Gin Fizz

Bulles de vie...

La loi des séries

20 novembre 2014

séries blog

Non, je n'ai pas disparu dans un trou noir géant, ni déménagé aux Bermudes. J'ai simplement eu la bonne idée de suivre le conseil de mon mec au sujet d'une série qui "vas-y, regarde, ça devrait vraiment te plaire". Ouais, c'est comme ça qu'il m'a vendu Game of Thrones, que lui avait déjà tout boulotté dans son coin mais que j'avais jusqu'ici boudé parce que bon, les dragons et les licornes, ça va bien mais j'ai plus douze ans, quoi.

Ha ha ha. Pauvre de moi. J'avais à peine terminé la saison 1 qu'il me fallait immédiatement tout le reste de la série disponible à ce jour, en perf' et intraveineuse, distillée au goutte à goutte pour mieux savourer (genre "non, Katia, pas plus d'un épisode par jour, sois forte").
Me voilà donc, enfin, moi aussi, appartement au clan de ceux qui savent que l'hiver arrive, que les dragons naissent dans des oeufs et que les oripeaux en peau de loup ont un charme certain.

Mon retard rattrapé nous permettra donc de partager amoureusement les prochains épisodes à venir, en avril prochain. Oui, d'accord, mais d'ici là, on va quand même pas enfiler des perles, si ? Bah vous faites comme vous voulez, mais perso, j'ai pas mal d'autres chats à fouetter en attendant le retour de Jon Snow.

Déjà, il y a toutes les séries que je me mate toute seule dans mon coin, sans Chéribibi pour venir me dire par dessus l'épaule " attends, c'est naze, les effets spéciaux là..." ou encore "c'est pas un peu toujours la même chose, les séries dans les hopitaux ?" (oui. Et alors ?) Au programme de mes soirées célib' viennent donc en vrac :

* Grey's Anatomy : ouais, je sais. Meredith est littéralement à claquer, Dr Mamour est le personnage le plus creux de l'histoire des séries, et le Seattle Grace Hospital semble concentrer en 10 saisons à peu près toutes les emmerdes possibles, des patients terroristes jusqu'aux séïsmes puissance 23. Mais je passe outre, attachée que je suis aux personnages depuis les débuts de la série.

* Once upon a time : autant j'étais a priori rebutée par les dragons de Game of Thrones, autant le côté fantastique assumé de cette adaptation moderne des contes de fée m'a toujours fait sourire. C'est pas tous les jours qu'on croise dans le même épisode Blanche-Neige, Jiminy Criquet, la Reine de Coeur, Robin des Bois ET Fée Clochette ! Et puis Robert Carlyle joue l'un des rôles principaux, et ça, déjà...

* Orange is the new black : découverte récente mais gros coup de coeur. L'univers carcéral, c'est pas toujours rose bonbon, surtout dans une prison pour femmes. Au delà du fait que cette série m'a définitivement vaccinée avec l'hypothèse d'aller faire un tour en prison (donc désolée J., je retire ce que j'ai dit, je ne planquerai pas de cadavre avec toi si jamais...), elle croque des portraits de femmes très attachantes dans leurs failles et très fortes dans leur résistance. Une vraie bonne surprise.

Je passe rapidement sur A to Z, nouvelle sitcom qui avait l'air prometteur, surtout du fait de la présence de Cristin Milioti, la mum de How I met your mother, mais la série semble être annulée au terme de quelques épisodes qui, pourtant, me semblaient rafraichissants.
Et un jour prochain, oui un jour pochain, je bouclerai les deux dernières saisons de Dr House, et j'entamerai le marathon de l'intégrale de Downton Abbey dont j'entends souvent le plus grand bien. (Vous confirmez ?)


Et avec le chéri, alors, on se mate quoi de beau ? Il faut croire qu'on n'aime pas trop se poiler de rire devant la téloche, tous les deux, parce qu'on choisit essentiellement des séries à suspens et/ou un peu sombres. Dexter a connu ses heures de gloire chez nous (avant de tristement perdre toute crédibilité après la saison 5), et Breaking Bad reste à ce jour l'un de nos favoris (parce qu'on est très originaux). Et donc ?

* Homeland et House of Cards : deux séries qui cartonnent au box office, et qu'il FAUT - parait-il - avoir vu pour faire partie des gens "in". Mouais... Alors autant tout ce petit monde était bien parti (les saisons 1 et 2 de Homeland sont magistrales), autant je trouve que tout cela s'essoufle avec le temps, et je prends moins de plaisir qu'avant à les regarder. Le personnage torturé de Carrie m'agace au plus haut point, et si j'adore les jeux de Kevin Spacey et de Robin Wright, les arcanes de la vie politique américaine me sont sans doute trop peu familiers pour que je goûte vraiment à la subtilité des dialogues et des stratégies présentées. Bref, je suis tout cela par simple curiosité, d'un oeil un peu distrait, en refaisant ma manucure. C'est dire...

* Sons of Anarchy : a priori, le cocktail grosses Harley + tatouages + gangs de mecs + armes + drogue, c'était pas trop ma tasse de thé, disons. Me voilà pourtant à adorer cette série plutôt violente où les différents se règlent à coup de flingue et où les cadavres s'entassent aussi vite que les assiettes sales dans mon évier (et dieu sait que j'aime pas faire la vaisselle). Une plongée dans le quotidien tumultueux des gangs de motards californiens, où l'honneur est une valeur reine, et où on ne déroge pas au respect du code d'honneur de son clan, même au péril de sa famille, ou de sa vie. Déroutant, mais puissant.

* Suits : un cabinet d'avocats brillants à Manhattan. Pour l'originalité, vous repasserez plus tard, hein. D'autant que Ally McBeal, en son temps, avait déjà bien bossé sur le sujet, et saupoudré le tout d'une bonne dose de farfelu. Mais... les ingrédients sont là, et la sauce prend facilement. Personnages attachants, seconds rôles qui assurent (Donna ou Louis Litt). On n'évite pas le jargon un peu trop professionnel ou les situations caricaturales, mais l'ensemble passe bien, et on y prend goût. Et puis ça change un peu des flingues et des bistouris.

Enfin, rapidement, carton plein pour True Detective, mini série de huit épisodes magistralement dominée par un Matthew McConaughey incroyable de justesse, et carton rouge pour The Leftovers, qui malgré les bonnes critiques, a juste réussi à guérir mon insomnie. Honnêtement, on a stoppé après trois épisodes laborieux, et si quelqu'un dans la salle veut bien m'expliquer le pourquoi du comment de cette série incompréhensible, qu'il parle maintenant ou se taise à tout jamais (le temps pour moi de zapper définitivement cet ovni de ma tête).

Si vous avez des pépites qui valent le détour, des nouvelles séries prometteuses et des coups de coeur affirmés, c'est le moment de tout balancer. Promis, je ne jugerai personne (hé, vous parlez quand même à une fille qui a regardé Gossip Girl à 35 balais passés). A vous les studios !





Fille à papa ?

22 octobre 2014

coquette
Babygirl a choisi toute seule son premier livre "Monsieur-Madame". Ca promet...

Au quatrième mois, elle a pris la sonde de sa main gantée, l'a posée sur mon ventre, a regardé l'écran du monitoring, puis m'a dit "c'est une petite fille, aucun doute là-dessus !". Et j'ai senti comme un bond dans mon coeur, parce que c'était ce que je voulais entendre depuis le début de ma grossesse...

Une fille. Une p'tite meuf, une mini-moi. Une croquette qui aurait les mêmes bouclettes que sa maman (bingo), et si possible pas la même pilosité que son papa (pas bingo). Mais surtout, au delà de l'apparence physique, des tenues de poupée et des coiffures à inventer, la possiblité d'une relation mère-fille à construire pas à pas, chaque âge recelant son petit lot de tendresse et de conflits.

On m'avait dit "tu verras, vers l'âge de deux ans, elle n'en aura que pour son père, et tu n'existeras plus !". Le compte à rebours est lancé. Alors je mesure les mois qui me séparent encore de l'échéance terrible, et je savoure.

Je savoure notre complicité quand je suis la seule à comprendre son baragouin de bébé, pourtant très réfléchi selon elle. Je savoure ces couchers où elle réclame maman pour lui chanter la chanson des poules, alors que papa la connait par coeur aussi. Je savoure ces moments de fatigue, de détresse ou de pleurs où il n'y a que dans mes bras que ma croquette semble vouloir être consolée.

Bon, j'admets que je savoure un peu moins ces réveils nocturnes, éjectée brutalement du lit par des beuglements hurlant mon nom, lorsque la mini fait un cauchemar (ou un caprice ?) et réclame un câlin. Moi, à quatre heures du matin, je n'aime personne. Je dors.
Tout comme je pourrais me passer de son besoin intempestif de ME montrer un truc vraiment vital (comme... un auto-collant semi-déchiré par exemple), pile poil lorsque je suis... disons... occupée à rendre à la nature l'excédent de ses bienfaits (et où j'aimerais donc être peinarde deux minutes, si c'est pas trop demander).

Mais oui, de façon générale, je profite autant que possible de toutes ces manifestations d'amour inconditionel, et son petit cou aux effluves de Mustela me fait vite oublier les menus désagréments.

Et je sais, je sens bien, par moment, que déjà, son papa gagne du terrain sur moi. Quand ils s'assoient tous les deux côte à côte pour (re)(re)(re)lire Tchoupi et Babar, et qu'elle repousse doucement mais fermement ma main qui recoiffe ses bouclettes, l'air de dire "t'es gentille maman, mais tu vois bien que c'est pas le moment !".
Ou quand vient l'heure du bain, et qu'elle manifeste haut et fort que c'est avec papa qu'elle veut jouer et éclabousser toute la salle de bain, là où maman se lasse vite du pistolet à eau et râle fort que "hé ho, c'est pas toi qui passe la serpillère ensuite".

Un jour prochain viendra où ma petite fille me repoussera au profit de son père, évitera mes bras et mes câlins, et piquera des crises de nerfs pour des motifs anodins. Ce jour là, on me dira "c'est rien. Ca va passer. L'Oedipe, tout ca...", mais mon petit coeur de maman se serrera, inévitablement.

Alors en attendant, je savoure. Je savoure...

Posté par Katia_ à 16:38 - Mum-to-be / To be Mum - Commentaires [35]



Vernie !

15 septembre 2014

orange2

- "On n'a jamais trop de vernis, me dit toujours ma copine O. qui collectionne les flaçons dans son frigo (sympa pour les légumes qui moisissent tranquillos dehors).

- A un moment, si, quand même !", je lui réponds.

Oui. Y'a toujours un moment où ça vire au n'importe quoi, ces collections à n'en plus finir. Mon moment à moi, ça fait belle lurette qu'il est arrivé, et j'ai enfin entamé le grand tri-qui-tue de ma vernithèque (pfff, qu'est-ce qu'on ne va pas inventer, comme mot...).

Il faut bien dire qu'entre les vernis offerts, reçus en cadeau promo, donnés par les cop's, trouvé dans les Beauty-Box auxquelles j'ai été abonnée, ou achetés juste pour un coup spécial (genre "compléter mon déguisement de Fée Clochette") (je n'invente rien), je me retrouve avec une panoplie de flacons qui ne me servent quasiment jamais. D'autant qu'à bien y regarder, je porte au final à peu près toujours le même genre de couleur (c'est à dire PAS le vernis-déguisement-Fée-Clochette, déjà).

J'ai donc passé une bonne partie de mon dimanche (je suis débordée vous savez ?) à classer mes vernis selon leur gamme de couleurs, et à peinturlurer les pages d'un cahier pour pouvoir comparer les teintes entre elles. Première étape. Et déjà, gros stress, parce que, rendez-vous bien compte, il faut éviter les feintes ! Par exemple, le flaçon qui semble rouge mais s'avère en fait rose ! Ou le vernis qui s'appelle "taupe model" (j'invente) et qui se révèle en fait gris ! Ah ça, j'ai eu des sueurs froides en réalisant mes planches chromatiques, je vous jure...

Arrivés à ce stade, certains flacons virent direct de ma collection, parce que ça saute aux yeux qu'ils sont MOCHES. Reste ensuite à essayer les autres in situ, et donc à se balader l'air nonchalant avec une manucure aux dix doigts dépareillés, juste pour voir ce que ça donne sous la lumière du jour et sur ma carnation. Quand je vous dis qu'on a des vies pleines de rebondissements, nous les blogueuses !

Au final (parce que, quand même, j'ai un but précis avec cette expérience hors du commun), j'ai zappé une bonne partie des bleu/vert/taupe/gris/violet que je porte peu. J'ai encore un mal fou à tailler dans le vif et à vraiment éliminer les teintes trop proches pour les rouge/corail/rose. Mais déjà, avec une vernithèque réduite de presque moitié, je m'estime satisfaite. Et ça me laisse une boîte complètement vide pour y ranger les futurs vernis que je vais bientôt achet... oh, wait... non, rien.

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rouge3

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Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #5

09 septembre 2014

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Et si on reprenait les bonnes habitudes ? Les vacances m'ont été profitables niveau lectures - au grand dam de mon marchand de journaux qui ne m'a vue passer la tête chez lui qu'une ou deux fois - et j'ai choisi parmi mes dernières découvertes quatre romans que j'ai dévorés en un rien de temps. En espérant que vous y piocherez des idées pour vous... !

* Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent
(ça fait BEAUCOUP de prénoms pour une même personne, je trouve...).
* Le pitch : En plus d'avoir un nom à coucher dehors, Guylain Vignolles exerce un métier qui le débecte au plus haut point : il détruit les livres invendus grâce à une redoutable machine broyeuse. Pour tromper son existence maussade et rendre hommage à ces oeuvres massacrées, il en sauve chaque jour quelques feuillets, qu'il lit à haute voix aux passagers étonnés et ravis de son RER quotidien, le train de 6h27. Un matin, il trouve une clé USB contenant des textes qui le font littéralement chavirer, et redonne un sens à ses journées...
* Mon avis : Si Amélie Poulain était un livre, ce serait celui-ci, sans aucun doute ! Voilà une vraie pépite de bonne humeur, d'humour et de générosité ! Un roman en forme de conte de fée moderne, qui touche par sa simplicité et son humanité. Un livre qui se lit d'une traite, et qu'on referme le sourire aux lèvres, avec cette impression d'avoir vécu un beau moment. Et ça fait du bien, dans le contexte ambiant. Foncez !


* Plan de table, de Maggie Shipstead.
* Le pitch : Île de Waskeke, Nouvelle-Angleterre. La fille aînée des Van Meter se marie ce week-end, et c'est le branle-bas de combat dans toute la maison. Au grand dam du père, Winn, qui regarde toute cette agitation d'un oeil désabusé. Loin des discussions vitales sur le choix des homards ou la coiffure de la mariée, tout ce qui l'intéresse est de savoir pourquoi on ne veut pas de lui au Pequod, le club select dont il rêve d'être membre. Chacun ses préoccupations ! Ces trois jours précédent le D-day vont s'avérer riches en événements, mais surtout en règlements de comptes, déceptions et désillusions.
* Mon avis : J'ai hésité à présenter ce livre car j'ai du mal à dire avec précision si j'ai aimé ou non. La narration m'a semblée un peu longue et farçie de nombreux détails, mais c'est propre à la comédie de moeurs qui permet de bien dessiner les personnages. Et après deux lectures de polars très addictives, le changement de ton m'a peut-être un peu désorientée. Il n'empêche que j'ai quand même englouti ce pavé en 3 ou 4 jours sans peine, ce qui est plutôt bon signe.
Personnages peu attachants (c'est volontaire), et situations grotesques font qu'on ne se prend pas d'amitié pour cette famille bourgeoise, et qu'on rit sous cape de leurs déboires et mésaventures. Un livre qui rappelle un peu les comédies 'Hugh Grant-iennes', et insiste sur l'envers du décor de ces grandes traditions familiales qu'on prendrait, de loin, pour des gentils bisounours parfaits.

* Alex, de Pierre Lemaitre.
* Le pitch : La belle Alex a disparu. Nous (les lecteurs) savont ce qui lui est arrivé, mais pas encore la police, qui lance les recherches d'usage. L'enquête détecte enfin qui est le ravisseur et où il a séquestré Alex, mais quand elle arrive sur les lieux, la jeune femme a déjà réussi à s'enfuir. Pourtant, les soupçons soulevés lors de sa traque motivent plus que jamais le commandant Verhoeven et son équipe à retrouver la victime coûte que coûte, car elle semble avoir des choses à se reprocher... Victime ou bourreau, la jolie demoiselle ?
* Mon avis : Ne vous laissez pas avoir par la couverture assez ringarde, qui fait plus penser à un thriller d'horreur de bas étage, et ne rend absolument pas justice à ce roman policier ! Honnêtement, j'ai été plus que bluffée par ce super polar, qui vous scotche de la première à la dernière page. L'impression de lire 3 romans en 1 (l'enlèvement, l'enquête, la traque finale) fait qu'on repose le livre avec un sentiment d'essouflement, pris aux tripes par les descriptions de la séquestration entre autre, jusqu'au grand final qui, comme souvent, explique tout ce qu'on avait compris de travers. Un très bon moment, pour ceux qui ne sont pas (trop) rebutés par les détails sordides et réalistes d'un thriller mouvementé.

* Les mères, de Samantha Hayes.
* Le pitch : Claudia, mère de jumeaux et enceinte de 8 mois, recrute Zoé qui a, sur le papier du moins, tout d'une nounou parfaite. Dans le même temps, la ville est agitée par la découverte d'un cadavre de femme enceinte presque à terme, dont on a ouvert le ventre au couteau. Quelques jours plus tard, un autre cadavre est retrouvé dans les mêmes circonstances. L'inspecteur Lauren mène l'enquête. Les voix de ces 3 femmes s'expriment tour à tour au gré des chapitres, jusqu'à ce qu'imanquablement, leur chemin se croise, et que les masques tombent.
* Mon avis : Oui, ok, le pitch fait un peu gore, je vous l'accorde. Mais loin de s'attarder sur des détails sanguinolants, l'auteur choisit plutôt l'angle psychologique, en faisant intervenir l'une des protagonistes à chaque chapitre. Au fil des pages et des points de vue partagés qui se recoupent, la situation se dessine et dresse un chemin cousu de fil blanc : l'impression d'avoir tout compris à l'histoire et de connaître déjà le déroulé final. Sauf que... on se doute bien que l'auteur a plus d'un tour dans son sac. Et vous serez accroché aux pages jusqu'à la toute dernière phrase, magistrale. (Alors non, on se regarde pas les dernières lignes avant, sous peine de se priver de tout le plaisir du suspense, capiche ?)




Mère calme à bien agitée

01 septembre 2014

plage

Coucou, là dedans ! Alors, ca y est, rentrés pour de bon et repartis pour un tour ? Les vacances sont déjà un vieux souvenir relégué au fond du placard, avec le sac de plage qui sent encore bon la mer et la crème solaire ? Ne rigolez pas, mais je me suis shootée pendant cinq jours aux relents de soleil capturés dans mon grand cabas estival, avant de le planquer derrière les manteaux, histoire de ne pas virer trop maso.

Pour la seconde année, nous avons donc passé des vacances plutôt sages avec une Babygirl nettement plus débrouillarde et active que l'an dernier. Je ne vous refait pas le topo, hein, on en avait déjà causé il y a douze mois, mais disons qu'une mini croquette qui sait désormais courir, grimper les marches et qui est curieuse de tout (oui, même de ce truc gluant et noirâtre qu'on peut appeler caca d'escargot - parce que c'en est) demande une sacré énergie et une attention non stop. Alors moi, j'appelle encore ça "vacances" parce que je ne veux froisser personne, mais à mon avis, le Boot Camp*, à côté, c'est l'hôtel quatre étoiles.

D'ailleurs, j'ai eu le temps, ces quelques dernières semaines, de faire diverses petites expériences, et je dois avouer que je suis assez colère sur deux trois choses.

Déjà, j'aimerais savoir si les personnes qui développent les crèmes solaires pour enfants ont des enfants elles-mêmes. A mon avis, non. Parce que sinon, ils nous auraient déjà pondu de nouvelles façons d'appliquer cette foutue substance épaisse et poisseuse autrement qu'en ayant besoin de quasi-coincer son môme en camisole forcée. Déjà que le combat de la crème visage en hiver me semblait exténuant, je vous laisse envisager dans quel état je me retrouve après avoir bataillé vingt minutes pour enduire la croquette des pieds à la tête, dans un somptueux concerto de cris semblant vouloir dire "mais maman, bon sang, laisse moi tranquilleuuu avec ta crème dégueu qui colle et qui sent pas bon" (si on reste poli).
Le pompon sur la cerise revient toutefois à la même corvée exercée SUR la plage, au milieu des grains de sable et du petit vent qui - comme de par hasard - souffle PILE POIL au moment où le tartinage est enfin accompli, et la peau bien collante. Je ne vous fais pas de dessin, si ?

Dans le même genre, je voudrais qu'on m'explique pourquoi les gens qui commercialisent les médicaments pour bébé font exprès de choisir les façons les plus reloues d'administrer leurs produits. Bon, ok, pour le Doliprane, ils ont fini par piger qu'en refilant un truc rose malabar et bien sucré, les mioches seraient demandeurs (et les fringues retapissés de trainées poisseuses, mais passons). Mais est-ce qu'on peut parler du Smecta au goût si dégueulasse qu'on n'arrive même pas à le camoufler sous des tonnes de jus de fruit ? Des petites gélules qu'on ne peut pas faire avaler telles quelles et qu'on s'acharne, encore mal réveillé et les yeux pas en face des trous, à écraser et réduire en miettes pour les mixer au biberon du matin ? Des pipettes à sirop qui font ventouse dans la bouche de la progéniture ? Ou, d'une façon générale, de tous ces machins au goût proprement immonde, que Babygirl flaire à mille pieds à la ronde et refuse donc obstinément d'avaler ?

Franchement, y'a encore du taf côté marketing, les mecs. Ah ça, pour nous pondre des vernis à ongles qui détectent les boissons droguées en changeant de couleur quand on les plonge dans le verre, là y'a réunion et brainstorming, hein ! Mais quand il s'agit de nous trouver des astuces pour que nos mômes avalent leur traitement anti caca mou sans moufler, BAM... plus personne ! 

Enfin, messieurs-dames les marketeux, expliquez-moi aussi, tant qu'on y est, ce que vous mitonnez dans les petits pots bébé, pour leur donner cette couleur si psychédélique. Non, désolée, chez moi, une purée de carotte n'a jamais eu cette allure orange fluo, et mes pâtes bolognaises spéciales Babygirl ne ressemblent pas à un verre de ketchup pur. Alors je veux bien comprendre que les petits pots doivent avoir l'air attrayants sur leur étagère de supermarché, m'enfin dans ce cas, arrangez-vous au moins pour nous faire des coloris qui partent à peu près au lavage, histoire qu'on ne se retrouve pas avec les grenouillères flinguées par les coulées oranges indélébiles. Quant à la version digérée qu'on retrouve dans la couche, c'est le 14 juillet assuré. Oh, la belle rouge ! Oh, la belle jaune ! Génial...

Allez, j'arrête là, sinon vous allez encore penser que je critique toujours tout. (Moi ?). Mais sinon, je vous assure, les vacances étaient calmes et reposantes, j'ai presque pas râlé. Promis !


Bonne rentrée, tout le monde !

 * Boot Camp :  sorte de "colonie de vacances " sportive, où (re)trouver un goût à l'effort et au dépassement de soi dans un cadre naturel, avec des règles et des types d'exercices non conventionnels. (En gros, un truc pour les gros masos).






Fin »