Gin Fizz

Bulles de vie...

Vent frais, vent du matin

16 novembre 2006

vent_3J’ai un vrai souci avec la météo. Je veux bien reconnaître que c’est assez pratique, si on met de côté le fait qu’ils se plantent environ deux coups sur trois. Une fois qu’on sait ça, on fait avec, et on laisse une part à l’improvisation.

Non, moi, mon problème vient de mon obstination à vouloir écouter la météo à la radio. J’ai beau y mettre du mien, connaître les horaires des flashs info météo par cœur, guetter le jingle, identifier la voix suave de « Joël Collado pour France Info » entre mille, ça veut pas.

J’écoute pourtant avec l’oreille d’un Sioux les précieuses secondes durant lesquelles on nous mitraille de données à vitesse supersonique. J’essaye vaillamment de chopper au passage les mots « Paris », « Bassin Parisien », « Ile de France » (ou « au nord de la Loire » quand ils décident de nous faire les prévisions à la louche) (ah si, je regrette, la moitié du pays, c’est très à la louche, comme prévisions, quand même). Et puis je m’en tiens là, parce que j’arrive jamais à retenir ce qui va avec, question soleil ou pluie.

Pour les températures, même topo. Joël nous débite les chiffres tellement vite, que même les résultats du tiercé sont plus clairs pour moi. Donc au final, je sais de source sûre qu’ils ont parlé de ma région, mais je n’ai aucune idée du nombre de cumulo-nimbus prévus au mètre carré.

Qu’est-ce que vous voulez, je suis une visuelle, moi, pas une auditive. Pour comprendre et apprécier pleinement ce monde merveilleux qu’est l’art divinatoire du « Koi-toi-mettre-demain », il me faut des cartes, de la couleur, des images, des petits symboles. A ce titre, la météo télévisée présente évidemment des avantages à mes yeux.
Encore que. Là aussi, j’ai mes limites.

Je veux du simple et du sobre. Des graphiques clairs, et juste une voix off pour m’informer gentiment qu’on va se les cailler sévère demain, ou qu’à l’inverse on peut sortir les tongs.
Avant, j’aimais bien la météo de M6 pour ça, justement. Mais maintenant, même chez eux, on a droit aux greluches déguisées en couverture de Vogue. Ca me dépasse.
J’ai pas besoin d’un sourire de pin-up à l’écran pour apprendre que demain, on perd deux minutes de soleil ou qu’on fête les Médard.

Et puis, je vais sans doute vous sembler un peu chiante, mais honnêtement… quel besoin a-t-on de nous coller devant la carte de France un mec qui va gesticuler dans tous les sens, nous expliquer que l’anticyclone des Açores a encore fait des siennes, ou nous comparer les courbes des pressions atmosphériques relevées à Calais, Saint-Laurent-du-Var et Plougastel ? Est-ce que j’ai une gueule à comprendre les pressions atmosphériques, d’abord ?
Bon. Alors viens-en aux faits direct, mon pote, parce que là, on se dilue, et à tous les coups, ça va me refaire le même plan qu’à la radio : je vais perdre le fil, et finir par ne plus écouter pile au moment où ça devient intéressant.

Ca vous fait pas ça, vous ? Allumer TF1 uniquement pour la météo, patienter deux secondes pendant leur baratin incompréhensible sur les images satellites et tout le merdier qui va avec, se focaliser sur autre chose « en attendant », et finalement tout louper. Perso, c’est systématique. Et ça m’énerve force 8, comme le vent. Sans compter les tailleurs d’Evelyne Dhéliat, qui m’agressent légèrement les rétines. Mais c’est un autre débat.

Posté par Katia_ à 10:52 - C'est grave docteur ? - Commentaires [51]

Et là, c'est le drame

26 octobre 2006

L’histoire commence un soir de semaine ordinaire. Flemme de sortir, flemme de papoter avec les copines au téléphone, flemme de bloguer, flemme aussi de faire à dîner. Mode feignasse par excellence. Juste une envie de glander sur le canapé, à regarder les derniers épisodes de mes séries préférées. Avec du chocolat à portée de main, évidemment.

Le souci, c’est que le genre de séries que j’aime, c’est pas ‘La Petite bicoque dans le pré’ et compagnie. Quand ça cause brebis, clôtures, bible et sermon du pasteur, ça m’intéresse pas.
Non, moi, ce qui me plait, c’est du lourd. Du sang, des organes et des IRM. Des brutes, de la corruption, des évasions. Des disparitions, des expériences scientifiques bizarres, des ours polaires.
Du bon gros stress, quoi ! Avec des situations qui me font hurler sur les personnages. Du genre, au hasard, « Pourquoi tu lui fous pas un coup de boule, là ? Ah mais qu’elle est conne, celle-là ! ».

Choco_videForcément, c’est tendu. Alors je me goinfre de choco pour compenser tout ce stress. Jusqu’au moment où… je tends la main vers la plaquette… et là, c’est le drame…
‘A pu chocolat’ ? Ben non, ‘a pu’. La tablette entière y est passée. En moins d’une heure.

Faut dire que le « cœur de nougat » de chez Nestlé, c’est de la balle atomique. Et je vous dis ça en grande connaisseuse du rayon chocolat de mon Monop’.
Le côté nougatineux a un léger aspect chewing-gum qui apaise mon stress, et le chocolat tout autour, c’est juste miam.
Bon, évidemment, y’a intérêt à aimer le sucré à la base, parce qu’on peut tabler sur une petite moyenne de … quoi … 232 kilojoules par bouchées ? Oui, c’est ça, je viens masochistement de vérifier sur l’emballage.

De toute façon, c’était ça ou mes ongles qui y passaient un à un. J’ai choisi.



Et dire que j’ai un paquet tout neuf de Michoko dans la cuisine.

Posté par Katia_ à 11:38 - C'est grave docteur ? - Commentaires [55]

Rendez vous les yeux, vous êtes cernés !

14 septembre 2006

fatigue_1J’ai une de ces tronches, en ce moment, je vous explique même pas ! Ce traître de marchand de sable me fait à nouveau des infidélités. Trois nuits de suite que je ne ferme pas l’œil. Ca commence à se voir, forcément. Et j’ai beau faire mumuse avec tous mes pinceaux de maquillage, tenter de tricher à grands coups d’anti-cernes et de blush bonne mine, y’a pas moyen. Au mieux, je ressemble à un camion volé. Au pire, à un camion volé défraîchi. Super, Gérard…

Je vous informe donc, en toute transparence : si vous avez récemment croisé dans le métro un zombi au regard de lémurien en descente d’acide, c’était probablement moi.

A côté de l’aspect « yeux de grenouille bouffie », je n’ose même pas vous parler de l’humeur de dogue allemand qui me caractérise depuis trois jours ! Passez votre chemin, je mors. Nan, je mors pas, je ronchonne. C’est pas tellement mieux, notez. Mais c’est plus calme. Disons que les assiettes ne volent pas.

Une seule vraie question demeure suspendue à toutes vos lèvres (et je vous vois d'ici, inutile de nier) : pourquoi je n’arrive pas à dormir comme un bébé ? Et bien figurez vous que j'en sais strictement RIEN !

Normalement, avec les journées que je me farcis ces derniers temps, je ne devrais même pas pouvoir dépasser 21h30 sans allumette pour me maintenir les paupiettes ouvertes (à part les soirs de Star Ac', où je fais un effort surhumain) (je déconne, c'était pour voir si vous suiviez).

Alors quoi ? C'est quoi mon problème, bordel ? Quelles petites choses inconscientes viennent insidieusement me chercher des noises pendant que je tente vainement de faire copain-copain avec Morphée ?


Franchement, j'ai une vie plutôt chouette, des projets en pagaille, des amis sympas, un appart mimi, un boulot épanouissant enrichissant amusant bon un boulot..., une bonne santé, un chat qui ronronne fort. Bref, aucun gros dossier qui coince. Donc tout en main pour pouvoir dormir sur mes deux oreilles.

(J’ouvre ici une parenthèse afin d’attirer votre attention sur le fait que cette expression est d’ailleurs particulièrement con. Je mets au défi quiconque de pouvoir effectivement « dormir sur ses deux oreilles », parce qu’à moins d’être gaulé comme un Picasso, je vois pas trop bien… m’enfin bref, je m'égare).


Voilà, donc. Un problème. Pas de solution. Mais une certitude : va falloir que ça s'arrête très rapidement, ce petit manège, c'est moi qui vous le dit !

Allo Houston ? Base de lancement à Major Tom, on a un GROS souci...

Posté par Katia_ à 17:22 - C'est grave docteur ? - Commentaires [19]

Du bon usage de la grasse matinée

31 juillet 2006

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Perso, je suis une grosse pionceuse. Le week-end, ou en période de vacances, je peux très facilement m’enfiler dix ou onze heures de sommeil à la suite, sans aucun problème. Evidemment, je prévois mon coup à l’avance, et je mets toutes les chances de mon côté pour mener à bien l’opération : boules Quiès pour ne pas être réveillée par les miaulements du chat qui a la dalle, ni entendre les débats hautement philosophiques de mes voisins qui prennent leur petit déj dans la petite cour de l’immeuble (« Charlotte, tu veux du Nesquick ou des Frosties aujourd’hui ? »), réveil sur off, téléphone portable sur vibreur, et téléphone fixe sur répondeur. Là, comme ça, j’ai la paix jusqu’à ce que mon quota de sommeil ait été atteint.
Et même une fois réveillée, j’adore glandouiller emmitouflée sous ma couette en hiver, aller chercher de l’autre côté du lit le côté frais des draps en été, m’étaler en étoile, prendre toute la place (pour peu qu’il y ait de la place à prendre, évidemment), laisser les jambes dépasser pour prendre l’air, m’étirer comme un chat, regonfler les oreillers pour mieux m’y enfoncer ensuite, regarder sur le mur les jeux de lumières que le soleil crée à travers les volets…
Ce n’est qu’une fois que le petit rituel est accompli que j’ose jeter un coup d’œil vers le réveil, qui généralement m’indique une heure totalement hors de propos (du genre 12h26, au hasard), et que je me mets à culpabiliser honteusement sur le mode « pfff, déjà une demie journée de perdue, va falloir s’agiter un peu les grelots pour rattraper tout ce temps-là ». Et voilà ! Ma belle grasse matinée est maintenant ruinée par ce léger sentiment de gâchis et de temps perdu. Je n’ai plus qu’une idée, me sortir du lit au plus vite et me mettre en marche pour la journée.
Marrant comme le souvenir d’un truc agréable peut être facilement balayé par un reste de morale bien pensante et de culpabilité mal placée. La grasse mat’, c’est un peu comme la Tequila frappée, en définitive : un peu, c’est bien ; en abuser, ça craint.
Enfin, je vous rassure, je ne suis pas devenue complètement raisonnable non plus : étant donné que je suis en vacances, demain, je recommence !
Comment on dit déjà ? « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » ? Bon, ben j’en connais une qui n’est pas sortie du bois… Allez, au pire, je ferai une sieste !

Posté par Katia_ à 16:08 - C'est grave docteur ? - Commentaires [20]

J’ai tout mangé le chocolat…

10 mai 2006

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A la question "sucré ou salé ?", ma réponse est toute trouvée. Je suis une inconditionnelle du sucre, sous toutes ses formes. Chocolat, bonbecs, gâteaux… toutes les cochonneries sucrées qui existent sur terre ont un lieu de pèlerinage tout trouvé : mon placard de cuisine. Ah, celui-là, il en a vu défiler, c’est moi qui vous le dis ! Les Pépitos tiennent compagnie aux Chamonix, les carambars discutent avec les rouleaux de réglisse, le Côte d’Or et le Milka sont devenus super potes… bref, c’est un joyeux bordel gourmand.

Il faut dire qu’il y a sans cesse de nouveaux invités parmi eux, étant donné que je ne peux jamais me contenter de ce que j’ai en réserve dans ma cuisine. Il suffit que j’ais déjà acheté des Granolas et des Choco BN pour avoir aussitôt envie de Galettes St-Michel ou de Mikado. C’est inéluctable. C’est même parfois incompréhensible de voir à quel point j’ai systématiquement envie de ce que je n’ai pas encore en stock, je dirais. Mais je mets ça sur le compte de la subtilité féminine (qui a bon dos, vous allez dire, et je dois bien reconnaître que sur ce coup-ci, vous avez raison).

Sur la photo, je n’ai rassemblé qu’un "échantillon représentatif", comme on dit dans les instituts de sondage, mais ça vous donne déjà une idée de l’ampleur des dégâts. Remarquez, j’ai de la chance, parce que j’ai beau avaler un sacré paquet de glucose sous toutes formes, j’arrive à peu près à garder la ligne. Je dois avoir un métabolisme épatant, merci papa, merci maman. Mais les faits sont bien là : une journée sans sucre équivaut pour moi à un jour sans clope pour le pire des accros à la nicotine. Droguée, moi ? Le terme est un peu exagéré, sans doute. Mais une chose est sûre : si la gourmandise est un pêché, j’irai brûler en enfer. Satan, attends-moi, j'arrive !

Posté par Katia_ à 14:04 - C'est grave docteur ? - Commentaires [4]

Je suis trop pudique ou bien ?

03 mai 2006

pudeur_1

Je me suis posée la question ce matin, en prenant le métro. J’étais plongée en pleine torpeur post-réveil quand je remarque une minette assise en face de moi, qui commence à sortir fiévreusement de son sac à main tout son attirail de fille, à savoir miroir de poche, fond de teint, mascara, crayon à sourcil.. Et la voilà qui se met à se faire une petite beauté, au beau milieu des voyageurs qui la fixent d’un air mi-amusé, mi-consterné. Elle se serait contentée d’un léger raccord blush ou crayon, je veux bien, mais là, elle nous sort le grand jeu.

Bien sûr, ce n’est pas la première greluche que je vois se faire belle dans les lieux publics, mais je me fais à chaque fois la réflexion qu’il faut avoir une sacrée dose de confiance en soi pour pouvoir se montrer sous cet angle aux yeux de parfaits inconnus. Je suis personnellement incapable d’en faire autant. Au-delà du fait que j’aurais bien trop peur de me faire un œil de raton laveur, ou de faire déraper sauvagement mon rouge à lèvre sur la joue à cause d’un à-coup trop sec de métro, je trouve surtout que c’est un geste hyper intime et personnel. Franchement, qui a envie de regarder de bon matin une nana se peinturlurer le visage de fond de teint, jusque dans les recoins des ailes du nez, ou de la voir se faire les yeux en ouvrant tout grand la bouche comme une carpe, en signe de concentration extrême ? Car oui, mesdames, sachez-le : au terme d’une étude très approfondie basée sur un échantillon représentatif de toutes mes copines, on ouvre TOUTES la bouche quand on s’applique du mascara sur les cils. C’est un réflexe physique, parait-il…

Si je suis honnête avec moi-même, je dois dire qu’il n’y a pas que le fait de se maquiller en public qui me pose problème. Je suis également tétanisée (ou presque) à la perspective de manger quelque chose dans un endroit public restreint, comme le métro ou le bus. Vous ne m’y verrez jamais mordre un sandwich à pleines dents à l’heure du déjeuner, ou engloutir un pain au chocolat, ou même croquer dans une pomme (et encore moins une banane), même si d’énormes gargouillis se font entendre dans mon estomac. Là encore, aucune envie de me retrouver avec le décolleté recouvert de miettes, des bouts de salade entre les dents, et l’air hagard de la vache normande en train de mastiquer sa bouchée les yeux dans le vide. Moins dix points de "glamour attitude" en trente seconde ! Oui, je sais, je ne devrais pas faire passer mon image avant mon appétit. Mais désolée, dans le métro, j’y arrive pas.

Dans un autre genre, je déteste parler au téléphone devant des personnes que je ne connais pas. Les gens qui racontent leur vie dans le bus comme s’ils étaient seuls au monde ("et là, il me dit… alors je lui dis… et tu sais pas ce qu’il me répond… si, j’te jure !"), ça me crispe. D’un côté, je n’ai pas envie de les écouter, mais de l’autre, je ne peux pas m’en empêcher. C’est con, hein ? Perso, la plupart du temps, mon portable est sur mode silencieux quand je suis dans les transports en commun. Je ne m’en sers qu’en cas d’extrêêêêême urgence (du genre "J’ai oublié de programmer le magnéto pour enregistrer Lost, tu peux t’en charger, diiiis ?").

A la réflexion, je me demande si mon angoisse réelle n’est pas à mettre en rapport avec un quelconque déficit de confiance en soi. Vous savez bien, la peur de se faire remarquer, de se faire entendre, d’émerger de la masse…Est-ce que ma pseudo-phobie ne serait pas plutôt les reliquats d’une enfance de petite fille sage qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre, comme on le lui a appris ?

Posté par Katia_ à 11:07 - C'est grave docteur ? - Commentaires [19]

Je suis onychophage, sortez moi de là !

02 mai 2006

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Petit Larousse, édition 1991, page 728 : "onychophagie : nf. Habitude de se ronger les ongles". Ben voilà, c’est dit. Je suis donc onychophage. Beurk… C’est pas flatteur, comme terme. Rien que pour ça, ça vaudrait le coup de cesser cette vilaine habitude. D’autant que les petits bouts d’ongles sont loin de constituer un régime alimentaire nourrissant et équilibré. Seulement voilà, j’y arrive pas.
Bon, avec le temps, et le souci d’avoir des mains présentables pour (me) plaire, j’ai quand même fait de gros progrès. Aujourd’hui, mes doigts ne ressemblent plus à dix petits bouts de saucisses boursouflées, et restent corrects à présenter. Je ne me sens plus obligée de les cacher dans les manches trop longues de mes pulls, ou de toujours fermer les poings. Mais on est quand même loin des belles mains raffinées aux ongles carrés tous à la même longueur dont je rêve en secret depuis belle lurette.

Pourtant, petite, je n’avais pas ce problème. Mais je crois me souvenir que c’était une véritable affaire que de me couper les ongles, parce que j’avais très peur de ces drôles de ciseaux à bout arrondis. Alors du coup, j’ai pris les choses en main, et j’ai décidé que j’allais les couper moi-même, ces fichus ongles. Et avec mes quenottes, par-dessus le marché ! On m’a bien dit que j’allais avoir l’appendicite, que c’était pas bon pour la santé. J’ai résisté vaillamment aux mises en garde. Même pas peur, moi.

Mais depuis, je lutte. Par tous les moyens qui existent. J’ai bien entendu testé le vernis amer, censé vous faire passer l’envie de porter les doigts à la bouche. Pfff, c’est mal me connaître, les gars ! Quand j’ai envie de mordiller un ongle, c’est pas trois gouttes amères qui vont m’en dissuader !

Ensuite, j’ai fait poser des ongles en résine dans un institut. C’était l’ancienne technique, celle qui vous fait des ongles épais comme un numéro de ELLE. Résultat : de loin, c’était très joli, mais de près, on voyait bien que je pouvais ouvrir une boîte de conserve rien qu’en tapotant dessus avec mes fausses griffes. Et puis les histoires de remplissage toutes les trois semaines, pour accompagner la repousse, c’est d’un chiant.

Bon, j’ai aussi testé ce qu’on appelle communément la volonté, celle de ne pas se bouffer les ongles au moindre stress, par exemple en prenant un Malabar à la place. Moui, bon… ça marche un peu, c’est vrai, je dois le reconnaître. Mais c’est difficile de tenir la distance. Sans compter que mes petits ongles n’ont plus l’habitude de batifoler comme ça sur plus de deux millimètres, et que par conséquent, ils se cassent au moindre coup de vent. Ou se fendillent. Ou se dédoublent. Bref, ils n’y mettent pas du leur, c’est le moins qu’on puisse dire !

Vous allez me parler de capsules de complément alimentaire ? Mais pensez donc, j’ai déjà testé toutes les marques qui existent sur le marché. Et au terme d’une étude plus qu’approfondie, je dois dire que les Phytophanères, des laboratoires Phyto, fonctionnent pas mal. De là à avoir des ongles durs comme des enclumes, y’a encore du boulot, mais disons qu’aujourd’hui, j’ai le temps de les voir pousser d’au moins trois millimètres avant qu’ils ne se cassent. C’est déjà ça, non ?

Posté par Katia_ à 11:27 - C'est grave docteur ? - Commentaires [7]

Le marchand de sable s'est fait la malle !

26 avril 2006

marchand_de_sable_22

Alors, celui-là, si je le croise, il va passer un sale quart d’heure, c’est moi qui vous le dit ! Ca fait trois nuits de suite qu’il me pose un lapin. Trois nuits que je ne ferme quasiment pas l’œil, que je me tourne et me retourne dans mon lit en regardant les chiffres défiler sur mon réveil luminescent.

00 : 42 Ca va, il est encore tôt, j’ai de l’espoir. Pour passer le temps, je compte les moutons. 

01 : 16 Moutons, brebis, veaux, vaches, cochons… je les ai tous comptés, il n’y en a plus un seul dans l’étable, et je ne dors toujours pas. Changement de technique : je visualise ma journée du lendemain, je pense aux films que j’ai envie d’aller voir, à la petite jupe d’été que j’ai repérée. Objectif : faire diversion. Penser à tout sauf à "faut que je dorme".

01 : 53 Ca me tape un peu sur les nerfs, mine de rien. Allez, un peu de zen-attitude. Longue inspiration par le ventre sur huit temps, pause, expiration par le nez… Au bout de douze respirations, tout semble tourner autour de moi à cause du trop plein d’oxygène, mais je n’ai toujours pas sommeil.

03 : 18 Ca craint du boudin, comme dirait Charlotte, ma voisine de 10 ans. Je me demande si c’est la pleine lune, parce que j’ai tendance à mal dormir à ce moment-là (je dois avoir des gènes de loup-garou). Et puis je me ressaisis : la pleine lune une fois, ok, mais pas trois fois de suite, quand même ?

04 : 34 Je viens de me relever pour vérifier. Non, ce n’est pas la pleine lune.

05 : 02 Tiens, mes yeux me picotent, on dirait bien que je vais m’endorm… ah bah non, fausse alerte !

07 : 52 : Bip bip bip biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiippppppppppp  Aaah, mais qu’est-ce que c’est ? C’est l’heure de se lever ? Déjà ? Mais je viens à peine de…

Bah voilà ! Trois nuits de suite que c’est le même cirque ! Pourtant, j’ai tenté pas mal de trucs pour lutter contre cet étrange phénomène : la tisane « bonne nuit » ? Nan, faut que je me relève à 3h pour aller aux toilettes. Le petit verre de lait avant de se coucher ? Bof, c’est surtout bon pour mon chat qui vient réclamer sa part. Ah ça, après, il pionce comme un loir (mais à bien y réfléchir, il pionce tout le temps, alors ça ne compte pas). Les petits cachets à base de plantes ? Ben non, ça ne me fait pas grand-chose. L’album de Francis Lalanne, période 1987-1994 ? J’ai pas pu, j’ai pas pu, j’ai pas pu !

Alors quoi ? Faut que je me shoote au Donormyl et autre Stilnox pour espérer avoir mes huit heures réglementaires de dodo ? Ca me chagrine… Je préfèrerais quand même que le marchand de sable fasse son job correctement. Ca serait bien la moindre des choses. Peut-être qu’il a trouvé un meilleur emploi ailleurs ? Peut-être que c’était la fin de son CPE ? Il est passé, chez vous ?

Posté par Katia_ à 14:06 - C'est grave docteur ? - Commentaires [11]