Manies à tout prix
Si je les écoutais, certaines personnes de mon entourage se prétendant des « amis » (mais en fait, que dalle) arriveraient presque à me faire croire que je suis cinglée et légèrement dérangée, comme nénette. Et tout ça parce que quoi ? Parce que j’ai osé leur avouer que :
Je ne supporte pas de dormir dans un lit dont la housse de couette n’est pas bien rangée dans les coins. Bah oui, désolée, mais moi, j’ai besoin de sentir que tout est bien en ordre au dessus de moi, tout comme j’aime que la couette soit bordée, au moins au pied du lit. Ca évite les courants d’air et les monstres sur les petons. (Oui, j’ai huit ans) (mais c’est bien de savoir rester jeune dans sa tête) (parfois).
Je n’aime pas les premières gorgées d’une nouvelle bouteille de Coca. Ca bulle trop et ça me picotte les yeux. A l’inverse, les dernières gouttes, quand c’est tout fade, tout raplapla et sans pétillant, j’adooooore !
Que ce soit dans un supermarché, une librairie, chez Zara ou au kiosque à journaux, je ne prends jamais le premier article qui se présente devant moi. Je vais toujours aller fouiller sous la pile ou au fond du rayon pour en prendre un intact. Intact de quoi, on ne sait pas. Mais intact. Point.
En parlant de magazine, je déteste qu’on lise un magazine que j’ai acheté avant moi, ou bien qu’on m’en fasse la lecture à haute voix. Appendre que Georges Clooney se tape Amel Bent (c’est un exemple, ne paniquez pas), ou que les collants rose fluo reviennent à la mode, c’est quand même une information qui mérite d’être lue par soi-même. Je trouve.
Je peux tout à fait emprunter la fourchette de quelqu’un d’autre sans l’avoir désinfectée avant. En revanche, une cuillère qui a déjà servi, ça me fout des haut-le-cœur. Call me « chocotte », ça m’est égal. J’assume.
Quand j’allume mon ordinateur, je respecte un rituel super précis dans l’ordre des choses à ouvrir : d’abord la messagerie boulot, puis la messagerie perso, puis la messagerie blog, puis le blog et ses commentaires, puis Netvibes, et enfin tout le reste. Si cet ordre n’est pas respecté, je suis super emmerdée pour "bosser" vu que je ne trouve pas mes fenêtres virtuelles là où elles devraient être. Et si l’une des applications vient à planter et à se fermer toute seule, c’est un drame interplanétaire. Au moins.
Si vous me filez un paquet de bonbons aux fruits, vous pouvez parier que tôt ou tard, il ne vous restera sur les bras que les bonbons à l’orange et au citron. Ceux-là, je ne les aime pas. Du coup, je bouffe vaillamment tous les autres, et une fois qu’il ne reste qu’eux, le paquet pourra rester des semaines entières sous mes yeux, il me m’intéressera plus. Oui, c’est une certaine forme de racisme, j’en conviens. Même pas peur.
Même en rentrant de soirée à 2h, 3h, 5h du matin… je me rue sur mes messageries internet et mon blog comme un poney affamé sur une carotte moisie. En revanche, pour ce qui est du démaquillage… heu… ahem. De là à dire tout de suite que je suis « droguée du net », non mais ho, permettez…
Je n’arrive pas à me brosser les dents sans rien faire d’autre en même temps. C’est nerveux, ça me stresse de rester plantée devant le lavabo le temps de soigner mes quenottes. Donc au choix, je tente vaguement de bavarder avec quelqu’un (oui, enfin… pour autant qu’on puisse articuler avec une brosse à dent et de la mousse plein la bouche), je règle mon réveil pour le lendemain, je range mes produits en bordel, voire même je le fais sous la douche, direct.
Bon, franchement… c’est pas si terrible, tout ça ? Ca ne fait quand même pas de moi une psychopathe bonne à enfermer sous clé, non ? Et vous, c’est quoi vos petits travers inavoués ? (Allez, balancez la sauce, qu’on rigole un coup).