Paris Paris combien, parie tout ce que tu veux
16 octobre 2012

Les parisiens sont râleurs, c'est un fait. Pourtant, dans leur grande majorité, ce sont aussi bien souvent des amoureux notoires de leur belle ville, capables de s'émouvoir de choses finalement simples, mais essentielles à leur bien-être et leur bonheur de citadin.
Moi, parisienne depuis presque toujours, je me surprends parfois à admirer ma ville avec des yeux de touriste, ou à l'inverse, j'aime parvenir à l'apprivoiser comme si je la connaissais par coeur, même si c'est bien entendu très illusoire...
J'aime quand, par exemple :
* Je rentre de voyage, de vacances, et m'imagine à la place d'un étranger qui débarquerait à Paris pour la première fois. Les taxis de l'aéroport qui filent à toute allure, le métro crasseux qui recèle pourtant de jolies stations, les lignes aériennes qui enjambent la Seine et laissent découvrir au détour d'un virage quelques uns des plus beaux monuments au monde. (Oui, je suis un peu chauvine là, je m'en rends bien compte). J'aime imaginer ce que pourrait penser un touriste anglais, japonais ou turc, qui découvre enfin la ville Lumière après l'avoir vue sous toutes les coutures dans les films et sur les cartes postales.
* Les rares fois où je dois me lever à l'aube, j'aime redécouvrir Paris encore endormie aux premiers rayons du soleil. Les rues calmes, les boulangeries qui distillent la bonne odeur du croissant frais, ou le métro qui ne draine pas encore son flot de jeunes cadres dynamiques des heures de pointes. Cliché, certainement, mais dans ces moments, j'aime me sentir parisienne.
* J'aime bien repasser devant l'immeuble où j'ai habité petite. Notre premier logement parisien, sur ce grand boulevard du 11ème arrondissement, qui n'avait à l'époque pas du tout la même connotation bobo qu'aujourd'hui. Regarder "nos" fenêtres, imaginer la nouvelle vie qui se déroule derrière. Est-ce aussi une famille avec trois enfants ? Et le commerçant en bas de l'immeuble, a-t-il changé ? Ah non, il a juste modernisé son enseigne, mais il est toujours là... Nostalgie du temps passé, et en même temps satisfaction du chemin parcouru depuis ces moments-là...
* Malgré mon horreur de prendre le scooter, j'aime rentrer tard le soir en 2-roues en passager arrière, et voir défiler autour de moi la ville et ses lumières. Le jeu continuel des feux tricolores, les enseignes allumées toute la nuit, les phares des voitures, les réverbères des trottoirs... Un spectacle son et lumières que je savoure en silence, murée dans mon casque qui assourdit le bruit autour mais le rend encore plus intense en même temps. Pour un peu, je me croirais presque dans mon propre générique de "Paris Dernière".
* J'aime enfin savoir qu'ici, tout est possible. Musées, théâtres, opéras, vernissages, spectacles de rue, petits concerts dans les bars, nouveaux restaurants... partout, tout le temps, il peut se passer quelque chose. Je n'y participe pas la plupart des jours, bien sûr, mais je sais que la ville est là, autour de moi, bien vivante, bien vibrante, et qu'il n'y aurait qu'à descendre dans la rue pour bousculer un peu mon ordinaire.
...
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Non, je n'ai pas respiré trop de parfum de nostalgie ce week-end, ni avalé un paquet entier de madeleines de Proust. Je rebondis juste sur le sujet principal d'une très chouette opération dont j'ai eu envie de vous parler :
"Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas...". Ce slogan vous dit certainement quelque chose. Depuis 1999, c'est une partie de la signature de communication de Mastercard, qui capitalise sur ce concept fort pour lancer, en cette fin d'année 2012, un projet de grande envergure à destination des parisiens (ou des amoureux de Paris) : Mon Paris Priceless. Forte d'une longue étude menée auprès de parisiens, la marque a déterminé tout ce qui rend Paris "priceless" aux yeux de ses habitants. A 80%, ceux-ci se déclarent toujours émerveillés par cette ville, et 74% considèrent que l'on y vit plus de moments inestimables, comparé à d'autres villes françaises ou internationales.
Entouré de partenaires prestigieux tels que Le Fooding, l'Opéra National de Paris, le Plaza Athénée, la Salle Pleyel..., Mastercard entame donc dans les prochaines semaines un programme Paris Priceless destiné à faire partager aux participants des instants uniques et privilégiés, leur permettant ainsi de vivre un moment qui n'a pas de prix. Quelques exemples : faire son marché de Noël à Rungis accompagné d'un chef triplement étoilé, découvrir les coulisses du grand Opéra de Paris, jouer à la pelote basque sur un frontis situé au dernier étage d'un somptueux immeuble ayant vue sur le tout Paris, etc.
Si tout se passe comme prévu, j'aurai bientôt la chance de vivre mon petit moment priceless à moi, dont je vous reparlerai ici. Quant à vous, tenez-vous prêts le 14 novembre prochain, car Paris deviendra très spécial lors de ce Priceless Day, avec mille surprises disséminées sur la base du hasard dans les rues (ou ailleurs). Soyez aux aguets pour vous laisser surprendre et savourer un moment qui ne s'achète pas...
(Billet absolument pas sponsorisé, si ce n'est par l'envie de partager une opération de communication qui me plait beaucoup).
Commentaires sur Paris Paris combien, parie tout ce que tu veux
- Je ne savais pas que tu était une parisienne depuis l'enfance ;)

Beaucoup de parisiens critiquent allègrement leur ville (je fais partie des râleurs) mais ont beaucoup de mal en partir, s'ils en partent un jour d'ailleurs... Mon coeur est ici en tout cas, même si je me prends souvent à rêver de vivre dans des plus vertes contrées (au soleil, tant qu'à faire) mais je m'ennuierai vite je crois. Paris finit toujours par me manquer, j'ai besoin de son rythme trépidant pour me sentir vivante, et je pense que c'est ton cas aussi, non ?
Bon par contre tu as interdiction de faire du scooter maintenant hein ! ;)
Merci pour le relai de cette belle campagne, c'est effectivement une chouette initiative de la part de Mastercard ! - Quel joli billet, et combien j'adhère à cet amour de notre ville ! Et j'apprécie aussi ce contrepied pris à l'égard des Parisiens aigris et qui râlent sur tout.

Et ça ne me gêne pas que Mastercard prenne cet angle de vue, au contraire, ça rend les choses moins matérielles que ce qu'ils visent habituellement.
Pour moi aussi, Paris est une drogue dure et je ne vois pas bien comment je pourrais vivre ailleurs, en tout cas à l'heure actuelle... - Marie-Christine > Je comprends qu'on puisse se sentir triste en repassant devant son ancienne habitation, c'est un peu ce que j'appelais nostalgie, dans mon paragraphe...

stellamentable > Je ne comprends pas trop ce que tu trouves choquant ou mal placé. C'est comme regarder un bon film au ciné, dont la production a été financée par une grande marque. Et ici, même s'il s'agit d'une marque de carte bancaire, elle ne demande pas aux gens de payer pour vivre ces événements le 14 novembre... Communication et Marketing certes (le monde autour de nous en est plein) mais faut pas voir trop de mal partout :)
annouchka > ouii, parisienne depuis ma tendre enfance (enfin, 5 ans en proche banlieue, mais ensuite pure parisienne), et oui, comme toi, même si j'aspire souvent à un autre type de vie, je sais que j'aurais bien du mal à quitter mon Paris adoré...
(le scooter par contre, j'évite au max, tu t'en doute ! ;) )
micahuète > C'est pas vraiment "sponsorisé", puisque c'est la marque elle-même qui lance le programme (elle ne se contente pas d'accoler son nom en payant pour se faire voir). Je trouvais justement que c'était une très jolie façon de continuer sur la lancée de la signature "il y a certaines choses qui n'ont pas de prix", quelque soit tout l'argent qu'on a par ailleurs.
Muchi Muchi > Oui, voilà, une drogue dure dont on devient addict très vite, même si beaucoup de choses nous font râler. Mais que deviendrait notre réputation de parisiens imbuvables sinon, hein ? ;) - ParcilanostalieJe viens, après une trentaine d'années passées à Paris de me retirer près de la rochelle. Le TGV étant une tentacule me liant encore quelque peu à Paris je me tiens informé de l'actualité parisienne prêt à m'y connecter si besoin est. Ne me souvenant plus trop comment je suis arrivé sur ce blog,j'y lis que les parisiens sont râleurs. Sont ils parisiens de pure souche? Bien sur que non. Sur cent personnes que vous allez croiser aujourd'hui ds les rues de Paris essayez de demander au plus grand nombre d'où viennent ils. Ils vous répondront la plupart du temps qu'ils sont à Paris soit pour y travailler,pour s'y promener,y faire des achats,visiter ou pour de multiples autres raisons.... Venant de régions diverses. Ces râleurs ne sont donc pas nécessairement des parisiens. Ce sont aussi des provinciaux râleurs qui mêlés à la foule sont indiscernables...

- Ahhh, j'ai eu la chanson de Marc Lavoine dans la tête toute la journée après avoir lu ton billet, merci hein.

plus sérieusement, je ne suis parisienne que d'adoption, depuis près de 8 ans, et je dois dire que je ne me lasse pas de partir à la découverte de petits quartiers cachés.
Ma dernière découverte en date, les petites allées de maisons individuelles près du parc des Buttes Chaumont. trop joli !Tu connais ? - souris verte > atteeeennd, j'vais quand même pas tout vous révéler d'un coup, hein !

Lolie208 > ouiiiiiii, j'ai hâte !
Polaroid > c'est vrai, je ne sais pas si les parisiens qu'on dit "râleurs" sont natifs du coin. Et puis c'est vrai qu'en fin de compte, les "vrais" parisiens, ceux qui sont nés et ont toujours vécu là, ne sont pas si nombreux que ça...
lara > ah oui, certes, certains quartiers ne sont pas encore trop folichons, je suis d'accord...
evelyne b > merci et bienvenue ici alors ;)
chloe_d > oui, ouvrir un blog, ou bien tu peux commenter un peu ici, si tu as envie, les commentaires sont justement ouverts pour ça.
MamzelDree > Tu "apprivoises" comment Paris, dis nous ? C'est intéressant aussi d'avoir le point de vue de quelqu'un qui découvre la ville depuis peu de temps.
dorothyparker > Tu dois parler de la Mouzaïa, si je ne me trompe pas ? ;) Très joli, en effet ! - Toutes mes félicitations pour ta sélection par Canalblog qui me permet de découvrir ton univers.

J'ai lu attentivement ton article. J'aime Paris où il y a toujours une exposition, un concert ou autre... très intéressant.
J'aime me promener dans les endroits mythiques tels que Montmartre...
Ton billet est excellent et nous transporte dans Paris. A une période de ma vie, j'allais beaucoup dans le 11ème arrondissement. Ma fille y travaillait.
Je te souhaite un agréable week-end parisien.
A bientôt.
Amitiés. - Il est 5h, Paris s'éveille....C'est vrai qu'a Paris ca bouge tous le temps a n'importe quel heure c'est ce que j'aime. La vie est peut etre stressante la bas mais il y a aussi de belle chose a voir moi a chaque fois que j'y vais c'est pour y etre en touriste et c'est un plaisir que de découvrir cette ville.

- Binchy > bienvenue ici alors :)

Oh, où allais-tu dans le 11ème, c'est un quartier que je connais bien pour y avoir vécu à deux périodes de ma vie.
micahuète > tu habites dans quel coin de France, si c'est pas indiscret ? ;-)
Anna > oui, mais c'est rare pour moi d'y assister, je suis plutôt du genre lève-très-tard !
Julie > je suis assez d'accord avec Ernest, oui :)

en revanche là où je te rejoins c'est l'idée qu'il y aura toujours une expo ou une boutique qui me plairont qui me fait le plus aimer Paris.