, encore mal réveillé et les yeux pas en face des trous, à écraser et réduire en miettes pour les mixer au biberon du matin ? Des pipettes à sirop qui font ventouse dans la bouche de la progéniture ? Ou, d'une façon générale, de tous ces machins au goût proprement immonde, que Babygirl flaire à mille pieds à la ronde et refuse donc obstinément d'avaler ?

Franchement, y'a encore du taf côté marketing, les mecs. Ah ça, pour nous pondre des vernis à ongles qui détectent les boissons droguées en changeant de couleur quand on les plonge dans le verre, là y'a réunion et brainstorming, hein ! Mais quand il s'agit de nous trouver des astuces pour que nos mômes avalent leur traitement anti caca mou sans moufler, BAM... plus personne ! 

Enfin, messieurs-dames les marketeux, expliquez-moi aussi, tant qu'on y est, ce que vous mitonnez dans les petits pots bébé, pour leur donner cette couleur si psychédélique. Non, désolée, chez moi, une purée de carotte n'a jamais eu cette allure orange fluo, et mes pâtes bolognaises spéciales Babygirl ne ressemblent pas à un verre de ketchup pur. Alors je veux bien comprendre que les petits pots doivent avoir l'air attrayants sur leur étagère de supermarché, m'enfin dans ce cas, arrangez-vous au moins pour nous faire des coloris qui partent à peu près au lavage, histoire qu'on ne se retrouve pas avec les grenouillères flinguées par les coulées oranges indélébiles. Quant à la version digérée qu'on retrouve dans la couche, c'est le 14 juillet assuré. Oh, la belle rouge ! Oh, la belle jaune ! Génial...

Allez, j'arrête là, sinon vous allez encore penser que je critique toujours tout. (Moi ?). Mais sinon, je vous assure, les vacances étaient calmes et reposantes, j'ai presque pas râlé. Promis !


Bonne rentrée, tout le monde !

 * Boot Camp :  sorte de "colonie de vacances " sportive, où (re)trouver un goût à l'effort et au dépassement de soi dans un cadre naturel, avec des règles et des types d'exercices non conventionnels. (En gros, un truc pour les gros masos).




Am-stram-crâme

30 juillet 2014

foyer

Il faut très exactement 48 minutes pour faire complètement crâmer une casserole posée sur feu vif. Je le sais, j'ai essayé. Malgré moi.

Oui... je ne pouvais quand même pas vous laisser partir en vacances sans vous raconter une petite mésaventure "bridget-jonesienne", hein. Et puis ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un article "vis ma vie de dinde" sur ce blog, non ?

Ce matin, résolue à me préparer avant de partir une petite carafe de thé à mettre au frais, je lance sur le feu une grosse casserole d'eau, additionnée de quelques grammes de sucre pour parfumer la boisson. Dans le même temps, affairée en cuisine, je lance également une machine de fringues, puis pars me préparer pour mon rendez-vous en attendant que l'eau veuille bien bouillir.

Quelques minutes plus tard, me voilà fraîche et pimpante sur le quai du métro, à checker l'heure pour vérifer que tout va bien, je suis pile dans les temps. Je monte dans la rame, m'installe tranquillement, sors mon livre et commence à bouquiner. Page après page, je rentre dans l'histoire de mes personnages quand je tombe sur ces lignes : "elle s'éclipse, revient presque aussitôt avec un plateau. Une théière en porcelaine où trempe un sachet, deux tasses, des rondelles de citron...".

Les deux neurones qui me restent encore avant de partir en vacances se connectent d'un coup, les voyants tournent au rouge flashy, et je pousse un grand cri d'effroi (qui fera sursauter mes compagnons de wagon). Mon thé ! La casserole ! Sur le feu ! A puissance max ! Oh putain !
Je m'extraie du métro au moment où les portes sonnent leur fermeture imminente, et me mets à courir comme une dératée pour attraper la ligne en sens inverse. Arggg, train loupé d'un rien, le prochain ne sera là que dans 4 minutes.

Les 4 minutes les plus longues de ma vie, je pense (avec la fois où je chronometrais mes contractions, mais c'est une autre histoire). Dans ma tête, je me refais le film. C'est évidemment cette putain de machine à laver ultra bruyante qui a couvert le bruit de l'eau bouillante et ne m'a pas permis de penser à éteindre la plaque. (Toujours trouver un responsable autre que soi. Tou-jours).
Je me mets à faire des hypothèses en fonction de la quantité d'eau dans la casserole VS le temps d'évaporation prévisible sur une plaque qui chauffe à fond les ballons, mais mes souvenirs de physique-chimie remontent à la classe de seconde, donc pas hier (et j'ai fini l'année avec 6 de moyenne donc je ne pense pas avoir la fibre scientifique).

Quand le métro arrive enfin, j'ai perdu deux litres de sueur, tous les ongles de ma main droite, et j'ai déjà l'impression d'entendre au loin les sirènes des pompiers qui se garent en bas de chez moi.
Reste à faire les sept stations qui me séparent de mon quartier. J'essaye de rester visiblement calme et digne, me persuadant que je ne peux pas aller plus vite que la musique à ce stade de l'histoire, mais j'ai - en vrai - juste envie d'insulter tous les passagers qui prennent un peu trop leur temps pour monter dans la rame, en leur criant que "hé ho, magnez-vous un peu le boule, j'ai un incendie à aller éteindre, moi !"

Enfin, ma station. J'entame le sprint final pour remonter les deux rues (en pente, les bitchs) puis les trois étages jusqu'à mon appartement. (Note personnelle : endurance à la course : à revoir !) et glisse la clé dans ma serrure, persuadée de voir des flammes jaillir de la cuisine en poussant la porte.

Bon. En fait, non. Point de flammes, mais un énorme nuage de fumée suffocante qui me prend à la gorge. Et là, au milieu de la plaque à induction, ma casserole brûlante au fond de laquelle achève de crâmer une petite couche noirâtre et calcinée. Le peu de sucre que j'avais ajouté à l'eau s'est en fait transformé en un caramel carbonisé, ce qui a donné un petit temps de répit avant que la châleur ne s'attaque à la casserole elle-même.

Aération en grand, toux de fumeuse pendant trente minutes et quasi-deuil de ma casserole, mais ouf, l'appartement est sauf. Et les chats aussi.

Tout ça pour ça ? Bah ouais, mais hé, c'est que ça fait des émotions. Je crois qu'il est grandement temps de prendre des vacances, là...


*****

BEST-OF

Et puisque l'été, c'est la saison parfaite pour ressortir les vieux nanards (t'as qu'à voir le programme télé), voilà mon petit best-of préféré de mes moments bridget-jonesiens.

* La fois où j'ai VRAIMENT fait déplacer chez moi 4 pompiers pour queud'
* Et celle où j'ai appelé la police pour une bonne raison...
* La fois où je me suis brûlée au second degré en suivant les conseils d'un magazine de fille
* Celle où j'ai remué ciel et terre (et petites annonces de Libé) pour retrouver un garçon éconduit
* Ma seule et unique soirée de femme-célibattaire-à-la-recherche-de-l'amûûûr (2 parties)
* Ma rencontre avec une inconnue pas si inconnue que ça

Allez, bonne lecture, et bonnes vacances a tutti !

Posté par Katia_ à 17:32 - Melting-Po(s)t - Commentaires [14]



Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #4

09 juillet 2014

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Oui, oui, 3 billets en 3 semaines, vous ne rêvez pas, je tiens la forme olympique ! (enfin, comparé à mon rythme habituel...). Forcément, les vacances (les vraies) arrivent, et avec elles le ralentissement obligé des parutions et petites nouvelles partagées ici. Mais pas de panique, je vous laisse avec deux chouettes pistes de lecture pour vos séances transat ou hamac.

* La Singulière tristesse du gâteau au citron, d'Aimée Bender.

* Le pitch : Rose a 9 ans. Le jour de son anniversaire, en mordant dans son gâteau, elle réalise qu'elle possède le don de ressentir les émotions et l'humeur de la personne qui a cuisiné ce qu'elle mange, ainsi que la provenance très détaillée de chaque ingrédient utilisé. Un don, vraiment ? Ou un fardeau ? Difficile de continuer à savourer chaque bouchée et à apprécier le monde tel qu'on le connaissait, quand chaque repas se transforme en véritable livre ouvert sur les pensées les plus intimes de ses proches.

* Mon avis : Surprenant, plein de douceur et de tendresse, voilà un livre qu'on referme avec une pointe de tristesse. Tristesse de quitter ces personnages, et particulièrement cette petite Rose, auxquels on s'attache, et tristesse de n'avoir que son imagination pour conclure et comprendre le livre, l'auteur laissant à ses lecteurs leur libre interprétation. Voilà en tout cas une très jolie fable, à la fois cruelle et poétique, sur le passage à l'âge adulte. Grandir dans une famille aimante, mais où les non-dits et les secrets prennent beaucoup trop de place. Grandir et s'affranchir du regard des adultes en en devenant une. Quelques pages tristes de nostalgie, et beaucoup d'émotion, jusqu'aux dernières lignes.

Avis aux amateurs de rationnel et aux cartésiens, passez votre chemin. Il faut, pour apprécier ce roman, une grande dose d'imagination et de fantaisie, et une belle ouverture d'esprit. J'ai acheté ce livre un peu par hasard, par coup de coeur sur le titre et la couverture acidulée qui m'a semblée pétillante (à quoi ça tient, une vente de best-seller, hein...), et je n'ai pas regretté d'avoir découvert un style de lecture auquel je ne suis pas habituée. J'aimerais d'ailleurs connaître votre avis, si toutefois vous l'avez lu.

* Le Passager, de Jean-Christophe Grangé.

* Le pitch : A la faveur d'un événement un peu brutal, Matthias découvre qu'il souffre de "fuites psychiques", qui lui font perdre en un claquement de doigt tout souvenir sur son identité et ses origines. Dans le viseur de la police suite à un crime auquel il pourrait être lié (en tout cas, tout porte à le croire) mais dont il n'a aucun souvenir, il n'a pas d'autre choix, pour s'innocenter, que de fuir sur les traces de son passé, et de remonter le fil de ses identités précédentes, jusqu'à comprendre réellement qui il est.

* Mon avis : Honnêtement, présenté comme ça, le pitch fait moyennement envie, je vous l'accorde. Difficile de résumer ce gros pavé en quelques phrases vendeuses. Mais voilà en tout cas un bon polar bien ficelé (Grangé connait bien les méthodes du thriller, et sait remarquablement y faire) qu'on dévore sans avoir envie de s'arrêter. De Bordeaux à Marseille, Nice ou Paris, on suit le héros dans sa quête d'identité, on cherche avec lui à comprendre les crimes et autres joyeusetés qui parcèment son parcours, on révise les grands classiques de la mythologie grecque, dont s'inspire le Tueur pour commettre ses infamies, on apprend quelques termes de psychanalyse (qu'on oubliera aussi sec, mais on se sent savant l'espace d'un instant), et on boulotte les pages aussi vite qu'un pot de Nutella un soir de pluie.

Dommage, comme souvent, la fin est un peu bâclée (trop grosse pour être honnête, on en attendait plus et mieux après toute cette longue quête), mais je vous confirme que ce bouquin fait remarquement le job si vous cherchez un polar qui prend bien la tête (au sens positif) et que vous n'aurez pas envie de quitter. Ce n'est pas inoubliable (d'ailleurs, moi qui l'ai lu il y a quelques semaines, j'ai déjà zappé pas mal de choses), mais ce qu'on lui demande, c'est de nous faire passer quelques jours agréables en compagnie de personnages intriguants. Et là, bingo !

Posté par Katia_ à 09:52 - Melting-Po(s)t - Commentaires [17]
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