Tu vas sonner bordel !!!!???
Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi un garçon dont on attend impatiemment le coup de téléphone n’appelle jamais aussi vite qu’on le voudrait ? C’est vrai, quoi ! Pourquoi faire poireauter les gens, comme ça ? Il a dit qu’il appelait, il appelle, point. C’est pourtant simple.
Ou alors il précise. "Je t’appelle dans huit heures et quarante-sept minutes". A partir de là, je déclenche le chronomètre, et j’arrête de stresser inutilement.
Dans une de ses chansons, Bénabar parle de "trois jours minimum" entre le premier rendez-vous et le coup de fil de relance. C’est complètement crétin. Si on a passé un bon moment avec la personne, y’a pas de raison de le lui cacher pendant soixante-douze très longues heures. Enfin, moi j’dis ça, je parle pour moi, évidemment. Mais il n’empêche…
Soudain, la sonnerie tant attendue retentit enfin. Cœur qui bat. Mains moites. C’est lui ? C’est pas lui ? L’air de rien, on laisse passer trois sonneries, pour faire genre on n’a pas que ça à faire de se ruer sur un téléphone qui sonne. (Personne n’est dupe, mais tout le monde continue à le faire, alors pourquoi se priver). Ouf, c’est lui. Sinon, de toute façon, je décrochais pas, par peur d’encombrer la ligne.
Après les "bonjour, ça va" de base, un temps de silence. Inévitablement, comme il est un peu embarrassé, il demande sur un ton faussement dégagé "tu faisais quoi, là ?". Moi : "là ? Rien". Génial, quelle répartie, tu t’es pas foulée ma fille ! Mais je peux quand même pas lui dire que ça fait une heure que je suis assise sur le bord du lit, à fixer obstinément ce putain de téléphone, en murmurant des incantations pour l’obliger à se mettre à sonner d’une façon ou d’une autre. Ca ferait mauvais genre. Et légèrement tarée. C’est quand même pas le moment de le faire fuir, maintenant que je l’ai au bout du fil. Ca prend vite peur, ces bestioles-là. Prudence…
