Gin Fizz

Bulles de vie...

Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #7

07 octobre 2015

lectures 7

Ok, les vacances sont finies (et même déjà loin...), mais l'automne est arrivé, et c'est le moment parfait pour plonger sous la couette douillette avec de bons bouquins, non ? Envie de quelques idées lectures ? Au menu du jour : deux bons polars, une analyse de couple, et un thriller-somnifère (le comble !) à zapper vite fait !

* N'oublier jamais, de Michel Bussi
* Le pitch : Parti courir sur la falaise, Jamal est témoin malgré lui d'une scène peu ordinaire : une jeune fille à la robe déchirée est au bord du précipice et semble vouloir se jeter dans le vide. Il lui parle, tente de l'aider, de la retenir, mais elle saute quand même. Il est innocent, bien sûr, mais de loin, les témoins qui ont vu la scène ne sont pas forcément de cet avis. Jamal tente de comprendre pour prouver son innocence, mais plus il enquête, plus les incohérences remontent à la surface.
* Mon avis : C'est le quatrième roman de cet auteur que je lis. Pas de la grande littérature, mais un style efficace qui donne envie de tourner les pages, et à mon sens, celui-ci est de loin le meilleur. Un vrai bon suspens présent tout du long, l'impression que l'intrigue va se dénouer au milieu du livre alors qu'il reste encore 200 pages à lire, et donc autant de mystères à comprendre. Un bon moment de lecture qui prend la tête au bon sens du terme, comme le propose un vrai polar qui "fait le job".

* Glacé, de Bernard Minier
* Le pitch : Vallée des Pyrénées, mois de décembre. Au sommet d'un téléphérique, des ouvriers retrouvent le cadavre sans tête d'un cheval, dans une mise en scène macabre et forcément orchestée pour faire passer un message. Qui est visé ? Pourquoi avoir décapité la bête ? Le commandant Servaz est chargé d'enquêter. Mais bientôt, d'autres meurtres, humains cette fois, viennent bousculer ses recherches. Y'a-t-il un lien entre tous ces cadavres ? Et comment peut y être lié l'institut de la région qui renferme les plus dangereux criminels d'Europe, alors qu'aucun pensionnaire ne peut en être sorti ? Petit à petit, tout s'imbrique, et se complique...
* Mon avis : Ca pourrait sembler sanglant et gore, décrit comme ça, mais on ne s'attache pas spécialement aux descriptions des scènes de crime. C'est plutôt la psychologie des personnages, la retranscription de l'ambiance froide et confinée des villes de montagne en hiver, ou l'entrecroisement des divers protagonistes et leur façon de nous faire mener l'enquête avec eux, qui est ici intéressante. On ne s'ennuie pas une seconde, malgré quelques détails parfois tirés par les cheveux, et je serai curieuse de lire d'autres romans de cet auteur fortement inspiré des "grands" du thriller français (Grangé en tête). Pour un premier roman, c'est une réussite, largement saluée par la critique, d'ailleurs...

* Moment d'un couple, de Nelly Alard
* Le pitch : Juliette et Olivier forment un couple moderne parisien, deux enfants, un appartement vers les Buttes-Chaumont, des amis, des projets, des métiers ni trop prestigieux ni trop classiques. Un jour, sans crier gare, Olivier avoue à sa femme qu'il a une liaison depuis plusieurs semaines. Comment survivre à la trahison ? Faut-il pardonner ? Comprendre ? Se séparer sans ménagement ? Un roman qui décortique l'adultère d'un point de vue masculin et féminin, et fait réfléchir à la question "et si moi ça m'arrivait, je ferais quoi ?"
* Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce roman qui a l'honnêteté de poser les situations et les mots (les maux) sans fioriture, droits au but. On alterne le point de vue d'Olivier et de Juliette, se mettant selon le cas à trouver l'autre personnage détestable et égocentrique, ou au contraire attendrissant de faiblesse et de fêlures. Les situations évoquées par les personnages font sensiblement écho avec des situations vécues dans tout couple (je ne parle pas là forcément d'une tromperie, mais des évolutions des sentiments et des rapports entre le début passionné et la routine plus planplan mais parfois rassurante d'un couple de longue date).
Petit détail croustillant : j'ai appris après lecture que ce roman était en fait le pendant d'un livre publié en 2006 par Aurélie Filippetti (oui, l'ex ministre), "Un Homme dans la Poche", qui racontait sa liaison avec un homme marié. Ici, sans être nommée autrement que par un pseudo (Victoire), elle endosse le rôle de la maitresse un peu trop accro et envahissante. Drôle de lire le livre avec cette information en tête...

Et au rayon "je passe mon tour", on oublie direct :
* L'oubli, de Emma Healey
* Le pitch : Maud a 80 ans et perd un peu la tête. Tous ses souvenirs se bousculent, mais elle est bien certaine d'une chose : son amie Elizabeth a disparu. Ou bien confond-elle avec sa soeur Sukey, disparue elle aussi soixante ans plus tôt ? Malgré la maladie qui brouille sa mémoire, Maud mène l'enquête, interroge le passé, le présent, avant que tout ne s'efface, encore...
* Mon avis : Mon dieu ce que c'était long et répétitif ! Mon dieu ce qu'il y a de détails en trop et de longueurs dans les pages ! Vous l'aurez compris, je n'ai pas accroché du tout, malgré un vif intérêt pour ce roman que j'ai longtemps attendu en version poche (histoire de place, et de sous). De thriller, ce livre n'a que le nom, car même l'enquête et la résolution des énigmes (les disparitions de Sukey et d'Elizabeth) sont décevantes. Bref, j'aime habituellement bien les choix de cette collection (notamment Les Apparences, ou Avant d'aller dormir) mais cette fois-ci, je vous incite plutôt à passer votre chemin. Next !


Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #4

09 juillet 2014

lectures 4

Oui, oui, 3 billets en 3 semaines, vous ne rêvez pas, je tiens la forme olympique ! (enfin, comparé à mon rythme habituel...). Forcément, les vacances (les vraies) arrivent, et avec elles le ralentissement obligé des parutions et petites nouvelles partagées ici. Mais pas de panique, je vous laisse avec deux chouettes pistes de lecture pour vos séances transat ou hamac.

* La Singulière tristesse du gâteau au citron, d'Aimée Bender.

* Le pitch : Rose a 9 ans. Le jour de son anniversaire, en mordant dans son gâteau, elle réalise qu'elle possède le don de ressentir les émotions et l'humeur de la personne qui a cuisiné ce qu'elle mange, ainsi que la provenance très détaillée de chaque ingrédient utilisé. Un don, vraiment ? Ou un fardeau ? Difficile de continuer à savourer chaque bouchée et à apprécier le monde tel qu'on le connaissait, quand chaque repas se transforme en véritable livre ouvert sur les pensées les plus intimes de ses proches.

* Mon avis : Surprenant, plein de douceur et de tendresse, voilà un livre qu'on referme avec une pointe de tristesse. Tristesse de quitter ces personnages, et particulièrement cette petite Rose, auxquels on s'attache, et tristesse de n'avoir que son imagination pour conclure et comprendre le livre, l'auteur laissant à ses lecteurs leur libre interprétation. Voilà en tout cas une très jolie fable, à la fois cruelle et poétique, sur le passage à l'âge adulte. Grandir dans une famille aimante, mais où les non-dits et les secrets prennent beaucoup trop de place. Grandir et s'affranchir du regard des adultes en en devenant une. Quelques pages tristes de nostalgie, et beaucoup d'émotion, jusqu'aux dernières lignes.

Avis aux amateurs de rationnel et aux cartésiens, passez votre chemin. Il faut, pour apprécier ce roman, une grande dose d'imagination et de fantaisie, et une belle ouverture d'esprit. J'ai acheté ce livre un peu par hasard, par coup de coeur sur le titre et la couverture acidulée qui m'a semblée pétillante (à quoi ça tient, une vente de best-seller, hein...), et je n'ai pas regretté d'avoir découvert un style de lecture auquel je ne suis pas habituée. J'aimerais d'ailleurs connaître votre avis, si toutefois vous l'avez lu.

* Le Passager, de Jean-Christophe Grangé.

* Le pitch : A la faveur d'un événement un peu brutal, Matthias découvre qu'il souffre de "fuites psychiques", qui lui font perdre en un claquement de doigt tout souvenir sur son identité et ses origines. Dans le viseur de la police suite à un crime auquel il pourrait être lié (en tout cas, tout porte à le croire) mais dont il n'a aucun souvenir, il n'a pas d'autre choix, pour s'innocenter, que de fuir sur les traces de son passé, et de remonter le fil de ses identités précédentes, jusqu'à comprendre réellement qui il est.

* Mon avis : Honnêtement, présenté comme ça, le pitch fait moyennement envie, je vous l'accorde. Difficile de résumer ce gros pavé en quelques phrases vendeuses. Mais voilà en tout cas un bon polar bien ficelé (Grangé connait bien les méthodes du thriller, et sait remarquablement y faire) qu'on dévore sans avoir envie de s'arrêter. De Bordeaux à Marseille, Nice ou Paris, on suit le héros dans sa quête d'identité, on cherche avec lui à comprendre les crimes et autres joyeusetés qui parcèment son parcours, on révise les grands classiques de la mythologie grecque, dont s'inspire le Tueur pour commettre ses infamies, on apprend quelques termes de psychanalyse (qu'on oubliera aussi sec, mais on se sent savant l'espace d'un instant), et on boulotte les pages aussi vite qu'un pot de Nutella un soir de pluie.

Dommage, comme souvent, la fin est un peu bâclée (trop grosse pour être honnête, on en attendait plus et mieux après toute cette longue quête), mais je vous confirme que ce bouquin fait remarquement le job si vous cherchez un polar qui prend bien la tête (au sens positif) et que vous n'aurez pas envie de quitter. Ce n'est pas inoubliable (d'ailleurs, moi qui l'ai lu il y a quelques semaines, j'ai déjà zappé pas mal de choses), mais ce qu'on lui demande, c'est de nous faire passer quelques jours agréables en compagnie de personnages intriguants. Et là, bingo !

Posté par Katia_ à 09:52 - Melting-Po(s)t - Commentaires [18]
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Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #1

01 octobre 2013

Les_apparences     La_maison_d_a__co_te_

Si mes vacances ne m'ont pas laissé autant de temps que voulu pour avaler bouquin sur bouquin, je dois bien avouer que ma nouvelle situation me donne au moins entière satisfaction sur ce plan. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi assidue dans mes lectures de romans, et à voir les piles de Elle, Biba et autres Vivre à Paris qui s'entassent au pied de ma table de nuit, j'ai l'impression que j'ai nettement plus de plaisir à retrouver mes personnages qu'à feuillleter des pages de pub et des rubriques mode/beauté/people.
Ca vous intéresse d'avoir quelques avis et critiques de mes dernières découvertes ? (Si la réponse est non, j'aime autant vous dire qu'on va pas avoir grand chose à se dire dans ce billet, du coup...). Et si d'aventure vous avez d'autres pistes et idées à me suggérer, je suis preneuse moi aussi de vos belles lectures.

Pour ce premier opus, deux polars plutôt bien ficelés, sur un thème assez proche : "ma femme a disparu" !

* Les Apparences, de Gillian Flynn.

* Le pitch : Amy et Nick sont mariés depuis 5 ans et forment en apparence un couple idéal. Mais le jour de leur anniversaire de mariage, Amy disparait, laissant leur maison dans un chaos indescriptible. Tout pousse à croire qu'elle a été enlevée, mais certains détails ne collent pas au scénario. Pour découvrir le fin mot de l'histoire, l'enquête va disséquer ce couple presque parfait dans les moindres détails, et révéler qu'une vie conjugale sans histoire peut en réalité cacher bien des secrets.

* Mon avis : Après un démarage un peu mollasson (je me disais sans cesse "mais c'est un polar, ça ? vraiment ?") arrive LE grand twist qui met d'un coup tout en lumière et permet au puzzle de l'intrigue de se mettre en place. A partir de ce moment, il devient très difficile de lâcher le livre, et chaque fin de chapitre entraîne l'envie irresistible de connaître la suite.
On ne s'attache pas aux personnages, qui sont dans l'ensemble assez crasseux (au sens figuré, bien entendu) mais le procédé de narration subtil nous fait pencher tantôt pour l'un, tantôt pour l'autre, jusqu'à se faire mener par le bout du nez en fin de course. Les dernières pages laissent un arrière goût amer, on aurait tout aimé sauf cette fin là, mais elle a justement le mérite de sortir des sentiers battus.
Au passage, les affres de la vie conjugale en apparence bien pépère prennent un bon coup dans l'aile, et on ne peut s'empêcher de regarder autour de soi, et se dire que finalement, ces potes qui ont l'air siiiiiii heureux, siiiiiii parfaits, siiiiiiii amoureux cachent sans doute un petit quelque chose derrière les apparences (parce que la perfection, hein, on sait ce que c'est... du pipeau !)

* La Maison d'à côté, de Lisa Gardner.

* Le pitch : Banlieue de Boston. Sandra Jones a disparu de son domicile un soir, laissant derrière elle sa petite fille de 4 ans, endormie à l'étage. Enlèvement, meurtre, fuite ? Le mari est bien entendu le premier suspect, d'autant qu'il n'a pas vraiment l'air éploré par les événements et semble avoir beaucoup à cacher. Mais quoi, et à qui ?

* Mon avis : Du très bon polar, efficace et addictif. On entre chapitre après chapitre dans la tête des principaux personnages, adoptant leur point de vue et leur analyse des événements, pour se constituer notre propre enquête personnelle. Et pourtant, on se laisse évidemment balader de A à Z, selon ce bon vieux principe du "c'est pas celui qui a l'air méchant qui l'est vraiment en fait". (Sauf que parfois, oui) (mais pas là, donc).
Une petite incursion dans le monde informatique qui nous en apprend un peu sur tout ce que cache un ordinateur quand on sait le faire parler (ouille), des soupçons de maltraitance et de pédophilie qui retournent le coeur, (*vomi*) et quelques bonnes remarques sur la meilleure façon d'interroger un enfant pour lui faire raconter ce qu'il sait sans orienter son jugement. Un cocktail explosif qui tient en haleine jusqu'aux dernières pages.
Certainement pas le polar le plus original du siècle, puisqu'il repose sur des ficelles bien rodées, mais on passe un moment haletant avec ces personnages, et on est presque triste de les quitter quand s'achève l'enquête.

Bonne lecture, si toutefois vous êtes tentés !

Blog-notes #5

12 septembre 2012

post_it4Oui, ça faisait longtemps, mais la rubrique Blog-notes renaît de ses cendres en cette rentrée chargée. Allez zou, un bon plan, et deux coups de coeur. Paf, comme ça, d'un coup !

LECTURE DU SOIR :
Je cherchais pour cet été un bouquin "suspensifiant" que je n'aurai pas envie de lâcher. Après un appel à l'aide sur Twitter, on m'a conseillé (merci miss) Avant d'aller dormir. Et autant vous le dire, aller dormir, c'était un peu le cadet de mes soucis tellement j'ai été prise par cette lecture ! Pourtant, ce n'est pas un polar classique, avec meurtre et découverte du cadavre au chapitre 1, et intrigue menée tambour battant jusqu'aux dernières pages où l'on découvre que, haaan, en fait c'était le gentil le coupable. Non, ici, point de revolver, d'autopsie ou d'interrogatoire policier.
L'héroïne, Christine, est une anglaise quarantenaire qui se réveille chaque matin avec un affreux trou de mémoire. Qui est-elle, qui est l'homme a côté de qui elle se réveille ? Mystère. Sur les conseils d'un médecin, elle va se mettre à relater chaque soir dans un journal le contenu de ses journées et les infos qu'elle a accumulées au sujet de sa vie, dans le but d'apprivoiser un peu mieux son quotidien. Mais petit à petit, en relisant ces pages, elle perçoit plusieurs incohérences entre ce que lui racontent ses proches d'un jour à l'autre, et ses quelques souvenirs éparses qui lui reviennent par flash. La vérité n'est peut-être pas celle qu'on s'acharne à lui raconter...
(Bon, je suis franchement nulle pour faire un pitch, ne vous fiez pas à ce résumé un peu minable).

Avant_d_aller_dormirJ'aime autant vous prévenir, le style d'écriture est un peu lent, on répète beaucoup les choses (puisqu'il faut répéter à l'héroïne qui elle est, chaque jour), mais pourtant, on ne s'ennuie pas un instant. Au contraire, il est très facile de se glisser dans la peau de Christine et de s'imaginer avoir perdu la mémoire (pourquoi ? comment ?), d'imaginer le désarroi dans lequel elle est plongée, et de cogiter sur "et si ça m'arrivait à moi, comment se passeraient les choses ?".
J'ai avalé ce bouquin en 3 jours chrono, et si ça n'est pas LE livre du siècle, j'en garde une très bonne impression et une envie de le recommander à mon entourage. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Avant d'aller dormir, S.J. Watson, Editions Sonatine.

ADDICTIF :
Je ne vous parle jamais de séries télévisées sur ce blog, et pourtant, j'en consomme pas mal. J'en regarde certaines toute seule dans mon coin (forcément, Chéribibi n'est pas super fan des scénarios larmoyants de Grey's Anatomy...), mais d'autres constituent souvent notre programme visuel du soir (quand un foutu match de foot ne vient pas interrompre ce déroulé huilé). Dernière jolie découverte en date : Homeland. Vous en avez peut-être entendu parler, puisque la série débarque sur Canal + cette saison, et la chaîne fait un gros battage médiatique autour.
L'histoire, en gros : un soldat américain rentre au pays après avoir passé 8 ans séquestré et torturé par les forces afghanes. La nation le traite en héros et lui déroule le tapis rouge, mais Carrie Mathison, agent de la CIA bien rôdée aux techniques de guerre du Moyen-Orient, est persuadée que le bonhomme n'est pas aussi clean qu'il en a l'air, et qu'il pourrait bien être infiltré à la solde d'Al-Quaida. Elle devra tout mettre en oeuvre pour convaincre ses dirigeants que son intuition est justifiée, malgré ses méthodes de travail peu orthodoxes et un comportement qui ne prêche pas en sa faveur.

HomelandUn peu molasson au début (j'ai failli lâcher l'affaire au second épisode), la série prend vite un rythme soutenu et nous entraîne dans la psychose (justifiée ou pas) de Carrie tandis qu'elle progresse pas à pas dans son enquête. Certaines scènes m'ont fait bondir au plafond devant si peu de réalisme ("mais bien sûr, un agent de la CIA qui réagit comme ça, ben voyons") mais l'ensemble est quand même finement joué et remplit bien son rôle divertissant. Une première saison courte (12 épisodes), une seconde en cours de diffusion aux US... voilà au moins une série qui ne s'éternise pas sur 24 épisodes et va droit au but. Jolie réussite !

 

FASHION BON PLAN DU WEEK-END :
Avis aux fauchées, aux radines... ou tout simplement à n'importe qui ayant envie de faire quelques bonnes affaires modesques sans vendre un rein ! Vendredi et samedi prochain aura lieu la nouvelle édition du Vide-Dressing Violette Sauvage, où plus de 150 fashionistas en herbe viendront proposer à des prix touti-mini-riquiquis le trop-plein de leur penderie. Un lieu central (Bastille), un droit d'entrée minime (2 €) et tout plein de bonnes affaires à faire. Perso, j'y serai samedi en tant que vendeuse, car mon récent déménagement m'a permis d'exhumer de mon placard des tonnes de trucs qui seront ravis de s'offrir une seconde vie. A vos marques, prêtes... 

Plus d'infos sur Facebook, ici.

Vide_dressing     Vide_dressing_adresse

 

Posté par Katia_ à 09:25 - Melting-Po(s)t - Commentaires [8]
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Les talons hauts rapprochent les filles du ciel

10 mai 2012

Les Talons Hauts rapprochent les filles du cielL'autre jour, j'étais tranquille j'étais peinarde, en train de surfer sur le oueb (bonjour l'expression ringarde) quand j'ai reçu ce message qui me disait en substance : "Hey Ginfizzette, je publie mon premier roman policier dans les jours qui viennent, ça te dit de le lire en avant prem's et de me dire ce que tu en penses ?".

J'ai évidemment sauté sur l'occasion, parce que :
1. Quand un copain vous demande un service aussi simple que ça, on ne peut décemment pas refuser,
(1 bis. Même si le copain en question vous contacte plus pour votre mega influence sur le web, plutôt que pour prendre de vos nouvelles),
2. Je partais en vacances peu de temps après et n'avais rien de précis à lire dans l'avion,
(2 bis. Et quand même douze heures de vol avec escale),
3. Quand il s'agit de critiquer le travail des autres, vous me connaissez, je suis toujours là,
(3 bis. Et en plus, j'avais carte blanche, puisque le copain en question m'a dit "balance, dis moi ce que tu en penses honnêtement").

Du coup, j'ai enfourné son petit fascicule couleur jaune poussin dans ma valise (faudra qu'on cause de cette couverture assez hideuse, d'ailleurs), et roulez roulez petits bolides.

Et j'ai lu. D'abord en traînant des pieds (ou des pages), parce que j'ai toujours un mal de chien à rentrer dans un nouveau bouquin.

Et j'ai commencé à me prendre au jeu.

Et j'ai dévoré le tout en trois jours à peine (mais y'a triche, monsieur l'arbitre, j'avais beaucoup de temps libre, alors ça compte qu'à moitié).

Le pitch, en gros, c'est facile : Fitz, oiseau des nuits branchées parisiennes, se trouve embarqué malgré lui dans une chasse au serial killer s'attaquant aux jeunes filles rencontrées en boîtes de nuit. Avec un flegme attachant et un flair très relatif, le jeune homme va suivre la piste du meurtrier, quitte à y laisser quelques plumes...

(Bon, c'est là que je me dis que décrire un roman en trois lignes, c'est tout un métier. J'aurais mieux fait de recopier la quatrième de couv').

Après avoir dit ça, je suis supposée vous donner mon avis. C'est là que les choses se corsent. Parce que ce n'est jamais très facile de parler du travail de quelqu'un qu'on connait. Certains pourraient penser qu'on a tendance à être plus bienveillant, justement parce qu'on connait l'autre. Personnellement, je me suis trouvée très dure dans mes pensées, en lisant ce roman. Avec la critique facile, le reproche à la volée, et le jugement parfois très tranché. "Ah, j'aurais pas choisi ce mot là. Tiens, c'est vraiment mal dit, cette phrase. Pfff, cette expression qui revient toutes les trois pages, c'est agaçant !"

La jalousie peut-être ? Ou simplement l'envie d'avoir, comme Olivier, réussi à écrire Son roman, et à le faire publier, qui plus est. Ouais, sans doute. Une pincée de jalousie... (allez, va, on va dire ça, ça lui fera plaisir).

Et puis passé ce premier regard mesquin, je me suis plongée dans l'intrigue, j'ai retrouvé avec un sourire quelques touches autobiographiques, et des expressions que j'ai effectivement entendues mille fois dans sa bouche. Le style est plaisant, les références amusantes. Et les 375 pages sont passées toutes seules !

Honnêtement, l'intrigue n'est pas bien folichonne (Paris, des filles, de la vodka, un serial killer) mais ce n'est pas pour elle qu'on aimera le livre. Mais pour ses personnages attachants (certains plus que d'autres), quelques dialogues de haute voltige, et un dénouement qui, ma foi, m'a quand même surprise, malgré un scénario cousu de fil blanc. Ca, plus un titre franchement accrocheur.

La presse féminine ne s'y est pas trompée (je ne sais pas si c'est vraiment un argument vendeur). Biba, Cosmo, Elle et compagnie ont déjà reconnu ce polar comme un très bon "chick thriller", et les critiques élogieuses pleuvent sur "Les Talons Hauts...". Ce roman a été couronné (ça se dit ?) du prix du premier Roman au festival de Beaune, et est "Coup de coeur" des vendeurs de la Fnac. Rien que ça.

En attendant de lire la suite, déjà en préparation (oui, madame), je vais archiver précieusement mon exemplaire dédicacé. Si ça se trouve, je connais le nouveau Guillaume Musso ? (Sauf qu'il y en a un des deux qui se foule légèrement plus pour sa recherche de titres).


Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel, Olivier Gay
Editions du Masque. 6,60 € (pas cher mon fils)